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dimanche 12 juillet 2020

N° 307 : Los Decareys Chocolates Mix



1/ SAM PALMER "Hurt Me" : un re-edit de "Los Conquistadores Chocolates" de Johnny Hammond, titre latin-jazz qui inspira le "When You Gonna Learn?" de JAMIROQUAI.

2/ MOUSSE T "Rock The Mic" : version vocale du fantastique "The Ooh Song Pt2".

3/ LEGO EDIT "Paris By Night" : Patrick Juvet à son apogée "disco" avec un titre prémonitoire de la société actuelle où le mâle est devenu un simple accessoire.

4/ DONNA SUMMER "Bad Girls" (The Reflex Revision) : le plus gros succès de la "Queen Of Disco", 5 semaines N° 1 du Billboard en 1979.

5/ DR PACKER "Little Bit Of Razz" : remix de "Razzamatazz", extrait de l'album mythique de Quincy Jones "The Dude".

6/ DR PACKER  "What I Got" : vous avez reconnu le groupe UNIQUE, obscure formation de studio, comme nombre de sorties du label Prelude Records.

7/ CHIC "Funky Bones" (PDM´s Glitterbox Edit) : Purple Disco Machine revisite un instrumental de clôture de l'album "C'est Chic" (1979).

8/ COOL 45 "Get What I Want" : la pauvre Loleatta Holloway est toujours à disposition pour des samples qui "envoient le bois" ("Crash Goes Love").

9/ BAKERMAT "Baiana" : aurait pu être un tube de l'été si les discothèques n'avaient pas été contraintes au silence. Se rattrapera peut-être sur les plages ?

10/ UNIT 2 "Sunshine" (Shine On Mix) : une des productions de l'éphémère label de Detroit, Happy Records (1992).

11/ RUPAUL "House Of Love" (T-Empo's Kitsch Bitch Club Mix) : flamboyant remix handbag du travesti produit par Eric Kupper dans une veine assez garage en 1993.

12/ KATHY BROWN "Can't Play Around" (12inch #2) : les remixes de Masters At Work sont plus célèbres.

13/ SISTER SLEDGE "Thinking Of You" (Ramp Hard Mix) : le côté sombre des remixes de 1993 réalisés par le duo britannique.

vendredi 29 mars 2019

N° 292 : Good Ol' Times


Set non disponible
 
1/ BOMB THE BASS "Megablast" (Hip Hop On Precinct 13) (Extended Version) : le gimmick principal s'inspire du thème de la bande originale du film de John Carpenter "Assaut" mais aussi du "The End (Theme)" de Splash Band (1984) qui en était un cover cosmic disco.

2/ SEEN ON TV "Spiral" : un edit de B.W.H. "Stop" (1983), une cosmic disco italienne d'une puissance absolue mais dont ce remixeur bordelais, boss du label Discoalition, n'a heureusement gardé que les "bonnes mesures", la partie vocale du titre original étant plutôt désastreuse.

3/ MARRS "Pump Up The Volume" (DMC Les Adams Remix) : les temps bénis où l'on pouvait remixer n'importe qui en samplant n'importe quoi en toute impunité, exemple avec cet acapella de "Bad" de Michael Jackson qui arrive comme un cheveu sur la soupe (mais à l'époque, ça nous faisait marrer).

4/ 49ers "Die Walküre" : dans le maelström des samples, je note l'improbable "N'Sel Fik" de Chaba Fadela and Cheb Sahraoui, "du grand n'importe quoi" comme dirait Nicolas Hulot en évoquant son début de carrière télévisuelle.

5/ HAZELL DEAN "Turn It Into Love" (Extended Version) : au début, je me suis dit "Ça n'est pas possible que celle qui a chanté le célèbre slow "Will You?" soit tombée dans la variétoche house !" J'avais juste confondu Hazell O' Connor et cette Hazell Dean, proclamée reine de la Hi -NRG au Royaume-Uni dans les années 80. C'est l'une des premières artistes a avoir collaboré avec Stock Aitken & Waterman, ces killers du remix qui ont vraiment popularisé la tendance en Europe. "Turn It Into Love" c'est un peu le "Je Te Survivrai" de Jean-Pierre François... en plus classe !

6/ DONNA SUMMER "This Time I Know It's For Real" (Les Massengales Ultimix) : par l'un des fondateurs du label de remixes club américain Ultimix. Le plus dingue, c'est que ce label fondé en 1985 existe toujours. Quant à la voix de Donna Summer, on sent qu'il y a des chevaux sous le capot.

7/ TOUCH OF SOUL "We Got The Love" (Vocal) : une anomalie dans la discographie du si distingué label anglais Cooltempo (Adeva, Innocence, Juliet Roberts...). J'avais acheté ce maxi un peu "neu-neu" à l'époque sans doute pour son clin d’œil à "Isn't She Lovely" de Stevie Wonder mais je ne sais pas si je me jetterais dessus aujourd'hui.
On note la participation vocale très convaincante de Lonnie Gordon sur une impro basée sans nul doute sur "Let No Man Put Asunder" de First Choice.

8/ LOS AMIGOS INVISIBLES "Glad To Know You" (Original Mix) : un groupe vénézuélien d'acid-jazz dont on avait remarqué la reprise de "Ease Your Mind" de Touchdown. En  2012, ils collaborent avec Dimitri (From Paris) pour ce cover de Chaz Jankel.

9/ CASUAL CONNECTION "Fever Of Dub" (Original Mix) : un re-edit du dub de "Love Fever" de Gayle Adams (1982).

10/ FEATURECAST "Take A Ride" : avec Kraak & Smaak et Basement Freaks, c'est l'un des artistes majeurs du label Jalapeno, un véritable empereur du breakbeat. Les experts és funk auront reconnu l'instru "For Those Who Like to Groove" de Ray Parker Jr.

11/ FEATURECAST "One More"
: encore un beau foutoir avec entre autres "My Forbidden Lover" de Chic et  "(Freak) And U Know It" de Adina Howard.

12/ SHIT HOT SOUND SYSTEM "Steady Rockin'" : l'ultime hit des Whispers avant la fin de l'ère de la funky music en 1987. La boîte à rythme dont l'usage s'intensifie et qui dénature complétement le style préfigure l'arrivée de la house music dont il faudra un certain temps avant que j'y adhère.

13/ MADONNA Into The Groove" (Pettibone Dub) : en 1985, c'est le premier n°1 anglais de l'artiste et sans doute le summum de sa carrière. Quand on imagine que ce ne fut qu'une face B du single "Angel" aux Etats-Unis, un titre indigent que personne n'a retenu... quelle faute de goût !

vendredi 17 juillet 2015

N° 248 : Underground Melody (Embryo, The Avener, Jaegerossa...)


Set non disponible
 
Un set réalisé dans des conditions particulières en raison d'un mouvement de grève du MIDI de ma surface de contrôle Reloop !
Vous mixez l'esprit serein avec le geste auguste du DJ, vous lancez le titre suivant et soudain...tout s'arrête...l'éditeur de son continue d'enregistrer du silence puis se tire une balle à son tour. Vous recommencez... parvenez à mixer quelques secondes, mais en plein cœur de l'enchaînement, fermeture de la boutique. Pourquoi ? on ne sait pas. Remarquez, ça faisait longtemps que les boutons de la Reloop ne réagissaient plus qu'à la souris, un signe qui aurait dû m'inquiéter ;-)
Il était temps que les vacances arrivent, le matos réclamant sans doute ses congés payés.
C'était donc le dernier mix de la saison.

Profitez bien de l'été et R.V. en septembre pour d'autres mixes...si le MIDI daigne fonctionner à nouveau.

Playliste :

DONNA SUMMER "Melody of Love" (Morales Classic Club Mix) - 1994
JAEGEROSSA "Move Your Body" (Classic Vox) - 2015
KEYTRONICS ENSEMBLE "House Of Calypso" (The Reflex Edit) - 1990
OFFICE GOSSIP "Var. III" - 2010
SPIRITCHASER "Rendezvous" (Vocal Mix) - 2015
THE AVENER "Fade Out Lines" (Marcapasos Remix) - 2014
EMBRYO "Don't Need You Around (My Man)" - 2014
STATE UNKNOWN feat. Cassandra London "Need 2 Know "(Richard Earnshaw Remix) - 2014
CLASSIC MAN '93 "Keepin' On" (Classic Man Mixdown) - 1993
URULU "1991" - 2012
NICO BRUN "Deeper" (Nick Beringer Dub) - 2015
THE CHECKUP "Set My Soul Free" (Original Mix) - 2015

dimanche 25 mai 2014

N° 216 : Eclectic 80's (Duran Duran, Firefly, Rick Astley, Pet Shop Boys...)


Set non disponible

Éclectiques comme aucune décade auparavant, les 80's auront tout connu : la fin du disco, victime de ses dérives et des imposteurs qui l’ont fait déconsidérer, l’avènement de la funky music puis sa désintégration dans les boîtes à rythmes, la consécration du hip-hop, du freestyle, de la house, de la new wave et de l’italo-disco avec leurs armées de synthétiseurs, des sons tropicaux de Kid Creole et de ses Coconuts, des nouveaux romantiques aux coiffures impossibles, de solides groupes tels que Depeche Mode, Simple Minds, Tears For Fears, U2, Duran Duran, Pet Shop Boys dont certains existent encore…l’explosion des radios libres, les tubes de Gold, Elegance, Bandolero, la chute du Mur de Berlin…Les années 80 auront été les dernières à maintenir le rêve enchanté avant la grande désillusion.

Il y avait encore de grands mélodistes, de grands arrangeurs, des moyens financiers à la hauteur des projets… des boutiques de vinyles et CD fleurissaient à tous les coins de rue : les chaînes Nuggets, Madison, Virgin Megastore, les parisiennes Champs Disques, Lido Musique, Discoparnasse, le Mini Club de Nuit (dont l’un des vendeurs me semblait être Phil Barney)…un disque aimé était un disque aussitôt acheté.

Puis les nouveaux médias (internet, consoles de jeux, ordinateurs, téléphones portables, Ipod) apparurent, dispersant l’offre de loisirs.
Le format mp3 ouvrit la boîte de Pandore en faisant de l’échange de fichiers et de la multiplication des copies un jeu d’enfant.

Alors que le cinéma fascine encore, que les chaînes de télé payantes spécialisées dans le sport ou les séries trouvent aisément un marché, la musique est devenue un objet sans valeur. On l’entend dans les magasins, on l’écoute dans la rue sur le haut-parleur minable d’un téléphone portable…qu’il manque la moitié du titre ou que le son soit dégueulasse, peu importe, c’est un simple bruit de fond qui accompagne notre journée.
Auriez-vous l’idée d’aller voir un film en ayant loupé le premier ¼ h, avec une image granuleuse en 4/3 et un son mono ? bien sur que non car vous êtes exigeants sur ce que vous payez 12 euros.
Mais ce mp3 qui vous a coûté zéro, qui n’a pas d’emballage, ni de pochette, dont vous ignorez qui a composé le titre, arrangé le mix, dont vous ignorez parfois l’interprète, c’est juste un fichier de plus pour agrémenter votre bibliothèque. Je ne connais que peu de gens qui m’avouent acheter des disques dans des magasins ou sur internet.

Quand un artiste a touché 5000 euros de royalties sur ce qui a été annoncé comme un « tube », il peut s’estimer heureux… il y a de quoi se décourager de faire ce métier.
Alors, seuls les DJ’s y trouvent leur compte, composant des titres à tire-larigot. Dès le premier demi-succès, ils profitent de l’aubaine pour rentabiliser les frais dans des tournées ou des sets en soirées souvent grassement rémunérés.
D’ailleurs le public qui a payé sa place n’attend rien d’autre de ce DJ qu’une démonstration technique et un étalage d’effets et de sons. On vient « voir » un DJ comme on vient voir un vrai groupe sur scène… il y a bien longtemps que le but n’est plus de faire danser les gens.
Malheureusement, les DJ’s ne sont pas des compositeurs ou des mélodistes hors-pair (sinon nous croulerions sous les tubes), ce sont dans le meilleur des cas de bons bidouilleurs ou des sound designers et les plus connus d’entre eux font généralement appel à des « nègres » pour composer et arranger leurs titres.


Dans cette médiocrité culturelle (qui touche aussi le cinéma), je traîne chaque semaine quelques heures sur Itunes, Beatport ou Traxsource à la recherche de nouvelles sensations.
Mais pour 100 titres écoutés, 1 ou 2 finiront dans ma besace, souvent avec une grande indulgence pour des mélodies tout juste acceptables… mais il faut bien renouveler ma base de données, éviter de réécouter toujours les mêmes titres entendus 500 fois, éviter de se voir ressasser par les radios toujours les mêmes rengaines…alors on fait l’effort.
Les grands mélodistes de la chanson française se font rares. Calogero vient d’offrir le magnifique «Le Soldat» à Florent Pagny, Goldman se cache et livre ses titres au compte-goutte depuis 12 ans (un nouvel album est toutefois prévu cette année), mais Obispo ne me semble plus très inspiré et Voulzy prend son temps…comme d’habitude.
Les grands arrangeurs dance (Stock, Aitken & Waterman, Shep Pettibone, Steve « silk » Hurley) sont à la retraite…Frankie Knuckles nous a quittés récemment.

On me dit que mes sets ravivent les vieux souvenirs, plongent un peu dans la nostalgie, mais vous sortent de la morosité le temps d’une écoute. Il paraîtrait qu'en mélangeant les styles et les époques, ils soient moins ennuyeux que bien d'autres. Tant mieux si mon travail apporte sa pierre à l’édifice.
J’aurais tant aimé vous faire découvrir chaque semaine de nouveaux talents, mais l’exercice se révèle impossible. Alors pardonnez-moi de faire sans cesse référence au passé comme un vieil aigri.

PLAYLIST :

FIREFLY "You Can Lead Me" - 1982
TRAMAINE “Fall Down (Spirit of Love)" - 1985
FUNHOUSE “Dancin’ Easy” (House Mix) - 1988
RICK ASTLEY “She Wants To Dance With Me” (Bordering On A Collie Mix) - 1988
DONNA SUMMER “This Time I Know It's For Real” (Pete Hammond 12'' Mix) - 1989
NARADA MICHAEL WALDEN “Divine Emotions” (Shep Pettibone Remix) - 1988
WHITNEY HOUSTON “I Wanna Dance With Somebody (Who Loves Me)” (12" Remix) - 1987
MY MINE “Hypnotic Tango” (Hypnotic Mix) - 1983
MY MINE “Hypnotic Tango” (Extended Mix) - 1983
DEPECHE MODE “Strange Love” (Razormaid Classic Mix) - 1987
PET SHOP BOYS & LIZA MINELLI “Losing My Mind” (Ultimix Dub) - 1989
DURAN DURAN “All She Wants Is” (US Master Dub) - 1988
DURAN DURAN “All She Wants Is“ (Ultimix) - 1988
2 IN A ROOM “Do what you want“ (12inch Remix) - 1989

vendredi 6 novembre 2009

N° 43 : Deeper than U can mix (Masters at Work essentials, jazz house classics, François K, The Timewriter...)

Set non disponible



Je crois bien que c'est le set le plus soulful que je vous aie présenté depuis le début de l'année avec un gros hommage aux Masters at Work

1/ HARDRIVE 2000 "Never forget" : une entrée en matière on ne peut plus gospel avec le "Keyapella" de "Never forget" de HARDRIVE 2000 alias Little Louie Vega. Le maxi sorti sur Strictly Rhythm en 1999 est un must absolu.
La chanteuse Lynae réalise là une véritable performance et il se pourrait bien que vous la retrouviez dans l'un de mes prochains sets sous son autre pseudo, Sara Devine.

2/ D'MENACE "Spirit in my soul" : Avec ce son si deep, il n'est pas surprenant de retrouver Sandy Rivera, membre des KINGS OF TOMORROW (qui portent hélas assez mal leur nom vu l'accueil confidentiel accordé à leurs productions). Je réalise un mash-up improbable en triturant l'accapella de "I begin to wonder" de DANNII MINOGUE.

3/ GUSGUS "V.I.P." : les islandais de GusGus viennent trouver chaleur et réconfort sous la houlette des Masters at Work qui instillent ici une ambiance lounge et jazzy. A l'instar des écossais, des norvégiens et des suédois, je me demande si ces climats hostiles ne favorisent pas la créativité des artistes vers des sonorités bienveillantes et soulful.

4/ INCOGNITO "Nights over Egypt" : 1999, c'est la bombe jazz-house de l'année, encore une fois signée Masters at Work avec un double pack d'anthologie. Une Jocelyn Brown toujours aussi convaincante, des accords et une rythmique soignés... une belle reprise de l'original des JONES GIRLS, déjà magique dans le style "mellow".

4/ DONNA SUMMER "I feel love" : quand on connait l'original disco froid et métronomique du munichois Georgio Moroder, on ne peut que saluer cette métamorphose. Dommage que le son de ce remix des Masters at Work soit aussi sale (problème de pressage ou de gravure ?). Un titre-fleuve de 11'33" qui s'achève par un mythique buff jazz où guitare et orgue se répondent du tac au tac.

5/ BLACK MAGIC "Let it go" : Kenny Dope Gonzalez et Little Louie Vega prennent en main cette co-production avec Lil" Louis, la drapant d'une ambiance jazz où plane l'ombre d'un Eric Truffaz ou d'un Tom Browne, mais c'est ici Chris Botti, célèbre trompettiste américain au look glamour, qui exécute les solos.

6/ STEPHANIE MILLS "Latin lover" : la rythmique syncopée des MAW s'exprime à plein et l'ad lib exprime cette flamboyance si caractéristique du duo. Stephanie Mills est l'une de mes chanteuses préférées avec à son actif quelques joyaux de la soul comme"Watcha gonna do with my lovin'", "You Can't Run From My Love" et "The Medicine Song".

7/ CAJMERE feat. Dajae "Brighter days" : un des hymnes de 1992 (N°2 du Billboard Dance Chart). Il a été remixé récemment par Haji & Emanuel mais les magiques versions originales sont signées Todd Terry, Masters at Work et, bien entendu, Cajmere pour une version dans une sorte de style "charleston"(Underground Goodie Mix) très minimaliste qu'on retrouve surtout sur son autre tube, "You got me up". Dans son TNT dub, Todd Terry nous ressert le même gimmick que pour Bizarre Inc. ("Playing with knives"), mais vous êtes au courant du recyclage permanent dont il est l'inventeur.
Sorti en France chez Happy Music, le titre a été un flop monumental dans les clubs mais... ça n'est une surprise pour aucun habitué de ce blog.

8/ TOM & JOYCE "Vai Minha Tristeza" : une bossa-lounge remixée par François Kevorkian, le "frenchy" le plus respecté à New York. Tom et Joyce sont deux producteurs français, membres actifs du label Yellow Productions auteurs de plusieurs collaborations avec Bob Sinclar ("Africanism","Outro Lugar"). Leur single "Queixume" a eu l'honneur d'être remixé par les Masters at Work.

9/ ABSTRACT TRUTH "Get another plan" : un titre panthéonisé de longue date dans ma discothèque. Eric Kupper et François K trouvent encore des accords de substitution géniaux pour ce titre à l'origine de style acid-jazz. Ce fantastique Trumpet Jam me permet un mash-up avec l'accapella de "What you need" de POWERHOUSE.

10/ THE TIMEWRITER "Love is beautiful" : l'école deep-house allemande possède son maître en la personne de THE TIMEWRITER alias Jean F Cochois.
Electro mais pas trop, ses productions aux sonorités toujours soignées sont mixées de manière surpuissantes avec un bassdrum monumental !

vendredi 7 août 2009

N° 30 : It's gotta be big ! (UK trance-house, speed garage, Mr Roy, Rollo...)

Set non disponible




"It's gotta be big!, It's gotta be big!" répétait inlassablement ce titre house, hypnotisant les clubbers du monde entier.
Ibiza, août 1996, 7h du matin. En villégiature au Club Med' local (un confort acceptable mais pas d'eau potable dans les chambres !), je tente l'expérience de me rendre à l'aube dans ce haut lieu du clubbing mondial qu'est le Space. Le dancefloor est quasi-désert mais c'est en quelque sorte un échauffement avant le "grand moment". Chaque dimanche vers 11h, les connaisseurs investissent progressivement la terrasse ombragée du club où l'on joue la meilleure "beach house", à peine voilée par le bruit des avions de l'aéroport tout proche qui vont et viennent sans relâche, déversant leur lot d'anglais pâles et assoiffés de sensations en tous genres. Un "after" de luxe sous les tamaris dans la chaleur encore supportable du matin.

Le remix de "Professionnal Widow" par Armand Van Helden est LE tube de cet été 96. Fin août, le directeur des programmes de Skyrock - pourtant peu branché "undergound house" - inclura le titre dans la playliste de mon émission, les N°1 Dance, dont je commence mon ultime saison. Le mix, répétitif et appuyé par une ligne de basse hyper funk, n'a gardé que quelques bouts de phrases d'une chanson qui est, à l'origine, plutôt rock...et ennuyeuse.

Il symbolisera ce set très orienté tech-house.
Que les amateurs de soulful se rassurent, ça n'est qu'une petite récréation, un défoulement pour casser l'éventuelle monotonie du style que j'ai imprimé à mes sets. Bien vite, les vibes reprendront le dessus.

1/ DONNA SUMMER "Melody of love" : une intro exceptionnelle ; la voix gospel de Donna Summer est rapidement interrompue par un arrangement musclé "à la Felix" et signé par Peter Oaxendale, un compositeur plutôt méconnu. C'est un titre inédit composé notamment par Clivillés & Cole et qui ouvre la compilation "best of" intitulée "Endless Summer" (1994).

2/ URBAN COOKIE COLLECTIVE "The key, the secret" : la ligne de basse de Donna Summer m'amène logiquement à tenter la transition avec le tube de Urban Cookie Collective. Par bonheur, les harmonies s'emboîtent parfaitement. Le groupe-phare du label Pulse 8 aura une carrière assez éphémère mais sa chanteuse, Diane Charlemagne, multipliera les "featuring" (notamment "Inner city life" avec GOLDIE et récemment "Love Hangover" avec JOEY NEGRO).

3/ LI KWAN "I need a man" : l'hymne gay dans toute sa splendeur, la pochette étant d'ailleurs sans équivoque. LI KWAN est le pseudo de Matt Darey, un DJ-producteur plutôt orienté trance. Ce "Seka Mix" est réalisé en collaboration avec Joey Negro et son ingénieur du son Andrew "Doc" Livingstone".

4/ COMIX "I need ya...hum" : "what a tremendous house track!". Il semblerait que cette production nous vienne de Belgique, un pays rarement à l'honneur dans mes sets car historiquement peu concerné par la musique black.

5/ TORI AMOS "Professional widow" : le trio londonien MR ROY, largement représenté dans mes précédents sets "handbag house", réalise un honorable remix proche de la version de Van Helden, les samples de son autre mix plus disco-funk (Mr Roy's Delirium Dub) n'ayant pas pu être "clearé" pour commercialisation.

6/ LUCID "I can't help myself" : la mode des pizzicati lancée par Rollo et son concept FAITHLESS avec "Insomnia" fait des émules. Un titre trance parfaitement arrangé par un ex-membre du groupe Urban Cookie Collective, Mark Hadfield.

7/ ROLLO GOES MYSTIC "Love, love, love-here i come" : le frangin de Dido (il a produit son 1er tube, "Thank you") s'empare de l'intro du "All you need is love" des BEATLES ("love, love, love!") et pique le couplet du "You do me" de JILL JONES (une protégée de PRINCE). Un sommet de la trance-house anglaise.

8/ MR ROY "United States" : la reprise de "Altered States" de Ron Trent par Mr Roy est décriée par les puristes mais qu'importe, le mix de Nush est d'une redoutable efficacité.

9/ RAMP "Rock the discotek" : un mix sans doute maintes fois joué par le DJ anglais Tall Paul, spécialiste de la hard house. C'est le seul tube de ce duo qui remixa par la suite "Thinking of you" de SISTER SLEDGE et surtout "You can have it all" de EVE GALLAGHER présenté dans mon tout premier set.

10/ LISA STANSFIELD "The line" : durant la courte période du speed garage ou UK Garage (1997), une sorte d'amalgame entre garage, ragga et jungle, il y eu beaucoup de titres massacrés et quelques réussites comme celle-ci. Le speed garage et ses lignes de basse surpuissantes disparurent progressivement au profit d'un garage moins bruyant mais néanmoins rapide, le 2-step. Le remix de "Professsional widow" par Armand Van Helden est souvent cité comme étant le titre-fondateur du speed garage.

11/ TODD TERRY feat. Jocelyn Brown & Martha Wash "Keep on jumpin'" : autre hit de la période speed garage mais beaucoup plus accessible. C'est la reprise d'un titre du groupe MUSIQUE datant de 1978.

12/ TRICKSTER "Move on up" : un remix à la limite du speed garage d'un vieux classique de CURTIS MAYFIELD datant de 1971. Il est réalisé par Lisa Marie Experience, un duo qui avait aussi réalisé sa version de "Keep on jumpin'".

vendredi 13 février 2009

N°5 : Deep roots of soulful house (Dj Pierre, Masters at Work, Joey Negro, UK Garage)

Set non disponible

1/ En pleine déconfiture, Donna Summer est reprise en main par Stock, Aitken & Waterman en 1989. S'ensuit une série de tubes pop comme "This Time I Know It's For Real", " I Don't Wanna Get Hurt" et "Love's About To Change My Heart" dont je vous présente ici la version très "gospel" réalisée par Clivillés & Cole.

2/ Lavette est une artiste éphémère dont on aura retenu ce seul single produit par D.J. Pierre, "Your love". D.J. Pierre (à ne pas confondre avec l'italien DJ Pierre Feroldi) est l'un des pionniers de l'acid-house de Chicago connu pour ses dubs hypnotiques.

3/ D.J. Pierre utilise la même loop de conga (piquée sur Block Party de ANTHONY WHITE) pour son remix du "Club lonely" de Lil' Louis. J'imagine bien la table de mixage restée branchée, "potards" en place avec les mêmes samples pour trousser ce mix. D'autres grands noms ont aussi eu recours à cette pratique face à l'urgence des commandes et je juge cela assez légitime.
Cependant, le grand maître du recyclage permanent reste Todd Terry. Les exemples de copier-coller intégral de loops et de samples sur plusieurs productions sont nombreux.

4/ "The Message" des 49ers, production italienne signée du grand manitou de Brescia, Gianfranco Bortolotti, a bénéficié d'innombrables remixes tous meilleurs les uns que les autres dont un pack généreux des Masters at Work dans lequel figure ce "Choice Mix" très underground.

5/ AXXIS "All i'm askin'" : Cette co-production Kenny "Dope" Gonzalez-Roger S. met en avant un sample du "Make my day" de GRACE UNDER PRESSURE.

6/ JOINT VENTURE "Love and happiness" : une autre production hyper minimaliste de D.J. Pierre qui fait la transition avec la partie UK Garage de ce set. Une utilisation massive de l'accapella de "Together Forever" d'Exodus.

7/ T-EMPO "Saturday night, Sunday morning" : Paré d'arrangements où brillent cuivres et violons, mixé avec une clarté étonnante, ce chef d'oeuvre du U.K. Garage est une reprise d'un titre de Thelma Houston sorti en 1979. L'original est gentillet et suranné et l'on ne peut que saluer le courage de T-Empo dans son entreprise de dépoussiérage. Combien de producteurs n'auraient même pas prété attention à ce titre.

8/ HIDDEN TALENT "Bee Gee" : cet énigmatique groupe anglais est un "one shot". Ponctué de gémissements féminins, le remix de Lenny Fontana peut être qualifié d'orgasmique.

9/ KIM ENGLISH est une chanteuse gospel originaire de Chicago. Son premier tube est "Nitelife" en 1994. Le maxi de "Learn 2 luv", sorti en 1997 sur Nervous Records, doit figurer dans toute discothèque. Le remix de Mood II Swing est très influencé par le style des Masters at Work avec ses rythmiques ternaires novatrices et l'utilisation d'une véritable basse. J'ai terminé le morceau en mash-up avec l'accapella de "Chains of Fool" par RISSE.

10/ 2ème remix d'anthologie du duo Mood II Swing : "Mighty power of love" par LEEE JOHN, ex-chanteur du groupe Imagination. Mood II Swing justifie son pseudo avec une rythmique totalement ensorcelée par la charleston.

11/ HIDDEN AGENDA "Story of my life" : ce très furtif groupe américain est remixé par Club 69 alias Peter Rauhofer, producteur autrichien révélé par son concept Danube Dance.

12/ On achève ce set avec un mini-hommage à Dave Lee alias Joey Negro. L'Angleterre doit beaucoup à ce producteur instigateur du style disco-house. "Look to the future" de FORTRAN 5 est, à la base, un morceau acid-jazz. Joey Negro le métamorphose en un dub disco doté d'une ligne de basse très travaillée.

13/ La compilation "Red, Hot + Dance" avait mobilisé des artistes "club" pour la lutte contre le SIDA, les bénéfices des ventes étant reversés à la recherche. Joey Negro offrit ses remixes du "Gypsy Woman" de CRYSTAL WATERS. J'ai inclus dans ce dub quelques samples de son titre "Love Fantasy"et de son remix de "Unity" du groupe UMOJA.

14/ Le titre qui a révélé JOEY NEGRO au grand public, "Do what you feel". Une pochette très suggestive où une femme lascive, prostrée tient une boule de pétanque dans chaque main !