Affichage des articles dont le libellé est Bizarre Inc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bizarre Inc. Afficher tous les articles

vendredi 12 septembre 2014

N° 219 : A Leisurely Reprise (Ralf Gum, Disclosure, Groove Armada...)


Set non disponible

Cette reprise "sans se presser, à la cool" signifie hélas que j'ai désormais un peu (beaucoup) de temps pour me consacrer à mes sets et mon blog. J'eus aimé un sursaut, même léger, de l'économie durant la période où j'ai pu exercer une activité, mais la bande de rastaquouères qui nous gouverne n'est manifestement pas capable d'inverser la tendance alors que son chef, archétype du petit bourgeois minable, lâche, cynique et macho, avait tant décrié le bilan de son prédécesseur lors de sa mémorable (et aujourd'hui risible) anaphore du débat d'entre-deux-tours.

Mais revenons-en au sujet qui nous rassemble ici : la musique club (de qualité, si possible).

J'ai fait beaucoup d'efforts, entrepris de longues recherches sur Beatport, Itunes ou Soulseek, écouté les mixes du samedi soir sur Virgin Radio (la seule qui diffuse autre chose qu'une bande-son tapageuse à une heure décente - et je regrette vraiment que l'émission de Better Days de Bibi sur NRJ soit reléguée à un horaire indu) pour pouvoir collecter par miracle quelques nouveautés intéressantes.
Pour qui sait faire preuve de patience et d'obstination, ces petits bonheurs sont une récompense qui se mérite alors que le vulgum pecus se contente de s'ébaubir à l'écoute des pitoyables titres "soleil" (avec Magic System en chef de file), des daubes franchouillardes de Maître Gims, Black M ou Tal et de cette dance music frelatée par les marchands de boucan que servent sans scrupules les radios FM. C'est ce qu'on appelle le nivellement culturel par le bas, car plus le peuple devient con, plus il est aisé lui faire gober n'importe quoi.

"Tout part en brioche, ma pauv' dame !", et c'est un vieux chnoque de la dance music qui vous l'dit !

1/ RALF GUM feat. Monique Bingham "Take Me To My Love" : Un Stripped Mix tout en sensualité et douceur qui illustre parfaitement cette rentrée. Monique Bingham est la voix du titre Get Another Plan de ABSTRACT TRUTH dont François K avait livré un flamboyant remix en 1996.
A découvrir également, outre le Main Mix assez similaire, la version garage de Louis Benedetti, une "maison de confiance" en la matière.
Et si vous êtes nostalgiques des ambiances jazzy de Sade, jetez-vous sur le Bigga Bingham Experience Mix.

2/ ANTONELLO FERRARI feat Jennifer Wallace "Make Room For Me" : ce Make Room For The Dub Mix aux relents disco-jazz est à mon avis plus convaincant que la version de Joey Negro, qui avait pourtant été en tête des ventes sur Traxsource en juillet 2013.

3/ DISCLOSURE feat. Sasha Keable "Voices" : j'avais déjà joué un de leur remixes (Running de Jessie Ware), mais c'est ma nièce (qui les avait vus sur scène) qui m'a vivement conseillé d'écouter leur discographie. Sans le savoir, je connaissais déjà leur titre You & Me (Flume Remix), une pub de la marque Lacoste (décidément très branchée électro-pop avec aussi le titre Embody du français SebastiAn).
Ce Voices, titre d'album, est tout à fait dans la lignée de ce que pourraient proposer les Kings Of Tomorrow ou Grant Nelson.

4/ GROOVE ARMADA "Feel The Same" : j'aurais apprécié qu'il existe une version Extended de ce titre d'album paru en 2008, les remixes très linéaires proposés par Muthafunkaz desservant totalement la chanson.

5/ BIZARRE INC "Took My Love" (Room 101 Mix) : extrait de l'explosif double pack promo de ce titre paru en 1993, follow-up parfait de I'm Gonna Get You.

6/ NELSON "FFWD" CRUZ "My House" (1989) : ça craque de partout, un vieux vinyle sans doute échappé d'une cave aux relents de moisi, bref de la bonne house des années 80 bourrée de samples. Nelson Cruz est tombé dans les oubliettes. Son tube You've Got That Touch (1991) sorti chez Airplay était nettement plus happy et R'n'B.

7/ DISCO FREAKS "Take Me 2 The Sun" (2009) : un bond de 20 ans en avant pour ce one-shot sorti sur le label des Freemasons (un énième duo de producteurs anglais... à croire que c'est le chiffre magique chez nos voisins d'outre-Manche) et mixé par ces derniers. Il est extrait de la compilation Disco Heaven du label Hed Kandi. L'accroche de la pochette annonce "A Glittering Selection Of The Sexiest Disco House" et le fait est qu'avec d'autres stars à l'affiche comme Joey Negro, Grant Nelson, Timmy Vegas ou DJ Memê, ils ne se fichent pas du client (comme c'est souvent le cas sur les compilations "house" sorties de nulle part qu'on retrouve parfois sur Itunes). Et d'ailleurs, si vous souhaitez faire une très bonne affaire en matière de soulful house, achetez sans tarder Hed Kandi Beach House 2014, 45 titres (hélas pas tous en version intégrale) + 3 mixes d'1h15, le tout pour la somme incroyable de 9,99 € sur Itunes (Pierre Bellemare n'aurait pas mieux vendu le produit !!!).

8/ KAMASUTRA "Where Is The Love" : à l'époque où il signait encore de la house italienne (bien que ça n'ait jamais été sa tasse de thé), le label Airplay nous avait gratifié de ce qui reste le plus beau clin d’œil artistique fait au tube de Stardust.

9/ KEVIN PRISE & PETER BROWN "Higher 'N' Higher" : ils nous refont le coup du sample de Mainline de Black Ivory (déjà utilisé par B. Slade sur Get Over U), mais on adore (même si c'est un peu répétitif).

10/ BINI & MARTINI "Happiness" (David Morales Dub Mix) : version déjà chroniquée pour le set N°106.

11/ WHAM! "Everything She Wants '97 : qui aurait imaginé que Todd Terry s'attaque au remix de ce monument de la variété anglaise époque brushings soyeux et impeccables ?

12/ JUNIOR SANCHEZ feat. Dajae : un hit de 1999 soutenu par la voix de la diva de Chicago Dajae, rendue célèbre par le hit Brighter Days de Cajmere (1992). L'incontournable site Whosampled.com a réussi à découvrir d'où provient le petit gimmick au synthé (et j'avoue que je n'aurais jamais trouvé) : Promises de Barbra Streisand ! il fallait oser faire de cette ballade un titre happy house ! et de cet album de Streisand produit par les Bee Gees en 1980, je n'avais (comme tout le monde) retenu à l'époque que les titres Woman In Love et  Guilty (voire Run Wild qui revient à ma mémoire).

vendredi 20 janvier 2012

N° 134 : Spirit of '92 (Todd Terry, Masters At Work, Armand Van Helden...)

Set non disponible

Je souhaite une très bonne année 2012 à tous les followers de ce blog.

Au fil des semaines, je vous parlerai désormais plus en détail de ma nouvelle aventure avec Cutmaster dans le domaine musical. J'ose espérer que nous aurons des informations intéressantes à vous communiquer sur la genèse de nos deux premiers singles.
Bien entendu, je continuerai à vous proposer des podcasts tous les vendredis en tentant comme toujours de varier les plaisirs.
Je crois que vous appréciez la diversité des styles et des époques que je mêle à travers ces sets.

Nous sommes donc sur le point d'achever le mix de notre premier single.
C'est une chanson pop (structure couplet-pont-refrain) à laquelle nous avons choisi de donner un cachet à la fois vintage 90's et actuel dans le choix des synthés.

Petite originalité, nous proposerons une version en français chantée également par Nickita car nous ne sous-estimons pas le fait que la "règle des quotas" puisse jouer un rôle prédominant dans le choix du titre pour une programmation sur Fun, FG ou NRJ.
Avec un peu d'optimisme, on peut aussi rêver à une diffusion sur Chérie FM, si cette chanson s’avère transgénérationnelle comme c'est le cas pour "En Apesanteur" repris avec succès par Shym'.

Nous délivrerons au moins deux autres mixes : l'extended mix et une version progressive house.


J'ai choisi de démarrer l'année avec un set totalement dédié à la house underground de New York et de Chicago qui a connu son apogée vers 1992, date à laquelle la Max Party a proposé des sets entrés dans la légende radiophonique française.

Armand Van Helden, Maurice Joshua, David Morales, Masters At Work, Todd Terry, Roger S... les démiurges du genre sont tous présents sur ce mix que j'espère jubilatoire pour vos oreilles, avec le gros son FM en prime comme d'habitude.


PLAYLIST :


UNDERGROUND SOLUTION Feat. Jasmine : "Luv dancin'" (In Deep Mix)
MADONNA : "Erotica" (Bass Hit Dub)
BASS HIT : "Hey" (The Rhythm Hype Mix)
DARRYL JAMES-DAVID ANTHONY PROJECT : "You make me happy" (Tee's Freeze Mix)
LIDELL TOWNSEND & M.T.F. : "Get with U" (Riot Mix)
BANJI BOYS : "Love thang" (Energizer Bunny Mix)
GEORGIE PORGIE : "Let the music pump you up" (Hard House Dub Part 1)
PRAISE : "Easy way out" (Ministry Of Sound Mix)
GYPSYMEN : "Hear the music" (Def Club Mix)
BIZARRE INC : "I'm gonna get you" (Tee's Rave Mix)
MARTHA WASH : "Runaround" (Tee's 12inch Mix)
MBG GROOVE MIX : "Feel the voice" (The Feel mix)
HARDRIVE : "Maurice's vibe"


mardi 22 novembre 2011

N° 130 : My clubbing philosophy (Lovebirds, Madonna, Jomanda, Lenny Williams...)

Set non disponible

Voici une programmation qui reflète ma philosophie du clubbing :
  • ne pas s'enfermer dans un style
  • switcher rapidement entre les différentes tendances
  • matcher les époques
  • prioriser les mixes vocaux
  • insuffler une ambiance positive
Ce set ne pourrait donc être joué nulle part sauf là où l'ouverture d'esprit de chacun rendrait le clubbing... oecuménique !

1/ DAFT PUNK "Musique" : Et dire que nous étions sans doute dans la même rave party, le Dance Europe Weekender, organisé les 24, 25 et 26 septembre 1993 sur le chantier de l'hôtel Novotel, tout près de Disneyland. C'est à cette occasion que le duo masqué rencontra les managers du label écossais SOMA et qu'il signa son premier opus, passé inaperçu.

En 1996, Skyrock martèlera le single "Da Funk", maxi sur lequel figure ce qui représente pour moi le premier grand titre de leur carrière : "Musique", symbole d'une "french touch" qui tient sa légitimité d'une astuce technique : la filtration de samples disco-funk répétitifs.

Un mauvais journaliste dirait que "la filtration des samples fut une vraie innovation"... comme s'il existait de "fausses innovations" et là se pose le débat sur l'utilisation de plus en plus répandue et inappropriée de cet adjectif qui ridiculise celui qui l'emploie en espérant renforcer son propos.
Il n'y a pas de "vraie question", "de vraie avancée" ou de "vrai débat"... mais il peut éventuellement y avoir un "vrai problème" dans la mesure ou le "faux problème" fait partie de notre vocabulaire.

Quoi qu'il en soit, avec "Musique", nous avons là un exemple parfait de ce que représente l'art de jouer pendant 5 minutes avec un sample anodin sans jamais lasser l'auditeur : on appelle ça le talent, je crois.

2/ LOVEBIRDS Feat. Stee Downes "Give me a dubfuck" : la face A "Want You In My Soul" est un titre soulful taillé sur mesure pour la douce voix de Stee Downes, artiste que j'avais déjà repéré sur la ballade "Obviously".
C'est l'un des "must-have" de l'année 2011, mais cette face B deep-house d'une progression calibrée au palmer a également été plébiscitée par de nombreux DJ's. Le sample vient de "Give Me A Sign" de ... Lovebirds Feat. Holly Backler (un titre finalement sorti en décembre 2014 !!!).

3/ BIZARRE INC "Took my love" : on replonge dans les grandes heures de la Max Party avec ce remix kafkaïen de Mark Kinchen, le genre de titre qui vous emmène direct à la potence si vous avez le malheur de le jouer au Macumba de St-Julien-en-Genevois.

4/ CRYSTAL WATERS "100% pure love" : même si l'inconscient populaire n'a retenu que "Gypsy Woman", Crystal Waters a enchaîné quelques mini-tubes par la suite et ce "100% pure love" à l'arrangement festif et débridé est un grand moment de clubbing.

5/ MADONNA "Deeper and Deeper" : extrait du brillant album "Erotica" qui représenta la dernière flamboyance dance de la "croqueuse d'hommes" désormais en quête de la jeunesse éternelle, un soleil qui ne veut pas se coucher.
Je pense que Shep Pettibone, son mentor, signait là sa dernière collaboration avant de gentiment se faire raccompagner au vestiaire. Et pourtant ça n'est pas faute d'avoir sué comme un galérien sur les remixes du titre.
S'ensuivra le très fade album "Bed time Stories" dont je n'ai retenu que le slow "Take a bow".

6/ CARLEEN ANDERSON "True spirit" : dans la lignée des grands dubs deep-house signés K-Klass. La version club également mixée par ces anglais est empreinte d'une grande religiosité.

7/ ROBIN S "Back it up" : Robin Stone est une artiste à la réussite très éloignée des schémas classiques. C'est un remix très underground de son titre "Show me love" qui la propulsait en tête du Top Dance en 1992 sous le nouveau pseudo de Robin S. Je diffuserai bientôt le mix original de "Show me love" sorti chez Carrère l'année précédente.
Le suédois Stonebridge signe là un énième tube (toujours chez Happy Music qui rafla le pactole au passage) en usant jusqu'à la corde le fameux plan de gimmick d'orgue réalisé sur un synthé Korg M1.

8/ JOMANDA "Got a love for you" : j'ai matraqué ce titre sur Skyrock durant tout l'automne 1991. C'est le chef d'œuvre commercial de Steve Hurley et je pense que ce mix fait désormais partie du patrimoine de la house music de Chicago.
J'avais découvert ce trio américain dans le Skyrock Skydance en 1988 avec "Make my body rock".

9/ DEFINITION OF SOUND "Moira Jane's cafe" : rareté signée E-Smoove de l'écurie ID Productions. Je l'ai joué au printemps 1992 sur l'antenne de Skyrock, époque maudite où East Side Beat accaparait la première place du Top Dance.
D'aucuns me disent "pourquoi tant d'acharnement sur ce titre somme toute acceptable ?"
Mettez-vous à la place de l'animateur qui doit ménager un faux suspense pendant trois mois, écoutez attentivement la loop qui phase et le 2e couplet chanté en dessous de la tonalité. Et puis, toucher à un épique monument pop en le transformant en dance bon marché...Trop, c'est trop !

10/ NORMAN JEAN BELL "I'm the baddest bitch" : un style né de la relation ancillaire entre le jazz et la house et un titre qui figure sur l'incontournable compilation "Jazz in the house".

11/ HENDERSON & WHITFIELD "Dancin' to the beat" : un one-shot impeccable de 1981 qui fit aussi les grandes heures du Patch Club.

12/ LENNY WILLIAMS "Choosing you" : Du disco authentique (et non pas ces compilations de supermarchés qui ne connaissent que Boney M, Kool & the Gang et Ottawan), un titre roboratif de 1977 qui passe ici dans les samplers de Deadly Sins.
Leurs bootlegs de re-edit (Giant Cuts) sont rarement décevants.
Celui-ci est extrait du volume 2 qui contient également "Let's go all the way (down)" de Brenda & The Tabulations (l'intro à été samplée par Dave Morales pour son remix de "I'll be waiting" de Clive Griffin).

vendredi 19 novembre 2010

N° 87 : In a Joshua style (Ce Ce Peniston mash-up, Smooth Touch, House of Gypsies, UK Garage must-have...)

Set non disponible

Le set de Maurice Joshua réalisé en 1992 dans la Max Party fait l'objet d'un véritable culte dans la communauté house française.
Je suppose même que le master mix dépourvu des jingles et du traitement de son et que j'avais offert sur mon podcast dédié à ma période Skyrock circule désormais aux Etats-Unis.

Autant on s'était franchement ennuyé sur certains sets d'autres DJ's, autant celui-ci faisait l'unanimité.
Il faut dire que la programmation était irréprochable, virevoltante et sans temps mort.

C'est donc un hommage à cette fraîcheur insufflée ce jour-là par le génie de Chicago que j'ai voulu retranscrire à travers ce set justement nommé "In a Joshua style".
Programmation nerveuse, tubes totalement underground et surtout démarrage par un habile mash-up qu'avait sorti Joshua de sa besace.

Une harmonie et un groove à l’unisson entre le dub de "Crazy love" de Ce Ce Peniston et "Keep it comin'" de C & C Music Factory, l'un des premiers grands mash-ups que j'ai entendu dans un set de DJ.

Aujourd'hui, ce type d'exercice est devenu monnaie courante et des logiciels comme Traktor permettent de programmer et mixer 4 platines simultanément dans le tempo et donc de réaliser des mash-ups fabuleux en soirée, timestretching et effets à foison étant disponibles pour sublimer le résultat.

1/ CE CE PENISTON "Crazy Love" (Kenlou House Dub) mixed with the accapella of "Keep it comin'" by C & C MUSIC FACTORY : je pense que Maurice Joshua avait fait réaliser un test pressing de cette idée. Mais n'étant pas présent dans le studio, il se peut qu'il ait été réalisé en live.
Cela me paraît improbable car l'acappella de C & C Music Factory n'étant pas au tempo, il aurait fallu un miracle pour garder le groove au 10e de seconde près sur cette rythmique ternaire, surtout avec le pitch énorme imposé à la platine.

J'ai tenté de l'optimiser en calant les voix au plus juste, l'original n'étant pas parfait.

2/ JAMIE PRINCIPLE "Hot body" : la version de Steve "Silk" Hurley déjà présentée utilisait la base musicale de "Bad girls" de DONNA SUMMER. Cette version de Maurice Joshua - d'ailleurs jouée dans son set - est plus underground tout en gardant l'esprit happy qui le caractérise.

3/ BIZARRE INC "Love in motion" : ils étaient passés par la Max Party pour un excellent set.
Proposé en double pack, ceci est leur dernier bon maxi. Même s'il contient des versions de MK, les meilleurs mixes dont cet Underground Dub très "hurleyien" (je tente un néologisme car pour qu'un mot entre dans le langage commun, il faut bien que quelqu'un se jette à l'eau) sont signés Davide Ruberto (qui a collaboré avec Ricky Montanari, lui aussi invité dans la Max Party).

4/ CRYSTAL WATERS "Makin' happy" : j'ai martelé ce titre dans mes Skyrock Top Dance Megamixes et surtout cet Hurley's Insane Mix moins commercial que l'original.
Ce follow-up est à mon avis supérieur à "Gypsy woman (She's homeless)".

En 1994, Crystal Waters sortira deux autres singles de bonne tenue, "What i need" et "100% pure love" et s'offrira en 1996 un featuring sur les remixes de "In de ghetto" de DAVID MORALES & THE BAD YARD CLUB.
On redécouvrira avec surprise sa voix nonchalante sur "Destination unknown" d'ALEX GAUDINO en 2003.

5/ LEE MARROW "I want your love" : au début des années 90, l'italien Lee Marrow a.k.a. Francesco Bontempi est un habitué des places d'honneur du classement du Top Dance.
Il a commis "To go crazy" (1990) et surtout le remix 92 de "Don't you want me", abondamment joué dans la Max Party.
"I want your love", récurrent dans mes megamixes de l'époque, est doté d'une belle mélodie remarquablement interprétée par Charme (connue aussi sous le nom d'Ann Lee) et utilise avec bonheur la loop du mix de Steve Hurley de "Hold on" de CLUBLAND.

Lee Marrow a activement participé au succès de la chanteuse Corona en réalisant des remixes sur tous ses titres.
La brésilienne aux jambes interminables reprendra d'ailleurs l'une de ses compositions, "Try me out" en 1995.

6/ SMOOTH TOUCH "House of love" : C'est un sample hargneux de Althea McQueen qui sert de base au titre.
L'original plutôt banal était interprété de manière très soft par Cynthia Seijo.
En revanche, le mix de la face B avec sa rythmique batucada était totalement envoûtant.

Ce nouveau mix du duo Morillo/Phearce ajoute encore à la couleur hard-house et assoit définitivement ce titre au rang de "all time classic".

7/HOUSE OF GYPSIES "Samba" : félicitations à celui qui indiquera d'où provient le sample vocal. Je suppose qu'il s'agit d'un obscure titre brésilien des années 60-70 récupéré chez un disquaire d'occasions. C'est la méthode que beaucoup de producteurs utilisent pour réaliser des productions avec des samples dits "improbables".
Par exemple, "Bouge de là" de Mc Solaar avait été réalisé grâce à un vieux disque de funk de Cymande acheté par le producteur Jimmy Jay aux puces de St-Ouen.

"Samba" est en tous cas un autre "all time classic" et Maurice Joshua l'avait également joué.

8/ D.M.S. "Let me tell you somethin" : un mix rare de Todd Terry qui utilise le sample de Rhodes de "Ten Percent" de DOUBLE EXPOSURE.

9/ MAW feat. Xaviera Gold "Gonna get back to you" : entendu aussi dans quelque set de la Max Party, c'est l'une des premières apparitions de Mood II Swing au remix.

10/ 24HOUR EXPERIENCE "Scatter" : le premier maxi de la série de dubs UK garage proposés au milieu des années 90 par Grant Nelson. Des vinyles absolument indispensables pour les DJ's "old school".
Discrètement on perçoit la loop de "The Pleasure Principle" de Janet Jackson et le "whiipp!" de "Walking on sunshine" de Rocker's Revenge.

11/ KATHY SLEDGE "Another star" : extraordinaire dub de Roger S où les percussions prennent progressivement le pouvoir. De la house underground de premier choix comme on en fait hélas plus. La mélodie de Stevie Wonder est complètement massacrée mais le résultat est jaculatoire.

12/ DUB MONSTERS "Deep innit" : cet intermède festif n'était que passager avant le retour du UK garage et ses obscures productions comme ce EP "Dub Monsters" dégoté chez Vibe Station, le vinyl shop du quartier Bastille, en 1997.

13/ PEARL NECKLACE "On a mission" : extrait de l'urgent E.P. "The Sound Blast 8 Tracker" sorti en 1997 et gorgé de pépites UK Garage comme "Wurly bird" de Richard Purser ou "Large" de The Essence, déjà joué dans un set précédent.

14/ REEL 2 REAL "Conway" : le dernier maxi de Reel 2 Real que j'ai acheté. Bien que le soufflé soit retombé, il reste un titre de bonne facture livré en double pack avec notamment ce remix ragga-deep de Keith Litman, qui s'était surpassé sur ses versions de "Raise your hands".

vendredi 30 octobre 2009

N° 42 : Techno fiesta (Tall Paul's hardbag anthems, Axwell, Bizarre Inc., Tony de Vit...)

Set non disponible



Avant le retour d'un pur set soulful la semaine prochaine, voici de quoi se dégourdir les jambes dans l'allégresse. Une techno anglo-saxonne happy et sautillante que j'affecte énormément.

1/ BIZARRE INC "Raise Me" : un titre qui a été l'un des "berceaux" (musique de fond lors des interventions de l'animateur) de la Skyrock Max Party. Un grand assemblage de samples et un gimmick qui décape tout du sol au plafond.

2/ AXWELL "I found you" (Remode) : Le suédois Axwell est indéniablement l'un des plus doués de la jeune génération. Il fait partie de ceux que je peux écouter sans souffrir car, même d'inspiration électro, il a su garder la vibe (son concept MANBANA avec "Libre" et "No reason" + son tube "Watch the sunrise"). Le remix de Tocadisco mérite aussi votre écoute. Quant au mix original (Classic Mix), plus pop, il démontre la musicalité innée de ce producteur. L'école suédoise a encore frappé.

3/ THE DISCO FREAKS "Disco Flash" : l'une des premières signatures du label North Records crée en 1996 par BMG et dirigé par Claude Monnet. Suivra un autre tube, "Come on" de CARAYCA , réalisé par Antoine Clamaran et l'un des vendeurs du magasin de disques parisien Discoparnasse, Raymond Cazaux.

Le sample de cri utilisé provient de "Velocity Funk" de E-Dancer aka Kevin Saunderson et je suppose que lui-même l'avait samplé ailleurs.
Il amortira d'ailleurs son gimmick en l'utilisant intégralement pour les besoins d'un remix de Cameo, "Money" (Reese Revamp mix)... un culot à la Todd Terry !

4/ VALERIA VIX "Viciosa" : en pleine vague de libertinage (20 Fingers, Pussy...) dans les clubs, les italiens ne pouvaient pas être en reste. Scorpio rafle la mise avec cette Valeria Vix au pseudo d'actrice porno pour un titre tribal-house plébiscité par les DJ's français.

5/ NUSH "Move that body" : de la techno british mâtinée de piano-house. C'est simple et efficace, digne du savoir-faire de ceux qui nous appellent vulgairement les "froggies" (mangeurs de grenouilles), encore un cliché éculé qui perdure ! "Move your body" sera l'ultime single de ce duo à la carrière extrêmement brève. Dommage.

6/ LISA MAY "The curse of Voodoo Ray" : Je soupçonne le pétulant DJ anglais Tall Paul de se cacher derrière ce pseudo pour ce remix dévastateur du tube de A GUY CALLED GERALD.
Si ce n'est lui, ce ne peut être que Tony de Vit, autre fou furieux hélas décédé qui évoluait dans le même registre.

7/ CLAUDIA CHIN "Love power" : signé en toute discrétion chez Sony Dance Pool en France (je n'avais reçu qu'un white label), c'est cependant un remix magistral exécuté par l'équipe de Cleveland City Records. Pourquoi cette merveille de happy house est-elle passée inaperçue ? encore un mystère inexplicable. Il faut dire que la handbag n'était pas la tasse de thé du label, ceci expliquant cela.

8/ ESCRIMA "Train of thought" : signature du label GOING GLOBAL SERIES, "branche branchée "de la major Barclay, ce titre que l'on doit à Tall Paul me rappelle une anecdote amusante. J'avais rencontré, le jeune directeur artistique de l'époque, Pierre Paparemborde et, immédiatement après les présentations, il avait tenu à préciser "qu'il n'avait rien à voir avec le rugbyman Robert Paparemborde", comme si cela pouvait représenter une honte dans le milieu très élitiste de la techno, surtout à l'époque chez Barclay (cf. l'autre label, F Communications). Il aurait été le neveu de Patrick Sébastien que j'aurais éventuellement eu des craintes qu'artistiquement il fasse "tourner les serviettes", mais face à un membre de la famille de ce guerrier du XV de France que fut Paparemborde, je n'avais pas d'a priori.
Le fait est qu'un soir de 2000, je retrouvai ce Pierre parmi le staff d'un bar branché de la Rue Montmartre qu'avait repris Robert Paparemborde ! mais sans doute avait-il quitté le petit monde snobinard des maisons de disque de l'époque.

9/ S-EXPRESS "Theme from S-Express" : un remix du spécialiste de la hardbag anglaise et précisement de la "Nu-Energy", le DJ Tony De Vit hélas disparu suite à une pneumonie en 1998. Après avoir commencé modestement sa carrière au Nightingale de Birmingham, il fut résident au Cream de Liverpool et au Ministry of Sound de Londres.

10/ PIANOHEADZ "Distortion" : un pseudo sous lequel se dissimulent Erick Morillo (Reel 2 Real, Lil' Mo Yin Yang...)) et José Nuñez (Da Mob, Smooth Touch et son hit "In my life"...). Ce remix de Perpetual Motion, largement technoïsé, est calibré pour les pistes d'Ibiza.

11/ CAMISRA "Let me show you" : A nouveau Tall Paul à l'honneur pour ce recyclage énervé du "Make the world go round" de SANDY B.

12/ D:REAM "The power" (POB vs X-AVIA Seismix) : un boys band passé à la moulinette trance par l'anglais Paul Brogden. Nous n'avions pas eu droit à ce genre de mix avec nos Alliage et autres 2Be3.

13/ D.O.P. "Groovy beat" : un vynil acheté chez Disco Gallery, petit magasin du centre-ville d'Ibiza. C'est Tall Paul et Darren Strokes aka The Goodfellos qui réalisent ce titre hardbag absolument incontournable.

vendredi 8 mai 2009

N° 17 : A journey through global house (jazz house, New Jersey Garage, Reel to Real, Jazz-n-Groove)

Set non disponible





Oui, la house est globale, multi-facettes. Comme vous le savez, elle tire son nom du club de Chicago, le Warehouse, où les styles les plus variés furent joués, du disco à la new-wave. C'est sans doute le seul style musical capable de fédérer un public sur le dancefloor au delà des clivages communautaires, franchissant les barrières raciales et sociales... car la house se mêle de tout, avec talent.

1/ THE BUCKETHEADS "The Bomb" : pour démarrer, voici ce que j'estime être le meilleur remix du titre du groupe-concept imaginé par les Masters at Work, la version réalisée par un trio de producteurs du nom de Jinxx. Un zeste de latin-jazz et un Rhodes omniprésent saupoudrent l'original sans le dénaturer. Inutile de rappeler d'où vient le sample. Pour l'aspect technique, le début de la phrase originale est tronqué et le "Street sounds fall into my mind" devient "These sounds fall into my mind". Mon adage sur la signification du génie en matière de musique est ici parfaitement illustré. Un modèle à montrer dans toutes les écoles ?

2/ INCOGNITO "Givin' it up" : Jean-Paul Bluey" Maunick, la tête pensante ce groupe d'acid-jazz à géométrie variable, est un peu le "Maurice White" des années 90, peaufinant des arrangements aux cuivres flamboyants. Signé sur Talkin' Loud par Gilles Peterson, Incognito sort en 1991 Always there, un deuxième single qui marquera l'histoire de la dance music, devenant rapidement un hymne panthéonisé grâce à la voix puissante de Jocelyn Brown et au remix de Morales. En 1993, leur 3ème album, Positivity, est un véritable succès, recelant bien des joyaux : Still a friend of mine, Pieces of a dream et ce Givin' it up remixé ici par Roger S. et chanté par l'incroyable Maysa Leak.

3/ Qui est TOWA TEI ? au début des années 90, il forme avec Dmitry et Lady Miss Kier le groupe Deee-Lite. Démarrant une carrière solo, il sort un premier album très easy-listening en 1994. Les titres Batucada ou Technova pourrait de nos jours figurer aisément dans le track-listing d'une compilation lounge. "Luv Connection", interprété par Joi Cardwell (chanteuse sur l'album de Lil' Louis, Journey with the lonely), est au départ une ballade cool tempo qui est remixée de manière très furieusement happy par Maurice Joshua.

4/ FEDERAL HILL "I've got something for you" : une production de l'excellent label new-yorkais Sub-Urban remixée par T.M.V.S. alias Tommy Musto & Victor Simonelli, les fondateurs. Un titre d'une facture très représentative du genre "New Jersey garage".

5/ EAST 57TH ST. feat. Donna Allen "Saturday" : une pièce essentielle du label dance AM:PM qui signa moult hits : Giv me luv (ALCATRAZ), Witness (ANN NESBY), Horny (MOUSSE T) et Free (ULTRA NATE). Ce Saturday est une reprise d'une chanson de Norma Jean écrite et produite par CHIC en 1978. Outre la mélodie, c'est surtout le fameux riff de guitare qui provoqua l'engouement pour réaliser une reprise (se procurer le dub de Full Intention).
Découvrez ici un remix signé par Jazz-N-Groove (alias Brian Tappert & Marc Pomeroy) qui avaient démarré leur carrière sur le label Sub-Urban.

6/ JAZZ-N-GROOVE "Do ya" : le duo que l'on retrouve sur cette rarissime et brillante production garage du label ESA Records.

7/ NITRO DELUXE "This brutal house" : 2ème remix DMC proposé dans mes sets. Je l'ai choisi car il utilise justement en gimmick un accord de synthé du morceau précédent. Un vieux classique house repris dans un parfait style DJ bourré de samples par les anglais de GREED (alias FULL INTENTION ou HUSTLERS CONVENTION). Notez au passage l'emprunt de la rythmique du Took my love de Bizarre Inc et du break vocal du Ride on the rhythm de MAHOGANY.

8/ BIZARRE INC "Took my love" : L'enchaînement avec NITRO DELUXE était donc d'une évidence biblique. De ce côté de l'Atlantique, les anglais ont adopté l'aspect techno de cette house dont l'éclectisme est pourtant l'essence. Certains groupes comme Bizarre Inc parviennent cependant à réaliser l'osmose entre un arrangement agressif et la "black vibe" ; ce Took my love porté par la diva Angie Brown en est la preuve. Ce sera le dernier gros hit de ce groupe.

9/ GREED "Pump up the volume" : le phénomène REEL TO REAL a véritablement marqué les esprits dès le premier single, The new anthem. Greed s'empare donc de ce gimmick d'orgue pour revisiter ce vieux classique house. Et de reprendre par la même occasion le riff de sax des Nightcrawlers (Push the feeling on). Le break façon hip-hop s'inspire du Bells of N.Y. de SLO MOSHUN sorti l'année précédente.

10/ REEL 2 REAL "The new anthem" : fort logiquement, j'en arrive à ce premier tube d'Eric Morillo, le stratège du groupe. Ce titre est signé en France dans l'indifférence générale sur Happy Music. Présenté dans deux versions sur l'historique compilation du label, The Soul of Garage il sera dédaigné dans les programmations des club. La version mixée ici est le quasi-instrumental Union City Mix. C'est le ragga déjanté du Mad Stuntman et le gimmick imparable du I like to move it qui apporteront toute la force et l'originalité au concept, provoquant enfin l'hystérie générale.

11/ Un mash-up sur le Keith's Klub Instrumental Mix du "Raise your hands" de REEL 2 REAL avec des samples glanés ça et là sur les maxis du groupe. Keith Litman est un collaborateur régulier d'Eric Morillo. Il a remixé des titres comme Conway ou Jazz it up. Sa version hard house du titre est absolument extraordinaire.

12/ D MOB "One day" : continuité dans cette house hypnotique avec le remix de Eric Morillo alors que l'original est totalement gospel et soulful.

13/ Un final happy house avec une énigmatique production du label Cleveland City : DJ TOOLS VOL. 1 "Ooh yeah". Les heureux acheteurs du triple pack vynil de la compilation "The Sound Of Cleveland" ont eu droit à ce morceau bonus qui ne figure pas sur la version CD. Quoi qu'il en soit, se la procurer d'urgence est un devoir.

samedi 18 avril 2009

N° 15 : Don't forget your handbag (dutch house, UK happy house, Klubbheads, Atlantic Ocean, Happy Clappers, Tin Tin Out)

Set non disponible




Nouveau set dédié à cette handbag house européenne avec un focus sur la scène hollandaise.

1/ JON OF THE PLEASED WIMMIN "Passion" : une reprise d'un titre des FLIRTS sorti en 1982, une "italienerie" complètement ringarde. Les Tin Tin Out ajoutent de la nitroglycérine au carburant de ce titre bien mollasson. Ce duo de producteurs-remixers est composé de Lyndsey Edwards et Darren Stokes, directeur artistique du label Pulse 8, très au fait de cette handbag house puisqu'il a signé le groupe Urban Cookie Collective (The key, the secret - High on happy vibe, ...).

2/ KLUBBHEADS "Klubbhopping" : ça n'est plus du handbag mais carrément du hardbag avec ce rap et ce gimmick rageurs. On ne compte plus les hits de ces hollandais volants qui démarrèrent en wheeling avec The Ultimate Seduction (1992). Ce Klubbhopping fut suivi de près par un Discohopping dans la même veine. Récemment, le duo s'est illustré sous le pseudo de HI TACK pour une revisite de Say, Say, Say (waiting for you) interprété à l'origine par Paul McCartney et Michael Jackson. Le mix ici présenté est signé Lisa Marie Experience et surpasse largement l'original, bien trop minimaliste pour susciter mon intérêt.

3/ OUTRAGE "Tall 'n' handsome" : le remix de Dex & Jonesey (encore un duo anglais très furtif !) n'aurait rien à envier aux productions électro du moment.

4/ CELVIN ROTANE "I believe" : un titre sorti en Angleterre en 1995 par le groupe Happy Clappers avec un sample rapidement interdit qui était extrait de l'accapella de I Believe par The K London Production Club (pour la petite histoire, DJ DADO fera rechanter le texte en 1997 pour son tube Coming back).
Heureusement présent à Londres la semaine de sa sortie, j'ai eu le temps de me procurer un exemplaire de ce désormais rarissime bootleg. Le groupe dût ressortir le titre avec une voix de substitution mais, comme ce fut le cas avec Bright on Time de Black Box, l'énergie de l'original n'était plus là.
C'est alors qu'intervient Celvin Rotane, un D.J. allemand qui avait réalisé une maquette utilisant ce même sample en 1993 (année de sortie du titre de The K London Production Club). Sur la lancée du titre des Happy Clappers, il fait remixer son morceau dans une version techno-house par Ramon Zenker, membre du groupe Hardfloor, et parvient à le signer chez Edel. Son "I believe" obtiendra un succès européen, entreprise dans laquelle Happy Clappers aura plutôt moins bien réussi.

Morale de l'histoire : ça n'est pas toujours le précurseur qui récolte le bénéfice de son idée. Il faudra d'ailleurs que je vous parle de l'affaire "Love can't turn around", à l'occasion. Elle mérite qu'on s'y attarde car tout ne fut pas rose au royaume de la house de Chicago.

5/ STRIKE "U sure do" : retour de ce groupe anglais dans une version totalement handbag avec un gimmick à faire valser les sacs à main.

6/ ATLANTIC OCEAN "Mimosa" : la face B du maxi de Waterfall présentait cet intéressant exercice de style dans lequel j'ai glissé des samples d'un groupe de funk dont je n'arrive plus à trouver le nom (c'était un "Best Of" emprunté à ma discothèque municipale et qui a disparu de leur catalogue depuis). J'ai fait des requêtes sur plusieurs sites mais personne n'a pu trouver leur origine. Ces samples sont aussi utilisés dans l'intro de Playing with knives de Bizarre Inc.

7/ EARTH WIND & FIRE "September" : l'original de 1978 était déjà exceptionnel, ce remix de Phats & Small nous transporte au 7ème ciel ! Ce duo anglais est surtout connu pour son tube Turn Around qui reprenait un sample de Reach up de Toney Lee.

8/ CHUBBY CHUNKS "Testament one" : le premier tube du mythique label Cleveland City que je transforme en mash-up avec l'accapella de Rise de SOUL PROVIDERS. Le sample qui sert de base au morceau est le Music de ONE WAY (1979), morceau d'ailleurs assez essentiel dans toute discothèque qui se respecte.

9/ THE ULTIMATE SEDUCTION "The ultimate seduction" : derrière cette bombe techno se cache le groupe hollandais KLUBBHEADS déjà évoqué plus haut. Le sample provient de The Realm par C'hantal dixit mon ami Moratto sur l'excellent site samples.fr.

10/ SUBLIMINAL CUTS "Drumtrack melody" : assez éloigné du style habituel du label Tribal America, ce magnifique morceau de trance utilise un sample assez rare : Loving you like crazy de CORINA, une production assez médiocre du label new-yorkais Cutting Records même si Todd Terry a tenté un remix, peu inspiré sur le coup.

11/ ATLANTIC OCEAN "Waterfall" : l'original du seul tube de ce groupe hollandais. Un orgue virevoltant et hypnotique qui nous emmène dans une sorte de farandole techno-trance franchement originale.

12/ BIZARRE INC "Playing with knives" : grâce à des breaks de piano euphoriques qui s'intercalent de manière inopinée dans un arrangement lourd et agressif, ce titre "rave" réalise l'un des premiers crossovers radio de l'histoire de la techno.

13/ FULL HOUSE "Into tomorrow" : un cover impeccable de "Playing with knives" qui n'a conservé que sa partie "happy". Il est porté par Jeanie Tracy, une diva du calibre d'une Martha Wash avec qui elle a d'ailleurs souvent collaboré. En 2000, ce fameux gimmick fut repris par BIG BASS vs. MICHELLE NARINE avec What you do.

14/ SLEAZESISTERS "Let's whip it up" : excellente production du label Pulse 8 Records remixée par Red Jerry, fondateur du label Hooj Choons. On lui doit la découverte de tubes comme Don't you want me de Felix, High de Hyper Go go, Son of a gun de JX. Vers le milieu des années 90, lorsque le style handbag commença à décliner, le label réussit une reconversion dans un registre plus trance avec la signature de Beachball de Nalin & Kane, Schöneberg de Marmion et surtout Café del Mar de Energy 52 (Three'N One Remix). Fermé en 2003, le label renaît de ses cendres en 2007, mais en toute confidentialité.

15/ MOZAIC "Sing it (the hallelujah song)" : comme j'ai commencé ce set, je termine avec un mix signé par Tin Tin out et Tall Paul Newman (the Goodfellos) pour un remake handbag du tube de Dr Alban, Sing hallelujah.

samedi 7 mars 2009

N° 8 : In the heart of deep house (Mark Kinchen, Masters At Work, Eric Kupper, David Morales)

Set non disponible






Le modèle du tout-gratuit est, lui aussi, battu en brèche par la crise.
Déficit d'annonceurs ou bail non renouvelé....mon hébergeur d'origine, Mypodcast.com, ne fonctionne plus depuis deux jours laissant ses clients dans le désarroi le plus total...sans aucune explication.

Afin de ne pas vous laisser en plan, j'ai tout de suite rapatrié mes sets sur un nouveau site français, http://www.djpod.fr.
L'offre me parait raisonnable (20 Go de stockage pour 8.99 €/mois, statistiques incluses) et l'ancien D.J. qui a conçu ce site semble très réactif.
Je fais partie de ses nouveaux clients et espère lui donner un coup de pouce en cette période difficile. Je serai bien entendu intraitable sur la qualité du service mais nous ferons le point d'ici quelques semaines.

Retour ce sur ce nouveau set très orienté deep-house.

1/ BLACK BOX "Everybody Everybody" (Rockapella) : une bonne surprise ramenée en 1990 dans mes bagages en provenance de Miami. Martha Wash assure les vocaux mais, curieusement, n'est pas créditée.

2/ RAZE "Break 4 love" : en 1980, la mode était au roller dans les discothèques et quelques maestros faisaient le show dont le D.J . de la boîte que je fréquentais, le "Patch Club".
Situé sur les quais de la Marne à La Varenne Saint-Hilaire (Val de Marne), ce club mythique fut l'un des tout premiers à jouer des titres funk totalement inconnus en France et le premier club parisien à disposer d'un écran vidéo. J'ai eu l'honneur d'en être aussi le D.J. de 1982 à 1986.
RAZE est le pseudo de Vaughan Mason, producteur américain qui rendit hommage à cet exercice périlleux à travers le titre "Bounce, Rock, Skate, Roll". Il revient en 1988 avec ce titre qui a lustré les trompettes de la renommée, "Break for love".

3/ JOE ROBERTS "Lover" (K-Klass Klub Mix) : Joe Roberts est un artiste comblé. Morales s'est surpassé pour lui sur "Back in my life" et "Happy days", les anglais de K-Klass donnent aussi le meilleur sur ce titre oscillant entre garage et techno. Symbolisant leur marque de fabrique, ce mix hyper-compressé assène ses coups avec un clap et un bassdrum omniprésents.

4/ CLUBLAND "Love strain" : les suédois sont ici remixés par l'un des claviers de l'équipe Def Mix Productions, Eric Kupper.

5/ ROBIN S "Love for love" : Dans la monarchie suédoise, Stonebridge fut élu roi du remix avant d'être supplanté par la "Swedish House Mafia" (Axwell, Steve Angello, Sebastian Ingrosso et Eric Prydz) mais restera l'homme qui révéla Robin S. alias Robin Stone.

6/ Le duo Peter Daou-Danny Tenaglia régale avec ce mix très très deep de "When you love someone" par DAPHNE. Cette artiste préfigurait l'arrivée d'une nouvelle scène jazz-house avec notamment BLUE SIX, SAMANTHA JAMES, AYA, et ANDY CALDWELL.

7/ SAINT-ETIENNE "Only love can break your heart" : sans mésestimer les récents concepts latino-house de Louie Vega, je pense que c'est au début des années 90 que le duo des Masters at Work atteignit sa plénitude. Il ne reste plus rien de l'original dans cette version deep-house totalement envoûtante.

8/ BIZARRE INC "Took my love" : MK alias Marc Kinchen est un producteur californien à la carrière brève mais parsemée de remixes situés du côté obscur de la planète underground comme celui-ci. Première secousse en 1992 avec le remix de "Can U feel it" de Chez Damier et tremblement de terre en 1994 avec le Dub of the Doom Mix de "Push the feeling on" des Nightcrawlers, un groupe écossais qui n'en espérait pas tant !

9/ THE NEVILLE BROTHERS "Fly like an eagle" : remix très inspiré des Masters at Work pour ce titre dont l'original plutôt psychédélique est l'oeuvre de Steve Miller Band (1976).

10/ "New dance beat" : extrait de l'album de LIL' LOUIS sur lequel je me suis montré dithyrambique dans ma bio le concernant.

11/ SAINT ETIENNE "Nothing can stop us" : à mon goût, l'un des 10 meilleurs mixes deep-house des Masters at Work. Les poteaux n'étaient pas carrés pour ce St-Etienne là qui score donc deux fois !

12/ PET SHOP BOYS "Can you forgive her?" : vous avez remarqué ce subtil va-et-vient entre MK et les Masters at Work ? Même technique de remix que pour les Nightcrawlers avec ces bribes de phrases qui viennent inlassablement ponctuer le rythme.

13/ Et l'histoire voulut que les MASTERS AT WORK et MK finissent par se retrouver sur "I can't get no sleep" (avec la chanteuse INDIA).

14/ CE CE PENISTON "Finally" : un dub deep-house de Morales clôturé par un solo signé...Eric Kupper.