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lundi 23 janvier 2017

N° 274 : Warm Up For Winter (Ashford & Simpson, Patrice Rushen, Michele Chiavarini...)


Set non disponible
 
1/ ASHFORD & SIMPSON "Found A Cure" (A Tom Moulton Mix) : A la fois producteurs, artistes et compositeurs, Nickolas Ashford et Valerie Simpson ont formé le couple le plus sensuel et talentueux de l'histoire de la black music.
A leur actif, le monument "Ain't No Mountain High Enough" composé pour Marvin Gaye et Tammi Terrell mais aussi "California Soul" (The Messengers-Marlena Shaw), "The Boss" (Diana Ross), "I'm Every Woman" (Chaka Khan-Whitney Houston) ou "Bourgie, Bourgie" (Gladys Knight-John Davis Orchestra).

Côté discographie, une quinzaine d'albums avec des hits intemporels et sexy à souhait comme :
  • "Found A Cure" ;
  • "It Seems To Hang On" ;
  • "Love Don't Make It Right" ;
  • "Solid (as a Rock)" ;
  • "Street Corner".
Hélas, Nickolas Ashford fut emporté par un cancer en 2011.

2/ PAUL SIMPSON "The Cure" (Zack Cure Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 65.

3/ THE ONES "Flawless" (Club Mix) : ce hit de 1999 est basé sur l'intro de "Keep On Dancing" de Gary's Gang. Il fut repris de manière assez décevante par George Michael ("Flawless (Go To The City)") en 2004.

4/ DA SLAMMIN' PHROGZ "Something About the Music" (Kamasutra Extended Mix) : une french touch "made in NRJ" dont la paternité revient à l'animateur de l'émission "Better Days" Bibi. Le remix est réalisé par les italiens de Kamasutra (Alex Neri et Marco Baroni).

5/ PATRICE RUSHEN "Haven't You Heard" (Joey Negro Extended Disco Mix) : détrompez-vous, Patrice Rushen n'est pas une énième artiste formatée pour la funk. Cette multi-instrumentiste et chanteuse californienne est avant tout issue de l'univers jazz, même si le public "club" la connait pour son hit "Forget Me Nots" (samplé avec bonheur par George Michael et Will Smith).  Son titre "Number One" réalise d'ailleurs assez bien la synthèse entre les deux styles. Elle a collaboré avec des pointures comme Prince, George Benson, Lee Ritenour ou Donald Byrd.

Un sample de "Haven't You Heard" a été utilisé dans le hit "I Feel Good Things For You" de Daddy's Favourite.

6/ ANTONELLO FERRARI feat. Jennifer Wallace "Make Room For Me" (Joey Negro Disco Boogie Dub Extravaganza) : un producteur turinois qui a tapé dans l’œil avisé de Joey Negro, qui délivre pour l'occasion un dub disco-boogie de haute volée. Le remix de Micky Moore est tout aussi excellent.
Vous pouvez apprécier la performance vocale de la diva Jennifer Wallace notamment sur le missile "Can't Make It Thru Another Day" de Timmy Vegas, déjà joué dans un set précédent.

7/ MICHELE CHIAVARINI feat. Pete Simpson "Staring At The Sun" (Michele Chiavarini Remix) : un homme complet ! multi-instrumentiste, producteur-compositeur-ingénieur du son fort de collaborations prestigieuses avec Robbie Williams, Kylie Minogue, Diana Ross, Seal ou Ennio Morricone. Côté dancefloor, il s'acoquine avec DJ Spen ou Joey Negro (Akabu, Doug Willis, Jakatta...) pour le meilleur résultat possible.
Son influence jazzy se manifeste dans le concept Nova Fronteira que l'on retrouvera en fin de set.

8/ MARK & STEVENS "l Like To Be Me" : déjà chroniqué dans le set n° 80.

9/ BLACK SCIENCE ORCHESTRA "New Jersey Deep" (Swags Tapehead Re-Edit) : une fabuleuse utilisation d'un sample du non moins fabuleux "Funkanova" de l'ephémère groupe disco Wood Brass & Steel.

10/ STEPHANIE MILLS "Latin Lover" (MAW Remix) :  déjà chroniqué dans le set n° 43.

11/ NOVA FRONTEIRA "Everybody Loves The Sunshine" (Original Mix) : à mon avis la meilleure reprise du standard de Ramp. Merci à la soulful house de survivre encore en nous livrant de tels joyaux. Un titre à faire pâlir de jalousie Jay Kay et son groupe Jamiroquai dont on attend avec impatience de découvrir la couleur du nouvel album, avec l'espoir qu'il ne soit pas tombé dans cette shit-music, cette "malzique" électro, cette pollution sonore certifiée qui contamine la planète, du Groenland à l'Afrique du Sud.

vendredi 4 février 2011

N° 96 : Disco damnation (Todd Edwards, rare bootlegs, Joey Negro...)

Set non disponible

Un set truffé de bootlegs et qui donne une place confortable au disco.

1/ KATHY BROWN "Happy people" : un mix réalisé par le duo de producteurs allemands Christian Pfeuffer et Ralf Benker (alias Ralf Gum).
Ralf Gum est le fondateur du label de soulful house GoGo Music.
Remixeur très demandé, il est l'auteur de deux tubes plutôt sophistiqués :
  • Kissing Strangers (2008)
  • Complicated (2010)
2/ JUNIOR VASQUEZ presents VERNESSA MITCHELL "Reap for what you sow" : aussi étrange que cela puisse paraître, ce disque a été classé parmi les 20 premiers du Hit des Clubs Skyrock !!
C'était le fruit du talent d'un de mes anciens amis alors responsable de la promo club au sein du label Atoll.
Et Dieu sait que ce titre à l'interprétation poignante était à des verstes des tubes eurobeat habituels joués dans les discothèques françaises.

3/ E-SMOOVE "Deja vu" : une des rares productions solo de l'arrangeur de Steve "Silk" Hurley.

4/ DA MOB "Fun" (Todd Edwards Cut-Up Mix) et 5/ ST-GERMAIN "Alabama Blues" (Todd Edwards Vocal Mix) : outre le prénom, Todd Terry et Todd Edwards possèdent cette relation gémellaire dans l'art du tripotage de samples.
Plus que Terry, Edwards abuse de ces fragments sonores habilement placés dans un arrangement ternaire à souhait pour un résultat dont le groove est imparable.

6/ SMOKIN BEATS "Dr. love" : la face A faisait partie de la playlist de mon Rebirth Megamix, voici le dub de cette revisite house du tube de FIRST CHOICE sorti en avril 1977 et mixé à l'époque par le génie Tom Moulton.

7/ BLACK BOX "Not anyone" : nous sommes désormais loin du piano-house des débuts avec un arrangement aux accords d'un grand classicisme voire d'une grande banalité, mais qui a sa place dans un set garage.
L'interprète n'est autre que Charvoni, l'une des voix les plus puissantes de la house music rendue célèbre par la reprise tonitruante de "Always there" en 1989.

8/ JOEY NEGRO "What happened to the music" : extrait de l'album de Joey Negro sorti en 1993 sur Virgin, le son est absolument catastrophique et l'anglais s'est bien rattrapé depuis.
Aux vocaux, on retrouve un groupe dont le tube "Disco Inferno" figurait sur la B.O.F. du film "Saturday Night Fever" : The Trammps.

Final dans l'univers des bootlegs raflés sur Decks.de.

9/ BLACKSOUL presents MUSICAL GLOBE "Back to the 70's" : un edit fou en provenance de Lettonie et basé sur le remix de "Can you handle it" de SHARON REDD (qui avait été réalisé à l'époque par François Kevorkian).
On retrouve en face B de ce maxi d'une urgence absolue le "Freakin' jazz" de Fabio Bacchini déjà joué dans un set précédent.

10/ PHENOMENAL HANDICAP BAND "Carry on Carrie" : encore un alias de Joey Negro qui revisite "Dance with you" de Carrie Lucas en mettant en avant la partie samplée par Armand Van Helden pour son hit mondial "You don't know me".

11/ MARK & STEVENS "Discoptry" : après le bidouillage d'un titre improbable de Deniece Williams ("Free") présenté récemment sur ce blog, voici un travail sur "Disco nights" de GQ.

12/ ANORAK EDITS VOL. 2 "Penthouse disco" : re-edit d'un titre de The Love Symphony Orchestra : "Let Me Be Your Fantasy"

vendredi 1 octobre 2010

N° 80 : Gospelize the funk! (Rare disco-funk medley, Raydio, K.O.T., Barbara Tucker...)

Set non disponible

1/ RAY PARKER JR & RAYDIO "For those who like to groove" : j'ai découvert le groupe Raydio à la discothèque de prêt de Maisons-Alfort à la fin des années 70.
L'album éponyme contient 4 titres absolument fabuleux :
  • Is this a love thing
  • Honey i'm rich
  • Jack & Jill
  • Get down
Jusqu'à son apparition récente sur Itunes, il n'était pas commercialisé sauf sur une rare édition CD japonaise et, en 20 ans de recherche, je ne l'avais jamais trouvé !

Le second album "Rock on" sorti en 1978 frôle l'atonie . Il faut attendre le chef d'œuvre "Two places at the same time" (1980) pour retrouver la verve des débuts.
L'album a été largement joué au Patch Club tant au niveau des jerks (eh oui ! tel était le style indiqué sur les informations rajoutée sur les pochettes par Eddy, le patron/DJ de l'époque) que des slows.
La dénomination "funk" a été utilisée dès lors que son fils à pris les commandes de la piste au début des années 80.

Je pense que le mot "jerk" désignait une danse que l'on pratiquait seul à la différence du disco et du rock qui se pratiquaient en duo et qui avaient été les chevilles ouvrières de la programmation de ce club dans les années 70.

Sur cet album figure "For those who like to groove", un instrumental empli d'alacrité et qui trouvera son clone parfait dans l'album suivant (le titre "Still in the groove").

2/ RAINCOAT BRIGADIER "Sportswear for the flasher" (1980): un des premiers medleys "techniques"de l'histoire de la musique club...et une pièce rarissime !

Jusqu'alors, il existait des collections de maxis souvent enchaînés de manière approximative et dont chaque face durait une vingtaine de minutes (la série des "Disco Cross" italiens, les "Hot Plates" canadiens et , bien sûr, les "Disconet" new-yorkais).
Chaque titre était joué plus ou moins en intégralité et le DJ n'avait qu'à laisser tourner, le temps d'aller boire un verre. Les Disconet, maxis promotionnels, incluaient des fiches de notation à retourner pour indiquer aux labels si le "buzz" prenait pour chaque titre qui y figurait.

Avec des maxis comme celui de Raincoat Brigadier, apparaît une race de medleys mixés à la sueur des fronts des DJ's, édités à la bande et dont les titres s'entremêlent à la vitesse de l'éclair.
En 20 minutes, ce ne sont plus 4 ou 5 titres qui sont proposés mais pas loin d'une trentaine !
Voici le tracklisting de ce "Sportswear for the flasher" :


  • Raydio : For Those Who Like To Groove
  • The Gap Band : Burn Rubber
  • Frankie Smith : Double Dutch Bus
  • Instant Funk : Everybody
  • Capricorn : Pow Pow
  • Frankie Smith : Double Dutch Bus
  • Kleeer : De Kleeer Thing
  • Leon Haywood : Don't Push It Don't Force It
  • Kool & The Gang : Ladies Night
  • Lipps, Inc. : How Long
  • Vaughan Mason : Jammin Big Guitar
  • Gino Soccio : Try It Out
  • Shalamar : Make That Move
  • Perucho Conde : La Cotorra Criolla
  • Pino D'Angio : Ma Quale Idea
  • Thelma Houston : If You Feel It
  • Geraldine Hunt : Can't Fake The Feeling
  • Sister Sledge : All American Girls
  • Kim Carnes : Bette Davis Eyes
  • Rod Stewart : Da Ya Think I'm Sexy
  • Ian Dury : Wake Up And Make Love With Me
  • Voyage : Kechak Fantasy
  • Kano : It's A War
  • La Flavour : Mandolay
  • Tomas Ledin : Looking For A Good Time
  • Voyage : Kechak Fantasy
  • Raydio : Still In The Groove
  • The Strikers : Body Music
  • Kool & The Gang : Celebration
  • Sister Sledge : If You Really Want Me
3/ SISTER SLEDGE "If you really want me" : avant que Chic n'apporte sa touche magique sur l'album "We are family" (1979), Sister Sledge était un groupe assez insignifiant, connu en Europe des seuls amateurs de Northern Soul, des fans de soul originaires du nord de l'Angleterre et particulièrement férus du "Motown sound".

Après un album de transition sans tube notoire, le groupe retrouve les charts sous la houlette du coruscant producteur Narada Michael Walden avec un album panthéonisé : "All american girls".
4 tubes cinglants dont ce "If you really want me" matraqué le dimanche soir au Palace.

4/ ATLANTIC STARR "(Let's) Rock'n'roll" : je ne peux pas dire que c'est un tube "légendaire" du Patch Club puisque j'ai dansé dessus, la vidéo étant diffusée sur un écran géant. C'est donc qu'il a existé. Je pense qu'Eddy avait dû enregistrer cette prestation dans une émission diffusée aux States car il ne semble pas exister de clip officiel.
Et dire que le "Greatest hits" du groupe n'a pas retenu ce titre flamboyant !

5/ NARADA MICHAEL WALDEN "Tonight i'm alright" : outre ses talents de producteur, Narada Michael Walden nous a gratifié de deux bons albums zonant entre funky et jazz-funk.
"Tonight i'm alright" contient ce riff de piano fédérateur et sa ligne de basse mémorable. Quant à la mélodie, on dit que c'est une "tuerie", non ?

6/ SEXY KOOL vs SUPERFUNK "Les brigades du Tigre" : parenthèse "french touch" pour faire la transition avec les années 90.
Sexy Kool alias Olivier Gautier s'offre les services d'un des groupes en vue de l'époque, SUPERFUNK (remember "Lucky star").
Après cette courte euphorie, la scène house française est vite retombée dans l'anonymat. Bien que j'écoute des centaines de nouveautés chaque mois, rien de décapant ne vient titiller mes oreilles dans ce pays. Un constat à l'instar d'une variété française en perdition depuis le début des années 2000.

7/ LOVEBEADS fet. Courtney Grey "This is the only way" : Mousse T. sample ici une partie de l'intro de "Turn your love around" de George Benson.

Entrée progressive dans le monde fabuleux du gospel.

8/ MARK & STEVENS "I like to be me" : à l'écoute de ce bootleg, j'avais cru reconnaître Michael Jackson, époque Jackson Five.
Il s'agit en fait d'un sample très accéleré de "Free" de DENIECE WILLIAMS alors débutante.
Il est superbement mis en valeur par ces deux remixers portugais.

9/ JONNY MONTANA feat. Stephanie Cooke "I owe you" : l'une des productions du nouveau label SOUL HEAVEN. Dans le même esprit, "Relish your soul" de Neil Pierce.

10/ BARBARA TUCKER "I get lifted" : un titre 100% gospel produit par Louie Vega et multi-remixé, ici avec un zeste de house "à la Roger S".

11/ K.O.T. 'Let it go" : je vous avais présenté le remix 98, très connoté "deep house", voici la version originale qui figure sur "The Beginning", l'excellente compilation du duo sortie sur le label Distance.

12/ FIRE ISLAND feat. Love Nelson "There but for the grace of God" : un final empreint de religiosité avec ce remix du titre de MACHINE, à l'origine très énervé et un peu pouet-pouet.
Son gimmick avait d'ailleurs été repris pour un remix réalisé par Roger Sanchez, me semble t-il.

Ici, c'est la surprenante et inclassable voix d'un certain Love Nelson (je suppose qu'il s'agit d'un homme) qui apporte la douceur et le raffinement à ce Roach Motel Mix (un nom sans doute inspiré d'une chambre d'hôtel sordide et infestée de cafards qu'ont dû fréquenter les deux producteurs).

Et dire que, dans les années 90, ce titre passait dans les matinées FG de Jean-Jérôme, les temps ont hélas bien changé.