Affichage des articles dont le libellé est NYDC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est NYDC. Afficher tous les articles

vendredi 19 septembre 2014

N° 220 : 100% Pure House (Sonny Fodera, Changing Planes, Kraak & Smaak...)


Set non disponible

Encore un set qui mélange vieilles gloires et nouveaux talents, mais c'est ce qui visiblement fait ma marque de fabrique selon vos commentaires :-)

1/ CRYSTAL WATERS "100% Pure Love" : même s'il elle apparaît encore épisodiquement dans des featurings (Destination Unknown-ou Calabria, au choix-en 2007), c'est bien au début des années 90 qu'elle caressa des orgues Hammond de la renommée avec cette voix rauque et nonchalante qui la caractérise, notamment sur le tube Gypsy Woman qu'un odieux cover du label Flarenasch priva des places d'honneurs du Top Dance.
100% Pure Love est extrait de son 2e album Storyteller paru en 1994.
Je pense que ce Club Mix assez bordélique dans sa construction est l'oeuvre des producteurs originaux, les Basement Boys.

2/ DEEE-LITE "Groove Is In The Heart" : le producteur américain Gigamesh nous a proposé quelques remixes de bonne tenue comme l'éternel hymne baba cool Dreams de Fleetwood Mac, Cooler Than Me de Mike Posner ou les très récents Pump up the Kicks de Foster The People et Sun de 2 Doors Cinema Club.
C'est l'un des meilleurs ambassadeurs de cette nouvelle vague indie dance qui fait fureur actuellement avec les remixes de Lilly Wood & The Prick et Mr Probz (par Robin Schultz) ou bien Clean Bandit et Likke Li (par The Magician).
Et concernant le hit de Deee-Lite, le lifting est particulièrement réussi grâce notamment à la petite touche "Space Disco" (un style apparu en Italie à la fin des années 70 et dont les représentants actuels se nomment Todd Terje, Lindström ou Prins Thomas).

3/ SONNY FODERA feat. Ari lourdes "Everything You Want" : le très prolifique pape de la deep-house australienne a démarré sa carrière il y a 3 ans dans un style "jackin' house" en collaborant notamment avec Cajmere et c'est en producteur matois qu'il a choisi de s'orienter vers la deep. En récompense de cette décision judicieuse (trop speed, la jackin' house me lasse très vite), je le programmerai régulièrement dans les prochaines semaines.

4/ FCL "Let's Go Seven" : une deep-house cette fois-ci en provenance de Belgique (une fois n'est pas coutume hélas). Les loops de Traktor permettent de faire durer le plaisir sur l'accapella de l'intro.
Leur nouveau single It's You est sorti récemment sur Defected Records avec notamment un excellent remix de Mousse T (bientôt programmé).

5/ DISCLOSURE feat. Sinead Harnett "Boiling" (Medlar Remix) : ce duo anglais composé des deux frères Lawrence annonce peut-être un renouveau du garage bien que leurs titres les plus populaires (Latch, You and Me) n'aient rien à voir avec ce style. Tel un éternel optimiste, je crois encore à l’avènement de ce style. Quand je fais écouter des morceaux à des amis ou des relations, ils me disent souvent "Putain, c'est vachement bien. J'entends jamais ce genre de truc !"... et pour cause, les radios font de la rétention, trop soucieuses de perdre des auditeurs (car les patrons de radios ne sont que des financiers, pas des directeurs artistiques) et avec la disparition de notre maître Frankie Knuckles dont les remixes signés Director's Cut avait laissé entrevoir de grands espoirs, je crois que la messe est dite (L'émission Le Supplément sur Canal+ avait quand même diffusé un hommage à l'artiste cet été).
Pour en revenir à Disclosure, il est tout à fait urgent de se procurer la "Special Edition" de Settle, qui reste l'un des meilleurs albums de musique club de l'année, 11.99€ pour 37 titres et remixes dont certains ont déjà conquis les sybarites de la house music.

6/ JANET JACKSON "That's The Way Love Goes" : pour l'enchaînement, les accords de Disclosure m'ont immédiatement orienté vers ce fameux remix garage de CJ Macintosh qui porta à l'empyrée le titre original en 1993.

7/ NYDC "Up In This House" : alliance de New York et de Washington DC, Danny Tenaglia et Deep Dish sont pressentis pour avoir réalisé ce titre et il est vrai que le son me laisse croire que Tenaglia était au mix. Totalement dans l'harmonie, le mix sur le gimmick de synthé de Janet Jackson était trop tentant.

8/ ROBIN S "Show Me Love" : il fallait bien que je le mixe un jour même si ce titre est "burn" dans ma tête à force de rabâchage. Quand j'avais reçu le double pack à Skyrock, cette version m'avait laissé assez indifférent.

9/ PETER BROWN feat. Ann Bailey "Let Me Go" (Changing Planes Remix) : du Robin S à la sauce 2013 avec un zeste de progressive house.

10/ KLAUE & TATZE  "Inside Me" (Changing Planes Remix) : un "double power" pour Changing Planes qui semble être à nouveau duo de remixeurs anglais. On flirte à nouveau avec les ambiances à la Kings Of Tomorrow.

11/ KRAAK & SMAAK "Mountain Top" : une réappropriation tout à fait merveilleuse de l'accapella de Walking On Sunshine de Rockers Revenge. Le trio hollandais composé des DJ's Mark Kneppers, Oscar De Jong et Wim Plug nous livre une house édénique au pays des riffs de Good Life de Inner City. Ce single a été signé sur la division deep-house (Spinnin' Deep) du prestigieux label Spinnin' Records pourtant très axé sur la trance et une électro souvent brutale... comme quoi cette house sexy, aux tempos assagis, retrouve ses atours pour séduire la plèbe abrutie par l'électro.
Et sachez que 126 BPM est une limite au-delà de laquelle le groove disparaît inéluctablement (sauf renfort de percussions).

12/ MARATHON "Movin'" (Lee's Vocal Dub) : et c'est donc fort logiquement que ce set s'achève dans cette couleur vintage avec un remix injustement méconnu de Joey Negro datant de 1990. La version originale est totalement indie-rock.

La semaine prochaine, retour furtif de la Trance après de longs mois d'absence.

vendredi 15 janvier 2010

N° 52 : 4 decades of dance music (Dan Hartman, Jazzy D, Meli'sa Morgan, Miguel Migs...)

Set non disponible



4 décennies de dance music ou comment parvenir à mixer les époques sans dérouter l'auditoire.

1/ DAN HARTMAN "Vertigo/Relight my fire" (1978): ce multi-talentueux artiste (auteur, guitariste, clavier, producteur et chanteur ténor du calibre d'un Michael Jackson ou d'un Prince) m'avait conquis tout comme des millions d'autres avec son premier single "Instant Replay" en 1978. Il se classe d'ailleurs N°1 du Dance Charts U.S.
Il réédite la performance avec ce légendaire "Relight my fire" l'année suivante.

Ce morceau-fleuve est remarquable par son intro, "Vertigo", qui fait monter la sauce et que beaucoup d'entre vous découvrirons pour la première fois, les compilateurs disco s'étant chargé de charcuter le titre en le démarrant violemment sur l'enchaînement avec "Relight my fire".
Il met en valeur l'extraordinaire performance de Loleatta Holloway.

A noter le très bon remix de Victor Rosado, sorti en édition bootleg sur le label West End à la fin 2009.

Dan Hartman se retira de la scène après ce titre qui, bien que succès club confirmé, ne traduisit pas cet engouement dans les ventes.

Il réapparut pour un 3ème N°1 club en 1984 avec "We are the young". Titre assez banal, il n'est pas resté dans ma mémoire.
En revanche, "I can dream about you", bande-son du film "Streets of Fire" fut une remarquable pop-song, la même année.

Avant de mourir du SIDA en 1994, Dan Hartman livrera le single-testament "Keep the fire burnin'", toujours accompagné de sa copine Loleatta.

2/ GARY'S GANG "Makin' music" (1983) : un titre copie conforme du single "Keep on dancing" sorti en 1979 et que tout le monde connait forcément.
A noter également l'excellent "Knock me out" sorti en 1982 (titre emblématique de mes sorties en boîte pendant mes études en Allemagne, à Francfort) et "Let's Love dance Tonight" dont l'intro au piano électrique servit de base à "Can't Get Enough" de Soulsearchers.

3/ HOT STREAK "Body work" (1983) : gros tube du Patch Club, c'est un "one shot" co-produit et mixé par le fameux Jellybean Benitez, DJ new-yorkais historique que je vous ai déjà présenté.

4/ T-CONNECTION "At Midnight" (1978) : derrière cet astucieux re-edit de Paul Raymond, se cache la patte de Bob Sinclar. A coup sûr, les maxis du label "Paul Raymond" sont des outils précieux pour tout DJ "old school".

5/ JAZZY D "Get on up" (1983) : mélange de hip-hop et de funk, c'est encore un "one-shot" désormais panthéonisé et toujours vénéré par les puristes.

6/ CANDIDO "1000 finger man" (1970) : extrait de "Dancin' and prancin'", l'album référence de Candido sorti en 1979, ce titre envoûtant à servi de base rythmique à "The Horn Song" produit par DJ Pierre en 1998.

7/ NYDC "Up in this house" (1995) : de l'authentique deep-house co-produite par Deep Dish et Danny Tenaglia et sortie sur Tribal America.

8/ MIGUEL MIGS "Giving it all" (2008) : un extrait de l'indispensable album "Those things"de Miguel Migs qui contient quelques diamants ultra-deep et sensual comme "So far" et "Mesmerized".

9/ MOREL'S GROOVES PT. 6 "Unnecessary changes" (1994) : excellent titre de la très inégale série des Morel's Grooves, la voix envoûtante est celle de Tafuri, déjà remarquée dans l'excellente reprise de Phyllis Hyman, "You know how to love me", produite par Steve Anderson en 1991.

10/ M & M "So deep, so good" (1994) : M & M, des initiales qui cachent les noms de George Morel et Erick Morillo du label Strictly Rhythm.
Le titre fut signé en France par Happy Music, l'un des rares labels a avoir eu l'audace de tenter de populariser la house new-yorkaise ici quand d'autres se contentaient des "italieneries" de circonstance.

11/ MELI'SA "Still in love with you" (1992) : le remix vocal des Masters at Work est une pure merveille, mais ce dub agressif qu'ils réalisent en complément prouve que le duo a su atteindre les sommets du talent.
Bien trop discret depuis le début du siècle, on attend en vain le retour gagnant du duo, mais seul Louie Vega semble avoir changé de cap de manière convaincante dans des productions latino de haute volée (Sara Devine, Anane, Elements of Life, Mr V...).

12/ INDIA "To be in love" (1999) : un remix plutôt pêchu du classique des Masters at Work sorti en 1997 et dont j'ai l'honneur de posséder le white label. India était encore l'épouse de Louie Vega...avant qu'Anane ne la chasse.