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vendredi 21 décembre 2012

N° 175 : Better Daze (Babatunde Olatunji, John Davis Orchestra, Bobby d'Ambrosio...)


Set non disponible

Mes deux passages dans l'émission Better Days de Bibi sur NRJ auront été parmi les rares satisfactions de cette année concernant mon activité artistique. C'est la reconnaissance par un grand professionnel de la radio de la qualité de mon travail de mix.

Je remercie également tous mes followers sur DJpod qui ont fait que mon podcast se classe dans les 10 premiers (sur plus de 3700 podcasts) en termes d'audience.
Le challenge n'était pas aisé d'autant plus que je proposais des titres plutôt "vintage" à mille lieux de l'électro et la tech-house que les DJ's jouent habituellement.

Concernant mes productions, je m'attendais à une année 2012 fertile après la débauche d'efforts fournis en 2011 mais aucun signal n'est encore venu soutenir l'espoir.
Le travail réalisé depuis mars avec une nouvelle équipe dont je vous parlerai le moment venu a été d'une grande intensité, avec une coopération exemplaire comme un pari sur l'avenir, les investissements financiers ayant été poussés dans les limites extrêmes de mon modeste budget.

The Oyster Protocol "You're Not The One" bien que totalement au format radio et de surcroît entrant dans les quotas français parait-il très peu pourvus en productions de qualité, n'a toujours pas trouvé preneur alors que les avis récoltés sont tous positifs.

Mon autre production trance-électro en français/anglais, actuellement en promo avec Music Media Consulting, est aussi en attente des premiers retours dont ceux des "grosses parisiennes" comme Fun Radio.
Compte tenu de la couleur de l'arrangement, de la patate du son masterisé, de la qualité de la voix et de l'originalité du thème abordé, je n'entrevois pas l'échec.
Tous les éléments audio-vidéo qui retracent la genèse de la conception du titre ont été stockés, prêts pour publication sur les réseaux sociaux dès que les premières diffusions radios se confirmeront.

Enfin, je viens de finaliser une production électro-house en français/anglais dans l'esprit coquin de Pussy avec un arrangement légèrement vintage 80's qui devrait lui aussi surprendre. La promo médias est également enthousiaste sur le titre.


En conclusion, à l'heure où j'écris ces lignes, tout est possible, une bonne nouvelle pouvant arriver à tout moment. Carpediem !


PLAYLIST DU SET (NRJ - 25 novembre 2012)

Extrait de l'album Drums of Passion (1959), Jin-Go-Lo-Ba du nigérian BABATUNDE OLATUNJI fut l'un des hymnes africains les plus revisités de l'histoire. Nous connaissons tous la version de Santana ou celle de Candido (et ses remixes signés Todd Terry).

En lisant L'Intégrale Gainsbourg - L'Histoire de toutes ses chansons de Loïc Picaud et Gilles Verlant, j'ai découvert cette anecdote dans la discographie de l'artiste.
Sur Percussions sorti en octobre 1964, SERGE GAINSBOURG s'inspire sans autorisation préalable d'Olatunji de 3 titres de son album dont Jin-Go-Lo-Ba.
Sous l'appellation Marabout et tout en conservant l'arrangement percussif, il transforme l'original en une comptine enfantine regorgeant de jeux de mots comme "Y'en a.. y'en a marre... Marabout... bout de ficelle....c'est la vie...".
C'est Guy Béart (l'auriez vous cru ?) qui avait rapporté de New-York cet album à un Gainsbourg alors en recherche d'un nouveau style, ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui la world music, et dont il fut de ce fait le pionnier français.
Les titres Joanna, New York U.S.A. et Marabout feront l'objet d'une procédure judiciaire remportée par le musicien africain qui se trouvait ainsi crédité sur les dites œuvres.
BOB SINCLAR, dans l'album-hommage à Gainsbarre I love Serge (2002) remixera le titre dans la version tribale présentée dans ce set.

En 1994, Armand Van Helden, le DJ new-yorkais aux multiples pseudos, nous livre avec Zulu l'un de ses premiers tubes tribaux sous le nom de CIRCLE CHILDREN.

J'avais découvert ce Dream Drums par LECTROLUV sur la très bonne compilation Happy Sound of Europe commercialisée par le label NN'B sur BMG en 1994. Il est remixé par Junior Vasquez.

Je connaissais Ease Your Mind à travers la version hispano-anglaise de Touchdown ("Ritmo Suave" dans mon set N° 46), voici le remix du collectif latino LOS AMIGOS INVISIBLES sous la houlette de Frankie Feliciano.

En 2007, hommage était rendu au collectif jazz créé par ROY AYERS dans les années 70 à travers un album de remixes, Virgin Ubiquity Remixed, sur lequel avaient collaboré des producteurs prestigieux tels que Kenny Dope, Osunlade, Basement Jaxx et Joey Negro dont je mixe ici la version disco de Sugar.

Glissement progressif vers la soulful house avec ce fantastique dub de Dreams de SANDY RIVERA (Kings Of Tomorrow) réalisé par le suédois Rasmus Faber. La version originale arabisante ne vaut hélas pas grand chose et Faber n'a retenu que les quelques mots de la mélodie du refrain.

Fade de SOLU MUSIC est un classique que l'on peut déguster en version lounge ou soulful. La voix de Kimblee n'est pas sans rappeler Lisa Stansfield.

SHAKEDOWN "At Night" : merci à mon ami Croustibat pour m'avoir donné il y a quelques années ce remix rare et classieux signé Jazz 'n' Groove. Mandrax, DJ que nous avions reçu dans la Max Party sur Skyrock en mars 1993, n'est autre que l'une des moitiés de ce duo suisse.

Grosse production tribal-garage avec Me Kumba de KNEE DEEP remixé par le brésilien DJ Memê, toujours très inspiré. La version originale est tout aussi magique.

GRAYSON P "Dancin' On The" : de la funky-house enjouée qui sample entre autres le riff de "Do it anyway you wanna" de PEOPLE'S CHOICE, me semble t-il.

HERBIE MANN "Superman" : j'avais beaucoup écouté la version de Celi Bee & The Buzzy Bunch en 1977 sur l'album éponyme délicieusement suranné.

JOHN DAVIS ORCHESTRA "Ain't that enough for you" : encore un des classiques disco de mon adolescence, tout à fait dans la lignée des productions de Peter Jacques Band.
John Davis Orchestra est surtout connu pour sa reprise vocale de Bourgie Bourgie de Ashford & Simpson et I can't stop, un boogie aux accents "blaxploitation" tout à fait redoutable.

Final garage avec l'un des chefs-d'œuvre gospel de la décennie 00's, Love Forever More de BOBBY D'AMBROSIO.
Après avoir collaboré pendant quelques années avec la fameuse team Def Mix, "Osio" semblait avoir totalement déserté la scène garage, mais mon ami Manutek sur son excellent blog Mixcollectors.com nous en donne des nouvelles fraîches.

vendredi 11 septembre 2009

N° 35 : A little bit of jazz (UK garage, Ian Pooley, Roy Ayers, Doug Willis)

Set non disponible




Et finalement, je pus reprendre ma route sur les chemins tortueux du Web, un monde pénétré en 1999 et dont la grosse bulle spéculative qu'il avait créé comme un remarquable imposteur explosa en 2003, finissant par me jeter à terre alors que j'y avais trouvé parfaitement mes marques.
La Providence se décida à se pencher sur mon sort en 2008. Mais juste quelques doigts d'une main tendus pour que je puisse sortir la tête des sables mouvants. C'est ce mois de juin 2009, au point culminant de la crise économique, qui choisit de modifier mon destin, confirmant un parcours professionnel atypique, inqualifiable, irrationnel, hors du commun...celui d'un parfait iconoclaste (malgré lui).
Dieu sait bien que j'aurais souhaité une belle carrière au sein de la radio Skyrock, même quittant l'antenne, mais personne n'a voulu imaginer que je pouvais être autre chose qu'un animateur farfelu. Quoique le rap aurait fini par me faire déguerpir, par dépit ou par dégoût.

Alors je peux maintenant entrevoir la possibilité d'un retour à la production musicale pour fin 2011.
D'aucuns disent que c'est une folie douce que de croire vivre de la musique mais j'ai frôlé de si près le but en 1998 que je garde la foi dans ce pays où "tout redevient possible" d'après ce que j'ai cru entendre, un jour de mai 2007.

Comment fêter une petite résurrection ? avec un peu de jazz et ce petit clin d'œil à NICK STRAKER BAND.

1/ ROACH MOTEL "The night" : une production très garage signée Farley & Heller en 1996. Pour une fois, c'est une voix mâle et suave (Paul Alexander) qui porte ce titre. En 2000, les italiens de LIMOS ne manqueront pas d'emprunter l'accapella et de le faire remixer sur un "balearic beat" par un Kevin Yost renouant avec la magie des arrangements de son délicat premier album ("One starry night" - 1998).

2/ IAN POOLEY "What's your number" : A l'instar du ricain DJ Sneak, sans doute le plus prolifique des producteurs allemands. Signé en 1998 sur V2, le label dance de Richard Branson, il sort l'album "Meridien" qui contient ce joyau remixé par la fine fleur du nu jazz allemand, Jazzanova, l'une de mes teams favorites.

3/ INDO "R U sleeping" : parfait exemple du 2-Step, un garage au tempo syncopé et speedé sur des loops R'n'B ou Drum'n'Bass. Je n'ai jamais vraiment accroché au style mais ce mix du classique de INDO vaut le détour. Il est vrai que le UK garage et sa variante 2-step sont nés de la fâcheuse habitude des DJ's anglais à pitcher à mort des titres soulful U.S. pour satisfaire une clientèle éméchée et sous extasy.

4/ DSK "What would we do?" : plus convaincant, ce remix UK Garage signé de l'expert en la matière, Grant Nelson. Cependant, je garde un faible pour les mixes américains de Steve Silk Hurley et d'Eric Kupper datant des années 1991-92.

5/ BYRON STINGILY "Testify" : comme une ressemblance avec le couplet de ce titre de George Benson, vous ne trouvez pas ? Cette parenthèse mise de côté, un grand titre garage remixé par Jazz'n'Groove et chanté par l'ex-lead singer de Ten City et sa voix de fausset si caractéristique.

6/ DONNA ALLEN "He is the galaxy" : une version qui reprend quasi intégralement la fabuleuse ligne de basse de "Expansions" de Lonnie Liston Smith (1979). Les STETSASONIC avaient montré le chemin façon hip-hop en 1988 avec le classique "Talkin' all that jazz".

7/ Et le jazz dans tout ça ? nous y venons avec SCOTT GROOVES presents Roy Ayers "Expansions", une transition digne d'un DJ fainéant mais avouez que je ne suis pas coutumier du fait. La reprise est signée du xylophoniste Roy Ayers, un musicien qui n'a jamais perdu le contact avec la musique club (des collaborations avec les Masters at Work et Mousse T).

8/ DOUG WILLIS "Dougswana" : "Joey Negro est grand, Joey Negro est très très grand" ! Pastichant un Patrick Montel en crise d'histrionnisme devant la chevauchée fantastique d'un Hicham El-Gerrouj en finale du 5000m aux J.O. d'Athènes en 2004, je joue les thuriféraires devant le talent de ce producteur anglais aux multiples facettes. Il y a de quoi encenser un homme d'une telle longévité artistique, un sorcier à l'aise dans tous les styles, y compris ce titre afro-jazz avec le chanteur-batteur zimbabwéen Zeke Manyika.

9/ SAX MACHINE "Love is the message" : énième reprise du titre de MFSB mais version "de luxe" réalisée par l'autrichien Peter Rauhofer, producteur de Danube Dance et Club 69. Aux claviers, Eric Kupper de la team Def Mix Productions.

10/ BELEZAMUSICA "U got me spinning" : première figuration d'un mix de Seamus Haji dans mes sets. Il y en aura d'autres. Dans une autre vie, Haji fut le compilateur de la série "Jazz in the House" pour le label anglais Slip'n'Slide mais il a résolument pris le virage électro... retrouvant exceptionnellement la vibe pour les remixes de Belezamusica. Alors, tentez de vous procurer leur reprise du tube de Roy Ayers, "Running away", la magie y est aussi grande que sur ce titre déjà entré dans l'Histoire.