Affichage des articles dont le libellé est Adeva. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Adeva. Afficher tous les articles

vendredi 18 septembre 2015

N° 250 : Dancin' & Prancin' (The Checkup, Eli Escobar, Jamie Lewis...)


Set non disponible
 
1/ ELI ESCOBAR "Visions" (Original Mix) : extrait du double album de ce DJ new-yorkais qui a truffé ses productions de vieux samples exhumés des années 70-80 comme cette intro d'un mystérieux titre de R'n'B.
Très vite le titre embraye sur un sample malin tiré de l'extro de Get It Off du groupe CAMERON sur lequel Escobar plaque la voix de Teedra Moses (Be Your Girl).

2/ CAMERON "Get It Off" : c'est l'un des classiques du Patch Club de ma jeunesse, un maxi redoutable (un Double A Side comme on dit) sorti sur Salsoul Records avec sur l'autre face le titre Magic Of You tout aussi fabuleux.

Je m'étais procuré ce vinyle à la FNAC de la Rue de Rennes à l'époque où il existait encore des cabines d'écoute individuelles équipées de petits hauts-parleurs. Vous apportiez quelques disques récoltés dans les bacs à un gusse placé derrière un comptoir qui se chargeait de les lancer. A chaque fois que vous vouliez avancer dans l'album ou le titre, il fallait sortir de la cabine et le faire savoir, mais heureusement certains avaient la bonne idée de changer de plage toutes les 30 secondes, ce qui nous épargnait d'incessants allez-retours.
Cette petite séance d'écoute était toutefois limitée à quelques minutes, histoire que certains ne tapent pas trop l'incruste. De toute façon, le gars ne manquait pas de vous faire comprendre que le temps qui vous était imparti était écoulé en stoppant le son.

3/ VERNON BURCH "Get Up" : voilà le titre qui a servi à concevoir le tube Groove Is In The Heart de Dee-Lite. C'est la loop du break (que l'on entend vaguement dans l’enchaînement avec le titre suivant) qui en pose les bases rythmiques, la ligne de basse de Herbie Hancock - Bringing Down The Byrds - faisant le reste.

4/ ADRI BLOCK "Why Are U So Mad" (Original) : le producteur hollandais réalise un edit très punchy et catchy (langage-type des marketeux et publicitaires !!! ) du Don't You Get So Mad de Jeffrey Osborne (1983).

5/ ADEVA "I Thank You" (The Philadelphia Mix) : l'un des premiers classiques "garage" de l'histoire de la house music réalisé en 1989 par Paul Simpson.

6/ DJ STEAW "Sky Hunt" : de la pure vintage house "made in France"... voilà de quoi ravir M.  Montebourg. On se croirait replongé dans l'année 1992 alors que ce titre date de 2012.

7/ JAMIE LEWIS "Something About You" (Steve Mac Vocal Revision) : ça n'est pas du David Morales époque Old School mais dans l'esprit, ça y ressemble terriblement. J'ai découvert le suisse Jamie Lewis il y a quelques années grâce à son remix de Hooked On You de Cerrone.
Quant à Steve Mac, c'est un ex-membre du groupe The Rhythm Masters à qui l'on doit les fameux remixes de Keep On Jumpin' de Todd Terry et Jus' Come de Cool Jack dans les années 90. Il existe un autre mix très similaire (Steve Mac Vocal Mix) dans lequel la piste de piano est remplacée par un synthé, mais si le remix joué ici s'appelle "revision", c'est sans doute que le son original ne donnait pas satisfaction.

8/  et 9/ : DIANA ROSS "Upside Down" (The Checkup Club Remix)/ ZHU "Faded" (The Checkup Classic Remix) : 2 remixes non commercialisés mais donnés gratuitement sur la page Soundcloud de ce duo belge au son vintage soutenu par un piano orgastique.

Le talent transpire à travers le choix des accords sur Upside Down. En effet, ces deux producteurs sont de formation classique, un cursus assez décisif lorsque l'on veut embrasser une carrière de compositeur.
Ce n'est pas le "DJ du coin" qui serait capable de concevoir de tels arrangements et c'est pourquoi je pense que le seul talent de la plupart des producteurs électro actuels (producteurs de trance/progressive house exceptés) est la maîtrise de l'édition des sons et des effets mais surement pas la recherche des harmonies.

Appréciez le break au piano Rhodes sur Faded !

10/ LANCELOT feat. Ngaiire "Ain't Nothin' Goin' On But The Rent" (Meramek Remix) : après la fantastique version originale de ce remix de Gwen Guthrie, voici une version plus underground réalisée par l'anglais Meramek.

11/ HARDRIVE "Deep Inside" (Low Steppa Remix) : assez fidèle à l'esprit de l'original de 1993, le remix d'un autre anglais, Low Steppa, repose sur une ligne de basse qui émerge des ténèbres. Décidément, le Royaume-Uni est devenu le sanctuaire assez définitif de la house contemporaine, les américains semblant totalement à la ramasse, le rock et le rap ayant largement conquis (contaminé ?) les esprits au détriment d'autres courants musicaux plus subtils.

12/ THE CHECKUP "Can't Get Enough" (Original Mix) : autre joyau UK garage du duo bruxellois.

vendredi 29 octobre 2010

N° 84 : Closer to the underground (Adeva, Robert Owens, Lil Mo'Yin Yang, Lovebirds...)

Set non disponible

1/ ADEVA "Respect" (Club Vocal Remix) : l'original de 1988 était déjà très underground, ce remix de Mental Instrum ajoute à la noirceur de l'ambiance.

Avec une mère missionnaire et un père diacre, Adeva alias Patricia Daniel grandit inévitablement sous l'influence du gospel.
Découverte par Tony Humphries avec le single "In and out of my life", signée en 1988 sur Capitol Records, c'est Paul Simpson qui lui offrira les tubes "Respect" (découvert dans le Skydance Skyrock), "Warning", "I thank you" et "Musical freedom".
Suivront notamment "It should have been me", "Don't let it show on your face" et "Been around" (1998) déjà joués dans mes podcasts.

2/ KIM BEACHAM "Trouble" : autre titre de New Jersey Garage tout à fait dans la lignée de "Respect".

3/ URBAN SOUL "Alright" : pour fêter ses dix ans d'existence, le label garage Cool Tempo sortait en 1995 un double pack de remixes de ses plus gros hits dont ce "Alright" réalisé par Dancin' Danny D.
On y retrouve d'ailleurs le fameux remix de "I thank you" de ADEVA par Love to Infinity et un Morales Mix de "Love & happiness" de RIVER OCEAN.

4/ JOE ROBERTS "Lover" : un dub au gimmick acid réalisé à la TB-303 par les anglais de K-KLASS.

5/ JESUS LOVES YOU "Generations of love" : tombé dans l'ornière de l'héroïne, Boy George se laisse charmer par les sirènes du bouddhisme et crée le concept JESUS LOVES YOU en 1991 sur son label More Protein.
Remixé par Paul Oakenfold, c'est son seul tube sous ce pseudo.

Le label More Protein accueillera des artistes aussi variés que Eve Gallagher ("Love comes down"), Jagdeep Singh ("Who's gonna love you?"), Amos ("Let love shine") ou E-ZEE POSSEE ("Breathing is E-Zee").

6/ ALISON LIMERICK "Where love lives" : alors que Morales et Knuckles se sont surpassés sur une flopée de remixes tous aussi excellents, il fallait toutefois évoquer cette version originale du suédois Lati Kronlund à laquelle manquait juste cette touche underground qui en a fait un "all time classic".

7/ ROBERT OWENS "I'll be your friend" : autre classique intemporel, ce mix original est bien plus sombre que le Glamorous Mix, version fédératrice avec son gimmick de violons.

Après avoir collaboré avec Mr Fingers à la fin des années 80 sur des projets trop intimistes pour rencontrer le succès populaire, c'est avec Frankie Knuckles que Robert Owens caresse les trompettes de la renommée sur l'intemporel "Tears".
C'est fort de ses deux derniers tubes "I'll be your friend" et "Gotta work" qu'il participera à la Yes Party, le premier événement "garage" organisé à Paris le 2 juillet 1993, soirée où officièrent les DJ's David Morales et Tony Humphries.
Dommage que le public n'ait pas été au R.V. , ce qui augurait finalement de l'état végétatif dans lequel aller stagner ce style dans un pays déjà sous influence techno.

8/ BARRY WHITE "Love is the icon" : il me semble que j'ai présenté ce disque en nouveauté sur Skyrock.
C'était le retour inespéré de Barry White, l'un des artistes (avec MFSB et Creative Source) qui m'a accompagné dans mon voyage initiatique à la musique noire lorsque j'avais 13 ans et que je cherchais des génériques pour les émissions de radio que je réalisais dans ma chambre.

C'est indéniablement cette influence précoce, libératoire des niaiseries "variétoches" d'adolescent, qui a forgé ma culture bien avant que je fasse Terra Incognita dans le dee-jaying en soirées et en club.

Ce remix hard-house est signé Roger S.

9/ SWING 52 "You keep holding back (love me)" : production Benji Candelario sortie sur le label underground new-yorkais Cutting Records.
On doit à Candelario le fameux "Let's get brutal" de NITRO DELUXE.

Personnage atypique, il parvint à allier le métier de banquier à celui de directeur artistique du label avant de faire le switch définitif !

Sous le pseudo Swing 52, l'histoire à surtout retenu le titre "Colour of my skin", beaucoup plus gospel et commercial sous l'impulsion de la voix d'Arnold Jarvis.

Au bilan et malgré de mini-tubes comme "The Rhythm" de New Hippie Movement (1998), "Learn to give" (2001) ou "Quiero saber" (2007) , la carrière de Candelario restera plutôt erratique.

10/ WHITNEY HOUSTON "I'm every woman" : en cette luxuriante année 1992, Whitney s'attaquait au monstrueux titre de Chaka Khan composé par Ashford & Simpson en 1978.
C'est sous un angle très underground qu'elle proposa un double pack ciselé par le duo Clivillés & Cole, bien que le single calibré pour les FM fut joué abondamment, notamment dans la Max Party.

Final au cœur de l'underground le plus obscur.

11/ LIL MO'YIN YANG "Reach" : le yin et le yang, l'un froid et obscur, l'autre chaleureux et positif, se sont toujours proposés dans cette dualité de styles qui caractérise Louie Vega et Erick Morillo, ce pseudo n'étant sans doute pas choisi au hasard.
"Reach" oscille effectivement entre les deux facettes, à la fois inquiétant comme l'ambiance d'un jeu vidéo façon Doom II (dans le remix de Basement Jaxx) et "floorfiller" avec ses sirènes et son gimmick répetitif...Un véritable hymne de la saison 1996 à Ibiza.

12/ LOVEBIRDS "My man" : voilà le type de mésaventure qui se produit lorsque l'envoi des données midi du pitch bend de votre clavier-maître subit des coupures. Cela m'était arrivé avec mon Emulator E4-K mais je n'avais pas eu l'intention d'en faire un gimmick, bien au contraire !
Loverbirds met à profit cette défaillance technique lorsque de la montée de la tonalité de l'accord pour intriguer l'oreille et finalement délivrer un titre assez dissonant mais terriblement efficace.

13/ DUB MONSTERS "Sweet thang" : un titre représentatif d'un UK garage pas trop énervé et qui lorgne donc du côté de son cousin d'outre-atlantique.
Hélas, tout comme sa musique, ce duo de producteurs est plutôt resté dans l'ombre.

La semaine prochaine, nous resterons dans cette ambiance "early house" avec d'autres titres légendaires.

vendredi 26 mars 2010

N° 61 : The Black Day Megamix (Adeva, Narada Michael Walden, Toney Lee...)

Set non disponible


1/ ADEVA "It should've been me" : un set qui démarre aussi comme un coup de théâtre.
Alors que l'on s'attend à un titre sirupeux, le brusque arrêt de la chanteuse ADEVA en plein couplet interpelle l'oreille. Une intro d'une grande originalité qui m'avait poussé à présenter ce mix de Frankie Knuckles en nouveauté dans le Skyrock Top Dance en 1991.

2/ MIMMO MIX "My way" : trop parfaite pour être honnête, cette obscure italienerie signée Bortolotti a dû sampler la base piano d'un titre garage, et la mémoire me revenant, il s'agit effectivement du "Reachin'" de Phase II. Quelques modifications dans les paroles et le tour est joué.
Cela étant, ce plagiat tient largement la route en comparaison avec l'original, assez mal mixé.

3/ PAUL SIMPSON feat. Candi Staton "Musical freedom" : au royaume du bootleg figure ce remix assez rare du fameux "Musical freedom" de Paul Simpson featuring ADEVA. Une fois de plus, c'est l'accapella de Candi Staton qui est pillé, enfantant d'une version plutôt fadée où les harmonies se conjuguent parfaitement.
A noter le solo de xylophone de Terry Burrus, musicien new-yorkais qui accompagna les plus grands : Michael Jackson, Mariah Carey, Frankie Knuckles (sur son remix de "Rock with you") ou David Morales (par exemple sur "Hyper Ballad" de BJORK)

4/ ANTHONY AND THE CAMP "What i like" : un gros hit du PATCH CLUB datant de 1985 et déjà une production signée Jellybean.

5/ DARCY ALONSO "Waited so long" : Cet "Extended mix" ne possède pas la folie des versions acid-house mais les percussions foisonnent et le rythme totalement syncopé est carrément méphistophélique.

6/ Chanteuse d'une beauté fulgurante, PEBBLES livre ce "Mercedes Boy", un titre térébrant produit par le fabuleux Louil Silas Jr. hélas décédé en 2001.
A son actif, des remixes d'anthologie comme :
  • "My girly" de READY FOR THE WORLD
  • "Take your time" de PEEBLES
  • "Roses are red" de MAC BAND
7/ TONEY LEE "Love so deep" : Le vulgum pecus a retenu "Reach up" (massacré par Phats & Small en 1999) , mais les phalanstères du funk connaissent tout autant ce "Love so deep" qui sonne comme un follow-up assez réussi. Baissé de rideau juste après, en 1983.

8/ UNIQUE "What i got is what you need" : plus la peine de présenter ce "must have" du label Prelude Records. Masterisé avec un équilibre parfait des fréquences par le sorcier Herb Powers Jr., le son claque dans les trompettes des châteaux JBL du Palace, laissant le danseur abasourdi mais extasié.
Plus personne n'est capable d'écrire des titres funky aussi happy et puissants de nos jours, la black music s'étant livrée à une horde de mamamouchis arrogants, frimeurs et macho.

9/ CROWN HEIGHTS AFFAIR "You gave me love" : Après "Dreaming a dream" et "Dancin" (sorte de revisite du célèbre "Shaft" d'ISAAC HAYES), "You gave me love" (1980) symbolise l'acmé de la carrière de ce groupe américain. Son refrain en simples onomatopées est entêtant et festif au possible.

10/ DYNASTY "I don't wanna be a freak" : petit bootleg déniché chez Decks. Dr Butcher, le remixer, n'a retenu que les bonnes pages de ce titre plutôt putassier.
Heureusement, ce groupe signé sur le fameux label SOLAR allait nous réserver un fantastique album funky en 1981 : "The second adventure". Il recèle des tubes comme "Here i am" et "Love in the fast lane", des titres qui s'inscrivent dans la lignée des meilleures productions des WHISPERS, autres colocataires du label de Los Angeles.

11/ LOLEATTA HOLLOWAY "Love Sensation" : le titre le plus samplé de l'histoire de la house music. En 2006, il fut encore utilisé par Kurd Maverick & Eddie Thoneick. Comme ce fut le cas pour Black Box en 1990, les producteurs durent faire rechanter (mal) le titre pour éviter tout procès. Loleatta ne lâche rien !

12/ CHIC "Chic mystique" : cette version album très "pépère" se laisse écouter, mais qu'il est loin le temps où CHIC se posait en groupe subversif de la musique club.

Un final totalement "Skydance" !

13/ NARADA "Divine Emotions" : énorme retour de NARADA MICHAEL WALDEN, auteur de deux albums jazz-funk bourrés de titres magiques qui firent référence :
  • "The dance of life" (1979)
  • "Victory" (1980)
En 1988, c'est Shep Pettibone qui fait renaître le Phénix de ses cendres à travers ce titre irrésistible.

14/ ON THE ONE "Who's really bad?" : ce vynil très rare sample avec folie le "Bad" de Michael Jackson.

15/ SAMANTHA FOX "Love house" : qui eut imaginé Samantha Fox programmée dans l'un de mes sets ??? C'était sans compter sur la contribution de Kevin Reese Saunderson (Inner City) qui livre ici un mix confus, bordélique à souhait (un calvaire pour situer où se trouve la première mesure de l'intro !) qui fraye avec les démons.

vendredi 19 mars 2010

N° 60 : Hustle to the music (Fatback Band, Willie Colon, Joey Negro, Earth, Wind & Fire...)

Set non disponible



Après l'agitation brownienne qui a caractérisé ma semaine de webmaster, à quelques jours de la sortie de ce nouveau site web dont j'ai conduit le projet depuis septembre et qui aurait pu être mon "Tonneau des Danaïdes", je profite des derniers replis de cette nuit pour lâcher les chevaux de l'écriture.

Engagé l'année dernière comme webmaster éditorial pour deux grandes écoles de commerce et de management, j'ai surtout enfilé la tenue de mécano pour ouvrir le capot des sites web dont j'ai la charge, glissant les mains dans le code HTML plutôt que de sortir ma plume d'oie et la tremper dans l'encrier pour façonner des textes coruscants.
Un job passionnant qui représente 90% de travail et 10% de talent...sauf que les 10% de talent sont pour l'instant restés au vestiaire.

Heureusement, il y a ce blog pour maintenir la pratique.
Vous êtes plus de 700 à le visiter chaque mois, 40% de plus qu'en début d'année, merci.

Merci aussi à Dany de la radio Double XX et Frédéric de Radio Campus Clermont pour avoir diffusé deux de mes sets et assuré la promo de ce blog. Je vais les rediffuser sur Mypodcast.

Voici un set qui a extrait quelques émeraudes de l'écrin Skydance tout en présentant quelques white label et raretés house.

1/ DONNA GARDIER "Good thing" : démarrage très soft, histoire de chauffer la piste. Un titre que certains ont dû entendre une fois ou deux dans mes Top Dance megamixes, un style garage à la Paul Simpson ou à la D Mob mais en beaucoup plus sage.

2/ ADEVA "Don't let it show on your face" : 1992, l'époque révolue où Joey Negro ne possédait pas encore ce son qui nettoie tout du sol au plafond. Un remix sec et étriqué qui parvient toutefois à insuffler la magie disco-garage sortie de l'athanor de l'alchimiste anglais. Joey glisse furtivement l'orgue de l'intro de "Jingo" de Candido.

3/ JOEY NEGRO "Do what you feel" : le premier tube international de mon remixer anglais préferé. J'ai récemment tenté d'entrer en contact avec lui pour devenir ami sur Facebook, testant ainsi l'intérêt supposé de l'outil, mais en vain.
Avec une une désinvolture très britannique, il m'avait répondu par une pirouette du style "bonjour Bertrand, merci et bonne continuation". J'avais pourtant bien argumenté en lui expliquant que j'avais joué tous ses titres en radio à ses débuts et que j'avais brossé un portrait assez élogieux de lui sur mon blog mais, visiblement, l'entente cordiale franco-anglaise n'est pas pour demain.

Aussi, j'admire tous ceux qui ont le gotha des producteurs dans leur carnet d'adresse sur Facebook. Qu'ils me donnent leur secret pour arriver à établir le contact.
Les français ont-ils si mauvaise réputation qu'aucun DJ anglais ou américain ne souhaite en inclure quelques-uns dans son cercle d'amis virtuels ?

Le fait est que, jouant régulièrement à Halo sur Xbox Live, toute rencontre avec des américains ou des english démarre systématiquement par une bordée d'injures à mon égard. Les stigmates de la guerre en Irak et des guerres napoléoniennes semblent bien ancrés chez ces énergumènes coprolaliques à l'esprit un peu étroit.

4/ DSK "Holdin' on" : la mélodie de ce titre policé qui sort discrètement en France sur le label Airplay est très similaire au tube rageur "What would we do?" sorti l'année précédente (avec les remixes de Steve Silk Hurley).

5/ FLEETWOOD MAC "Family man" : titre récurrent de la playlist de RLP dans le Skydance, ce remix à la ligne de basse dévastatrice porte le sceau d'Arthur Baker. Fleetwood Mac est un vieux groupe de rock californien, symbole d'une génération baba-cool qui porta au pinacle l'album "Rumours" en 1977.

6/ WILLIE COLON "Set fire to me" : une somptueuse production latino-house emplie d'alacrité et produite par Yvonne Turner en 1986. Je vous en présente les deux faces, le dub puis le vocal mix.
Dire que ce "Set fire to me" reste un must-have pour tout DJ soulful est une évidence.

7/ EARTH, WIND & FIRE "System of survival" : encore un tube du Skyrock Skydance de 1987. Alors qu'Earth, Wind & Fire est un groupe crépusculaire (j'ai vu leur pitoyable prestation à Bercy au début des années 90), ce remix gonflé aux amphétamines les projette à nouveau sous les sunlights.

8/ Petite incartade disco-kitsch avec ce "Spanish Hustle" de FATBACK BAND. Tout à fait digne de la piste de danse du paquebot de la Croisière s'amuse", il fut repris par THE FUNKY WORM sous le titre "Hustle! (to the music)".

Le "hustle", danse de posture pour couples endimanchés, est née dans le quartier latino du Bronx en 1972.
Le musicien VAN McCOY s'empare du concept un jour de 1975. Le morceau éponyme "The Hustle" torché lors de la dernière heure d'une session d'enregistrement d'un album instrumental, devient N°1 des charts américains.
Ce morceau bien inoffensif qui symbolise ainsi le retour à la danse de salon, devient curieusement le Sésame donné à la vague disco pour se propager à travers le monde.
Son succès est salué par l'Amérique conservatrice qui y voit là un retour aux valeurs après des années de danses frénétiques où l'individualisme était de mise.

"Can't get enough of your love, babe" de BARRY WHITE serait le premier titre estampillé "hustle", et à l'écoute du morceau de VAN McCOY, on ne peut que reconnaître certaines similitudes.

Profitant de l'aubaine, toute une série de titres clones sortiront de terre :
  • "Hang out and Hustle" de SWEET CHARLES,
  • "Salsoul Hustle" de SALSOUL ORCHESTRA,
  • "Hustle Bus Stop" de MASTERMIND,
  • "British Hustle" de HI-TENSION
  • ou ce"Spanish Hustle" de FATBACK BAND, reprise sur le groupe ORIGINAL TROPICANA STEEL BAND.

9/ T-CONNECTION "Do what ya wanna do" : l'arrivée du break sur les deux titres est musicalement si proche que je ne résiste pas au plaisir de tenter le switch avec ce tube panthéonisé de l'histoire du disco.
Ce break aux congas largement pillé a été particulièrement bien utilisé par C.M. TONI sur son seul tube, "Hustle ain't over".

10/ THE SLY PLAYERS "Bodyshine" : bootleg harpé chez DecksRecords, les samples sont extraits de "212 north 12th" de SALSOUL ORCHESTRA et de "Bodyshine" d'INSTANT FUNK.

11/ WILD GEESE "Macho disco disaster" : entrez dans le cabinet de curiosités de la house music ! Ces "oies sauvages" s'emparent d'un titre extrait de l'album "I'm a man" de MACHO (1979). Il s'agit de "Cose There's Music In The Air", titre fleuve de 10'25" dont les coquins n'ont gardé que le refrain et le break.
Notez l'extraordinaire maîtrise de l'arrangement et des lignes de basse hypnotiques dont faisait preuve l'italien Mauro Malavasi, déjà salué dans un autre set de ce blog.

12/ Retouche discrète par les Masters at Work de "Dancing in outer space", one-shot du groupe anglais de jazz-funk ATMOSFEAR (1979).

vendredi 11 décembre 2009

N°48 : Thanks God It's Friday (Don Ray, Adeva, Club 69...)

Set non disponible


"Thanks God It's Friday" est un clin d'œil au film de 1978 qui a pour sujet la ferveur que provoqua la vague disco.
Publiant mes sets le vendredi et celui-ci étant en partie "disco-oriented", j'ai saisi la balle au bond.

"Thanks God It's Friday" n'est pas entré dans l'Histoire du 7ème art comme "Saturday Night Fever" mais la B.O. contient une chanson de Donna Summer qui reçut l'Oscar de la "Meilleure chanson originale" : "Last Dance".

1/ DON RAY "Standing In The Rain" : une chanson que j'ai découverte en jouant à GTA IV, me branchant sur la radio K109 The Studio de Karl Lagerfeld. Vous vous en doutez, j'ai trouvé la programmation originale et de très bonne facture. J'ai eu plaisir à foncer dans les rues de New York en écoutant des titres empreints de nostalgie comme "Underwater" de Harry Thumann (déjà programmé dans mes sets) ou "Get On Up And Do It Again" de Suzy Q (un classique du Patch Club !!!).
L'arrangeur et clavier DON RAY collabora avec CERRONE sur les albums "Love in C minor" et "Cerrone IV" et, en échange, ce dernier produisit son seul album dont est extrait ce titre. On retrouve aussi Don Ray derrière les groupes SANTA ESMERALDA ("Don't let me be misunderstood") et LOVE & KISSES ("Thank's God it's Friday", titre principal du film).

Avez-vous remarqué la ressemblance du jeu de cuivres avec celui d'"Alexandrie, Alexandra" de Claude François ? simple coïncidence ou petit plagiat de l'un ou l'autre ?

2/ HI-TENSION "Hi-tension" : emprunté à mon frangin, ce maxi fut un classique du Patch Club à une époque où je n'étais pas en âge d'y entrer.
Ce groupe anglais de disco-funk comportait en son sein une future star, David Joseph ["Let's live it up (nite people)" et surtout "You can't hide (your love from me)]".

3/ LORRAINE JOHNSON "Feed the flame" : une "one hit wonder" avec ce titre de 1978.

4/ PAUL SIMPSON "Movin' around" : ce pionnier du son "garage" se livre ici à quelques expérimentations sur de vieux samples disco et me permet le switch entre les décennies.

5/ ADEVA "Been around" : retour en force de la diva sous la houlette de Boris Dlugosch & Michi Lange. Les premiers mots rappellent qu'elle fut l'interprète du classique "Respect" sorti sur Cooltempo en 1988.

6/ BYRON STINGILY "Get up!" : je crois que c'est le plus long mix jamais effectué dans un de mes sets (1'15"). Le refrain repris en boucle reprend une phrase d'un couplet de "Disco heat" de SYLVESTER. (à 54 secondes du début).

7/ CLUB 69 "Much better" : le producteur autrichien Peter Rauhofer récidive dans le style garage après le mémorable "Let me be your underwear" abondamment joué dans la Skyrock Max Party 5 ans plus tôt. Bien que d'une efficacité redoutable, ce mix reste assez peu connu.

8/ BASS-X "Keep the fire burning" : signé sur le label français Ramdam Factory qui avait déjà signé notre "Suck my pussy" de PUSSY, je pense que c'est le seul titre garage d'origine belge qui ait retenu réellement mon attention. Je ne sais même pas s'il a été classé dans les clubs français mais je l'entendais sur FG quotidiennement.
A noter la qualité du mixage et la chaleur des nappes qui doivent provenir d'un Roland JX-8P, connu pour proposer ces sonorités fabuleuses.
Un titre totalement envoûtant au gimmick imparable que je réécoute sans lassitude depuis plus de 15 ans !

9/ BOB SINCLAR "Tennessee" : ce remix de Soul Conspiracy emboîte bien le pas à l'ambiance de BASS-X.
L'original "country-dance" ne vaut pas un clou et fut d'ailleurs un véritable flop. Bob Sinclar est tout de même plus convaincant dans les titres putassiers calibrés pour l'été.
Quand je pense qu'à ses débuts, il m'avait totalement bluffé sur son remix de "Music sounds better with you" de STARDUST. Une dérive commerciale regrettable en a fait un DJ certes starisé mais musicalement assez inintéressant.

10/ HEAVY WEATHER "Love can't turn around" : une reprise plutôt hard-house du classique de Farley "Jackmaster" Funk datant de 1986.
Premier titre house à entrer dans les charts anglais, le gimmick de basse avait été piqué sur un titre d'album d'Isaac Hayes, "I can't turn around". Datant de 1975 et totalement inconnu, il fallait aller le chercher et le transformer en cet hymne historique !!!

11/ BONGOLOVERZ “Power of Music” : des allemands qui ont tout gardé de l'esprit festif de la house. Les percussions sont toujours à l'honneur dans leurs titres scandés matînés parfois de sonorités latines ("Spirit of house", "La Esperanza", "La Fiesta") et leurs remixes ("All about housemusic") d'Yves Murasca.

12/ SAO PAULO "Be yourself be free" : ce titre mystérieux signé par le label du Ministry of Sound est remixé façon disco-jazz par Joey Negro. Il fait d'ailleurs référence à son Sunburst Band (Joey Negro's Sunburst Mix).
Le morceau puise largement dans "A brazilian love affair" de GEORGE DUKE (1980). J'y ajoute mon grain de sel avec l'accapella de "Horny" de Mousse T.

vendredi 19 juin 2009

N° 23 : De Carey's Touch (Mousse T., Love to Infinity, Lisa Stansfield, Gospel)

Set non disponible



En avant-propos, je précise que je n'ai rien à voir avec le DJ Bertrand alias Bertrand Marcilhacy qui a officié à la Techno Parade de 1998. Il y a méprise sur quelques sites ou forums.
Malheureusement, les deux pseudos cohabitent sur le web alors que nous sommes issus d'univers complètement différents. J'ai pu rectifier les infos sur Discogs mais je lis encore des messages qui glorifient ma prestation imaginaire à cette fameuse parade.


Ce set inaugure l'introduction de mes productions inédites. J'en ai quelques-unes à vous faire découvrir d'ici l'année prochaine. Mon pseudo de producteur, B. de Carey, a été choisi lors de la sortie du remix du premier single d'Abyale, son producteur souhaitant (à juste titre) que je choisisse un nom qui sonne plus américain.
Par contre, à Skyrock, le Directeur des Programmes ne s'était pas embarrassé de fioritures et avait décidé qu'on m'appellerait simplement DJ Bertrand, mon vrai prénom.


1/ LISA STANSFIELD "Set your loving free" : subjugué par le tour de passe-passe de Maurice Joshua sur Set your loving free dans son set mythique pour la Max Party, j'avais ré-édité le titre de Lisa Stansfield, ne gardant que les passages les plus grandioses. Ce remix est pour moi l'un des 10 meilleurs des Masters at Work.

2/ LITTLE LOUIE & MARC ANTHONY "Ride on the rhythm" : un titre de 1991 qui réunit une belle brochette de killers (Doug Lazy au rap, les Basement Boys au piano, Marc Anthony aux vocaux, les Masters at Work + Todd Terry au mix). Marc Anthony, porto-ricain d'origine, bifurquera bientôt vers la salsa où il caressera enfin les trompettes de la renommée avant d'épouser Jennifer Lopez en 2004.

Un set qui réservera la part belle à Mousse T., un producteur allemand qui réussit l'alliage entre funk et house.

3/ RANDY CRAWFORD "Give me the night" : cette année 1995 marque l'avènement ultra-rapide de Mousse T. grâce à une série de tubes planétaires : RUFFNECK Everybody be somebody - BOOOM! Keep pushing - QUINCY JONES Stomp et cette reprise de George Benson par l'ex-chanteuse du groupe THE CRUSADERS, Randy Crawford. La version Chill vaut aussi le détour. Sa performance vocale la plus remarquable reste le mythique Street Life, une mélodie caractérisée par des montées successives, sommets himalayens quasi-infranchissables. Vous ne risquez pas de l'entendre interprétée par une élève de la Star Academy, ça serait le dévissage assuré !

4/ SNAP "Mary had a little boy" : la "Midas Touch" de David Morales ! il transforme une gentillette chanson pop en une symphonie digne du Paradise Garage avec ce Maestro Mix à la dénomination tout à fait légitime. Eric Kupper parachève l'œuvre grâce à un jeu de piano flamboyant. Avec Satoshi Tomiie, il est pour beaucoup dans le succès des remixes estampillés Def Mix Productions car Knuckles et Morales n'auraient jamais pu mettre la barre aussi haute, n'étant pas des musiciens de formation. Comme toujours, seules les équipes sont gagnantes dans la musique. Si des aventuriers solitaires réussissent, on peut alors les qualifier de génies. Il y en a eu, peu. Stevie Wonder et Prince sont de ceux-là.

5/ SATOSHI TOMIIE "And i loved you" : l'une des 7 merveilles du monde garage ! Arnold Jarvis au chant, Satoshi Tomiie au piano, Knuckles au mix... laissez le charme agir.

6/ DAPHNE "When you love someone" : déjà programmé au mois de mars. Vous me pardonnerez ce doublon involontaire. Un vynil à l'ambiance jazz-lounge tout à fait délicieuse qui méritait de revenir sur mes platines.

7/ ANN NESBY "Can i get a witness" : un mix de Mousse T. de 1996 qui délaisse les claps des boîtes à rythme pour la douceur de la peau naturelle des snare drums. Seul le snap ou le rimshot arrivent à se faire discrètement entendre en superposition. Cette marque de fabrique va progressivement séduire les remixeurs soulful de la planète entière. Le clap de la TR-909 est donc mis au rencard définitivement après une dizaine d'années de bons et loyaux services. Et Ann Nesby dans tout cela ? ça n'est autre que l'ex-chanteuse de SOUNDS OF BLACKNESS, véritable diva du gospel.

8/ BYRON STINGILY "Sing a song" : on ne quitte pas l'univers de Mousse T. Une ligne de basse roulante totalement inspirée du Dance, Dance, Dance du groupe CHIC, bel hommage. Byron Stingily est l'ex-lead vocal du groupe TEN CITY. Une voix de falsetto dans la lignée du grand Sylvester. Et Mousse T. se pose là en grand successeur de Steve Hurley dans le domaine de la happy house ; serait-ce le titre de la passation de pouvoir ?

9/ THE GOSPEL PROJECT feat. Sébastien "Le gospel est là" : juin 1998 ; le duo Henninot-De Carey est mort. Je me retrouve seul à produire ce premier single qui doit représenter une idée innovante dans le domaine de la dance music française. Charlie Idounda, éditeur chez Universal Music, est chaud bouillant et très impliqué dans le concept. Il nous a mis en contact avec un certain Obam, excellent coach vocal d'une chorale de la région parisienne et nous avons enregistré toutes les voix dans un grand studio de la Plaine Saint-Denis.
Mais voilà, lorsqu'il prend connaissance de la situation, l'enthousiasme des débuts s'effondre subitement. Ce De Carey va t-il réussir seul à finaliser le single ? Habitué à travailler en binôme depuis les débuts, je me pose la question. Idounda, lui, semble réellement perplexe et me le montre bien.
Je réalise plusieurs versions vocales et lui remet les bandes pour qu'il puisse démarcher les maisons de disque. Pendant ce temps, je décide de réaliser un dub à ma façon en utilisant une impro réalisée par l'un des chanteurs de la chorale, un certain Sébastien.
En effet, j'avais demandé à chaque membre d'improviser pendant 5 ou 6 minutes sur la maquette de l'instrumental original à l'issue de la session studio.
Et la voix de ce Sébastien de me scotcher totalement et de m'inspirer au plus haut point. Oui, je tiens là mon "Double Dee" ou mon "Joe Roberts" français et j'ai toute la matière pour réaliser un dub garage qui ressemblera à tout ce que j'aime dans la soulful house.

Hélas, avec un Charlie totalement démotivé, aucune signature n'interviendra et le projet mourra en l'état.
En juin 1999, près d'un an plus tard, coup de théâtre. Alors que j'ai tout laissé tomber et que je suis entré dans l'univers du web, Charlie m'appelle pour m'annoncer que Jane Fostin est intéressée pour reprendre le titre sur son album et qu'il serait souhaitable que je vende la bande afin qu'elle utilise les choeurs de la chorale gospel sur le mix.
Ainsi finit ce beau projet. Moyennant quelques milliers de francs, il se retrouva de manière totalement anonyme sur un album qui ne vendra finalement... que des clopinettes.

Reste ce dub que je vous présente ici sous le nom maladroit de THE GOSPEL PROJECT (à quoi bon donner un nom à un concept mort-né).

10/ JUDY CHEEKS "Just as long as you're good to me" : elle avait réalisé un top 10 en 1978 avec le titre Mellow lovin', tout ce que je déteste dans le disco, une sorte de "Abba-like", le talent en moins. En 1994, elle revient en force avec Reach (remixé par Brothers In Rhythm) puis, l'année suivante, avec Respect et ce titre Just as long as you're good to me produit par Love to Infinity.

11/ ADEVA "I thank you" : une double priority pour le duo de producteurs mancunéens. Excellente inspiration sur ce classique garage d'Adeva datant de 1989 et qui avait alimenté les grandes heures du Skydance.

12/ Autre figure de la "early house", YAZZ, chanteuse pour Coldcut (Doctor in the House) ou pour son propre groupe (Stand up for your love rights).
Le come-back en 1995 est fugace mais le talent de Roger S fait la différence sur ce mix de "Have Mercy".