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vendredi 26 septembre 2014

N° 221 : A Sky Full Of Trance (Filo & Peri, Dinka, George Acosta...)


Set non disponible

Lorsque j'ai entendu pour la première fois "A Sky Full Of Stars" de COLDPLAY, comme beaucoup de monde, j'ai tout de suite accroché. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas ce qu'ils ont écrit de plus fédérateur depuis Viva La Vida.
Et à l'écoute du jeu d'accords, l'un de mes titres trance de prédilection, "This Night" de FILO & PERI, a immédiatement surgit dans ma tête.
Ainsi, les grands Coldplay s'étaient-ils largement inspiré de cet obscur titre sorti en 2010 par un duo de producteurs américains.
Grâce à un timestretching poussé, le mélange parfait des accords devint possible. Je ne suis pas le premier à avoir pensé à l'idée, mais mon "semi-mash-up" a été réalisé "live" à l'arrache sur Traktor.

"Love Rain Down" (First State Remix) de GEORGE ACOSTA est une pure merveille. Je suis totalement envoûté par la voix de la chanteuse Fisher.
Comme c'est également le cas avec la chanteuse celte Audrey Gallagher pour Filo & Peri, les producteurs de trance et de progressive ont ce don de savoir choisir des voix angéliques pour interpréter leurs morceaux et c'est en grande partie ce qui crée la magie, même si la programmation des synthés et des effets jouent dans le résultat final.

En  2012, Airplay avait sorti un fantastique titre de progressive house dans le style Swedish House Mafia : "Beating Of My Heart" par les suédois de M3-OX.
Pour les amateurs de lounge, un Tranquility Mix totalement planant a été commercialisée en 2013.

La plus belle réussite des DJ/producteurs australiens GOODWILL & HOOK N SLING est incontestablement ce remix de la ballade Big Jet Plane de Angus & Julia Stone sous le titre "Take You Higher".

BELLATRAX feat. Sophia May "I Can't Help Myself" (Sunfreakz Extended Mix) : Sophia May faisait partie des chanteuses que j'avais contactées en 2011 pour mon projet The Oyster Protocol avec Cutmaster, mais les tarifs prohibitifs (2000£ la séance) m'avaient hélas vite dissuadé d'entrevoir toute collaboration. A cette époque, forte du succès du titre de Bellatrax et de son single Another Day, Sophia May était en partance pour une carrière américaine.
I Can't Help Myself est avec Can't Hod Back l'un des deux seuls tubes du DJ Chris Dececio. C'est un must-have absolu de la piano-house vintage.

DIM CHRIS est à mon sens le DJ français qui nous a gratifié en 2010 du plus beau titre de Vocal House, "Sometimes", et c'est le seul frenchy qui ait pu s'offrir les services de celle que je considère comme la plus grande diva blanche de la house music : Amanda Wilson.
Amanda Wilson possède toutes les qualités que j'apprécie chez une chanteuse : une voix claire, sensuelle ou puissante selon l'intensité souhaitée, avec un contrôle total du vibrato. C'est la reine de l'appogiature (chère à Jenifer), un artifice vocal consistant en une petite note dissonante (ou sans tonalité) qui sert à accentuer la note suivante (note principale).
Elle symbolise le meilleur exemple de ce talent à passer avec une facilité déconcertante d'une voix de tête (une voix sans puissance pour interpréter les notes aigus) à une voix de poitrine (à pleine puissance pour les notes situées dans le registre naturel). Ecoutez-bien des chanteurs comme Pascal Obispo, Christophe Willem ou Chris Martin (de Coldplay), ce sont des experts en la matière.
La mélodie et les arrangements de Sometimes sont un cadeau pour les oreilles mais, malgré un très beau clip, ce titre est passé inaperçu dans les médias.

LEVENTINA & DINKA"Elements" (2013 Reload) : ne vous fiez pas à l'image de baby doll blonde aux yeux bleus, Dinka est une DJ suisse respectée et adoubée par Tiesto. Elle propose une progressive house très mélodieuse. Pour Elements, elle s'est associée au duo Levantina, également suisse, et tous font partie du collectif The Helvetic Nerds qui compte également des artistes comme Nora En Pure ou EDX.

"How Would U Feel" de DAVID MORALES me rappelle toujours l'époque où je jouais au jeu vidéo GTA Vice City Stories/The Ballad Of Gay Tony. Dans l'une des missions, vous devez vous rendre dans une discothèque et danser parfaitement sur la piste, notamment sur ce titre.
La version jouée ici est celle de Peter Rauhofer, le producteur autrichien de Danube Dance et Club 69, hélas décédé en 2013 d'une tumeur au cerveau.

Bien évidemment, la similitude du gimmick avec "The Real Thing" de TONY DI BART appelle le mix entre les deux titres.

Petit clin d’œil au Hit des Clubs Skyrock (que j'ai animé un temps) avec un "Reel-2-Real-like" : THE OUTHERE BROTHERS et "Boom Boom Boom" sorti chez Happy Music en 1995. Il se situe dans la ligné de If You Wanna Party de MOLELLA feat. The Outhere Brothers, autre tube du Hit des Clubs sorti la même année chez Scorpio.

Final avec un titre house assez indescriptible, "Gotta Have Hope" de BLACKOUT. Le remix de Dillon & Dickins contient un large sample de la B.O. du film 2001 Odyssée de l'Espace qui arrive de manière tout à fait inattendue aux 3/4 du morceau, intermède flamboyant avant le retour du rythme et d'une slap basse hargneuse. La voix, assez identifiable, est celle de Loleatta Holloway, que l'on retrouve sur le hit de Dan Hartman Relight My Fire.

vendredi 4 octobre 2013

N° 199 : The big round-up (David Guetta, The Sunburst Band, The Minute Men...)


Set non disponible

1) S. DREAM "Wanna make love" (1991) : vous l'avez découvert dans l'un de mes Skyrock Top Dance megamixes et il semble avoir marqué les esprits de certains d'entre vous. Je pense m'être procuré ce maxi promo totalement débridé au magasin Champs-Disques sur les Champs Elysées. La NewYorkHouseVersion invoque le riff de Rhodes de "K-Jee" de MFSB et reprend le gimmick du break de "Such a Good Feeling" de Brothers in Rhythm sorti la même année (lequel a pompé sur l'autre ?).
Mi house-mi techno, c'est un assemblage très "DJ" comme il en existait beaucoup au firmament de la house.

2) THE MINUTEMEN feat. Norty Cotto "Bingo Bango" (1988) : Norty Cotto alias The MinuteMen est un producteur basé à  N.Y. Il existe une version hip-house très proche de ce titre (Ok, Alright) sur l'album Engineers Can Dance Too sorti l'année suivante. Norty Cotto est désormais pleinement investi dans une latin house que ne renierait pas Louie Vega.

3) THE FUNKY WORM "Hustle! (Funky Fon Force Mix)" (1988) : l'un des maxis house les plus brillamment remixés de l'Histoire ! le break rythmique de congas de Do what you wanna do de T-Connection sert de base à cette version enthousiaste en provenance de Sheffield.

4) C.M. TONI "Hustle ain't over" (1992) : et pourquoi ne pas profiter plus encore de cette loop infernale avec ce titre rare entendu un samedi soir dans un set réalisé pour la Skyrock Max Party (Ralphy - Liverpool). Encore une house qui batifole sur de vieux samples disco (Earth, Wind & Fire -  Beijo , Double Exposure - Ten Percent...)

5) AFRICANISM "Macumba Walele" (A Better Days Mix) (2001) : bravo à Bibi de la radio NRJ pour cette excellente version "afrobeat". On croirait danser sur du Manu Dibango de la grande époque 80 !

6) ELECTRIC EMPIRE "Always" (Joey Negro Classic Mix) (2012) : un gros clin d'oeil à Stevie Wonder tant au niveau de l'interprétation que de la mélodie. A l'écoute de leur album éponyme sorti en 2012, ce trio australien est tout à fait dans la lignée vintage soul 70's. Les fans d'Al Green pourront retrouver l'atmosphère de Let's stay together sur leur tube Baby Your Lovin.

7) THE SUNBURST BAND "The Secret Life Of Us" (Director's Cut Signature Dub)" (2013) : on tutoie le sublime avec ce dub signé Director's Cut (Eric Kupper - Frankie Knuckles). Joey Negro est l'initiateur de ce groupe de jazz-funk qui a malheureusement annulé son concert prévu à Paris l'année dernière. Aux vocaux, Donna Gardier  (remember I'll be there, le remix de Morales en 1991) et Diane Charlemagne (Urban Cookie Collective, Metalheads...)
8) DEEP BROS. "Get into you" (Deep Bros Vocal) (1998) : de la soulful en provenance d'Italie mais destinée à l'époque au marché anglais, bien plus friand de ce style. L'interprète est Fonda Rae (Living in Ecstasy). Le remix de Kerry Chandler est du même acabit.

9) CANDI STATON "Hallelujah Anyway" (Director's Cut HalleDubya Anyway) (2013) : merci à Manutek pour m'avoir signalé ce single, remix house d'un vieux standard de Candi Staton, chanteuse soul des années 70 dont les fans de house music se rappellent le fameux You Got The Love (Erens Bootleg Mix).

Et soudain, au grand désespoir des puristes, le set bifurque vers l'univers de la dance mainstream ! Vous savez bien que De Carey est imprévisible !

10) DIDO "Sand in my shoes" (Cosmic Dawn Remix) (2004) : la soeur de Rollo (Faithless)... j'aime l'artiste... à tous points de vue, notamment son album Life For Rent sorti en 2003 et dans lequel figure une pléthore de tubes dont White Flag. Cette version club a été réalisée par un remixeur norvégien peu connu, Cosmic Dawn.

11) DAVID GUETTA feat. Usher "Without You" (2011)  : inondés que nous sommes par les singles de Guetta, on finit par ne plus pouvoir séparer le bon grain de l'ivraie. Alternant sensibilité et énergie, ce Without you fait partie des must-have de l'artiste. Pour le refrain et son gimmick de guitare saturée, la référence est sans nulle doute Daft Punk époque 2002.

12) BELLATRAX Feat. Tina Cousins "Can't Hold Back" (2009) : ce titre de Chris Dececio a.k.a. Bellatrax fait partie de mes classiques. On reconnait la signature de celui qui cumule les qualités de compositeur, producteur (TV et disques) et ingénieur du son. La chaleur du mixage et l'épaisseur du kickdrum sont impressionnants. Tina Cousins avait fait une apparition sur le mythique single de Sash, Mysterious Times (1997).
A écouter également son premier single I can't help myself, tout aussi explosif.

mardi 1 novembre 2011

N° 127 : Trance-Houz-Xpress (Max Graham, Bellatrax, Pizzaman...)

Set non disponible

Après 6 mois de recherches au cours desquelles les pistes naissaient et échouaient inlassablement, nous sommes proches de concrétiser notre objectif, Londres étant la destination finale.
La quête de la "sainte voix" est bien notre rocher de Sisyphe.
Tant qu'elle n'est pas "dans la boîte", je ne pourrai en dire plus, la superstition étant partie intégrante de ce métier qui manipule le destin d'une chanson dans l’irrationalité la plus totale.

"Celles qu'on a pas eues", voici comment symboliser les chanteuses qui figurent sur la première partie de ce set.

On pourrait évoquer le désintérêt notoire des chanteuses internationales (anglaises, hollandaises, suédoises, allemandes...) pour les producteurs qui n'ont pas de renommée établie (elles déclinent l'offre sans même avoir entendu la chanson). Que l'on ne me dise pas que ces chanteuses cherchent à tout prix des plans pour percer ou assurer les fins de mois, je n'y croirais pas une seconde.
L'industrie musicale est parait-il en crise, mais il ne semble pas que tous ses acteurs en souffrent forcément.

Qu'en est-il des chanteuses françaises ? il parait qu'un grand nombre d'entre elles recherchent désespérément du travail, c'est ce que nous vérifierons dès que nous entamerons le sourcing de talents dans notre pays d'origine.

1/ ARMIN VAN BUUREN feat. Sophie Ellis-Bextor "Not giving up on love" : Evidemment nous n'avons pas cherché à contacter Sophie Ellis-Bextor ou Amanda Wilson car nous savons d'avance que le deal serait intenable et qu'elles ne perdraient pas de temps avec d’illustres inconnus sans discographie convaincante. Il faudra revenir par la porte du Coq dans l'univers de la dance music.

Armin Van Buuren a offert à la belle ce somptueux titre qui, malgré sa signature chez Scorpio, "n'a pas rencontré son public", (comme on dit généralement).
Le clip hollywoodien, la mélodie qui tue, l'esthétique irréprochable de l'interprète, tout était réuni pour un tube, mais, comme d'habitude, la France a préféré se cantonner à écouter sa variété de plus en plus barbante.

2/ FILO & PERI feat. Audrey Gallagher "This night" : je n'ai pas contacté cette chanteuse car cela faisait quelques semaines que je m'étais lassé d'envoyer des mails sans suite à travers l'Europe.
La voix délicate de cette irlandaise sied parfaitement à l'ambiance trance et comme je l'ai déjà dit ("comme je l'dit bien souvent", aurait écrit Thierry Henry), la piste des chanteuses gaéliques ou folk est à prioriser dans ce style.

Filo & Peri sont deux DJ's-producteurs américains qui proposent des sets totalement audiovisuels, "Lights n loaded". Sur la vidéo de présentation, vous pourrez rêver de la table de mixage du futur.

3/ MAX GRAHAM feat. Ana Criado "Nothing else matters" : Le Canada recèle quelques talents exceptionnels en matière de trance. Après Deadmau5, voici Max Graham, d'ailleurs auteur du remix du titre précédent.
C'est la sublime Ana Criado qui porte la mélodie. Hélas cette voix n'est pas encore à notre portée, faute à des conditions de deal trop dures proposées par les managers hollandais, mais "tout vient à point à qui sait attendre" dit le proverbe.

Vous pouvez retrouver Ana Criado sur "Sunset Boulevard" d'Alex M.O.R.P.H. et furtivement sur "Down to love" de Armin Van Buuren.

4/ LIQUID NATION feat. Andrea Britton : je crois qu'avec Andrea Britton, on a atteint les sommets de l'inacceptable en matière de deal. Après 3 mois d'attente, son manager m'a demandé que lui soit reversé 70% de tous les gains (édition et royalties) !!! Si cela n'est pas une fin de non-recevoir, ça y ressemble énormément.

Nous n'attendrons pas Andrea Britton comme les moines attendent l'Abbé, nous avons déjà passé notre chemin.
Cela étant, son interprétation est tout à fait exceptionnelle sur ce "one-shot" du groupe anglais Liquid Nation.

5/ BELLATRAX feat. Tina Cousins "Can't hold back" : Tina Cousins fut évidemment parmi les premières à être contactées. Je me rappelle encore le fantastique "Mysterious times" de SASH.
On attend toujours la réponse, mais nous ne pouvons pas passer notre temps à faire des Adoremus car les projets qui réussissent se bâtissent généralement rapidement.

"Can't hold back" est le follow-up de "I can't help myself" qui fut un hit international en 2008 (N°1 du Billboard Dance Airplay Chart durant 3 semaines).
L'arrangement pêchu, bourré de bruitages est un modèle du genre.

6/ THE BLIZZARD & OMNIA "My inner island" : encore un remix du russe Yuri Kane dont j'ai déjà dressé le portrait laudatif sur ce blog.

Transition douce avec la happy-house des années 90.

7/ URBAN COOKIE COLLECTIVE "high on happy vibe" : en la matière, U.C.C. sont des princes de ligne.
"High on happy vibe" est extrait de l'album éponyme qui contient tous les tubes de ce groupe "mythique" (qui a pourtant bien existé !) comme disent à tort un grand nombre de journalistes en panne d'inspiration linguistique.
Ce remix disco-trance à la ligne de basse tout droit sortie de la synthèse d'un Yamaha est signé de l'anglais Johnny Lisners.

8/ PHUNKIE SOULS "Tha music (floats your cares away)" : ce titre sorti sur Strictly Rhythm en 1999 sample "I don't need no music" de Tom Moulton (1979).

9/ THE NIGHTGROOVERS "Do it all night" : C'est ici le fameux "Running away" de Roy Ayers qui sert de base à une toute nouvelle mélodie chantée par Deanna Della Cioppa, choriste renommée aux USA.

10/ DEBORAH WILSON "Free" : le sample vocal est tiré d'un titre assez anodin de 1987 : "Mr Right" par Eleanore Mills.
On l'a déjà entendu sur "Tall and Handsome" de Outrage.

11/ PIZZAMAN "sex on the streets" : c'est un concept festif crée par Norman Cook a.k.a. Fatboy Slim (voir le clip dans lequel une sorte de muscadin déjanté fait le zouave dans les rues de Londres).
Titre culte de la happy-house, c'est le follow-up de "Trippin' on sunshine" (1994).

Dommage que plus aucun producteur ne propose ce type de délire, la happy house ayant hélas totalement disparu. C'est peut-être l'ambiance lugubre de notre époque qui a eu raison de ce style.

12/ TIN TIN OUT "All i wanna do" : l'accapella de "Get with U" de Lidell Townsell & M.T.F., tube largement joué à l'époque dans mes Skyrock Top Dance Megamixes, est ici samplé pour un fabuleux remix techno-house signé José Nunez (Constipated Monkeys, Da Mob, Smooth Touch, Pianoheadz...), complice d'Erick "More" Morillo et chantre de l'underground house new-yorkaise.

vendredi 2 septembre 2011

N° 118 : Melodic Trance (Armin Van Buuren, Yuri Kane, Deadmau5, Julie Thompson...)

Set non disponible

Mon mois d'août aura connu une intense activité, tant au niveau professionnel que concernant la préparation des futures productions avec mon vieux complice Cutmaster.

C'est avec l'acharnement d'un Breton que j'ai mené ma quête de la voix qui portera nos titres.
Si patience et persévérance sont récompensées, je serai porteur de nouvelles concrètes d'ici peu.

Mais Dieu sait que la France n'est pas le terrain idéal pour percer dans ce métier. Je l'ai souvent dit et je me demande finalement si cela n'explique pas la pénurie de productions françaises de qualité. Après tout, ils sont peut-être nombreux à tenter de se hisser au niveau de nos voisins européens et à capituler devant l'obstacle quasi-infranchissable. Autant tenter de capturer la biche de Cérynie.

Guetta est en orbite, ayant définitivement conquis le marché US. On doit lui reconnaître le mérite d'avoir suscité l'engouement pour la dance music dans ce pays qui ne connaissait que deux gros formats radio : Rock et Rap.

Martin Solveig a réalisé un très bon premier semestre avec deux excellents titres : "Hello" et surtout "Ready to go" (le Radio Edit et le Hardwell Remix).

Enfin, est venue la surprise de Muttonheads avec "Trust you again", de la dance française de calibre international. Avec son refrain entêtant et ses arrangements aux petits oignons (merci le side-chain !), c'est pour moi une référence.
Rencontrée par le producteur lors du gala d'une grande école, c'est Joséphine Monthioux, jeune chanteuse paloise, qui assure les vocaux.
Dommage que le clip original soit assez convenu et que la "summer version" pompe totalement l'idée de "Seek Bromance".


La rentrée est placée sous la bannière trance, un style dont j'ai fait bombance ces derniers mois avec de très belles découvertes à commencer par JULIE THOMPSON.
Une voix pure et éthérée qui porte les mélodies au Walhalla.
Son album solo "Feeling For Corners" sorti en 2009 est un "must-have"en matière de trance mélodique et de progressive house. Il a bénéficié de la collaboration de Tiesto et d'Andy Duguid (découvrez son titre "Falling" avec Julie Thompson en featuring).
Le titre qui introduit ce set est "What will i do?"


FIRST STATE est un producteur hollandais orienté trance comme beaucoup de ses pairs tels le grand Armin Van Buuren.
First State fait appel à la chanteuse folk d'origine galloise Sarah Howells pour "Brave".
La filière folk est d'ailleurs fréquemment utilisée pour trouver la chanteuse idéale car les voix douces style "Moonlight Shadow" conviennent parfaitement aux mélodies et aux ambiances planantes de la trance.


"Paradise" de MOLELLA n'est pas véritablement trance, mais je ne pouvais pas résister au plaisir de jouer ce titre que m'avait fait découvrir Cutmaster.
Le timbre épais de la voix d'Alessia D'Andrea apporte l'envergure nécessaire au titre.
Alessia avait été pressentie pour nos titres, mais la préparation de son album la mobilise à plein temps. Peut-être une piste pour le futur puisque nous sommes désormais en contact avec son manager et son label.


YURI KANE est sans doute le plus doué des producteurs trance russes.
Je vous avais présenté son remix de "Say" de ADAM TAS juste avant les vacances.
Ce fantastique "Right back" a reçu la bénédiction d'Armin Van Buuren, un homme de goût, sorte de "prince de Ligne" de la trance (même si ce prince là était belge et wallon).


Derrière son allure frêle, le producteur canadien DEADMAU5 fait figure de géant de la techno et de la progressive house, lui aussi adoubé par Tiesto et Van Buuren.
C'est avec "Faxing Berlin" qu'il perce en 2007. Les accords aux harmonies complexes identifient immédiatement son style épuré.
Il est sublimé sur "I remember" de Kaskade grâce à la voix aérienne et juvénile de Haley Gibby. L'album de Haley, sorti il y a 1 an, est tout aussi réussi que celui de Julie Thompson. Il comporte notamment une version très acoustique de ce "I remember".

Dans la même veine, jetez-vous sur "Move for me" , toujours avec Kaskade et Haley.
Les deux titres ont été classés N°1 du Billboard's Hot Dance Airplay Chart !
Autre single remarquable, "Angel On My Shoulder" (EDX Remix) fut lui classé 5ème.


NADIA ALI "Rapture" : que dire d'autre que ce titre représente l'alliance des sonorités orientales et de la dance européenne. Tout comme pour "Seek Bromance", le producteur Avicii nous gratifie d'un gimmick de haute volée, élément d'arrangement souvent bâclé dans les productions actuelles qui privilégient hélas les sons débiles genre scie électrique.
Dommage que le refrain ne soit chanté qu'une seule fois, laissant rapidement la place à une sorte d'ad lib.


"Yerba del diablo" de DATURA est un maxi culte sorti chez Panic Records en 1992 et décliné en 4 versions assez différentes. A l'époque Skyrock, j'ai surtout joué "Achico".
Voici "Shagras", incontournable des sets trance même actuels.


C'est Alex M.O.R.P.H. & Chriss Ortega qui réalisent ce remix de "World Keeps Turning" de l'anglais BELLATRAX.
Alex MORPH est un remixer allemand très demandé sur la scène trance. Je possède quelques-unes de ses œuvres dont le somptueux remix de "Winter stayed" de TRIPLE A.
Ne pas rater non plus son travail sur "1998" de Binary Finary.


"Life" fut le 2e tube de HADDAWAY à la grande époque du Hit des Clubs Skyrock. J'avais dû jouer plusieurs fois ce Mission Control Remix. L'autre face du maxi est signée Bass Bumpers.


KELLY OSBOURNE "One Word" : la copie conforme de la mélodie de "Fade to Grey" de VISAGE !
Kelly Osbourne est la très iconoclaste fille du chanteur de métal Ozzy Osbourne : actrice, chanteuse, mannequin, designer, animatrice radio... c'est une "cumularde" (comme aurait dit le cultissime Georges Marchais).
Les arrangements de ce remix club sont assez similaires à la version originale plus lente.
Merci encore à Cutmaster pour la découverte de ce titre !


Final avec le maître de la Trance, ARMIN VAN BUUREN. D'aucuns diront que Tiesto EST le vaisseau-amiral, mais Tiesto me paraît beaucoup moins à l'aise dans le registre commercial.

En tous cas, heureux sont ces bataves qui peuvent disposer de nombreuses chanteuses locales, d'une solide culture et des structures d'une grande nation de la dance music.

Lors de mes différents échanges avec les managers et les labels européens, j'ai pu apprécier l'organisation et le sens "impitoyable" du business des hollandais (tellement impitoyable que toute collaboration est impossible sans être "saigné à blanc" d'entrée).

L'original de "Never Say Never" (avec Jacqueline Govaert) est un chef-d'œuvre de progressive house. Ce remix de l'ukrainien Omnia est plus mélodieux, d'où sa présence dans ce set.


La semaine prochaine, retour à la house dans tous ses états.