Affichage des articles dont le libellé est Petra and Co. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Petra and Co. Afficher tous les articles

vendredi 8 novembre 2013

N° 204 : Doctor House (First Choice, Inner City, Clivillés & Cole, Mr Lee...)


Set non disponible

1) FIRST CHOICE "Doctor Love" (Decareydited Clivillés & Cole's Remix) (1993) : à l'occasion du 20e anniversaire de Salsoul Records, les plus grands hits du label furent proposés au remix aux cadors de l'époque (Morales, Hurley, Tenaglia...). Clivillés & Cole offrirent une ribambelle de versions de Doctor Love (1977). J'ai utilisé le mix principal en y intégrant le break au "church organ" de la David's Jam. On s'éloigne des paillettes disco pour se rapprocher de l'ambiance des messes gospel chères aux américains.

Doctor Love est avec Let No Man Put Asunder le titre de First Choice le plus samplé de l'histoire de la house music.

2) TAYLOR DAYNE "I'll wait" (E-Smoove Vocal Mix) (1993) : ce disque a déjà été chroniqué dans mon set N° 11.

3) SENSIBLE HOUSE "Give A Little More" (Sub-Urban Mix) (1993) : encore un extrait de la 1ère compilation du label de Tommy Musto sortie en cette année millésimée que fut 1993.

4) HAUSICK "Fight For Your Mind" (Original Mix) (2012) : de la pure vintage house sobre et efficace comme je l'aime. Une découverte Traxsource.

5) INNER CITY "Good Life" (Matt Smallwood Remix) (2012) : l'année 2012 fut le prétexte à une vaste campagne d'exhumation de ce tube historique de Inner City. Le traitement électro global n'apporte vraiment aucun "plus" à l'original (comme quoi, l'électro reste une mode basée sur l’esbroufe puisque qu'elle peine à transcender des titres réalisés 20 ans auparavant). Cependant, cette version qui conserve la solide base originale tire son épingle du jeu.

6) PETRA & CO "just let go" (1989) : dans les traces de Technotronic, PhilWilde, futur producteur de 2 Unlimited, démontrait tout son potentiel.

7) 2 IN A ROOM "Take me away" (Vol.1 Remix) (1989) : je n'ai pas très bien compris cette appellation bâclée pour ce remix culte de Little Louie Vega au sample ravageur (qui constitua d'ailleurs la base du tube français de Bond 55 Rave On Me, deux ans plus tard).

8) THE BRAT PACK "So Many Ways" (Do It Properly Part II) (Worldwide Dj Anthem) (1988) : les premiers pas du duo Clivillés & Cole dans la cour des grands.

9) C & C MUSIC FACTORY "Just a touch of love" (The Standard House Mix) (1991) : un maxi aux versions mythiques qui hélas ne put égaler le succès de Gonna Make You Sweat, bien que sorti en France chez CBS/Sony. Ce titre rend hommage au classique de Slave sorti en 1979 et à A Little Bit Of Jazz de Nick Straker Band.

10) Mr LEE "Pump That Body" (Ultimix) (1990) : la hip-house, un style hélas disparu (La France n'en aura retenu que les comiques de Benny B et les Bassline Boys). Extrait du volume 34 de la série de remixes américains destinés aux DJ's professionnels. Le label existe toujours.

11) HOUSE 2 HOUSE "I Wanna See You Dance" (Bleeding Speaker Mix) (1991) : entendu dans le set de Maurice Joshua pour la Max Party en 1992. On y retrouve l'inévitable sample de Doctor Love de First Choice ainsi que le hit Now That We Found Love de Third World.

12) CAJMERE "Brighter days" (Todd's TNT Dub) (1992) : Ce vieux filou de Todd Terry recycle un riff déjà utilisé pour un remix de Bizarre Inc. (I'm Gonna Get You)... un riff qui sera encore repris par Cool Jack (Jus' Come) en 1996.

mardi 5 avril 2011

N° 105 : House came turn around (Farley Jackmaster Funk, Magoria, Andy Compton, Saffron...)

Set non disponible

Comme promis de longue date, je vais vous raconter l'histoire de ce tube historique de la house music : "Love can't turn around" de FARLEY "JACKMASTER" FUNK & JESSIE SAUNDERS.
Je m'appuis ici sur la biographie de Jesse Saunders parue sous le titre "House music : the real story". Cette version des faits est corroborée par d'autres artistes majeurs de la scène house et l'on peut donc lui accorder un certain crédit.
Jesse Saunders est présenté comme l'inventeur de la house music avec le single On & on", un titre hélas sans grand intérêt.

Nous sommes en 1986. La rivalité entre deux radio DJ's, Steve Hurley et Farley Keith, plane sur Chicago. Les deux protagonistes se disputent la paternité du surnom "Jackmaster".
Steve Hurley décrète que son nouveau nom est Steve "Jackmaster" Silk alors que Farley Keith surenchérit en se proclamant Farley "Jackmaster" Funk. Une querelle dérisoire qui est symbolique de l'ambiance nauséabonde dans laquelle baigne une house music encore embryonnaire.

Peu de temps après le déclenchement des hostilités, Farley fait écouter à son ami Jesse Saunders une K7 de piges d'émissions radios locales qui contient un titre réalisé par Hurley, une sorte de remix house d'un titre anecdotique de Isaac Hayes, "I can't turn around", qui figure en fin de face B de l'album "Chocolate Chip" sorti en 1975.
Farley est déterminé à surpasser son rival en sortant sa propre version de l'idée en ne gardant que la ligne de basse et en créant une nouvelle mélodie.
Saunders ayant connu par le passé quelques embrouilles avec Hurley, il décide de suivre Farley et de collaborer au projet.
Le chanteur choisi est un certain Daryl Pandy, artiste local encore inconnu mais à la palette vocale très étendue.
Le titre, renommé "I can't turn around", est signé en avril 1986 sur le label DJ International dirigé par le peu recommandable Rocky Jones. La ligne de basse étant le seul élément emprunté à l'œuvre d'Isaac Hayes, les risques de procès sont évalués comme minimes.

L'explosion des ventes ne se fait pas attendre, le buzz se répandant rapidement à travers la communauté de DJ's locaux.
Rocky Jones signe d'ailleurs sans rechigner un chèque de 10 000 dollars à chacun des deux producteurs, juste un mois après la sortie du single.

Quelques mois plus tard, Jesse Saunders est en tournée à Londres et réalise un set dans un Virgin Megastore.
C'est avec stupeur qu'il découvre sur un écran géant la vidéo de son titre interprété par Darryl Pandy, un hit déjà plébiscité par l'émission "Top of the Pops" et signé sur London Records par Rocky Jones à son insu !
C'est une magouille ourdie par Rocky Jones, Farley et le Dj star de la radio BBC One, Pete Tong (dont on espère qu'il fut un complice involontaire).
Jesse Saunders n'est même plus crédité sur la pochette.
"Love can't turn around" sera le premier single house à entrer dans les charts anglais et atteindra la 10e place en octobre 1986.

Quant à Steve Silk Hurley, il tiendra sa revanche en janvier 1987, avec le monstrueux "Jack your body".

Le démarrage de ce set est un clin d'œil à cette histoire tout à fait représentative de tous les coups bas qui jalonnent le difficile métier de producteur.


"Devotion" de TEN CITY sorti en 1987 est l'un des accapellas les plus samplés de l'histoire. Sa première renaissance en 1991 est l'œuvre de Nomad avec "(I wanna give you) Devotion", gros hit du Skyrock Top Dance qui a même à l'époque bénéficié d'une superbe version d'un certain Joey Negro alors totalement inconnu.

J'ai découvert "Mutoid waste" de MAGORIA sur la radio Maxximum en 1991.
Cette production "Inner City-like" (comme tant d'autres) très inspirée de "Good Life" est signée par les suédois Stonebridge et JJ, eux aussi alors totalement inconnus.

C-ROCK "Rawsen" : ce qui m'a plu dans cette production allemande répétitive est le son très puissant et évolutif du gimmick du synthé, un grain qui n'est pas sans me rappeler ce fantastique joujou que fut le Pro One de Sequential Circuits (qui a servi notamment à réaliser notre remix trance de "Take it easy" de CHERRY MOON).

"Just let go" de PETRA & CO est un autre "Inner City-like" qui reprend cet accord de clavier entendu sur "Big Fun" et qui, très étrangement, a subjugué bien des producteurs alors qu'il y avait tant d'autres sons à créer facilement grâce à la puissance et la simplicité d'utilisation de samplers comme le S1000 de chez Akaï.

BLACK BOX "I don't know anybody else" : après la version tonitruante de Steve Silk, voici un remix plutôt garage signé DJ Lelewel.

SAFFRON "Circles" : cet immortel dub de Frankie Knuckles me rappelle les grandes heures de la Max Party et ses sets de DJ's internationaux.

ANDY COMPTON feat. Diviniti "In time" : retour au 21e siècle avec un titre lounge/downtempo composé par l'un des membres du groupe anglais THE RURALS et remixé par les australiens de Soulful House Experience (SHE).

LIPS feat. Bongi Mvuyana "Time is now" : cette merveille nous vient tout droit d'Afrique du Sud, pays hautement improbable en matière de soulful. La house se mondialise aussi.

D-MALICE feat. Rebecca Knight "Poison" : ce "direct-to-mp3" est un remix somptueux signé Scott Wozniak.
Vous comprenez pourquoi il est désormais crucial de s'équiper d'outils comme Virtual DJ ou Traktor puisque le vinyle est à nouveau menacé de disparition.

vendredi 23 janvier 2009

N°2 : Tribute to SkyDance (RLP, 90's house tracks)

Set non disponible







Ce 2ème set est en grande partie consacré à l’émission SkyDance animée par RLP à la fin des années 80 sur Skyrock.

Bien que j’ai un différend sérieux à régler avec le personnage, une dispute qui date de l’époque où il dirigeait le label More Vynil au sein d’Universal, j’en fais ici abstraction pour rendre hommage à cette émission qui est à l’origine de ma carrière radiophonique sur Skyrock, une belle aventure de 7 années.

1988
. Alors que je crois la musique funk définitivement avilie par les boîtes à rythme surgit le mouvement «house». Je suis averti de l’existence de l’émission de RLP par un ami qui, lui, n’a pas décroché du «clubbing». Il me vante la qualité de la programmation et des mixes...ce qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd.
Je deviens alors un véritable «accro» au point de décliner toute invitation le samedi soir afin de profiter pleinement du show et du fantastique traitement de son qui l’accompagne.
Il semblerait d’ailleurs que la machine responsable de cette compression «mythique» soit le BSS DPR402.

Début 1991, fort de quelques succès en tant que remixeur (concours DMC, Abyale, MC Solaar), je décide de postuler chez Skyrock pour proposer ma collaboration comme producteur-mixeur à cette émission.
Le destin voulut que Jean Isnard, directeur d’antenne de l’époque, me donne ma chance et me propose carrément de la réaliser et de reprendre le flambeau des megamixes ! une aubaine qui n’arrive qu’une fois dans une vie.

C’est pourquoi, dès ce 2ème numéro, je souhaitais partager quelques titres emblématiques de l’émission avec vous.

1/ L.A. MIX «Love together» : Le remix 1990 d’une production de Les Adams alias L.A. Mix qui a malheureusement disparu du circuit après avoir livré des chefs d’œuvre comme «We shouldn’t hold hands in the dark» ou «Mysteries of Love».

2/ la symbiose entre un DJ (Clivillés) et un musicien (Cole), cela donne un duo talentueux qui faisait ici une entrée fracassante parmi le Gotha du remix sur le «Pink Cadillac» de NATALIE COLE.

3/ On retrouve les deux compères sur «Give you all my love» de STACEY Q, une chanteuse, clone de Madonna, dont le seul hit majeur fut le déplorable «Two of hearts». «Give you all my love» aurait sans doute sombré dans l’oubli sans l’intervention des C & C qui décapent le titre du sol au plafond avec ce dub house ravageur : ligne de basse et rythmique monstrueuses et samples vocaux à profusion.

4/ THE FUNKY WORM «Hustle to the music» : ce disque emblématique du Skydance me fut volé lors d’une soirée périlleuse en plein cœur de la zone industrielle de Chennevières sur Marne où les bandes des barres HLM du coin s’étaient invitées, semant la terreur dans la salle. Il est signé Mark Brydon qui produira plus tard «Love come down» de Eve Gallagher et «Who’s gonna love you?» de JagDeep Singh, deux cool tempos indispensables.

5/ THE SOURCE «Rock the House» : le groupe auteur du célèbre «You got the love» est ici remixé par l’un de mes chouchous, Steve Silk Hurley.

6/ TONY TERRY «Young love» : un titre à l’accapella maintes fois utilisé «i’m just rockin’ to the rhythm of the groovy beat in attempt to raise your body heat». Ce mix comporte de nombreux edits qui le rendent hypnotique par instants ; il est l’œuvre d’Omar Santana, à juste titre surnommé «The Editing King», dans la lignée des Chep Nunez et autres Nagradance que les auditeurs de Skyrock ont connu.

7/ TONY TERRY «Forget the girl» : un remix de Steve Peck, un ingénieur du son-remixeur au palmarès plutôt pop (Madonna, Duran Duran, Thomson Twins, Level 42, George Michael…).
Le titre s'inspire quelque peu et sample "Woman" de BARRABAS (à 49" du début), un classique du Loft de David Mancuso.

8/ BARDEUX «I love to bass» : Ce duo maintes fois remanié atteignit la place N°3 du Hot Dance Music/ Club Play Chart en 1989 avec ce single dont je vous présenterai le fabuleux remix de David Morales dans quelques temps.

9/ Mr LEE «Get Busy» : Le DJ rappeur de Chicago est un pionnier de la hip-house, ce style qui fit la jonction entre hip-hop et house afin de permettre aux morceaux de s’intégrer dans les sets des DJ’s au métronome du 120 BPM.

10/ SIMON HARRIS «I’ve got your pleasure control». Simon Harris a fait le bonheur des DJ’s avec sa collection «Beats, Breaks & Scratches». Ce titre de 1988, récurrent dans les playlistes de RLP, marque les débuts de la chanteuse LONNIE GORDON qui explosera l’année suivante avec «Happening all over again» puis «Gonna catch you».

11/ PETRA & CO «Just let go» : une production belge signée Phil Wilde, l’homme qui allait bientôt former ce duo mémorable avec Jean-Paul De Coster et commettre les tubes du groupe 2 UNLIMITED.

12/ SOUL REBELLION «Simple rhythm» : une production Arthur Baker, omniprésent au début des années 90. A noter dans l'intro, un sample de Let's go to the disco par UNDISPUTED TRUTH.

13/ SEDUCTION «Two to make it right» : Un nouveau mix signé Clivillés & Cole, l’un des nombreux disques achetés lors d’un séjour assez mémorable à Miami en 1990. Je résidais alors sur une île privée qui abritait 3 énormes résidences (Michel Sardou y avait un appartement) et une marina. Luxe ultime, chaque jour, un voiturier était chargé d’aller chercher ou de garer mon véhicule, une Buick qui m’avait fait découvrir les joies de la conduite automatique.
Miami, sa plage protégée par les filets anti-requins, ses hôtels «rococo», le port de plaisance qui côtoie le «downtown» mal famé, les carrefours avec 4 stops (le premier qui s’engage est le plus audacieux), le petit quartier français et l’inoubliable traversée de nuit des rues chaudes où l’on sait que le danger guette à chaque instant.

14/ ALISHA «Bounce back» : un titre découvert sur Maxximum. Le sample d’Inner City hante toujours les arrangements comme sur des milliers d’autres titres de l’époque. Vu l’avez entendu 532 fois depuis le début de ce set !!!

15/ WEE PAPA GIRL RAPPERS «Get in the groove» : Ce duo féminin anglais est remixé façon hip-house par Mr Lee dont je vous parlais avant. RLP s’était emparé d’un autre titre cette fois totalement hip-hop, la reprise d’un tube de George Michael, «Faith».

16/ CLIO & KAY «Street groove» : De la Dance très efficace en provenance d'Italie et produite par Roberto Ferrante qui, bien avant Double You, avait déjà sorti un cover du «We all need love» de TROIANO.

17/ «Spread love» : Une reprise d’un titre anecdotique de FATBACK BAND par les producteurs danois CUT’N MOVE. A noter un sample de cuivres largement pillé à l’époque, l’intro de «You can't hide» par TEDDY PENDERGRASS.