Affichage des articles dont le libellé est Booty Luv. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Booty Luv. Afficher tous les articles

vendredi 5 octobre 2012

N° 164 : Dance anthems (DJ Dado, Katy Perry, Sia Furler...)


Set non disponible

Si j'étais aux commandes d'une émission de radio, nul doute que l'un de mes sets dédiés à la dance music ressemblerait à ceci : un mélange de vieux golds des années 90 et de hits du moment.
A vous de juger si ce cocktail maison vaut le détour gustatif.

1/ DJ DADO "Coming Back" : sorti en 1997 chez Scorpio, ce très bon single ne connut hélas pas le succès du remake "dream music" du thème de X-Files qui avait révélé ce DJ italien un an plus tôt.

Doté d'un excellent couplet, Coming Back s'inspire largement de l'acapella de I Believe par The K London Production Club. The Happy Clappers avaient déjà réalisé un tube vite interdit avec ce même acapella très énergique.

2/ DAVID GUETTA feat. Sia Furler "Titanium" :  je suis heureux que cette excellente chanteuse dont je suis la carrière depuis 10 ans connaisse enfin la consécration grâce à David Guetta (puis Flo-Rida).

Heureux destin pour cette australienne en mal de reconnaissance qui, au début des années 2000, part à Londres chercher la gloire et caste avec succès pour le groupe Zero 7. On découvre alors sa voix nonchalante sur deux des titres-phares de l'album "Simple Things" : Destiny et surtout Distractions
Après un succès d'estime en solo avec le très underground single Drink to get drunk, sa vraie personnalité éclate avec l'album "Colour the small one" (2003). 
Pillé par les créatifs et les music supervisors, on retrouvera le titre Breathe me sur la B.O de la série "Six feet under", Don't bring me down sur celle du film "Quai des Orfèvres" et Numb illustrera la campagne télé de Contrex en 2005. 

A noter également une intéressante reprise de I go to sleep des Pretenders sur l'album "Lady Croissant" (2007).

3/ AVICII vs. LENNY KRAVITZ "Superlove" : Comme Nicolas S., Lenny Kravitz pourrait lui aussi proclamer "J'ai changé !".
En acceptant de confier le remix de l'un des titres de son nouvel album au jeune suédois Avicii, Lenny Kravitz semble avoir ouvert une brèche dans son herméticité légendaire aux musiques "club".
En 1993, notre remix de Gotta have it de Vanessa Paradis avait été interdit par l’intéressé.

Je me réjouis donc qu'une voix aussi suave puisse enfin être sublimée dans de nouveaux univers musicaux même si la version originale est tout aussi merveilleuse.

4/ PLEASURE GAME "Activez les plaisirs" (Remix Act 1) : a l'époque du Top Dance, je n'étais guère enthousiasmé par ce groupe belge et son tube Le Dormeur (oublions vite Capitaine Flam et Le petit chien qui fume). Maxi inmixable, c'était un supplice de devoir le jouer tous les samedis soir en lançant l'intro acapella au doigt au pif en espérant que la première mesure tombe dans le tempo.
Le seigneur des Ténèbres était tout aussi glaçant.
Plus sexy, ce remix de Love is calling (Activez les plaisirs) reste écoutable vingt ans après.

5/ BOOTY LUV "Some kinda rush" : les protégées du label anglais Hed Kandi livrent un titre à la puissance vocale rarement égalée en pop-dance. On dirait du Haji & Emanuel mais il s'agit ici d'un mix des vétérans Soul Avengerz.

6/ KATY PERRY "Firework" : autant Lady Gaga m'horripile au plus au point (et encore plus après son numéro de diva lors de sa venue récente à Paris), autant j'ai beaucoup de sympathie pour cette "fofolle" de Katy Perry, un visage très photogénique, une excentricité relax et une voix exceptionnelle rodée dans les chorales gospel. Que demande le peuple ?
A noter qu'un français a participé à la confection de ce tube : Sandy Wilhelm, un toulousain pour qui la porte du succès s'ouvre en 2009 lorsqu'il collabore avec Guetta sur son album "One love" (6 titres).
Exilé aux Etats-Unis comme bon nombre d'autres producteurs français, le sésame que représente cette collaboration avec le naviral-amiral de la dance française lui permet de co-composer des tubes pour Rihanna (Only girl in the world), Taio Cruz (Higher) et à nouveau David Guetta (Where them girls at), sans oublier son Stargate Remix de Personal Jesus de Depeche Mode.
Il décrochera 2 Grammy Awards en 2011.

7/ DAB & SISSA "Life" ; une grosse nouveauté du label Futurplay dirigé par les anciens boss de Airplay Records.
Le gimmick au piano est sans doute passé dans un effet nommé Effectrix, plug-in qui semble assez efficace pour reproduire la patte Avicii (notamment les tape stop de notes en live).
Je pense que c'est à l'origine un titre instrumental (ce mix) sur lequel des voix ont été ajoutées pour la version radio (moins convaincante).

8/ MUTTONHEADS feat. Eden Martin "Trust you again" : voici pour moi le tube dance français de l'année 2011. La mélodie est parfaite de bout en bout. Ma collègue de bureau (salut Aurélie !!) écoutait ça 10 fois par jour au casque.
La chanteuse Eden Martin (clin d'oeil au roman de Jack London) est une jeune paloise repérée par le producteur dans une soirée de gala de grande école.

9/ GEORGE ACOSTA feat. Fischer "True love" : encore un chef d'œuvre trance en provenance de Miami.

10/ PIXIE LOTT "Cry me out" : quelle métamorphose par rapport à la pop-song originale ! On doit ce remix au duo de producteurs anglais Bimbo Jones. Ils performant live accompagnés d'une chanteuse, Katherine Ellis. A découvrir également leur excellent travail sur Hot N Cold de Katy Perry.

11/ MIKE CANDYS feat. Evelyn "Together again" : le grand retour des pizzicati, 15 ans après Faithless ! 
J'avais sollicité la chanteuse suisse Evelyn pour une collaboration, mais elle travaille presque exclusivement avec son compatriote et DJ Mike Candys, auteur récemment du single 2012 'If the worls would end' (toujours avec Evelyn).

12/ EGMA "Never gonna loose your love" : final avec un grand souvenir, l'un des bons N°1 du Top Dance de l'année 1993. Un mix à la clarté stupéfiante et à la basse d'une délicieuse rondeur; une mélodie dont on ne se lasse toujours pas.

vendredi 18 mars 2011

N° 102 : my first Traktor (Hardsoul, swedish and australian house, Booty Luv...)

Set non disponible

"My first Traktor", tel pourrait être un souvenir de gosse, celui de son premier tracteur à pédales, un joujou qui, symbole de fierté, marque à jamais votre mémoire.

En septembre 2010, face à l'accumulation de mes fichiers mp3 et la disparition progressive des vinyles, face au manque d'espace pour accueillir les nouveaux maxis et la difficulté à stocker 35 ans d'archives, il fallait trancher dans le vif.

Désormais, ce serait le numérique ou rien. Une qualité de son irréprochable, une durée de vie inaltérable, un choix immense, la fin du cauchemar des disques mal centrés qu'il fallait rafistoler... tout concourait à franchir le pas et s'équiper d'une bonne surface de contrôle, en l’occurrence une Reloop Digital Jockey 2.

Bien que d'un prix assez élevé (380 €), cette machine souffre d'un gros problème de bruit de fond dû aux effets intégrés et seuls des câbles audio blindés peuvent atténuer ce qui est insupportable pour un ingénieur du son comme moi.
J'avais déjà dû renoncer à une magnifique table de mixage Power en 1990, justement car le "cue" des pistes en pré-écoute "repissait" en fond sonore sur le disque en cours de lecture.
Autant dire que le problème des cartes son, mêmes intégrées, reste entier et seules des machines coûteuses comme la M-Box de M-Audio peuvent le résoudre en partie.

Restait à se procurer le logiciel de mix dédié, Traktor.

Sans une bonne connaissance du MIDI, son utilisation reste sommaire. En effet, Traktor nécessite l'utilisation quasi obligatoire de la souris (ce qui est inimaginable en soirée) et se montre incapable de gérer en live par un bouton de RELOOP le choix des effets sur chaque piste. Il faut donc "mapper" (c'est à dire customiser) le logiciel en réaffectant toutes les fonctions de bases aux boutons dont Reloop est muni.
J'avais téléchargé des maps existantes, mais lorsque j'arrivais à les installer, aucune ne parvenait à me satisfaire totalement, telle ou telle fonction étant sacrifiée au profit d'une autre.

De son côté, Reloop est incapable de modifier en douceur le pitch d'un disque, vous obligeant à agiter violemment le curseur de bas en haut pour arriver à déclencher le réglage. Ainsi le disque en cours prend plus ou moins 20% de pitch pour "décoincer" la fonctionnalité, ce qui est pathétique en cours de mix. Seule une utilisation très précise de la souris peut palier le problème, mais comme je l'ai dit, il est inconcevable de voir un DJ utiliser cet accessoire pour régler ses pistes.

Autant dire que, malgré leur efficacité, ces outils ne sont pas assez intuitifs pour mixer de manière sécurisée en live (plantages inopinés de Traktor en supplément) et que je me contenterai pour l'instant de les utiliser "à la maison".
Si quelqu'un peut me donner une map bien conçue, j'envisagerai la possibilité de mixer en club.

Toutefois, avec une ambition modérée, on peut arriver à des mixes d'une créativité et d'une qualité inégalée notamment grâce aux fonctions timestretching, aux effets et aux loops, ce que j'ai pu exprimer dans certains de mes sets dont le spécial Top Dance.

"My first Traktor" fut le premier, réalisé très simplement, question de jauger le matériel.

1/ 28th STREET CREW "I need a rhythm" : la carrière du duo Clivillès & Cole débute en 1987 par un succès avec "Do it properly" sous le pseudo 2 Puerto Ricans, a Blackman, and a Dominican. L'un des deux porto-ricains en question n'était autre que David Morales.
En 1989, Clivillès & Cole réalise un album house underground assez mémorable "I need a rhythm" dont ce titre éponyme est le tube.
Bourré de samples, il rend hommage à "R.E.S.P.E.C.T" d'Aretha Frankin et à son cover par Adeva.
28th Street Crew sortira un ultime single "O" en 1994, étrange titre "reggae-garage" (on y entend la rythmique du break de "Now that we found love" de THIRD WORLD) qui figure sur une compilation "Ministry Of Sound Sessions".

2/ TILL WEST & DJ DELICIOUS "Same man" : le talent, c'est aussi d'actualiser voire de transfigurer un vieux titre freestyle des années 80, en l’occurrence le poussif "For the same man" de B BEAT GIRLS (1983).
Il tombait à pic en pleine vague tecktonic (2006-2007).

3/ BORN TO FUNK "Let Ur spirit go" : j'avais été charmé par le groove techno hypnotique distillé par les frères Van Bueren sur "Self religion (believe in me)". Ils remixent ce titre tribal dans le même esprit.
En 2001, leur carrière débuta pourtant avec un hymne latino,"La Pasion de Gozar", que vous entendrez un peu plus loin.

4/ NATHAN G & BLACKFROG "No Limit" : ce titre du DJ australien Nathan G rend hommage à l'une des grandes voix de fausset (falsetto) de l'histoire de la house, celle de Byron Stingily, ex-lead vocalist de TEN CITY. Autres voix symboliques de ce registre, Jimmy Sommerville ou Sylvester.

5/ HAPPY CLAPPERS "I Believe" : A Londres, je m'étais jeté sur le bootleg original juste avant qu'il ne soit interdit puis commercialisé en version rechantée, la magie en moins.
Je rappelle que l'accapella était pris sur "I believe" par The K London Production Club.
Bien que très électro, ce remix des australiens de Vandalism préserve l'esprit house du riff de piano original.

6/ BOOTY LUV "Boogie 2nite" : un duo signé sur le label compilatoire Hed Kandi et remixé façon électro-house par Seamus Haji. Le single a atteint en 2006 la 2e place des ventes de singles an Royaume-Uni mais la première place des Dance charts.

7/ Z FACTOR "Feelin moody" : une adaptation très latino-jazz de "Fly life" de BASEMENT JAXX.

8/ BONGOLOVERZ "Power of music" : une tribal-house très commerciale proposée par ce trio originaire de Cologne (Allemagne). Leur autre hit "Spirit of house" est du même acabit, à savoir des accords fédérateurs supportés par quelques phrases scandées.
On retrouve cette patte notamment sur les remixes de "Love we left behind" de Balage et "Be yourself" des Layabouts.

9/ HARDSOUL "La Pasion De Gozar" : le premier tube du duo néerlandais (je ne dirais pas hollandais, la Hollande n'étant qu'une province des Pays-Bas - qualifier de "hollandais" un habitant des Pays-Bas reviendrait à qualifier un Français d'alsacien ou d'auvergnat !)

10/ MAMBANA "Libre" : le soleil poursuit sa percée dans ce set avec cet excellent titre latino-house en provenance de Suède. Aux vocaux, Isabel Fructuoso, divine interprète du titre "Calma" de BAH SAMBA.

11/ RASMUS FABER feat. Emily McEwan "Ever After" : une nouvelle fois la Suède à l'honneur avec ce musicien qui s'est lancé dans l'aventure de la production en 2003.
Tout comme "Demanda" (2007), "Ever after", premier hit de l'artiste, est un petit bijou dans son genre et a bénéficié de remixes en 2010.
Fortement influencé par la musique brésilienne, on doit à Rasmus Faber l'extraordinaire remix de "E Samba" de JUNIOR JACK (qui est en fait un sample de "Essa nega sem sandalia" de Joao & His Bossa Kings).

12/ PHYSICS "Viva l'amore" : je vous avais présenté le très brésilien single "Estrelas", voici un autre hymne carnavalesque de cette formation suédoise, remixé ici par Grant Nelson.
Pour les amateurs de lounge, prêtez une oreille au titre "Flying away" qui figure sur le seul album du groupe sorti en 2002 : "First flight".