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vendredi 3 octobre 2014

N° 222 : Texas House Lover (Calippo, Duke Dumont, Namy, Secondcity...)


Set non disponible

J'ai noté depuis quelques mois une propension de certains producteurs de house music à détuner les voix vers le bas de manière assez violente, avec curieusement un résultat qui ne dessert absolument pas le morceau. C'est une épaisseur nouvelle qui vient se greffer sur la voix en alourdissant légèrement l'arrangement, ce qui sied particulièrement à la deep-house.

Vous en entendrez deux exemples flagrants dans ce set : Need A Friend de Calippo et I Got U de Duke Dumont.

Pourquoi démarrer un set par un vieux titre du groupe TEXAS ? comme vous le devinez, c'est que le titre qui suit en utilise la substantifique moelle.
En parcourant le site www.acapellas4u.co.uk (un site essentiel pour tous les bidouilleurs de remixes et mash-ups), j'ai découvert à ma grande stupeur que la version accapella existait alors qu'elle n'est répertoriée nulle part sur une sortie officielle du groupe.
L'expérimentation du DJ suisse CALIPPO avec "Need A Friend" est tout à fait remarquable et je pense que la France est encore passée à côté d'un hit en puissance, gangrenée qu'elle est par tous ces titres "soleil" d'une grande inanité qui encombrent les playlistes des radios et des chaînes musicales.
Heureusement, il existe des labels indépendants tels que Enormous Tunes (label deep-house basé à Zürich) qui ose nous proposer de telles merveilles.
Coutumier de l'exercice, Calippo nous a offert d'autres titres détunés de la même trempe avec notamment Back There (EDX's Dubaï Skyline Remix), All Day ou The Conductor (Nora en Pure Remix), tous avec ce savant mélange de piano et de basses "square". Cette démo réalisée sur le logiciel Massive sera plus explicite pour illustrer ce son de basse si particulier.

Le renouveau d'une house apaisée et sexy se fait également entendre à travers des titres emplis de soul comme "Pushing On" du duo germano-suisse OLIVER $ & JIMI JULES.
Le sample est extrait de Pushing On de Quantic Soul Orchestra feat. Alice Russell, véritable hommage à la soul de James Brown.

Le producteur britannique DUKE DUMONT s'était illustré en 2013 avec un premier hit 100% vintage house, Need U (100%).
En 2014, il parvient à scorer en France avec le très accessible "I Got U". C'est un titre "soleil", certes, mais du soleil classieux et non une "africonnerie" du genre Magic System ou Chawki.
Dans la version originale, le son de steel drum me rappelle vaguement le tube de Dario G Sunchyme (1997).
Le mix présenté ici est celui du producteur suédois Jonas Rathsman, un artiste encensé par Pete Tong, le célèbre DJ de la radio BBC1.

Retour de l'australien Sonny Fodera dans un Deep Dub de "Hotwire" par COLETTE. DJ originaire de Chicago, son album house/électro-pop When The Music's Loud (2013) et sa voix éthérée sont à l'aune de l'univers de Haley, la chanteuse de Kaskade.

Puisque MK alias Mark Kinchen revient quelque peu dans l'actualité électro notamment avec des remixes de Lana Del Rey et de son tube Always (Route 94 Remix), replongeons-nous dans ses premières œuvres dont ce très sombre dub mix de "I can't get no sleep" de MASTERS AT WORK. J'ai d'ailleurs un peu édité la version !

La suite nous propulse directement à la fin des années 80, époque où la piano-house cinglait vers les sommets.
"I Wanna Feel" est le seul titre abordable du DJ américain SECONDCITY (a.k.a. Rowan Harrington). Fort de sa première place obtenue dans le UK Dance Charts en juillet 2014, il a logiquement été signé chez une major, Sony en l’occurrence.
La vidéo sur YouTube a été visionnée près de 8 millions de fois, mais la France semble rester sourde.
Le titre est disponible sur une incontournable compilation (hélas mixée) du label Ministry Of Sound, The House That Garage Built, qui convoque vieux classiques et nouveautés prometteuses.

Le Chuff Chuff Dub de "Everything Is Gonna Be Alright" par SOUNDS OF BLACKNESS (1994), coruscante version garage, reste une oeuvre méconnue de CJ Mackintosh, les versions R'n'B ayant été largement priorisées.

En revanche, la version garage de François K de "Tout est bleu" de AME STRONG S.A. fut une aubaine pour les quotas français en radio en 1997. Je l'entends encore sur des radios spécialisées comme FG.
La version originale très douce symbolise les linéaments d'un style chill/lounge qui allait s'imposer à la fin des années 90 avec notamment les compilations Buddha Bar ou Café Del Mar.
En quête d'une parolière pour de futures productions garage en français et séduit par les textes de la chanson, j'avais rencontré en 1997 la chanteuse et auteure Pascale Hospital au Café Beaubourg à Paris, mais nous n'avions finalement pas collaboré. C'est en recherchant son nom pour les besoins de cette chronique que j'ai appris qu'elle était décédée tragiquement à l'âge de 46 ans en 2005.

NUYORICAN SOUL "Runaway" (Mousse T's Jazz Funk Experience) : c'est un extrait de l'album sorti en 1997 et dont les autres titres-phares étaient It's Alright, I Feel It et surtout I Am The Black Gold Of The Sun (et son fantastique remix par 4 Hero).
Nuyorican est un mot-valise américain qui désigne les Porto-Ricains de New-York, totalement acquis à la culture afro-américaine, ce qui les oppose aux Boricuas, expatriés de l'île de Porto-Rico, mais qui ont conservé leurs traditions.

Je crois que je viens de dénicher ce qui sera sans doute l'un de mes top ten soulful house de la décennie en cours : NAMY & KATHY BROWN "Not This Time" (Director's Cut Classic Mix)
C'est encore avec tristesse que je réalise que ce diamant est sans doute l'une des dernières productions de Frankie Knuckles, décédé le 31 mars 2014 et dont la disparition a porté un coup presque fatal à la house music.
Je vous renvoie d'ailleurs à l'excellent papier de Yannick Barbe paru dans le magazine Têtu le 1er avril dernier, et qui met en exergue le point de vue de Knuckles sur l’inexorable déliquescence des goûts du public gay, qui était pourtant à la base de l'existence et de l'essor de cette musique. Le journaliste souligne cependant que le renouveau arrive grâce à de très jeunes producteurs, qu'ils soient allemands ou anglais (comme Disclosure) - et j'ajouterais les suisses doublement représentés dans ce set - , mais que la deep-house, aux basses bien rondes, est plutôt devenue l'apanage des jeunes hétéros.

Et Namy dans tout cela ? à ma grande surprise, il est japonais et Dieu sait que j'ai peu d'estime pour la house music qui vient de là-bas, trop gentillette et propre sur elle à mon goût. Ce Namy alias Yutaka Takanami a collaboré notamment avec Monday Michiru, chanteuse de soul-jazz japonaise mais vivant désormais aux USA, dont j'avais joué précédemment deux versions de son titre Epiphany.
Son single From Now On est signé en 2012 sur le prestigieux label new-yorkais King Street Sounds et c'est j'imagine ce pied à l'étrier qui lui a ouvert les portes d'une collaboration sublime avec Kathy Brown, qui a co-signé le titre et réalisé les arrangements vocaux. Toutefois, ne vous attardez pas sur les autres remixes car aucun n'arrive à la cheville de la version de Director's Cut. Et à nouveau, je m'incline devant le talent d'Eric Kupper qui, en clavier émérite, a sans doute trouvé ce jeu d'accords magique qui métamorphose la mélodie.

Final avec une soulful 100% frenchy : UPTOWN FUNK EMPIRE "You've Got To Have Freedom".
Elle est l’œuvre du producteur multi-instrumentiste lyonnais Bruno "Patchworks" Hovart.
Pour ce single, il a notamment fait appel à la voix d'Ange Fandoh (que l'on avait aperçue dans The Voice Saison 1) avec qui j'ai réalisé une maquette d'un titre soulful que j'avais composé en 2012. Ayant cessé la production, le projet est en stand-by, mais si par miracle je peux me relancer, il verra peut-être le jour.

vendredi 16 octobre 2009

N° 40 : Patch Club Classics (Bobby Thurston, Maxine Singleton, War, T-Connection...)

Set non disponible



Coïncidence, l'un des employés du Patch, aujourd'hui exilé en Alsace, vient de m'écrire, ayant trouvé mon blog lors d'une recherche sur ce club légendaire dans Google.
Curieusement, il ne m'avait pas identifié alors que nous nous connaissions très bien et allions ensemble le dimanche soir dans ces fameuses soirées du Palace qui ont forgé une grande partie de ma culture musicale.
Au passage, merci encore à ce DJ blond et inconnu qui mixait comme un dieu des titres insignes, du haut du balcon gauche de la scène. Sans lui, je crois que mes fins de semaines auraient été moins flamboyantes.

1/ WAR "Galaxy" (Original 12") : pour démarrer ce set, une version disco assez rare de "Galaxy", titre mythique et populaire de 1978. Et pourtant, son ambiance plutôt jazz l'aurait plutôt destiné à un public de connaisseurs. Mais la clientèle du Patch Club, habillée sur son 31, les oreilles éduquées par les "messagers du groove" qu'étaient les propriétaires, se jetait sur la piste dès les premières notes de l'intro.

Imaginez un tel disque produit en 2009 ; il n'aurait même pas les honneurs des charts, restant l'apanage de DJ's audacieux et éclectiques sévissant dans quelques bars musicaux très pointus.

2/ BOBBY THURSTON "You've got what it takes" : le switch parfait entre disco et funky music. Un album éponyme à la gravure et au mixage exemplaires. Maintes fois joué au Patch Club, il faut aussi un hymne du Palace. Le solo de guitare de l'ad lib est un des plus grands moments de la musique club. Il est signé Rodney Brown, mixeur du titre et producteur d'autres perles comme :
  • Can you handle it (Sharon Redd)
  • Love fever (Gayle Adams)
  • Check out the groove (Bobby Thurston)
Le jour où un producteur s'avise de sortir un single de ce calibre, qu'on me prévienne immédiatement.

3/ D TRAIN "You're the one for me" : un "Mastermix" de Shep Pettibone, producteur déjà longuement évoqué dans ce blog.

4/ MAXINE SINGLETON "You can't run from love" : deux tubes et puis s'en va. Ce maxi purement funky de 1982 est emblématique du son "Patch Club". Il est produit par Curtis Hudson, un producteur dont je vous reparlerai bientôt avec "Body Work" de HOT STREAK, autre titre historique.

5/ T-CONNECTION "Girl watching" : la particularité du Patch Club était d'acheter les albums des artistes plutôt que les maxis et de décortiquer chaque titre pour fabriquer les tubes "maison". Jamais sorti en single et figurant sur l'album "Pure & Natural" de 1982, "Girl watching" est de ceux-là avec ce swing imparable qui caractérise les productions de T-Connection ("Do what you wanna do", "At midnight").

De nos jours, les versions des albums (quand ceux-ci existent) sont produites en format court, l'armada de remixes des tubes potentiels qu'ils renferment précédant généralement leur sortie.

6/ ANTIGUA MANAGUE "Do that funky groove" : on ne quitte pas tout à fait les années 80 avec ce "double A-Side maxi" de 1995 produit par Don Carlos ("Love and devotion"). Le sample est pris sur "Check out the groove" de Bobby Thurston qui figure dans le même album que "You've got what it takes".

7/ JOEY NEGRO "What a life" : L'anglais est décidement inévitable dans mes sets. Voici sa relecture d'un vieux tube français signé des GIBSONS BROTHERS. Leur plus gros succès, "Cuba" (1980) obtint 14 disques d'or et fut N°1 dans 16 pays, se classant à une honorable 9ème place dans le Billboard américain. On notera également "Que sera mi vida" (5 millions d'exemplaires vendus) et "Better do it salsa" mais on oubliera leur travail sur "T'as le look Coco" de Laroche Valmont !

8/ NUYORICAN SOUL "Runaway" : un remix de Mousse T d'un titre figurant sur l'indispensable album des Masters at Work, "Nuyorican Soul" (1997), constellé d'hommages à tous ceux qui ont bâti leur culture (Roy Ayers, Tito Puente, Vincent Montana Jr., George Benson, Rotary Connection...). "Runaway", chanté ici par India est une reprise sur THE SALSOUL ORCHESTRA dont la chanteuse était Loleatta Holloway.

9/ BETTY FORD PROJECT "Wanna touch me" : une production des Rhythm Masters qui emprunte la ligne de basse de "Running away" de Roy Ayers, hit de 1978 dont Seamus Haji a d'ailleurs réalisé une excellente version pour BELEZAMUSICA en 2004.

10/ MOUSSE T vs HOT 'N' JUICY "Horny" : Boris Dlugosch rend la pareille à son pote Mousse T pour ce remix classe et jazzy de l'un des tubes planétaires de l'année 1997.

11/ THE NIGHTCRAWLERS "Push the feeling on" : le mix original avait conquis le monde, la version de MK pare l'arrangement d'un refrain choral qui hausse le niveau. Peu satisfait par l'arrangement original, je réédite légèrement le titre à ma sauce, la partie aux accords "garage"arrivant beaucoup plus tôt.

12/ DEE "Feeling hm-pa-paa-paaa" : le duo B. Dlugosch-Mousse T nous livre un dub underground "à la Masters at Work" avec des accords de piano Rhodes entêtants et une charleston, véritable salisson qui ordonne la mesure.

jeudi 14 mai 2009

N° 18 : The Full of Glamour Megamix (Victor Simonelli, Blue 6, Danny Tenaglia, Nuyorican Soul, Mousse T.)

Set non disponible






Glamour
: nom anglais signifiant charme ou fascination.
C'est bien le meilleur qualificatif pour parler du garage et de la deep-house, une musique qui m'a ensorcelé il y a 20 ans et qui me possède toujours.
J'ai beau me dire que tous ces titres finiront par paraître surannés, rien n'y fait, la magie est intacte.

Full of Glamour : un clin d'oeil appuyé au nom que le producteur d'Abyale donna à mon premier remix commercialisé en février 1991 (I wanna be your lover too). Je l'ai réécouté il y a peu et, grâce au renfort d'arrangements effectués dans le break et l'ad lib par Fred Riester lors de la session de mixage, le titre a bien supporté le poids des ans. Sans ce petit lifting de dernière minute, peut-être semblerait-il un peu mièvre aujourd'hui.

Egrenons maintenant ces titres au charme si envoûtant.

1/ CREATIVE FORCE "It's so good" : une production jouissive signée Victor Simonelli, l'une des grandes figures du New Jersey Garage... un visage qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler le Travolta de La Fièvre du Samedi Soir !
Enfant de la FM new-yorkaise, ce sont des "radio DJ's" tels que Tony Humphries ou Shep Pettibone qui forgeront sa culture musicale. Lui aussi fera son apprentissage en tant qu'ingénieur du son au service d'une pointure, Arthur Baker.
Cette filière technique semble assez évidente dans la saga des grands remixers américains.

Producteur à part entière à la fin des années 80, il effectue un démarrage discret avec des titres underground sous le pseudo de THE BROOKLYN FUNK ESSENTIALS (We got to come together - 1988) avant de s'imposer en 1992 dans la "dream team" du garage new-yorkais avec CLOUD NINE (Do you want me) et UNDERGROUND COMMITTMENT (I know a melody), titres figurant sur Sub-Urban Volume One, une compilation d'un des labels que possède son ami Tommy Musto, avec qui il collabore régulièrement.

CREATIVE FORCE est l'un des pseudos utilisés par le duo (COLOURBLIND, T.M.V.S.) et le titre It's so Good, sorti en 1993, sample avec bonheur le piano Rhodes qui ouvre le Summer Madness des KOOL & THE GANG. J'aurai l'occasion de vous présenter d'autres morceaux signés par l'ami Simonelli.

2/ BLUE SIX "Music and wine" : 1998. Cela fait longtemps que j'ai fait mon deuil de l'avènement de cette musique garage largement programmée dans mes émissions sur Skyrock. Pourtant, en 1995, une compilation nommée Penetrate Deeper et produite par le duo Deep Dish m'avait littéralement embarqué, me laissant penser que cette deep-house allait exploser d'une urgence glamour qui contaminait l'ensemble des titres du tracklisting. Elle fit long feu en France, n'étant même pas commercialisée alors qu'elle représentait un must absolu. C'est d'ailleurs vers le milieu des années 90 que le garage a entamé son déclin irréversible.

En ce début d'année 1998, ma carrière de producteur est proche de la fin. Ayant tourné la page Cherry Moon, moi et mon associé éprouvons les pires difficultés à signer nos titres "garage", qui représentent pourtant notre objectif prioritaire.
Je rend visite à la promo club de BMG où je retrouve un ancien du label Airplay, Gino Castagnette. Nous avons déjà tenté ensemble de populariser le garage en 1994 avec la compilation Rave Zone Garage. Il me parle d'un nouveau groupe, BLUE 6, qui possède les atours pour me réconcilier avec cette musique qui s'en va à vau-l'eau et me fait écouter le titre Sweeter Love. C'est la grande claque ! Un titre "full of glamour" qui provoque cette fameuse érection capillaire chère à André Manoukian !
Un nouveau style "garage" d'une grande sophistication, des arrangements ciselés où la douceur des voix aurait remplacé les grandes envolées lyriques des divas. Cette voix suave est celle de Lisa Aya Trenier.
Et si la deep-house et le garage avaient enfin trouvés leur maîtres avec les producteurs de ce label Naked Music Recordings, Jay Denes et David Boonshoft ? François Kevorkian avait eu du nez en distribuant leur deux premiers singles : Do ya like it ? et le fameux Sweeter Love. Dès lors, la machine est lancée et des artistes plus magiques les uns que les autres émergent : AYA et BLUE SIX, les pionniers, puis MIGUEL MIGS (a.k.a. PETALPUSHER), LOVETRONIC, AQUANOTE, LISA SHAW, GAELLE, ANDY CALDWELL.
10 ans après, ils tiennent tous le haut du pavé et insufflent un vent de modernité à un style pourtant à l'agonie. La France continue de snober royalement ce mouvement, préférant se concentrer sur la scène rock, ragga et rap (Canal + ou France Télévisions ont-ils déjà chroniqué ou programmé l'un de ces artistes dans leurs émissions-phares que sont le Grand Journal ou Taratata ?) ce qui fait que les "soulful house lovers" comme moi deviennent élitistes sans l'avoir cherché. Il faut dire que toutes les personnes avec qui j'évoque ma passion pour les artistes de Naked Music me regardent avec un air ébahi.

3ème single du groupe Blue 6, ce Music and Wine apparait "quintessentiel", et ce remix de Attaboy d'une urgence absolue.

3/ DANNY TENAGLIA "Look ahead" : extrait de l'excellent l'album Hard & Soul (1996), ce titre met en valeur la voix de Carole Sylvan, une choriste créditée sur de nombreux titres garage et funk depuis 1979 (Inner Life, Sharon Redd, C&C Music Factory, Barbara Tucker, Byron Stingily...).

4/ DANNY TENAGLIA feat. Teena Marie "Baby, do you feel me ?" : une "double priority" méritée pour Tenaglia qui frappait encore un grand coup avec son album Tourism sorti en 1998. Ce titre voit l'apparition eu guest-vocal de Teena Marie, une artiste assez atypique du mouvement funk des années 80 ; compositeur-interprète et productrice de ses albums, je vous invite à découvrir cette chanteuse blanche au swing impeccable sur des titres comme Behind The Groove, I Need Your Loving ou Square Biz.

5/ HALO "Keep reaching" : du pur garage avec cette production de Frankie Feliciano sortie en 1997 sur son label Riconstruction. Une fois de plus, le titre s'envole grâce à la performance de cette sacrée Carole Sylvan. Il serait judicieux qu'un producteur lui concocte un album à sa mesure.

6/ NUYORICAN SOUL feat. Jocelyn Brown "It's alright, i feel it" : Nuyorican Soul est l'ambitieux projet imaginé par les Masters at Work : réaliser un album où fusionneraient tous les styles, du jazz au disco en passant par la salsa. Réunir Eddie Palmieri, Roy Ayers, George Benson, Tito Puente et Vincent Montana Jr. relevait de la gageure mais... aux Masters rien d'impossible.
Je réalise ici un léger mash-up sur l'ad lib en incluant l'accapella du All i need de UNA MAS.

7/et 8/ INDIA & NUYORICAN SOUL "I love the nightlife" : un double pack mémorable pour cette B.O.du film The last days of Disco sorti en 1998. Le tracklisting est à l'aune de celui du film Studio 54... carrément premium ! Ce I love the night life est une relecture admirable du titre de Alicia Bridges sorti en 1978. L'ex-compagne de Louie Vega, India, envoie le bois !

9/ HELLER & FARLEY PROJECT "Ultra flava" : Autant l'original était hypnotique et minimaliste, autant ce remix de Mousse T. et Boris Dlugosch baigne allègrement dans une ambiance happy house enrichie par un refrain choral. Au passage, rappelons que l'original avait pour base les arrangements du remix du How Long de Ultra Naté réalisé par le duo anglais. Sans doute en avaient-ils immédiatement capté le potentiel pour prévoir de le ressortir sous un nouveau nom. Futés british !

10/ DA MOOCH feat. Ellis Miah "Send me some love" : un titre glané sur le Ministry of Sound Sessions Eight réalisé par Todd Terry. Une compilation à se procurer d'urgence tant le tracklisting est remarquable.

11/ Final avec l'un des fleurons de l'oeuvre de Mousse T., un remix improbable du "L'Ombelico del Mondo" de JOVANOTTI. A l'écoute de l'original qui s'inscrit dans un style "rock festif" à la Mano Negra, on mesure que seul le génie du remixer peut aboutir à un résultat aussi éloigné et non moins sompteux.