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vendredi 18 décembre 2009

Christmas Set : The Many Sides of David Morales

Set non disponible



Voici mon cadeau de fin d'année à tous ceux qui me réclamaient un set dédié à mon icône, David Morales.

Je crois que j'ai pu rassembler tout ce que le Boss a pu faire de bon dans sa longue carrière, même si je n'ai pas le privilège d'avoir accès à la fameuse Def Mix Library qu'évoque Sami Dee dans son interview sur DJ Pod.

Cet article est d'ailleurs fort instructif à lire et cela me rassure de constater que je ne prêche pas la bonne parole dans le désert, d'autres DJ's plus médiatiques comme Sami Dee partageant la même opinion sur la scène club actuelle.

Ce set, que j'ai appelé "les multiples facettes de David Morales", est un vaste voyage dans les différents univers que ce producteur de génie a su façonner depuis plus de 20 ans.
Des allers-retours incessants entre ambiances commerciales et underground entrecoupés d'interludes jazzy, des mixes ou titres assez peu connus du grand public, il fallait éviter le piège du set banal, attendu, qui déroule les plus grands tubes de Morales, l'exercice ayant sans doute été répété maintes et maintes fois par d'autres avant moi.

J'espère qu'à l'issue de ces 80 minutes, vous réaliserez à quel point David Morales a incarné le producteur parfait, à son aise dans toutes les ambiances, une race de DJ qui s'éteint petit à petit pour laisser place à des producteurs sans génie, sans culture, incapables de se métamorphoser en diable ou en fée sur un même titre, proposant un type d'arrangement standardisé.

Sans David Morales, je serai devenu un pauvre commercial avec son attaché-case et son costume-cravate, une sorte de Jean-Claude Convenant anonyme, sans histoire.

Je n'oublierai jamais l'honneur qu'il m'a fait en juillet 1993, un jour de canicule au forum des Halles, en mixant dans mon émission sur Skyrock et en acceptant une interview.
Réécouter l'interview

Voici donc ce set hélas empreint de nostalgie car David a mis en jachère son activité de remixer plus celle plus lucrative de DJ. Il laisse un grand vide et j'ose espérer qu'un jour, lassé des nuits blanches, il revienne en studio pour le plaisir de tous les amateurs de soulful house.

PLAYLIST :

LUTHER VANDROSS & JANET JACKSON "The best things in life are free" (Def Mix)
SATOSHI TOMIIE feat. Arnold Jarvis "And i loved you" (Classic Club Mix)
SATOSHI TOMIIE feat. Arnold Jarvis "And i loved you" (And I Dreamed You)
ROBIN S "I want to thank you" (Bad Yard Club Mix)
MARIAH CAREY "Dreamlover" (Eclipse Dub)
MARIAH CAREY "Dreamlover" (Def Club Mix)
ACE OF BASE "Living in danger" (D-House Mix)
JOE ROBERTS "Back in my life" (Def Version)
UTAH SAINTS "What can you do for me" (Drill Mix)
UTAH SAINTS "What can you do for me" (Hard Mix)
BROOKLYN FRIENDS "Philadelphia" (Original Demo)
MICHAEL & JANET JACKSON "Scream" (Classic Club Mix)
SWEET MERCY feat. Joe Roberts "Happy days" (Morales Dub Mix)
SANDY B "Feel like singin'" (Erotica Mix)
ROBERT OWENS "I'll be your friend" (Original Def Mix)
DENI HINES "I like the way" (Classic Club Mix)
PHOTEK "Mine to give" (David Morales World Mix)

vendredi 19 juin 2009

N° 23 : De Carey's Touch (Mousse T., Love to Infinity, Lisa Stansfield, Gospel)

Set non disponible



En avant-propos, je précise que je n'ai rien à voir avec le DJ Bertrand alias Bertrand Marcilhacy qui a officié à la Techno Parade de 1998. Il y a méprise sur quelques sites ou forums.
Malheureusement, les deux pseudos cohabitent sur le web alors que nous sommes issus d'univers complètement différents. J'ai pu rectifier les infos sur Discogs mais je lis encore des messages qui glorifient ma prestation imaginaire à cette fameuse parade.


Ce set inaugure l'introduction de mes productions inédites. J'en ai quelques-unes à vous faire découvrir d'ici l'année prochaine. Mon pseudo de producteur, B. de Carey, a été choisi lors de la sortie du remix du premier single d'Abyale, son producteur souhaitant (à juste titre) que je choisisse un nom qui sonne plus américain.
Par contre, à Skyrock, le Directeur des Programmes ne s'était pas embarrassé de fioritures et avait décidé qu'on m'appellerait simplement DJ Bertrand, mon vrai prénom.


1/ LISA STANSFIELD "Set your loving free" : subjugué par le tour de passe-passe de Maurice Joshua sur Set your loving free dans son set mythique pour la Max Party, j'avais ré-édité le titre de Lisa Stansfield, ne gardant que les passages les plus grandioses. Ce remix est pour moi l'un des 10 meilleurs des Masters at Work.

2/ LITTLE LOUIE & MARC ANTHONY "Ride on the rhythm" : un titre de 1991 qui réunit une belle brochette de killers (Doug Lazy au rap, les Basement Boys au piano, Marc Anthony aux vocaux, les Masters at Work + Todd Terry au mix). Marc Anthony, porto-ricain d'origine, bifurquera bientôt vers la salsa où il caressera enfin les trompettes de la renommée avant d'épouser Jennifer Lopez en 2004.

Un set qui réservera la part belle à Mousse T., un producteur allemand qui réussit l'alliage entre funk et house.

3/ RANDY CRAWFORD "Give me the night" : cette année 1995 marque l'avènement ultra-rapide de Mousse T. grâce à une série de tubes planétaires : RUFFNECK Everybody be somebody - BOOOM! Keep pushing - QUINCY JONES Stomp et cette reprise de George Benson par l'ex-chanteuse du groupe THE CRUSADERS, Randy Crawford. La version Chill vaut aussi le détour. Sa performance vocale la plus remarquable reste le mythique Street Life, une mélodie caractérisée par des montées successives, sommets himalayens quasi-infranchissables. Vous ne risquez pas de l'entendre interprétée par une élève de la Star Academy, ça serait le dévissage assuré !

4/ SNAP "Mary had a little boy" : la "Midas Touch" de David Morales ! il transforme une gentillette chanson pop en une symphonie digne du Paradise Garage avec ce Maestro Mix à la dénomination tout à fait légitime. Eric Kupper parachève l'œuvre grâce à un jeu de piano flamboyant. Avec Satoshi Tomiie, il est pour beaucoup dans le succès des remixes estampillés Def Mix Productions car Knuckles et Morales n'auraient jamais pu mettre la barre aussi haute, n'étant pas des musiciens de formation. Comme toujours, seules les équipes sont gagnantes dans la musique. Si des aventuriers solitaires réussissent, on peut alors les qualifier de génies. Il y en a eu, peu. Stevie Wonder et Prince sont de ceux-là.

5/ SATOSHI TOMIIE "And i loved you" : l'une des 7 merveilles du monde garage ! Arnold Jarvis au chant, Satoshi Tomiie au piano, Knuckles au mix... laissez le charme agir.

6/ DAPHNE "When you love someone" : déjà programmé au mois de mars. Vous me pardonnerez ce doublon involontaire. Un vynil à l'ambiance jazz-lounge tout à fait délicieuse qui méritait de revenir sur mes platines.

7/ ANN NESBY "Can i get a witness" : un mix de Mousse T. de 1996 qui délaisse les claps des boîtes à rythme pour la douceur de la peau naturelle des snare drums. Seul le snap ou le rimshot arrivent à se faire discrètement entendre en superposition. Cette marque de fabrique va progressivement séduire les remixeurs soulful de la planète entière. Le clap de la TR-909 est donc mis au rencard définitivement après une dizaine d'années de bons et loyaux services. Et Ann Nesby dans tout cela ? ça n'est autre que l'ex-chanteuse de SOUNDS OF BLACKNESS, véritable diva du gospel.

8/ BYRON STINGILY "Sing a song" : on ne quitte pas l'univers de Mousse T. Une ligne de basse roulante totalement inspirée du Dance, Dance, Dance du groupe CHIC, bel hommage. Byron Stingily est l'ex-lead vocal du groupe TEN CITY. Une voix de falsetto dans la lignée du grand Sylvester. Et Mousse T. se pose là en grand successeur de Steve Hurley dans le domaine de la happy house ; serait-ce le titre de la passation de pouvoir ?

9/ THE GOSPEL PROJECT feat. Sébastien "Le gospel est là" : juin 1998 ; le duo Henninot-De Carey est mort. Je me retrouve seul à produire ce premier single qui doit représenter une idée innovante dans le domaine de la dance music française. Charlie Idounda, éditeur chez Universal Music, est chaud bouillant et très impliqué dans le concept. Il nous a mis en contact avec un certain Obam, excellent coach vocal d'une chorale de la région parisienne et nous avons enregistré toutes les voix dans un grand studio de la Plaine Saint-Denis.
Mais voilà, lorsqu'il prend connaissance de la situation, l'enthousiasme des débuts s'effondre subitement. Ce De Carey va t-il réussir seul à finaliser le single ? Habitué à travailler en binôme depuis les débuts, je me pose la question. Idounda, lui, semble réellement perplexe et me le montre bien.
Je réalise plusieurs versions vocales et lui remet les bandes pour qu'il puisse démarcher les maisons de disque. Pendant ce temps, je décide de réaliser un dub à ma façon en utilisant une impro réalisée par l'un des chanteurs de la chorale, un certain Sébastien.
En effet, j'avais demandé à chaque membre d'improviser pendant 5 ou 6 minutes sur la maquette de l'instrumental original à l'issue de la session studio.
Et la voix de ce Sébastien de me scotcher totalement et de m'inspirer au plus haut point. Oui, je tiens là mon "Double Dee" ou mon "Joe Roberts" français et j'ai toute la matière pour réaliser un dub garage qui ressemblera à tout ce que j'aime dans la soulful house.

Hélas, avec un Charlie totalement démotivé, aucune signature n'interviendra et le projet mourra en l'état.
En juin 1999, près d'un an plus tard, coup de théâtre. Alors que j'ai tout laissé tomber et que je suis entré dans l'univers du web, Charlie m'appelle pour m'annoncer que Jane Fostin est intéressée pour reprendre le titre sur son album et qu'il serait souhaitable que je vende la bande afin qu'elle utilise les choeurs de la chorale gospel sur le mix.
Ainsi finit ce beau projet. Moyennant quelques milliers de francs, il se retrouva de manière totalement anonyme sur un album qui ne vendra finalement... que des clopinettes.

Reste ce dub que je vous présente ici sous le nom maladroit de THE GOSPEL PROJECT (à quoi bon donner un nom à un concept mort-né).

10/ JUDY CHEEKS "Just as long as you're good to me" : elle avait réalisé un top 10 en 1978 avec le titre Mellow lovin', tout ce que je déteste dans le disco, une sorte de "Abba-like", le talent en moins. En 1994, elle revient en force avec Reach (remixé par Brothers In Rhythm) puis, l'année suivante, avec Respect et ce titre Just as long as you're good to me produit par Love to Infinity.

11/ ADEVA "I thank you" : une double priority pour le duo de producteurs mancunéens. Excellente inspiration sur ce classique garage d'Adeva datant de 1989 et qui avait alimenté les grandes heures du Skydance.

12/ Autre figure de la "early house", YAZZ, chanteuse pour Coldcut (Doctor in the House) ou pour son propre groupe (Stand up for your love rights).
Le come-back en 1995 est fugace mais le talent de Roger S fait la différence sur ce mix de "Have Mercy".

vendredi 20 février 2009

N° 6 : Happy house, a positive vibration (Stonebridge, Lelewel, Joey Negro and disco revival)

Set non disponible



Oui, certains fans du groupe Siouxsie and The Banshees vont atterrir ici par erreur, j'en suis conscient.

La happy house dont je fais mention ici n'est pas un titre new-wave mais un courant de la house music dont j'ai largement fait la promo dans mes megamixes sur Skyrock.

Se différenciant des sons acides des débuts, utilisant des loops qui swinguent, samplant largement de vieux riffs disco, la happy house est un style festif, généralement celui que l'on entend au pic de l'ambiance dans les bonnes discothèques.
Fédératrice cette house ! même le clubber occasionnel et ingénu s'y retrouve car les accords et les gimmicks joyeux que délivrent ses tubes apportent une forme de bonheur immédiat. D'ailleurs, le symbole de la house n'est il pas un smiley jaune ? Moi-même, j'avais intitulé mon catalogue d'édition "Happy Trax".

Je n'ai jamais été un grand fan des sets purement "deep-house" et rares sont les Dj's qui possèdent cet art de métamorphoser les gens en "happy people with happy faces" (pour reprendre l'expression culte de la chorégraphe survoltée Mia Frye). Je leur rend hommage à travers ce set qui, je l'espère, transmettra des vibrations positives en ces temps d'incertitudes.

L'expression apparait pour la première fois sur un mix de "Get Real" de Paul Rutherford (ex-moustachu de Frankie Goes to Hollywood) mais le symbole de cette happy house est bien sûr Steve "silk" Hurley. Il reprend à juste titre l'expression en 1991 sur le "Makin' happy" de Crystal Waters. Dans la même veine, on retrouve Joey Negro et son disco-revival totalement jouissif, Full Intention, Boris Dlugosch et bien d'autres notamment du côté de l'Italie (DJ Lelewel, Alex Party...).

C'est surtout à Ibiza que cette musique résonne les mois d'été, le Pacha et le Space (en matinée) étant les lieux à fréquenter pour s'en délecter.

1/ HOUSE OF VIRGINISM "I'll be there" : Produit par le suédois Stonebridge, voilà un premier bon exemple de cette house généreuse en accords et en vocaux.

2/ RHYME TIME PROD. "You and me" : Un des nombreux titres estampillés "happy house" du défunt label anglais Cleveland City, Chubby Chunks et sa série "Testament" étant de véritables perles du genre.

3/ X-STATIC "I'm standing" : une happy house italienne produite par l'un des membres des groupes Alex Party et Livin' Joy, une référence donc.

4/ Une tendresse particulière pour ce titre qui m'a bien fait bouger en club : "Blow your whistle" de DJ DUKE. Un gimmick d'orgue imparable et un sifflet entêtant, une sorte de "debout là-dedans" à réveiller une caserne entière. Le sample de sifflet doit d'ailleurs provenir de l'intro de "Get on the funk train" de MUNICH MACHINE. Quant à la phrase "Blow Your Whistle", elle est tirée de l'intro de "We Want to Parrty, Parrty, Parrty" de LYN COLLINS.

5/ Le clavier de David Morales, Satoshi Tomiie, s'essaye avec bonheur sous le pseudo de SHELLSHOCK dans une trituration du sample du "K-Jee" de MFSB ("Love is the message", "Let's clean up the ghetto"), un groupe légendaire du Philadelphia Sound des années 70. Si le son est énorme, c'est aussi car on retrouve à la gravure du pressage un certain Herb Powers Jr. dont je vous reparlerai plus tard.

6/ Le label new-yorkais King Streets Sounds a été fondé par Hisa Ishioka, un immigrant japonais qui avait fréquenté assidûment le Paradise Garage situé... sur King Street. Il a signé les productions de grandes pointures telles Morales, Masters at Work, Roger Sanchez, Lil' Louis ou Danny Tenaglia, excusez du peu ! PUMP FRICTION et "That sound" est le fleuron du catalogue, un disco-revival totalement inspiré des tubes de Dan Hartman. Le titre fut classé N°1 au Billboard Hot Dance Music/Club Play en 1997.

7/ Mon titre préféré de ce set : LES CLAUDETTES "Alexandrie, Alexandra". On pourrait craindre de subir une faute de goût avec un summum de la ringardise mais, comme Joey Negro est aux fourneaux, le résultat est prodigieux et festif à souhait. Je pense qu'il a réutilisé les pistes originales, ne voyant pas comment il aurait pu sortir les Claudettes de leur retraite... à moins de s'être appelé Bernard Frédéric !!!

8/ THE REESE PROJECT "Direct me" : Joey Negro toujours à la baguette pour une métamorphose totale du titre de "Master Reese" alias Kevin Saunderson, fondateur du groupe Inner City.

9/ "Love Fantasy" : Cet extrait du mini-EP sorti par JOEY NEGRO en 1992 sera inclus sur l'album signé par Virgin l'année suivante, marquant ainsi la reconnaissance défintive de ce producteur talentueux.

10/ BLACK BOX "A positive vibration" : Black Box, sous la houlette de DJ Lelewel, signe içi une sorte de medley qui inclus le gimmick de guitare de "Love Hangover" de Diana Ross. J'y ai glissé quelques samples vocaux de la version réalisée par Pauline Henry (chanteuse du groupe "The Chimes").

11/ CERRONE "Love in C Minor" : remix très classe de David Morales qui respecte totalement les sonorités disco originales. Au passage, petit mash-up avec le classique de Jomanda "Make my body rock".

12/ Petit glissement vers la tribal-house puisque la rythmique de Morales m'y invite.
"Brinca" est avec "Take me up" et "You used to hold me" l'un des seuls hits que RALPHI ROSARIO produisit sous son propre nom alors qu'il fut à l'origine d'une multitude d'excellents remixes pour d'autres artistes.

13/ Final symbolique avec MARSHALL JEFFERSON et "Move your body", un titre datant de 1986. La copie que j'ai achetée d'occasion a dû séjourner dans l'eau pendant 3 mois m'obligeant quelque peu à éditer le morceau afin de le rendre audible.

jeudi 5 février 2009

N°4 : SkyDance, the orgasmic radio show (Paul Simpson, C & C Music Factory, Shep Pettibone...)

Set non disponible





2ème hommage au SkyDance, cette émission qui a ravivé la flamme en moi !
Il est vrai que j'ai de nombreuses pépites en stock et qu'il est bon de rappeler aux jeunes générations que cette house qui a 20 ans d'âge n'a rien à envier aux productions électro actuelles que je juge globalement très simplistes dans leur construction et leur contenu.

RLP se fournissait en nouveautés auprès d'un certain Gilbert, vendeur chez Pygmalion, disquaire du Bd Sébastopol (Paris) aujourd'hui disparu.
Il me suffisait de noter les titres de la playlist égrènés par l'animateur et de débarquer les jours suivants pour rafler les maxis.
Mieux encore, mon métier m'amenant à l'époque à sillonner le Nord de la France, je profitais de mes pauses pour fouiner chez les disquaires locaux. De Lens à Valenciennes, de Béthune à Lille, quel vendeur n'a pas vu ma grande silhouette examiner les bacs scrupuleusement.

Ainsi, en multipliant mes recherches, rien de ce que RLP jouait de bon ne m'a échappé. Cela me permet aujourd'hui de vous proposer le meilleur de cette émission.

1/ L'un des pionniers du style "garage", PAUL SIMPSON. Il est le producteur de trois hits majeurs : "Respect", "I thank you" et "Musical Freedom-free at last!" (qui sample une phrase du discours de Martin Luther King) avec le concours de la chanteuse ADEVA. Cet homme aux ondes positives délivre un nouveau message d'espoir pour la communauté noire avec ce "Everybody's a star", empruntant quelque peu à la philosophie de Warhol.

2/ JANET JACKSON "Escapade" : S'il n'a jamais travaillé avec Michael Jackson, Shep Pettibone a collaboré activement avec sa soeur. Il propose ici un mix très éloigné de l'original aux sonorités franchement "Prince".

3/ EVELYN "Champagne" KING "Hold on to what you've got" : la pionnière disco (Shame - 1977) nous donne l'occasion de découvrir l'un des tous premiers remixes du duo Clivillés & Cole, déjà très à son aise.

4/ C & C MUSIC FACTORY "MTV Medley". Ce medley a été réalisé pour accompagner la promo de leur premier album sur le "Club MTV Tour". Il figure sur la compilation "Greatest Remixes Volume 1".
Il n'y aura jamais de volume 2, un destin funeste s'abattant sur le duo avec la mort de David Cole en janvier 1995.

5/ TRILOGY "Leave me forever or love me not" : Forts du succès de "Gonna make you sweat", les C & C Music Factory prennent en main ce titre en calquant quasiment le même arrangement. C'est le riff de sax "à la JB's" qui donne le "hook" (hook= accroche... je remercie Cerrone pour m'avoir sorti ce terme lorsque nous nous sommes rencontrés !). Le sample est piqué sur "It"s just begun" de JIMMY CASTOR BUNCH.

6/ JANET JACKSON "The Pleasure principle" : Shep Pettibone nous sort l'artillerie lourde avec des caisses claires qui claquent et des samples de voix en rafale.

7/ Un classique du SkyDance : WALLY JUMP Jr & THE CRIMINAL ELEMENT ORCHESTRA "Tighten up" : Signé par l'un des producteurs historiques de la house, Arthur Baker, il se caractérise par une rythmique tonitruante qui semble jouée très "live". La difficulté éprouvée pour mixer ce titre en est la conséquence !

8/ KYM MAZELLE "Useless" : une diva catégorie "lionne rugissante" qui signe ici son premier tube. Suivront "Wait" en duo avec Dr Robert, le chanteur des Blow Monkeys et "Was that all it was", la reprise de Jean Carn (1977).

9/ 2 IN A ROOM "Do what you want" : un Morales très "DJ" dans le style, truffant son remix de samples ("Move your body" de Marshall Jefferson ; "Spank" de Jimmy "Bo" Horn ; "Walking on sunshine" de Rocker's Revenge...)

10/ TEN CITY "That's the way love is" : lente descente vers le garage avec ce mix acid-house mais très musical de Steve Silk Hurley.

11/ Atterrissage sur ma planète favorite avec un grand classique : "One Man" par Chanelle, artiste "one-shot" ; sa page Myspace indique son come-back. Le problème avec Myspace est que chacun se sent obligé d'y figurer même s'il n'a rien à dire ce qui semble être le cas.

12/ "And I loved you" : ce titre de SATOSHI TOMIIE, membre de la team "Def Mix productions", atteint des sommets grâce au mix de Morales. J'ai inclus un accapella qui figure sur l'album "Secret accapellas". Il est tellement secret que je ne sais pas de qui il s'agit et qu'il n'est pas répertorié sur Discogs. J'attends votre aide pour l'identifier.

13/ SOUND WAVES "I wanna feel the music" : il figure en bonne place dans mon "top ten" de la "deep-house". Un titre totalement envoûtant avec des samples judicieusement choisis et utilisés (l'accord de piano au tout début du "Tuch Me" de Fonda Rae, "Don't make me wait" des Peech Boys" et "Keep on pumpin' it up" de Freestyle Orchestra).

14/ UMOJA "Unity" : injustement méconnue, cette production de Joey Negro symbolise la quintessence de la house. Sa prouesse est de réussir une alchimie novatrice entre disco et deep-house sur une production de Marshall Jefferson encore ancrée dans les années 80.

samedi 3 janvier 2009

David Morales et Def Mix Productions

Comment imaginer que David Morales ait pu réaliser des centaines de productions en 20 ans de carrière ?

Pour réaliser cet exploit, maintenir une cadence infernale et répondre en quelques jours à la commande d'une maison de disque en livrant plusieurs mixes dans différents styles, Morales est en quelque sorte le chef d'orchestre d'une «dream team» de talents, chacun ayant une spécialité bien particulière au sein de Def Mix Productions.

Tout d'abord les mixes de Morales ont ce «gros son» qui impose le respect aux oreilles exigeantes des DJ et garantit à celui qui les joue la gratitude des clubbers.

Pour ce faire, il s’assure les services de 2 ingénieurs du son, David Sussman et John Poppo.

Au niveau des arrangements, Morales se réserve généralement la partie rythmiques et percussions et fait appel à de vrais musiciens de studios pour jouer les claviers (accords et solos) à savoir Satoshi Tomiie, Peter « sky » Schwartz et Eric Kupper, chacun d'eux pouvant également programmer des sons particuliers pour personnaliser au maximum le style Morales.

Enfin il arrive que David se joigne à son compère Frankie Knuckles, lui aussi remixeur de talent, pour réaliser ensemble certains projets.