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vendredi 7 janvier 2011

N° 92 : Italian Riviera (italian disco-funk classics, David Todd and Shep Pettibone's famous remixes)

Set non disponible

Que retenir de l'année dancefloor 2010 ?

Une tendance encourageante au retour de solides mélodies comme celles de "Break your heart" de Taio Cruz, "DJ got us fallin' in love again" de Usher, "Only girl (in the world)" de Rihanna ou encore "California Gurls" de Katy Perry.
Arrivé in extremis, "Barbra Streisand" de Duck Sauce, reste LE tube 100% house de l'année et le clip nous montre toute la désinvolture d'Armand Van Helden et sa bande, totalement à l'opposé des vidéos baignant dans l'univers frime des artistes dance et de leurs "biatches" en maillot de bain.

Au rayon des horreurs, à noter "Telephone" de Lady Gaga & Beyoncé, "Stereo love" de Edward Maya (une pensée pour ceux qui subissent les accordéonistes dans le métro chaque jour) et surtout "The time" de Black Eyed Peas qui touche le fond avec un arrangement d'une débilité confondante et une Fergie "bleue" sur tout son refrain.

Désormais raccordé à la télé par ADSL, j'ai découvert un autre univers de médiocrité avec des chaînes musicales estampillées "club" qui déversent les même "daubasses" à longueur de journée.
Avec ses adolescentes américaines qui s'exhibent à moitié nues sur fond d'électro de supermarché, l'émission "Sexy DJ" diffusée sur MCM atteint le paroxysme de la vulgarité décérébrante.
Comment voulez-vous que les médias et des animateurs comme Nagui ne crachent pas sur ce qui est assimilé à une culture de boutonneux infantiles.

"Clubbing TV" se présente comme la première chaîne dédiée aux dancefloors. Un rapide visionnage m'a fait réaliser qu'il s'agissait en fait d'un énième torrent à tubes estampillés électro.
On aurait pu espérer des idées judicieuses comme la captation de live sets de DJ's ou de show-cases, des reportages, des portraits d'artistes, des sagas sur l'histoire de la musique club. Rien de tout cela. On fait dans le "cheap" à moindre coût.

On pourrait multiplier les chaînes musicales que l'on ne ferait pas avancer d'un pouce la culture dans ce pays puisqu'elles proposent toutes à peu près la même recette.
Lorsque le matraquage devient à ce point mono-culturel, il n'y a rien à espérer sur l'éducation musicale des futures générations, des futurs DJ's et des futurs producteurs.

La France cherche à s'inspirer du modèle allemand sur le plan économique, elle pourrait également réfléchir sur les fondements de la richesse insolente de la scène musicale germanique.

Vivement que des programmateurs de bon goût prennent en main les choses et présentent la culture club sous un aspect plus original et légèrement intellectualisé, lui conférant la crédibilité et le respect dont bénéficient le rap et le rock qui, eux, ont su se fabriquer un univers, une histoire avec leurs icônes de référence.
Si certains responsables de chaînes musicales lisent ce blog, qu'ils me contactent car ce ne sont pas les idées qui manquent.


Passé ce coup de gueule salvateur, parlons de ce set totalement conçu pour redémarrer l'année en douceur, passées les traditionnelles agapes.
Je l'ai intitulé "Italian Riviera" car fortement connoté italian disco-funk.

1/ DRIZA BONE "Real love" : j'ai déjà tout dit sur ce duo de producteurs anglais à la carrière éclair. Ce titre de 1991 ne fut pas signé en France, mais trop sophistiqué, il n'aurait eu aucune chance de percer.

2/ WILLIAM DeVAUGHN "Be thankful for what you've got" : du lourd, du très lourd, un remix rare de David Todd qui surpasse la version originale. Un classique immortel du Patch Club.
MASSIVE ATTACK réalisera une version décevante en 1991.

3/ AURRA "You and me tonight" : C'est le dernier tube de ces ex-membres du groupe SLAVE.
Ce Midnight Mix réalisé par Timmy Regisford est un autre grand classique du Patch, l'un des derniers avant sa fermeture à l'été 1986. Ce club n'aura pas eu la chance de vivre les premières heures de la house music.

4/ DONNA ALLEN "Joy and pain" : j'ai découvert cette reprise de MAZE dans une série funk du Skyrock Skydance, me semble t-il.
C'est encore David Todd qui commet ce Dance Mix.

En 1975, alors DJ à l'Adams Apple de Manhattan, Todd ne cessait de relancer le musicien Van McCoy afin de l'inviter à découvrir une nouvelle dance de salon, le "hustle".
Accaparé par l'enregistrement de son album, Van McCoy envoya l'un de ses sbires, Charles Kipps Jr.
Subjugué par ce qu'il avait vu sur la piste, Kipps rentra précipitamment au studio et convainquit Van McCoy de réaliser un titre dans la même mouvance. Profitant de la dernière heure de studio qu'il avait réservé, Van McCoy réalisa à la hâte avec son orchestre ce qui restera l'un des tubes fondateurs du disco, "The Hustle", titre qui atteignit la 1ère place du Top 40.
Comme quoi, ce sont souvent les projets les plus spontanés qui font florès. Je peux en témoigner.

5/ CHANGE "You are my melody" : le groupe de Jacques Petrus a régné sur le funk italien durant 5 années à travers 5 grands albums auxquels ont collaboré ponctuellement Luther Vandross, Jocelyn Brown ou Johnny Kemp.

6/ RAW SILK "Do it to the music" : un groupe de studio constitué notamment par Bert Reid, membre de Unlimited Touch, autre fer de lance du label Prelude Records.
La courte partie accapella du titre fut samplée à de nombreuses reprises.

Leur autre tube est l'explosif "Just in Time" remixé par l'inévitable David Todd.

7/ GAME "Gotta take your love" et 8/ DISCO DEVIANCE "Do it" : un one-shot italien bénéficiant d'un break mémorable qui est la pierre angulaire du bootleg qui le suit dans ce set.

9/ NIA PEEPLES "Trouble" : les tubes du Skydance s'invitent souvent dans mes sets ces derniers temps.
Remixé par Shep Pettibone, ce titre ravira les amateurs de house syncopée dans laquelle boîte à rythme et synthé-basse forment une solide armature.

10/ BLACK BOX "Ride on time" : je pense que l'on peut attribuer à RLP le succès de ce groupe en France. Il fut le premier à diffuser et matraquer cette version originale. Il réalisera d'ailleurs certains remixes du groupe et un medley pour le label Airplay (qui doit beaucoup à son partenariat privilégié avec la radio Skyrock).

Rapidement, le sample empli de rage de Loleatta Holloway piqué sur "Love Sensation" fut interdit et le disque ressortit dans une version rechantée bien moins convaincante.

11/ BLACK BOX "Strike it up" : les roulements de tambours sont empruntées à la version disco de "Reach out (I'll be there)" des Four Tops réalisée par Gloria Gaynor en 1974.
Quant à la voix, il s'agit de celle de Martha Wash et, détail extraordinaire, elle n'est même pas créditée !
La version de DJ Lelewel (que j'ai pas encore incluse dans l'un de mes sets) est l'un de mes classiques du Top Dance Megamix.

12/ LONNIE GORDON "Gonna catch you" : le Pub Mix est plus commercial avec son riff d'orgue et de cuivres inspirés par le couplet de "Reach out, i'll be there" des Four Tops (encore eux). Je préfère toutefois ce Philly Mix aux sonorités garage.

13/ LAST RHYTHM "Last rhythm" : une sorte de balearic-house made in Italy. Cette version vocale de 1992 est un remix de l'original instrumental sorti deux plus tôt.
Le single "Open your mind" est dans la même veine.

14/ THOMPSON TWINS "Come inside" : final assez violent avec un remix rave de ce titre du groupe de new-wave anglais à qui l'on doit les excellents "Love on your side", "Hold me now" ou l'arabisant "The gap".

vendredi 21 mai 2010

N° 69 : Let's live it up! (Bootleg re-edits, David Joseph, Chaka Khan, Prince...)

Set non disponible

1/ MOTOR CITY DRUM ENSEMBLE "raw cuts #3" : il y a 15 jours, je vous ai présenté la face B de ce maxi deep-house allemand. Voici la face A.
Les Raw cuts #5 et #6 sont tout aussi envoûtants.

2/ LOOP TRICK feat. Maria "Beat freak" : Blaze s'invite dans ce début de set aussi calme qu'un matin d'été sous la chape d'un anticyclone.
L'orgue est l'instrument de prédilection de ces producteurs que j'avais découverts à la sortie de leur surprenant remix de "People hold on" de LISA STANSFIELD (1989).
Cette version de "Beat freak" est une house de fin de soirée, hypnotique et ponctuée de scat.

3/ SUPER VALUE - Special edits 4 - "Goin' up in smoke" : réalisée par des anonymes, la collection des Super Value Special Edits nous vient d'Italie.
Ces bootlegs sont des valeurs sûres pour les DJ qui proposent des sets funk ou disco car les re-edits de morceau inmixables permettent d'optimiser les transitions grâce à des breaks dépouillés comme c'est le cas ici pour ce morceau d'Eddie Kendricks (ex-Temptations), au départ totalement disco. Il se métamorphose en un langoureux dub (légèrement édité) qui ne dévoile la mélodie que sur la fin.

4/ DISCO DEVIANCE "Forget me vox" : d'origine anglaise, les bootlegs de la série Disco Deviance sont aussi indispensables que les précédents. Tout ces petits joyaux sortis des athanors de DJ appliqués proviennent de Decks Records, mon fournisseur officiel.

Decks Records est une "on line shop" au choix démesuré dans tous les styles.
Les services et gadgets proposés sont plutôt judicieux. A titre d'exemple, à chaque écoute d'un morceau, Decks vous indique le BPM et une platine SL 1200 virtuelle vous permet de le pitcher en live.
Les DJ réputés qui ont plébiscités un titre sont cités le cas échéant, si cela peut vous conforter dans votre choix.
Enfin, si le vynil désiré est en rupture, vous recevrez un mail dès son retour en stock.

Chaque mois, il me faut bien 8 heures pour décortiquer environ 200 vynils. Les disquaires physiques ont pratiquement tous disparu, mais je retrouve le plaisir que j'éprouvais au comptoir de Champs Disques ou de Discoparnasse dans les années 80-90.

A 8 ou 9 €, les prix restent raisonnables et le service soigné propose une expédition sécurisée avec UPS. Franco à partir de 100 €.
Voilà pour la petite page de pub qui, je l'espère, vous incitera à effectuer une petite visite car cette caverne d'Ali Baba, ce "cabinet de curiosités de la musique club" recèle de nombreux et rares bootlegs.

Pour en revenir à cet edit, il rend hommage au "Forget me nots" de Patrice Rushen, titre au clap cinglant et au break d'anthologie. George Michael s'était emparé du refrain pour l'adlib de "Fastlove".

5/ DAVID JOSEPH "Let's live it up (Nite people)" : le vrai tube de David Joseph reste "You can't hide your love (from me)" en version originale, le remix de Larry Levan étant hélas dépouillé de ses effets les plus flatteurs (il nous avait déjà fait le coup sur "Walking on sunshine" de CENTRAL LINE !). Ce follow-up tient la comparaison même si l'arrangement manque lègèrement de cette flamboyance qui m'est chère.

6/ REGINA "Baby love" : tout comme Alisha, Regina est un clône de MADONNA qui suit les traces du fabuleux "Get into the groove" de la "croqueuse". Très grot hit en France en 1985 et tube du Patch Club, of course.

7/ FIVE STAR "Love takes over" : après "All fall down", la Pearson Family frappe à nouveau avec ce hit calibré pour les minettes anglaises. Le single entrera dans le Top 10 des R'n'B Charts US en 1985.

8/ CHAKA KHAN "Love of a lifetime" : voilà un single très intéressant de Chaka Khan puisque remixé par Green du groupe SCRITTI POLITTI, l'un de mes chouchous new-wave des années 80.
Le son du synthé Fairlight (celui utilisé notamment par Art of Noise), l'un des plus puissants au monde à l'époque, donne ici toute sa puissance. Notez l'extrême clarté des sons.
Si vous craquer pour ces teintes électro-pop, achetez sans tarder leur album phare, "Cupid & Psyche 85", véritable écrin de mélodies exquises telles "Absolute", "The Word Girl, "Wood Beez (Pray Like Aretha Franklin)" ou "Perfect way".

9/ PRINCE "1999" : en 1982, Prince Rogers Nelson sort un double album capital sous le nouveau pseudo de Prince & The Revolution. C'est à la demande de la maison de disque (qui juge le tracklisting insuffisamment commercial) que Prince se fend de la composition de cet hymne qui deviendra le seul tube de l'album.
"So tonight we're gonna party like it's 1999", clame le refrain comme l'ultime fête avant l'apocalypse finale que laisse craindre l'arrivée du nouveau siècle.
J'ai toujours admiré la capacité des musiciens à composer sous la contrainte des tubes en claquant dans les doigts... comme si cet accouchement n'était qu'une simple formalité.

10/ Abondamment joué dans mes Skyrock Top Dance Megamixes, ce remix DMC de "Pray" de MC HAMMER est un pandémonium où les samples de plusieurs titres de Prince l'emportent largement sur la mélodie originale reléguée au rang de faire-valoir.

11/ SIMON HARRIS "I've got your pleasure control" : chef d'œuvre incontesté de ce producteur anglais qu'on ne remerciera jamais assez de nous avoir fourni une multitude de vynils compilant samples et breaks.
Vous aviez découvert les remixes dans l'un de mes premiers sets. C'est Lonnie Gordon qui assure les vocaux de ce tube hargneux au possible.

12/ EL DEBARGE "You wear it well" : la version album était déjà excellente, ce remix club est l'un des derniers feux d'une black music policée en route vers sa mutation house.
C'est l'un des disques que j'ai le plus joués dans mes derniers mois au Patch Club.
Cet arrangement aux petits oignons n'a rien perdu de sa puissance, 25 ans après sa sortie sur le label Motown.

13/ JELLYBEAN "Jingo" : datant de 1987, c'est le premier hit du mentor de François K. C'est la reprise du "cultissime" (pardon pour le barbarisme, mais je m'autorise parfois une entorse aux règles linguistiques) titre de Candido.

vendredi 12 mars 2010

N° 59 : May the funk be with you (Le Palace and Patch Club fierce hits, Jesse Johnson, Prince...)

Set non disponible



Sans doute l'un des sets les plus hargneux, les plus jubilatoires et jouissifs que j'ai eu à réaliser depuis ces quelques 14 mois que je vous propose mes coups de cœur.
Les enchaînements sont pratiquement tous réalisés dans un style old school, c'est à dire "cut" et lancés au doigt. Une méthode qui demande sang-froid, dextérité, une grande stabilité de la cellule et beaucoup de chance lorsque l'on est pas rôdé à l'exercice.
Je me suis planté souvent sur l'ouvrage mais le résultat est là. Sûr que je ne pourrais pas reproduire ce set en "live"...trop casse-gueule.

Le funk, ce viatique extraordinaire que les Noirs ont progressivement perdu en voulant à tout prix séduire le public blanc, est ici présenté dans toute sa diversité et sa splendeur.

Tous ces titres ont été des tubes essentiels de mes deux clubs de référence, Le Palace et le Patch Club, à quelques exceptions près.

1/ FRANK HOOKER AND THE POSITIVE PEOPLE "This feeling" : un titre qui respire la joie de vivre, un break d'anthologie, le tube parfait mixé par quelque sorcier du son, l'année 1981 fut vraiment gâtée.
Le vulgum pecus s'est sans doute royalement foutu de ce chef d'œuvre d'une urgence absolue mais pardonnons-le, il ne savait pas.

Si vous êtes montés au 8ème ciel sur ce titre, procurez vous sans tarder la revisite fabuleuse par MOTOR CITY DRUM ENSEMBLE (raw cuts 1 B). Ce bootleg est rare mais précieux, missile doté d'un son...monstrueux.

2/ THE BROTHERS JOHNSON "Stomp" : un son d'une clarté et d'une précision digne d'un Quincy Jones des grands soirs...normal, il en est le producteur.
Quincy reprendra le titre en 1996 avec l'inoubliable version de Mousse T.

3/ D-CLASSICS "Groove" : ce re-edit français réalisé par Nico (Section '79) et sorti en bootleg n'indique pas le nom de l'artiste.
Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne, son info sera la bienvenue. Selon le site Nuloop sur lequel je me suis procuré le vynil, ce serait la bande originale d'un film français des années 70.

4/ BROOKLYN DISCO "Tones of funk" : je me demande si cet "unrelased" n'est pas la pénultième œuvre de ma carrière de producteur.
Trop de samples (Kleeer, Gap Band, Count Coolout, Vertical Hold...), ce titre chargé au maximum fut boudé par les labels à qui je le proposait. Lui aussi mourut dans l'indifférence, exhumé ici pour la gloire.
La base musicale est extraite de "De Kleeer Ting" de KLEEER. Elle fut l'occasion de triturer et de calibrer au millimètre l'ouverture du filtre affecté au sample à la molette du clavier-maître.

Onze ans après sa création, je reste fier de cette production qui pourrait ébaubir le public le plus funky et regrette qu'elle n'ait pu être commercialisée.

Entrée dans le royaume princier....

5/ JESSE JOHNSON "Love struck" : repéré dans le Skyrock Skydance en 1988.
Jesse Johnson était le guitariste du groupe THE TIME produit par Prince. J'avais retenu de leur premier album, le très speed "Cool", titre régulièrement joué par DJ Pierre au Patch Club.
Jesse Johnson remixa notamment le "Andy" des RITA MITSOUKO, autre titre présenté par RLP à l'époque sur Skyrock... une pièce rare que je jouerai peut-être dans un futur set.

6/ PRINCE "Sexy Dancer" : du mémorable album éponyme de PRINCE sorti en 1979, on a tous en mémoire "I wanna be your lover" qui provoqua un véritable engouement dans les discothèques françaises de l'époque. Je me demande même si ce single n'a pas frôlé la place N°1 du Hit des Clubs de Bernard Schu diffusé sur RTL. Ce titre fut en tout cas N°1 du R'n'B Chart américain et s'érigea comme premier N°1 de l'artiste.
Au Palace, le DJ blond américain qui officiait le dimanche soir s'était emparé d'un autre titre de l'album tout aussi redoutable, "Sexy Dancer".

7/ TWENNYNINE & LENNY WHITE "Twennynine (the rap)" : grand classique du Patch Club, il entre dans la liste des titres que cette discothèque à dû être la seule à jouer en France. Le funk, ses accords de synthés colorés (Roland Jupiter 6, sans doute) et ses guitares saturées s'expriment totalement, puisant dans le creuset façonné par Prince.
Une grande claque pour la piste, je dirais même un redoutable horion !

8/ PRINCE "Head" : résolument tourné vers le public rock, PRINCE électrise ses arrangements et l'album "Dirty Mind" (1980) propose des titres très audacieux comme son titre éponyme. Ce sera un échec commercial.
"Head", lui, reste ancré dans un classicisme rassurant et nous permet de découvrir la nouvelle recrue du Kid, Lisa Coleman, qui remplace au clavier une autre musicienne, Gayle Chapman, qui ne supportait plus les dérives graveleuses de l'artiste.

La voix totalement sexy de Lisa Coleman marquera à jamais le single "1999".
On la retrouvera plus tard au sein du duo "Wendy & Lisa".

A noter le récent remix de "Head" et de "Chelsea" par Yam Who.

Départ de la galaxie princière...

9/ SHOCK "Let your body do the talkin'" : un mixage monstrueux pour l'époque ! Je ne sais pas qui est ce Roger Sause, producteur, ingénieur du son et leader du groupe, mais il faut bien admettre qu'en cette année 1982, il a doté son album d'une perfection sonore que peu d'albums produits de nos jours peuvent prétendre avoir égalé.
C'est encore un titre incontournable du Patch Club.

10/ THE STRIKERS "Body Music" : les linéaments du talent immense de Shep Pettibone furent gravés sur galette à l'occasion de la sortie des deux doubles packs "Mastermixes" de la radio new-yorkaise Kiss FM.

11/ DISCO DEVIANCE "NY Jump" (BC Edit) : un des nombreux bootlegs que je me procure chaque mois auprès de mon fournisseur de vynils (www.decks.de).
Un choix énorme, une grande place réservée aux titres soulful et disco-funk... sans doute le plus grand disquaire européen. Orpailleur immodéré de pépites soul, je me délecte chaque mois à tamiser le sable de ses rivières.
Ce remix dynamite le "Jump to it" d'ARETHA FRANKLIN tout en lui apportant une touche mélancolique par quelques notes de piano.

12/ SECRET WEAPON "Must be the music" : voilà un titre assez mollasson de l'époque que Shep Pettibone a su transfigurer dans ce Kiss FM's Mastermix.
Très intelligemment, Pettibone attaque d'entrée avec l'exceptionnelle partie rap qui était reléguée à la fin du titre original. Ce rap (qui n'est pas sans rappeler dans le flow le "Paris Latino" de Bandolero) est d'ailleurs l'épine dorsale du remix.
Rapidement, il propose un break instrumental bourré d'edits et de percussions, laissant libre cours à la créativité du DJ qui le joue.
A mon sens, "Must be the music" est son meilleur Mastermix.