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vendredi 2 décembre 2016

N° 271 : The Spirit of the 80s


Set non disponible
 
1/ RAY PARKER Jr. "It's Your Night" (Long Version) : ce guitariste à la voix de velours crée le groupe Raydio en 1977 et l'album éponyme qui sort dans la foulée est un must-have absolu avec des titres comme "Jack & Jill" (le tube) mais aussi "Honey I'm Rich" et le fabuleux instrumental "Get Down".
En 1980 sort l'album "Two Places At The Same Time". Truffé de joyaux, on retiendra surtout le hit "It's Time To Party Now". "It's Your Night" figure sur l'album "A Woman Needs Love" (1981), tout aussi remarquable que l'opus précédent avec un son qui reste une référence dans l'univers du funk.

2/ JANET JACKSON "What Have You Done For Me Lately" (Extended Mix)
: dernière chanson enregistrée pour l'album "Control" mais première sortie en single, en 1987. Production Jimmy Jam & Terry Lewis, c'est le genre de titre dont a dû s'inspirer Bruno Mars pour ses récentes incursions dans le funk.

3/ TONY TERRY "Forget The Girl" (Extended Mix) : déjà chroniqué dans le set N° 2.

4/ FOX THE FOX "Precious Little Diamond" (Pettibone Remix) : un groupe néerlandais dans un style neder-disco, selon ce que je lis sur le web. Je n'avais jamais entendu parler de cette tendance mais il est vrai qu'en creusant un peu le sujet on retrouve des artistes comme Time Bandits ou Forrest, déjà joués dans mes sets précédents.

5/ JOHNNY HATES JAZZ "I Don't Want To Be A Hero" (Dj "S" Bootleg Extended Dance Re-Mix) : j'ai découvert ce remixeur par hasard dans mes pérégrinations sur Soulseek et son travail est plutôt qualitatif.
"I Don't Want to Be A Hero" est une chanson anti-militariste, follow-up du hit "Shattered Dreams" (1987). Quasiment sabordé en conséquence sur le marché US par la maison de disque (américaine) , le titre parvint toutefois à se hisser à la 31e place du Billboard.

6/ MICHAEL JACKSON "Billie Jean" (Casual Connection Rework) : encore un réediteur de grande classe qui s'attaque avec humilité au monument "Billie Jean" sans le dénaturer.

7/ ANIMAL NIGHTLIFE "Mr. Solitaire" (12" Mix) : un groupe anglais de cool jazz dans la lignée de Matt Bianco. "Mr Solitaire" est le plus gros hit du groupe et est extrait de l'album "Shangri-La" (1985).

8/ BANDOLERO "Paris Latino" : un "one-hit-wonder" français fabuleusement produit. Les textes ne veulent rien dire, le riff de guitare est fabuleux... un hymne des soirées du 16ème arrondissement de Paris de l'année 1983. Plébiscité à l'époque par les grandes radios périphériques, le titre sera repéré par Madonna qui demandera à son petit ami "Jellybean" d'en faire la promo aux USA pour une signature son son label Sire Records en 1984.

9/ JUSTIN TIMBERLAKE "Can't Stop The Feeling" (Strobe Ultimix) : mon hymne de l'été 2016 sans contestation possible ! Une funky roborative avec un ad lib gospelisant.

10/ JUSTIN TIMBERLAKE "Suit & Tie" (DJ Memê Tuxedo Mix) : un "double power" pour Justin  (que je n'avais jamais joué dans mes sets). Félicitations au brésilien Dj Memê pour son mix uptempo. On retrouve Jay Z dans le break rap.

11/ SOPHIE ELLIS-BEXTOR "Murder On The Dancefloor" (Extended) : un physique de rêve, une voix d'une sensualité absolue avec ce petit accent londonien pour ce qui fut le titre le plus joué de l'année 2002 en Europe. Les accords des couplets rappellent étrangement ceux du remix 1980 de "Be Thankful For What You Got" de William de Vaughn, sans doute source de l'inspiration.

12/ PATAWAWA "Red & White" (Dr Packer Remix) : les re-edits décidément à l'honneur dans ce set avec le retour de Dr Packer, l'un des meilleurs d'entre eux, pour ce titre de nu-disco de l'année 2016.

dimanche 23 février 2014

N° 210 : filtering the 80's (Paul Young, Talk Talk, Funk re-edits...)


Set non disponible

J'ai passé l'oral d'admission de mon concours le 12 février dernier et l'on ne peut pas dire que les choses se soient bien déroulées.
Présenté comme une épreuve qui se rapproche d'un entretien d'embauche, l'exercice s'est révélé un véritable piège dans lequel le jury n'avait qu'un seul objectif : déstabiliser le candidat.

J'ai donc été particulièrement "saqué" avec des questions secondaires ou vachardes et, tout au long des 15 minutes réglementaires d'entretien, le jury n'a à aucun moment cherché à comprendre mes motivations, à déceler mes compétences, mes aptitudes et mes qualités personnelles pour occuper les postes concernés.
J'émets donc les plus grandes réserves sur mes chances d'admission, d'autant plus que le gouvernement menace encore d'effectuer des coupes claires dans les budgets publics pour lesquels je suis concerné au premier chef dans cette orientation professionnelle, ce qui implique que figurer sur la liste d'aptitude (qui regroupe les lauréats du concours en quelque sorte) ne signifiera peut-être pas une embauche dans les mois qui suivent.

J'avais déjà subi un sort similaire en 2010 lorsque, en CDD au sein de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, des coupes budgétaires drastiques et les prémices de la réforme du Grand Paris m'avaient privé d'une éventuelle titularisation.
C'est la précarisation et l'insécurité qui dictent leur loi aux salariés de ce pays embourbé dans une crise sans fin. Quant aux créateurs d'entreprise et jeunes diplômés, bon nombre d'entre eux sont déjà partis tenter leur chance ailleurs.

Je suis donc de retour timidement au mix avec un seul set pour ce mois de février.

Tout démarre avec le tube disco du batteur jazz américain IDRIS MUHAMMAD "For Your Love" (1980) et sa mémorable ouverture symphonique.

Pour son edit, Ashley Beedle s'est interessé à l'intro et aux breaks instrumentaux du titre très "Abba" (et très gnan-gnan) de ANDREA TRUE CONNECTION "Party Line".

Toujours dans le registre du re-edit, BEARD IN DUST timestretche aux limites de l'acceptable l'accapella de "Ain't No Mountain High Enough" de Marvin Gaye et Tammi Terrell et parvient a masquer la mollesse de l'interprétation, sacrifiée par les algorithmes du sampler, sur une solide base funk pour "Highest Mountain".

Aidés par la technologie toujours plus performante des logiciels de montage audio, les re-edits s'enchainent avec cette fois-ci un titre du 3e album de SOS Band, "High Hopes", tiré de l'un des volumes de la collection GET DOWN EDITS.

LOVEBIRDS n'est pas en reste et nous livre son arrangement autour du sample de "Can't along without you" de Vance and Suzanne, un titre assez obscur du répertoire funky des années 80.

S'ensuivent la reprise du classique disco "Stomp" de Brothers Johnson en version funk par QUINCY JONES et "Stone Love" de KOOL & THE GANG, l'un des ultimes tubes du groupe sorti en 1986.

Pour son remix de "Circle Of One" de OLETA ADAMS, la remixeuse Yvonne Turner emprunte la rythmique de "Land Of Hunger" des Earons.

Passage rapide par la House music avec "Forget The Girl" (Midtown Mix) de TONY TERRY avant un final totalement new-wave qui démarre avec l'extraordinaire remix US de "Such A Shame" de TALK TALK qui nous permet de redécouvrir les pistes de l'original. Le son est puissant et clair, œuvre du remixer Steve Thompson (Whitney Houston, Aretha Franklin, Madonna, Leon Haywood...).

"Fade to Grey" de VISAGE en version Ultimixx et "I'm Gonna Tear Your Playhouse Down" de PAUL YOUNG auront clos le bal.

vendredi 23 janvier 2009

N°2 : Tribute to SkyDance (RLP, 90's house tracks)

Set non disponible







Ce 2ème set est en grande partie consacré à l’émission SkyDance animée par RLP à la fin des années 80 sur Skyrock.

Bien que j’ai un différend sérieux à régler avec le personnage, une dispute qui date de l’époque où il dirigeait le label More Vynil au sein d’Universal, j’en fais ici abstraction pour rendre hommage à cette émission qui est à l’origine de ma carrière radiophonique sur Skyrock, une belle aventure de 7 années.

1988
. Alors que je crois la musique funk définitivement avilie par les boîtes à rythme surgit le mouvement «house». Je suis averti de l’existence de l’émission de RLP par un ami qui, lui, n’a pas décroché du «clubbing». Il me vante la qualité de la programmation et des mixes...ce qui ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd.
Je deviens alors un véritable «accro» au point de décliner toute invitation le samedi soir afin de profiter pleinement du show et du fantastique traitement de son qui l’accompagne.
Il semblerait d’ailleurs que la machine responsable de cette compression «mythique» soit le BSS DPR402.

Début 1991, fort de quelques succès en tant que remixeur (concours DMC, Abyale, MC Solaar), je décide de postuler chez Skyrock pour proposer ma collaboration comme producteur-mixeur à cette émission.
Le destin voulut que Jean Isnard, directeur d’antenne de l’époque, me donne ma chance et me propose carrément de la réaliser et de reprendre le flambeau des megamixes ! une aubaine qui n’arrive qu’une fois dans une vie.

C’est pourquoi, dès ce 2ème numéro, je souhaitais partager quelques titres emblématiques de l’émission avec vous.

1/ L.A. MIX «Love together» : Le remix 1990 d’une production de Les Adams alias L.A. Mix qui a malheureusement disparu du circuit après avoir livré des chefs d’œuvre comme «We shouldn’t hold hands in the dark» ou «Mysteries of Love».

2/ la symbiose entre un DJ (Clivillés) et un musicien (Cole), cela donne un duo talentueux qui faisait ici une entrée fracassante parmi le Gotha du remix sur le «Pink Cadillac» de NATALIE COLE.

3/ On retrouve les deux compères sur «Give you all my love» de STACEY Q, une chanteuse, clone de Madonna, dont le seul hit majeur fut le déplorable «Two of hearts». «Give you all my love» aurait sans doute sombré dans l’oubli sans l’intervention des C & C qui décapent le titre du sol au plafond avec ce dub house ravageur : ligne de basse et rythmique monstrueuses et samples vocaux à profusion.

4/ THE FUNKY WORM «Hustle to the music» : ce disque emblématique du Skydance me fut volé lors d’une soirée périlleuse en plein cœur de la zone industrielle de Chennevières sur Marne où les bandes des barres HLM du coin s’étaient invitées, semant la terreur dans la salle. Il est signé Mark Brydon qui produira plus tard «Love come down» de Eve Gallagher et «Who’s gonna love you?» de JagDeep Singh, deux cool tempos indispensables.

5/ THE SOURCE «Rock the House» : le groupe auteur du célèbre «You got the love» est ici remixé par l’un de mes chouchous, Steve Silk Hurley.

6/ TONY TERRY «Young love» : un titre à l’accapella maintes fois utilisé «i’m just rockin’ to the rhythm of the groovy beat in attempt to raise your body heat». Ce mix comporte de nombreux edits qui le rendent hypnotique par instants ; il est l’œuvre d’Omar Santana, à juste titre surnommé «The Editing King», dans la lignée des Chep Nunez et autres Nagradance que les auditeurs de Skyrock ont connu.

7/ TONY TERRY «Forget the girl» : un remix de Steve Peck, un ingénieur du son-remixeur au palmarès plutôt pop (Madonna, Duran Duran, Thomson Twins, Level 42, George Michael…).
Le titre s'inspire quelque peu et sample "Woman" de BARRABAS (à 49" du début), un classique du Loft de David Mancuso.

8/ BARDEUX «I love to bass» : Ce duo maintes fois remanié atteignit la place N°3 du Hot Dance Music/ Club Play Chart en 1989 avec ce single dont je vous présenterai le fabuleux remix de David Morales dans quelques temps.

9/ Mr LEE «Get Busy» : Le DJ rappeur de Chicago est un pionnier de la hip-house, ce style qui fit la jonction entre hip-hop et house afin de permettre aux morceaux de s’intégrer dans les sets des DJ’s au métronome du 120 BPM.

10/ SIMON HARRIS «I’ve got your pleasure control». Simon Harris a fait le bonheur des DJ’s avec sa collection «Beats, Breaks & Scratches». Ce titre de 1988, récurrent dans les playlistes de RLP, marque les débuts de la chanteuse LONNIE GORDON qui explosera l’année suivante avec «Happening all over again» puis «Gonna catch you».

11/ PETRA & CO «Just let go» : une production belge signée Phil Wilde, l’homme qui allait bientôt former ce duo mémorable avec Jean-Paul De Coster et commettre les tubes du groupe 2 UNLIMITED.

12/ SOUL REBELLION «Simple rhythm» : une production Arthur Baker, omniprésent au début des années 90. A noter dans l'intro, un sample de Let's go to the disco par UNDISPUTED TRUTH.

13/ SEDUCTION «Two to make it right» : Un nouveau mix signé Clivillés & Cole, l’un des nombreux disques achetés lors d’un séjour assez mémorable à Miami en 1990. Je résidais alors sur une île privée qui abritait 3 énormes résidences (Michel Sardou y avait un appartement) et une marina. Luxe ultime, chaque jour, un voiturier était chargé d’aller chercher ou de garer mon véhicule, une Buick qui m’avait fait découvrir les joies de la conduite automatique.
Miami, sa plage protégée par les filets anti-requins, ses hôtels «rococo», le port de plaisance qui côtoie le «downtown» mal famé, les carrefours avec 4 stops (le premier qui s’engage est le plus audacieux), le petit quartier français et l’inoubliable traversée de nuit des rues chaudes où l’on sait que le danger guette à chaque instant.

14/ ALISHA «Bounce back» : un titre découvert sur Maxximum. Le sample d’Inner City hante toujours les arrangements comme sur des milliers d’autres titres de l’époque. Vu l’avez entendu 532 fois depuis le début de ce set !!!

15/ WEE PAPA GIRL RAPPERS «Get in the groove» : Ce duo féminin anglais est remixé façon hip-house par Mr Lee dont je vous parlais avant. RLP s’était emparé d’un autre titre cette fois totalement hip-hop, la reprise d’un tube de George Michael, «Faith».

16/ CLIO & KAY «Street groove» : De la Dance très efficace en provenance d'Italie et produite par Roberto Ferrante qui, bien avant Double You, avait déjà sorti un cover du «We all need love» de TROIANO.

17/ «Spread love» : Une reprise d’un titre anecdotique de FATBACK BAND par les producteurs danois CUT’N MOVE. A noter un sample de cuivres largement pillé à l’époque, l’intro de «You can't hide» par TEDDY PENDERGRASS.