Affichage des articles dont le libellé est Beats International. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Beats International. Afficher tous les articles

mercredi 13 janvier 2021

N° 309 : Diving In The 80's



Longtemps les années 80 me parurent un peu datées et surannées. Et puis la lente descente vers le néant artistique que nous vivons aujourd'hui me contraignit à revoir mon jugement et revint alors le doux souvenir d'une décennie d'une richesse mélodique absolue, qui magnifia le synthétiseur dans des productions hyper léchées au son monstrueux.
Qu'elles furent pop, funky ou new-wave, elles possédaient l'élégance et la créativité qui manquent aujourd'hui à ces blackeries, ces latineries qui plaquent toutes les mêmes plans de 4 accords sur des mélodies simplistes, qui n'ont souvent pour seul but que de profiter des quotas français sans se fatiguer les neurones.
Depuis une vingtaine d'années, on assiste à un véritable hold-up de la médiocrité sur ces quotas, sur les médias mainstream et le public adhère hélas sans réserve, comme si sa faculté de discerner le bon grain de l'ivraie avait totalement disparu.

Avec qui puis-je parler musique aujourd'hui dans mon entourage ? quelques personnes, pas plus. Des connaisseurs, des musiciens. Heureusement, les réseaux sociaux permettent d'élargir le cercle.

GEORGE BENSON "Lady Love Me (One More Time)" (Dr Packer Rework) : désormais acteur incontournable de l'edit, le Docteur est plus que jamais au chevet des grands classiques, reliftant ici le très classieux titre de Benson composé et produit en collaboration avec les requins de studio TOTO en 1983.

THE BLOW MONKEYS "Digging Your Scene" (Long Version) : une pop-dance maniérée qui fit fureur au Royaume-Uni durant cette décennie, tout comme ABC, Culture Club ou Duran Duran. Leur autre tube fut "It Doesn't Have To Be This Way".

TOTO "Stop Loving You" : j’eus la chance de les voir sur scène le 4 février 1987 au Zénith de Paris. Set impeccable, sono au top et le fabuleux batteur Jeff Porcaro était encore de ce monde.

SCRITTI POLITTI "Boom! There She Was" (Album/Dub Mix)/ SCRITTI POLITTI "Perfect Way" (Way Perfect Mix) : mes dandys anglais préférés ! les maîtres du Fairlight". Tous les bons claviéristes vénèrent ce groupe qui, sous la houlette de son leader Green, délivra des titres d'une grande perfection. L'album "Cupid & Psyche 85" est un must-have.

JAKI GRAHAM "Set Me Free" (Special Extended Remix) : déjà chroniqué dans le set n° 297.

THE WEEKND "Can't Feel My Face" (Ultimix) : petite digression dans l'ambiance 80's mais le titre sonne très Jackson. The Weeknd est d'ailleurs un digne successeur, doté d'un groove et d'une voix d'une précision redoutable.

GIANT STEPS "Another Lover" (12" Extended Mix)
: est-ce une réponse au "Anotherloverholenyohead" de PRINCE ? Les producteurs anglais de The Quick ("Zulu"/Rythm Of The Jungle") réalisèrent en 1988 ce titre aux allures quelque peu princières d'ailleurs. C'est par hasard que je suis tombé sut cette pépite en visionnant un documentaire sur les radios FM américaines de cette époque. Le disque n'a pas fait un pli en France bien que pressé en 45t, comme bon nombre de singles qui ne bénéficient pas d'une promo, noyés dans l'embouteillage des innombrables sorties. Il méritait mieux mais le monde du show-biz est impitoyable.

RENE & ANGELA "I'll Be Good" (Select Mix Remix) : bref retour aux sonorités black avec ce genre de titre dépouillé (un bon 8 pistes des familles), au son massif qui claque dans les enceintes.

PET SHOP BOYS "Love Comes Quickly" (Dance Mix/Dub Mix) : voici la 2ème version du maxi, moins groovy que celle de Shep Pettibone (déja mixée dans des sets précédents), plus synth-pop mais toujours envoûtante.

LIVING IN A BOX "Living in a Box" (Dance Mix) : une formation britannique originaire de Sheffield. Le single entra dans le Top 40 U.S. en 1987. Bobby Womack réalisa une très curieuse et très énervée reprise la même année. A écouter par curiosité.

M "Pop Muzik" (Ultimix) : nous sommes là plutôt à la fin des années 70 pour ce qui est l'exemple même du "one hit wonder". C'est l'un des premiers tubes new-wave de l'histoire.
Je me rappelle que le pressage du maxi était conçu de manière étrange. Il y avait deux sillons parallèles et l'on ne savait pas sur quel mix on allait tomber. Info confirmée sur Wikipédia.

BEATS INTERNATIONAL "Change Your Mind" (Giant Club Mix) : Danny Tenaglia apporte la majestuosité qui manquait à une version originale un peu trop guillerette.

DEPECHE MODE "Enjoy The Silence" (Hands And Feet Mix) : Brit Award du meilleur single britannique en 1990. Il est extrait de"Violator", un opus largement produit par François Kevorkian et que je classe aisément dans les 100 albums mythiques de l'Histoire (je prépare mon classement en ce moment).

samedi 9 janvier 2016

N° 257 : Get Your Groove On (Maysa Leak, Paul Oakenfold, Zapp, Casual Connection edits...)


Set non disponible
 
1/ MAYSA "Simpatico" : originaire de Baltimore (Maryland), Maysa Leak embrasse la carrière en tant que choriste pour Stevie Wonder dans les années 80 avant de rejoindre Jean-Paul "Bluey" Maunick créateur du groupe d'acid-jazz Incognito et d'en devenir la chanteuse officielle quelques temps plus tard.
Une voix rauque, puissante et chaleureuse que le monde de la house music découvre en 1993 avec le tube Givin' It Up remixé par Roger S, quand les puristes de la soul apprécient plutôt ses talents sur la reprise de Don't You Worry 'Bout A Thing de Stevie Wonder.
En 1998, Jocelyn Brown la rejoint sur un titre éternellement panthéonisé de la soulful house, Nights Over Egypt, créé quelques années plus tôt par le très "gnangnan"  trio The Jones Girls.

A son actif, 12 albums solo passés inaperçus en France car trop élégante pour recevoir un écho favorable de la part des programmateurs radio adeptes du bourrinage en règle pour des auditeurs abêtis auxquels il faut dégager du "temps de cerveau disponible" pour leur faire avaler toutes les couleuvres des insidieux plans marketing. Voilà pour la première diatribe de 2016 ! La prochaine dans quelques paragraphes.

J'ai choisi Simpatico, extrait de l'album Metamorphosis sorti en 2008, pour démarrer de manière sage et tranquille ce set (qui ne tardera toutefois pas à lâcher les chevaux).

2/ YO YO HONEY "Groove On" (Perfecto Mix) : un mix délicat de l'anglais Paul Oakenfold, icône du dee-jaying britannique, initiateur des premières soirées au son balearic à Londres et plutôt éclectique dans ses choix, bien que progressivement tourné vers la trance Goa (Grace, BT, le label Perfecto). On lui doit des mixes épiques comme celui de Unfinished Sympathy de Massive Attack, Even Better Than The Real Thing de U2 ou encore Generations Of Love de Jesus Loves You (Boy George).

Groove On fit également l'objet d'une lancinante version house de DJ Pierre, mais j'ai découvert il y a quelques jours une revisite "rare groove" réalisée par l'anglais Soulpersona, toujours très inspiré dans ses remixes de classiques.

3/ BEATS INTERNATIONAL "Won't Talk About It" (One Big Bad World Mix) : le son est hélas un peu pourri, faute à une loop saturée par Norman Cook.

4/ INNOCENCE "Natural Thing" (Creation) : un  groupe familier des oreilles des auditeurs de la radio Maxximum au début des années 90. De sa très courte carrière (1990-1992), on aura surtout retenu la version Elevation de ce titre (la face A), qui , dans un break chill-out, emprunte carrément le solo de guitare de David Gilmour sur Shine On You Crazy Diamond.

5/ DJ BUTCHER "However Do You Want Me" : en 1990, le groupe anglais Soul II Soul apparaissait comme un oasis de sérénité au cœur d'un maelstrom de sons acides et tumultueux. Taulier du label Chopshop, Dj Butcher, le DJ grec et non le "Boucher Hip-Hop de Brisbane" qui est un homonyme, réalise une version rare groove de Back To Life totalement respectueuse de l'héritage de Jazzie B.

6/ CASUAL CONNECTION "The Message" (Casual Connection Boogie Funk Rework) : toujours dans le registre des re-dits impeccables, voici Casual Connection, un talentueux DJ originaire de Perth (Australie) dont la liste des méfaits a démarré avec l'EP Sugar en octobre 2014. S'attaquant prioritairement aux vieux funks aux basses slappées, il leur procure une cure de jouvence tout en émondant le mix pour ne retenir que les parties les plus catchy.

Le classique The Message de GrandMaster Flash nous rappelle que le hip-hop fut et n'est hélas plus, progressivement fagocyté par le hardcore et autres pollutions sonores certifiées dont se délecte une bonne partie des jeunes d'aujourd'hui. Dans l'un des villages proches de celui où j'habite occasionnellement, j'ai encore en tête l'image d'un groupe de garçons et filles assis en silence devant un arrêt de bus, les mines tristes et déconfites devant un ghetto blaster bon marché déversant une rythmique et un flow totalement indigents. Sans doute que ces petites nanas rêveraient de quelque chose de plus sexy ou romantique, mais elles semblaient inféodées à la loi de ce que ces petits lascars de campagne leur imposaient.
De cette forme de terrorisme culturel, seules une grande personnalité et une soif de culture peuvent permettre de s'en libérer, mais lorsque que l'on a 12 ou 15 ans, difficile d'échapper à la "loi du Milieu", ce conformisme forcé qui permet de s'intégrer et de se rassurer au sein d'un groupe, si médiocre soit il, quand le choix de l'émancipation fait poindre le risque du rejet et de l'isolement.

7/ NEWCLEUS "Na Na Beat" (Vocal) : ça n'est pas son tube absolu (Jam On It et Jam On Revenge lui sont musicalement supérieurs), mais Na Na Beat témoigne de ce hip-hop froid et synthétique qu'avait proposé (sans grand succès toutefois) ce groupe de NY accoutré de tenues futuristes.

8/ ZAPP "More Bounce To The Ounce" (Casual Connection Edit) : produit par Bootsy Collins, ce morceau de l'été 1980 reste le tube mythique et abondamment samplé du groupe fondé par Roger Troutman. Neuf minutes de riffs, de basses slappées de talk box et de vocoders qu'inévitablement notre ami Casual Connection remanie pour ne garder que les "bonnes mesures" (comme un éditeur présente les "bonnes feuilles" d'un bouquin à des journalistes pressés de donner leur avis sans avoir à s'en pastiller la lecture complète).
En avril 1999, Roger connaîtra une fin tragique, sans doute abattu à coup de revolver par son frère Larry à la sortie de son studio.

9/ TOTO COELO "Milk From The Coconut" (Razormaid) :  un gros tube du Patch Club de La Varenne St-Hilaire en 1983 ! avec son refrain aux allusions grivoises évidentes ("you take the milk from the coconut"), ce girls band anglais éphémère ne se moquait-il pas un peu des respectables Kid Creole & The Coconuts (qui eux-mêmes ne manquait pas de plaisanter sur la chose avec Don't Take My Coconut) ? Les arrangements sont en tout les cas assez proches de ceux de Wonderful Thing ou Stool Pigeon.

10/ ACT "Snobbery And Decay" (Extended) / ACT "Snobbery And Decay" (That's Entertainment) : un fabuleux titre de la fin de l'époque new-wave hélas totalement passé inaperçu. On y retrouve l'ex-chanteuse du groupe Propaganda, l'extravagante Claudia Brücken, accompagnée du dandy écossais Thomas Leer. Le clip très esthétique mais féroce à l'encontre des fastes du show-biz ne rencontra finalement pas un public peut-être désireux d'explorer de nouvelles tendances.

11/ GARY CLAIL "Human Nature" (There's Something Wrong With Me Mix) : joué en décro dans mes émissions du samedi soir en 1991, il s'agit à nouveau d'un mix de Paul Oakenfold. Sorti chez BMG, le titre ne rencontra aucun succès.

12/ THE DANCEFLOOR OUTLAWS "Panda" : aussi incroyable que cela puisse paraître, le sample est piqué sur Parce Que Tu Crois, un titre mineur de Charles Aznavour qu'avait déjà samplé Dr Dre sur What's The Difference. Je remercie encore le site Whosampled pour m'avoir confirmé une information dont j'avais déjà entendu parler il y a quelques années.

vendredi 4 décembre 2009

N°47 : Old Shool Delight (Jimmy Jam & Terry Lewis, Sugarhill Hill Gang, New Edition, Skydance classics, MC Solaar...)

Set non disponible

1/ CHANGE "Change of heart" : un remix U.S. de ce groupe incontournable monté par Jacques Fred Petrus (B.B. & Q Band, Peter Jacques Band, Macho, High Fashion...) et produit par deux anciens de l'écurie princière : Jimmy Jam et Terry Lewis (le groupe THE TIME).

Jacques Fred Petrus peut être considéré comme l'un des plus grands producteurs de la musique club mais son nom reste une énigme pour les jeunes générations. Concernant Change, c'est lui qui finança l'énorme album "The Glow of Love" (1980) qui révéla Luther Vandross, le génial Mauro Malavasi assurant la production artistique.

Jimmy Jam & Terry Lewis ont un palmarès plus parlant avec en figure de proue, Janet Jackson.
En 1984, "Change of heart" est leur premier coup d'éclat mais ils enchaînent sans tarder avec l'excellent "Just the way you like it" de SOS BAND (1985).
Les albums "Control " et "The Velvet Rope" de JANET JACKSON assoieront définitivement une réputation internationale mais la liste de leurs contributions artistiques est réellement impressionnante (Alexander O' Neal, Morris Day, Human League, Johnny Gill...).

2/ MELBA MOORE "You stepped into my life" : je me demande si cette reprise du titre des BEE GEES (1976) n'est pas supérieure à l'original déjà excellent, un titre figurant sur le sublime album "Children of the world" mais jamais exploité en club. A noter un break instrumental d'anthologie, le genre de breaks que plus aucun producteur de musique club n'est capable de réaliser de nos jours. Il faut dire que la majorité des artistes noirs américains a perdu son âme dans une soupe R'n'B inbuvable.

Récemment, je conversait avec l'un de mes collègues sénégalais qui, outre Youssou N'Dour, me vantait les mérites d'AKON, artiste américain d'origine sénégalaise.
Ce à quoi je lui rétorquais:"Mais, comment peux-tu aimer cette daube alors que l'Histoire a gravé dans le marbre les noms de Curtis Mayfield ou Isaac Hayes ?"
La réponse me laissa pantois : "Oui, mais aujourd'hui la musique noire ç'est comme ça !".
"C'est comme ça !"... une sorte de fatalité, l'acceptation du règne de la médiocrité sans tentative de révolte. Après tant de combats, comment ce peuple accepte t-il de perdre ses racines par pans entiers ? Sidérant.

3/ KANO "Can't hold back (your lovin')" : un pur emblème de ce qu'on appela l'italo-disco, une tendance prépondérante dans l'essor de la Dance Music, les italiens restant de formidables musiciens qui surent rivaliser en qualité avec les meilleures productions américaines de l'époque.
Au début des années 90, ils exercèrent leur suprématie sur la house commerciale européenne avant d'être supplantés par les allemands et finalement rentrer dans le rang.

4/ SUGARHILL GANG "The lover in you" : un follow-up très mielleux du tube planétaire "Rapper's Delight" (1979) pour un groupe certes précurseur mais qui, au final, ne laissa qu'une faible empreinte dans l'histoire du Rap quand Grand Master Flash & The Furious Five alignaient tube sur tube.

5/ T/SKI VALLEY "Catch the beat!" : du hip-hop "old school" comme je l'aime, mais c'est le seul hit de cet artiste remixé dernièrement par Dimitri From Paris.
Pourquoi ce style si convivial est-il tombé dans l'oubli au profit d'éructeurs sans aucun swing ni fantaisie ? l'une de mes grandes interrogations sur la black music actuelle.

6/ COOLIO "Fantastic Voyage" : l'un des rares artistes qui a renoué avec cette bonne vieille tradition d'un hip-hop enjoué et sans réel message politique. La version est dans un esprit proche de l'original de LAKESIDE (1980). Lorsqu'on revoit ces images d'artistes excentriques et sincèrement heureux (à une époque où la condition des Noirs était encore loin d'être enviable), on s'interroge sur le malaise actuel alors même que leur reconnaissance au plus haut niveau éclate aux yeux du monde entier (politique, médias, cinéma, sport...).

Je crois que le style funk que Lakeside incarnait était précisément axé sur la dérision et l'extravagance même si la politique s'y était parfois invitée, y trouvant là une tribune inespérée.
Lorsque l'on constate la frime et le machisme qui caractérise la scène rap actuelle, on a vraiment le sentiment d'une régression culturelle grave.

7/ MC SOLAAR "Qui sème le vent récolte le tempo" : premier titre en français à figurer dans mes sets, il est magistralement remixé par les italiens de Kwanzaa Posse. Un riff de saxo qui met tout le monde d'accord et le flow de MC Solaar toujours impeccable.

Pour l'anecdote, j'ai gagné un concours de remix DMC organisé par la major Polydor pour le titre "Bouge de là" en 1990 mais il n'a jamais été commercialisé malgré les promesses. Aucune surprise à cela ... vous savez que je suis abonné aux titres inédits, ma discographie en comportant plus que ceux que vous avez pu entendre en club ou à la radio !!!
A la décharge de Polydor, le remix comprenait un sample fugace de "Papa was a Rolling Stone" par Was not Was. Ceci étant, un envoi à 500 DJ's français avait été stipulé dans le réglement du concours.
Il restera donc un bootleg que seul mon entourage a pu découvrir.

7/ SECCHI feat. Nasty Chat "Play that song" : il me semble bien que c'est le gimmick d'orgue d'un morceau d'acid-jazz qui a fait l'objet d'un sample pour ce titre très revival. Stephano Secchi fut un habitué des classements du Skyrock Top Dance avec deux hits massifs ; "I say yeah!" et "Keep on jammin'", tous deux excellement produits.
Pour ce titre signé sur Airplay en 1991, on retrouve au rap la chanteuse Nasty Chat qui officiait sur un autre tube : "Feel that beat" de 2 STATIC.

8/ NEW EDITION "Crucial" : voilà l'un des titres récurrents du Skyrock Skydance de RLP.
Loin l'époque de "Candy Girl", ces gaillards (Bobby Brown, Johnny Gill, Ralph Tresvant bien sûr, mais aussi Ricky Bell et Ronnie Devoe, les futurs Bell Biv Devoe), sont des stars en devenir et ce titre nerveux et syncopé remixé par Jimmy Jam & Terry Lewis est le tremplin idéal.

9/ THE WEE PAPA GIRLS RAPPERS "Faith" : archi-programmé par RLP à l'époque, c'est une reprise astucieuse du morceau de George Michael, avec le swing et le flow irréprochable des deux british sista. Dans le registre acid-house, on retiendra leur "Heat it up" et, dans le style hip-house, "Get into the groove" (qui samplait déjà le "Crush on you" de THE JETS).

10/ KARYN WHITE "The way you love me" : repérée aussi dans le Skydance en 1989, cette belle mélodie funky est produite par L.A. Reid & Babyface.

11/ TIMEX SOCIAL CLUB "Rumors" : ce "one shot" remixé par Shep Pettibone atteignit la place N°8 du Billboard Hot 100 en 1986.

12/ BEATS INTERNATIONAL "Won't talk about it" : avant de devenir FAT BOY SLIM, Norman Cook fit partie du groupe THE HOUSEMARTINS, léguant des tubes comme les ballades "Build" et "Think for a minute" avant de fonder BEATS INTERNATIONAL dont tout le monde a retenu "Dub be good to me" alors que le premier single passé inaperçu (sauf sur la radio Maxximum) fut ce "Won't talk about it".
Cet homme pressé dissout vite Beats International pour créer FREAK POWER ("Turn On, Tune In, Cop Out") en 1993 avant de se la jouer solo en tant que FATBOY SLIM en 1996, les albums "Better Living Through Chemistry" et "You've Come a Long Way, Baby" étant assez indispensables à toute discothèque de bonne tenue.

13/ NENEH CHERRY "Buffalo Stance" : cette époque bénie où le "girl power" dominait le rap et la hip-house pour le bonheur de tous. Hélas, toutes les sistas ont bifurqué vers un R'n'B d'esbrouffe, marais saumâtre d'où surnagent quelques artistes comme l'inévitable Beyoncé Knowles.

vendredi 27 février 2009

N° 7 : Way back to the old school (David Morales, C.J. Mackintosh, Danny Tenaglia, chicago house)

Set non disponible







1/ SHEENA EASTON, une chanteuse plutôt "mainstream" que l'on avait découverte avec un titre très "cabaret", "Morning train".
Dans le mielleux, nous eûmes ensuite droit à un duo avec Kenny Rogers "We've got tonight" puis la superbe chanson-générique du James Bond "For your eyes only".
En plein dévergondage, elle apparait en guest-vocal sur le "U got the look" de Prince en 1987 puis sort un album hyper-funk l'année suivante, "The lover in me", produit à la fois par Prince et Babyface. En 8ème position du track-listing figure un titre sans aucun intérêt, "101".
Alors qu'il était destiné à rejoindre l'armoire de l'oubli, il passe entre les mains expertes de David Morales pour le résultat que vous découvrez en ouverture de ce set. Un mix dark, underground avec un riff de piano rageur, un Morales au sommet de son art.

2/ BEATS INTERNATIONAL "Change your mind" : le groupe de Norman Cook alias Fatboy Slim bénéficie d'une série d'excellents remixes signés Danny Tenaglia. A noter la performance au piano de Peter Daou.

3/ L'anglaise DINA CARROLL sort de l'anonymat en 1991 en devenant la chanteuse du groupe QUARTZ avec des tubes comme "It's too late" et "Naked". Mise en orbite pour une prometteuse carrière en solo, son premier single "Ain't no man" produit par Nigel Lewis est confié au prodige du UK Garage, C.J. Mackintosh qui réalise là l'une de ses meilleures prestations.

4/ A mon avis la meilleure et la moins connue des productions de C.J. Mackintosh : ASIA BLUE "Connect", titre que j'ai découvert en 1992 dans le set de Lil' Louis réalisé pour la Skyrock Max Party, émission que je co-animait avec J.M Meschin. Il m'a fallu du temps pour mettre la main sur ce vynil, ce pourquoi je vous le resservirait prochainement sous une autre version ! Ici, je vous propose un mash-up incluant l'accapella de "Look Ahead" de l'ami Danny Tenaglia.

5/ On retrouve un groupe produit par le même Nigel Lewis, RODEO JONES. Leur premier single "Get wise!" s'impose d'entrée grâce au remix de David Morales. Suivra le single "Natural world" dont on retiendra surtout le dub de Kevin "Master Reese" (alias Kevin Saunderson).

6/ DEGREES OF MOTION "Do you want it right now?" : le gros tube de l'éphemère label de Chicago, Esquire Records. Je vous propose ici un petit re-edit "maison" du Bump Mix.

7/ Même petit bidouillage sur le "Touch me Dub" de "In the closet" de MICHAEL JACKSON. C'est le chef-d'oeuvre du remixeur Tommy Musto. Je l'avais brièvement rencontré au New Music Seminar, à l'hôtel Marriott de Manhattan, en 1991. Portant aux nues son travail sur "In the closet", l'homme avait paru tout étonné de tant de louanges. Son air interloqué restera à jamais gravé dans ma mémoire !

8/ A mon avis, "Back in Manhattan" est le meilleur titre garage jamais produit par un français, en l'occurence SHAZZ. J'y ajouterais peut-être "Believe" de Soldiers of Twilight et "To find a friend" par Demon Ritchie.

9/ et 10/ petit clin d'oeil posthume à DJ Eric Candy et son mix pour la Max Party avec cet enchaînement entre MECCA "Herbal essence" (qui sample le D.J. Mixers Mix de "Your life" par KONK) et DEEP FREEZ "Work it".

11/ MATT WOOD "What am i gonna do with you?" : un clin d'œil appuyé au titre éponyme de Barry White.

12/ J.T. "Let me groove U" : un remix totalement méconnu des Masters at Work pour cette superbe production hip-house de Doug Lazy.

13/ BLACK SHEEP "Strobelite honey" : Morales réalise encore des prouesses sur ce remix "underground" qui dépouille complètement l'original 100% hip-hop en ne gardant que quelques bribes de phrases. C'est grâce à des mixes d'une telle envergure que j'ai définitivement intégré le microcosme de la house music et mon voyage quasi-initiatique à New-York en 1991 n'a fait que renforcer ma conviction musicale.

14/ CHARVONI "Always there" : la reprise house du titre de Ronnie Laws a été l'un des hymnes du SkyDance de RLP aux grandes heures de Skyrock.

15/ Final habituel avec un grand classique : THE TODD TERRY PROJECT "Week-end" avec un sampling du groupe CLASS ACTION.