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samedi 7 décembre 2013

N° 207 : Tremendous 80's hits (Nick Straker Band, D-Mob, Lonnie Gordon, Kylie Minogue...)


Set non disponible

Playlist :

1/ CATHY DENNIS "Another Dream" (12 inch Version)
2/ D-MOB "C'mon And Get My Love" (Romance Mix)
3/ TAYLOR DAYNE "Tell It To My Heart" (House Of Hearts Mix)
4/ COMPANY B "Fascinated"
5/ BLUE MERCEDES "Love Is The Gun" (Street Latin Wolff 3 Dub)
6/ RICK ASTLEY "My Arms Keep Missing You" (Razormaid Mix)
7/ CHARVONI "Always There" (Blaze Mix)
8/ SUPERTRAMP "I'm Beggin' You" (Straight Pass)
9/ KYLIE MINOGUE "Hand On Your Heart" (Decareydited Dub)
10/ LONNIE GORDON "If I Have To Stand Alone" (Club Version)
11/ SYBIL "When I'm Good And Ready" (Decareydited 12 inch Club Mix)
12/ DENIECE WILLIAMS "Let's Hear It For The Boys" - B.O.F. "Footloose"
13/ NICK STRAKER BAND "Straight Ahead"

vendredi 7 janvier 2011

N° 92 : Italian Riviera (italian disco-funk classics, David Todd and Shep Pettibone's famous remixes)

Set non disponible

Que retenir de l'année dancefloor 2010 ?

Une tendance encourageante au retour de solides mélodies comme celles de "Break your heart" de Taio Cruz, "DJ got us fallin' in love again" de Usher, "Only girl (in the world)" de Rihanna ou encore "California Gurls" de Katy Perry.
Arrivé in extremis, "Barbra Streisand" de Duck Sauce, reste LE tube 100% house de l'année et le clip nous montre toute la désinvolture d'Armand Van Helden et sa bande, totalement à l'opposé des vidéos baignant dans l'univers frime des artistes dance et de leurs "biatches" en maillot de bain.

Au rayon des horreurs, à noter "Telephone" de Lady Gaga & Beyoncé, "Stereo love" de Edward Maya (une pensée pour ceux qui subissent les accordéonistes dans le métro chaque jour) et surtout "The time" de Black Eyed Peas qui touche le fond avec un arrangement d'une débilité confondante et une Fergie "bleue" sur tout son refrain.

Désormais raccordé à la télé par ADSL, j'ai découvert un autre univers de médiocrité avec des chaînes musicales estampillées "club" qui déversent les même "daubasses" à longueur de journée.
Avec ses adolescentes américaines qui s'exhibent à moitié nues sur fond d'électro de supermarché, l'émission "Sexy DJ" diffusée sur MCM atteint le paroxysme de la vulgarité décérébrante.
Comment voulez-vous que les médias et des animateurs comme Nagui ne crachent pas sur ce qui est assimilé à une culture de boutonneux infantiles.

"Clubbing TV" se présente comme la première chaîne dédiée aux dancefloors. Un rapide visionnage m'a fait réaliser qu'il s'agissait en fait d'un énième torrent à tubes estampillés électro.
On aurait pu espérer des idées judicieuses comme la captation de live sets de DJ's ou de show-cases, des reportages, des portraits d'artistes, des sagas sur l'histoire de la musique club. Rien de tout cela. On fait dans le "cheap" à moindre coût.

On pourrait multiplier les chaînes musicales que l'on ne ferait pas avancer d'un pouce la culture dans ce pays puisqu'elles proposent toutes à peu près la même recette.
Lorsque le matraquage devient à ce point mono-culturel, il n'y a rien à espérer sur l'éducation musicale des futures générations, des futurs DJ's et des futurs producteurs.

La France cherche à s'inspirer du modèle allemand sur le plan économique, elle pourrait également réfléchir sur les fondements de la richesse insolente de la scène musicale germanique.

Vivement que des programmateurs de bon goût prennent en main les choses et présentent la culture club sous un aspect plus original et légèrement intellectualisé, lui conférant la crédibilité et le respect dont bénéficient le rap et le rock qui, eux, ont su se fabriquer un univers, une histoire avec leurs icônes de référence.
Si certains responsables de chaînes musicales lisent ce blog, qu'ils me contactent car ce ne sont pas les idées qui manquent.


Passé ce coup de gueule salvateur, parlons de ce set totalement conçu pour redémarrer l'année en douceur, passées les traditionnelles agapes.
Je l'ai intitulé "Italian Riviera" car fortement connoté italian disco-funk.

1/ DRIZA BONE "Real love" : j'ai déjà tout dit sur ce duo de producteurs anglais à la carrière éclair. Ce titre de 1991 ne fut pas signé en France, mais trop sophistiqué, il n'aurait eu aucune chance de percer.

2/ WILLIAM DeVAUGHN "Be thankful for what you've got" : du lourd, du très lourd, un remix rare de David Todd qui surpasse la version originale. Un classique immortel du Patch Club.
MASSIVE ATTACK réalisera une version décevante en 1991.

3/ AURRA "You and me tonight" : C'est le dernier tube de ces ex-membres du groupe SLAVE.
Ce Midnight Mix réalisé par Timmy Regisford est un autre grand classique du Patch, l'un des derniers avant sa fermeture à l'été 1986. Ce club n'aura pas eu la chance de vivre les premières heures de la house music.

4/ DONNA ALLEN "Joy and pain" : j'ai découvert cette reprise de MAZE dans une série funk du Skyrock Skydance, me semble t-il.
C'est encore David Todd qui commet ce Dance Mix.

En 1975, alors DJ à l'Adams Apple de Manhattan, Todd ne cessait de relancer le musicien Van McCoy afin de l'inviter à découvrir une nouvelle dance de salon, le "hustle".
Accaparé par l'enregistrement de son album, Van McCoy envoya l'un de ses sbires, Charles Kipps Jr.
Subjugué par ce qu'il avait vu sur la piste, Kipps rentra précipitamment au studio et convainquit Van McCoy de réaliser un titre dans la même mouvance. Profitant de la dernière heure de studio qu'il avait réservé, Van McCoy réalisa à la hâte avec son orchestre ce qui restera l'un des tubes fondateurs du disco, "The Hustle", titre qui atteignit la 1ère place du Top 40.
Comme quoi, ce sont souvent les projets les plus spontanés qui font florès. Je peux en témoigner.

5/ CHANGE "You are my melody" : le groupe de Jacques Petrus a régné sur le funk italien durant 5 années à travers 5 grands albums auxquels ont collaboré ponctuellement Luther Vandross, Jocelyn Brown ou Johnny Kemp.

6/ RAW SILK "Do it to the music" : un groupe de studio constitué notamment par Bert Reid, membre de Unlimited Touch, autre fer de lance du label Prelude Records.
La courte partie accapella du titre fut samplée à de nombreuses reprises.

Leur autre tube est l'explosif "Just in Time" remixé par l'inévitable David Todd.

7/ GAME "Gotta take your love" et 8/ DISCO DEVIANCE "Do it" : un one-shot italien bénéficiant d'un break mémorable qui est la pierre angulaire du bootleg qui le suit dans ce set.

9/ NIA PEEPLES "Trouble" : les tubes du Skydance s'invitent souvent dans mes sets ces derniers temps.
Remixé par Shep Pettibone, ce titre ravira les amateurs de house syncopée dans laquelle boîte à rythme et synthé-basse forment une solide armature.

10/ BLACK BOX "Ride on time" : je pense que l'on peut attribuer à RLP le succès de ce groupe en France. Il fut le premier à diffuser et matraquer cette version originale. Il réalisera d'ailleurs certains remixes du groupe et un medley pour le label Airplay (qui doit beaucoup à son partenariat privilégié avec la radio Skyrock).

Rapidement, le sample empli de rage de Loleatta Holloway piqué sur "Love Sensation" fut interdit et le disque ressortit dans une version rechantée bien moins convaincante.

11/ BLACK BOX "Strike it up" : les roulements de tambours sont empruntées à la version disco de "Reach out (I'll be there)" des Four Tops réalisée par Gloria Gaynor en 1974.
Quant à la voix, il s'agit de celle de Martha Wash et, détail extraordinaire, elle n'est même pas créditée !
La version de DJ Lelewel (que j'ai pas encore incluse dans l'un de mes sets) est l'un de mes classiques du Top Dance Megamix.

12/ LONNIE GORDON "Gonna catch you" : le Pub Mix est plus commercial avec son riff d'orgue et de cuivres inspirés par le couplet de "Reach out, i'll be there" des Four Tops (encore eux). Je préfère toutefois ce Philly Mix aux sonorités garage.

13/ LAST RHYTHM "Last rhythm" : une sorte de balearic-house made in Italy. Cette version vocale de 1992 est un remix de l'original instrumental sorti deux plus tôt.
Le single "Open your mind" est dans la même veine.

14/ THOMPSON TWINS "Come inside" : final assez violent avec un remix rave de ce titre du groupe de new-wave anglais à qui l'on doit les excellents "Love on your side", "Hold me now" ou l'arabisant "The gap".

vendredi 23 octobre 2009

N° 41 : Smooth beginning...brutal ending (Masters at Work famous dubs, Mousse T, CJ Mackintosh, rave anthems)

Set non disponible


D'aucuns vont crier au scandale. D'autres salueront la progression du set.
"Mais pourquoi n'est-il pas resté deep durant tout le mix !".

Eh bien, je dirais qu'en conditions "live" la règle est de varier les styles afin que l'on n'assiste pas à quelques endormissements. Une heure de pur garage et la piste se viderait irrémédiablement.

Plus de 30 ans de dee-jaying, l'analyse des sets des meilleurs DJ's mondiaux... oui ! embarquer les danseurs dans des univers toujours différents est le maître-mot pour garder leur attention. Même un Louie Vega, pourtant très soft, durcit parfois le mouvement dans ses sets.
Le dancefloor a besoin de cette progression de l'intensité des morceaux puisque le rythme cardiaque s'accélère peu à peu.

Larry Levan, David Mancuso et Frankie Knuckles n'hésitaient pas à brusquement bifurquer, un "coup de volant" qui faisait tanguer la piste et surprenait le public.
"Eclectique ou rien", leur devise est aussi mienne.

Démarrage par un petit hommage aux dubs des Masters at Work. Chacun de leurs maxis en comprenait au moins un. Souvent plus joués que leurs mixes vocaux, ces dubs avaient le pouvoir de rester captivants jusqu'au bout.
On peut donc parler de "génies du dub" alors que le dub fut longtemps un simple exercice torché à la va-vite, sans grand intérêt musical et destiné à remplir les faces B des maxis.
Quelques maîtres comme François K, Shep Pettibone ou David Morales ont brillé dans cet exercice oh combien difficile.

1/ LIL' LOUIS & THE WORLD "Saved my life" (Masters At Work Dub) : quelques bribes de phrases, un Rhodes envoûtant et le tour est joué.

2/ MASTERS AT WORK feat. India "I can't get no sleep" : titre-révélation pour INDIA, la compagne de Louie Vega. Ce titre figure encore en bonne place dans les sets des meilleurs DJ's internationaux.

3/ Mr FINGERS "What about this love?" (Masters At Work Dub) : l'original était un monument de la deep-house, les Masters conservent l'atmosphère, usant avec bonheur de ce piano électrique aux accords graves et contrariés à souhait. Bien plus que l'orgue, le piano électrique n'est-il pas l'instrument symbolique de la soulful house ?

J'incorpore l'acapella de "The player" de FIRST CHOICE, l'envie de mash-up me démangeant.

4/ LONNIE GORDON "Bad Mood" (Masters At Work Dub) : un très mauvais maxi double pack de Lonnie Gordon ("Gonna catch you", "Happening all over again") qui n'est sauvé du naufrage que par ce seul dub des Masters !

5/ LIBERTY CITY "Some lovin'" : Danny Tenaglia se surpasse dans cette sublime version deep d'un titre de MURK à l'origine plutôt casse-pieds.
Je vous propose ici la version vocale mais le must du maxi reste son "Deep State Mix" qui finira bien par venir dans mes sets.
Appréciez la qualité de la production (le "gros son" signé Danny) et le soin apporté dans les effets stéréo.

6/ INCOGNITO "Givin' it up" (Roger's Deep Dub) : amateurs de dubs, vous êtes vraiment comblés ! Extrait d'un excellent double pack sorti sur Talkin' Loud, Roger S livre pas moins de 7 versions dont ce mix récurrent dans les sets de Louie Vega. Je l'enrichis de l'acapella de "The love" par KARIZMA. Les ponctuations vocales ("bah-bah-bah !") sont piquées sur l'éternel acapella des PEECH BOYS, "Don't make me wait".

7/ JODECI "You got it" : découvert sur le triple pack du Ministry of Sound sessions 3 consacré à Clivillés & Cole (encore un indispensable !), ce remix garage de CJ Mackintosh relève nettement le niveau d'un original hip-hop peu enthousiasmant.
La house possède ce don de transformer une piquette de supermarché en Margaux Grand Cru Classé 1855.

8/ D'JAIMIN & DJAYBEE "Fever" : Sorti sur un sous-label de Scorpio en France, ce titre est remixé par le trio allemand : Mousse T- Boris Dlugosch-Michael Lange (Dj résident du Front Club de Hambourg, il a contribué à la popularisation de la house music en Allemagne).
Je pense à coup sûr que le sample du gimmick est extrait de l'intro de Let Your Feelings Show de Earth, Wind & Fire.

9/ ANN NESBY "Hold on" : Ann Nesby est la lead singer de Sounds of Blackness. Entamant une carrière solo en 1996, son album "I'm here for you" contient deux titres essentiels : "Can i get a witness" et "Hold on", tous deux remixés notamment par Mousse T.

10/ MONIE LOVE "Grandpa's party" : voilà un excellent souvenir du Skyrock Skydance ! Un "hip-house style" pourtant remixé par des maîtres du cool tempo : Nellee Hopper et Jazzy B , les fondateurs de Soul II Soul.
Monie Love, rappeuse britannique au flow imparable, avait déjà attiré mon attention avec "I can do this" programmé aussi par RLP et qui samplait l'intro de "And the beat goes on" des WHISPERS.
Je l'avais programmé régulièrement dans le Top Dance Megamix avec "Down to earth" et surtout "It's a shame" (reprise des DETROIT SPINNERS) et je vous l'ai déjà présentée en début d'année avec le fameux "Born to B.R.E.ED." dans un mix classieux de Steve "Silk" Hurley.

11/ HITHOUSE "Jack to the sound of the underground" : le pauvre Peter Slaguish, producteur hollandais auteur de ce "classique" virevoltant et bourré de samples, ne profita pas longtemps de sa gloire naissante. Il périt dans un accident de voiture en 1991, trois ans après la sortie de son seul véritable tube dont voici le Melt Down Mix, version au son prodigieux pour l'époque.

12/ TOGETHER "Hardcore uproar" : un des hymnes de l'Haçienda de Manchester et de feue la radio MAXXIMUM à Paris en 1990.
Le titre du morceau est celui de la rave party au cours de laquelle Jonathan Donaghy et Suddi Raval, les deux producteurs, firent connaissance. Malheureusement, Jonathan Donaghy décéda dans un accident de moto à Ibiza un mois après la sortie du single alors que celui-ci avait atteint la 12ème place des charts anglais, promettant une belle carrière à TOGETHER.

13/ MALCOLM McLAREN "Magic's back" : l'ancien producteur des SEX PISTOLS vend son âme au diable en s'acoquinant avec Stock & Waterman, deux des plus grands producteurs de pop-dance anglais au palmarès édifiant : des N° 1 dans le pop chart avec Dead or Alive ("You spin me round"), Mel & Kim ("Respectable"), Rick Astley ("Never gonna give you up"), Kylie Minogue ("I should be so lucky", "Hand on your heart") et Sonia ("You'll never stop me from loving you").
Ce titre parfait et totalement rave, programmé aussi dans mon Top Dance Megamix, est le thème du téléfilm "The Ghosts of Oxford Street" réalisé par McLaren en 1991 et qui relate la saga de la célèbre rue commerçante londonienne.
Au chant, une voix bientôt célèbre...Alison Limerick.