Affichage des articles dont le libellé est The Face. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est The Face. Afficher tous les articles

vendredi 2 avril 2010

N° 62 : The Floorfiller Mix (Joey Negro, Bootsy Collins, Barbara Tucker...)

Set non disponible


Ce set achevé, je me suis dit que, si je l'avais joué in extenso dans quelque club pointu, vider la piste aurait été impossible. D'où cette appellation un peu prétentieuse. A vous de juger.

Quoi qu'il en soit, après cette semaine noire et inquiétante, il était temps de renouer avec la joie et l'espoir, et ce mix tombait à point nommé.

1/ LOVE TRIBE "Stand up" : cette version signée Roger Sanchez est étrangement saturée. Elle reprend le gimmick de "There but for the grace of God" de MACHINE (à 2'59" du début), un titre qui avait été repris avec délicatesse par FIRE ISLAND en 1993.
J'essaierai de vous présenter ce remix très deep dans un futur proche.

2/ MICHAEL GRAY feat. Shelly Poole "Borderline" : cette voix glamoureuse et minaudante piqua ma curiosité au point de savoir si le physique suivait. Le clip aguicheur ne pouvait être qu'un leurre.
En effet, Shelly Poole, physique de femme mûre, ex-membre du groupe Alisha's Attic, n'a rien d'une "biatch" et déroule une belle carrière en tant que compositeur pour des artistes comme Massive Attack, Janet Jackson ou Sophie Ellis Bextor.
En 2008, elle a formé un groupe de style country, Red Sky July.
Je la félicite pour avoir "joué le jeu" en ayant interprété à la perfection ce "Borderline" avec cette "voix de téléphone rose".

Ah, au fait, le sample du morceau est totalement improbable. Stretché à mort, il est emprunté à un slow mielleux et très dispensable : "Ready for your love" de CHAPTER 8. Avec l'intelligence et "l'oreille" qui caractérisent les grands remixers, Michael Gray a exactement samplé le seul passage magique du titre.

3/ JOEY NEGRO "Can't get high without U" (1997) : Toutes les infos sur ce morceau sont à lire sur ce billet. Ce single disco-house proposé en double pack signe le grand retour à la production de Dave Lee après la sortie de son album solo "Universe of love" quatre ans auparavant. Cet album lui avait permis de réaliser un vieux rêve en réunissant les Trammps ("Universe of Love", "What happened to the music") ou Gwen Guthrie ("What a life").

4/ Z FACTOR "Somebody" : avançant masqué, Joey Negro reprend l'un de ses vieux pseudos et surprend son monde avec ce titre très underground.
La face A, "We'll Keep Climbing", quasi-instrumentale et dotée d'un gimmick très électro fera l'unanimité, mais ce mix hurlé en face B, avec les vieux sons historiques de la house, complète à merveille ce qui restera l'un des meilleurs titres de 2008, un "must-have" comme disent les british.

5/ BARBARA TUCKER feat. Darryl D'Bonneau "Stop playing with my mind" : l'une des dernières flamboyances de la house filtrée, au crépuscule des 90's. Pour l'occasion, les anglais de Full Intention braconnent un petit bout de l'excellent "Black Ivory" de MAINLINE (1979).

6/ BLAZE "Most precious love" : je ne sais pas si ce riff de piano est une pure création, mais une chose est sûre, son viatique est imparable et térébrant. Comme un air de "Disco's Revenge", non ?

7/ LES CLAUDETTES "Alexandrie Alexandra" : Infusant son talent à tout ce qu'il touche, Joey Negro reprend l'arrangement de l'adamantin "I'm a man" de MACHO pour ce dub du tube de Claude François. Le double pack mérite l'acquisition.

8/ MADEMOISELLE "Do you love me?" : dommage que ces deux frenchies n'aient pas donné suite à ce flamboyant "stardust-like" au riff de guitare et aux arrangements parfaitement ciselés.

9/ THE FACE "Needin' U" : toutes les infos sur ce titre sont dans ce billet.

10/ JULIET ROBERTS "Bad girls" : en 1998, elle est la première (oublions la tentative mollassonne de Xaviera Gold) à reprendre avec brio ce monument de la disco.
Jay Kay (Jamiroquai) et Anastacia le reprendront en live lors d'une céremonie des Brit Awards, "The Adidas man" en solo lors de son concert à Verone (2002).

11/ BOOTSY COLLINS feat. MC Lyte "I'm leavin' U" : DJ TONKA est l'un des plus festifs DJ's allemands. Une happy house sans failles qui dynamite l'original groovy tout aussi excellent.
Le sample du gimmick me semble être piqué sur "Something about you" de Mr ROY.

12/ JAMIROQUAI "Love foolosophy" : ce ludion hybride capable de passer de l'acid-jazz le plus engagé à la dance la plus frivole, ce véritable satrape aux multiples frasques semble revenir à ses premières amours dixit les rumeurs de la Toile.
Finies donc les envolées discoïsantes ? La fin d'année nous en dira d'avantage.

vendredi 22 mai 2009

N° 19 : One step in the 2000s (Joey Negro, Axwell, Kamasutra...)

Set non disponible






Bien que ce blog évoque essentiellement le passé, j'avais esquissé dans mon tout premier set (The Rebirth Megamix) une entrée dans ce nouveau siècle avec quelques reprises ou remixes de vieux titres des années 70-80.
J'y pose à nouveau mon pied... avec prudence.

1/ KAMASUTRA "Where is the love" : un "Stardust-like" très élégant. Music sounds better with you s'appropriait l'intro du Fate de Chaka Khan, les italiens de Kamasutra (Alex Neri et Marco Baroni) s'inspirent avec une puissance de feu bien supérieure, l'apport de la voix suave et sexy de Weston Foster ne faisant qu'ajouter à l'exaltation. Je me suis amusé à glisser l'accapella de Stardust... et le résultat est là !

2/ KIMARA LAWSON "Stand up" : autre joyau du duo Kamasutra avec cette intelligente utilisation du riff de guitare de l'intro du Saturday de Norma Jean, une base sur laquelle une mélodie imparable vient se poser, provoquant l'euphorie sur le dancefloor.

3/ JOEY NEGRO feat. Taka Boom "Can't get high without you" : la soeur de Chaka Khan fut une égérie du producteur Joey Negro. Elle assura les voix sur d'autres de ses tubes comme Saturday ou Must be the music. Les choeurs de Can't get high without you rappellent le U turn me on de Tomorrow's Edition, les clins d'oeil aux grands classiques étant une pratique habituelle chez ce grand spécialiste de la disco music.

4/ L'entrée dans les 2000s s'effectue avec ce flamboyant "Fly away" de SUNBURST BAND, le groupe disco-jazz créé par Joey Negro. Un dub qui met en valeur toute la musicalité dont les productions de ce groupe font preuve. Le gimmick vocal reprend l'ad lib de I've had enough d'EARTH, WIND & FIRE.

Décidement les lecteurs de ce blog vont finir par penser que la house n'est qu'un grand marché du pompage. C'est en partie vrai mais, comme dit l'adage, "la musique se mord la queue en permanence" et l'on peut trouver dans tous les styles de musiques des gimmicks ou fragments de mélodies qui empruntent à d'illustres ou obscurs prédecesseurs. La SACEM tolère d'ailleurs dans le dépôt d'une mélodie originale une suite de 7 notes identiques à celles trouvées dans un autre morceau déjà édité. Je ne peux pas affirmer mes dires mais j'ai souvent entendu parler de cette tolérance accordé par le bureau de vérification des oeuvres. Il faut dire qu'avec 12 notes dans la gamme, on ne peut pas multiplier les combinaisons à l'infini et finalement, un jour ou l'autre, on finit par copier, souvent involontairement.

5/ JAMIROQUAI "Canned heat" : le génie de la disco-pop est annoncé pour la fin 2009 avec un album - paraît-il - très orienté acid-jazz. Les fans de la première heure avaient vu d'un mauvais oeil ces dérapages disco dont ses récents albums étaient truffés. Ce Canned heat est pourtant fadé et d'une gaieté contagieuse.

6/ SOULSEARCHER "Can't get enough" : dans la famille des samples, je voudrais le Let's Lovedance tonight de GARY's GANG (1979). La mélodie créée pour la circonstance par Soulsearcher (alias Marc Pomeroy du duo Jazz-n-Groove) est bien moins cul-cul que l'originale, une resucée du tube Keep on dancing.

7/ FIRST CHOICE "Armed and extremely dangerous" : titre éponyme de l'album sorti en 1973, c'est également le premier tube du groupe dont l'histoire n'a retenu que Let no man put asunder. Pourtant, la moisson de tubes fut exceptionnelle : Dr Love, Double Cross, The Player, Love thang... L'insigne dub de Full Intention met enfin en valeur ce must du "Philly Sound" qui n'avait pas fait l'objet d'une version maxi à l'époque.

8/ ANDREA T AND TIBET "Could it be magic" : Une reprise qui arrive à se hisser au niveau de l'illustre original interprété par Donna Summer. Et pourtant, quelle gageure ! Les versions des boys bands Take That et Alliage n'arrivent pas à la cheville de ce mix mais Alain Chamfort avait réalisé une adaptation intimiste très réussie à l'époque (Le temps qui court).

9/ FAT LARRY'S BAND "Lookin' for love tonight" : un disque que j'avais diffusé à l'époque bénie de la Max Party. Act like you know ( et sa ligne de basse multi-pompée) et ce titre sonnent comme les seuls hits de ce groupe de Philadelphie. Peut-être peut-on adjoindre à la maigre liste, la ballade Zoom.

10/ THE FACE "Needin' U" : le dernier grand disque de David Morales. Mais quelle mouche l'avait piqué pour sortir ce délirant assemblage de samples alors que ça n'était pas dans les habitudes de la maison ? Deux morceaux servent de base à ce titre : Let me down easy de RARE PLEASURE pour la ligne de piano et My first mistake des CHI-LITES pour les voix et les cuivres. Le break contient un scat déja entendu sur le New anthem de REEL TO REAL.
A cet empilage, j'ajoute brièvement ma touche personnelle avec l'accapella de Finally de K.O.T.

Je profite de l'occasion pour faire une prière ; une prière pour que le grand Morales cesse de succomber à l'attrait des sets et des tournées juteuses pour faire son come-back à la production avec ces arrangements dont il a le secret. Dans cette période de disette musicale, nous avons trop besoin de remixers de sa trempe pour convertir les titres fadasses qu'on nous fait avaler à longueur de journée sur les médias en véritables pépites pour un public en manque de vibes.
Dans les années 90, lorsque j'allais faire mes courses chez Champs Disques, avenue des Champs-Elysées, la première question que je posait aux vendeurs était : "Avez-vous du Morales à me faire écouter ?" ; et les gars avaient toujours 4 ou 5 productions à me proposer chaque semaine !!! idem pour Steve Hurley.

11/ KEVIN YOST "If she only knew" : Une concentration jamais égalée de samples dans un mix !!! C'est l'oeuvre de Todd Edwards qui transforme le titre plutôt tranquille de Kevin Yost en une sorte de "disco festival" avec des fragments de titres venus de tous horizons. Impossible de résister à l'envie de se trémousser sur un tel chef d'oeuvre.

12/ GUSTO "Disco's revenge" : le titre qui lança le label français Do it Music dont le directeur artistique était Sam Choueka (l'un des deux animateurs FM et télé connus sous le nom de Groucho et Chico) et le responsable promo, Cocto. Disco's revenge sample le Groovin' you de Harvey Mason. Il fallait y penser ! Des remixes anglais apportant une mélodie chantée renforcèrent l'attrait pour le disque... et sa diffusion en radio. A Skyrock, on m'a toujours dit que les instrumentaux n'étaient pas les bienvenus dans les programmations. Même les slows, jugés trop mous, furent bannis de l'antenne vers 1993. Les radios FM, à force de considérer l'auditeur comme un être décervelé, n'ont-ils pas creusé leur tombe ? Lorsqu'on voit les gesticulations actuelles dans ce petit monde et la crise terrible qu'il affronte, on se demande si le mal ne vient pas de toutes ces années de mépris.

13/ NOOTROPIC "I see only you" : une happy house "so british" remixée par Love to Infinity, des producteurs mancuniens qui ont remixé le Gotha de la pop internationale.

14/ C-MOS "2 million ways" : C-Mos est l'un des pseudos du producteur belge Oliver Abeloos qui fut à l'origine de tubes tels que T 99 (Anasthasia) ou Quadrophonia (Quadrophonia). Ces violons magnifiques sont empruntés à un vieux titre soul complètement ringard : Run back par Carl Douglas (remember Kung Fu fighting !). Sans doute que la technologie a permis d'optimiser ce sample peu évident à travailler à l'écoute.
L'intro du remix réalisé par Axwell (membre de la redoutable Swedish House Mafia) se mélange avec une grande magie aux violons de Nootropic. J'ai rougi de plaisir en trouvant ce mix et en le peaufinant. Et vous, qu'en pensez-vous ?