Affichage des articles dont le libellé est Urban Cookie Collective. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Urban Cookie Collective. Afficher tous les articles

mardi 1 novembre 2011

N° 127 : Trance-Houz-Xpress (Max Graham, Bellatrax, Pizzaman...)

Set non disponible

Après 6 mois de recherches au cours desquelles les pistes naissaient et échouaient inlassablement, nous sommes proches de concrétiser notre objectif, Londres étant la destination finale.
La quête de la "sainte voix" est bien notre rocher de Sisyphe.
Tant qu'elle n'est pas "dans la boîte", je ne pourrai en dire plus, la superstition étant partie intégrante de ce métier qui manipule le destin d'une chanson dans l’irrationalité la plus totale.

"Celles qu'on a pas eues", voici comment symboliser les chanteuses qui figurent sur la première partie de ce set.

On pourrait évoquer le désintérêt notoire des chanteuses internationales (anglaises, hollandaises, suédoises, allemandes...) pour les producteurs qui n'ont pas de renommée établie (elles déclinent l'offre sans même avoir entendu la chanson). Que l'on ne me dise pas que ces chanteuses cherchent à tout prix des plans pour percer ou assurer les fins de mois, je n'y croirais pas une seconde.
L'industrie musicale est parait-il en crise, mais il ne semble pas que tous ses acteurs en souffrent forcément.

Qu'en est-il des chanteuses françaises ? il parait qu'un grand nombre d'entre elles recherchent désespérément du travail, c'est ce que nous vérifierons dès que nous entamerons le sourcing de talents dans notre pays d'origine.

1/ ARMIN VAN BUUREN feat. Sophie Ellis-Bextor "Not giving up on love" : Evidemment nous n'avons pas cherché à contacter Sophie Ellis-Bextor ou Amanda Wilson car nous savons d'avance que le deal serait intenable et qu'elles ne perdraient pas de temps avec d’illustres inconnus sans discographie convaincante. Il faudra revenir par la porte du Coq dans l'univers de la dance music.

Armin Van Buuren a offert à la belle ce somptueux titre qui, malgré sa signature chez Scorpio, "n'a pas rencontré son public", (comme on dit généralement).
Le clip hollywoodien, la mélodie qui tue, l'esthétique irréprochable de l'interprète, tout était réuni pour un tube, mais, comme d'habitude, la France a préféré se cantonner à écouter sa variété de plus en plus barbante.

2/ FILO & PERI feat. Audrey Gallagher "This night" : je n'ai pas contacté cette chanteuse car cela faisait quelques semaines que je m'étais lassé d'envoyer des mails sans suite à travers l'Europe.
La voix délicate de cette irlandaise sied parfaitement à l'ambiance trance et comme je l'ai déjà dit ("comme je l'dit bien souvent", aurait écrit Thierry Henry), la piste des chanteuses gaéliques ou folk est à prioriser dans ce style.

Filo & Peri sont deux DJ's-producteurs américains qui proposent des sets totalement audiovisuels, "Lights n loaded". Sur la vidéo de présentation, vous pourrez rêver de la table de mixage du futur.

3/ MAX GRAHAM feat. Ana Criado "Nothing else matters" : Le Canada recèle quelques talents exceptionnels en matière de trance. Après Deadmau5, voici Max Graham, d'ailleurs auteur du remix du titre précédent.
C'est la sublime Ana Criado qui porte la mélodie. Hélas cette voix n'est pas encore à notre portée, faute à des conditions de deal trop dures proposées par les managers hollandais, mais "tout vient à point à qui sait attendre" dit le proverbe.

Vous pouvez retrouver Ana Criado sur "Sunset Boulevard" d'Alex M.O.R.P.H. et furtivement sur "Down to love" de Armin Van Buuren.

4/ LIQUID NATION feat. Andrea Britton : je crois qu'avec Andrea Britton, on a atteint les sommets de l'inacceptable en matière de deal. Après 3 mois d'attente, son manager m'a demandé que lui soit reversé 70% de tous les gains (édition et royalties) !!! Si cela n'est pas une fin de non-recevoir, ça y ressemble énormément.

Nous n'attendrons pas Andrea Britton comme les moines attendent l'Abbé, nous avons déjà passé notre chemin.
Cela étant, son interprétation est tout à fait exceptionnelle sur ce "one-shot" du groupe anglais Liquid Nation.

5/ BELLATRAX feat. Tina Cousins "Can't hold back" : Tina Cousins fut évidemment parmi les premières à être contactées. Je me rappelle encore le fantastique "Mysterious times" de SASH.
On attend toujours la réponse, mais nous ne pouvons pas passer notre temps à faire des Adoremus car les projets qui réussissent se bâtissent généralement rapidement.

"Can't hold back" est le follow-up de "I can't help myself" qui fut un hit international en 2008 (N°1 du Billboard Dance Airplay Chart durant 3 semaines).
L'arrangement pêchu, bourré de bruitages est un modèle du genre.

6/ THE BLIZZARD & OMNIA "My inner island" : encore un remix du russe Yuri Kane dont j'ai déjà dressé le portrait laudatif sur ce blog.

Transition douce avec la happy-house des années 90.

7/ URBAN COOKIE COLLECTIVE "high on happy vibe" : en la matière, U.C.C. sont des princes de ligne.
"High on happy vibe" est extrait de l'album éponyme qui contient tous les tubes de ce groupe "mythique" (qui a pourtant bien existé !) comme disent à tort un grand nombre de journalistes en panne d'inspiration linguistique.
Ce remix disco-trance à la ligne de basse tout droit sortie de la synthèse d'un Yamaha est signé de l'anglais Johnny Lisners.

8/ PHUNKIE SOULS "Tha music (floats your cares away)" : ce titre sorti sur Strictly Rhythm en 1999 sample "I don't need no music" de Tom Moulton (1979).

9/ THE NIGHTGROOVERS "Do it all night" : C'est ici le fameux "Running away" de Roy Ayers qui sert de base à une toute nouvelle mélodie chantée par Deanna Della Cioppa, choriste renommée aux USA.

10/ DEBORAH WILSON "Free" : le sample vocal est tiré d'un titre assez anodin de 1987 : "Mr Right" par Eleanore Mills.
On l'a déjà entendu sur "Tall and Handsome" de Outrage.

11/ PIZZAMAN "sex on the streets" : c'est un concept festif crée par Norman Cook a.k.a. Fatboy Slim (voir le clip dans lequel une sorte de muscadin déjanté fait le zouave dans les rues de Londres).
Titre culte de la happy-house, c'est le follow-up de "Trippin' on sunshine" (1994).

Dommage que plus aucun producteur ne propose ce type de délire, la happy house ayant hélas totalement disparu. C'est peut-être l'ambiance lugubre de notre époque qui a eu raison de ce style.

12/ TIN TIN OUT "All i wanna do" : l'accapella de "Get with U" de Lidell Townsell & M.T.F., tube largement joué à l'époque dans mes Skyrock Top Dance Megamixes, est ici samplé pour un fabuleux remix techno-house signé José Nunez (Constipated Monkeys, Da Mob, Smooth Touch, Pianoheadz...), complice d'Erick "More" Morillo et chantre de l'underground house new-yorkaise.

vendredi 7 août 2009

N° 30 : It's gotta be big ! (UK trance-house, speed garage, Mr Roy, Rollo...)

Set non disponible




"It's gotta be big!, It's gotta be big!" répétait inlassablement ce titre house, hypnotisant les clubbers du monde entier.
Ibiza, août 1996, 7h du matin. En villégiature au Club Med' local (un confort acceptable mais pas d'eau potable dans les chambres !), je tente l'expérience de me rendre à l'aube dans ce haut lieu du clubbing mondial qu'est le Space. Le dancefloor est quasi-désert mais c'est en quelque sorte un échauffement avant le "grand moment". Chaque dimanche vers 11h, les connaisseurs investissent progressivement la terrasse ombragée du club où l'on joue la meilleure "beach house", à peine voilée par le bruit des avions de l'aéroport tout proche qui vont et viennent sans relâche, déversant leur lot d'anglais pâles et assoiffés de sensations en tous genres. Un "after" de luxe sous les tamaris dans la chaleur encore supportable du matin.

Le remix de "Professionnal Widow" par Armand Van Helden est LE tube de cet été 96. Fin août, le directeur des programmes de Skyrock - pourtant peu branché "undergound house" - inclura le titre dans la playliste de mon émission, les N°1 Dance, dont je commence mon ultime saison. Le mix, répétitif et appuyé par une ligne de basse hyper funk, n'a gardé que quelques bouts de phrases d'une chanson qui est, à l'origine, plutôt rock...et ennuyeuse.

Il symbolisera ce set très orienté tech-house.
Que les amateurs de soulful se rassurent, ça n'est qu'une petite récréation, un défoulement pour casser l'éventuelle monotonie du style que j'ai imprimé à mes sets. Bien vite, les vibes reprendront le dessus.

1/ DONNA SUMMER "Melody of love" : une intro exceptionnelle ; la voix gospel de Donna Summer est rapidement interrompue par un arrangement musclé "à la Felix" et signé par Peter Oaxendale, un compositeur plutôt méconnu. C'est un titre inédit composé notamment par Clivillés & Cole et qui ouvre la compilation "best of" intitulée "Endless Summer" (1994).

2/ URBAN COOKIE COLLECTIVE "The key, the secret" : la ligne de basse de Donna Summer m'amène logiquement à tenter la transition avec le tube de Urban Cookie Collective. Par bonheur, les harmonies s'emboîtent parfaitement. Le groupe-phare du label Pulse 8 aura une carrière assez éphémère mais sa chanteuse, Diane Charlemagne, multipliera les "featuring" (notamment "Inner city life" avec GOLDIE et récemment "Love Hangover" avec JOEY NEGRO).

3/ LI KWAN "I need a man" : l'hymne gay dans toute sa splendeur, la pochette étant d'ailleurs sans équivoque. LI KWAN est le pseudo de Matt Darey, un DJ-producteur plutôt orienté trance. Ce "Seka Mix" est réalisé en collaboration avec Joey Negro et son ingénieur du son Andrew "Doc" Livingstone".

4/ COMIX "I need ya...hum" : "what a tremendous house track!". Il semblerait que cette production nous vienne de Belgique, un pays rarement à l'honneur dans mes sets car historiquement peu concerné par la musique black.

5/ TORI AMOS "Professional widow" : le trio londonien MR ROY, largement représenté dans mes précédents sets "handbag house", réalise un honorable remix proche de la version de Van Helden, les samples de son autre mix plus disco-funk (Mr Roy's Delirium Dub) n'ayant pas pu être "clearé" pour commercialisation.

6/ LUCID "I can't help myself" : la mode des pizzicati lancée par Rollo et son concept FAITHLESS avec "Insomnia" fait des émules. Un titre trance parfaitement arrangé par un ex-membre du groupe Urban Cookie Collective, Mark Hadfield.

7/ ROLLO GOES MYSTIC "Love, love, love-here i come" : le frangin de Dido (il a produit son 1er tube, "Thank you") s'empare de l'intro du "All you need is love" des BEATLES ("love, love, love!") et pique le couplet du "You do me" de JILL JONES (une protégée de PRINCE). Un sommet de la trance-house anglaise.

8/ MR ROY "United States" : la reprise de "Altered States" de Ron Trent par Mr Roy est décriée par les puristes mais qu'importe, le mix de Nush est d'une redoutable efficacité.

9/ RAMP "Rock the discotek" : un mix sans doute maintes fois joué par le DJ anglais Tall Paul, spécialiste de la hard house. C'est le seul tube de ce duo qui remixa par la suite "Thinking of you" de SISTER SLEDGE et surtout "You can have it all" de EVE GALLAGHER présenté dans mon tout premier set.

10/ LISA STANSFIELD "The line" : durant la courte période du speed garage ou UK Garage (1997), une sorte d'amalgame entre garage, ragga et jungle, il y eu beaucoup de titres massacrés et quelques réussites comme celle-ci. Le speed garage et ses lignes de basse surpuissantes disparurent progressivement au profit d'un garage moins bruyant mais néanmoins rapide, le 2-step. Le remix de "Professsional widow" par Armand Van Helden est souvent cité comme étant le titre-fondateur du speed garage.

11/ TODD TERRY feat. Jocelyn Brown & Martha Wash "Keep on jumpin'" : autre hit de la période speed garage mais beaucoup plus accessible. C'est la reprise d'un titre du groupe MUSIQUE datant de 1978.

12/ TRICKSTER "Move on up" : un remix à la limite du speed garage d'un vieux classique de CURTIS MAYFIELD datant de 1971. Il est réalisé par Lisa Marie Experience, un duo qui avait aussi réalisé sa version de "Keep on jumpin'".

vendredi 29 mai 2009

N° 20 : Harder, Faster, Stronger (Dancing Divaz, Klubbheads, Urban Cookie Collective, Tin Tin Out...)



Set non disponible



1/ ALEX PARTY "Don't give me your life" et 2/ CORONA "Baby, baby" : deux mixes-phares de mon émission "Le Hit des Clubs Skyrock", ces moments de liesse radiophonique de l'année 1995 où Cutmaster et moi-même nous surprenions à entrer en transe dans le studio, les moniteurs poussés au maximum... sous le regard interdit des autres. Des versions particulièrement happy signées par le duo anglais Dancing Divaz à qui l'on doit aussi les remixes de I love you baby (The Original) et Let Me Be Your Fantasy (Baby D).

3/ KELLEE "My love": un titre co-écrit par Johnny Fiasco, un producteur de Chicago, et boosté par les hollandais de Luvspunge. De la pure hard-house qui accorde juste quelques instants de grâce dans le break de piano.

4/ STRIKE "My love is for real" : un artiste récurrent de mes sets happy house ; la voix de gamine de Victoria Newton est totalement enchanteresse. Dommage, ce fut le dernier hit pour ce groupe qui avait capté toute l'énergie de cette "handbag house".

5/ URBAN COOKIE COLLECTIVE "High on happy vibe" : Coup de tonnerre en 1993 avec un titre qui s'imposait avec une évidence biblique, The key, the secret. Et, comme toujours, il fut accueilli assez tièdement par les DJ's français, végétant aux alentours de la 20ème place du classement. Marianne James dirait qu'ils "avaient de la merde dans les oreilles" pour passer à côté d'une telle merveille mais... tel fut le cas, à mon grand désespoir. Je doute qu'un quelconque pays européen ait pu ignorer ce hit mais la France reste une exception culturelle, consternante dans le cas présent.
Et cet extrait éponyme de leur premier album fut tout autant boudé !!! Ça n'est pourtant pas faute de s'être démené comme des diables avec ces arrangements portés par les envolées de la chanteuse, Diane Charlemagne.

6/ URBAN COOKIE COLLECTIVE "Bring it on home" : ce remix est la cinglante et hardcore réponse à l'insipide version reggae "façon Ace of Base" qui figure sur l'album. Transformant le plomb en or, ne gardant que quelques bribes de voix tout en imposant un gimmick de synthé mono style Pro-One (je peux en parler d'autant mieux que nous l'avons souvent utilisé dans nos mixes de Cherry Moon), ce "Almost Vicious Dub" a dû échauffer plus d'un "raver".

7/ TIN TIN OUT "The feeling" : une happy house sans Tin Tin Out serait inconcevable ! un titre qui frôle le sommet des charts anglais en août 1994. C'est l'un des producteurs de Tin Tin Out qui a signé Urban Cookie Collective sur le label Pulse 8.

8/ KLUBBHEADS "Discohopping" : la grande mode des arrangements à base de pizzicati de violons et initiés par FAITHLESS ! Que de producteurs (nous avons aussi pris le train en marche avec Pussy) ont utilisé ce son jusqu'alors inédit en matière de house. Milk Incorporated , Sash et ces hollandais de Klubbheads ont été de talentueux suiveurs. Le mix original sample le "Born to be alive" de Patrick Hernandez mais ce dub nous en préserve, heureusement.

9/ THE BEAT SYNDICATE "Throw the madness" : un remix signé Klubbheads et totalement fédérateur.

Glissement vers une house hypnotique !

10/ SCOTTI DEEP "Brooklyn beats" : accès de folie chez le label new-yorkais Henry Street pourtant coutumier d'une house gorgée de vibes. Il se fit connaître avec les hits The Bomb et The Funk Phenomena. Ce remix doté d'une montée mémorable est réalisé par les belges de Pulse 2 Rhythm.

11/REAL McCOY "Runaway" : Armand Van Helden dynamite l'Eurodance consensuelle de Real Mc Coy en nous gratifiant d'un remix aux confins de la démence, avec ce riff de piano tordu et filtré.

12/ HYSTERIC EGO "Ministry of love" : long, long enchaînement entre les deux titres ! Tall Paul, l'auteur de ce remix, est un DJ plutôt habité et agité. Je l'ai vu évoluer au Palace lors d'une soirée du label Nitemove, le 12 février 1996. La caisse de bières qui trônait sous sa table de mixage se vidait à vue d'oeil, mais la dextérité du DJ restait intacte malgré un état de transe évident !

13/ TIN TIN OUT "All i wanna do" : un mix assez bordélique avec un bruit de perceuse aux limites du supportable (il faut dire que mes oreilles deviennent un peu capricieuses après toutes ces années de sévices). On navigue entre hard et happy house, brinquebalés par cette tempête sonore.

14/ NUSH "U girls" : A quoi se résume la femme pour le groupe Nush ? réponse sur la pochette ! Reste que ce titre enjoué est un "must" de la handbag et diffusé abondamment sur l'antenne de Radio FG à l'époque.