Sous la houlette de Traktor, une anthologie de 50 années de musiques club : vintage & soulful house, eurodance, trance, disco et funk. Des infos sur les remixers, les artistes et les samples.
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dimanche 12 juillet 2020
N° 307 : Los Decareys Chocolates Mix
1/ SAM PALMER "Hurt Me" : un re-edit de "Los Conquistadores Chocolates" de Johnny Hammond, titre latin-jazz qui inspira le "When You Gonna Learn?" de JAMIROQUAI.
2/ MOUSSE T "Rock The Mic" : version vocale du fantastique "The Ooh Song Pt2".
3/ LEGO EDIT "Paris By Night" : Patrick Juvet à son apogée "disco" avec un titre prémonitoire de la société actuelle où le mâle est devenu un simple accessoire.
4/ DONNA SUMMER "Bad Girls" (The Reflex Revision) : le plus gros succès de la "Queen Of Disco", 5 semaines N° 1 du Billboard en 1979.
5/ DR PACKER "Little Bit Of Razz" : remix de "Razzamatazz", extrait de l'album mythique de Quincy Jones "The Dude".
6/ DR PACKER "What I Got" : vous avez reconnu le groupe UNIQUE, obscure formation de studio, comme nombre de sorties du label Prelude Records.
7/ CHIC "Funky Bones" (PDM´s Glitterbox Edit) : Purple Disco Machine revisite un instrumental de clôture de l'album "C'est Chic" (1979).
8/ COOL 45 "Get What I Want" : la pauvre Loleatta Holloway est toujours à disposition pour des samples qui "envoient le bois" ("Crash Goes Love").
9/ BAKERMAT "Baiana" : aurait pu être un tube de l'été si les discothèques n'avaient pas été contraintes au silence. Se rattrapera peut-être sur les plages ?
10/ UNIT 2 "Sunshine" (Shine On Mix) : une des productions de l'éphémère label de Detroit, Happy Records (1992).
11/ RUPAUL "House Of Love" (T-Empo's Kitsch Bitch Club Mix) : flamboyant remix handbag du travesti produit par Eric Kupper dans une veine assez garage en 1993.
12/ KATHY BROWN "Can't Play Around" (12inch #2) : les remixes de Masters At Work sont plus célèbres.
13/ SISTER SLEDGE "Thinking Of You" (Ramp Hard Mix) : le côté sombre des remixes de 1993 réalisés par le duo britannique.
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samedi 16 novembre 2013
N° 205 : The Old School (Kurtis Blow, Shep Pettibone, Tommy Musto, CJ Mackintosh...)
Set non
disponible
1) KURTIS BLOW "Christmas Rappin'" (1979) : ce titre de rap cultissime fut un gros hit dans les clubs français, le public ayant découvert avec Sugarhill Gang un style qui n'avait pas encore bifurqué vers la revendication politique. On découvre ainsi à la télévision un Kurtis Blow endimanché, bien propre sur lui dans la vidéo de sa prestation à Top Of The Pops en 1980. Ce look doit sans doute paraitre totalement improbable pour ceux qui nagent en pleine posture "gangsta rap" ou "crunk".
Le follow-up, The Breaks, fut tout aussi brillant et populaire.
2) MOMENT OF TRUTH "Chained To Your Love" (1977) : Ce groupe bénéficia en 1974 de l'un des premiers "Extended Mix" de l'histoire de la dance music (Your Love réalisé par Tom Moulton), les bars et les clubs suppliant avec insistance les labels pour qu'ils réalisent des versions allongées des singles, d'une durée d'au moins 5 minutes. C'était une autre époque, celle où les clubs lançaient les modes et faisaient les tubes. Chained To Your Love n'est pas un single mais le morceau d'ouverture du seul album du groupe.
3) K.I.D. "Hupendi Muziki Wangu (You Don't Like My Music)" (1980) : ce titre au son extraordinaire de clarté est l’œuvre du musicien anglais Geoffrey Bastow, disciple du grand Georgio Moroder (ce qui explique tout). C'est une "queue d'album" (l'album qui contient le hit Don't Stop) qui connut un curieux destin, cartonnant aux USA alors que ça n'était que la simple face B du maxi It's Hot sorti l'année suivante sur Sam Records.
4) HOTBATH RE-EDITS "You Wanna Do" (2010) : dommage que notre ami Crazy P, un habitué de mes sets, ne nous gratifie pas plus souvent de ses re-edits de vieux trucs disco (ici AL HUDSON & ONE WAY "Music") car il s'agit là d'un travail absolument prodigieux de réorchestration discrète avec l'ajout de synthés. A découvrir aussi ses re-edits de Hella Good de No Doubt et Betcha Wouldn't Hurt Me de Quincy Jones dans le volume 1 de la collection.
5) CARL BEAN "Born This Way" (Better Days Version) (1986) : ce tube revendicateur du mouvement gay date de 1977 (l'original par Valentino était passé assez inaperçu deux ans auparavant). Ce remix assez brut de décoffrage par rapport à la finesse de la très orchestrale version disco est signé Bruce Forest et Shep Pettibone.
6) CLUBLAND "Set Me Free" (12" Club Mix) (1992) : saluons la voix puissante de Zemya Hamilton, chanteuse attitrée de ce groupe de garage suédois aujourd'hui dissout.
7) PUBLIC DOMAIN "Make It Rock" (T. M. V. S. Remix) (1993) : nouveau mix du tandem Musto/Simonelli qui figure sur la compilation Sub-Urban Soul Vol. 1 que tout amateur de soulful devrait posséder dans sa discothèque (si tant est que l'on puisse encore se la procurer, mais heureusement Traxsource propose les titres ré-édités au téléchargement).
8) Mr FINGERS "Closer" (Decareydited Frankie Foncett Dude Mix) (1992) : Lil' Louis avait joué le somptueux Deep Down Basement Mix lors de son passage sur Skyrock, je vous propose un mix plus musclé que j'ai réédité grâce au dub pour m'assurer un break qui manquait à la version vocale. Je recours de plus en plus aux ré-edits afin de gagner du temps dans mon travail de préparation, les semaines étant très chargées depuis octobre dernier.
9) SIMPLY RED "Something's Got Me Started" (E-Smoove's Late Night Mix) (1991) : le titre original fit partie de la playliste de Skyrock. Il bénéficia de très bon remixes de Steve Hurley, Paul Oakenfold et E-Smoove. Je le jouais régulièrement dans le Top Dance Megamix.
10) MADONNA "Deeper And Deeper" (Shep's Classic 12inch) (1992) : Pettibone et Morales, deux cadors appelés pour ce titre. Leurs remixes ne figurent pas parmi les incontournables, mais cette version honorable valait d'être jouée. Ce single marqua la fin de la coopération entre l'artiste et Shep Pettibone, mais peut-être que ce dernier était déjà en passe de se reconvertir dans l'immobilier.
11) KATHY BROWN "Can't Play Around" (Club Mix) (1993) : ce titre fut signé en France chez Happy Music, mais ne rencontra aucun écho chez les DJ's, ce dont vous vous doutiez certainement.
Kathy Brown reste l'une des meilleures choristes du métier. Nous avons pu l'apprécier ces dernières années sur Get Another Love, Give It Up (Eminence) et surtout sur Never Again, le chef d’œuvre gospel absolu du groupe Copyright.
12) LITTLE LOUIE & MARC ANTHONY "Ride On The Rhythm" (Kenlou Rhythm Mix) (1991) : les Masters At Work à l'apogée de leur période house underground dont je suis nostalgique aujourd'hui. Il faut dire que je viens encore de passer quelques heures sur Traxsource à écouter des titres soulful tous aussi ennuyeux les uns que les autres. Les grandes mélodies du passé semblent avoir totalement disparu au profit d'exercices de style vocaux certes souvent très bien arrangés, mais extrêmement banals et l'on oublie le refrain une fois passé au titre suivant. Je crains que ce style soit définitivement enterré car, face aux mastodontes électro et dubstep, il ne possède absolument aucun pouvoir de fascination auprès des ados, futurs clients des clubs.
Si je suis là à me morfondre en écoutant les nouveautés soulful, ça n'est pas bon signe vu mon attachement à cette musique depuis près de 25 ans et mes écoutes se dirigent désormais vers d'autres styles.
13) SEAL "Fly Like An Eagle" (CJ's Cosmack 12inch) (1997) : il s'agit d'une reprise d'un hit de Steve Miller datant de 1976. Le traitement garage de CJ Mackintosh est très convaincant et Seal s'offre même un clin d’œil à son premier tube Crazy.
Quant à Steve Miller, c'est l'une des stars de mes booms d'adolescent des années 70 avec des titres comme Take The Money And Run, Rock'n Me ou Jet Airliner, du country-rock de haut niveau.
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vendredi 28 septembre 2012
N° 163 : Hard 'n' Soul (Director's Cut, The Jinks, Bodyrox, Arty...)
Set non disponible
L'un des tubes électro-rock de l'automne sera sans nul doute "The City" du jeune prodige nantais Madeon, célèbre pour son mash-up de 39 titres (en 2'48 chrono !) et plus récemment pour son remix de "The Night Out" de Martin Solveig.
Digne héritier des Daft Punk, il en dépasse à mon sens le talent avec ce nouveau single au refrain irrésistible.
Seule ombre au tableau et pas des moindres, l'extraordinaire arrangement servant de teasing et joué tous l'été dans ses sets a été sérieusement assagi (concession commerciale ?). Gimmicks syncopés dans des montées de rolls, effets "mitraillette" sur voix/synthés et effet dub sur le couplet ont été totalement abandonnés. Espérons que la version Extended saura réintégrer les éléments qui rendaient ce titre totalement jouissif. "The City" n'est pour l'instant qu'un très très bon single. Sortie officielle du mini-EP le 8 octobre.
1/ ROISIN MURPHY "Never enough" : Roisin Murphy fut la chanteuse du groupe Moloko ("Sing it back" - 1998).
Découvert dans un set de Dimitri From Paris, j'ai eu toutes les difficultés à acquérir ce mix néo-disco de Sir Piers et Ed Funk, à penser qu'il doit être sorti dans la plus grande confidentialité.
Dans la remixographie de Piers Penfold (Sir Piers), j'ai découvert des remake très jazzy : "Bonita Applebum" de A Tribe Called Quest, à cent verstes du fabuleux mix de CJ Mackintosh et ses samples de "Slave to the Rhythm" (Grace Jones) ainsi qu'une version très "Masters At Work" de "If i Ain't Got You" de Alicia Keys.
En revanche, son mix du classique de Jill Scott, "Golden", me semble timestretché à un tempo trop rapide, perdant le groove au passage.
Impression mitigée également sur le remix de "Street Life" de Jamie Lewis, qui parait bien pâle par rapport à l'original des Crusaders (mais peut-être que la reprise était en elle-même déjà peu urgente).
2/ KATHY BROWN "Get another love" : depuis "Can't play around" avec les Masters At Work en 1993, Kathy Brown nous a convaincu qu'elle était l'une des grandes divas de la soulful house, une voix qui se fait bien trop rare sur la scène soulful. "Get another love" est la reprise d'un titre disco mollasson de Chantal Curtis (1979).
Dans la même veine, le "Never again" remixé par Copyright reste pour moi l'un des 10 grands disques soulful de la décennie 2000.
3/ DIRECTOR'S CUT ft. B Slade "Get Over U" : un titre qui annonçait le grand retour du "taulier de la soulful house", Frankie Knuckles (aidé de son acolyte Eric Kupper).
Vous pouvez vous procurer les oreilles bouchées pratiquement toutes leurs productions (notamment des remake de vieux classiques comme "Your love" de Jamie Principle et "Move your body" de Marshall Jefferson), les mixes d'une grande authenticité s'affranchissant des effets de mode tout en restant très actuels.
4/ THE SUNBURST BAND "Our lives are shaped" : rivalisant avec les productions de Jamiroquai, ce collectif créé par Joey Negro il y a déjà 12 ans et fusionnant boogie, jazz, funk et disco, mériterait enfin la reconnaissance du public français. Il devait se produire sur la scène du New Morning à Paris le 17 octobre dernier, mais pour des raisons que j'ignore le concert a été déprogrammé.
5/ ST GERMAIN "Alabama Blues" : remix 95' d'un original sorti deux ans plus tôt sur l'album "Motherland". L'américain Todd Edwards est un spécialiste du remix à base de boucles constituées de samples de titres disco, gospel et funk. L'influence de son maître à mixer Marc Kinchen, précurseur du genre sur "Push the feeling on" de Nightcrawlers, est assez flagrante.
6/ BJORK "Violently happy" : j'ai choisi d’enchaîner sur ce dub des Masters At Work car l'univers est assez proche. Le mix vocal est hélas peu intéressant, la voix et les mélodies torturées de Bjork se mariant assez mal à cette house new-yorkaise.
7/ BSOD "This is also the hook" : l'un de mes producteurs canadiens préférés, Deadmau5.
Egalement dans ce style électro minimaliste mais tonitruant, je vous avais récemment proposé "Lollercoaster". Tout comme chez Madeon, l'esprit Daft Punk n'est pas loin.
8/ BODYROX feat. Luciana "Yeah yeah" : il est évident que j'ai dérapé dans les profondeurs de l'underground ! Louie Vega a joué ce titre alors je me suis dit que l'imprimatur avait été accordée :-)
Ce fut un énorme hit au Royaume-uni en 2006. C'est le prototype de la folie créatrice soutenue par une voix à la signature immédiatement reconnaissable.
Jon Pearn, l'un des deux producteurs, est un ex-membre de Full Intention et Hustlers Convention, des noms qui nous évoquent la happy house et le disco revival UK des années 90.
La technique employée dans le gimmick est celle d'un accord majeur à 4 doigts (ici le doublage 1 octave en dessous d'un accord basique à deux doigts) passé dans le chord memory du plug-in (s'il en dispose d'un). Une fois mémorisé il suffit de jouer l'accord sur une seule touche en ajoutant un portamento sur les notes pour l'effet de glissement du son et de faire jouer le cut off du filtre et l'enveloppe à la molette.
9/ ARTY "Around the world" : oui, l'électro peut aussi se montrer totalement festive avec un titre aux pistes noyées dans les brumes de l'oblast de Saratov.
10/ AZEALIA BANKS feat. Lazy Jay "212" : j'ai découvert le clip sur la chaîne O-Five TV (cultures urbaines). Il s'agit à l'origine de "Float my boat", un instrumental de Lazy Jay (plus connu sous le nom de Basto!) auquel on a adjoint le rap de la chanteuse américaine Azelia Banks pour un crossover plutôt réussi.
11/ THE JINKS feat. Michelle Weeks "Shame" : retour final de la soulful avec l'une des divas du moment, Michelle Weeks, aussi indispensable et précieuse que Kathy Brown. Le remix est signé du DJ anglais de renommée internationale Groove Assassin.
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vendredi 4 février 2011
N° 96 : Disco damnation (Todd Edwards, rare bootlegs, Joey Negro...)
Set non disponible
Un set truffé de bootlegs et qui donne une place confortable au disco.
1/ KATHY BROWN "Happy people" : un mix réalisé par le duo de producteurs allemands Christian Pfeuffer et Ralf Benker (alias Ralf Gum).
Ralf Gum est le fondateur du label de soulful house GoGo Music.
Remixeur très demandé, il est l'auteur de deux tubes plutôt sophistiqués :
- Kissing Strangers (2008)
- Complicated (2010)
2/ JUNIOR VASQUEZ presents VERNESSA MITCHELL "Reap for what you sow" : aussi étrange que cela puisse paraître, ce disque a été classé parmi les 20 premiers du Hit des Clubs Skyrock !!
C'était le fruit du talent d'un de mes anciens amis alors responsable de la promo club au sein du label Atoll.
Et Dieu sait que ce titre à l'interprétation poignante était à des verstes des tubes eurobeat habituels joués dans les discothèques françaises.
3/ E-SMOOVE "Deja vu" : une des rares productions solo de l'arrangeur de Steve "Silk" Hurley.
4/ DA MOB "Fun" (Todd Edwards Cut-Up Mix) et 5/ ST-GERMAIN "Alabama Blues" (Todd Edwards Vocal Mix) : outre le prénom, Todd Terry et Todd Edwards possèdent cette relation gémellaire dans l'art du tripotage de samples.
Plus que Terry, Edwards abuse de ces fragments sonores habilement placés dans un arrangement ternaire à souhait pour un résultat dont le groove est imparable.
6/ SMOKIN BEATS "Dr. love" : la face A faisait partie de la playlist de mon Rebirth Megamix, voici le dub de cette revisite house du tube de FIRST CHOICE sorti en avril 1977 et mixé à l'époque par le génie Tom Moulton.
7/ BLACK BOX "Not anyone" : nous sommes désormais loin du piano-house des débuts avec un arrangement aux accords d'un grand classicisme voire d'une grande banalité, mais qui a sa place dans un set garage.
L'interprète n'est autre que Charvoni, l'une des voix les plus puissantes de la house music rendue célèbre par la reprise tonitruante de "Always there" en 1989.
8/ JOEY NEGRO "What happened to the music" : extrait de l'album de Joey Negro sorti en 1993 sur Virgin, le son est absolument catastrophique et l'anglais s'est bien rattrapé depuis.
Aux vocaux, on retrouve un groupe dont le tube "Disco Inferno" figurait sur la B.O.F. du film "Saturday Night Fever" : The Trammps.
Final dans l'univers des bootlegs raflés sur Decks.de.
9/ BLACKSOUL presents MUSICAL GLOBE "Back to the 70's" : un edit fou en provenance de Lettonie et basé sur le remix de "Can you handle it" de SHARON REDD (qui avait été réalisé à l'époque par François Kevorkian).
On retrouve en face B de ce maxi d'une urgence absolue le "Freakin' jazz" de Fabio Bacchini déjà joué dans un set précédent.
10/ PHENOMENAL HANDICAP BAND "Carry on Carrie" : encore un alias de Joey Negro qui revisite "Dance with you" de Carrie Lucas en mettant en avant la partie samplée par Armand Van Helden pour son hit mondial "You don't know me".
11/ MARK & STEVENS "Discoptry" : après le bidouillage d'un titre improbable de Deniece Williams ("Free") présenté récemment sur ce blog, voici un travail sur "Disco nights" de GQ.
12/ ANORAK EDITS VOL. 2 "Penthouse disco" : re-edit d'un titre de The Love Symphony Orchestra : "Let Me Be Your Fantasy"
vendredi 8 octobre 2010
N° 81 : East Coast Vibrations (Global Communication, Masters at Work, Danny Tenaglia, Jazz 'n' Groove...)
Set non disponible
1/ GLOBAL COMMUNICATION "The way" : une deep-house très progressive qui repose entièrement sur un sample d'un sublime titre de Dexter Wansel, The sweetest pain".
L'interprète n'est autre que Jean Carn, célèbre pour le tube disco "What that all it was".
Ex-membre du groupe MFSB, Dexter Wensel a contribué à l'essor du Philly Sound cher à Dimitri from Paris (sortie sur BBE, sa dernière double compilation "Get down with the Philly Sound" est un must-have).
2/ INTERCEPTOR "Together" : Interceptor est l'un des pseudos du duo MURK, originaire de Miami et emblématique d'une house underground hypnotique et poisseuse.
C'est Roger S. qui délivre les meilleurs mixes dont ce Harddubb qui met en exergue le piano Rhodes, mon instrument de prédilection.
3/ DANNY TENAGLIA "Yesterday & today" : les albums de Danny sont rarement décevants. "Hard & Soul" paru en 1996 renferme des classiques tels "Look ahead", "Bottom Heavy" et "$ (That's what i want)".
A l'instar de l'album "Tourism" sorti deux plus tard, le mixage réalisé en grand studio est particulièrement soigné.
4/ ROMANTHONY "Ministry of love" : énorme tube du label anglais Azuli en 1994, il est l'œuvre d'Anthony Moore a.k.a. Romanthony, producteur originaire de cette terre fertile qu'est le New Jersey.
Son œuvre reste globalement très minimaliste (comme celle de Kerri Chandler, Moodyman ou DJ Sneak) et assez difficile d'accès pour les non-initiés.
5/ LOOP 7 "The Theme" : que dire d'autre que cet instrumental est magique. Entendu dans le NRJ Megamix de Dimitri (référence historique de la bande FM), le maxi se décline en 4 versions d'égale valeur et imaginées par l'un des claviers de Def Mix Productions, Satoshi Tomiie.
Le son de la basse peut être reproduit (avec de grands efforts de traitement de son et de compression) sur l'expander FB-01 de Yamaha, synthé en modulation FM au rapport qualité -prix intéressant (dans la même gamme, le fameux DX-7 !).
6/ LUTHER VANDROSS & JANET JACKSON "The best things in life are free" : épisode légèrement plus commercial avec ce duo bénéficiant d'excellents remixes (dont ceux de K-Klass).
Les producteurs Jam & Lewis sont originaires du Minnesota (pas vraiment la East Coast), mais Morales et Knuckles, qui signent cette version, sont nés dans le Bronx.
7/ JAZZ 'N' GROOVE "Keep givin' me love" : autre figure du New Jersey Garage, le duo Brian Tappert & Marc Pomeroy signait là l'une de ses premières productions sur le label new-yorkais Sub-Urban fondé par Tommy Musto et Victor Simonelli.
Le sample est tiré de "Keep giving me love" de D-TRAIN.
Le duo semble en retrait de la scène house depuis quelques temps.
Final dédié aux Masters at Work, période "early 90's".
Que d'évolutions pour ce duo qui a symbolisé mon voyage à New-York en 1992. De disquaires en disquaires, aucune de leurs productions ne devaient m'échapper.
Des rythmiques au swing ternaire particulièrement soigné, des accords jazzy complexes, les mixes étaient touchés par les ailes de la grâce.
Bien que Louie Vega propose encore épisodiquement d'excellents mixes, je regrette cette patte un peu "sale" et expérimentale qui caractérisait l'œuvre du duo.
8/ URBANIZED feat. Silvano "Helpless" : On retrouve derrière ce pseudo le duo Mood II Swing (Lem Springsteen & John Ciafone). Leur collaboration avec les Masters at Work démarre en 1992, peut-être avec ce titre.
De culture hip-hop, Ciafone épaulera d'ailleurs les MAW sur les arrangements rythmiques de plusieurs titres (INDIA "When you touch me", BARBARA TUCKER "I get lifted", HARDRIVE "Sindae"...).
9/ 49ers "The message" (MAW Vocal Dub) : pléthore de remixes pour ce titre de l'écurie Bortolotti.
Les mixes sortis sur Media Records sont quasi-introuvables, notamment le Mix Master-Jazz Voice.
10/ KATHY BROWN "Can't play around" : un dernier dub des Masters pour la route. C'est la première apparition de la chanteuse Kathy Brown. Elle nous a offert récemment quelques titres "garage" soleilleux comme "Never again" et "Get another love" qu'il faut absolument se procurer.
vendredi 7 mai 2010
N° 67 : The quintessence of souful house (Blue 6, Knee Deep, Motor City Drum Ensemble...)
Set non disponible
Récemment, lors de mes vacances, j'ai eu l'occasion de regarder le jeu de Nagui "Tout le monde veut prendre sa place". Alors que l'émission me paraissait plaisante, l'animateur a encore trouvé le moyen de m'agacer lorsque, présentant un extrait de "Free" de ULTRA NATE, et personne ne trouvant la réponse (vous pensez bien que ça aurait été miraculeux vu le public de "mimiles"), ce kroumir a osé brocarder la diva avec des réflexions du style "Elle chante pas, elle beugle !" ou "Ultra Nate ? elle-même ne sait pas qu'elle s'appelle comme ça !".
Si Nagui n'était pas doté d'un certain sens de l'humour, je dirais que c'est un parfait abruti... et intellectuellement malhonnête par dessus le marché. S'attaquer à cette artiste et ce titre parfaitement interprété, n'est pas digne d'un animateur "populo" qui redore son blason par le biais de son émission intello, Taratata.
Il en a fait passer des gémissantes et des braillards, mais comme il s'agit de rock ou de rap, c'est forcément génial et merveilleux.
A t-il déjà eu l'idée de présenter en live la performance d'une Barbara Tucker ou d'une Jocelyn Brown ? non. Ça ne lui traverserait même pas l'esprit vu qu'il ne soupçonne même pas leur existence.
C'est toute cette camarilla qui entoure les grands médias que je dénonce ici. Ces gens qui imposent l'idée que tous ces artistes à messages, pseudo-intellectuels ou rebelles, sont les seuls valables.
La musique n'a donc pas le droit d'être simplement insouciante ? faut-il qu'on lui confère un rôle politique et social pour qu'elle ait droit de cité ?
Tout cela est navrant et ennuyant.
Alors, ce set se dresse comme un pied de nez dérisoire à cette intelligentsia qui a pris le contrôle des esprits. Il rassemble la quintessence de la soulful house, celle que vous n'entendrez jamais ailleurs que dans quelques clubs épars et surement pas dans Taratata.
1/ BLUE 6 "Sweeter love" : cette production de Jay Denes sortie en 1998 sur Wave, le label de François K, symbolisa les prémisses de la naissance d'une house ultra sophistiquée. Tout n'était donc pas perdu. Quelques bastions protégés par des redoutes aux soldats impavides résistaient aux Uhlans de la médiocrité.
En 2010, ces îlots paradisiaques subsistent alors que la vague déferlante aurait pu les engloutir. Sans doute la conséquence d'un volonté divine à moins que les américains aient eu l'intelligence de laisser une lucarne pour que ces maîtres des harmonies puissent encore s'exprimer.
SOLU MUSIC, LISA SHAW, AQUANOTE, BLUE 6, MIGUEL MIGS, ANDY CALDWELL, AYA, RICHARD EARNSHAW, KNEE DEEP, DANNY KRIVIT, BRIAN TAPPERT, SAMANTHA JAMES, LOUIE VEGA, DJ MEME, JOE CLAUSSELL, FRANCOIS K et autres... merci d'exister encore.
2/ MOTOR CITY DRUM ENSEMBLE "raw cuts #4" : une grande trouvaille dénichée chez Decks Records. Les deux faces du maxi sont fabuleuses (je vous présenterai la face A,"#3" le 21 mai).
Derrière ce pseudo se cache un jeune allemand de 25 ans, Danilo Plessow. Natif de Stuttgart, Danilo est très tôt influencé par le jazz et dès l'âge de 11 ans il maîtrise la MAO. "Motor City Drum Ensemble" fait référence aux usines Mercedes-Porsche emblématiques de la ville et fait un clin d'oeil discret à la vieille Detroit où tant de bonnes choses ont éclos.
Fort des ces productions reconnues dans le petit monde de la deep-house, il est devenu un remixer très courtisé.
Un maxi qui a " la patate" et que pourrez tenter de jouer dans votre club préféré ; vous ne ferez peut-être pas un four, qui sait ?
3/ MILLENIUM "Work that body" : une vraie rareté signée par le DJ et producteur anglais Joey Musaphia en 1996. Auteur de plus d'une centaines de remixes plus ou moins connus, c'est surtout un DJ de renommée européenne.
4/ CAROLYN HARDING "Superstar" : un remix de Lenny Fontana tout à fait dans la tendance des productions Naked Music.
Carolyn Harding a récemment fait sensation en tant que "featuring" des deux titres de Sessomatto, "And i'm telling you" et "Movin' on" (elle en était l'interprète originale en 1987) , qui sont des "must have" absolus.
5/ YO YO HONEY "Groove on" : ce classique downtempo est uplifté par M&S alias Ricky Morrison & Fran Sidoli, un duo anglais dont les remixes furent commercialisés par de nombreux labels underground américains dont Cutting Records, Nervous Records, Big Beat et Strictly Rhythm.
Parmi leurs grands remixes, citons "Don't give up" de MICHELLE WEEKS et "Free" d'ULTRA NATE (celle qui, selon le fatigant Nagui, ne sait elle-même pas comment elle s'appelle !).
En face B de ce maxi, un remix progressif de DJ Pierre tout aussi recommandable.
6/ URBAN BLUES PROJECT "Testify" : l'époque où Mousse T faisait encore des mixes totalement funky et soulful. J'ai été effrayé à l'écoute de ses dernières productions. A croire que la compromission dans l'électro est de nos jours une affaire de survie artistique voire pécuniaire.
7/ JULIET ROBERTS "So good" : un titre remixé par Booker T, DJ représentatif de la mouvance UK garage. Bien que d'influences reggae et R'n'B, c'est lors de ses excursions à New-York qu'il fut envouté par les sonorités underground de Todd Terry ou des Masters at Work.
8/ KATHY BROWN "Never again" : j'avais démarré l'un de mes précédents sets par le Reprise Mix de Copyright, voici leur Extended Mix. Autant dire que des titres "garage" de ce calibre ne courent pas les rues. On en dénombre une dizaine par année. C'est donc armés de la plus grande patience que, de leur gabions, les chasseurs de soulful house arrivent à les capturer.
9/ KNEE DEEP "All about love" : mon gros coup de cœur 2010 ! c'est avec une suavité assez exceptionnelle que Lovebirds a.k.a. Sebastian Döring (l'un des deux membres de KNEE DEEP) délivre ce dub enchanteur.
Je n'ai pas pu résister à l'expérimentation d'un mash-up avec l'accapella de "murder on the dancefloor" de la sublime Sophie Ellis Bextor.
La version originale, tout aussi angélique (grâce à la voix de Cathy Batistessa), vous sera présentée dans un futur set, mais, à mon avis, vous aurez tous acquis ce maxi d'ici là.
10/ LEAH McCRAE "All this love that i'm giving" : parmi la multitude de remixes de Richard Earnshaw, celui-ci est l'un de mes préférés. La fille de Gwen McRae reprend l'un de ses tubes avec une interprétation rageuse et convaincante. Les accords de piano Rhodes et la rythmique swinguent à la perfection.
L'un des grands titres de l'année 2004.
11/ DEEPSWING "in the music" : c'est avec la nonchalance de la voix de Robert Wilson (ex-bassiste de GAP BAND) et le sax fatigué qui l'accompagne que se termine ce set empli de vibes.
vendredi 2 octobre 2009
N° 38 : Definitive dancefloor anthems (garage divas, Joey Negro anthems, italian disco...)
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1/ KATHY BROWN "Never again" : doté d'une ligne de basse mémorable et d'une intro à rougir d'émotion, c'est sans aucun doute, l'un des 10 meilleurs titres garage que le nouveau siècle nous ait offert. Au casting de la "Nouvelle Star", Manu Katché aurait jubilé en lançant sa phrase favorite "elle envoie le bois", Marianne James se serait agenouillée devant la performance. Mais, il ne s'agit pas ici d'une inconnue.
Kathy Brown est une des divas historiques de la house et surtout de la scène garage. Je l'avais découverte comme nous tous avec "Can't play around", une production des Masters at Work sortie en 1993 puis avec "Turn me out" de PRAXIS l'année suivante. En 2006, elle sortira "Get another love" sur le label Defected mais ce "Never Again" reste le must absolu. Cette version "reprise", à l'intro fabuleuse, est réalisée par Copyright, duo de producteurs anglais encore cité dans mon Garage Top 10 après "He is".
2/ DAWN TILLMAN "Steal away" : autre diva pour un titre qui figure sur la très recommandable compilation Ministry Of Sound Session 9 concoctée par Eric Morillo (Reel 2 Real) en 1998. Il y pléthore d'excellents titres à déguster en versions non mixées.
3/ CHICAGO "Street player" : Avec EAGLES ("Hotel California"), CHICAGO restera pour moi emblématique des série de slows des "booms" de mon adolescence. En 1976, si empressé de le posséder, j'avais fait voler le fameux 45t "If you leave me now" par un copain dans un magasin de ma banlieue, préservant ainsi la morale que l'on m'avait inculquée à l'école jésuite.
Sorti en 1979, l'album "Chicago 13" n'était pas brillant. Selon Wikipédia, il apparaît d'ailleurs comme le moins bon de tous ceux que le groupe avait sortis. Il n'avait pas pour vocation de séduire les DJ's en clubs, le groupe étant très connoté pop/jazz-fusion, mais l'intention de se raccrocher au wagon disco était perceptible. Preuve en était avec ce "Street player" sorti en maxi 45t avec un break instrumental rallongé au maximum.
En 1995, pour les besoins d'un nouveau titre sous le pseudo de BUCKETHEADS et servis par leur immense culture musicale, les Masters at Work ont l'idée de génie de sampler l'intro aux cuivres, une phrase du premier couplet et quelques bouts glanés à droite, à gauche sur ce morceau-fleuve de plus de 9 minutes. C'est l'engouement immédiat et les DJ's s'empressent de découvrir le sample original. La version club de "Street Player" alors aux oubliettes de l'Histoire, ressurgit et l'on trouve rapidement l'idée de rallonger ce break aux percussions et aux cuivres imparables. A ce titre, le bootleg figurant sur Super Disco Breaks volume 3 sorti par Bob Sinclar propose un travail de re-edit plutôt intéressant.
Certes, les puristes diront que l'idée a été trouvée par Victor Simonelli deux ans plus tôt sur le titre "Gonna Make you move" mais, mal exploitée, le résultat était loin de promettre la possibilité d'un tube planétaire.
4/ PRESENCE "Sense of danger": attention, gros, gros tube deep-garage signé Charles Webster, un producteur basé à Nottingham qui offrait là l'un des tubes majeurs du label londonien PAGAN RECORDS. Ce remix, signé par le trio anglais Attaboy et très proche de l'univers du label NAKED MUSIC. Il restera l'un des derniers maxis que j'ai achetés au siècle dernier, l'année 1999 marquant mon retrait du dee-jaying.
5/ SESSOMATTO "You're gonna love me" : une relecture très réussie du tube de Donna Giles, "And i'm telling you", par l'infatigable Joey Negro qui se travestit encore sous un enième pseudo. Je ne pense pas que ce Sessomatto fasse référence au film de Dino Risi mais plutôt au groupe éponyme des années 70 dont le maxi "Sesso Matto", au style "rare groove", fait sans doute partie de l'immense discothèque de Joey. Aux vocaux, Carolyn Harding, déjà évoquée la semaine dernière pour le titre "Movin' on" par le même Sessomatto. Un grand moment de disco revival mâtiné d'une house aux cuivres triomphants.
6/THE REESE PROJECT "The colour of love" : Derrière ce pseudo se cache Kevin "Reese" Saunderson, fondateur du duo INNER CITY. Je me rappelle avoir joué une fois ce dub dans mes Skyrock Megamixes. C'était le premier remix réalisé par le collectif de Detroit, UNDERGROUND RESISTANCE.
7/ MINIMAL FUNK 2 "The groovy thang" : ce mix à la basse ravageuse signé par l'énigmatique Da Vanilla est la face B d'un "one-shot" réalisé par deux obscurs producteurs italiens et sorti sur le fameux label anglais Cleveland City Records.
8/ 3RD NATION "Real love" : les suédois Stonebridge et Nick Nice nous proposent une reprise du tube de Jody Watley dans une version garage classique et efficace. Avec un riff de claviers aussi fédérateur, c'est ce qu'on appellerait un "anthem" au Ministry of Sound. Quant au bassdrum, il est mixé à la perfection avec cette lourdeur qui rassure le DJ au moment de "rentrer" le morceau et de l'asséner fièrement sur le dancefloor.
9/ THE SUNBURST BAND "Garden of love" : recevant le mp3 en aveugle sur un CD gravé par mon ami Croustibat, je crus d'abord à un mix de Morales. L'arrangement, les sons... la patte du Boss semblait scellée dans ce dub hautement jouissif. Quand je découvrit qu'une fois de plus Joey Negro était caché derrière ce pseudo, je tombait des nues. Ce Sunburst Band est en quelque sorte la "danseuse" de Joey Negro, parvenu a réaliser son rêve : monter un groupe de musiciens "à la Brand New Heavies" et capable de se produire sur scène. "Garden of love", sorti sur un mini EP en 1997, reste assez peu représentatif de l'ambiance de l'album "Here comes the Sunburst Band" sorti peu de temps après et que je vous conseille vivement de vous procurer.
Lente plongée dans la pure disco underground.
10/ JOEY NEGRO "Universe of love" : un mix très "Moroder style" du tube figurant sur le premier album éponyme de Joey Negro sorti en 1993.
11/ MACHO "I'm a man" : un titre que je qualifierais de mythique. C'est l'une de mes premières rencontres avec la disco music, lorsque, encore un mineur de 17 ans, je sortait dans une minuscule boîte de nuit située au bout de ma rue, au sous-sol d'un restaurant des bords de Marne de Joinville-le-Pont, "La Paillotte". Le plus dingue dans l'histoire, c'est que le DJ de l'époque habite au 1er étage d'une école maternelle en face de chez moi !
Complètement déconnecté, il n'a même pas conscience qu'il croise parfois l'un de ses anciens clients qui pourtant, lui, l'a bien reconnu. Il faut dire que je pourrais être physionomiste avec une grande facilité, ayant l'habitude de reconnaître toutes les célébrités dans Paris du premier coup d'œil, même derrière leurs lunettes noires.
Ce morceau, reprise d'un titre de SPENCER DAVIS GROUP est un monument de la disco gay.
Titre-fleuve de 17'45", il ne souffre d'aucun temps mort ni remplissage. Produit à la perfection par Mauro Malavasi (Peter Jacques Band, BB & Q Band, Change), son tempo infernal agit tel un rouleau compresseur, le calage parfait du rythme et des synthés, l'épaisseur fabuleuse des textures sonores, la voix rauque et déterminée du chanteur Marzio venant parachever un chef d'œuvre doublé d'un véritable exploit technique à une époque où l'on ne connaissait pas encore les boîtes à rythmes et la MAO.
Joey Negro s'est attaqué à ce titre d'une manière assez décevante (Mucho Macho), ne gardant qu'une petite partie de son break instrumental. A quand une version vocale digne du maître es-disco ?
12/ Final façon musique de film avec l'un des classiques de mes soirées dominicales au Palace, HARRY THUMANN "Underwater" : joué si fort par le DJ, ses cuivres et violons jaillissant des murs d'enceintes JBL faisaient saturer les tympans mais l'envoûtement était incroyable. Encore un trésor de la disco italienne.
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