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vendredi 6 mars 2015

N° 238 : Groovy Freaks (Breakbeat masters, Skydance hits, Louis Silvas Jr., Nu Shooz, ...)


Set non disponible
 
1/ LOLEATTA HOLLOWAY "Hit And Run" (John Morales M&M Dub) : en  1977, Walter Gibbons, qui avait enfin accès aux pistes séparées des titres qui lui étaient proposés, avait réalisé une version largement basée sur les adlibs, en faisant fi des refrains et couplets.
En 2009, le vétéran new-yorkais John Morales, dont l'essentiel des mixes couvre la décennie 80, entame la commercialisation de ses versions restées souvent inédites (à chaque session, il se gardait des mixes persos pressés sur acetate) dans une collection de 3 coffrets absolument nécessaires : The M&M Mixes. 
Plus académique que Gibbons sur le coup, Morales propose un Vocal Mix et ce Dub Mix très réussis.

2/ LOVEBIRDS feat. Holly Backler "Give Me A Sign" (Main Mix) : la dernière merveille soul du producteur hambourgeois Sebastian Doering que j'évoquais dans un précédent post ! Cet amoureux du funk des années 80 rend hommage de façon jubilatoire à cette prolifique décennie avec un downtempo à la ligne de basse redoutablement catchy.

3/ MAC BAND feat. The McCampbell Brothers ‎"Roses Are Red" (Decareydited Mix) : du R 'n' B comme hélas on en entend plus, une production L.A. Reid & Babyface découverte dans le Skydance de RLP en 1988. La surpuissante basse de cette version du regretté Louis Silas Jr. (Pebbles, Ready For The World, Alexander O' Neal, New Edition, Krush...) a dû être canalisée au mix pour éviter la saturation !

4/ MICA PARIS "My One Temptation" (Dance Mix) : c'est le premier hit (1988) de la chanteuse anglaise que l'on retrouvera quelques années plus tard sur le mémorable single Young Soul Rebels, B.O. du film du même nom.

5/ DANCEFLOOR OUTLAWS "It's Not Cricket" : ce fabuleux morceau de breakbeat est une adaptation de Dreadlock Holiday du groupe 10cc, un hit de style reggae qui fut n°1 au Royaume-Uni en 1978.
La décence m'interdit d'évoquer ici l'origine du nom 10cc (10 cm3), mais une recherche rapide sur le net vous permettra d'obtenir la consternante réponse. Sachez que 10cc est resté gravé dans les mémoires des quinquagénaires comme moi grâce à un slow vaporeux aux arrangements résolument avant-gardistes pour leur époque : I'm Not In Love  (1975) .

Quant à la bande de joyeux drilles des Dancefloor Outlaws, je les suspecte d'être de ces anglais farfelus, saboteurs de hits disco-funk à travers leur collection Disco Cakes. D'ailleurs, vous les retrouverez dans les sets à venir.

6/ NU SHOOZ "Point Of No Return" (Ultimix Remix) : ce groupe originaire de Portland (Oregon) doit sa notoriété au néerlandais Peter Slaghuis (Hithouse) qui remixa en 1985 le titre I Can't Wait, boudé à l'époque par les labels américains. Ce "Dutch Mix" revint triomphant pour s'installer à la 3e place du Billboard. Le follow-up Point Of No Return fut remixé par Shep Pettibone et atteignit la 28e place l'année suivante.

7/ DEBBIE ALLEN "Special Look" (Extended Version) : Debbie Allen n'est autre que l'actrice qui endossait le rôle de la professeure de danse dans la série et le film Fame. Ce remix assez échevelé découvert en 1989 une fois de plus dans le Skydance est signé Louis Silvas Jr. La loop vocale est un DMC Grooves datant d'août 1988 et tiré de Godfather Running The Joint de James Brown.

8/ THE FUNK HUNTERS vs LIVINGSTONE & CANOSIS "Slippery Addict" : autre perle du style breakbeat (ou pour certains du Glitch Hop) qui opère un relifting tonitruant du Slippery When Wet des Commodores.

9/ FUNKANOMICS "Boogie Nights" : le trio allemand composé des DJ's Juwee, FxFarmer et Bobby Kudlicz est originaire de Constance, célèbre pour son lac. Nul doute que la vie au grand air lui a donné un maximum de punch et de créativité dans ses productions !

10/ MORLACK "Boogaaloo" (Original Mix) : retour du français Morlack avec un breakbeat qui envoie le bois. Avec ses samples de James Brown, Boogaloo sonne comme ces titres funk que RLP raffolait de jouer il y a 25 ans dans le Skydance (Gino Latino ou Coldcut nous proposaient à l'époque des tracks dans le même genre).

11/ MORRIS DAY "Fishnet" (Big Leg Mix)  : les gens s'enthousiasment sur Uptown Funk, mais Mark Ronson et Bruno Mars n'ont rien inventé... le "Funk de Minneapolis" sévit depuis plus de 30 ans !!!
Morris Day fut au milieu des années 80 le chanteur du groupe The Time, une formation de l'écurie Prince constellée de stars en devenir dont Jimmy Jam, Terry Lewis et Jesse Johnson dont on connait les carrières respectives. Le brillant Fishnet fut évidemment programmé dans le Skydance.

12/ LISA LISA & CULT JAM "Let The Beat Hit' Em" (The Brand New Super Pumped-Up C&C Vocal Club Mix) : je suis fier d'avoir choisi avec RLP ce titre en nouveauté import dans le Top Dance en 1991. C'est aujourd'hui un classique monumental salué pour ses arrangements audacieux, une tuerie funk bourrée de samples merveilleusement bien choisis par Clivillés & Cole. Certes, la version house a mieux fonctionné car calquée sur le Gypsy Woman de Crystal Waters, mais quelle claque de réentendre ce mix, 24 ans après !

13/ SLOW MOTION REPLAY "Think Better" (Original Mix) : le Think Twice de Donald Byrd n'en finit pas de susciter les vocations aux adaptations et re-edits en tous genres.
Mike Delgado avait ouvert la voie en 1999 dans un style house avec Byrdman's Revenge.

Prochain set le 20 mars 2015 avec une sélection de missiles house de la fin des années 80.

vendredi 21 septembre 2012

N° 162 : Overnight sensation (D-Train, Debarge, Closer Than Close...)


Set non disponible

Je viens de finaliser le remix de mon premier single réalisé avec Nickita Starck.
Espérons que cette version plus électro fera mouche.
Vous pouvez en découvrir deux versions sur mon Soundcloud.

Dans la continuité du set de la semaine dernière, ce N° 162 s'attarde dans les années 80 avant d'entamer finalement une incursion dans la house du début des 90's.

1/ VANCE & SUZZANNE "I can't live without you" (1980) : l'original puis le bootleg signé de l'anglais The Revenge.
Un titre sorti sur un petit label U.S. à l'époque et qui m'avait échappé.
Il a été samplé par Brother Of Soul sur "Eyes Of Love".

2/ AURRA "A little love" (1982/1992) : encore un mix parfait de Steve "silk" Hurley réalisé à l'occasion du 20 anniversaire du label new-yorkais Salsoul.

3/ LOLEATTA HOLLOWAY "Love sensation" (1983) : justement voici un fleuron archi-pillé du label des frères Cayre. A peine écouté le premier couplet et déjà 20 tubes du début des années 90 vous viennent à l'esprit !

4/ DEBARGE "Rhythm of the night" (1985) : la famille DeBarge est l'une des grandes réussites du label Motown dans les années 80. "Rhythm of the night" représente le titre festif parfait dans la lignée du "All night long" de Lionel Richie ou du "The rhythm's gonna get you" de Miami Sound Machine.
La première moitié de cette décennie fut marquée par un grand élan d'optimisme. "Rhythm of the night" est l'un des ultimes hits d'une black music radieuse avant qu'une acid-house et une techno cyniques et désenchantées finissent par s'imposer.

Après le succès de ce single, le chanteur El DeBarge quittera le groupe pour une carrière solo ponctuée de hits comme "Who's Johnny?" et les ballades imparables "Love always" et "Someone".
Jusqu'en 1994, cinq albums au compteur, certifiés disques d'or ou de platines sur le marché U.S., mais chez nous en Europe, une lente descente vers l'oubli comme pratiquement toutes ces stars ricaines des années 80. Des affaires de drogue finiront par conduire El Debarge en prison.

Je vois que l'on tente de ressusciter Earth, Wind & Fire avec des éléments de substitution. Pas sûr que la mayonnaise prenne chez les aficionados de la 1ère heure.

5/ D-TRAIN "Keep on" (1982) : énorme production passée entre les doigts experts de François Kevorkian.
Ce duo basé à Brooklyn offrit au label Prelude Records d'autres tubes historiques comme :
  •  "You're the one for me" (1981)
  • "Music" (1983)
et dans une moindre mesure :
  • "Walk on by", une reprise de Burt Bacharach (1982)
  • "Keep giving me love" (1983)
Après la dissolution du groupe en 1985, le chanteur James "D. Train" Williams entreprit une carrière solo que seul le marché local sut apprécier, l'Europe étant déjà passée à autre chose.

6/ WAS (NOT WAS) "Tell me that i'm dreaming" (1981) : après la Souped-Up Version, un autre mix de ce brûlot dirigé contre l'administration Reagan de l'époque. Dans notre banlieue cossue du Val de Marne, nous dansions sur ce titre sans se soucier (ou se douter) de l'aspect éminemment politique du titre.
Dans les années 70 en France, on avait sans doute aussi dansé sur "Papa was a rolling stone", "Law of the land" des Temptations, "Smiling faces sometimes" des Undisputed Truth ou "War" de Edwyn Starr sans prêter garde au message.

7/ ON THE ONE "Who's really bad" (1987) : ça tombe bien, 2012 est l'année du 25e anniversaire de la sortie de l'album "Bad" de Michael Jackson. Ce titre house assez rare a pioché aussi sans doute dans les dialogues de la version longue du clip. J'ai même rajouté un "Come on, let's go!" qu'utilisait RLP.

8/ CORINA "Temptation" (1991) : un titre un peu bordélique qui emprunte un plan d'orgue Hammond au "Gypsy Woman" de Crystal Waters, un tube improbable de la même année.
Les pistes finissent par se superposer pour un résultat peu harmonieux.

9/ CLOSER THAN CLOSE "You got a hold on me" (1992) : du bon Joey Negro justement dans la veine de son remix de "Gypsy woman". L'original est très acid jazz.

10/ CHANELLE "One man" (1989) : avec "Respect" d'Adeva, l'un des premiers hits du style New Jersey garage mixé ici par Knuckles & Morales.

11/ MICHAEL JACKSON "Remember the time" (1992) : symbole d'une année 1992 flamboyante (peut-être la plus riche de la décennie) avec ce somptueux remix uptempo réalisé par un E-Smoove à son apogée.

vendredi 4 juin 2010

N° 70 : The ORTOFON CC night club MK2 set (Bjork, Joey Negro, Joe Claussell, Quentin Harris...)

Set non disponible

Le nom sonnait bien. Il désignait les deux nouvelles cellules que j'avais achetées chez Nuloop.
Une meilleure clarté, une dynamique impressionnante, ce set pouvait bien porter leur nom.
J'espère que vous sentirez la différence.

1/ Comme parfois – et ça serait le cas si je démarrais un set en club – je choisis un acappella, une reprise ou un mix acoustique en me figurant la salle baignée dans la seule lumière noire. Sans doute que cette ambiance typique du Palace m'a marqué à vie.
"Kotu Rete" de JOAQUIN JOE CLAUSSELL est donc la merveille du soir. C'est la face B du mélancolique titre lounge "With more love" disponible depuis le début de l'année. Claussell avait sorti la version originale "tribal house" en 2001 sous le pseudo de MENTAL REMEDY.
Cette "Atmospheric Reprise" est basée sur l'arrangement du "Chords Mix" mais elle le surpasse en religiosité.

Joaquin Claussell est un enfant du Loft et du Paradise Garage. Comme d'autres illustres producteurs, il a été touché par la grâce qui émanait des sets de David Mancuso et de Larry Levan.
En 1989, ce disquaire new-yorkais tient le magasin Dancetracks à New-York. Grâce à ses choix très inspirés, il a les faveurs de DJ's tels Little Louie Vega ou François K et se bâtit une solide réputation.
En 1996, la création de son propre label Spiritual Life s'imposera donc comme une évidence.

De sa discographie, j'ai surtout retenu "Escravos de Jo" et "The Prayer" (avec le chanteur haïtien Jephté Guillaume) mais il y a sans doute bien d'autres merveilles qui m'ont échappées.

2/ BJORK "Hyper Ballad" : comme par magie, les nappes des deux titres se confondent, propulsant soudainement les ludions dans la lumière avec ce mix rageur de David Morales, l'une de ses dernières grandes productions (1996).

3/ THE SUNBURST BAND "Garden of love" : ce Kaje Trackheadz est nouveau venu sur la scène électro-house. Sans dénaturer l'original de Joey Negro, il apporte le punch nécessaire sans esbroufe.
Il me semble reconnaître l'intro de "Don't let me be misunderstood" de SANTA ESMERALDA dans la loop.

4/ MARK KNIGHT "Insatiable" : un remix disco signé de l'inévitable Joey Negro pour ce titre de l'un des membres du duo Mark Knight & Funkagenda.
Heureusement que Joey est là pour le métamorphoser en un "anthem" piano-house car les originaux électro ne valent pas tripette.

5/ JANET JACKSON "I get lonely" : un mix empressé signé Jason Nevins, producteur américain qui a récemment remixé avec une "eurodance efficacité" les tubes "I kissed a girl", "Hot 'n' cold" de KATY PERRY, "Replay" de I-YAZ et "Fireflies" de OWL CITY.

6/ MADONNA vs. THE HITMIXERS "Get together" : un bootleg en "mode patate" signé de ces énigmatique remixers.

7/ DJ SNEAK "You can't hide from your bud" : joué par les DAFT PUNK sur Skyrock en 1997, ce titre au riff imparable était déjà matraqué par Radio FG.
DJ Sneak est le plus prolifique des producteurs américains, mais à vouloir sortir un disque par jour, son usine produit d'innombrables déchets dont on n'aura sauvé que quelques pièces dont ce "You can't hide from your bud" qui reprend un court passage de "You can't hide" de TEDDY PENDERGRASS (dont les cuivres de l'intro furent samplés à moult reprises).

8/ LUCA SIGNORINI "One night in Paris" : un single qui reprend une partie de "Los Conquistadores Chocolates" de Johnny Hammond, un titre jazz-funk des années 70 qui inspira largement Jamiroquai pour la base du refrain de "When You Gonna Learn?"
J'ai amputé cette version d'une voix-off féminine française qui gâche nettement le plaisir en assénant des vérités premières comme "la vie est dure parfois" ou "vis chaque jour comme si c'était le dernier car tu ne sais pas de quoi demain sera fait".

9/ MIKE DELGADO "Byrd Man's Revenge" : un morceau qui sample "Think twice", le chef d'œuvre de DONALD BYRD.

10/ JOEY NEGRO presents Raw essence "Do you love what you feel" : un titre qui m'avait interloqué à sa sortie car il reprenait exactement le même sample qu'une production que j'avais envoyée à quelques labels européens plusieurs mois auparavant ! En l'occurrence, il s'agissait de l'intro de "Shoot your best shot" de LINDA CLIFFORD, obscure titre disco que nous devons être peu à posséder. A la différence de Joey Negro, je n'avais pas pu trouver la mélodie ce qui explique peut-être que ce mix fut, comme tant d'autres, resté un "unreleased".

11/ QUENTIN HARRIS "Let's be young" : le "must have" house de 2005 ! Une symphonie de cuivres qui ponctue un hypnotique titre trance "à la Rollo".
Mais pourquoi le mix de Ashley Beedle déraille t-il complètement ? J'ai d'abord cru que mon vynil était mal centré, mais à l'écoute des mp3 en vente en ligne, le même problème est audible.
C'est pourquoi j'ai dû switcher sur la version originale juste après l'enchaînement.
C'est bien la première fois que je vois un tel défaut sonore officiellement commercialisé sur une version... à moins que ce soit un effet de style (des plus malvenus quand on entend ces pauvres violons pleurer).

12/ GRANT NELSON "Seasons Of Jack" : le discours moraliste de Chuck Roberts qui s'étale sur le "Can you feel it" de Fingers Inc. est retravaillé intelligemment par Grant Nelson.

13/ Un final hard house sous la houlette de Johnny Vicious, grand spécialiste du genre, pour LOLEATTA HOLLOWAY et "The Queen's Anthem".

vendredi 26 mars 2010

N° 61 : The Black Day Megamix (Adeva, Narada Michael Walden, Toney Lee...)

Set non disponible


1/ ADEVA "It should've been me" : un set qui démarre aussi comme un coup de théâtre.
Alors que l'on s'attend à un titre sirupeux, le brusque arrêt de la chanteuse ADEVA en plein couplet interpelle l'oreille. Une intro d'une grande originalité qui m'avait poussé à présenter ce mix de Frankie Knuckles en nouveauté dans le Skyrock Top Dance en 1991.

2/ MIMMO MIX "My way" : trop parfaite pour être honnête, cette obscure italienerie signée Bortolotti a dû sampler la base piano d'un titre garage, et la mémoire me revenant, il s'agit effectivement du "Reachin'" de Phase II. Quelques modifications dans les paroles et le tour est joué.
Cela étant, ce plagiat tient largement la route en comparaison avec l'original, assez mal mixé.

3/ PAUL SIMPSON feat. Candi Staton "Musical freedom" : au royaume du bootleg figure ce remix assez rare du fameux "Musical freedom" de Paul Simpson featuring ADEVA. Une fois de plus, c'est l'accapella de Candi Staton qui est pillé, enfantant d'une version plutôt fadée où les harmonies se conjuguent parfaitement.
A noter le solo de xylophone de Terry Burrus, musicien new-yorkais qui accompagna les plus grands : Michael Jackson, Mariah Carey, Frankie Knuckles (sur son remix de "Rock with you") ou David Morales (par exemple sur "Hyper Ballad" de BJORK)

4/ ANTHONY AND THE CAMP "What i like" : un gros hit du PATCH CLUB datant de 1985 et déjà une production signée Jellybean.

5/ DARCY ALONSO "Waited so long" : Cet "Extended mix" ne possède pas la folie des versions acid-house mais les percussions foisonnent et le rythme totalement syncopé est carrément méphistophélique.

6/ Chanteuse d'une beauté fulgurante, PEBBLES livre ce "Mercedes Boy", un titre térébrant produit par le fabuleux Louil Silas Jr. hélas décédé en 2001.
A son actif, des remixes d'anthologie comme :
  • "My girly" de READY FOR THE WORLD
  • "Take your time" de PEEBLES
  • "Roses are red" de MAC BAND
7/ TONEY LEE "Love so deep" : Le vulgum pecus a retenu "Reach up" (massacré par Phats & Small en 1999) , mais les phalanstères du funk connaissent tout autant ce "Love so deep" qui sonne comme un follow-up assez réussi. Baissé de rideau juste après, en 1983.

8/ UNIQUE "What i got is what you need" : plus la peine de présenter ce "must have" du label Prelude Records. Masterisé avec un équilibre parfait des fréquences par le sorcier Herb Powers Jr., le son claque dans les trompettes des châteaux JBL du Palace, laissant le danseur abasourdi mais extasié.
Plus personne n'est capable d'écrire des titres funky aussi happy et puissants de nos jours, la black music s'étant livrée à une horde de mamamouchis arrogants, frimeurs et macho.

9/ CROWN HEIGHTS AFFAIR "You gave me love" : Après "Dreaming a dream" et "Dancin" (sorte de revisite du célèbre "Shaft" d'ISAAC HAYES), "You gave me love" (1980) symbolise l'acmé de la carrière de ce groupe américain. Son refrain en simples onomatopées est entêtant et festif au possible.

10/ DYNASTY "I don't wanna be a freak" : petit bootleg déniché chez Decks. Dr Butcher, le remixer, n'a retenu que les bonnes pages de ce titre plutôt putassier.
Heureusement, ce groupe signé sur le fameux label SOLAR allait nous réserver un fantastique album funky en 1981 : "The second adventure". Il recèle des tubes comme "Here i am" et "Love in the fast lane", des titres qui s'inscrivent dans la lignée des meilleures productions des WHISPERS, autres colocataires du label de Los Angeles.

11/ LOLEATTA HOLLOWAY "Love Sensation" : le titre le plus samplé de l'histoire de la house music. En 2006, il fut encore utilisé par Kurd Maverick & Eddie Thoneick. Comme ce fut le cas pour Black Box en 1990, les producteurs durent faire rechanter (mal) le titre pour éviter tout procès. Loleatta ne lâche rien !

12/ CHIC "Chic mystique" : cette version album très "pépère" se laisse écouter, mais qu'il est loin le temps où CHIC se posait en groupe subversif de la musique club.

Un final totalement "Skydance" !

13/ NARADA "Divine Emotions" : énorme retour de NARADA MICHAEL WALDEN, auteur de deux albums jazz-funk bourrés de titres magiques qui firent référence :
  • "The dance of life" (1979)
  • "Victory" (1980)
En 1988, c'est Shep Pettibone qui fait renaître le Phénix de ses cendres à travers ce titre irrésistible.

14/ ON THE ONE "Who's really bad?" : ce vynil très rare sample avec folie le "Bad" de Michael Jackson.

15/ SAMANTHA FOX "Love house" : qui eut imaginé Samantha Fox programmée dans l'un de mes sets ??? C'était sans compter sur la contribution de Kevin Reese Saunderson (Inner City) qui livre ici un mix confus, bordélique à souhait (un calvaire pour situer où se trouve la première mesure de l'intro !) qui fraye avec les démons.