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vendredi 6 janvier 2017

N° 273 : Lost In The Tundra


Set non disponible
 
Un megamix qui démarre sous les auspices bienveillants du disco, arpente les sentiers balisés de la pop avant de se perdre dans la toundra après avoir emprunté les chemins noirs de la deep-house.

1/ ALICIA BRIDGES "I Love The Nightlife (Disco Round)" ('87 Med Mix) : la version originale de Jim Burgess sortie en juin 1978 est sans doute plus magique que ce remix de Les Adams mais, n'étant qu'une version allongée du single, elle était hélas dépourvue de break.
Ce titre (qui bénéficia d'une sortie française gagnante) se hissa à la 2e place du disco chart US. Et pourtant, Alicia Bridges refusa de surfer sur la vague disco et retourna dans l'anonymat, arguant qu'elle "préférait faire des pubs pour des déodorants plutôt qu'un album disco".

"I Love The Nightlife" fut repris de façon épique par les Masters At Work et India (Nuyorican Soul) pour les besoins du film "The Last Days Of  Disco"(1998).

2/ JOHN PAUL YOUNG "Love Is In The Air" (Milk & Sugar Vocal Is In The Air Mix) : un "one-hit-wonder" d'origine écossaise. D'inspiration disco et pourvu d'une mélodie imparable, le titre sorti en 1977 ne fit curieusement l'objet d'aucune version maxi, mais grâce aux allemands de Milk & Sugar, cette regrettable lacune fut réparée en 2001.

3/ LIPPS, INC. "Funky Town" : un hit synthétique et planétaire de l'année 1980, n° 1 du Billboard pendant 4 semaines. Le groupe ne parvint pas à rester au sommet et sombra peu à peu dans l'oubli malgré d'autres titres dignes d'intérêt comme "How Long?", la reprise du tube de Ace.

4/ PEPSI & SHIRLIE "Heartache" (Club Remix) : un duo anglais dans la lignée de Mel & Kim. Shirlie (la blonde) fut choriste du groupe Wham!, époque "Young Guns".

5/ ROCKWELL "Somebody's Watching Me" (Original 12 Inch) : sans le buzz qu'il créa avec un invité-mystère que tout le monde avait reconnu, ce tube paranoïaque chanté par le fils de Berry Gordy (fondateur du label Motown) n'aurait sans doute pas connu la même carrière.
La pochette française mentionna quand même Michael Jackson au cas où, neuneus que nous sommes, nous n'aurions pas trouvé !

6/ JOE SMOOTH "The Promised Land" (Original 12' Mix) : une house porteuse d'un message de fraternité, inspirée par des standards comme "Why Can't We Live Together" de Timmy Thomas.

7/ SHARON DEE CLARKE"Something Special" (Beat The Street Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 56.

8/ B BEAT GIRLS "For The Same Man" : une électro très dépouillée, presque austère, sortie en 1983 et revisitée brillamment par Till West & DJ Delicious en 2006.

9/ LOUIE VEGA feat. Duane Harden "Never Stop" (David Morales Red Zone Mix) : en 2013, un Morales revigoré retrouve l'esprit des débuts avec une ambiance à la fois sombre et chaleureuse, une gageure dont il détient le secret. La version originale de Vega est hélas bien moins captivante.
Quant au chanteur, vous aurez reconnu l'interprète de "You Don't Know Me" de Armand Van Helden.

Et le mix emprunte les chemins noirs de la deep-house.

10/ OFFICE GOSSIP "Central Souls" : je n'ai cessé de vanter les mérites de ce jeune producteur anglais aux ambiances envoûtantes, preuve en est avec ce "early work" de l'année 2003. L'essence du label Strictly Rhythm flotte sur ce titre !
Je crains hélas que ce prodige soit passé à autre chose car nous n'avons plus aucun écho radar depuis 2009.

11/ KINK "Valentine's Groove" : la saturation du mix est d'origine car ce bulgare infernal se plait à salir ses œuvres, n'en déplaise aux oreilles exigeantes comme les miennes qui auraient préféré plus de pureté dans le son. En tout cas, un des gros hits underground de l'automne 2016.

12/ SISY EY "Do It Good" (Club Mix) : atterrissage en Islande avec ce trio féminin "indé" qui bénéficie de mixes"old school"comme ce Club Mix ainsi que les remixes de Larse et Riva Starr. Quel plaisir d'entendre un synthé qui possède la chaleur d'un Roland JX8P ou d'un ARP !

13/ OFFICE GOSSIP "Tundra" (Original Mix) : la toundra arctique n'est pas loin de ces terres volcaniques et c'est là que ce set se perdra.

vendredi 8 février 2013

N° 179 : The Magic Attic (Chilly Gonzalez, Superfunk, Michael Watford...)


Set non disponible

CHILLY GONZALES "You can dance" : je suis tombé sous le charme dès la première écoute de ce titre entendu un jour de 2010 sur Radio Nova. Tout me rappelle le Prince festif des années 80 ("Controversy", "Raspberry Beret", "1999").
Personnage plutôt loufoque, Chilly Gonzales est à la base un pianiste canadien qui s'amuse à tourner en dérision son art avec un certain talent.
C'est avec l'album Piano Solo qui s'inspire des fameuses Gnossiennes et Gymnopédies de Erik Satie qu'il gagne la crédibilité qui lui permettra de travailler comme arrangeur, notamment pour Philippe Katerine, Feist (le fantastique album Let It Die) et Christophe Willem.
Son fait d'armes évènementiel entré dans le Guiness Book des Records reste son concert-marathon donné en mai 2009 avec l'interprétation de 300 titres choisis par un public qui se relayait au fil des heures.

You Can Dance est extrait de l'album Ivory Tower qui contient d'autres petites merveilles comme I Am Europe ou bien Knight Moves.

PHILLY DEVOTIONS "Hurt so bad" : du pur Philly Sound de 1976 relifté par Dimitri From Paris, le premier admirateur de ce style disco gorgé de violons.
Étrangement, malgré la qualité des arrangements, je n'ai pas l'impression que ce groupe ait vraiment scoré car je ne le retrouve pas dans les archives de playlistes des grands DJ's de l'époque.

LOUIE VEGA "Thousand fingered man" : je crois que l'on est ici à l'écoute de la quintessence de la soulful proposée par Mister Vega, une reprise impeccable du titre de Candido figurant sur son album  Dancin' & Prancin'. Le solo de trompette final est l'acmé du titre.

LOVEBIRDS "Dancin'" : encore un excellent titre du producteur allemand Sebastian Döring qui n'est pas sans rappeler la "french touch" des années 90 et ses filtrations de samples disco. Le sample vient de When I'm Dancing de LENNY WILLIAMS, loin d 'être un tube. C'est là tout le génie des grands bidouilleurs de la house...dénicher le passage de 10 secondes planqué dans un couplet et le rhabiller pour en faire un nouveau morceau.

RUBEN ALVAREZ "Skyline" : ce DJ espagnol est un spécialiste des bootlegs et autres mash-ups qui constituent d'ailleurs l'originalité de ses sets live.

SOULMAGIC "Someone like you" : les accords sont très inspirés (ou samplés) du I Want To Thank You de Alicia Meyers. Ici encore, un solo (de clavier) qui signe l'apogée du titre.

FULL INTENTION "It seems to hang on" : vous avez bien senti que j'aimais particulièrement l'original de Ashford & Simpson et que je vous le sers à toutes les sauces ! Saluons la performance vocale d'un certain Anthony Moriah pour cette reprise des Full Intention datant de 2005.

JESTOFUNK "Special love" : je suis persuadé que Joey Negro a repris des accords d'un vieux truc disco, mais impossible de mettre la main dessus... et pourtant ce riff de piano électrique me dit quelque chose.

SUPERFUNK "Lucky star" : le meilleur de la french touch avec la sensibilité gospel de Ron Carroll. Le sample violemment timestretché provient du maxi de Josephine de Chris Réa.

THE SUNBURST BAND "Sitting on top of the world" : mon DJ brésilien préferé remixe façon Philly sound cet extrait de l'indispensable album Moving With The Shakers. Dj Memê serait bien capable d'avoir convoqué son orchestre de violons (déjà entendu sur Any Love) pour les besoins du remix !

MICHAEL WATFORD "So into you" : du pur garage comme on en entend hélas plus beaucoup. Un direct-to-mp3 disponible sur Traxsource avec les mixes de Bobby d'Ambrosio.

BASIL "City streets" : ce mix de Kerry "Kaoz" Chandler figure sur une veille compilation garage de mes archives :  6 Years Of Paradise - A King Street Sounds Compilation.

vendredi 9 septembre 2011

N° 119 : States of House (Ben Liebrand, Simon Harris, Mike Acetate, Richard Earnshaw...)

Set non disponible

J'ai puisé dans le creuset de la house music pour fabriquer ce set éclectique, forcément injouable en club puisqu'aucune tribu ne s'y retrouverait.

Intro de gala avec la reprise de "Is it all over my face?" de LOOSE JOINTS par DAJAE.

Evoquons la genèse de ce titre.
La version originale (1980) interprétée par un seul chanteur, se révèle peu convaincante aux yeux de Mel Cheren, patron du label West End Records.
Convoquant Larry Levan pour réaliser un remix, ce dernier profite d'un studio qu'il occupe gratuitement en l'absence du propriétaire pour commencer à travailler sur de nouveaux arrangements. Le retour inopiné du boss oblige Levan à lever le camp, n'ayant pu disposer que de 3 maigres heures pour bâcler un remix qui pourtant fera mouche !


SINNAMON "Thanks to you" (Simon Harris Deep House Mix) : enfin ce maxi est tombé dans mon escarcelle ! Indisponible à la vente depuis des siècles, il arriva par la Poste dans un état satisfaisant.
Découvert dans le Skydance de RLP, of course !


L'Underground Mix de "Give you all my love" de STACEY Q est un must-have absolu.
Bourré de samples, il fait notamment référence au gimmick de "This Brutal house" de NITRO DE LUXE et à l'incontournable chord sample de INNER CITY, sans oublier le "ooh-aah" de "Give it to me baby" de RICK JAMES.
Le slogan "Hold up, wait a minute, let us put some... groove in it" est inspiré d'un morceau Miami Bass de ANQUETTE : "Shake it (Do The 61st)".

Le DMC remix de "The Eve of the war" par BEN LIEBRAND reprend tous les clichés gimmistiques de l'époque ("Pump up the jam","Big fun") à grands coups d'archets, avec une intro style "19" de Paul Hardcastle.
On doit l'original à Jeff Waynes, célèbre compositeur anglais auteur de nombreuses musiques de films et de pub TV, son œuvre majeure restant cette adaptation du roman "The War Of The Worlds" de H.G. Wells.

Autre souvenir du Skyrock Skydance avec "The Party" de KRAZE dans un Tunnel Remix qui fait référence à cette célèbre discothèque new-yorkaise plutôt orientée underground qui ferma ses portes en 1991 sous la pression du maire Rudolph Giuliani, obsédé par l'oblitération des lieux de débauche.


Lente descente aux enfers dans les profondeurs de l'underground...

Le synthé de "Keep control" de l'allemand SOLOMUN en impose suffisamment pour faire mouche quelle que soit la couleur du set joué.

MIKE ACETATE "My Sound" : de la deep-house en provenance de Sidney.

Une dose d'ambiance new-wave instillée par François K dans ce remix de "Something to smile about" de MALAWI ROCKS sorti sur King Street en 1999.

"Say it" du jeune virtuose anglais OFFICE GOSSIP remixé par l'allemand Lovebirds dont je salue les sorties récentes : le single "Want you in my soul" avec Stee Downes et le mini-album Honeybadger EP.


Retour à la lumière avec un final 100% soulful.

Tout d'abord ORLANDO VAUGHAN et "Better than never".
Certains comparent déjà ce Blanc à la voix d'or à Seal. C'est Richard Earnshaw qui a produit cette bombe en 2007.
Sur son site Myspace, l'univers musical de cet artiste londonien est pourtant bien loin des dancefloors.

THE LAYABOUTS est un trio de producteurs originaires du nord de Londres. Ils font appel ici à la choriste Shea Soul pour "Perfectly".
Shea Soul a collaboré en 2011 avec Phil Asher et Joey Negro.

L'ex-K.O.T. JAY SEALEE et LOUIE VEGA unissent leur talent pour cet adamantin "Diamond Life".
C'est Julie McKnight, l'interprète du classique garage "Finally", qui porte le titre.

Eric Kupper de la "Dream Team" Def Mix clôt ce set avec un remix pêchu de "Feel the rhythm" de CHARLENE SMITH... dont on ne sait rien.
J'avais reçu ce track sur une compilation CD POOL Club Beats, collection à laquelle j'étais abonnée.
C'est PIONEER qui avait initié cette opération pour promouvoir le mix via sa fameuse platine CDJ-500 car il faut bien reconnaître qu'en 1996, il était difficile de se procurer des nouveautés en format digital.

vendredi 22 octobre 2010

N° 83 : Sunshine & Happiness (Black Science Orchestra, Physics, D'Influence, Louie Vega...)

Set non disponible

Un set réalisé le 28 juillet 2010 sous l'influence positive de l'astre du jour et fort de quelques productions "latin-house" bienvenues.

Il démarre par une petite plaisanterie, une phrase désormais culte prononcée par l'un des caciques du foot français après la déroute sud-africaine.

La fédération a désormais "les cartes en main", mais comme dirait Patrick, "l'important ce ne sont pas les cartes mais ce que vous en faites".
On note une légère amélioration, surtout dans l'esprit, mais le fond de jeu reste assez faible.
Il faudrait notamment soigner les tirs cadrés et les centres ajustés car visiblement, ça n'est pas une spécialité française pour l'instant.

Certes, nous irons sans doute au championnat d'Europe, mais sauf miracle pour y faire de la figuration. Patience est de rigueur car il faut rebâtir sur des ruines.

1/ Puisque les Bleus "se sont fait chanter Ramona" (c'est à dire, se sont fait remonter le short), il était logique de démarrer ce set par "I don't want you back" de RAMONA BROOKS, "I don't want you back" étant une formule qui s'applique très bien à quelques joueurs indignes de leur statut (et qu'on ne reverra donc plus, j'espère).

2/ Inévitablement, le réflexe du producteur est de s'emparer du gimmick qui à servi au titre suivant pour assurer la transition.
Le remix de "Sunshine" de THE BLACK SCIENCE ORCHESTRA réalisé par le duo Farley & Heller a été diffusé par la bonne Radio FG en 1999.
Je me suis jeté sur le maxi trouvé dans quelque magasin de la rue de Charonne (Rough Trade ?) et rapidement, j'ai réédité le titre en mélangeant le dub et le vocal mix.

3/ Je viens d'apprendre que W9 lançait une émission sur le thème de "la recherche du nouveau Michael Jackson". J'ai hâte de suivre ça car seul un génie sera capable de conjuguer virtuosité des pas de danse et prouesses vocales. Mais attendons de voir.
J'espère que Quincy Jones et Rod Temperton sont sur l'affaire car, il ne suffit pas d'être doué, il faut aussi la bonne mélodie et les arrangements ciselés.

La reprise de "Rock with you" par D'INFLUENCE est un pur moment de bonheur tant dans sa version originale que dans ce remix de Mousse T. L'interprète semble être Sarah Ann Webb.

4/ Lorsque j'avais croisé Tommy Musto au New York Music Seminar en 1992, j'avais salué son travail extraordinaire sur "In the closet" de Michael Jackson. Il avait semblé surpris de tant d'enthousiasme, de surcroît venant d'un français.
Le fait est qu'il n'a jamais fait aussi bien, comme si que le fait de travailler pour la star planétaire lui avait conféré un supplément de talent afin d'être à la hauteur de l'enjeu.

Sa version de "Weekend" de PHREEK est presque aussi remarquable dans la finesse de l'arrangement.
Gros hit underground de l'année 1978, c'est un titre qui prône les aventures amoureuses sans lendemain.

Sortie en 1983, la version de CLASS ACTION possède un groove beaucoup plus posé et funky mais les deux se valent.
Elles ont été remixées et jouées abondamment par Larry Levan au Paradise Garage.

Entrée de plain-pied dans les années 2000 !

5/ RESTLESS SOUL feat. Zansiska "And i know it" : Restless Soul est un collectif créé par Phil Asher, l'un des papes de la british soulful house.
Au sein du label Slip'n'Slide, Asher a commis les mémorables compilations "Jazz in the House".

Sorti en 2007, le titre est remixé en 2010 par José Carretas, l'un des membres du collectif.
Le swing de la voix de Zansiska est délicieux.

6/ LOUIE VEGA "Elements of life" : délaissant la house underground, Louie Vega se concentre désormais sur de soleilleuses productions latines. L'album "Elements of Life" sorti en 2004 symbolise cette nouvelle orientation.

C'est Blaze qui interprète ce titre qui s'inspire largement dans les chœurs du "Brazilian Love Affair" de GEORGE DUKE.
Le remix soigné et chaleureux au possible est signé de l'un de mes chouchous actuels, Richard Earnshaw.

7/ BUMP & FLEX "Promises" : c'est le énième pseudo de Grant Nelson !
Sorti au début de 2010, le mini E.P "Unreleased vol.1" du label Swing City contient des pièces remarquables.
Les remixes sont confiés ici au duo new-yorkais Jazz 'n' Groove, récurrent dans mes sets.

8/ PHYSICS "Estrelas" : duo de musiciens suédois, PHYSICS est un habitué des compilations jazz-lounge.
A l'instar de "Viva l'Amore", autre tube du groupe, "Estrelas" est d'une gaieté contagieuse et le remix de Izzy Stardust apporte la splendeur qui manque légèrement à l'original grâce à de nouveaux accords et un gimmick de cuivres simple et efficace.

La chanteuse Simone Moreno qui porte le titre est tout aussi remarquable sur le titre "E Samba" de JUNIOR JACK (le mix de Rasmus Faber).

9/ BLACK MASSES "Wonderful person" : c'est la reprise masquée de "You are, you are" de CURTIS MAYFIELD.
La chanteuse Linda Clifford avait réalisé une adaptation la même année (1978).

10/ FISH GO DEEP "The cure and the cause" : le chef d'œuvre du brésilien DJ Memê, l'homme qui a réintroduit les grandes sections de violons et de cuivres dans les mixes.
Cette vidéo d'une des séances d'enregistrement de son titre "Any love" vous en dira plus sur cette salutaire renaissance de l'esprit disco.
Quant au titre "The cure and the cause", il est tout aussi merveilleux dans sa version balearic.

11/ THE BELIEVERS "Who dares to believe in me?" : doté d'un son numérique d'une rare précision, ce remix jazzy d'un classique de 1995 est signé Martijn Ten Velden.
J'ai beaucoup apprécié son travail sur "Chime" de Soul Central.