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samedi 19 janvier 2013

N° 176 : keep the flame alive (UK garage, Lipps Inc., Jon Cutler, Knee Deep...)


Set non disponible

Chers followers,

Je souhaite que cette année 2013 se déroule pour vous sous les meilleurs auspices.


Démarrage au début des 90's avec les premiers bricolages sur des samples disco réalisés entre autres par les anglais de DISCO ELEMENTS. Il existe 6 volumes assez rares parus chez Azuli de ces exercices de style happy, mais un peu maladroits dans la réalisation. Full Intention/Hustlers Convention avaient été les chantres de cette nouvelle tendance que les français se dépêchèrent de s'approprier avec la french touch et ses filtrages systématiques.
Le sample de "Feed the flame" est emprunté au titre éponyme de Lorraine Johnson.

Plongée dans des archives méconnues avec "All night dancing", un extrait de l'album de LIPPS, INC. (1980) sur lequel figure le hit "Funky Town". Je suppose que vous n'avez jamais entendu parler de ce titre.

"Any love", un gros classique de RUFUS & CHAKA KHAN, repris d'ailleurs brillamment par le brésilien Dj Memê en 2009 (je vous avais montré une vidéo des séances d'enregistrement).

Sur "The Biz", CAJMERE & GENE FARRIS s'amusent avec l'intro épique et cosmique de "Relight my fire" de Dan Hartman, que l'on ne connait pas toujours puisque souvent le titre a été présenté amputé de cette partie instrumentale pourtant brillante.

TODD EDWARDS "Saved my life" : du pur UK garage avec un remix signé Grant Nelson. Mon ami Manutek dont je vous invite à suivre le blog très documenté www.mixcollectors.com/, me signale un podcast plutôt bien orchestré (un peu dans le style Better Days) du maître ès UK garage, gnhousecall.

THE SOUL CITY EXPERIENCE "So right" et 24HOUR EXPERIENCE "Need a man" sont d'autres titres historiques et représentatifs de la naissance du mouvement UK garage orchestrée par Brian Tappert et Grant Nelson au milieu des années 90. Très énergique, le UK Garage a sans doute évité à ce style de sombrer définitivement au Royaume-Uni, le New Jersey garage sensuel à la Blaze ou à la Frankie Knuckles n'ayant jamais vraiment pris en Europe (et j'en sais quelque chose malgré l'avoir promu abondamment sur Skyrock).

JON CUTLER feat. E-Man "It's yours" : nous sommes sur une plage d'Ibiza et le soleil couchant invite à se lover dans cette soulful jazzy aux relents "Bensoniens". Is the world a ghetto?

KINGS OF TOMORROW "6pm" : la très riche orchestration et les accords contrariés de Simon Grey élèvent ce titre au niveau des grands noms du jazz-funk comme Incognito. L'original est beaucoup plus pop mainstram.

L'allemand Lovebirds et ses faux airs de Lance Armstrong est l'un de mes chouchous en matière de deep-house. Avec son remix de "Crash" de MILTON JACKSON, il nous embarque dans un voyage hypnotique où les guides seraient ces sonorités analogiques et ces séquences de basslines toujours très travaillées.

KNEE DEEP "Gipsy bucket" : un titre comme je les aime, une folie maîtrisée mêlant la rythmique du classique de Bucketheads "The Bomb" et "un vieux sample utilisé jadis par Todd Terry sur "I hear the music" de Gypsymen.
Tout comme Lovebirds, le duo Knee Deep est originaire de la ville de Hambourg, a priori pas le lieu de villégiature idéal, mais où la house se dévoile sous des aspects plutôt réjouissants. A croire que l'inspiration est un défi à la morosité.

Final avec Z FACTOR "somebody", le côté obscur du discoïsant Joey Negro, une facette underground de son travail à l'égale de ce que David Morales proposait dans ses Red Zone Mix par opposition aux très chaleureux Classic Mixes.

vendredi 18 novembre 2011

N° 129 : A soulful odyssey (Def Mix masterpieces, Office Gossip, Sweet Coffee, DJ Spen...)

Set non disponible

Notez bien la date du vendredi 23 décembre avec un set 100% Skydance fortement axé sur les bienveillantes productions pop-house de Stock, Aitken, Waterman et leurs pouliches.

En attendant, retour à une soulful house qui se place en dictame face à la violence de l'actualité.

En introduction "Someday", un chef d'œuvre méconnu de Lisa Stansfield, summum de sensibilité sous la houlette du duo Knuckles-Morales (Def Mix Productions).

"Bring me love" de Andrea Mendez, signé par le seul Frankie Knuckles, avec une intro piano-strings comme une réminiscence des tubes garage "Tears" et "And i loved you" affichant 20 ans d'âge comme le bon porto.
La chanteuse s'offre la liberté d'une impro sur le gimmick de "Let's get brutal" de Nitro de Luxe.

Sweet Coffee, mes belges préférés, sont de retour avec "Holdin' on". Den Hétrix & Raffa, les deux fondateurs du groupe, apportent une touche totalement inspirée des ambiances des labels californiens Naked Music ou OM Records.

"New life" de Fresh & Low est un vieux titre deep-house qui figure sur l'indispensable compilation "My House Vol. 03" sortie sur Distance en 1997.

Immanquablement, Office Gossip intègre à ma sélection avec le très minimaliste "Street talk".
Un gros travail sur les sonorités des synthés nimbés de ces bribes de voix qui emportent le titre vers l'empyrée.

DJ Spen & The Muthafunkaz "Given me joy" : du pur New Jersey gospel-garage remixé par Knee Deep qui lance au passage un petit clin d'œil au cultissime "Strings of Life" de Rhythim Is Rhythim.

Fish Go Deep feat. Tracey K "The cure & the cause" : un dub ambiance jazzy calibré pour les late night sessions d'Ibiza.

Je vous avais présenté le franco-allemand Jean Claude Ades sous un visage quasi psychopathique avec le barré "Nite Time", formidable missile électro porté par une interprétation aux limites du ragga.
Voici une facette plus hard-house avec "Some day". La choriste Niki Harris, qui a collaboré avec Snap! sur le single "Exterminate", assure la partie vocale.

Le classique "Brighter days" de Dajae (1992) est transfiguré par l'arrangement de Seamus Haji et Emanuel selon un schéma auquel le duo est familier (synthé-basse omniprésente et sévère compression de la rythmique).

KIM ENGLISH "Time for love" (1995) : du Morales boosté à la nitroglycérine ! C'est le 2e tube de la chanteuse originaire de Chicago après "Nite life" (produit par les Masters At Work et remixé par Haji & Emanuel). S'ensuivit le joyau "Learn 2 Luv" produit par Mood II Swing en 1997.

Z FACTOR "We'll keep climbing" : redoutable dub de Joey Negro qui s'essaye avec panache à l'électro-house même si le disco reste son premier amour.

vendredi 18 mars 2011

N° 102 : my first Traktor (Hardsoul, swedish and australian house, Booty Luv...)

Set non disponible

"My first Traktor", tel pourrait être un souvenir de gosse, celui de son premier tracteur à pédales, un joujou qui, symbole de fierté, marque à jamais votre mémoire.

En septembre 2010, face à l'accumulation de mes fichiers mp3 et la disparition progressive des vinyles, face au manque d'espace pour accueillir les nouveaux maxis et la difficulté à stocker 35 ans d'archives, il fallait trancher dans le vif.

Désormais, ce serait le numérique ou rien. Une qualité de son irréprochable, une durée de vie inaltérable, un choix immense, la fin du cauchemar des disques mal centrés qu'il fallait rafistoler... tout concourait à franchir le pas et s'équiper d'une bonne surface de contrôle, en l’occurrence une Reloop Digital Jockey 2.

Bien que d'un prix assez élevé (380 €), cette machine souffre d'un gros problème de bruit de fond dû aux effets intégrés et seuls des câbles audio blindés peuvent atténuer ce qui est insupportable pour un ingénieur du son comme moi.
J'avais déjà dû renoncer à une magnifique table de mixage Power en 1990, justement car le "cue" des pistes en pré-écoute "repissait" en fond sonore sur le disque en cours de lecture.
Autant dire que le problème des cartes son, mêmes intégrées, reste entier et seules des machines coûteuses comme la M-Box de M-Audio peuvent le résoudre en partie.

Restait à se procurer le logiciel de mix dédié, Traktor.

Sans une bonne connaissance du MIDI, son utilisation reste sommaire. En effet, Traktor nécessite l'utilisation quasi obligatoire de la souris (ce qui est inimaginable en soirée) et se montre incapable de gérer en live par un bouton de RELOOP le choix des effets sur chaque piste. Il faut donc "mapper" (c'est à dire customiser) le logiciel en réaffectant toutes les fonctions de bases aux boutons dont Reloop est muni.
J'avais téléchargé des maps existantes, mais lorsque j'arrivais à les installer, aucune ne parvenait à me satisfaire totalement, telle ou telle fonction étant sacrifiée au profit d'une autre.

De son côté, Reloop est incapable de modifier en douceur le pitch d'un disque, vous obligeant à agiter violemment le curseur de bas en haut pour arriver à déclencher le réglage. Ainsi le disque en cours prend plus ou moins 20% de pitch pour "décoincer" la fonctionnalité, ce qui est pathétique en cours de mix. Seule une utilisation très précise de la souris peut palier le problème, mais comme je l'ai dit, il est inconcevable de voir un DJ utiliser cet accessoire pour régler ses pistes.

Autant dire que, malgré leur efficacité, ces outils ne sont pas assez intuitifs pour mixer de manière sécurisée en live (plantages inopinés de Traktor en supplément) et que je me contenterai pour l'instant de les utiliser "à la maison".
Si quelqu'un peut me donner une map bien conçue, j'envisagerai la possibilité de mixer en club.

Toutefois, avec une ambition modérée, on peut arriver à des mixes d'une créativité et d'une qualité inégalée notamment grâce aux fonctions timestretching, aux effets et aux loops, ce que j'ai pu exprimer dans certains de mes sets dont le spécial Top Dance.

"My first Traktor" fut le premier, réalisé très simplement, question de jauger le matériel.

1/ 28th STREET CREW "I need a rhythm" : la carrière du duo Clivillès & Cole débute en 1987 par un succès avec "Do it properly" sous le pseudo 2 Puerto Ricans, a Blackman, and a Dominican. L'un des deux porto-ricains en question n'était autre que David Morales.
En 1989, Clivillès & Cole réalise un album house underground assez mémorable "I need a rhythm" dont ce titre éponyme est le tube.
Bourré de samples, il rend hommage à "R.E.S.P.E.C.T" d'Aretha Frankin et à son cover par Adeva.
28th Street Crew sortira un ultime single "O" en 1994, étrange titre "reggae-garage" (on y entend la rythmique du break de "Now that we found love" de THIRD WORLD) qui figure sur une compilation "Ministry Of Sound Sessions".

2/ TILL WEST & DJ DELICIOUS "Same man" : le talent, c'est aussi d'actualiser voire de transfigurer un vieux titre freestyle des années 80, en l’occurrence le poussif "For the same man" de B BEAT GIRLS (1983).
Il tombait à pic en pleine vague tecktonic (2006-2007).

3/ BORN TO FUNK "Let Ur spirit go" : j'avais été charmé par le groove techno hypnotique distillé par les frères Van Bueren sur "Self religion (believe in me)". Ils remixent ce titre tribal dans le même esprit.
En 2001, leur carrière débuta pourtant avec un hymne latino,"La Pasion de Gozar", que vous entendrez un peu plus loin.

4/ NATHAN G & BLACKFROG "No Limit" : ce titre du DJ australien Nathan G rend hommage à l'une des grandes voix de fausset (falsetto) de l'histoire de la house, celle de Byron Stingily, ex-lead vocalist de TEN CITY. Autres voix symboliques de ce registre, Jimmy Sommerville ou Sylvester.

5/ HAPPY CLAPPERS "I Believe" : A Londres, je m'étais jeté sur le bootleg original juste avant qu'il ne soit interdit puis commercialisé en version rechantée, la magie en moins.
Je rappelle que l'accapella était pris sur "I believe" par The K London Production Club.
Bien que très électro, ce remix des australiens de Vandalism préserve l'esprit house du riff de piano original.

6/ BOOTY LUV "Boogie 2nite" : un duo signé sur le label compilatoire Hed Kandi et remixé façon électro-house par Seamus Haji. Le single a atteint en 2006 la 2e place des ventes de singles an Royaume-Uni mais la première place des Dance charts.

7/ Z FACTOR "Feelin moody" : une adaptation très latino-jazz de "Fly life" de BASEMENT JAXX.

8/ BONGOLOVERZ "Power of music" : une tribal-house très commerciale proposée par ce trio originaire de Cologne (Allemagne). Leur autre hit "Spirit of house" est du même acabit, à savoir des accords fédérateurs supportés par quelques phrases scandées.
On retrouve cette patte notamment sur les remixes de "Love we left behind" de Balage et "Be yourself" des Layabouts.

9/ HARDSOUL "La Pasion De Gozar" : le premier tube du duo néerlandais (je ne dirais pas hollandais, la Hollande n'étant qu'une province des Pays-Bas - qualifier de "hollandais" un habitant des Pays-Bas reviendrait à qualifier un Français d'alsacien ou d'auvergnat !)

10/ MAMBANA "Libre" : le soleil poursuit sa percée dans ce set avec cet excellent titre latino-house en provenance de Suède. Aux vocaux, Isabel Fructuoso, divine interprète du titre "Calma" de BAH SAMBA.

11/ RASMUS FABER feat. Emily McEwan "Ever After" : une nouvelle fois la Suède à l'honneur avec ce musicien qui s'est lancé dans l'aventure de la production en 2003.
Tout comme "Demanda" (2007), "Ever after", premier hit de l'artiste, est un petit bijou dans son genre et a bénéficié de remixes en 2010.
Fortement influencé par la musique brésilienne, on doit à Rasmus Faber l'extraordinaire remix de "E Samba" de JUNIOR JACK (qui est en fait un sample de "Essa nega sem sandalia" de Joao & His Bossa Kings).

12/ PHYSICS "Viva l'amore" : je vous avais présenté le très brésilien single "Estrelas", voici un autre hymne carnavalesque de cette formation suédoise, remixé ici par Grant Nelson.
Pour les amateurs de lounge, prêtez une oreille au titre "Flying away" qui figure sur le seul album du groupe sorti en 2002 : "First flight".

vendredi 2 avril 2010

N° 62 : The Floorfiller Mix (Joey Negro, Bootsy Collins, Barbara Tucker...)

Set non disponible


Ce set achevé, je me suis dit que, si je l'avais joué in extenso dans quelque club pointu, vider la piste aurait été impossible. D'où cette appellation un peu prétentieuse. A vous de juger.

Quoi qu'il en soit, après cette semaine noire et inquiétante, il était temps de renouer avec la joie et l'espoir, et ce mix tombait à point nommé.

1/ LOVE TRIBE "Stand up" : cette version signée Roger Sanchez est étrangement saturée. Elle reprend le gimmick de "There but for the grace of God" de MACHINE (à 2'59" du début), un titre qui avait été repris avec délicatesse par FIRE ISLAND en 1993.
J'essaierai de vous présenter ce remix très deep dans un futur proche.

2/ MICHAEL GRAY feat. Shelly Poole "Borderline" : cette voix glamoureuse et minaudante piqua ma curiosité au point de savoir si le physique suivait. Le clip aguicheur ne pouvait être qu'un leurre.
En effet, Shelly Poole, physique de femme mûre, ex-membre du groupe Alisha's Attic, n'a rien d'une "biatch" et déroule une belle carrière en tant que compositeur pour des artistes comme Massive Attack, Janet Jackson ou Sophie Ellis Bextor.
En 2008, elle a formé un groupe de style country, Red Sky July.
Je la félicite pour avoir "joué le jeu" en ayant interprété à la perfection ce "Borderline" avec cette "voix de téléphone rose".

Ah, au fait, le sample du morceau est totalement improbable. Stretché à mort, il est emprunté à un slow mielleux et très dispensable : "Ready for your love" de CHAPTER 8. Avec l'intelligence et "l'oreille" qui caractérisent les grands remixers, Michael Gray a exactement samplé le seul passage magique du titre.

3/ JOEY NEGRO "Can't get high without U" (1997) : Toutes les infos sur ce morceau sont à lire sur ce billet. Ce single disco-house proposé en double pack signe le grand retour à la production de Dave Lee après la sortie de son album solo "Universe of love" quatre ans auparavant. Cet album lui avait permis de réaliser un vieux rêve en réunissant les Trammps ("Universe of Love", "What happened to the music") ou Gwen Guthrie ("What a life").

4/ Z FACTOR "Somebody" : avançant masqué, Joey Negro reprend l'un de ses vieux pseudos et surprend son monde avec ce titre très underground.
La face A, "We'll Keep Climbing", quasi-instrumentale et dotée d'un gimmick très électro fera l'unanimité, mais ce mix hurlé en face B, avec les vieux sons historiques de la house, complète à merveille ce qui restera l'un des meilleurs titres de 2008, un "must-have" comme disent les british.

5/ BARBARA TUCKER feat. Darryl D'Bonneau "Stop playing with my mind" : l'une des dernières flamboyances de la house filtrée, au crépuscule des 90's. Pour l'occasion, les anglais de Full Intention braconnent un petit bout de l'excellent "Black Ivory" de MAINLINE (1979).

6/ BLAZE "Most precious love" : je ne sais pas si ce riff de piano est une pure création, mais une chose est sûre, son viatique est imparable et térébrant. Comme un air de "Disco's Revenge", non ?

7/ LES CLAUDETTES "Alexandrie Alexandra" : Infusant son talent à tout ce qu'il touche, Joey Negro reprend l'arrangement de l'adamantin "I'm a man" de MACHO pour ce dub du tube de Claude François. Le double pack mérite l'acquisition.

8/ MADEMOISELLE "Do you love me?" : dommage que ces deux frenchies n'aient pas donné suite à ce flamboyant "stardust-like" au riff de guitare et aux arrangements parfaitement ciselés.

9/ THE FACE "Needin' U" : toutes les infos sur ce titre sont dans ce billet.

10/ JULIET ROBERTS "Bad girls" : en 1998, elle est la première (oublions la tentative mollassonne de Xaviera Gold) à reprendre avec brio ce monument de la disco.
Jay Kay (Jamiroquai) et Anastacia le reprendront en live lors d'une céremonie des Brit Awards, "The Adidas man" en solo lors de son concert à Verone (2002).

11/ BOOTSY COLLINS feat. MC Lyte "I'm leavin' U" : DJ TONKA est l'un des plus festifs DJ's allemands. Une happy house sans failles qui dynamite l'original groovy tout aussi excellent.
Le sample du gimmick me semble être piqué sur "Something about you" de Mr ROY.

12/ JAMIROQUAI "Love foolosophy" : ce ludion hybride capable de passer de l'acid-jazz le plus engagé à la dance la plus frivole, ce véritable satrape aux multiples frasques semble revenir à ses premières amours dixit les rumeurs de la Toile.
Finies donc les envolées discoïsantes ? La fin d'année nous en dira d'avantage.

vendredi 18 septembre 2009

N° 36 : House meets electro (Z Factor, Hardsoul, Junior Vasquez, Daft Punk)

Set non disponible



1/ KIMARA LOVELACE "Only you" : C'est le côté lumineux de Danny Tenaglia. Je n'ai rien entendu d'aussi soulful chez lui depuis des lustres. Ce mix sortie sur King Street en 1996 pourrait bien être l'une de ses dernières productions vraiment garage, l'ami Danny semblant, hélas, avoir rejoint définitivement le côté obscur.

2/ MORTEN TRUST feat. J-Sun "Back to love" : l'un des grands titres garage de l'année 2007 est l'œuvre d'un danois très respecté par les caciques du mix (Roger S, Eric Kupper, Grant Nelson...). Son titre "Soulmagic" sorti en 2003 sur son label Soulmagic Recordings a eu l'honneur d'être remixé par Miguel Migs du label Naked Music.
Je réalise un mash-up avec l'accapella de "Nobody's business" de H2O.

3/ H2O "Nobody's Business" : la version réalisée par le suédois Stephan Mandrax (découvrez ses deux sets réalisés pour la Skyrock Max Party en 1992) est carrément phénoménale et les prouesses vocales de la chanteuse Billie y sont pour beaucoup. Elle aussi a quitté la rampe et l'on se demande comment on peut se passer d'une telle voix sur la scène actuelle. Quant à Mandrax, il a marqué l'année 1999 avec "At night" en duo avec son frère sous le pseudo SHAKEDOWN.

4/ DAFT PUNK "Digital love" : une utilisation très intelligente de l'intro de "I Love You More" de George Duke (la seule partie intéressante de ce morceau anecdotique). Le solo de synthé (sans doute un mono surpuissant et passé dans une pédale fuzz) est digne du guitariste Eddie Van Halen. Concernant la source du sample de piano électrique du break (non identifiée pour l'instant sur le web), je verrais bien un titre de Supertramp ("Dreamer" et "Bloody Well Right" ?).

5/ D'INFLUENCE "Rock with you" : la voix suave de Sarah Anne Webb se prête parfaitement à cette reprise de Michael Jackson sur laquelle Mousse T réalise sur l'une de ses meilleures prestations, le summum restant son Classic Club Mix. Elle aussi a quitté la rampe et, dixit sa page MySpace, semble se consacrer à des projets perso assez proches de l'univers d'Erikah Badu.

6/ Z FACTOR "We'll Keep climbing" : un morceau monumental et d'une grande clarté. Joey Negro s'est offert une cure de jouvence avec ce titre électro aux gimmicks et à la rythmique bien plus inspirés que bon nombre de productions actuelles. On est loin du son assez terne des mixes de ses débuts. Sans doute que quelques investissements, notamment dans une table de mixage numérique, ont permis cette métamorphose. Le maxi est incontournable avec sa redoutable face B, "Somebody", un dub house très "old school" construit sur la même base instrumentale et rythmique.

7/ PLANET SOUL "Set u free" : signé chez Happy Music en 1996, ce pur produit underground du label Strictly Rhythm, n'a pas vraiment passionné les foules à sa sortie. Aujourd'hui, ce serait un hymne électro vénéré par Virgin 17 ! La Roland Bassline s'exprime pleinement sur le gimmick principal.

8/ HARDSOUL "Self religion" : un excellent morceau de trance-house hollandaise qui utilise astucieusement un sample de "You Gotta Believe" de Fierce Rulin Diva, sample qui avait été un peu oublié depuis 1992. Si l'électro actuelle pouvaient atteindre un peu plus souvent ce degré de perfection, sans doute que je n'en dirais pas pis que pendre.

9/ THE JASPER STREET COMPANY "A feeling" : des successions d'improvisations gospel totalement débridées sur une solide base house hypnotique signée Farley & Heller.

10/ SUNFREAKZ "Counting Down The Days" : je me trompe ou s'agit-il bien du gimmick de "I wanna give you (devotion)" de NOMAD, un très gros tube du Top Dance en 1991 ! Il fallait oser. Inévitablement, j'ose le mash-up avec l'accapella de TEN CITY et je pense que le break nappé de violons y gagne en intensité sur ce remix signé Axwell. Le titre a eu l'honneur d'être signé sur Positiva en 2006.

11/ JUNIOR VASQUEZ "If Madonna calls" : j'ai déjà évoqué l'anecdote sur mon ancien site mais, tant pis, je vais me répéter. Ce titre est une vacherie signée de celui qui fricota un temps avec Madonna, une croqueuse d'hommes invétérée. C'est la réponse cinglante au "lapin" posé par cette dernière alors qu'elle devait se produire à l'une des soirées que Junior Vasquez avait organisées au Tunnel de New-York. Le co-fondateur du célèbre club Sound Factory porte la susceptibilité sur vynil avec un certain talent. Ce fut l'un des titres-symboles de mes vacances à Ibiza, en été 1996.