Affichage des articles dont le libellé est Photek. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Photek. Afficher tous les articles

vendredi 16 septembre 2011

N° 120 : On a starry night (Denis Ferrer, Rasmus Faber, Photek...)

Set non disponible

Sombre comme une nuit d'été constellée de divas-étoiles, ce set zone entre pur underground et fulgurances soul.

Tout commence par LE Chef d'œuvre de KERRI CHANDLER remixé par Tom Middleton, adepte d'une house très hypnotique utilisant les delays à outrance.
"Bar a Thym" semble faire référence à un bar musical qu'aurait fréquenté Chandler lors de son passage au SUNSLICE HOUSE MUSIC FESTIVAL de Toulon en juillet 2004.

J'ai découvert "Together as one" de ONE51 dans l'une des sélections mensuelles que proposent sur le site Traxsource certains DJ's renommés dont Richard Earnshaw, "Prince de ligne de la house" comme chacun le sait.
ONE51 est d'ailleurs l'association de Richard Earnshaw et d'un certain Daniel Jones.
Si cette version est plutôt deep, les autres mixes sont totalement jazzy.

Dans la même veine, leur single "Weka" sorti en 2004.

PHOTEK "Mine to give" : ce World Mix au rythme infernal faisait déjà partie de mon set consacré au Boss. C'est l'un des derniers grands remixes de Morales qui s'est provisoirement éclipsé pour préparer son nouvel album.
Les fans de la première heure seront déçus par le premier extrait "You just don't love me" qui marque une rupture définitive avec le style underground qui l'avait hissé au firmament depuis ses débuts à la fin des années 80.

Une première étoile avec "Fly" de STEPHANIE COOKE, mix très acoustique longuement soutenu par une loop construite sur le titre précédent.
Auteur-compositeur-interprète, Stephanie Cooke a signé son premier album solo sur King Street en 2004. Collaborant principalement avec Blaze, elle n'a connu aucun hit notoire jusqu'à présent, son registre étant très soulful.

"Addicted" de DJ POPE est le prétexte pour un long ad lib de Lynette Smith sous la férule de Kerri Chandler et de ses envolées de Rhodes.

Entrée dans la pénombre avec LE tube house de l'année 2010 ! DENIS FERRER et "Hey Hey".
Une mélodie simple, joyeuse, fédératrice soutenue par une boîte à rythmes vintage type TR-808 et surtout un puissant "son blanc" (voir la démo) qui, soudain, vient assombrir l'ambiance... un arrangement qui confine au génie.
Quand le minimalisme atteint ce degré de perfection, parvenant à transcender et hypnotiser des centaines de milliers de clubbers à travers le monde, il n'y a plus qu'à s'incliner.

"Shakedown" de NU RHYTHMIX nous mène au tréfonds. "Les danseurs sont en transe et la musique aidant, ils semblent sacrifier à des rythmes barbares, sur des airs souvent vieux de tous temps". Ça n'est pas moi qui l'écrit mais le grand Charles Aznavour, qui avait vu juste en cette année 1972 (Les Plaisirs Démodés).

JAKATTA nous embarque dans les mêmes rythmes barbares avec "Shimmering stars".
JAKATTA est un énième pseudo utilisé par Joey Negro. Rulers Of The Deep, les auteurs de ce remix sont des Dj's estoniens.

RASMUS FABER "Get over here" : vous croyez entendre la voix de Sinclair... vous vous dites que son dernier single est très club... qu'il est revenu de manière très surprenante sur le devant de la scène... en faisant appel à une pointure de la latin house ? Perdu, il s'agit de la voix de Melo !
Melo est l'un des interprètes fétiches du musicien et producteur suédois Rasmus Faber dont je ne cesserai de vanter les mérites.
Avec "Get over here", on ne sait plus si l'on bronze sur une plage de Rio ou de Cuba. Longue vie à la latin-house !

Final stellaire avec DISTANT PEOPLE et "The Sounds of love".
C'est le titre qui s'est imposé sur la boucle que j'avais créée sur l'ad lib vocal du titre précédent. Je tenais vraiment à le mettre à profit sur des harmonies cohérentes.

Il semble que "The Sounds of love" soit encore un direct-to-mp3. Je l'ai acheté sur Traxsource qui l'indique comme "unreleased".
Toutes les productions Distant People a.k.a. Joey Silvero raviront les fans de gospel house.


La semaine prochaine... "Another night out, another dancefloor"... les fans du Skyrock des années 90 y trouveront un peu leur compte.

vendredi 18 décembre 2009

Christmas Set : The Many Sides of David Morales

Set non disponible



Voici mon cadeau de fin d'année à tous ceux qui me réclamaient un set dédié à mon icône, David Morales.

Je crois que j'ai pu rassembler tout ce que le Boss a pu faire de bon dans sa longue carrière, même si je n'ai pas le privilège d'avoir accès à la fameuse Def Mix Library qu'évoque Sami Dee dans son interview sur DJ Pod.

Cet article est d'ailleurs fort instructif à lire et cela me rassure de constater que je ne prêche pas la bonne parole dans le désert, d'autres DJ's plus médiatiques comme Sami Dee partageant la même opinion sur la scène club actuelle.

Ce set, que j'ai appelé "les multiples facettes de David Morales", est un vaste voyage dans les différents univers que ce producteur de génie a su façonner depuis plus de 20 ans.
Des allers-retours incessants entre ambiances commerciales et underground entrecoupés d'interludes jazzy, des mixes ou titres assez peu connus du grand public, il fallait éviter le piège du set banal, attendu, qui déroule les plus grands tubes de Morales, l'exercice ayant sans doute été répété maintes et maintes fois par d'autres avant moi.

J'espère qu'à l'issue de ces 80 minutes, vous réaliserez à quel point David Morales a incarné le producteur parfait, à son aise dans toutes les ambiances, une race de DJ qui s'éteint petit à petit pour laisser place à des producteurs sans génie, sans culture, incapables de se métamorphoser en diable ou en fée sur un même titre, proposant un type d'arrangement standardisé.

Sans David Morales, je serai devenu un pauvre commercial avec son attaché-case et son costume-cravate, une sorte de Jean-Claude Convenant anonyme, sans histoire.

Je n'oublierai jamais l'honneur qu'il m'a fait en juillet 1993, un jour de canicule au forum des Halles, en mixant dans mon émission sur Skyrock et en acceptant une interview.
Réécouter l'interview

Voici donc ce set hélas empreint de nostalgie car David a mis en jachère son activité de remixer plus celle plus lucrative de DJ. Il laisse un grand vide et j'ose espérer qu'un jour, lassé des nuits blanches, il revienne en studio pour le plaisir de tous les amateurs de soulful house.

PLAYLIST :

LUTHER VANDROSS & JANET JACKSON "The best things in life are free" (Def Mix)
SATOSHI TOMIIE feat. Arnold Jarvis "And i loved you" (Classic Club Mix)
SATOSHI TOMIIE feat. Arnold Jarvis "And i loved you" (And I Dreamed You)
ROBIN S "I want to thank you" (Bad Yard Club Mix)
MARIAH CAREY "Dreamlover" (Eclipse Dub)
MARIAH CAREY "Dreamlover" (Def Club Mix)
ACE OF BASE "Living in danger" (D-House Mix)
JOE ROBERTS "Back in my life" (Def Version)
UTAH SAINTS "What can you do for me" (Drill Mix)
UTAH SAINTS "What can you do for me" (Hard Mix)
BROOKLYN FRIENDS "Philadelphia" (Original Demo)
MICHAEL & JANET JACKSON "Scream" (Classic Club Mix)
SWEET MERCY feat. Joe Roberts "Happy days" (Morales Dub Mix)
SANDY B "Feel like singin'" (Erotica Mix)
ROBERT OWENS "I'll be your friend" (Original Def Mix)
DENI HINES "I like the way" (Classic Club Mix)
PHOTEK "Mine to give" (David Morales World Mix)

vendredi 26 juin 2009

N° 24 : Mixing the decades (Full Intention, Inner Life, Jazzy Dee, MFSB, Morales mixes, Freemasons...)

Set non disponible




Un set qui parcourt 3 décennies de musique club au travers de titres originaux ou samplés et de nouveautés.

1/ ULTRA NATE "Free" : l'original a été ultra-rabâché, il n'était pas question de le présenter dans ce set. Je me suis intéressé au mix des anglais de FULL INTENTION, spécialistes du mélange des décennies avec leur premier concept, HUSTLERS CONVENTION. Ultra Naté, chanteuse originaire de Baltimore (USA), connut quelques succès mineurs (Rejoicing, Deeper Love, Joy). En 1995, la base instrumentale du Fire Island Mix de son single How long inspira largement ses créateurs, Farley & Heller, pour réaliser leur fameux Ultra Flava. Puis vint cet énorme cross-over radio de l'année 1997, fruit de l'expertise des Mood II Swing. En France, c'est Happy Music qui rafla la mise. Les follow-ups de ce single retentissant furent plutôt décevants (Found a cure, Pressure et dans une moindre mesure New kind of Medicine) et ULTRA NATE disparut...doucement.

2/ FREEMASONS "Watchin'" : La voix exceptionnelle d'Amanda Wilson et la mélodie irréprochable font de ce titre un "must" incontournable ! C'est le follow-up réussi de Love on your mind. A noter en 2008 sa reprise intéressante du Disco's Revenge de GUSTO, lui même inspiré du Groovin' you de HARVEY MASON (1979).
J'en fait un mash-up avec l'accapella du Jingo de CANDIDO (1979).

3/ CAPRICCIO "Everybody get up" : reprise du classique funky de JAZZY DEE (Get on up-1983), le mix de Jazz-n-Groove est construit sur la base instrumentale de K-Jee de MFSB (1975), une fois de plus !!! Je ne sais pas s'il y a eu gimmick plus samplé que celui-ci.

4/ MARY J BLIGE "Be without you" : remarquable mutation house d'un titre R'n'B par le duo londonien Bobby Blanco et Mike Moto. Petit mash-up avec l'accapella de Bad Habit de ONEPHATDEEVA

5/, 6/ et 7/ "Ain't no mountain high enough" : 3 variations autour du titre composé par Ashford & Simpson. Avec "You are somebody", FULL INTENTION reprend le riff de violons de l'original et fait rechanter le refrain du I am Somebody de GLENN JONES (1983).

INNER LIFE "Ain't no mountain high enough" (The Garage Version) : c'est la version mythique sortie en 1981. Le break au clavecin et le lent retour de toutes les pistes vers l'apothéose finale resteront gravés à jamais dans les souvenirs de mes soirées Palace. Le DJ éteignait alors l'ensemble des spots, plongeant la piste dans une pénombre totalement envoûtante, chacun redécouvrant son espace grâce à une puissante lumière noire. Pour l'anecdote, j'avais acheté un premier vynil (pourtant estampillé Salsoul) de ce titre à Champs-Disques et, comble de l'horreur, ce fameux break avait été supprimé !!!
J'étais retourné furieux au magasin la semaine suivante afin de réclamer la version mixée par Larry Levan et entendue au Palace. Le vendeur n'a jamais compris l'intérêt que je portait à ce détail de break (alors qu'il représentait le point culminant du mix) et m'a fait l'échange en râlant. Il faut dire que ce vendeur américain était particulièrement antipathique et qu'il n'avait rien à faire derrière un comptoir. C'est vraiment parce que Champs-Disques était incontournable que le patron pouvait se permettre de garder un employé capable d'envoyer promener des clients fidèles et plutôt généreux dans leurs achats.

JOCELYN BROWN "Ain't no mountain high enough" : cette reprise par la "lead singer" originale du groupe INNER LIFE est produite par David Morales (1998).

8/ SEX-O-SONIQUE "I thought it was you" : le sample provient du titre de HERBIE HANCOCK (1978) et l'on retrouve encore ces satanés FULL INTENTION derrière ce "one shot".

9/ DADDY'S FAVOURITE "I feel good things for you" : le remix d'Alan Braxe utilise notamment un bout de sample (les cuivres + "i'm the one !") de I'll do anything for you de DENROY MORGAN (1981), un classique du Patch Club, mais le sample vocal principal ne semble pas avoir été identifié pour l"instant par les spécialistes house sur la Toile.
Concernant la loop, elle provient du break de "Wikka Wrap" de THE EVASIONS.

10/ BARBARA TUCKER "Everybody dance (The horn song)" : cette version plutôt classe a été réalisée par Club Asylum, deux obscurs anglais qui ont sorti en 2001 un remix assez contestable du Street Life des CRUSADERS sous le pseudo de STREET A.

11/ PHOTEK "Mine to give" : 2000, année du dernier grand remix de David Morales ?? on a l'impression que les pistes utilisées pour sa version de Discotheque de U2 sont restées en place sur la table de mixage depuis 1997. L'ambiance est absolument magique, comme d'habitude. Vite Dave, revient à tes premières amours !

12/ U2 "Discothèque" : un Def Mix assez testamentaire du Boss... de quoi alimenter la Fontaine des Regrets. La voix de Bono est portée par des nappes et des accords majestueux et le final à la flute nous embarque définitivement. Une basse qui sort du mix, un subtil mélange de hard house et de early garage "à la Whistle Song"... du grand art. Et merci à Bono pour son ouverture d'esprit.