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dimanche 8 janvier 2023

N° 317 : The Boogie Revision




1/ FLEETWOOD MAC "Everywhere" (Mastermix Remix) : un hommage à Christine McVie, l'une des deux chanteuses du groupe, décédée récemment. C'est encore l'une des références majeures de ma culture pop qui disparaît. On suit puis on voit mourir les idoles de sa vie. Oh vieillesse ennemie !

2/ MICHAEL MC DONALD "Sweet Freedom" (12" Mix) : conquis par ce titre entendu lors de leur road-trip aux USA, mes employeurs du Patch Club de La Varenne n'ont pas manqué de le jouer abondamment à leur retour en France. Il a été repris de manière plutôt convaincante par Shawn Christopher en 1997.

3/ BABYFACE "It's No Crime "(Greg Royal Extended Version) : un petit côté "Michael" qui me plait bien. Les edits paraissent aujourd'hui complètement has-been mais je kiffe toujours.

4/ PURPLE DISCO MACHINE "Dopamine" (Extended Mix) : l'étoile montante du Nu-Disco allemand s'installe à la composition, et c'est plutôt brillant, à l'instar de l'envoûtant "In The Dark" joué précédemment. On peut apprécier le discret clin d'oeil à "Self Control" de Laura Branigan, titre qui a inspiré également cette fraude de Maître Gims dans "Miami Vice", cette fois-çi sans vergogne.

5/ MADONNA "Lucky Star" (The Reflex 2014 VIP Revision) : classieuse revisite par le producteur français déjà à l'honneur dans d'autres de mes mixes.

6/ PHAZED GROOVE "It Must Be Luv" (Original Mix) : Encore une fois, je salue la remarquable appropriation de ce titre par LEE MARROW dans "I Want Your Love", un classique de mes Top Dance Megamixes en 1992.

7/ DARREN GILES "Take Me" (Yam Who? Extended Remix) : Le retour aux sonorités Solar style Shalamar ou Midnight Star.

8/ KELLI SAE "Good Love" (Michael Gray Extended Mix) : Le revival continue avec Kelli Sae, produite par Michael Gray, qu'on avait déjà entendue dans la reprise de "Weekend" (Class Action).

9/ THE JAMES TAYLOR QUARTET "Love The Life" (Morales 12'' Mix) : une époque où le Boss transformait en or tout ce à quoi il touchait, même de l'acid-jazz.

10/ ADA "Good Time For A Change" (Extended Mix) : entendu sur la fabuleuse webradio néerlandaise Danceable Radio, à la playliste déroutante. Toutes les heures, vous subissez le flash info dans la langue locale... un peu rugueux à écouter mais ça n'est pas grave, la musique proposée en non-stop a le flow !

11/ DYONE "Only Love Can Set U-Free" (Bicep Remix)
: la piano-house reste une valeur fondamentale du clubbing. Un remix d'un obscur titre de 1993. Il est vrai qu'on peut aussi y entendre le riff de "The Colour Of Love" de Reese Project.

12/ FULL FLAVA feat. CeCe Peniston "You Are The Universe" (Michele Chiavarini Remix) : la vétérante CeCe Peniston propose ici une térébrante version du must-have de Brand New Heavies.

13/ INCOGNITO "Feel The Real" (Micky More & Andy Tee Classic Mix) : cela fait plaisir de retrouver les italiens au top de la house grâce à ce duo de remixers.

vendredi 15 mars 2013

N° 184 : the politics of dancing (David Morales huge remixes, Bon Rock, The Whispers...)


Set non disponible

Et tout commence avec le plus gros hit de l'histoire de la funky music, And The Beat Goes On des WHISPERS, un groupe qui, en 1979, entamait de manière tonitruante une longue carrière au sein du label de Los Angeles SOLAR après un petit succès (top 10 du R'n'B Charts tout de même) avec One For The Money 4 ans plus tôt.
Un autre tube, It's A Love Thing, suivit rapidement, mais inexplicablement la France décrocha malgré des tubes planétaires comme I Can Make It BetterIn The Raw ou Rock Steady.
Plus je m'intéresse à l'histoire de la musique, plus je prends conscience que la France ne fait rien comme tout le monde et possède des goûts musicaux assez éloignés de mon univers.

Sorti en 1981, Searching Rap de BON ROCK & THE RHYTHEM REBELLION représente pour moi une forme de quintessence d'un hip-hop encore émergent.
Le plus incroyable est que ce disque signé sur Barclay par Daniel Belolo pour la France ne connut aucun succès alors que Rapper's Delight de Sugarhill Gang fit un carton. C'est pourtant l'exemple parfait d'un swinging hip-hop totalement festif. Même s'il s'agit d'une musique de ghettos, la joie transparaît nettement dans l'interprétation, comme un exutoire.
Dans les chœurs, des gamines donnent le change à Bon Rock avec conviction. A l'époque, les "sista" avaient encore leur mot à dire et l'Angleterre leur avait d'ailleurs fait la part belle dans les années 90 avec Cookie Crew ou Monie Love. Dommage que le rap français les ait mises sous l'éteignoir. Elles auraient sans doute apporté un peu de fraîcheur à cet univers.

Bon Rock fut contacté l'année suivante par Henri Belolo et Jacques Morali pour devenir le chanteur du groupe Break Machine, qui fit un carton ici avec Street Dance.

SECRET WEAPON fait partie de ces groupes de studios fabriqués de toutes pièces pour un hit sans lendemain, ici Must Be The Music. Procurez-vous d'urgence le Mastermix de Shep Pettibone qui met en valeur la partie "rap" située en fin de morceau et qui n'est pas présente dans ce set.

HENRY GREENWOOD signe un intéressant edit du tube de Sister Sledge If You Really Want Me qui fit les grandes heures de mes sorties dominicales au club Le Palace à Paris.

We Once Had de JOHN PRIDGEN, c'est ce qu'on appelle de la Nu Disco. C'est frais, redoutablement groovy, ça ne peut que faire un malheur dans les meilleures soirées parisiennes. Dommage que le grand public passe totalement à côté de ce style pourtant roboratif en ces temps moroses.

Après ceux de Blackbeard et Steve Mac, troisième bon remix de Seven Days In Sunny June de JAMIROQUAI  avec ici aux commandes Ashley Beedle, que vous avez pu connaître sous le pseudo de X-Press 2 ou Black Science Orchestra dans les 90's. A son crédit, plusieurs centaines de remixes et re-edits qui restent l'apanage d'un public anglo-saxon averti.

Don't Give It Up de AARIES est une pure merveille soulful avec ces relents mélodiques qui semblent tout droit sortis d'une ballade de Michael Jackson époque mid-70's.

ARTHUR BAKER & THE BACKBEAT DISCIPLES : Let There Be Love
Ce End Of The Day Mix revient sans doute à David Morales car, bien que les crédits soient obscurs sur le sujet, les arrangements ressemblent beaucoup à ceux de son Dee Love Mix.
Vous avez peut-être reconnu la voix de falsetto (voix de "fausset" en français, mais je préfère falsetto) du chanteur d'Imagination, Leee John.

House of Love de RUPAUL faisait partie du tracklisting de mon tout premier set début 2009 dans une version happy house signée T-Empo. Voici la version garage de Eric Kupper.

La Def Mix Team toujours à l'honneur avec So Much In Love de MALAIKA. Ce titre faillit sortir en France car c'était l'imitation parfaite du Finally de Ce Ce Peniston, tant au niveau de la voix que du style. Hélas, il n'en fut rien, comme souvent chez nous. 
Il est remixé à nouveau par Morales, qui semble vouloir s'accaparer toute la fin de mon set... cela fera plaisir à mon ami DJ FA !

Effectivement, s'ensuivent les chefs d'œuvre Ecstasy de JODY WATLEY (dans deux versions consécutives) et Love The Life de JAMES TAYLOR QUARTET, groupe anglais d'acid-jazz.

vendredi 23 avril 2010

N° 65 : 3 decades of dance music (Sylvester, Paul Simpson, Soul Central...)

Set non disponible

1/ THE JAMES TAYLOR QUARTET "Love the life" (1991) : très majestueux remix de Morales sur ce titre dont l'original est plutôt orienté acid-jazz.
Entendu bien sûr en exclu dans le Skyrock Top Dance !
Vous retrouverez de plus amples infos sur ce groupe et ce titre sur le très documenté blog de Manutek.

2/ SYLVESTER "I need you" (2006): excellent travail de Dimitri from Paris sur ce titre du défunt Sylvester, "falsetto du disco" datant de 1980. Je crois reconnaître les chœurs de Martha Wash.

3/ L.A.X. "All my love" (1980): véritable hymne des deux clubs qui ont forgé ma culture club : Le Palace de Paris et mon Patch Club de banlieue. C'est François K qui assure la production.

4/ SPARQUE "Let's go dancin'" (1981): j'avais découvert ce titre assez obscur dans le mémorable set de Lil' Louis sur l'antenne de Skyrock en 1992.
Les Masters at Work lui donnent le punch qui manquait à l'époque.
Une grande ressemblance du riff de piano avec celui de "You're too late" de FANTASY.

5/ FANTASY "You're too late" (1980) : preuve à l'appui ! Ce titre étant sorti un an avant celui de SPARQUE, le copieur est démasqué. Encore un titre découvert sur la première radio "culte" de l'histoire de la bande FM (1 an avant les radios libres !) : Radio 7.
Je crois que le jour où est morte Radio 7, j'ai eu autant de peine que pour la disparition de MAXXIMUM (à cette différence près que cette mort allait être largement compensée par les années folles et débridées du début des radios libres alors que la disparition de MAXXIMUM annonçait la fin des haricots).

6 et 7/ : FIRST CHOICE "Let no man put asunder" (Frankie Knuckles Mix) FIRST CHOICE "Let no man put asunder" (Masters At Work Classic Dub)
Un "double power" pour ce titre ultra samplé !
1983-1993, 10 longues années séparent ces deux mixes. "Let no man put asunder" fait partie de la longue liste de tubes qui ont marqué l'histoire du label new-yorkais Salsoul Records, qui avait débauché une grande partie de l'effectif de MFSB, groupe-phare du label Philadelphia International au début des années 70.

8/ ECLIPSE "Makes me love you" (1999) : le mix est entièrement basé sur l'intro de "Thinking of you" de SISTER SLEDGE. On reconnaîtra l'empreinte de Nile Rodgers (CHIC) dans le riff de guitare.

9/ PAUL SIMPSON presents SESSIONS TAKE 2 "The cure" (1997) : le genre de disque qui a dû faire fureur au Ministry of Sound au milieu des années 90. J'en ai entendu pas mal du même acabit dans la "big room". Cette trituration d'un petite passage de "Found a cure" de ASHFORD & SIMPSON est signé Zack Toms.

10/ LUTHER VANDROSS "Shine" (2006) : ce remix des Freemasons sample à son tour et très habilement une production CHIC : "My forbidden lover", titre qui figure sur l'album "Risqué" (1979).
Avec le même sample, DARRYL PANDY sortira le fabuleux "Sunshine and Hapiness" en 1999 (le remix du duo italien Nerio's Dubwork).

11/ PET SHOP BOYS "Before" (1996) : une pochette que la décence m'interdit de décrire. Didier Sinclair, alors D.A. chez Barclay, était tombé en pâmoison lorsque je lui avait montrée et avait immédiatement appelé EMI pour en recevoir un exemplaire.
Le remix est signé Love to Infinity, les 3 frères Lee, experts dans les productions "piano-house" mainstream.

12/ SOUL CENTRAL "Need you now" (2005) : final avec une production survitaminée basée sur le riff de piano de "I need you" de NIKITA WARREN (1991), sample déjà utilisé par Mr Roy ("Something about you"), un titre remixé également par NUSH.
A l'écoute, vous constaterez que, mis à part l'intro, le single original ne vaut pas grand chose.