Affichage des articles dont le libellé est 28th Street Crew. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 28th Street Crew. Afficher tous les articles

vendredi 25 octobre 2013

N° 202 : The Krazy-Houzz-Partay (Reese, Sylvester, Freak Power...)


Set non disponible

1) GEYSTER "Bye Bye Superman" (Original Mix) (2003) : ce titre a longtemps été ma sonnerie de portable. J'ai appris l'année dernière que le chanteur, compositeur et producteur de ce chef d'oeuvre de la pop-dance était un français, un parisien nommé Gaël Benyamin.
J'évoquai la semaine dernière Donnie Hathaway et The Ghetto, il se trouve que Geyster vient de remixer le titre pour une future compilation de vieux classiques.

2) BOOK OF LOVE "Boy" (Extended Mix) (1985) : tout à fait emblématique des séries pop/new-wave que j'avais introduites dans ma programmation au Patch Club de La Varenne au milieu des années 80 avec des pépites comme Just Got Lucky de JoBoxers, Smalltown Boy de Bronski Beat, Love Like Blood de Killing Joke, Love Cats de Cure, Yeh Yeh de Matt Bianco ou encore Tequila de No Way José. Un groupe de jeunes particulièrement fans de ce style avait fini par m'apporter ses propres maxis et la série s'allongeait de semaines en semaines, prenant avec bonheur le relais d'un style funk à bout de souffle qui avait fini par lasser la clientèle (qui en avait consommé à haute dose depuis 1980).

Ce titre du groupe américain Book Of Love atteignit la place n°7 du Billboard Hot Dance Club en 1985. Une série de remixes "progressive house" sortirent en 2001, contribuant à la redécouverte du titre, mais dotés d'un tempo empressé et d'accords mal choisis, ils perdirent la magie de l'original.

3) KRUSH "House Arrest" (The Beat Is The Law) (1987) : la house de Sheffield avec ce remix signé The Fon Force, que l'on peut retrouver aussi sur Reckless de UB40 et Hustle (to the music) de Funky Worm (un classique de mes sets).

4) SYLVESTER "Someone Like You" (Original Remix) (1986) : titre méconnu du fausset de la Hi-Nrg, une extraordinaire production qui fait le switch entre la disco et la house music. On sent que l'arrangeur (le californien Ken Kessie) s'en est donné à cœur joie avec un mix à l'intensité folle ponctué par des breaks toujours renouvelés.
Sur l'autre face, Larry Levan a livré un remix assez similaire mais légèrement moins énervé.

5) 28th STREET CREW "I Need A Rhythm" (Dub 2) (1989) : je crois que j'ai bouclé la boucle des remixes de ce titre produit par Clivillés & Cole. Les samples bien connus de nos esgourdes proviennent de Make My Body Rock de Jomanda et Respect de Adeva.

6) HELLER 'N' FARLEY PROJECT "Ultra Flava '97" (Pete's Dub) (1997) : la boucle de cowbells de 28th Street Crew m'offre la possibilité de la mixer avec celle de ce dub filtré de Peter Heller. Sorti chez Happy Music, Ultra Flava fut l'un des (rares) gros tubes house de l'année 97 dans les clubs français.

7) REESE "You´re Mine" (Yeah Boy Mix) (1989) : un classique du label KMS de Detroit fondé par Kevin Saunderson (Inner City) qui utilise ici son pseudo favori. L'accapella utilisé est Walking On Sunshine de Rocker's Revenge. Ce maxi a succédé au tube mondial Rock To The Beat, qu'avaient repris les belges de 101.

8) THE BREAK BOYS "And The Break Goes On" (Freestyle Club Mix) (1988) : de la pure techno new yorkaise signée Frankie Bones. On retrouve notamment le sample "yaaah" utilisé plus tard par D-Shake.

9) FREAK POWER "Turn On, Tune In, Cop Out" (Pizzaman Mix) (1993) : Ce concept créé par Norman Cooke (ex-Housemartins et alias Fatboy Slim) et son ingé-son ne connaîtront qu'un succès mitigé au Royaume-Uni avec le single original plutôt acid jazz, mais ils se reprendront deux ans plus tard avec leurs tubes Sex On The Streets et Trippin' On Sunshine sous le pseudo de Pizzaman.
Le titre fait référence à une apologie du LSD dont l'auteur fut le psychologue américain Timothy Leary, "Drop out" (se détacher, rejeter la société après une absorption de LSD) étant ici remplacé par "Cop out" (se déconnecter, fuir la réalité) ... la nuance est ténue !

10) SWAN LAKE "The Dream" (54 Dub Mix) (1988) : Todd Terry dans ses bricolages les plus underground.

11) TRANCE DANCE "Do The Dance" (Do The Mix) (1986) : je crois que ce tube new-wave scandinave est sorti de la mémoire de beaucoup d'entre vous et que certains seront heureux de le redécouvrir.

12) THE SUNBURST BAND "Sitting On Top of The World" (Joey Negro Dub) (2009) : le break de congas m'a immédiatement inspiré un enchaînement avec ce dub aux accents brésiliens.
Alignant chef d'oeuvre sur chef d'oeuvre, The Sunburst Band mériterait largement le même succès que Jamiroquai. Ecoutez par exemple le titre Face The Fire remixé par Marlow & Trueby Refix.

vendredi 16 décembre 2011

N° 133 : The Mika mashed-up mix (The Funky Worm, Cartouche, Culture Beat...)

Set non disponible

Merci à Mika pour m'avoir redonné le goût de mixer alors que j'étais rangé des voitures depuis longtemps.
A sa demande en 2009, j'ai réalisé deux ou trois set pour le fun, puis je me suis pris au jeu... et nous en sommes désormais au N° 133 !!!
Voici donc un set sur lequel Mika a apposé quelques samples (S-Express, Ralphi Rosario, 2 Unlimited) pour réaliser un mash-up.

La playlist rappellera à beaucoup les grands moments du Top Dance Megamix et du Skydance avec quelques jingles en intro.
Enjoy!

BLACK KISS "Jump on the floor" (Homework mix)
THE 28TH STREET CREW "Get it up"
METROPOLIS "Metropolis" (Sueto Mix)
METROPOLIS "Metropolis" (Original Mix)
THE FUNKY WORM "Hustle! (to the music)" (Les Adams Mix) mixed with "Theme from S-EXPRESS" by S-EXPRESS
KISS AMC "The raw side" (The Make Sure Side)
AFRIKA BAMBAATA "Get up and dance" (Club Mix)
CARTOUCHE "Feel the groove"
CULTURE BEAT "No deeper meaning" (House Mix) mixed with "You used to love me" by RALPHI ROSARIO
THE VISION MASTERS feat. Kylie Minogue "Keep on pumping it" (Angelic Remix)
P.W.M. "Are you ready to move" (Techno Mix) mixed with "Get ready for this" by 2 UNLIMITED
ANTICAPELLA "2√231" (Limelight Remix)
KA-22 "Metamorphism" (D.J. Mix)
HI TEK 3 feat. Shamrock "Come on (and dance)" (Dub Mix)
N-JOI "Malfunction"

vendredi 18 mars 2011

N° 102 : my first Traktor (Hardsoul, swedish and australian house, Booty Luv...)

Set non disponible

"My first Traktor", tel pourrait être un souvenir de gosse, celui de son premier tracteur à pédales, un joujou qui, symbole de fierté, marque à jamais votre mémoire.

En septembre 2010, face à l'accumulation de mes fichiers mp3 et la disparition progressive des vinyles, face au manque d'espace pour accueillir les nouveaux maxis et la difficulté à stocker 35 ans d'archives, il fallait trancher dans le vif.

Désormais, ce serait le numérique ou rien. Une qualité de son irréprochable, une durée de vie inaltérable, un choix immense, la fin du cauchemar des disques mal centrés qu'il fallait rafistoler... tout concourait à franchir le pas et s'équiper d'une bonne surface de contrôle, en l’occurrence une Reloop Digital Jockey 2.

Bien que d'un prix assez élevé (380 €), cette machine souffre d'un gros problème de bruit de fond dû aux effets intégrés et seuls des câbles audio blindés peuvent atténuer ce qui est insupportable pour un ingénieur du son comme moi.
J'avais déjà dû renoncer à une magnifique table de mixage Power en 1990, justement car le "cue" des pistes en pré-écoute "repissait" en fond sonore sur le disque en cours de lecture.
Autant dire que le problème des cartes son, mêmes intégrées, reste entier et seules des machines coûteuses comme la M-Box de M-Audio peuvent le résoudre en partie.

Restait à se procurer le logiciel de mix dédié, Traktor.

Sans une bonne connaissance du MIDI, son utilisation reste sommaire. En effet, Traktor nécessite l'utilisation quasi obligatoire de la souris (ce qui est inimaginable en soirée) et se montre incapable de gérer en live par un bouton de RELOOP le choix des effets sur chaque piste. Il faut donc "mapper" (c'est à dire customiser) le logiciel en réaffectant toutes les fonctions de bases aux boutons dont Reloop est muni.
J'avais téléchargé des maps existantes, mais lorsque j'arrivais à les installer, aucune ne parvenait à me satisfaire totalement, telle ou telle fonction étant sacrifiée au profit d'une autre.

De son côté, Reloop est incapable de modifier en douceur le pitch d'un disque, vous obligeant à agiter violemment le curseur de bas en haut pour arriver à déclencher le réglage. Ainsi le disque en cours prend plus ou moins 20% de pitch pour "décoincer" la fonctionnalité, ce qui est pathétique en cours de mix. Seule une utilisation très précise de la souris peut palier le problème, mais comme je l'ai dit, il est inconcevable de voir un DJ utiliser cet accessoire pour régler ses pistes.

Autant dire que, malgré leur efficacité, ces outils ne sont pas assez intuitifs pour mixer de manière sécurisée en live (plantages inopinés de Traktor en supplément) et que je me contenterai pour l'instant de les utiliser "à la maison".
Si quelqu'un peut me donner une map bien conçue, j'envisagerai la possibilité de mixer en club.

Toutefois, avec une ambition modérée, on peut arriver à des mixes d'une créativité et d'une qualité inégalée notamment grâce aux fonctions timestretching, aux effets et aux loops, ce que j'ai pu exprimer dans certains de mes sets dont le spécial Top Dance.

"My first Traktor" fut le premier, réalisé très simplement, question de jauger le matériel.

1/ 28th STREET CREW "I need a rhythm" : la carrière du duo Clivillès & Cole débute en 1987 par un succès avec "Do it properly" sous le pseudo 2 Puerto Ricans, a Blackman, and a Dominican. L'un des deux porto-ricains en question n'était autre que David Morales.
En 1989, Clivillès & Cole réalise un album house underground assez mémorable "I need a rhythm" dont ce titre éponyme est le tube.
Bourré de samples, il rend hommage à "R.E.S.P.E.C.T" d'Aretha Frankin et à son cover par Adeva.
28th Street Crew sortira un ultime single "O" en 1994, étrange titre "reggae-garage" (on y entend la rythmique du break de "Now that we found love" de THIRD WORLD) qui figure sur une compilation "Ministry Of Sound Sessions".

2/ TILL WEST & DJ DELICIOUS "Same man" : le talent, c'est aussi d'actualiser voire de transfigurer un vieux titre freestyle des années 80, en l’occurrence le poussif "For the same man" de B BEAT GIRLS (1983).
Il tombait à pic en pleine vague tecktonic (2006-2007).

3/ BORN TO FUNK "Let Ur spirit go" : j'avais été charmé par le groove techno hypnotique distillé par les frères Van Bueren sur "Self religion (believe in me)". Ils remixent ce titre tribal dans le même esprit.
En 2001, leur carrière débuta pourtant avec un hymne latino,"La Pasion de Gozar", que vous entendrez un peu plus loin.

4/ NATHAN G & BLACKFROG "No Limit" : ce titre du DJ australien Nathan G rend hommage à l'une des grandes voix de fausset (falsetto) de l'histoire de la house, celle de Byron Stingily, ex-lead vocalist de TEN CITY. Autres voix symboliques de ce registre, Jimmy Sommerville ou Sylvester.

5/ HAPPY CLAPPERS "I Believe" : A Londres, je m'étais jeté sur le bootleg original juste avant qu'il ne soit interdit puis commercialisé en version rechantée, la magie en moins.
Je rappelle que l'accapella était pris sur "I believe" par The K London Production Club.
Bien que très électro, ce remix des australiens de Vandalism préserve l'esprit house du riff de piano original.

6/ BOOTY LUV "Boogie 2nite" : un duo signé sur le label compilatoire Hed Kandi et remixé façon électro-house par Seamus Haji. Le single a atteint en 2006 la 2e place des ventes de singles an Royaume-Uni mais la première place des Dance charts.

7/ Z FACTOR "Feelin moody" : une adaptation très latino-jazz de "Fly life" de BASEMENT JAXX.

8/ BONGOLOVERZ "Power of music" : une tribal-house très commerciale proposée par ce trio originaire de Cologne (Allemagne). Leur autre hit "Spirit of house" est du même acabit, à savoir des accords fédérateurs supportés par quelques phrases scandées.
On retrouve cette patte notamment sur les remixes de "Love we left behind" de Balage et "Be yourself" des Layabouts.

9/ HARDSOUL "La Pasion De Gozar" : le premier tube du duo néerlandais (je ne dirais pas hollandais, la Hollande n'étant qu'une province des Pays-Bas - qualifier de "hollandais" un habitant des Pays-Bas reviendrait à qualifier un Français d'alsacien ou d'auvergnat !)

10/ MAMBANA "Libre" : le soleil poursuit sa percée dans ce set avec cet excellent titre latino-house en provenance de Suède. Aux vocaux, Isabel Fructuoso, divine interprète du titre "Calma" de BAH SAMBA.

11/ RASMUS FABER feat. Emily McEwan "Ever After" : une nouvelle fois la Suède à l'honneur avec ce musicien qui s'est lancé dans l'aventure de la production en 2003.
Tout comme "Demanda" (2007), "Ever after", premier hit de l'artiste, est un petit bijou dans son genre et a bénéficié de remixes en 2010.
Fortement influencé par la musique brésilienne, on doit à Rasmus Faber l'extraordinaire remix de "E Samba" de JUNIOR JACK (qui est en fait un sample de "Essa nega sem sandalia" de Joao & His Bossa Kings).

12/ PHYSICS "Viva l'amore" : je vous avais présenté le très brésilien single "Estrelas", voici un autre hymne carnavalesque de cette formation suédoise, remixé ici par Grant Nelson.
Pour les amateurs de lounge, prêtez une oreille au titre "Flying away" qui figure sur le seul album du groupe sorti en 2002 : "First flight".

vendredi 5 novembre 2010

N° 85 : Real wild house (28th Street Crew, Clubland, Davina...)

Set non disponible

1/ RHYTHM REPUBLIC vs. MARSHALL JEFFERSON "Move your body" : à l'écoute de ce relifting, ce fut une énorme claque, l'original ayant pris un sacré coup de vieux.

A l'origine, cet hymne fut signé sur Trax Records, un label tenu par le peu recommandable Larry Sherman. Selon les dires de Jesse Saunders (celui qui est donné comme le créateur du premier disque house) dans son livre "House music...The real story", Sherman était un homme d'affaires peu scrupuleux voire malhonnête. Il avait l'habitude de presser des vinyles à la qualité sonore exécrable en utilisant comme matériau de base de vieux disques qu'il recyclait dans son atelier. Inévitablement, même neuf, le disque présentait des craquements et des sillons déformés !
Possédez-vous un disques Trax Records d'une qualité acceptable ? Personnellement non (notamment le disque de Marshall Jefferson à la bande passante digne d'un mp3 encodé en 96kbps et aux multiples craquements).
Et pourtant, ce Larry Sherman joua un rôle notoire dans la popularisation de la house music.

2/ SOUND FACTORY "Come take control" : une house d'origine suédoise produite notamment par Vito Ingrosso, le père de Sebastian Ingrosso, membre de la Swedish House Mafia.

3/ 28th STREET CREW "I need a rhythm" : un vinyl que l'on m'a volé en 1989 dans une soirée cauchemardesque à Chennevières-sur-Marne lorsqu'une bande de racailles était venue semer la terreur.

Acheté quelques mois avant à Miami, cette production qui s'inspire largement de "Respect" d'ADEVA et de "Make my body rock" de JOMANDA était réalisée par Clivillés & Cole sur Vendetta Records, label à l'existence trop courte auquel on doit "This is acid" de MAURICE, "Love together" de L.A. MIX, "Breakdown", "Groove me"et "Two to make it right" de SEDUCTION.

4/ THE BEATMASTERS feat. The Cookie Crew "Rok da house" : Dechavanne en avait fait un générique d'émission, autant dire que tout le monde connait et qu'il n'est pas nécessaire de s'attarder.

5/ FUTURE FUNK "Wildberry tracks" : les violons étaient trop beaux pour être natifs de cette merveilleuse production disco-house datant de 2005.
En effet, il s'agit d'un astucieux montage d'un extrait de "Don't make me wait too long" de BARRY WHITE.

6/ RAW "Play my game" : ce groupe fantomatique n'a sorti que deux titres, mais ils sont exceptionnels.
"Play my game" est un classic house tonitruant resté à l'état de test pressing (on se demande bien pourquoi).
"Intoxicated" révèle la puissance de la chanteuse Amanda Wilson que l'on peut entendre aussi sur "Love on my mind" de FREEMASONS.

7/ PARIS AVENUE "Feel it (it's so good)" : une reprise réussie du "It's so good" de Creative Force sortie sur Sub-Urban en 1993.
J'aurais aimé que des français furent à l'origine de cette production, mais malgré l'indice du pseudo, il s'agit en fait de producteurs belges, ces voisins qui nous surpassent littéralement en matière de techno et de house.
La France n'est pas un terreau de la house music et y réussir à percer tient du miracle ou d'un carnet d'adresses bien fourni dans les "milieux autorisés" (comme disait Coluche).
Nous-mêmes avons tenté en vain de 1991 à 1997 d'atteindre la reconnaissance malgré de multiples productions (vous en entendrez deux assez rares la semaine prochaine dans un set très énervé).

8/ EVE GALLAGHER "Love comes down" : la protégée de Boy George s'était fait connaître avec la version soul et downtempo de David Morales.
Signée sur Panic Records en France, c'est avec le grandiose "You can have it all" qu'elle avait réalisé une incursion remarquée dans le Skyrock Top Dance.
Sur la lancée, ce remix hardbag de "Love come down" était commercialisé sans hélas connaître le même succès.

9/ CLUBLAND "Let's get busy" (Sami Dee's Revival Red Zone Remix) : au milieu des années 90, j'avais rencontré Sami Dee dans les locaux de Skyrock. Il m'avait narré son aventure incroyable comme assistant ingé-son aux côtés de David Morales.
Je possède 5 K7 de sessions de mixes garage qu'il m'avait remis. Il est de la race des grands mixers radiophoniques.
J'ai été ravi de découvrir qu'il avait brillamment relifté ce premier tube de CLUBLAND, à l'époque remixé par son mentor.
Il est également en podcast sur DJpod.

10/ DAVINA "Don't you want it" : qui ne s'est pas jeté sur ce maxi absolument magique sorti sur Happy Records, le label de Detroit, et incontournable dans toutes les soirées house parisiennes ?

En cette année 1992, Detroit "la sinistrée"ne brille plus depuis longtemps.
20 ans plus tôt, le label Motown l'a lâchement abandonné pour les cieux plus cléments de Los Angeles.
En 1986, Derrick May, Juan Atkins et Kevin Saunderson y inventent la techno, une chance inouïe pour redonner vie à la "Motor City", mais assimilée à une "musique de Blancs", le public potentiel, celui d'Afrikaa Bambaataa, ne s'y reconnaitra pas.
C'est dans la vieille Europe que les 3 mages trouveront écho à leur sonorités avant-gardistes.

En 1990, Mad Mike Banks crée le label Underground Resistance dont Happy Records est une division qui cache le désespoir de ses artistes derrière la façade d'une house enjouée.

Déclin de l'industrie automobile, taux de chômage record...entre 1967 (l'année des fameuses émeutes raciales de juillet) et 1987, la population de la ville aura chuté de 30% !
L'"exode blanc" n'y a laissé qu'une population à 80% d'origine noire souvent ghettoïsée. Rongée par la désindustrialisation, certains iront même jusqu'à parler d'une ville-fantôme.

11/ SMOKIN BEATS "Dreams" : un duo anglais adepte du UK Garage et dont l'original assez peu convaincant est magnifié ici sous les arrangements des Kings of Tomorrow.
Vous aviez découvert dans mon premier set sa réinterprétation filtrée de "Dr Love" de FIRST CHOICE.
SMOKIN BEATS a d'ailleurs sorti d'innombrables maxis à base de samples funky et disco souvent estampillés "Lessons in disco". Avec ses samples de THE EMOTIONS et CHERYL LYNN, le volume 4 semble le plus populaire.
On perd leur trace en 2007.