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lundi 10 octobre 2016

N° 268 : The Brutal House Megamix (Clivillés & Cole, Coldcut, The Mackenzie, Mix Masters...)


Set non disponible
 
1/ GRACE JONES "Love On Top Of Love" (Garage House Mix) (1989) : l'une des premières productions du duo de remixers Clivillés & Cole. Il existe un autre "Clivillés & Cole Garage House Mix" (plus progressif et envoûtant) que j'ai joué dans un précédent set et qui semble ne figurer que sur le maxi US.

2/ SOUL REBELLION "Simple Rhythm" (Decareydited Vocal Version) : une confidentielle production Arthur Baker (sans doute entendue dans le Skydance) et sortie sur le petit label Cardiac Records en 1990.

3/ COLDCUT "People Hold On" (Full Length Disco Mix) : c'est par hasard en accompagnant son mari (le musicien et producteur Ian Devaney) à une session d’enregistrement organisée par Coldcut que Lisa Stansfield posa sa voix sur cet hymne décisif de l'histoire de la house music. S'ensuivit une luxuriante carrière solo ponctuée de hits soul dont le mélancolique "All Around The World" qui lui ouvrit les portes du marché américain.

4/ D. RAMIREZ "Brutal Power" (Original Mix) : une adaptation de l'hymne house de Nitro Deluxe "Let's Get Brutal" (1987).

5/ BEN DELAY "Be Mine" (Original Mix) : une production allemande totalement vintage sortie sur Nervous Records en 2015.

6/ MIX MASTERS "In The Mix" (Original Mix) (1990) : des DJ's de Chicago à ne pas confondre avec le projet italien Mix Master (le hit "Grand Piano").

7/ 808 STATE "Pacific 212" : une vénération de la célèbre beatbox de Roland affichée par ce quatuor originaire de Sheffield. Il me semble que la radio Maxximum jouait en 1989 la version originale (Pacific 707) de ce morceau plutôt méditatif. Le remix joué ici fut commercialisé l'année suivante et est l’œuvre de Justin Strauss.

8/ THE MACKENZIE "Chicago Trip" : une techno belge de 1989 qui s'inspire fortement du "French Kiss" de Lil' Louis. Amnesia sortira un titre dans la même veine l'année suivante, "Drop The Stick".

9/ DUKE DUMONT "Won't Look Back" (Shadow Child Remix) : une "Black Box-like" house flamboyante même si après l'explosion du refrain, les couplets dépouillés dans un pur style Todd Terry s'effondrent un peu. La chanteuse Yolanda Quartey porte le titre la rage chevillée au corps. Originaire de Bristol, elle a notamment collaboré avec Massive Attack et Jazzanova. Appréciez l'une de ses performances live sur "Crazy" de Gnarls Barkley. L'avenir des divas house est assuré !

10/ ALLUSION "Looking For Base" (Original Mix) : on reste dans l'esprit old school avec une inspiration "Inner City" et son sample tellement identifiable par notre cerveau reptilien qu'il est désormais officiellement panthéonisé.

11/ SEDUCTION "(You're My One And Only) True Love" (New York House Mix 1) : Clivillés & Cole se sont bien défoulés sur l'ensemble des remixes qu'ils ont réalisé pour le girl band Seduction dont ils étaient les producteurs. Ici, les voix originales ont totalement disparu au profit de samples de Rochelle Fleming (FIRST CHOICE "Let No Man Put Asunder"). A l'écoute du single, il ne faut pas être grand clerc pour imaginer que les versions originales représentaient la concession commerciale mais que la quintessence étaient dans les remixes.

12/ THE HACKER "Shockwave" (Gesaffelstein Remix) : des samples qui lorgnent du côté de "Rock To The Beat" de 101 et d'"Anasthasia" de T99. The Hacker est un DJ producteur grenoblois vétéran de la scène techno. Ce remix est réalisé par un autre producteur français, Gesaffelstein. Un feu d'artifice de sons fabuleux avec notamment un gimmick bien gras qui semble provenir d'un gros "mono" genre Pro One de Sequential Circuits, un synthé historique de la techno.

13/ DJ SLY "For the Kraftwerk" (Rework) : les artistes techno vouent une véritable vénération pour le groupe allemand Kraftwerk, voyant en ce quatuor au look d'une froideur extrême l'émanation de la révolution par les machines, celles-là même qui sont l'essence de leur musique. Le DJ italien DJ Sly rend ici hommage au titre "Home Computer".

vendredi 9 avril 2010

N° 63 : Skydance-Top Dance United (female hip house, The Funky Worm, Cathy Dennis...)

Set non disponible

Je viens d'achever un set marathon de 102 minutes entièrement consacré au Skydance.

J'ai dû supprimer les premiers sets sur DJpod pour une question d'espace disque, mais certains titres ont été réintégrés.
Il sera diffusé dans quelques semaines car trop de Skydance tuerait l'envie, ce set étant consacré justement aux deux émissions phares du Skyrock de la belle époque.

Lorsque je constate que je suis pris par la nostalgie d'une époque alors que pendant que je la vivais j'étais nostalgique d'une autre (pour moi, les 70's), je réalise que vivre le temps présent ne permet aucun recul et qu'une époque que l'on estime maussade ou pénible finira par paraître plus agréable que ce que le futur nous prépare dans 10 ans.
Comme une sorte de régression permanente d'un bonheur profond que les améliorations technologiques et les progrès de la médecine tentent de masquer en laissant croire que l'on vit forcément mieux qu'avant.

Mais stoppons ce discours philosophique avant qu'il ne fasse fuir le lecteur qui n'est pas venu pour ça et revenons en au sujet de ce blog.

1/ COLDCUT feat. Yazz & the Plastic People "Doctorin' the house" : en 1987, les DJ's Jonathan More et Matt Black formant le groupe Coldcut.
Le premier single "Say kids what time is it?" est un vaste collage de titres plus ou moins obscurs dont le détail est décrit sur cette vidéo Youtube.
Dans la foulée, il remixerons le "Paid in full" de ERIC B & RAKIM.
A la même époque, M\A\R\R\S organisera aussi le grand corso des samples avec "Pump up the volume".
C'était ce temps où l'on pouvait encore "faire les cons" sans recevoir un coup de règle sur le bout des doigts.

En face B du 45t de ce "Doctorin' the house", figurent certains samples qui ont servi à sa construction.
Bruno Sanchioni, un producteur belge, m'avait montré cette pièce lors des séances de remixes du premier titre d'ABYALE ("I wanna be your lover too") réalisés dans un petit studio d'Ivry-sur-Seine. Une séance épique puisque j'avais dû apporter ma platine disque et le vynil du titre pour caler en live la voix accapella sur l'instrumental de mon remix !!!

2/ GINO LATINO "Welcome" : Lorenzo Cherubini alias JOVANOTTI est le créateur de ce concept, commercialisant quelques titres assez primaires à base de samples dont ce "Welcome" qui est le seul titre digne de figurer dans un de mes sets. Je l'ai d'ailleurs amputé de ses parties jouées à la trompette Casio, le son étant d'un ridicule incommensurable.

J'avais récupéré ce disque dans les studios de Skyrock avant qu'il ne parte à la poubelle.
En effet, la direction avait décidé inopinément de récupérer la pièce de stockage de tous les vynils et ceux qui le désiraient avaient tout loisir de prendre ce qu'ils voulaient dans les rayons. Etant absent ce jour crucial, d'autres se servirent, emportant le précieux butin du Skydance. Je ne récupérais que quelques miettes le lendemain.
J'avais déjà raté la mise à la benne de tous les vynils disco du Patch Club peu avant sa fermeture, des opérations en catimini qui m'ont ainsi privé d'une discothèque fabuleuse digne d'un Joey Negro.

3/ C & C MUSIC FACTORY "Gonna make you sweat" : ce titre coïncide avec mon arrivée à Skyrock en janvier 1991. Le duo Clivillès & Cole vient de créer ce concept "house-rock" à base de guitares saturées et de voix scandées qui sera sans doute N°1 du Top Dance, mais je ne m'en souviens plus, ayant pris les rennes du classement en mars.
Jusqu'en 1995, année de la mort de David Cole, tous les singles du groupe seront autant de tubes. En solo, Robert Clivillès ne sortira rien de transcendant ce qui rejoint ma théorie selon laquelle seules les équipes sont gagnantes.
Pour réaliser ses tubes, David Guetta est entouré des animateurs-DJ's-producteurs historiques de feue la radio Maxximum, J. Garraud et F. Riester, mais que sortirait-il de fameux, seul devant ses machines ?

4/ CRIMINAL ELEMENT ORCHESTRA "Put the needle to the record" : ce single est extrait de "Locked up", l'album-concept d'Arthur Baker, monument de breaks house truffé de samples et qu'il faut posséder sans hésitations.
L'intro du "Kiss" de PRINCE passe à la moulinette des samplers et subit des transpositions astucieuses. A titre de curiosité, figure sur l'album un titre très moyen composé par David Morales encore inconnu : "Give me the music".
En cette année 1987 et dans la même veine que "Put the needle to the record", n'oublions pas la collaboration explosive de Baker avec Wally Jump Jr. pour "Tighten up".

5/ ROB BASE & DJ E-Z ROCK "Get on the dancefloor" : un mélange de "A day in the life" de BLACK RIOT et de "Shake your body (Down to the ground)" des JACKSONS.
Une fois encore, l'album du duo ("It takes two" - 1988) doit figurer dans toute discothèque de bonne tenue. Monument du sampling, il contient d'autres tubes comme "Joy and pain" et "It takes two".

6/ MONIE LOVE "I can do this" : un hip-house construit sur l'intro de "And the beat goes on" des WHISPERS et de la fameuse loop qu'on a entendu 4272 fois dans les productions de cette époque early house. Mais que font les girls du rap pour raviver la frénésie de cette hip-house jouissive ?

7/ BETTY BOO "Doin' the do" : exception à la règle pour ce titre entendu sur MAXXIMUM. Betty Boo possède un physique qui n'est pas sans rappeler Diana Rigg a.k.a. Emma Peel (l'une des plus belles femmes du monde selon moi) et l'ambiance des sixties. C'est à nouveau une production hip-house, cette fois-çi signée des BEATMASTERS et vraiment roborative.

8/ BLACK RIOT "A day in the life" : le chef d'œuvre de Todd Terry (avec "Can you party?" dont le sample de voix scandée est piqué sur l'album des JACKSONS "The Jacksons -The Live" en intro du morceau "Can you feel it").
Enigme : d'où provient le sample du gimmick de synthé, lui aussi utilisé 4272 fois ???

9/ D MOB feat. Cathy Dennis "That's the way of the world" : vous connaissiez la majestueuse version deep-garage de David Morales, voici l'original au son plus sec et totalement orienté "big room" (appellation donnée sur le site du disquaire Decks aux titres qui sont censés correspondre au public de la salle principale d'un club).

10/ CATHY DENNIS "Another Dream" : un "double power" avec ce titre récurrent de mes Top Dance megamixes. Pas facile à mixer, il faut démarrer la préparation plus ou moins sur le 3ème temps d'une mesure du titre en cours en espérant que cette espèce d'effet reverse situé juste avant le couplet tombe pile sur le premier temps au mix.

11/ STACEY Q "Give you all my love" : l'une des premières grosses productions du duo Clivillès & Cole, ce vynil fut rapporté de mon séjour à Miami en 1990.
A noter le cri de Rick James pris sur "Give it to me baby", un monument du funk.

12/ THE DOC "Portrait of a masterpiece" : un titre entendu une ou deux fois dans mon Top Dance Megamix. Dans ce remix de CJ Mackintosh, le riff de cuivres -souvent utilisé- vient de "You can't hide from yourself" de TEDDY PENDERGRASS.

13/2 IN A ROOM "Wiggle it" : Le Casio CZ 101 est la pierre angulaire de ce remix signé David Morales.

14/ QUEEN LATIFAH "Come into my house" : entendu une fois dans le Skydance, ce remix de Tony Humphries sonne très underground alors qu'Humphries fut l'un des chantres du New Jersey garage. Ce "Zanzibar Mix" fait référence au club où il fut résident.
C'est le DJ qui inaugura la fameuse série de compilations du Ministry of Sound, "The Sessions" (1993).

15/ LISA LISA & CULT JAM "Just git it together" : peu avant la bombe "Let the beat hit 'em", maxi déniché en import à Champs-Disques et présenté illico presto en nouveauté dans le Top Dance par RLP et moi-même (avons-nous été les premiers sur un réseau national ? je pense que oui), il y eut ce titre emblématique du Skydance.

16/ THE FUNKY WORM "Hustle! (to the music)" : grand classique du Skydance, il reprend le gimmick de "Do the spanish hustle" de FATBACK BAND. Cette version est signée de l'un des remixers historiques du Disco mix Club, Les Adams. Toutes les versions du maxi valent le détour, notamment le "Predora Mix".

vendredi 30 janvier 2009

N°3 : From Underground to Paradise (Shawn Christopher, Kathy Sledge, Donna Allen)

Set non disponible






Ce 3ème set propose une remontée progressive des bas-fonds de l’ «underground house» vers le «paradis des harmonies» où foisonnent somptueuses mélodies et voix de divas.


Lorsque j’écoute les nombreux sets qui jalonnent la Toile, je constate souvent qu’ils sont totalement dénués de parties vocales et d’arrangements flamboyants. Parfaitement calibrés pour des soirées d’initiés, des soirées où le dub, la rythmique ou le gimmick priment sur l’émotion de la voix, ils deviennent vite ennuyeux pour des gens comme moi.

De là à dire pis que pendre sur ce genre de sets, il n’y a qu’un pas de danse que je franchis. Combien de fois ai-je entendu dans la bouche de DJ’s : «je vais pas m’emmerder avec les voix, je joue que les dubs» ou, pire encore, «les voix, ça gêne le mix».
N’y a t-il pas une certaine facilité à ne jouer que des titres qui peuvent s’enfiler comme des perles sans risque ? En matière de house, je considère qu’un set doit être une fête, une communion avec le public et non un prétexte à se faire plaisir en mixant une litanie d’instrumentaux.

Cela étant, admettons que, si les remixeurs fabriquent systématiquement des dubs, c’est qu’il y a une clientèle pour ça.

Alors, sans doute que mes sets sont autant faits pour être écoutés que pour être dansés. Mes maîtres sont les «Frankie Knuckles» , les «Louie Vega» et tous ceux qui ont l’audace de mélanger les styles, de casser le tempo et surtout de glisser des accapellas bien sentis sur les instrumentaux.


1/ J’ai choisi de démarrer du tréfonds de l’underground par le Clichy’s Mix du «Felix Yo !» de ALËEM, production française du label Pro-Zak Trax.

2/ Très vite, le bone-apella de «Work it to the bone» de LNR. vient s’imbriquer pour un court «mash-up».

3/ David Morales rend une copie parfaite avec le remix de «Let’s get busy» des suédois de CLUBLAND dont les titres reviendront très souvent dans mes futurs sets.

4/ SANDEE «Notice me» : Une des toutes premières productions de Clivillés & Cole, encore très underground.

5/ COLDCUT feat. LISA STANSFIELD «People hold on» : excellent remix signé Eric Kupper, membre historique de la team DEF MIX, l’homme des claviers, celui qui donne la touche jazz-garage aux mixes de Morales ou de Knuckles.

6/ Le Final D-Mix de «That’s the way of the world» de D MOB est l’un des titres-cultes de l’œuvre pléthorique de David Morales, un mix qui a provoqué en moi cet amour maîtrisé pour ce genre musical malheureusement (ou heureusement ? ) zappé par la France. Ça n’est pas faute d’avoir vanté ses vertus au micro de SKYROCK. Le «garage» compte beaucoup de sous-productions ennuyeuses mais lorsqu’un chef d’œuvre surgit, il est là pour l’éternité.

7/ LIL' LOUIS «Birds and trees» : ce bootleg acheté au magasin VIBE STATION de le Rue du Faubourg St-Antoine (Paris) est une énigme. C’est la face B d’un maxi contenant 2 mixes originaux de «Club Lonely». La pépite serait donc cette face B à la loop sale et au riff de piano jazz qui semble provenir d’une vieille production house.

8/ Pour CODE 718 et «Equinox», j’avoue que j’ai copié. Copié une idée entendue dans un set de Paul Armstrong pour la Max Party. Copier, c’est bien mais améliorer l'idée est plus louable. C’est sans doute l’un des mash-ups qui m’a demandé le plus de travail entre stretching, pitching et effets sur l’accapella de «Tears» mais je pense que le résultat est au bout.

9/ Je me permets la fantaisie de rehausser d’un demi-ton le cri langoureux de Robert Owens pour faire la transition avec JAMIROQUAI «Emergency on planet earth». Les Masters at Work m’avaient un peu déçu sur leurs remixes mais Danny Tenaglia sauve la mise avec de nombreux mixes garage classieux dont ce «Fingertips dub».

10/ KATHY SLEDGE «Heart» : immersion dans le «Paradis des Harmonies» avec une version dub légendaire de Roger S. Légendaire, certes, mais difficile à mixer, le tempo se permettant quelques libertés dues, sans doute, à un gros charcutage en editing.

11/ SHAWN CHRISTOPHER «Don’t lose the magic» : le break est interminable, laisse 10 000 fois le temps de mixer mais je ne pouvait pas vous priver du solo de piano électrique de fin dont je présume que la paternité revient à Eric Kupper, Morales n’étant pas un clavier mais un spécialiste des rythmiques.

12/ Une «Double priority» comme j’aurais dit à l’antenne de Skyrock avec «Make my love» remixé par le suédois Stonebridge. Décidément, cette école suédoise ne finit pas de nous étonner avec aujourd’hui Axwell, Sebastian Ingrosso, Steve Angello et Eric Prydz. Comme je l’ai souvent écrit, ce sont les pays européens où le système scolaire donne la plus grande part aux activités culturelles qui nous sortent les meilleurs producteurs (Allemagne, Suède, Islande, Norvège…).

13/ DONNA ALLEN «He is the joy» : A l’heure où les productions gospel-garage de qualité font figure d’événement (on les compte sur les doigts d’une main chaque année), ce mix des URBAN BLUES PROJECT est l’un des 10 chefs-d’œuvre de la décennie 90. De ce que j’ai entendu récemment, seul le «He is» de COPYRIGHT et le «Never Again» de KATHY BROWN le disputent en puissance avec ce titre.
La base musicale de "He is the joy" reprend en grande partie le "Whistle Bump" d'EUMIR DEODATO (comme beaucoup d'autres mixes garage).

14/ DONELL RUSH «Symphony» Début d’un triptyque spécial E-SMOOVE, fidèle lieutenant de Steve Silk Hurley. Lui aussi peut se targuer d’une œuvre pléthorique et qualitative en matière de remixes. Je possède d’ailleurs pratiquement tous les mixes de ses débuts. Toujours présent en complément des mixes de Steve Silk Hurley, il lui est parfois arrivé de dépasser le maître. Ce sautillant mix de «Symphony» en est la preuve et son collègue Maurice Joshua ne s’est pas privé de le jouer en boucle pendant 10 minutes dans son set pour la Max Party.

15/ THE BEATMASTERS «Dunno what it is» : remix nerveux, efficace, toujours facile à mixer, totalement dans l’esprit d'Eric «E-smoove» Miller et c’est pour ça qu’il est l’un de mes remixers préferés.

16/ MICHAEL JACKSON «Remember the time» : avant de sombrer, Michael Jackson aura eu la chance de voir les titres de son album «Dangerous» remixés par des pointures (Tommy Musto, Steve Hurley, C & C Music Factory, Frankie Knuckles) même s’il a échappé aux Masters at Work et à Morales. E-Smoove se montre ici totalement flamboyant et son remix est, de très loin, le meilleur du maxi.