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lundi 3 octobre 2016

N° 267 : That Funky Touch (Tracy Weber, La Toya Jackson, Weeks & Co...)


Set non disponible
 
1) TRACY WEBER "Sure Shot" (Larry Levan Mix) : la pochette qui fait figurer le buste d'une fille marqué d'une cible fut hélas prémonitoire pour cette prometteuse artiste, tuée par balle trois mois après la sortie de ce premier single, hit majeur qui atteignit la 3e place du Billboard Hot Dance Club Play en février 1981.

2/ GAME "Gotta Take Your Love"
(1981) : preuve éclatante de la maîtrise totale du son funky US par les producteurs italiens des 80's. Dans cette lignée, on retrouve les groupes Advance, Kano, Firefly et Change.

3/ NEW JERSEY CONNECTION "Love Dont Come Easy" (Original 12" Mix) : 1981, année faste (du moins an niveau musical !) avec ce pur one-shot concocté par des musiciens de studio. Il fut signé chez Carrère en 1983... avec un pressage désastreux.

4/ Dr. PACKER "The Flow" : un re-edit de "Go With The Flow", follow-up du retentissant "Rock Your World" sorti par WEEKS & CO en 1981, bien entendu.

5/ LA TOYA JACKSON "Betcha Gonna Need My Lovin'" (Decareydited Mix) : dans la grande famille Jackson, je demande la petite soeur, 5e dans la lignée. Un brillant single que je jouais au Patch Club en 1983 (si vous vous demandez ce qu'est ce mystérieux Patch Club, reportez-vous à mes précédents articles et nombreuses mentions sur le sujet !).
La carrière de La Toya fut toutefois pavée d'échecs et sa vie parsemée de scandales et de controverses (elle accusa son père d'inceste dans un livre sorti dans les années 90).

6/ THE SUNBURST BAND "The Secret Life Of Us" (The Reflex Revision)/  "The Secret Life Of Us" (The Reflex Vocodub Revision) : si je réalisais un blind test, je suis persuadé que la majorité des participants s’exclamerait de bonne foi "C'est Chic !".
Cette "cocotte" qui rythme le mix et qui rappelle le grand Nile Rodgers est sans doute celle de Tony Remy, guitariste du groupe. The Sunburst Band tutoie le niveau de Jamiroquai avec hélas la notoriété en moins et ce, malgré un nombre conséquent de titres de haute volée.
Le remix est signé The Reflex alias Nicolas Laugier, un DJ/producteur français qui a également collaboré avec Cerrone... et Nile Rodgers.

7/ I LEVEL "Minefield" (1983) : un titre anglais assez confidentiel dans un style latino-jazz-soul, une niche de la pop anglaise des années 80 (Animal Nightlife, Matt Bianco...)
Sur la face B du maxi, le mini-hit "Give Me" sorti l'année précédente aux USA avec un remix de John Luongo.

8/ BOHANNON "Let's Start II Dance" (Disconet Remix) : un titre tribal, hypnotique et rageur remixé en 1981 par Jonathan Fearing. La version originale date de 1978. La chanteuse Caroline Crawford, ancienne choriste du label Motown, réalise ici une performance vocale exceptionnelle. Ce fut un hit mondial en 1981 mais la France passa à côté.

9/ TAYLOR DAYNE "Tell It To My Heart" (Extended Version) : un titre à l'origine pressenti pour Madonna. Mais grâce à une démo convaincante financée avec ses propres deniers, c'est bien Taylor Dayne qui rafle la mise en 1987 pour un premier single qui s'écoulera à près d'1 million d'exemplaires.

10/ ELLA HENDERSON "Ghost" (Dave Aude Extended Mix)
: switch brutal vers l'année 2014, loin des riffs funky, avec une candidate de X Factor UK saison 6, même pas finaliste, mais qui "rebondit" (comme disent les adeptes des incongruités linguistiques !) en s'offrant un N°1 dans les charts locaux avec ce titre très "vintage soul" remixé de manière punchy par le californien Dave Audé.
En 2015, elle collaborera avec l'excellent Kygo pour "Here For You" avec une interprétation digne d'Adèle.

11/ HUSKY "With You" (Husky's Bobbin Head Mix)
(2016) : dernière production en date pour l'australien Husky, membre du groupe Random Soul. Une vocal deep-house sexy qui s’immisce parfaitement dans la tendance actuelle.
Prêtez une écoute attentive à son album solo "Break Free" sorti l'année dernière.

12/ ADRI BLOCK & CHRIS MARINA "The Sound Of Loneliness" (Original)
: la voix la plus glamour de la pop-folk californienne, j'ai nommé celle de Stevie Nicks, l'une des deux chanteuse du groupe Fleetwood Mac, groupe mythique des 70's. Le titre remixé ici est "Dreams", extrait de l'album que chacun se doit de posséder dans sa discothèque : "Rumours" (1977).

vendredi 13 février 2015

N° 236 : These Beatz R Hot! (Malcolm McLaren, Hi-Gloss, Jessie Ware, J Paul Getto...)


Set non disponible

1/ ABC "The Look Of Love" (Raul Disconet Dance Edit) : créée à NY en 1977, l'agence de remixes Disconet proposait un double-pack mensuel à ses abonnés et Dieu sait que dans les années 70-80, peu de disques pouvait s'enorgueillir d'un véritable break ou d'une intro afin de réaliser des enchaînements digne de ce nom.
Cet edit n'est pas un modèle en la matière (une loop Traktor sur une mesure me permet un mix inespéré), mais il a le mérite de dérouler les pistes du hit de ABC d'une manière assez surprenante. Il existe également un US Remix plutôt déjanté, mais très peu musical... hélas.

2/ MALCOLM McLAREN "Double Dutch" : et pour surprendre encore plus l'auditeur, je vous ai déniché cette pépite de Malcolm McLaren (ex-manager des Sex Pistols) que j'avais découverte à la télé lorsque j'étais étudiant à Londres en 1982. Elle rappelle le tube afro-antillais Bisso Na Bisso produit par Passi en 2004.
Double Dutch fait référence à un sport de saut à la corde (avec ce claquement significatif de la corde que l'on entend dans l'intro). Pourquoi "dutch" ? car ce sont des enfants d'immigrés néerlandais qui auraient inventé cette pratique sportive à NY.
Le single Double Dutch Bus de Frankie Smith évoque également ce loisir qui, au fil du temps, a donné naissance à de véritables compétitions sportives internationales.

3/ J PAUL GETTO "No Doubt About It" (Doug Willis Partytime Edit) : d'origine sicilienne, J Paul Getto est un spécialiste du bidouillage de samples disco. Il fait partie du collectif de DJ's X-Mix Productions qui comprend également Todd Terry, DJ Sneak et Armand Van Helden.
Le remix de Doug Willis (Joey Negro) assez similaire à la version originale.

4/ HI-GLOSS "It's Up To You" : tout le monde a en tête le mélancolique  You'll Never Know qui, s'il avait été adapté en français à l'époque par une Larusso ou une Jane Manson aurait sans doute fait un énorme carton.
It's Up To You est beaucoup moins connu et peut-être totalement méconnu du grand public, mais c'est une redoutable bombe disco excellemment produite par François Kevorkian.

5/ PEACHES & HERB "Funtime" : obscur titre funk qui fut pourtant un hit majeur au Patch Club en 1980. C'est Linda Greene qui endosse sur cet album le rôle de la chanteuse en remplacement de l'historique Francine "Peaches" Hurd Barker présente dès le premier album sorti en 1967.

6/ MISTURA feat. Kadija Kamara "Better Things To Come" (Joey Negro Club Mix) : un nouveau pseudo de l'inévitable et précieux Joey Negro! ne manquez pas non plus Sweet Magic avec Taana Gardner et Smile (Shur-I-Kan Mix)

7/ THE SUNBURST BAND feat. Donna Gardier & Diane Charlemagne "The Secret Life of Us" (Director's Cut Signature Mix) : j'avoue que j'ai un faible pour ce titre que me rappelle les grandes heures du disco des années 70. Et que dire du swing impeccable de Diane Charlemagne (ex-Urban Cookie Collective).

8/ SANDY RIVERA feat. Sabrynaah "Come On" (Sandy's Matinee Mix) : les Kings Of Tomorrow ont disparu de la scène et Sandy Rivera, désormais accaparé par ses activités de DJ, est lui aussi tombé dans une house minimaliste qui détonne avec la splendeur de ses productions passées... mais il est vrai que le garage n'intéresse pas grand monde. Dommage car le dernier album de K.O.T. sorti en 2005 était plutôt fadé.

9/ JESSIE WARE "Running" (Disclosure Dub) : la chanteuse britannique révélée par son album Devotion sorti en  2013 est en concert à Paris demain. Ce titre remixé par Disclosure figure dans le tracklisting et autant dire qu'il se situe à mille verstes de la version originale tant au niveau du tempo que des accords. Le tube de l'album reste pour moi Imagine It Was Us, totalement dans l'esprit West Coast de Lisa Shaw ou Blue Six.

10/ Mr GONZO "Touch & Touch" (Original) : c'est toujours un plaisir de pouvoir jouer des productions house française comme ce très efficace UK garage commis par le parisien Mr Gonzo. Autre single à découvrir sur son Soundcloud : Missing Love.

11/ DUKE DUMONT "Won't Look Back" (Extended Mix) : après le remix de Star Slinger, voici la très eurodance version originale avec sa basse deep-house. Si vous ne craquez pas pour ce single après tout ça, je ne peux plus rien pour vous !

12/ CORONA "The Rhythm Of The Night (Blonde Version) : un remix mi deep-mi happy house découvert par hasard un samedi soir sur FG lors d'un set d'un DJ belge (Cutmaster, dis-moi ce que tu en penses, toi le fan de la première heure ?). Il est l'oeuvre du duo bristolien Blonde.

Prochain set le vendredi 27 février 2015.

vendredi 12 décembre 2014

N° 232 : For Aesthetes Only (Lancelot, Jazzanova, Paul Richmond, Route 94...)


Set non disponible

Après 3 mois d'arrêt forcé (cause fin de CDD), j'ai réussi à retrouver un poste, ce qui n'est pas peu de chose pour un senior en 2014. Ce n'est pourtant encore qu'un CDD, mais existe t-il encore des CDI ?
Dans le monde d'aujourd'hui, passé l'âge de 35 ans, vous êtes déjà considéré comme une marchandise dépréciée ou bien alors tout le contraire, trop chère. Et comme les entreprises font désormais dans le low-cost et qu'elles trouvent tout un tas de jeunes diplômés BAC + 5 désœuvrés sur le marché, pourquoi se priver.

Aussi vais-je avoir un peu moins de temps pour me consacrer à mes mixes et ce blog.

C'est donc le dernier set de l'année 2014, la reprise étant programmée pour le vendredi 16 janvier 2015.

Je l'ai voulu un peu élitiste, réservé aux esthètes de la house music car il renferme des joyaux inestimables pour les oreilles averties.

Passé le titre d'ouverture (Ain't Nothing Going On (But The Rent), un classique funky de 1986, nous voilà plongés dans le sublime avec sa reprise extrêmement élégante par l'australien Lancelot, un titre puissant, chaleureux sans doute réalisé par de vrais musiciens à en croire le clip.

S'ensuivent des "all-time wonders" comme le remix jazz-house de "Face The Fire" de Sunburst Band par Marlow et Truby ou "Commitment" de Paul Richmond.

Les titres de Tommy Bones et HNNY s'enchaînent à merveille grâce à la concordance exacte des accords (c'est mon subconscient qui m'a empêché de rater cette fantastique transition, nappes sur nappes, la loop de Tommy Bones soutenant l'interminable intro "beatless" de HNNY). Cherchez un peu le titre qui a inspiré ce "For The Very First Time"... un indice est caché dans le nom du mix !

Le final est totalement dédié au garage des années 90.

Bonne écoute à toutes et à tous, passez de bonnes fêtes de fin d'année et R.V. en 2015 !

PLAYLIST : 

GWEN GUTHRIE "Ain't Nothing Going On (But The Rent)" (Larry Levan Mix)
LANCELOT feat. Ngaiire  "Ain't Nothin' Goin' On (But The Rent)" (Original Mix)
THE SUNBURST BAND "Face The Fire" (Marlow & Truby Refix)
DANIEL AVERY "All I Need"
JAZZANOVA feat. Ben Westbeech "Can See" (Konstantin Sibold Remix)
PAUL RICHMOND "Commitment" (Original Mix)
ROUTE 94 feat. Jess Glynne "My Love" (Extended)
TOMMY BONES & LYDIA RHODES "What I Feel" (Eric Kupper Flutestramental Dub)
HNNY "For the Very First Time" (Dirtytwo's Midas Beatless Version)
CLUBLAND "Love Strain" (Lost In Jungle Mix)
LULU "Independence" (Brothers In Rhythm Club Mix)
FIRST CHOICE "Double Cross" (Danny Tenaglia Mix)

vendredi 25 octobre 2013

N° 202 : The Krazy-Houzz-Partay (Reese, Sylvester, Freak Power...)


Set non disponible

1) GEYSTER "Bye Bye Superman" (Original Mix) (2003) : ce titre a longtemps été ma sonnerie de portable. J'ai appris l'année dernière que le chanteur, compositeur et producteur de ce chef d'oeuvre de la pop-dance était un français, un parisien nommé Gaël Benyamin.
J'évoquai la semaine dernière Donnie Hathaway et The Ghetto, il se trouve que Geyster vient de remixer le titre pour une future compilation de vieux classiques.

2) BOOK OF LOVE "Boy" (Extended Mix) (1985) : tout à fait emblématique des séries pop/new-wave que j'avais introduites dans ma programmation au Patch Club de La Varenne au milieu des années 80 avec des pépites comme Just Got Lucky de JoBoxers, Smalltown Boy de Bronski Beat, Love Like Blood de Killing Joke, Love Cats de Cure, Yeh Yeh de Matt Bianco ou encore Tequila de No Way José. Un groupe de jeunes particulièrement fans de ce style avait fini par m'apporter ses propres maxis et la série s'allongeait de semaines en semaines, prenant avec bonheur le relais d'un style funk à bout de souffle qui avait fini par lasser la clientèle (qui en avait consommé à haute dose depuis 1980).

Ce titre du groupe américain Book Of Love atteignit la place n°7 du Billboard Hot Dance Club en 1985. Une série de remixes "progressive house" sortirent en 2001, contribuant à la redécouverte du titre, mais dotés d'un tempo empressé et d'accords mal choisis, ils perdirent la magie de l'original.

3) KRUSH "House Arrest" (The Beat Is The Law) (1987) : la house de Sheffield avec ce remix signé The Fon Force, que l'on peut retrouver aussi sur Reckless de UB40 et Hustle (to the music) de Funky Worm (un classique de mes sets).

4) SYLVESTER "Someone Like You" (Original Remix) (1986) : titre méconnu du fausset de la Hi-Nrg, une extraordinaire production qui fait le switch entre la disco et la house music. On sent que l'arrangeur (le californien Ken Kessie) s'en est donné à cœur joie avec un mix à l'intensité folle ponctué par des breaks toujours renouvelés.
Sur l'autre face, Larry Levan a livré un remix assez similaire mais légèrement moins énervé.

5) 28th STREET CREW "I Need A Rhythm" (Dub 2) (1989) : je crois que j'ai bouclé la boucle des remixes de ce titre produit par Clivillés & Cole. Les samples bien connus de nos esgourdes proviennent de Make My Body Rock de Jomanda et Respect de Adeva.

6) HELLER 'N' FARLEY PROJECT "Ultra Flava '97" (Pete's Dub) (1997) : la boucle de cowbells de 28th Street Crew m'offre la possibilité de la mixer avec celle de ce dub filtré de Peter Heller. Sorti chez Happy Music, Ultra Flava fut l'un des (rares) gros tubes house de l'année 97 dans les clubs français.

7) REESE "You´re Mine" (Yeah Boy Mix) (1989) : un classique du label KMS de Detroit fondé par Kevin Saunderson (Inner City) qui utilise ici son pseudo favori. L'accapella utilisé est Walking On Sunshine de Rocker's Revenge. Ce maxi a succédé au tube mondial Rock To The Beat, qu'avaient repris les belges de 101.

8) THE BREAK BOYS "And The Break Goes On" (Freestyle Club Mix) (1988) : de la pure techno new yorkaise signée Frankie Bones. On retrouve notamment le sample "yaaah" utilisé plus tard par D-Shake.

9) FREAK POWER "Turn On, Tune In, Cop Out" (Pizzaman Mix) (1993) : Ce concept créé par Norman Cooke (ex-Housemartins et alias Fatboy Slim) et son ingé-son ne connaîtront qu'un succès mitigé au Royaume-Uni avec le single original plutôt acid jazz, mais ils se reprendront deux ans plus tard avec leurs tubes Sex On The Streets et Trippin' On Sunshine sous le pseudo de Pizzaman.
Le titre fait référence à une apologie du LSD dont l'auteur fut le psychologue américain Timothy Leary, "Drop out" (se détacher, rejeter la société après une absorption de LSD) étant ici remplacé par "Cop out" (se déconnecter, fuir la réalité) ... la nuance est ténue !

10) SWAN LAKE "The Dream" (54 Dub Mix) (1988) : Todd Terry dans ses bricolages les plus underground.

11) TRANCE DANCE "Do The Dance" (Do The Mix) (1986) : je crois que ce tube new-wave scandinave est sorti de la mémoire de beaucoup d'entre vous et que certains seront heureux de le redécouvrir.

12) THE SUNBURST BAND "Sitting On Top of The World" (Joey Negro Dub) (2009) : le break de congas m'a immédiatement inspiré un enchaînement avec ce dub aux accents brésiliens.
Alignant chef d'oeuvre sur chef d'oeuvre, The Sunburst Band mériterait largement le même succès que Jamiroquai. Ecoutez par exemple le titre Face The Fire remixé par Marlow & Trueby Refix.

vendredi 4 octobre 2013

N° 199 : The big round-up (David Guetta, The Sunburst Band, The Minute Men...)


Set non disponible

1) S. DREAM "Wanna make love" (1991) : vous l'avez découvert dans l'un de mes Skyrock Top Dance megamixes et il semble avoir marqué les esprits de certains d'entre vous. Je pense m'être procuré ce maxi promo totalement débridé au magasin Champs-Disques sur les Champs Elysées. La NewYorkHouseVersion invoque le riff de Rhodes de "K-Jee" de MFSB et reprend le gimmick du break de "Such a Good Feeling" de Brothers in Rhythm sorti la même année (lequel a pompé sur l'autre ?).
Mi house-mi techno, c'est un assemblage très "DJ" comme il en existait beaucoup au firmament de la house.

2) THE MINUTEMEN feat. Norty Cotto "Bingo Bango" (1988) : Norty Cotto alias The MinuteMen est un producteur basé à  N.Y. Il existe une version hip-house très proche de ce titre (Ok, Alright) sur l'album Engineers Can Dance Too sorti l'année suivante. Norty Cotto est désormais pleinement investi dans une latin house que ne renierait pas Louie Vega.

3) THE FUNKY WORM "Hustle! (Funky Fon Force Mix)" (1988) : l'un des maxis house les plus brillamment remixés de l'Histoire ! le break rythmique de congas de Do what you wanna do de T-Connection sert de base à cette version enthousiaste en provenance de Sheffield.

4) C.M. TONI "Hustle ain't over" (1992) : et pourquoi ne pas profiter plus encore de cette loop infernale avec ce titre rare entendu un samedi soir dans un set réalisé pour la Skyrock Max Party (Ralphy - Liverpool). Encore une house qui batifole sur de vieux samples disco (Earth, Wind & Fire -  Beijo , Double Exposure - Ten Percent...)

5) AFRICANISM "Macumba Walele" (A Better Days Mix) (2001) : bravo à Bibi de la radio NRJ pour cette excellente version "afrobeat". On croirait danser sur du Manu Dibango de la grande époque 80 !

6) ELECTRIC EMPIRE "Always" (Joey Negro Classic Mix) (2012) : un gros clin d'oeil à Stevie Wonder tant au niveau de l'interprétation que de la mélodie. A l'écoute de leur album éponyme sorti en 2012, ce trio australien est tout à fait dans la lignée vintage soul 70's. Les fans d'Al Green pourront retrouver l'atmosphère de Let's stay together sur leur tube Baby Your Lovin.

7) THE SUNBURST BAND "The Secret Life Of Us" (Director's Cut Signature Dub)" (2013) : on tutoie le sublime avec ce dub signé Director's Cut (Eric Kupper - Frankie Knuckles). Joey Negro est l'initiateur de ce groupe de jazz-funk qui a malheureusement annulé son concert prévu à Paris l'année dernière. Aux vocaux, Donna Gardier  (remember I'll be there, le remix de Morales en 1991) et Diane Charlemagne (Urban Cookie Collective, Metalheads...)
8) DEEP BROS. "Get into you" (Deep Bros Vocal) (1998) : de la soulful en provenance d'Italie mais destinée à l'époque au marché anglais, bien plus friand de ce style. L'interprète est Fonda Rae (Living in Ecstasy). Le remix de Kerry Chandler est du même acabit.

9) CANDI STATON "Hallelujah Anyway" (Director's Cut HalleDubya Anyway) (2013) : merci à Manutek pour m'avoir signalé ce single, remix house d'un vieux standard de Candi Staton, chanteuse soul des années 70 dont les fans de house music se rappellent le fameux You Got The Love (Erens Bootleg Mix).

Et soudain, au grand désespoir des puristes, le set bifurque vers l'univers de la dance mainstream ! Vous savez bien que De Carey est imprévisible !

10) DIDO "Sand in my shoes" (Cosmic Dawn Remix) (2004) : la soeur de Rollo (Faithless)... j'aime l'artiste... à tous points de vue, notamment son album Life For Rent sorti en 2003 et dans lequel figure une pléthore de tubes dont White Flag. Cette version club a été réalisée par un remixeur norvégien peu connu, Cosmic Dawn.

11) DAVID GUETTA feat. Usher "Without You" (2011)  : inondés que nous sommes par les singles de Guetta, on finit par ne plus pouvoir séparer le bon grain de l'ivraie. Alternant sensibilité et énergie, ce Without you fait partie des must-have de l'artiste. Pour le refrain et son gimmick de guitare saturée, la référence est sans nulle doute Daft Punk époque 2002.

12) BELLATRAX Feat. Tina Cousins "Can't Hold Back" (2009) : ce titre de Chris Dececio a.k.a. Bellatrax fait partie de mes classiques. On reconnait la signature de celui qui cumule les qualités de compositeur, producteur (TV et disques) et ingénieur du son. La chaleur du mixage et l'épaisseur du kickdrum sont impressionnants. Tina Cousins avait fait une apparition sur le mythique single de Sash, Mysterious Times (1997).
A écouter également son premier single I can't help myself, tout aussi explosif.

vendredi 8 février 2013

N° 179 : The Magic Attic (Chilly Gonzalez, Superfunk, Michael Watford...)


Set non disponible

CHILLY GONZALES "You can dance" : je suis tombé sous le charme dès la première écoute de ce titre entendu un jour de 2010 sur Radio Nova. Tout me rappelle le Prince festif des années 80 ("Controversy", "Raspberry Beret", "1999").
Personnage plutôt loufoque, Chilly Gonzales est à la base un pianiste canadien qui s'amuse à tourner en dérision son art avec un certain talent.
C'est avec l'album Piano Solo qui s'inspire des fameuses Gnossiennes et Gymnopédies de Erik Satie qu'il gagne la crédibilité qui lui permettra de travailler comme arrangeur, notamment pour Philippe Katerine, Feist (le fantastique album Let It Die) et Christophe Willem.
Son fait d'armes évènementiel entré dans le Guiness Book des Records reste son concert-marathon donné en mai 2009 avec l'interprétation de 300 titres choisis par un public qui se relayait au fil des heures.

You Can Dance est extrait de l'album Ivory Tower qui contient d'autres petites merveilles comme I Am Europe ou bien Knight Moves.

PHILLY DEVOTIONS "Hurt so bad" : du pur Philly Sound de 1976 relifté par Dimitri From Paris, le premier admirateur de ce style disco gorgé de violons.
Étrangement, malgré la qualité des arrangements, je n'ai pas l'impression que ce groupe ait vraiment scoré car je ne le retrouve pas dans les archives de playlistes des grands DJ's de l'époque.

LOUIE VEGA "Thousand fingered man" : je crois que l'on est ici à l'écoute de la quintessence de la soulful proposée par Mister Vega, une reprise impeccable du titre de Candido figurant sur son album  Dancin' & Prancin'. Le solo de trompette final est l'acmé du titre.

LOVEBIRDS "Dancin'" : encore un excellent titre du producteur allemand Sebastian Döring qui n'est pas sans rappeler la "french touch" des années 90 et ses filtrations de samples disco. Le sample vient de When I'm Dancing de LENNY WILLIAMS, loin d 'être un tube. C'est là tout le génie des grands bidouilleurs de la house...dénicher le passage de 10 secondes planqué dans un couplet et le rhabiller pour en faire un nouveau morceau.

RUBEN ALVAREZ "Skyline" : ce DJ espagnol est un spécialiste des bootlegs et autres mash-ups qui constituent d'ailleurs l'originalité de ses sets live.

SOULMAGIC "Someone like you" : les accords sont très inspirés (ou samplés) du I Want To Thank You de Alicia Meyers. Ici encore, un solo (de clavier) qui signe l'apogée du titre.

FULL INTENTION "It seems to hang on" : vous avez bien senti que j'aimais particulièrement l'original de Ashford & Simpson et que je vous le sers à toutes les sauces ! Saluons la performance vocale d'un certain Anthony Moriah pour cette reprise des Full Intention datant de 2005.

JESTOFUNK "Special love" : je suis persuadé que Joey Negro a repris des accords d'un vieux truc disco, mais impossible de mettre la main dessus... et pourtant ce riff de piano électrique me dit quelque chose.

SUPERFUNK "Lucky star" : le meilleur de la french touch avec la sensibilité gospel de Ron Carroll. Le sample violemment timestretché provient du maxi de Josephine de Chris Réa.

THE SUNBURST BAND "Sitting on top of the world" : mon DJ brésilien préferé remixe façon Philly sound cet extrait de l'indispensable album Moving With The Shakers. Dj Memê serait bien capable d'avoir convoqué son orchestre de violons (déjà entendu sur Any Love) pour les besoins du remix !

MICHAEL WATFORD "So into you" : du pur garage comme on en entend hélas plus beaucoup. Un direct-to-mp3 disponible sur Traxsource avec les mixes de Bobby d'Ambrosio.

BASIL "City streets" : ce mix de Kerry "Kaoz" Chandler figure sur une veille compilation garage de mes archives :  6 Years Of Paradise - A King Street Sounds Compilation.

vendredi 28 septembre 2012

N° 163 : Hard 'n' Soul (Director's Cut, The Jinks, Bodyrox, Arty...)


Set non disponible

L'un des tubes électro-rock de l'automne sera sans nul doute "The City" du jeune prodige nantais Madeon, célèbre pour son mash-up de 39 titres (en 2'48 chrono !) et plus récemment pour son remix de "The Night Out" de Martin Solveig.
Digne héritier des Daft Punk, il en dépasse à mon sens le talent avec ce nouveau single au refrain irrésistible.

Seule ombre au tableau et pas des moindres, l'extraordinaire arrangement servant de teasing et joué tous l'été dans ses sets a été sérieusement assagi (concession commerciale ?). Gimmicks syncopés dans des montées de rolls, effets "mitraillette" sur voix/synthés et effet dub sur le couplet ont été totalement abandonnés. Espérons que la version Extended saura réintégrer les éléments qui rendaient ce titre totalement jouissif. "The City" n'est pour l'instant qu'un très très bon single. Sortie officielle du mini-EP le 8 octobre.


1/ ROISIN MURPHY "Never enough" : Roisin Murphy fut la chanteuse du groupe Moloko ("Sing it back" - 1998).
Découvert dans un set de Dimitri From Paris, j'ai eu toutes les difficultés à acquérir ce mix néo-disco de Sir Piers et Ed Funk, à penser qu'il doit être sorti dans la plus grande confidentialité.

Dans la remixographie de Piers Penfold (Sir Piers), j'ai découvert des remake très jazzy : "Bonita Applebum" de A Tribe Called Quest, à cent verstes du fabuleux mix de CJ Mackintosh et ses samples de "Slave to the Rhythm" (Grace Jones) ainsi qu'une version très "Masters At Work" de "If i Ain't Got You" de Alicia Keys.
En revanche, son mix du classique de Jill Scott, "Golden", me semble timestretché à un tempo trop rapide, perdant le groove au passage.
Impression mitigée également sur le remix de "Street Life" de Jamie Lewis, qui parait bien pâle par rapport à l'original des Crusaders (mais peut-être que la reprise était en elle-même déjà peu urgente).

2/ KATHY BROWN "Get another love" : depuis "Can't play around" avec les Masters At Work en 1993, Kathy Brown nous a convaincu qu'elle était l'une des grandes divas de la soulful house, une voix qui se fait bien trop rare sur la scène soulful. "Get another love" est la reprise d'un titre disco mollasson de Chantal Curtis (1979).
Dans la même veine, le "Never again" remixé par Copyright reste pour moi l'un des 10 grands disques soulful de la décennie 2000.

3/ DIRECTOR'S CUT ft. B Slade "Get Over U" : un titre qui annonçait le grand retour du "taulier de la soulful house", Frankie Knuckles (aidé de son acolyte Eric Kupper).
Vous pouvez vous procurer les oreilles bouchées pratiquement toutes leurs productions (notamment des remake de vieux classiques comme "Your love" de Jamie Principle et "Move your body" de Marshall Jefferson), les mixes d'une grande authenticité s'affranchissant des effets de mode tout en restant très actuels.

4/ THE SUNBURST BAND "Our lives are shaped" : rivalisant avec les productions de Jamiroquai, ce collectif créé par Joey Negro il y a déjà 12 ans et fusionnant boogie, jazz, funk et disco, mériterait enfin la reconnaissance du public français. Il devait se produire sur la scène du New Morning à Paris le 17 octobre dernier, mais pour des raisons que j'ignore le concert a été déprogrammé.

5/ ST GERMAIN "Alabama Blues" : remix 95' d'un original sorti deux ans plus tôt sur l'album "Motherland". L'américain Todd Edwards est un spécialiste du remix à base de boucles constituées de samples de titres disco, gospel et funk. L'influence de son maître à mixer Marc Kinchen, précurseur du genre sur "Push the feeling on" de Nightcrawlers, est assez flagrante.

6/ BJORK "Violently happy" : j'ai choisi d’enchaîner sur ce dub des Masters At Work car l'univers est assez proche. Le mix vocal est hélas peu intéressant, la voix et les mélodies torturées de Bjork se mariant assez mal à cette house new-yorkaise.

7/ BSOD "This is also the hook" : l'un de mes producteurs canadiens préférés, Deadmau5.
Egalement dans ce style électro minimaliste mais tonitruant, je vous avais récemment proposé "Lollercoaster". Tout comme chez Madeon, l'esprit Daft Punk n'est pas loin.

8/ BODYROX feat. Luciana "Yeah yeah" : il est évident que j'ai dérapé dans les profondeurs de l'underground ! Louie Vega a joué ce titre alors je me suis dit que l'imprimatur avait été accordée :-)
Ce fut un énorme hit au Royaume-uni en 2006. C'est le prototype de la folie créatrice soutenue par une voix à la signature immédiatement reconnaissable.
Jon Pearn, l'un des deux producteurs, est un ex-membre de Full Intention et Hustlers Convention, des noms qui nous évoquent la happy house et le disco revival UK des années 90.

La technique employée dans le gimmick est celle d'un accord majeur à 4 doigts (ici le doublage 1 octave en dessous d'un accord basique à deux doigts) passé dans le chord memory du plug-in (s'il en dispose d'un). Une fois mémorisé il suffit de jouer l'accord sur une seule touche en ajoutant un portamento sur les notes pour l'effet de glissement du son et de faire jouer le cut off du filtre et l'enveloppe à la molette.

9/ ARTY "Around the world" : oui, l'électro peut aussi se montrer totalement festive avec un titre aux pistes noyées dans les brumes de l'oblast de Saratov.

10/ AZEALIA BANKS feat. Lazy Jay "212" : j'ai découvert le clip sur la chaîne O-Five TV (cultures urbaines). Il s'agit à l'origine de "Float my boat", un instrumental de Lazy Jay (plus connu sous le nom de Basto!) auquel on a adjoint le rap de la chanteuse américaine Azelia Banks pour un crossover plutôt réussi.

11/ THE JINKS feat. Michelle Weeks "Shame" : retour final de la soulful avec l'une des divas du moment, Michelle Weeks, aussi indispensable et précieuse que Kathy Brown. Le remix est signé du DJ anglais de renommée internationale Groove Assassin.

vendredi 20 mai 2011

N° 111 : The latin escapade (Bah Samba, Chieko Kinbara, Southern Divide...)

Set non disponible

La grande aventure de la production a redémarré samedi dernier.
C'est avec mon acolyte de Skyrock Cutmaster que le premier single sera réalisé.

Un duo inédit qui alliera mélodie et technique d'arrangement dans un style trance-dance.
La quête de la chanteuse anglophone peut maintenant commencer.
Même si l'arrangement et la mélodie font bonne figure, tout se jouera dans l'interprétation, le timbre de voix et les textes qui seront couchés sur notre travail.

Il faudra sans doute louer un studio à Londres....ou peut-être à Francfort...ou encore à Bruxelles ou Milan pour enregistrer cette voix, sauf si une française parfaitement bilingue possède assez de talent pour nous convaincre.


En attendant la suite des événements (ils seront twitterisés si besoin est !), voici un set latino-house qui couronne un printemps particulièrement (trop ?) chaleureux.

1/ BAH SAMBA "Black blood" : comme promis, hommage à Bah Samba avec ce titre qui date de la toute fin du 20e siècle et qui est remixé ici par les Mancuniens de Galera.

2/ SOUTHERN DIVIDE "Ate o amanhecer" : une samba-house impeccable pour lancer l'ambiance autour de la piscine. C'est un mystérieux one-shot sorti en 2003.

3/ BAH SAMBA "So tired of waiting" : double power pour Bah Samba ! c'est par ce titre figurant sur une compilation "Jazz in the House" (Slip'n'Slide) que j'ai découvert ce groupe.

4/ MR JOSHUA presents Vanessa St. James "In praise of the sun" : j'ai longtemps cru à tort qu'il s'agissait de Maurice Joshua. Après tout, le bougre aurait bien été capable de brouiller les pistes avec ce titre soleilleux à souhait, à mille verstes de la rude Chicago. Il a d'ailleurs récemment sortie quelques titres lounge sous le pseudo de NU SOUL ORCHESTRA.

La version originale deep-house/lounge est vraiment exceptionnelle avec son sample piqué sur l'intro de "Mr & Mrs Jones" de Billy Paul.
Il existe aussi une version française interprétée par Vanessa St. James et qui avait été abondamment diffusée sur l'antenne de FG en 2002.
L'année suivante, le titre était repris par Chicane dans un style balearic trance, Chicane étant d'ailleurs un concept plus ou moins lié à Mr Joshua.

5/ CHIEKO KINBARA "If You Only" : Chieko Kinbara est une violoniste japonaise qui a notamment repris le "Sweetest day of may" de Joe T. Vanelli et "Strings of Life" de Rhythm is Rhythm.

Rasmus Faber est à la baguette de cette version d'anthologie, digne du Barrio Latino. C'est la chanteuse américaine Joslyn qui assure la partie vocale. Elle a collaboré essentiellement avec le producteur américain Kaskade.
Dommage que l'on ne n'entende pas plus souvent cette voix exceptionnelle.

6/ THE LATIN PROJECT "Lei Lo Lai" : aucun info sur ce re-edit d'un mix des Masters at Work par Brian Tappert.
On subodore comme un parfum de Gypsy Kings derrière ce titre flamboyant de 2003.

7/ THE SUNBURST BAND "We can live forever" : Simon Grey est l'un des grands claviéristes de la scène jazz-house.
Il a collaboré avec Incognito, Jamiroquai ("Main vein"), K.O.T. ("6 p.m." et "Thru") et Reel People.

8/ RC GROOVE feat. K.Ladawn "Too much 4 me" : une house de Chicago signée Ron Carroll et remixée par Samir Maslo. Encore une perle du label allemand basé à Hannovre, Peppermint Jam.

Ron Carroll est l'interprète du tube de Superfunk, "Lucky star".

9/ KLOUD 9 feat. Incognito "Everything is good 2Nite" : les deux frères de Nashville s'offrent les services de Ski Oakenfull déjà entendu ici sur "I can see the future" de INCOGNITO.

10/ PEREMPAY N'DEE feat. Cleo Sol "Time to let go" : un "direct-to-mp3" produit par le vétéran new-yorkais Louis Benedetti, un producteur très influencé par la grande époque du Paradise Garage, du Philly Sound et de la Motown. Il a d'ailleurs remixé "That's What Love Does" de Vincent Montana Jr.

samedi 12 février 2011

N° 98 : an eclectic journey (Haji & Emanuel, Barry White, Sara Devine, Club 69...)

Set non disponible

Je vous propose un voyage très éclectique qui démarre par un titre assez improbable du groupe KAY-GEE, "Find a friend", une ballade anodine qui conclut l'album éponyme sorti en 1974. On se croirait en plein cœur d'une comédie musicale baba cool style "Hair".
Et c'est l'extro qui inspirera Joey Negro et son groupe THE SUNBURST BAND pour "Garden of love", l'un des titres les plus explosifs de leur premier album"Here comes the Sunburst Band", véritable chef-d'œuvre de disco revival sorti en 1998.


Le groupe KAY-GEE, sous la houlette de KOOL & THE GANG, se montrera généralement bien plus funky avec notamment les hits "You've got to keep on bumpin", "I believe in music" et "Waiting at the bus stop" qui restituent parfaitement la patte de ses mentors.

Cette petite recherche discographique m'a permis de mettre enfin un nom sur l'origine des quelques samples que je possédaient sur mini-disc et qui avaient servi à l'intro de "Playing with knives" de BIZARRE INC.
On les retrouve en intro de "Get down". Je les avais utilisés pour un mash-up dans l'un de mes premiers sets.


Les bataves DANIEL BOVIE & ROY ROX font appel au chanteur belge Nelson pour un titre électro-house assez efficace : "Love me".
Nelson sortira en 2010 un single dans la même veine : "She's Gone".

"Don't make me wait", hymne historique de la happy house, est l'une des dernières productions du groupe LOVELAND, souvent à l'honneur dans mes sets.
Avec Dancing Divaz, ils ont régné en maître sur cette handbag anglaise au milieu des années 90.
La prestation vocale de Rachel McFarlane est absolument époustouflante.

Seamus Haji a réalisé une totale reconversion dans l'électro de qualité après avoir fait partie de la team qui dirigeait le label garage/jazz-house Slip'n Slide.
Ici sans son acolyte Paul Emanuel, il réalise un remix très convaincant de "Nightlife" de IJAH.
On retrouve au lead vocal une vieille connaissance, Diane Charlemagne, ex-chanteuse du groupe URBAN COOKIE COLLECTIVE.

"Nobody's business" du producteur new-yorkais H2O fut signé en France en 1996 sur le sous-label d'Atoll, A Traxx, mais ne réalisa pas l'exploit de figurer dans le Top 20 du Hit des Clubs comme ce fut le cas avec l'improbable "Reap to what you sow" de Vernessa Mitchell sur le même label.

"Empty Streets" est un excellent titre du groupe LATE NIGHT ALUMINI qui figure sur leur indispensable album éponyme de style pop/lounge sorti sur le jaculatoire label compilatoire Hed Kandi.
On y retrouve des pépites comme :
  • "Seemingly Sleepy"
  • "The rest of you"
  • "Beautiful"
  • "Meant to be"
Une fois encore, c'est le très inspiré duo Haji & Emanuel qui se charge du remix électro-house.

"Warm leatherette (Love leatherette)" de CLUB 69 est une reprise garage d'un titre dark et underground de GRACE JONES datant de 1980. Seuls les "happy few" des soirées du Palace ont dû danser sur ce titre vers 5h du matin.
Je préfère largement la version happy de Club 69 et son gimmick de sifflements inspiré par"The Whistle Song" de Frankie Knuckles.

Avec "Special" de SARA DEVINE, on plonge dans les délices de Capoue, capitale d'une house latine et sensuelle produite par Louie Vega, producteur historique qui, en 2005, n'avait pas dit son dernier mot en la matière puisqu'il créait son concept Elements Of Life (EOL), du sceau duquel ce mix est frappé.

"In the centre" (notez la faute d'anglais !) d'ANTIGUA MANAGUA est un nébuleux bootleg qui sample le merveilleux tube "In the middle" de UNLIMITED TOUCH (1980).
La face B "Do that funky groove" qui sample un titre de BOBBY THURSTON a été jouée dans l'un de mes précédents sets.

Le remix par Dimitri de "Tell the world how i feel about 'cha baby" de HAROLD MELVIN & THE BLUE NOTES figure sur une compilation BBE Records ("Get down to the Philly Sound") qui a l'intelligence de présenter sur un premier CD les originaux et sur le second, le travail de re-edit de l'un des plus doués de nos producteurs français. Avec RLP, il est à l'origine de la popularisation de la house sur la bande FM, notamment Skyrock.

Final avec l'un de mes initiateurs à la musique noire, BARRY WHITE. Dès l'âge de 12 ans, je me rendais chez Scalp Music, disquaire situé à Nogent-sur-Marne, pour y acheter des albums pouvant servir de "berceaux" aux émissions de radio que j'enregistrais dans ma chambre.
MFSB, Creative Source et Barry White & The Love Unlimited Orchestra furent mes premières émotions en la matière de soul music.
Ma passion pour cette house sexy en est le résultat logique et ce "You're the first, the last, my everything" est mon hommage à l'artiste disparu.

vendredi 11 février 2011

N° 97 : a positive energy (Full intention remixes, Knee Deep, Earth, Wind & Fire...)

Set non disponible

Comme ce fut déjà le cas pour le set N° 83, j'ai créé un nouveau type d'intro qui présente l'original puis le titre qui s'en inspire, le tout mixé dans le tempo.

1/ EARTH, WIND & FIRE "I've had enough"vs. THE SUNBURST BAND "Fly away" : j'ai mis du temps à retrouver le titre d'Earth,Wind & Fire à l'origine du gimmick vocal, mais j'ai fini par mettre le main dessus.
Peu connu du public, ce titre est extrait de l'album "Raise!" sorti en 1981, écrin aux multiples perles dont "Let's groove", "You are a winner" ou "Wanna be with you".

3/ KIM ENGLISH "C'est la vie" : un mix prodigieux du claviériste et producteur américain Scott Wozniak.
Il a notamment créé une banque de sons de batteries pour le logiciel Reason de Propellerhead que les utilisateurs de Pro Tools connaissent tous.

On peut apprécier la finesse de ses arrangements sur des remixes de "Whatever" ou "Street life" de Jill Scott ( l'une de mes artistes favorites de la scène Nu Soul), sur "Poison" de D-Malice et sur "I wish i didn't miss you" de Angie Stone (Shelter Mix).

4/ ULTRA NATÉ "Found a cure" : un titre assez rock dans la version originale produite par Mood II Swing. Assez déroutante, je préfère de loin ce remix des anglais de Full Intention.

5/ EAST 57th ST feat. Donna Allen "Saturday" : un dub signé aussi par Full Intention et qui focalise sur l'excellent riff de guitare de la version originale de Norma Jean Wright.

6/ KERRI CHANDLER "The phone call" : Dieu sait que je ne suis pas un grand fan de Kerri Chandler même si c'est une icône respectée dans le milieu de la house.
J'estime que la plupart de ses mixes sont trop intimistes et ne possèdent pas ce supplément de magie qui les rendent incontournables. Peut-être que Chandler est trop musicien dans son approche et ne fait pas la concession harmonique pour plaire au plus grand nombre.
Dans la pléthore de disques qu'il délivre, émergent quelques joyaux comme ce "Phone Call" que l'on retrouve sur l’E.P. "The other thing for Linda" sorti en 2004.

7/ MINI COOLA "Spacejam" : un titre en langue espagnole calibré pour l'été et remixé par le grand Richard Earnshaw, digne représentant de la scène soulful house actuelle.
Je pense qu'une des bonnes solutions pour appréhender l'actualité de ce style musical est d'écouter les "Top 10" mensuels qu'il propose sur Traxsource, le site de téléchargement légal le plus riches en bonnes vibes sur le web.

Mini Coola est un duo signé sur le label anglais soulful Duffnote Records que je recommande vivement et dont Richard Earnshaw est l'un des fondateurs. Ecoutez d'urgence ses remixes de "Falling" de Soulmakers (qui suit dans ce set), "Slowdown" de Eyereel All Stars ou "Better than ever" d'Orlando Vaughan (dont la version originale est tout aussi excellente).

8/ M-GEE feat. Mica Paris "Bodyswerve" : excellent titre "unreleased" du label SWING CITY fondé par Grant Nelson et remixé ici par Warren Clarke, auteur notamment d'une solide version disco/garage de "Get another love" de KATHY BROWN.

9/ SOULMAKERS "Falling" : le remix de Richard Earnshaw évoqué précédemment.
Soulmakers alias Nathan C. est surtout connu pour ses activités de dee-jaying.

10/ SUMMER DAZE "Samba magic" : un grand classique remixé par Basement Jaxx qui sample l'intro de "Samba de Flora" de AIRTO MOREIRA et ajoute un mémorable solo de lead synthé.

11/ KNEE DEEP "Me kumba" : une production afro-house très deep.
En alternative, découvrez également le soleilleux et festif remix de DJ Memê.

vendredi 14 janvier 2011

N° 93 : Soulful trip (Sunburst Band, DJ Memê, Asha Edmund, Central Living...)

Set non disponible

Le début d'année sera très "old school", mais saupoudré des quelques bonnes nouveautés glanées au cours des derniers mois.

Ce set est entièrement classé "soulful", l'un de mes styles de prédilection, le successeur désigné du garage.
Il faut bien l'avouer, très vocale la soulful house est souvent pénible à supporter, les vibes incessantes de certains dépassant le seuil de ma tolérance auditive.
La sobriété et la suavité des voix, la finesse des sons des arrangements sont pour moi des critères fondamentaux et je trouve rarement mon bonheur dans les innombrables titres proposés sur Traxsource.

J'espère que ce set saura traduire ma conception d'une house de qualité qui fait fi des contingences commerciales.

1/ AKABU "I'm not afraid of the future" (Reprise) : lorsque l'on prend les commandes d'un set en soirée, il est de bon ton de démarrer par un accapella ou une version acoustique afin de préparer la communion avec le public.

Analysant les vidéos de DJ's lançant le poing en l'air en sautant à pieds joints, je me dis qu'ils sont en quelque sorte des prédicateurs des temps modernes qui galvanisent la foule, le message se limitant toutefois au voyage à travers le son et à la démonstration technique.
Armé d'outils comme Nextbeat, Virtual DJ ou Traktor, le DJ peut désormais être considéré comme un musicien, un chef d'orchestre et sa prestation ressemble à une symphonie.

Il faut toutefois rappeler que, dans les années 80, Frankie Knuckles ajoutait déjà sa touche personnelle en apposant une boîte à rythme sur certains titres et, dans les années 90, la tendance était à l'ajout d'un percussionniste.


Akabu est un concept "deep-house" orienté Detroit lancé en 2000 par Joey Negro avec le single "Your wildest dream".
Le single "The way" reflète bien cette facette du producteur anglais plus familier des paillettes disco.

L'accapella gospelisant de "I'm not afraid of the future" se prêtait parfaitement à une entame de set.

2/ CENTRAL LIVING "Everyday" : une merveille du label Naked Music qui pénètre doucement dans la coda du titre précédent. On retrouve Lisa Shaw aux vocaux.
Dommage que ce concept soit resté sans suite.

3/ ASHA EDMUND "Carry me over" : un remix commis par le producteur suédois Nassau.
La version originale bossa-lounge est tout aussi sensuelle.

4/ THE FATBACK BAND "Feel the fire" : avec plus d'une trentaine d'albums et quelques hits comme "(Do The) Spanish Hustle" ou "(Are You Ready) Do The Bus Stop", le groupe fondé par le batteur Bill Curtis a fait preuve d'une longévité exceptionnelle et représente l'une des pierres angulaires du style funk.

Cependant, ce titre sorti en 2007 semble totalement inédit. Il est remixé ici par Bah Samba.
En revanche, la face B du vinyle comporte le titre "I found lovin'" toujours remixé par Bah Samba, mais dont l'original figure sur l'album "With love" sorti en 1983. Il avait été repris par le regretté Steve Walsh (remember "Let's get together tonite" !) en 1987.

5/ ANGIE STONE "I wish i didn't" : un titre magique dans toutes ses versions.
L'original reprend astucieusement l'intro de "Backstabbers" des O'JAYS et le groupe Blaze réinterprète le sample dans la version qu'il propose.
La version jouée ici est le Shelter Mix (en référence sans doute au club du même nom). Elle est réalisé par Scott Wozniak et Timmy Regisford. Il semble que ce soit un mix "non officiel".

6/ EAST 57TH ST. "Saturday" (Jazz'n' Groove Original Vibe Vocal) : autre version de la reprise du titre de Norma Jean produite en 1987 par CHIC.
Je vous reparlerai d'elle à la fin de ce set.

7/ THE SUNBURST BAND "Journey to the sun" : l'une des plus belles réussites parmi tous les concepts lancés par Joey Negro puisqu'il s'agit là d'un vrai groupe qui performe sur scène et qui est déjà l'auteur de 3 albums qui peuvent rivaliser avec ceux de Jamiroquai dans le même registre acid-jazz/disco.
Normal puisque la plupart des membres du groupe ont collaboré avec Incognito et Jay Kay.

8/ AC SOUL SYMPHONY feat. Ricci Benson "Still in love" : excellente nouveauté de l'été 2010 qui figure sur un album sampler du label Z Records (crée par Joey Negro).
Comme il a en a souvent l'habitude, Joey Negro, en dépositaire de la mémoire des années disco, fait appel à la lead singer de Rose Royce, groupe qui réalisa la version originale en 1982.

9/ DJ MEME "Any love" : brillant disciple de Joey Negro, le brésilien Dj Memê s'attaque à la reprise d'un titre de Rufus & Chaka Kahn et nous gratifie de véritables sections de cuivres et de violons, comme au bon vieux temps et comme cette vidéo en témoigne.
Il est évident que s'offrir de vrais musiciens n'est pas à la portée de tous les producteurs, mais peut-être que le Brésil est un pays où "tout redevient possible"... réellement.
Et le Brésil n'est pas une grande nation de la musique par hasard.
Nous Français qui se vantons sans cesse pourrions nous interroger sur les causes de la médiocrité de notre production.

10/ FABIO BACCHINI "Walking in circles" : après l'excellent travail sur "Number one" de PATRICE RUSHEN ("Freakin' jazz"), le producteur italien récidive avec "Dream on" de GEORGE DUKE, merveilleux titre qui figure sur l'album éponyme recelant également le tube "Shine on" et "Positive energy" (dans le même registre jazz commercial).

11/ STARCHASER "A new society" : c'est en recherchant une vidéo de Norma Jean Wright que je suis tombé par hasard sur le sample instrumental qui sert de base à ce titre.
Il s'agit de "High society".
Quant au sample de voix, c'est un énième fois celui de "Movin' on" de CAROLYN HARDING (1987) dont SESSOMATTO (a.k.a. Joey Negro) a réalisé une reprise fabuleuse en 2006.

vendredi 4 juin 2010

N° 70 : The ORTOFON CC night club MK2 set (Bjork, Joey Negro, Joe Claussell, Quentin Harris...)

Set non disponible

Le nom sonnait bien. Il désignait les deux nouvelles cellules que j'avais achetées chez Nuloop.
Une meilleure clarté, une dynamique impressionnante, ce set pouvait bien porter leur nom.
J'espère que vous sentirez la différence.

1/ Comme parfois – et ça serait le cas si je démarrais un set en club – je choisis un acappella, une reprise ou un mix acoustique en me figurant la salle baignée dans la seule lumière noire. Sans doute que cette ambiance typique du Palace m'a marqué à vie.
"Kotu Rete" de JOAQUIN JOE CLAUSSELL est donc la merveille du soir. C'est la face B du mélancolique titre lounge "With more love" disponible depuis le début de l'année. Claussell avait sorti la version originale "tribal house" en 2001 sous le pseudo de MENTAL REMEDY.
Cette "Atmospheric Reprise" est basée sur l'arrangement du "Chords Mix" mais elle le surpasse en religiosité.

Joaquin Claussell est un enfant du Loft et du Paradise Garage. Comme d'autres illustres producteurs, il a été touché par la grâce qui émanait des sets de David Mancuso et de Larry Levan.
En 1989, ce disquaire new-yorkais tient le magasin Dancetracks à New-York. Grâce à ses choix très inspirés, il a les faveurs de DJ's tels Little Louie Vega ou François K et se bâtit une solide réputation.
En 1996, la création de son propre label Spiritual Life s'imposera donc comme une évidence.

De sa discographie, j'ai surtout retenu "Escravos de Jo" et "The Prayer" (avec le chanteur haïtien Jephté Guillaume) mais il y a sans doute bien d'autres merveilles qui m'ont échappées.

2/ BJORK "Hyper Ballad" : comme par magie, les nappes des deux titres se confondent, propulsant soudainement les ludions dans la lumière avec ce mix rageur de David Morales, l'une de ses dernières grandes productions (1996).

3/ THE SUNBURST BAND "Garden of love" : ce Kaje Trackheadz est nouveau venu sur la scène électro-house. Sans dénaturer l'original de Joey Negro, il apporte le punch nécessaire sans esbroufe.
Il me semble reconnaître l'intro de "Don't let me be misunderstood" de SANTA ESMERALDA dans la loop.

4/ MARK KNIGHT "Insatiable" : un remix disco signé de l'inévitable Joey Negro pour ce titre de l'un des membres du duo Mark Knight & Funkagenda.
Heureusement que Joey est là pour le métamorphoser en un "anthem" piano-house car les originaux électro ne valent pas tripette.

5/ JANET JACKSON "I get lonely" : un mix empressé signé Jason Nevins, producteur américain qui a récemment remixé avec une "eurodance efficacité" les tubes "I kissed a girl", "Hot 'n' cold" de KATY PERRY, "Replay" de I-YAZ et "Fireflies" de OWL CITY.

6/ MADONNA vs. THE HITMIXERS "Get together" : un bootleg en "mode patate" signé de ces énigmatique remixers.

7/ DJ SNEAK "You can't hide from your bud" : joué par les DAFT PUNK sur Skyrock en 1997, ce titre au riff imparable était déjà matraqué par Radio FG.
DJ Sneak est le plus prolifique des producteurs américains, mais à vouloir sortir un disque par jour, son usine produit d'innombrables déchets dont on n'aura sauvé que quelques pièces dont ce "You can't hide from your bud" qui reprend un court passage de "You can't hide" de TEDDY PENDERGRASS (dont les cuivres de l'intro furent samplés à moult reprises).

8/ LUCA SIGNORINI "One night in Paris" : un single qui reprend une partie de "Los Conquistadores Chocolates" de Johnny Hammond, un titre jazz-funk des années 70 qui inspira largement Jamiroquai pour la base du refrain de "When You Gonna Learn?"
J'ai amputé cette version d'une voix-off féminine française qui gâche nettement le plaisir en assénant des vérités premières comme "la vie est dure parfois" ou "vis chaque jour comme si c'était le dernier car tu ne sais pas de quoi demain sera fait".

9/ MIKE DELGADO "Byrd Man's Revenge" : un morceau qui sample "Think twice", le chef d'œuvre de DONALD BYRD.

10/ JOEY NEGRO presents Raw essence "Do you love what you feel" : un titre qui m'avait interloqué à sa sortie car il reprenait exactement le même sample qu'une production que j'avais envoyée à quelques labels européens plusieurs mois auparavant ! En l'occurrence, il s'agissait de l'intro de "Shoot your best shot" de LINDA CLIFFORD, obscure titre disco que nous devons être peu à posséder. A la différence de Joey Negro, je n'avais pas pu trouver la mélodie ce qui explique peut-être que ce mix fut, comme tant d'autres, resté un "unreleased".

11/ QUENTIN HARRIS "Let's be young" : le "must have" house de 2005 ! Une symphonie de cuivres qui ponctue un hypnotique titre trance "à la Rollo".
Mais pourquoi le mix de Ashley Beedle déraille t-il complètement ? J'ai d'abord cru que mon vynil était mal centré, mais à l'écoute des mp3 en vente en ligne, le même problème est audible.
C'est pourquoi j'ai dû switcher sur la version originale juste après l'enchaînement.
C'est bien la première fois que je vois un tel défaut sonore officiellement commercialisé sur une version... à moins que ce soit un effet de style (des plus malvenus quand on entend ces pauvres violons pleurer).

12/ GRANT NELSON "Seasons Of Jack" : le discours moraliste de Chuck Roberts qui s'étale sur le "Can you feel it" de Fingers Inc. est retravaillé intelligemment par Grant Nelson.

13/ Un final hard house sous la houlette de Johnny Vicious, grand spécialiste du genre, pour LOLEATTA HOLLOWAY et "The Queen's Anthem".

vendredi 2 octobre 2009

N° 38 : Definitive dancefloor anthems (garage divas, Joey Negro anthems, italian disco...)

Set non disponible



1/ KATHY BROWN "Never again" : doté d'une ligne de basse mémorable et d'une intro à rougir d'émotion, c'est sans aucun doute, l'un des 10 meilleurs titres garage que le nouveau siècle nous ait offert. Au casting de la "Nouvelle Star", Manu Katché aurait jubilé en lançant sa phrase favorite "elle envoie le bois", Marianne James se serait agenouillée devant la performance. Mais, il ne s'agit pas ici d'une inconnue.

Kathy Brown est une des divas historiques de la house et surtout de la scène garage. Je l'avais découverte comme nous tous avec "Can't play around", une production des Masters at Work sortie en 1993 puis avec "Turn me out" de PRAXIS l'année suivante. En 2006, elle sortira "Get another love" sur le label Defected mais ce "Never Again" reste le must absolu. Cette version "reprise", à l'intro fabuleuse, est réalisée par Copyright, duo de producteurs anglais encore cité dans mon Garage Top 10 après "He is".

2/ DAWN TILLMAN "Steal away" : autre diva pour un titre qui figure sur la très recommandable compilation Ministry Of Sound Session 9 concoctée par Eric Morillo (Reel 2 Real) en 1998. Il y pléthore d'excellents titres à déguster en versions non mixées.

3/ CHICAGO "Street player" : Avec EAGLES ("Hotel California"), CHICAGO restera pour moi emblématique des série de slows des "booms" de mon adolescence. En 1976, si empressé de le posséder, j'avais fait voler le fameux 45t "If you leave me now" par un copain dans un magasin de ma banlieue, préservant ainsi la morale que l'on m'avait inculquée à l'école jésuite.

Sorti en 1979, l'album "Chicago 13" n'était pas brillant. Selon Wikipédia, il apparaît d'ailleurs comme le moins bon de tous ceux que le groupe avait sortis. Il n'avait pas pour vocation de séduire les DJ's en clubs, le groupe étant très connoté pop/jazz-fusion, mais l'intention de se raccrocher au wagon disco était perceptible. Preuve en était avec ce "Street player" sorti en maxi 45t avec un break instrumental rallongé au maximum.

En 1995, pour les besoins d'un nouveau titre sous le pseudo de BUCKETHEADS et servis par leur immense culture musicale, les Masters at Work ont l'idée de génie de sampler l'intro aux cuivres, une phrase du premier couplet et quelques bouts glanés à droite, à gauche sur ce morceau-fleuve de plus de 9 minutes. C'est l'engouement immédiat et les DJ's s'empressent de découvrir le sample original. La version club de "Street Player" alors aux oubliettes de l'Histoire, ressurgit et l'on trouve rapidement l'idée de rallonger ce break aux percussions et aux cuivres imparables. A ce titre, le bootleg figurant sur Super Disco Breaks volume 3 sorti par Bob Sinclar propose un travail de re-edit plutôt intéressant.

Certes, les puristes diront que l'idée a été trouvée par Victor Simonelli deux ans plus tôt sur le titre "Gonna Make you move" mais, mal exploitée, le résultat était loin de promettre la possibilité d'un tube planétaire.

4/ PRESENCE "Sense of danger": attention, gros, gros tube deep-garage signé Charles Webster, un producteur basé à Nottingham qui offrait là l'un des tubes majeurs du label londonien PAGAN RECORDS. Ce remix, signé par le trio anglais Attaboy et très proche de l'univers du label NAKED MUSIC. Il restera l'un des derniers maxis que j'ai achetés au siècle dernier, l'année 1999 marquant mon retrait du dee-jaying.

5/ SESSOMATTO "You're gonna love me" : une relecture très réussie du tube de Donna Giles, "And i'm telling you", par l'infatigable Joey Negro qui se travestit encore sous un enième pseudo. Je ne pense pas que ce Sessomatto fasse référence au film de Dino Risi mais plutôt au groupe éponyme des années 70 dont le maxi "Sesso Matto", au style "rare groove", fait sans doute partie de l'immense discothèque de Joey. Aux vocaux, Carolyn Harding, déjà évoquée la semaine dernière pour le titre "Movin' on" par le même Sessomatto. Un grand moment de disco revival mâtiné d'une house aux cuivres triomphants.

6/THE REESE PROJECT "The colour of love" : Derrière ce pseudo se cache Kevin "Reese" Saunderson, fondateur du duo INNER CITY. Je me rappelle avoir joué une fois ce dub dans mes Skyrock Megamixes. C'était le premier remix réalisé par le collectif de Detroit, UNDERGROUND RESISTANCE.

7/ MINIMAL FUNK 2 "The groovy thang" : ce mix à la basse ravageuse signé par l'énigmatique Da Vanilla est la face B d'un "one-shot" réalisé par deux obscurs producteurs italiens et sorti sur le fameux label anglais Cleveland City Records.

8/ 3RD NATION "Real love" : les suédois Stonebridge et Nick Nice nous proposent une reprise du tube de Jody Watley dans une version garage classique et efficace. Avec un riff de claviers aussi fédérateur, c'est ce qu'on appellerait un "anthem" au Ministry of Sound. Quant au bassdrum, il est mixé à la perfection avec cette lourdeur qui rassure le DJ au moment de "rentrer" le morceau et de l'asséner fièrement sur le dancefloor.

9/ THE SUNBURST BAND "Garden of love" : recevant le mp3 en aveugle sur un CD gravé par mon ami Croustibat, je crus d'abord à un mix de Morales. L'arrangement, les sons... la patte du Boss semblait scellée dans ce dub hautement jouissif. Quand je découvrit qu'une fois de plus Joey Negro était caché derrière ce pseudo, je tombait des nues. Ce Sunburst Band est en quelque sorte la "danseuse" de Joey Negro, parvenu a réaliser son rêve : monter un groupe de musiciens "à la Brand New Heavies" et capable de se produire sur scène. "Garden of love", sorti sur un mini EP en 1997, reste assez peu représentatif de l'ambiance de l'album "Here comes the Sunburst Band" sorti peu de temps après et que je vous conseille vivement de vous procurer.

Lente plongée dans la pure disco underground.

10/ JOEY NEGRO "Universe of love" : un mix très "Moroder style" du tube figurant sur le premier album éponyme de Joey Negro sorti en 1993.

11/ MACHO "I'm a man" : un titre que je qualifierais de mythique. C'est l'une de mes premières rencontres avec la disco music, lorsque, encore un mineur de 17 ans, je sortait dans une minuscule boîte de nuit située au bout de ma rue, au sous-sol d'un restaurant des bords de Marne de Joinville-le-Pont, "La Paillotte". Le plus dingue dans l'histoire, c'est que le DJ de l'époque habite au 1er étage d'une école maternelle en face de chez moi !
Complètement déconnecté, il n'a même pas conscience qu'il croise parfois l'un de ses anciens clients qui pourtant, lui, l'a bien reconnu. Il faut dire que je pourrais être physionomiste avec une grande facilité, ayant l'habitude de reconnaître toutes les célébrités dans Paris du premier coup d'œil, même derrière leurs lunettes noires.

Ce morceau, reprise d'un titre de SPENCER DAVIS GROUP est un monument de la disco gay.
Titre-fleuve de 17'45", il ne souffre d'aucun temps mort ni remplissage. Produit à la perfection par Mauro Malavasi (Peter Jacques Band, BB & Q Band, Change), son tempo infernal agit tel un rouleau compresseur, le calage parfait du rythme et des synthés, l'épaisseur fabuleuse des textures sonores, la voix rauque et déterminée du chanteur Marzio venant parachever un chef d'œuvre doublé d'un véritable exploit technique à une époque où l'on ne connaissait pas encore les boîtes à rythmes et la MAO.

Joey Negro s'est attaqué à ce titre d'une manière assez décevante (Mucho Macho), ne gardant qu'une petite partie de son break instrumental. A quand une version vocale digne du maître es-disco ?

12/ Final façon musique de film avec l'un des classiques de mes soirées dominicales au Palace, HARRY THUMANN "Underwater" : joué si fort par le DJ, ses cuivres et violons jaillissant des murs d'enceintes JBL faisaient saturer les tympans mais l'envoûtement était incroyable. Encore un trésor de la disco italienne.

vendredi 22 mai 2009

N° 19 : One step in the 2000s (Joey Negro, Axwell, Kamasutra...)

Set non disponible






Bien que ce blog évoque essentiellement le passé, j'avais esquissé dans mon tout premier set (The Rebirth Megamix) une entrée dans ce nouveau siècle avec quelques reprises ou remixes de vieux titres des années 70-80.
J'y pose à nouveau mon pied... avec prudence.

1/ KAMASUTRA "Where is the love" : un "Stardust-like" très élégant. Music sounds better with you s'appropriait l'intro du Fate de Chaka Khan, les italiens de Kamasutra (Alex Neri et Marco Baroni) s'inspirent avec une puissance de feu bien supérieure, l'apport de la voix suave et sexy de Weston Foster ne faisant qu'ajouter à l'exaltation. Je me suis amusé à glisser l'accapella de Stardust... et le résultat est là !

2/ KIMARA LAWSON "Stand up" : autre joyau du duo Kamasutra avec cette intelligente utilisation du riff de guitare de l'intro du Saturday de Norma Jean, une base sur laquelle une mélodie imparable vient se poser, provoquant l'euphorie sur le dancefloor.

3/ JOEY NEGRO feat. Taka Boom "Can't get high without you" : la soeur de Chaka Khan fut une égérie du producteur Joey Negro. Elle assura les voix sur d'autres de ses tubes comme Saturday ou Must be the music. Les choeurs de Can't get high without you rappellent le U turn me on de Tomorrow's Edition, les clins d'oeil aux grands classiques étant une pratique habituelle chez ce grand spécialiste de la disco music.

4/ L'entrée dans les 2000s s'effectue avec ce flamboyant "Fly away" de SUNBURST BAND, le groupe disco-jazz créé par Joey Negro. Un dub qui met en valeur toute la musicalité dont les productions de ce groupe font preuve. Le gimmick vocal reprend l'ad lib de I've had enough d'EARTH, WIND & FIRE.

Décidement les lecteurs de ce blog vont finir par penser que la house n'est qu'un grand marché du pompage. C'est en partie vrai mais, comme dit l'adage, "la musique se mord la queue en permanence" et l'on peut trouver dans tous les styles de musiques des gimmicks ou fragments de mélodies qui empruntent à d'illustres ou obscurs prédecesseurs. La SACEM tolère d'ailleurs dans le dépôt d'une mélodie originale une suite de 7 notes identiques à celles trouvées dans un autre morceau déjà édité. Je ne peux pas affirmer mes dires mais j'ai souvent entendu parler de cette tolérance accordé par le bureau de vérification des oeuvres. Il faut dire qu'avec 12 notes dans la gamme, on ne peut pas multiplier les combinaisons à l'infini et finalement, un jour ou l'autre, on finit par copier, souvent involontairement.

5/ JAMIROQUAI "Canned heat" : le génie de la disco-pop est annoncé pour la fin 2009 avec un album - paraît-il - très orienté acid-jazz. Les fans de la première heure avaient vu d'un mauvais oeil ces dérapages disco dont ses récents albums étaient truffés. Ce Canned heat est pourtant fadé et d'une gaieté contagieuse.

6/ SOULSEARCHER "Can't get enough" : dans la famille des samples, je voudrais le Let's Lovedance tonight de GARY's GANG (1979). La mélodie créée pour la circonstance par Soulsearcher (alias Marc Pomeroy du duo Jazz-n-Groove) est bien moins cul-cul que l'originale, une resucée du tube Keep on dancing.

7/ FIRST CHOICE "Armed and extremely dangerous" : titre éponyme de l'album sorti en 1973, c'est également le premier tube du groupe dont l'histoire n'a retenu que Let no man put asunder. Pourtant, la moisson de tubes fut exceptionnelle : Dr Love, Double Cross, The Player, Love thang... L'insigne dub de Full Intention met enfin en valeur ce must du "Philly Sound" qui n'avait pas fait l'objet d'une version maxi à l'époque.

8/ ANDREA T AND TIBET "Could it be magic" : Une reprise qui arrive à se hisser au niveau de l'illustre original interprété par Donna Summer. Et pourtant, quelle gageure ! Les versions des boys bands Take That et Alliage n'arrivent pas à la cheville de ce mix mais Alain Chamfort avait réalisé une adaptation intimiste très réussie à l'époque (Le temps qui court).

9/ FAT LARRY'S BAND "Lookin' for love tonight" : un disque que j'avais diffusé à l'époque bénie de la Max Party. Act like you know ( et sa ligne de basse multi-pompée) et ce titre sonnent comme les seuls hits de ce groupe de Philadelphie. Peut-être peut-on adjoindre à la maigre liste, la ballade Zoom.

10/ THE FACE "Needin' U" : le dernier grand disque de David Morales. Mais quelle mouche l'avait piqué pour sortir ce délirant assemblage de samples alors que ça n'était pas dans les habitudes de la maison ? Deux morceaux servent de base à ce titre : Let me down easy de RARE PLEASURE pour la ligne de piano et My first mistake des CHI-LITES pour les voix et les cuivres. Le break contient un scat déja entendu sur le New anthem de REEL TO REAL.
A cet empilage, j'ajoute brièvement ma touche personnelle avec l'accapella de Finally de K.O.T.

Je profite de l'occasion pour faire une prière ; une prière pour que le grand Morales cesse de succomber à l'attrait des sets et des tournées juteuses pour faire son come-back à la production avec ces arrangements dont il a le secret. Dans cette période de disette musicale, nous avons trop besoin de remixers de sa trempe pour convertir les titres fadasses qu'on nous fait avaler à longueur de journée sur les médias en véritables pépites pour un public en manque de vibes.
Dans les années 90, lorsque j'allais faire mes courses chez Champs Disques, avenue des Champs-Elysées, la première question que je posait aux vendeurs était : "Avez-vous du Morales à me faire écouter ?" ; et les gars avaient toujours 4 ou 5 productions à me proposer chaque semaine !!! idem pour Steve Hurley.

11/ KEVIN YOST "If she only knew" : Une concentration jamais égalée de samples dans un mix !!! C'est l'oeuvre de Todd Edwards qui transforme le titre plutôt tranquille de Kevin Yost en une sorte de "disco festival" avec des fragments de titres venus de tous horizons. Impossible de résister à l'envie de se trémousser sur un tel chef d'oeuvre.

12/ GUSTO "Disco's revenge" : le titre qui lança le label français Do it Music dont le directeur artistique était Sam Choueka (l'un des deux animateurs FM et télé connus sous le nom de Groucho et Chico) et le responsable promo, Cocto. Disco's revenge sample le Groovin' you de Harvey Mason. Il fallait y penser ! Des remixes anglais apportant une mélodie chantée renforcèrent l'attrait pour le disque... et sa diffusion en radio. A Skyrock, on m'a toujours dit que les instrumentaux n'étaient pas les bienvenus dans les programmations. Même les slows, jugés trop mous, furent bannis de l'antenne vers 1993. Les radios FM, à force de considérer l'auditeur comme un être décervelé, n'ont-ils pas creusé leur tombe ? Lorsqu'on voit les gesticulations actuelles dans ce petit monde et la crise terrible qu'il affronte, on se demande si le mal ne vient pas de toutes ces années de mépris.

13/ NOOTROPIC "I see only you" : une happy house "so british" remixée par Love to Infinity, des producteurs mancuniens qui ont remixé le Gotha de la pop internationale.

14/ C-MOS "2 million ways" : C-Mos est l'un des pseudos du producteur belge Oliver Abeloos qui fut à l'origine de tubes tels que T 99 (Anasthasia) ou Quadrophonia (Quadrophonia). Ces violons magnifiques sont empruntés à un vieux titre soul complètement ringard : Run back par Carl Douglas (remember Kung Fu fighting !). Sans doute que la technologie a permis d'optimiser ce sample peu évident à travailler à l'écoute.
L'intro du remix réalisé par Axwell (membre de la redoutable Swedish House Mafia) se mélange avec une grande magie aux violons de Nootropic. J'ai rougi de plaisir en trouvant ce mix et en le peaufinant. Et vous, qu'en pensez-vous ?