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mercredi 26 avril 2017

N° 280 : Guardians of the Black Galaxy (disco re-edits, Tavares, Pointer Sisters...)


Set non disponible
 
Face à l'invasion des productions rap-r'n'b inféodées au diktat de l'auto-tune, rappelons-nous ce que fut la vraie black music.


1/ THE POINTER SISTERS "Insanity" (Hurley's Club-Dub) : le "Silk" met encore à l'honneur cette loop secrète toujours introuvable. Quant à la version originale pop-rock, elle ne sera pas passée à la postérité.

2/ DONELL RUSH "Symphony" (Symphony in E-Smoove) : très soul, la version originale reste la meilleure même si Eric Miller livre ici l'un de ses meilleurs remixes.

3/ KYM SIMS "Take My Advice" (Hurley's Extended Mix) : malgré l'achat du vinyle en import, le pressage, bien trop medium, reste désastreux.  Plus classieux, le mix de E-Smoove reste à découvrir.

4/ EX-GIRLFRIEND "You (You're The One For Me)" (Joey Negro Conversion Mix) : en 1991, Joey Negro avait encore un son assez étriqué, mais n'était-ce pas là l'un de ses tout premiers remixes.
La version originale dans un style "swing beat" est produite par Full Force.

5/ DR. PACKER "Outta Sight" : remix tonitruant de "War" de GALAXY.

6/ SOUTH BEACH RECYCLING "Just A Little" : je revois encore Charly Indounda s’enthousiasmer dans son bureau des éditions Universal sur le morceau de Cassius ("1999"), qui samplait ce titre de DONNA SUMMER ("Hurts Just a Little"). Nous étions en pleine "French Touch mania".

7/ THE WIZARD BRIAN COXX & Morsy "Tonight" : les deux DJ's new-yorkais s'emparent du plus gros hit de Narada Michael Walden.

8/ DJ VAS "Tell Me" : Cyril Vaschetto, DJ français ex-membre du groupe Kojak, nous démontre qu'il est un digne héritier de la soul et ses re-edits sont des must-have. Il déterre ici un vieux titre de CURTIS MAYFIELD datant de 1979 : Tell me, Tell me (How Ya Like To Be Loved)".

9/ THE REAL THING "She's a Groovy Freak" : très Jackson 5 dans l'esprit, ce titre fut l'un des grands classiques du Palace en 1980.  Les deux titres majeurs de ce groupe britannique restent la balade "You To Me Are Everything" mais surtout le monumental "Can You Feel The Force".

10/ TAVARES "It Only Takes A Minute" (Ben Liebrand Extended Remix) : les 5 frères Tavares sont les interprètes du tube "More Than a Woman" qui figure sur la BOF du film "Saturday Night Fever", mais on y retrouve également la version de ses auteurs, les Bee Gees.
En 1986, Ben Liebrand s'inspire de la tendance house du moment pour réaliser un remarquable remix de ce hit de 1975.

11/ KORNUM & KARMA "Think" (Original Mix) : un hit disco nerveux de Cissy Houston (la mère de Whitney) dont ces deux producteurs n'ont retenu pratiquement que les breaks, se permettant même un "stop" étrange au milieu du mix.

12/ FIBRE FOUNDATION feat. Kelli Sae "Weekend" (Joey Negro Disco Re-Blend) : une convaincante reprise du groupe Phreek sous la houlette du gardien du temple, Joey Negro.

13/ ATLANTIS "Keep On Movin' And Groovin'" : un "one hit wonder"" de 1982 sorti sur Barclay.

vendredi 10 décembre 2010

N° 90 : London vs. Chicago (Steve Hurley & Joey Negro definitive masterpieces, Hustlers Convention, Watanabe...)

Set non disponible

Je viens de recevoir un ouvrage qui s'annonce passionnant : "The record players-DJ Revolutionaries".
Sur plus de 450 pages, il compile des interviews de DJ's historiques réalisées sur les 15 dernières années et recèle à coup sûr une mine d'informations précieuses recueillies auprès de stars, de l'avant-gardiste Nicky Siano au christique Tiesto en passant par mes maîtres à mixer que sont David Morales, Louie Vega, Tom Moulton ou David Mancuso.

Pour les plus anglophones d'entre vous, ce serait un beau cadeau de Noël. Le livre n'est sorti qu'au Royaume-Uni et ne sera disponible en France et aux USA qu'en avril 2011 !

Je vous en dirai plus sur les anecdotes croustillantes qui ne manqueront pas de jaillir au fil des lignes et sur les secrets de mixage des uns et des autres.

Incité par quelques-uns d'entre vous, je vous annonce également que j'ai succombé à l'idée de réaliser un set trance, risquant par la même occasion de devenir un hérétique aux yeux des puristes.
J'ai pris un certain plaisir à mixer cette sélection anglo-germanique sur mon Traktor en mutipliant les enchaînements interminables grâce aux fameuses loops programmables et aux effets delay calculés automatiquement.

Je pense délivrer ce set la semaine prochaine avant le Monster Vintage Mix (117 minutes) dédié essentiellement au Skyrock des années dorées (1988-1992) et à Maxximum et qui sera diffusé en guise de cadeau de Noël, espérant faire atteindre le Walhalla aux mêmes puristes.


De Skyrock il s'agit déjà en ce début de set avec quelques classiques de mon Top Dance Megamix.

Deux chefs d'œuvre de Steve Hurley avec BLACK BOX "I don't know anybody else" et DSK "What would we do".

Plutôt axée sur l'italo-dance pure et dure, Airplay n'avait pas commercialisé pour la France ce mix de BLACK BOX et je m'étais délecté à le jouer en exclu dans la Max Party.
De même, le divin Hurley's House Mix de "What would we do" de DSK avait été ignoré par Barclay qui n'avait proposé que son Extended Mix.

EX-GIRLFRIEND "You (You're the one for me)" est aussi une exclu Top Dance, un titre méconnu de la discographie de Joey Negro que j'ai pu jouer... à ma guise.
Je remercie encore le directeur des programmes de Skyrock de m'avoir laissé carte blanche sur la programmation et de m'avoir ainsi permis de redonner ses lettres de noblesse à la house alors que l'émission partait un peu à vau-l'eau, RLP ayant lâché les rênes de ce nouveau concept au format bien trop commercial.

KYM SIMS "A little bit more" est un maxi essentiel dans lequel les mixes de Steve Hurley le disputent en qualité avec ceux de Joey Negro dont je vous propose ici le Rhythm Supply Mix.
Kym Sims est produite par Steve Hurley et son album tubesque "Too blind to see it" sorti en 1992 contient des mélodies taillées sur mesure pour sa voix.

Lorsque l'on est producteur, soit l'on part en quête de la voix qui collera exactement à la mélodie et au style envisagé, soit l'on s'adapte à une tessiture et une originalité et l'on bâtit autour. Les deux stratégies se valent et débouchent généralement sur le résultat escompté.

M.C. RED "Why don't you love me" (Underflute) est l'un des mixes du maxi qui ouvrait le set de Laurent Garnier dans la Max Party. Une fulgurance de ce DJ plutôt habitué à des sonorités techno.
Ce disque italien très rare est l'un des happy few que je peux réécouter à l'envie même 20 ans après. Ça ne s'explique pas, ça se déguste.

ODORU "Watanabe" est une tuerie incluse dans le set culte de Maurice Joshua sur Skyrock.
Comment ce maxi de happy house made in Chicago et sorti sur Vibe Records a t-il pu échapper à mes griffes acérées en 1992 ?

Merci à Dimitri pour m'avoir fait découvrir "Got to give it up" de JAMERSON, ce maxi du rebelle et complexe Mad Mike Banks sorti sur le label Happy Records.
Mad Mike, sorte de porte-parole de la Black Power, est le fondateur du très politique label de Detroit Underground Resistance.
Il fut capable de signer des productions plutôt mélodiques comme ce "Got to give it up" et de véritables brûlots lancés contre le pouvoir des Blancs comme le "Message to the majors" ou le "Riot E.P.".

A la toute fin des années 80, lorsque la house franchit la barrière des radios, nombre d'artistes variété-pop saisissent la balle au bond et font remixer leurs chansons par les talentueux producteurs du moment.
Côté anglais, Samantha Fox, Kylie Minogue, Bananarama ont recours aux finauds producteurs Stock-Aitken-Waterman.
Pour "One better world", le groupe de new-wave ABC ("The look of love") choisit l'option New-Jersey Garage avec Blaze. Le résultat est tonitruant et marquera l'histoire du Skydance.

THE BRAND NEW HEAVIES "Dream come true" est un all-time classic, une revisite disco d'un titre acid-jazz que seul Joey Negro pouvait réaliser, offrant même un break aux sonorités brésiliennes.

Inextinguiblement, la disco-house prend son essor durant cette décennie 90, portée par des groupes comme CHUBBY CHUNKS et surtout HUSTLERS CONVENTION (alias Full Intention), braconniers des trésors enfouis, dont on retrouve ici "Uptown". Les samples sont piqués pour le riff de guitare sur l'intro de "Turn the music up" de PLAYERS ASSOCIATION et pour les voix sur l'excellent titre de JAY W. McGEE, "When we party (Uptown, downtown)".
Le remix incorporera des samples de "Ladies night" de KOOL & THE GANG et de "Straight ahead" de NICK STRAKER BAND.

"Saturday night, sunday morning" de T-EMPO remixé par Matthew Roberts (membre de Bottom Dollar) est un élégant titre de garage anglais dont la version originale revient à Thelma Houston.
Il fallait oser transfigurer cette barcarolle calibrée pour la ménagère passant l'aspirateur.

PAULINE HENRY "Love hangover". La reprise de Joey Negro est interprétée par l'ex-chanteuse des CHIMES. Bien que de bonne facture, elle ne parvient toutefois pas à se hisser au niveau de la sulfureuse version originale de Diana Ross, mais le philosophe-musicologue André Manoukian aurait dit que "lorsqu'on s'attaque à un monument, on risque de s'y casser les dents".

En 2008, Joey Negro tentera à nouveau l'ascension de cet Everest avec Diane Charlemagne (ex-chanteuse de Urban Cookie Collective) mais le titre n'arrivera jamais à atteindre le sommet.


Et ce set s'achève avec la voix éthérée de Sophie Ellis Bextor sur le tube du géant italien SPILLER (c'est le fil rouge du clip) : "Groovejet".
Pour ceux qui ne le savaient pas encore, les samples sont empruntés à "Love is you" de CAROL WILLIAMS, un classic "Philly".

vendredi 4 septembre 2009

N° 34 : Happy hour (all time funky classics, Clubland, Kym Sims, Robin S...)



A l'heure où vous lirez ces lignes, ma carrière aura peut-être pris un tournant décisif, rechute dans l'abîme de l'inexistence ou envolée vers le chemin de la reconnaissance.

Quelle que soit l'issue de ce vendredi crucial, j'ai voulu que cette heure de set soit placée sous le signe de la gaité. "Happy, happy hour!" faisait chanter DEODATO, le producteur de KOOL & THE GANG, dans l'un de ses meilleurs titres en 1982.

1/ Entrée en matière avec l'un des tournants musicaux de ma vie. Un double A-side maxi de SISTER SLEDGE : "We are Family"/"He's the greatest dancer".
Il fallait vraiment être gonflé pour oser ce pari commercial qui défierait toute logique marketing de nos jours. Mais Nile Rodgers et Bernard Edwards, les producteurs du groupe CHIC, ne sont pas à ça près. Ayant renfloués sérieusement les caisses de la major Atlantic et de son label Cotillion avec "Le Freak", tous les plaisirs leur étaient octroyés, notamment de produire qui bon leur semblait. Des "Timbaland" ou des "Neptunes" avant l'heure, en quelque sorte.

Alors que les "cadors" de la soul leur étaient offerts, le duo surprend son monde en jetant son dévolu sur un "girls band" plutôt anecdotique au palmarès aussi fourni qu'une boulangerie parisienne sous l'Occupation.
Le premier 45t extrait de la marmite où mijote la potion magique sera ce "He's the greatest dancer" (N° 1 du R'nB chart US en 1978). "Halston, Gucci, Fiorucci..." réclame Kathy Sledge dans des textes "bling-bling" avant l'heure. Rodgers et Edwards se lâchent totalement, trop même puisque certaines phrases résonnent aux confins de la provocation. "My creme de la creme, please take me home" laisse entendre que les 4 girls seraient des filles faciles alors qu'elles sont un modèle de ferveur religieuse. Pas de quoi rassurer. Et pourtant l'art de la persuasion de nos deux larrons l'emportera, posant un menhir à l'édifice de la disco.

2/ CUTTY "Naughty times" : 1982. les boîtes à rythme commencent leur travail de sape du swing. Il y a ceux qui l'utilisent abusivement et maladroitement comme un nouveau joujou et ceux qui l'intègrent efficacement dans un arrangement qui conserve ses vertus groovy. Tel est le cas de cet obscur groupe dont le magnifique "Naughty Times" reste un monument absolu de cette funky music qui se dresse sur les ruines encore fumantes du disco. Le mythique label COOLTEMPO ne pouvait rêver meilleure signature pour entamer une carrière jonchée des tubes d'ADEVA, JULIET ROBERTS ou MONIE LOVE.

3/ MIDNIGHT STAR "Midas touch" : le titre résume parfaitement la puissance de ce titre extrait de l'excellent album "Headlines" paru en 1986 sur un autre label incontournable, SOLAR, acronyme subtil de Sound of Los Angeles Records et qui signera des artistes comme THE WHISPERS, SHALAMAR, DYNASTY, LAKESIDE, KLYMAXX ou BABYFACE.

4/ LEON HAYWOOD "I'm out to catch" : un clone extraordinaire du seul véritable tube de l'artiste, "Dont push it, don't force it" sorti 3 ans plus tôt. Un riff de guitar imparable et la voix de cette impassible amazone en chasse d'un homme pour la nuit (littéralement "Je sors pour choper").

5/ MARIAH CAREY "Emotions" : la plantureuse diva, dans un énième caprice, pourrait bien avoir réclamé les meilleurs producteurs à ses pieds. C & C Music Factory, signés également chez Sony, faisaient bien l'affaire pour ce single.

6/ LULU "Independence" : celle qui interpréta la B.O. de "L"Homme au Pistolet d'Or", un James Bond de 1974, revient près de 20 ans plus tard avec quelques rides gommées par le remix des Brothers in Rhythm.

7/ CHAKA KHAN "Love you all my lifetime" : j'avais beaucoup aimé le travail de Dave Shaw sur le single de Karyn White, "The way you love me" mais cet opus garage de Chaka Khan atteint des sommets que l'on croyait réservés au seul Frankie Knuckles.

8/ CLUBLAND feat. Zemya Hamilton "Come rain come shine" : je crois que je possède l'essentiel de la discographie de ce groupe suédois remixé ici par Eric Kupper. On retrouve un certain Vito Ingrosso à la compo. De là à penser qu'il y a comme un air de famille avec Sebastian, il n'y a que quelques Krisprolls à engloutir.

9/ KYM SIMS "Too blind to see it" : En 1992, de passage à New-York, je tombe sur cet album produit par l'une de mes idoles du moment, Steve "silk" Hurley. Le valeureux a enfin trouvé en Kym Sims la voix qui pourra mettre en valeur ses propres compositions. Le CD recèle bien des trésors qui seront progressivement sortis en maxi et remixés dans un esprit totalement "happy house" par la team d'ID PRODUCTIONS (Steve Hurley, E-Smoove, Maurice Joshua) :
  • Take my advice
  • A little bit more
  • Too blind to see it
Le Top Dance megamix résonne encore de ces grands moments.

10/ CLUBLAND feat. Zemya Hamilton "Hold on (tighter to love)" : un tube confirmé dans les discothèques françaises, comme un bref intermède avant la déferlante EuroDance.

11/ ROBIN S "Show me love" : amusante anecdote mais peu avantageuse pour ma réputation à propos de ce single. Lorsque je reçoit le double-pack promo, un jour de 1992, mon oreille fortement sous influence garage ne retient que ce AKA Mix que je propose de diffuser immédiatement en nouveauté à RLP dans le Skyrock Top Dance. Ce dernier acquiesce sans problème, nous sommes sur la même longueur d'onde.
Et d'apprendre quelques jours après que c'est finalement un mix dominé par un gimmick d'orgue (celui du synthé Korg M1) qui fait fureur auprès des DJ's français !!! Un son qui influencera un nombre considérable de productions pendant plusieurs années.
Je ne me suis jamais senti aussi étranger à mon pays que ce jour là et me demande encore quelle malédiction m'a fait naître ici alors que je n'ai rien presque rien retenu de sa culture musicale. Finalement, mon grand malheur est d'être né dans le seul pays où je n'avais aucune chance d'imposer mon style musical.

Pour en revenir à cette version de "Show me love", je me suis régalé à la mixer avec Clubland pendant près d'1'30'', un des records de durée dans tous mes sets.

12/ JULIET ROBERTS "Caught in the middle" : après le remix de Morales, voici la 2ème version de ce titre présenté dans mes sets. Une troisième suivra en 2010. Ce mix puissant et gras, hyper compressé, est signé du quatuor anglais K-Klass. Ne pas rater leur version de "2 can play that game" de Bobby Brown, "Lover" de Joe Roberts (voir set N°8) et "True Spirit" de Carleen Anderson.

13/ JANET JACKSON "Because of love" : réunissez deux dieux du mix, (Morales et Knuckles) et cela devient un événement à la mesure d'un "Borsalino" avec Belmondo et Delon au générique. Et ce Frankie & David Trick Mix porte bien son nom, réellement malicieux, un mât de cocagne qu'on prendrait plaisir à grimper pour s'emparer d'un filet garni de bonheur.

14/ Et c'est sans doute dans l'allégresse que je me suis permis de toucher à l'œuvre du Boss, de ré-éditer ce "Ecstasy" de JODY WATLEY sorti discrètement en face B de sa reprise de "When a man loves a woman" en 1994.

Espérons qu'après cette heure de bonheur que j'ai voulu partager avec vous, je ne vous serve pas la soupe à la grimace la semaine prochaine. Dieu seul le sait au moment où j'écris ces lignes.

dimanche 22 mars 2009

N° 11 : Those built-to-last house tracks (David Morales, Frankie Knuckles, Steve Silk Hurley, E-Smoove)

Set non disponible





1/ DE LA SOUL "A rollerskating jam named Saturdays" : alors que l'original sample gaiement le "Evil Vibrations" des Mighty Ryeders (et peut être bien le mot "Saturday" de "Saturday in the park" de Chicago) , Morales ose un instrumental deep-house très minimaliste. A l'instar de son "6 a.m. Mix" qui inclut les vocaux, l'ensemble des remixes de ce titre valent le détour. Heureux De La Soul, toujours bien servis.

2/ MICA PARIS "I never felt like this before" : le vétéran Frankie Knuckles inonde le mix de ces basses tout en rondeur qui ont été la marque de fabrique du Warehouse Club de Chicago. A son apogée, à la fin des années 70, les clubbers y affluaient de la ville entière, dansant jusqu'à 10 heures du matin. Le son était si puissant - et le lieu si exigu - que tous ceux qui n'avaient pas eu la chance de pouvoir y pénétrer profitaient quand même du set de Mr Frankie à l'extérieur du bâtiment, le son transpirant largement à travers les murs !

3/ KYM SIMS "A little bit more" : d'aucuns se demandaient certainement comment un D.J. qui a tant vanté les mérites de Steve Silk Hurley sur l'antenne de Skyrock lui réservait si peu d'espace dans ses mixes. Injustice réparée ! et il sera à l'honneur dans ce set.

4/ AURRA "A little love" : la preuve immédiate avec cet astucieux remix tiré de la compilation Synergy sortie par le label Salsoul en 1992 et dotée d'un casting stellaire (Todd Terry, Masters at Work, Danny Tenaglia...).
Tabasko!, autre compilation-hommage à ce label, sortira l'année suivante avec de nouveaux titres remixés, entre autres, par Frankie Knuckles ou Tommy Musto.

5/ COOKIE CREW "Brother like sister" : un titre souvent programmé dans mes Top Dance megamixes même s'il a connu un succès d'estime en France. Révélées par "Rok da House" mais surtout le single "Females", gros tube du Skydance de RLP, ce titre produit par les danois de Cutfather & Soulshock sera hélas le chant du cygne pour les deux "english sista".

6/ FRANKIE KNUCKLES feat. Roberta Gilliam "Workout" : En 1991, Frankie Knuckles sort "Beyond the Mix", son premier album en tant qu'artiste à part entière. Constellé de tubes en puissance ("The Whistle Song", "Rainfalls"...), les remixes seront à la hauteur de la réputation du personnage. Alors que son compère Morales échouera plus ou moins dans cet exercice avec son album "The Program", Knuckles franchit brillamment l'obstacle.

7/ STABBBS "Joy + Happiness" : Une pure production garage signée Stonebridge dont j'ai transformé le dub en mash-up avec l'acapella de "Touch me" de ALISHA WARREN.

8/ ROBIN S "I want to thank you" : la reprise d'un titre de Alicia Mayers (1981) écrit par Kevin McCord, compositeur à qui l'on doit des tubes comme "Get down saturday night" (O. Cheatham) , "You can do it" ( Al Hudson) et le fabuleux "Mr Groove" (One Way).

9/ CHANTAY SAVAGE "If you believe" : une production exemplaire de Steve "silk" Hurley mais passée complètement inaperçue. Rares sont les articles sur Chantay Savage qui mentionnent ce titre très énergique aux sonorités ragga et africaines plutôt originales. Autre production totalement occultée : "i got a hold on you" (le mémorable Silky Scat Dub) . Heureusement, votre serviteur est là pour exhumer de temps en temps quelques trésors cachés.

10/ Retour d'Eric "E-Smoove" Miller dans mes sets avec ce remix classieux de "I'll wait" par TAYLOR DAYNE. Taylor Dayne, les tubes "Tell it to my heart" et "Prove your love" (1988), ces titres genre "Papillon de Lumière" que j'avais donc évacués très vite de ma mémoire. Heureusement, elle réalise en 1993 un come-back plutôt intéressant avec notamment la collaboration de Shep Pettibone. Autre tube extrait de l'album, "Can't get enough of your love", la reprise de Barry White, avec des mixes house ciselés par C & & Music Factory.

11/ MICHAEL JACKSON "Jam" : un mix de Steve "silk" Hurley que je peux être fier d'avoir joué dans la Max Party sur Skyrock alors qu'il n'était pas encore disponible en France. Malgré l'avalanche de mixes proposés, seul celui de Hurley me paraît réellement digne d'intérêt ; c'est le Steve Hurley à son apogée, hyper créatif et nerveux dans la construction du mix, une "happy house" De Luxe.

12/ DAJAE "Is it all over my face" : Un remix dans lequel E-Smoove joue littéralement avec les samples de voix (léger clin d'oeil au titre de LOOSE JOINTS) et multiplie les breaks ! Un titre totalement déconstruit qui peut être mixé à de multiples endroits, détonnant ainsi avec l'habituelle facture classique de ses remixes.

13/ Lorsqu'on a espéré un disque pendant longtemps, on a tendance à le jouer à outrance. Je n'évite pas ce piège en proposant à nouveau ASIA BLUE "Connect" dans la version jouée par Lil' Louis lors de sa venue à Skyrock. Le mix entre les deux titres est tellement fusionnel que je prolonge le plaisir à la limite du mash-up. Que je mette la main sur l'acapella de Dajae et je vous promets un bootleg d'anthologie !

14/ DEEP AURAL PENETRATION "All i want to do" : malgré moi, je risque la remontrance de I Tunes ! Un titre assez deep qui utilise un sample de DSK ("What would we do?").

15/ ALISON LIMERICK "Where love lives" : le symbole d'une house music construite pour durer. S'il ne fallait conserver qu'une œuvre pour exprimer ce qu'est le "garage", ce "Where love lives" serait l'Élu grâce aux remixes exceptionnels réalisés par Morales et Knuckles. Encore un titre que j'ai joué et rejoué sur l'antenne de Skyrock bien avant sa sortie en France et qui n'a pas du tout fonctionné en club. La France, bonnet d'âne de l'Europe en matière de clubbing. Même au fin fond de la Crète, ce titre a dû étre plébiscité... mais vous connaissez cette fameuse exception française.

16/ Un final qui n'oublie pas le rôle important joué par les italiens dans le mouvement "garage".
ATELIER "Got to live together" sample l'acapella de "Why can't we see" du groupe BLIND TRUTH (une production A. Baker/V. Simonelli), un groupe qui se montrera d'ailleurs assez virulent envers ceux qui utilisèrent cet acapella "punchy" qui attirait forcément les convoitises. J'ai donc échappé au bâton lorsque j'en ai utilisé un petit bout pour mon remix de "I don't talk about L.O.V.E." d'Abyale - le titre n'a certainement pas dû franchir l'Atlantique !