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vendredi 13 novembre 2015

N° 254 : No Cure For This (Diana Ross, Forrest, Jesse Johnson...)


Set non disponible
 
1/ DIANA ROSS "Love Hangover" (Alternate Version) : à l'écoute de cette version alternative d'une des gemmes du disco, on comprend pourquoi celle-ci est restée à l'état de maquette. Alors que le thème évoque une sorte de nymphomane totalement "accro", Diana Ross se révèle peu convaincue et sensuelle dans l'interprétation de ce qui semble être la première prise. Dès que le tempo s'emballe, le débit de la mélodie trop mécanique altère la magie.
Malgré tous ces défauts, quelques éléments de l'ad lib furent conservés dans la version finale. En 1977, la chanteuse récoltera finalement le Grammy Award de la meilleure prestation vocale féminine, catégorie R'n'B.
Et pour cause ! La diva s'étant montrée quelque peu réticente à s'abaisser à faire du disco, le producteur avait judicieusement transformé la cabine d'enregistrement du studio en mini-discothèque avec une lumière stroboscopique sans compter que quelques boissons alcoolisés généreusement distribuées avaient rendu plutôt euphoriques chanteuse et musiciens.

Le titre fut remixé par Frankie Knuckles en 1993 et repris par Joey Negro en 1995 avec la chanteuse Pauline Henry (The Chimes).
Mc Solaar samplera l'intro pour son tube Paradisiaque.

2/ CONWAY & TEMPLE "You Can Lay Your Head On My Shoulder" (Decareydited Mix) : retrouvé dans mes archives et jamais joué à l'époque où j'officiais, ce titre fut un enième one-shot d'un duo totalement oublié. On retrouve cependant trace de Margaret Conway dans Sure Shot (UK Dub), un mix entendu dans le set de Lil' Louis joué sur Skyrock dans la Max Party en 1992.

3/ STEREO MC's "Lost In Music" (Ultimatum Remix) : Love Is The Message de MFSB est une nouvelle fois mis à contribution pour ce remix. Le tube incontournable de ce groupe londonien reste Connected (1992).

4/ CHUGGIN' EDITS "ATCQ" : un edit fortement ralenti de la version house de Bonita Applebum de A TRIBE CALLED QUEST qu'avaient réalisée Sir Pier et Sid Ashton.

5/ THE DANCEFLOOR OUTLAWS "Get Your Boogie Down" : re-edit du très joyeux Boogie Down du chanteur de jazz Al Jarreau, extrait de l'album Jarreau sorti en 1983 (qui représente une pièce essentielle à toute discographie qui se respecte).

6/ JESSE JOHNSON "Love Struck" (Dance Mix) : dans la veine du Uptown Funk de Mark Ronson & Bruno Mars, mais réalisé près de 20 ans plus tôt.

7/ WHODINI "Magic's Wand" (Extended Mix) : acheté dans une rue piétonne de Francfort en 1982. Un des joyaux du hip-hop alors naissant.

8/ FORREST "Rock The Boat" (Special Extended Version) : le chanteur Forrest, d’origine américaine mais exilé aux Pays-Bas, a toujours réalisé des reprises fadées telles celles de She's So Divine de The Limit ou Feel the Need in Me des The Detroit Emeralds. Il reprenait ici dans une version totalement flamboyante le hit de Hues Corporation (1974).
Il est décédé en 2013 à l'âge de 60 ans.

9/ FOX THE FOX "Precious Little Diamond" (Ben Liebrand Special Remix) : on est jamais mieux servi que par les producteurs locaux. La très pop version originale est métamorphosée par le maître du remix batave Ben Liebrand. Shep Pettibone en sera aussi de son remix pour le marché U.S.

10/ KYLIE MINOGUE "I Should Be So Lucky" (12" Version) : les prémices d'une pop-house dont Stock, Aitken et Waterman seront les démiurges. J'avais trouvé ça un peu mièvre à l'époque, mais les tubes de Rick Astley qui allaient se succéder par la suite avaient fini par me convaincre du bien-fondé de ce style.

11/ THOMPSON TWINS "In The Name Of Love" (Shep Pettibone 1988 Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 45.

12/ NIA PEEPLES "Trouble" (JP Luijsterburg Edit) : DJ Fa devrait apprécier cet edit très réussi.

vendredi 28 novembre 2014

N° 230 : Old Skool Fever (Michael McDonald, great Ultimixes, Paul Rutherford...)


Set non disponible

1/ KIM SUN "Situation" : non, Kim Sun n'est pas une star locale en Corée du Sud ! c'est un énigmatique producteur qui a commis ce remix de Bette Davis Eyes de Kim Carnes sur le label grec Chopshop.

2/ MICHAEL McDONALD "Sweet Freedom" (Freedom Mix - Extended Club Version) : mes patrons du Patch Club avaient ramené ce single de leur road-trip estival en camping-car aux USA en 1986. Visiblement, ce merveilleux titre avait été matraqué par les FM locales et il reçut d'ailleurs un accueil plutôt positif sur la piste.
Ex-membre des Doobie Brothers, Michael McDonald fait partie du gotha des grandes voix masculines américaines qu'on retrouve dans les backing vocals de productions prestigieuses telles celles de Christopher Cross (I Really Don't Know), James Ingram (Yah Mo Be There), Toto (I'll Be Over You)...

Composé et produit par Rod Temperton et mixé par Bruce Swieden, deux des piliers de la "team Michael Jackson", Sweet Freedom possède un break interminable (que j'ai un peu écourté) mais flamboyant, un peu "à la All Night Long" de Lionel Ritchie, et qui laisse tour à tour les pistes de l'arrangement s'exprimer en solo.

Le titre fut repris en 1998 par Shawn Christopher et occupa la première place du Billboard Dance deux semaines consécutives en juillet de cette année-là.

3/ PAUL RUTHERFORD "I Want Your Love" (Extended Mix) : il me semble avoir découvert cette reprise de Chic par l'ex-membre de Frankie Goes To Hollywood dans le Skyrock Top Dance de RLP en 1989. La même année, Paul Rutherford sortit un titre garage (Oh World) tout à fait ressemblant au fameux Tears de Satoshi Tomiie.

4/ RICK ASTLEY "Together Forever" (Lover's Leap Extended Remix) : la quintessence du style Rick Astley ! une production énorme, peut-être le titre le plus fort de l'artiste.

5/ REGINA "Baby Love" : déjà chroniqué dans le set n° 69.

6/ NIA PEEPLES "Trouble" (Ultimix) : déjà chroniqué dans le set n° 72 :

7/ WALLY JUMP Jr & THE CRIMINAL ELEMENT ORCHESTRA "Tighten Up" (I Just Can't Stop Scratchin') : extrait de l'album Don't Push Your Luck sorti en 1987 et produit par Arthur Baker.

8/ SHARON BRYANT "Let Go" (Decarey That Mix) : un petit re-edit maison, la version étant dépourvue de break. C'est le 3e et dernier mix que je présente de ce maxi assez confidentiel de 1989.

9/ JANET JACKSON "The Pleasure Principle" (Ultimix) : une version dotée d'edits old school réalisée par un certain Bradley D. Hinkle, co-fondateur du célèbre label de remixes créé en 1986. On lui doit plusieurs dizaines de remixes.

10/ PHIL COLLINS "Hang In Long Enuff" (Pettibone 12inch Mix) : étonnant de retrouver Phil Collins dans une sélection house, mais le fait est que Shep Pettibone a apporté sa touche à un titre assez anecdotique de l'ex-Genesis sorti en 1989, un ersatz de l'excellent Sussudio.

11/ L.A. MIX "Check This Out" (Extended Vocal Mix) : une production Les Adams de 1988. Au début des années 90, le groupe se tournera vers des productions downtempo plus classieuses (We Shouldn't Hold Hands In The Dark, Mysteries Of Love).

12/ WOOD ALLEN "Airport '89" (Club Mix) : un pseudo des producteurs du groupe Black Box, le trio magique Davoli-Limoni-Semplici, un "Black Riot-like" au gimmick plutôt efficace.

13/ DUANE & CO  "J. B. In Heat" : on finit dans les bas-fonds de Chicago pour cet extrait du E.P. Hard Core (On The One) datant de 1987. C'était avant que James Brown se mette en tête de faire des procès à tous ceux qui samplaient ses disques car ce fut, malgré lui, l'un des contributeurs à l'essor de la house music.

vendredi 7 janvier 2011

N° 92 : Italian Riviera (italian disco-funk classics, David Todd and Shep Pettibone's famous remixes)

Set non disponible

Que retenir de l'année dancefloor 2010 ?

Une tendance encourageante au retour de solides mélodies comme celles de "Break your heart" de Taio Cruz, "DJ got us fallin' in love again" de Usher, "Only girl (in the world)" de Rihanna ou encore "California Gurls" de Katy Perry.
Arrivé in extremis, "Barbra Streisand" de Duck Sauce, reste LE tube 100% house de l'année et le clip nous montre toute la désinvolture d'Armand Van Helden et sa bande, totalement à l'opposé des vidéos baignant dans l'univers frime des artistes dance et de leurs "biatches" en maillot de bain.

Au rayon des horreurs, à noter "Telephone" de Lady Gaga & Beyoncé, "Stereo love" de Edward Maya (une pensée pour ceux qui subissent les accordéonistes dans le métro chaque jour) et surtout "The time" de Black Eyed Peas qui touche le fond avec un arrangement d'une débilité confondante et une Fergie "bleue" sur tout son refrain.

Désormais raccordé à la télé par ADSL, j'ai découvert un autre univers de médiocrité avec des chaînes musicales estampillées "club" qui déversent les même "daubasses" à longueur de journée.
Avec ses adolescentes américaines qui s'exhibent à moitié nues sur fond d'électro de supermarché, l'émission "Sexy DJ" diffusée sur MCM atteint le paroxysme de la vulgarité décérébrante.
Comment voulez-vous que les médias et des animateurs comme Nagui ne crachent pas sur ce qui est assimilé à une culture de boutonneux infantiles.

"Clubbing TV" se présente comme la première chaîne dédiée aux dancefloors. Un rapide visionnage m'a fait réaliser qu'il s'agissait en fait d'un énième torrent à tubes estampillés électro.
On aurait pu espérer des idées judicieuses comme la captation de live sets de DJ's ou de show-cases, des reportages, des portraits d'artistes, des sagas sur l'histoire de la musique club. Rien de tout cela. On fait dans le "cheap" à moindre coût.

On pourrait multiplier les chaînes musicales que l'on ne ferait pas avancer d'un pouce la culture dans ce pays puisqu'elles proposent toutes à peu près la même recette.
Lorsque le matraquage devient à ce point mono-culturel, il n'y a rien à espérer sur l'éducation musicale des futures générations, des futurs DJ's et des futurs producteurs.

La France cherche à s'inspirer du modèle allemand sur le plan économique, elle pourrait également réfléchir sur les fondements de la richesse insolente de la scène musicale germanique.

Vivement que des programmateurs de bon goût prennent en main les choses et présentent la culture club sous un aspect plus original et légèrement intellectualisé, lui conférant la crédibilité et le respect dont bénéficient le rap et le rock qui, eux, ont su se fabriquer un univers, une histoire avec leurs icônes de référence.
Si certains responsables de chaînes musicales lisent ce blog, qu'ils me contactent car ce ne sont pas les idées qui manquent.


Passé ce coup de gueule salvateur, parlons de ce set totalement conçu pour redémarrer l'année en douceur, passées les traditionnelles agapes.
Je l'ai intitulé "Italian Riviera" car fortement connoté italian disco-funk.

1/ DRIZA BONE "Real love" : j'ai déjà tout dit sur ce duo de producteurs anglais à la carrière éclair. Ce titre de 1991 ne fut pas signé en France, mais trop sophistiqué, il n'aurait eu aucune chance de percer.

2/ WILLIAM DeVAUGHN "Be thankful for what you've got" : du lourd, du très lourd, un remix rare de David Todd qui surpasse la version originale. Un classique immortel du Patch Club.
MASSIVE ATTACK réalisera une version décevante en 1991.

3/ AURRA "You and me tonight" : C'est le dernier tube de ces ex-membres du groupe SLAVE.
Ce Midnight Mix réalisé par Timmy Regisford est un autre grand classique du Patch, l'un des derniers avant sa fermeture à l'été 1986. Ce club n'aura pas eu la chance de vivre les premières heures de la house music.

4/ DONNA ALLEN "Joy and pain" : j'ai découvert cette reprise de MAZE dans une série funk du Skyrock Skydance, me semble t-il.
C'est encore David Todd qui commet ce Dance Mix.

En 1975, alors DJ à l'Adams Apple de Manhattan, Todd ne cessait de relancer le musicien Van McCoy afin de l'inviter à découvrir une nouvelle dance de salon, le "hustle".
Accaparé par l'enregistrement de son album, Van McCoy envoya l'un de ses sbires, Charles Kipps Jr.
Subjugué par ce qu'il avait vu sur la piste, Kipps rentra précipitamment au studio et convainquit Van McCoy de réaliser un titre dans la même mouvance. Profitant de la dernière heure de studio qu'il avait réservé, Van McCoy réalisa à la hâte avec son orchestre ce qui restera l'un des tubes fondateurs du disco, "The Hustle", titre qui atteignit la 1ère place du Top 40.
Comme quoi, ce sont souvent les projets les plus spontanés qui font florès. Je peux en témoigner.

5/ CHANGE "You are my melody" : le groupe de Jacques Petrus a régné sur le funk italien durant 5 années à travers 5 grands albums auxquels ont collaboré ponctuellement Luther Vandross, Jocelyn Brown ou Johnny Kemp.

6/ RAW SILK "Do it to the music" : un groupe de studio constitué notamment par Bert Reid, membre de Unlimited Touch, autre fer de lance du label Prelude Records.
La courte partie accapella du titre fut samplée à de nombreuses reprises.

Leur autre tube est l'explosif "Just in Time" remixé par l'inévitable David Todd.

7/ GAME "Gotta take your love" et 8/ DISCO DEVIANCE "Do it" : un one-shot italien bénéficiant d'un break mémorable qui est la pierre angulaire du bootleg qui le suit dans ce set.

9/ NIA PEEPLES "Trouble" : les tubes du Skydance s'invitent souvent dans mes sets ces derniers temps.
Remixé par Shep Pettibone, ce titre ravira les amateurs de house syncopée dans laquelle boîte à rythme et synthé-basse forment une solide armature.

10/ BLACK BOX "Ride on time" : je pense que l'on peut attribuer à RLP le succès de ce groupe en France. Il fut le premier à diffuser et matraquer cette version originale. Il réalisera d'ailleurs certains remixes du groupe et un medley pour le label Airplay (qui doit beaucoup à son partenariat privilégié avec la radio Skyrock).

Rapidement, le sample empli de rage de Loleatta Holloway piqué sur "Love Sensation" fut interdit et le disque ressortit dans une version rechantée bien moins convaincante.

11/ BLACK BOX "Strike it up" : les roulements de tambours sont empruntées à la version disco de "Reach out (I'll be there)" des Four Tops réalisée par Gloria Gaynor en 1974.
Quant à la voix, il s'agit de celle de Martha Wash et, détail extraordinaire, elle n'est même pas créditée !
La version de DJ Lelewel (que j'ai pas encore incluse dans l'un de mes sets) est l'un de mes classiques du Top Dance Megamix.

12/ LONNIE GORDON "Gonna catch you" : le Pub Mix est plus commercial avec son riff d'orgue et de cuivres inspirés par le couplet de "Reach out, i'll be there" des Four Tops (encore eux). Je préfère toutefois ce Philly Mix aux sonorités garage.

13/ LAST RHYTHM "Last rhythm" : une sorte de balearic-house made in Italy. Cette version vocale de 1992 est un remix de l'original instrumental sorti deux plus tôt.
Le single "Open your mind" est dans la même veine.

14/ THOMPSON TWINS "Come inside" : final assez violent avec un remix rave de ce titre du groupe de new-wave anglais à qui l'on doit les excellents "Love on your side", "Hold me now" ou l'arabisant "The gap".

mercredi 15 avril 2009

N° 14 : Reaching the red zone (Morales legendary mixes, hip-house, Stevie V, Doug Lazy...)


Un petit clin d'oeil aux "Red Zone" de Morales qui ponctuent ce set très vintage et largement consacré au "Boss"

1/ FRANKIE KNUCKLES presents Lisa Michaelis "Rain falls" : un titre extrait de l'excellent premier album de Frankie et remixé par Dave Morales. Une production garage tout en finesse avec une mélodie signée, entre autres, par Satoshi Tomiie.

2/ CHIC "Your love" : après 9 ans d'absence, retour sur le devant de la scène pour le groupe Chic avec le tube "Chic Mystique" et ce titre, "Your Love". Malheureusement, le bassiste Bernard Edwards, co-fondateur du groupe, décedera en 1996.
En 1978, le single Le Freak est immédiatement adopté par les français grâce à un refrain particulièrement fédérateur et interprété par nos oreilles comme un hymne à l'argent ("Le fric, c'est chic"). Un concepteur d'agence de pub n'aurait pas trouvé meilleur slogan !
Je me rappelle encore de ce maxi-single en vynil coloré et d'une dynamique monstrueuse ; il tirait avantage de l'espacement des sillons, un procédé inventé par l'ingénieur du son Tom Moulton.

3/ NIA PEEPLES "Kissing the wind" : Actrice (Walker Texas Ranger, Fame) et accessoirement chanteuse, son titre Trouble fait le bonheur du Skydance en 1988. En 1991, l'armada de remixers de I.D. Productions s'empare de son single Kissing the wind mais c'est Steve Hurley qui remporte la timbale avec ce gimmick de sax "tordu" dont il a le secret.

4/ NOMAD "(i wanna give you) Devotion" : Joey Negro, des débuts prometteurs, même si le "gros son" n'est pas au rendez-vous. Un refrain inspiré du Devotion de TEN CITY et qui a dû servir de sample de base à la maquette du titre.

5/ DRIZA BONE "Catch the fire" : Après le tube Real love, c'est 2ème single de cet éphémère duo de producteurs basé en Angleterre ; il remixera notamment des artistes comme Tom Browne (Funkin' for Jamaïca), Lisa Stansfield (Change) et surtout Shanice (I love your smile).

6/ MICHAEL JACKSON "In the closet" : une des fulgurances du producteur Tommy Musto pour un des titres fétiches de mes Top Dance megamixes. Près de 20 ans après sa création, son mix ne présente aucune ride, servi par un arrangement à la magie inaltérée.

7/ OVER WEIGHT POOCH feat. Ce Ce Peniston "I like it" : je ne sais pas si ce pseudo est le fruit d'un humour au second degré (littéralement "clébard en surpoids") mais le fait est que le stick de la pochette indique que la rappeuse est plus que plantureuse, carrément obèse ! Au delà de l'anecdote, ce single marque les débuts de la chanteuse Ce Ce Peniston qui en assure les vocaux du refrain. Manny Lehman, un directeur artistique du label A&M, est sous le charme cette voix qu'il découvre. Quelques mois plus tard, il permettra à l'artiste de sortir un titre d'anthologie, Finally.

8/ ROBERT OWENS "I'll be your friend" : en 1991, au top de l'underground, un Morales totalement impliqué dans l'écriture de ce titre doté d'un gimmick de violons et d'une base rythmique exceptionnels. Les années 2000 nous ont rarement proposé des hymnes d'une telle majesté. J'ai inclus dans l'intro l'accapella de Impress Me par Jamie Lewis & DJ Pippi.

9/ ADVENTURES OF STEVIE V "Dirty cash" : Avec l'anglais Stevie V, nous sommes très proche de l'atmosphère de SNAP. Une rythmique qui se distingue par son originalité. Elle seule parviendrait à rameuter les clubbers sur la piste. Fort logiquement, le titre atteindra la place de N°1 des Club charts britanniques en 1990.

10/ DOUG LAZY "H.O.U.S.E." : nous sommes entrés dans la zone rouge ! En 1989, Morales prend une résidence dans ce club-new-yorkais, Le Red Zone. Influencé par la une house anglaise plus électro, ses "Red Zone" mixes sont une fusion de ses influences "garage" et de ces sonorités technoïsantes. Ces "naughty mixes" annoncent l'émergence d'un mouvement deep-house dans lequel s'engouffreront des producteurs comme Danny Tenaglia ou Roger Sanchez. Exemple pour ce titre extrait de l'album Doug Lazy Gettin' Crazy réalisé par ce rappeur orienté hip-house. A retenir également les titres Let it Roll et Let the rythm pump.

11/ ROYAL HOUSE "Party people" : Une production mémorable de Todd Terry dans un style toujours aussi minimaliste. Très similaire au Can you feel it du même groupe, ce titre est bourré de samples dont le "party people" de Planet Rock (Afrika Bambataa) et le riff de violons de Move your body (Marshall Jefferson).

12/ Premier DMC mix de mes sets : EXPOSÉ "Tell me why" remixé par Paul Dakeyne, grand contributeur à la célèbre collection d'albums de remixes réservée aux D.J's. Ses deux plus gros succès restent le remix du I feel good de James Brown (maintes fois programmé dans la Max Party) et le Eighteen Strings de Tinman qui reprenait le riff de guitare de NIRVANA (Smells Like Teen Spirit)

13/ BROTHERS IN RHYTHM "Such a good feeling" : incontournable titre de mes Top Dance megamixes, une production basée sur des samples de l'accapella de Always there par CHARVONI. Le duo Brothers on Rhythm est composé de Steve Anderson et de Dave Seaman, fondateur du magazine Mixmag, un bréviaire dans mes années Skyrock. Que de choses j'ai pu apprendre au travers de ses pages et que de joyaux dégottés après lecture des chroniques. La revue française "Only for DJ's" n'offre hélas qu'une place marginale à la soulful house alors que hip-hop et électro se taillent la part du lion. Décidément, il est bien difficile de se tenir au courant de la "bonne actu" sans être bilingue.

14/ YA KID K "Awesome (you are my hero)" ; l'ex-chanteuse de Technotronic remixée par Dancin' Danny D. Pour l'histoire, le titre figure sur la B.O.F. du film Les Tortues Ninja 2.

15/ THE CREW "Get dumb" : Un des pseudos du duo Clivillés & Cole époque underground, encore un disque ramené de Miami en 1990 - il faut dire que je raflait tout ce qu'ils sortaient.
Un titre totalement hip-house qui utilise une boucle de conga piquée sur Apache du groupe Michael Viner's Incredible Bongo Band. Dans leur titre Break Dance-Electric Boogie, le groupe West Street Mob avait, lui, emprunté le riff de cuivres (entendu aussi dans l'émission Tout le monde en parle d'Ardisson à l'accueil des invités).