Affichage des articles dont le libellé est Future Funk. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Future Funk. Afficher tous les articles

vendredi 3 juin 2011

N° 113 : House sweet house (Alistair Colling, Kaje, A:xus...)

Set non disponible

1/ A:XUS "Callin' U" (Extended Mix) : pour celles et ceux qui en ont assez d'entendre des pleureuses interpréter ce titre totalement "burnt" dans nos têtes, voici une version garage de haute volée sortie en 1999 ! C'est Naomi N'Sembi qui est aux vocaux.
Ce morceau figure sur l'excellente compilation Aphrodisiac, CD que je faisais gagner lorsque j'étais Community Manager dans une start-up à la fin du siècle dernier.

2/ ALISTAIR COLLING vs. TORTURED SOUL "When You Find Your Love" : si j'ai appelé ce set "House sweet house", c'est qu'il recèle des joyaux d'une grande sensibilité comme ce titre découvert en 2000 sur une collection de compilations nommée "Stereo Sushi","Stereo Sushi" étant une émission diffusée dans la nuit du samedi au dimanche au Royaume-Uni sur Jazz FM.

Quant au remixer du titre, il s'agit du new-yorkais Jon Cutler dont le tube reste "It's yours".

3/ JASPER STREET CO. "Another Day" : un vrai groupe de gospel-house dont Ann Nesby fut membre. Je vous avais présenté le monumental "A feeling" il y a 2 ans sur ce blog.

4/ CERRONE feat Jocelyn Brown "Hooked on you" : j'avais découvert cette version lors de la retransmission de la Fête de la Musique au Château de Versailles. Ignorant qu'il s'agissait d'un playback, j'avais été en admiration devant le jeu de batterie très swing de Cerrone.
C'est après coup que j'avais réalisé qu'il s'agissait du remix du suisse Jamie Lewis.
La version originale plus soul est également excellente.

5/ PAMELA FERNANDEZ "Kickin' in the beat" : sous la férule de l'impitoyable Eric Morand, manager-intégriste de la house qui n'avait jamais voulu signer nos productions "garage" à nos débuts, ce titre était sorti sur son label F Communications dans une version nettement orientée "big room" (Todd Terry).

6/ GROOVE ARMADA "Love sweet sound" : cet extrait de l'album "Soundboy Rock" est l'un des chefs-d'œuvre de l'année 2007.
L'auditeur est immédiatement embarqué dans le maelström hypnotique du gimmick et les nombreux effets d'arrangement.
Avec Kraak 'n' Smaak et Crazy Penis, Groove Armada reste l'un des groupes les plus éclectiques de la scène électro.

7/ FUTURE FUNK "Wildberry tracks 2008" : plus de sample de Barry White dans cette version très underground du hollandais Soul Conspiracy alias Simon van Kesteren.
8/ DONNA ALLEN "He is the joy" : ultime version présentée de cette pépite gospel ! Elle est signée du duo de producteurs suisses Mario Held et Mirco Esposito.
9/ KAJE feat. Sacha Williamson "Butterflies" : un remix de l'étoile montante de la soulful anglaise, Guy Robin.
Quant à Kaje, je vous avais récemment présenté son remix de "I'll be there for you" de SUNBURST BAND.

10/ CHANEL "My life" : un impeccable mix de Haji & Emanuel.
Chanel Perry est aussi célèbre pour sa reprise de"If you love me" (surtout le Disco Lips Mix de Wez Clarke), un hit de Brownstone.

vendredi 5 novembre 2010

N° 85 : Real wild house (28th Street Crew, Clubland, Davina...)

Set non disponible

1/ RHYTHM REPUBLIC vs. MARSHALL JEFFERSON "Move your body" : à l'écoute de ce relifting, ce fut une énorme claque, l'original ayant pris un sacré coup de vieux.

A l'origine, cet hymne fut signé sur Trax Records, un label tenu par le peu recommandable Larry Sherman. Selon les dires de Jesse Saunders (celui qui est donné comme le créateur du premier disque house) dans son livre "House music...The real story", Sherman était un homme d'affaires peu scrupuleux voire malhonnête. Il avait l'habitude de presser des vinyles à la qualité sonore exécrable en utilisant comme matériau de base de vieux disques qu'il recyclait dans son atelier. Inévitablement, même neuf, le disque présentait des craquements et des sillons déformés !
Possédez-vous un disques Trax Records d'une qualité acceptable ? Personnellement non (notamment le disque de Marshall Jefferson à la bande passante digne d'un mp3 encodé en 96kbps et aux multiples craquements).
Et pourtant, ce Larry Sherman joua un rôle notoire dans la popularisation de la house music.

2/ SOUND FACTORY "Come take control" : une house d'origine suédoise produite notamment par Vito Ingrosso, le père de Sebastian Ingrosso, membre de la Swedish House Mafia.

3/ 28th STREET CREW "I need a rhythm" : un vinyl que l'on m'a volé en 1989 dans une soirée cauchemardesque à Chennevières-sur-Marne lorsqu'une bande de racailles était venue semer la terreur.

Acheté quelques mois avant à Miami, cette production qui s'inspire largement de "Respect" d'ADEVA et de "Make my body rock" de JOMANDA était réalisée par Clivillés & Cole sur Vendetta Records, label à l'existence trop courte auquel on doit "This is acid" de MAURICE, "Love together" de L.A. MIX, "Breakdown", "Groove me"et "Two to make it right" de SEDUCTION.

4/ THE BEATMASTERS feat. The Cookie Crew "Rok da house" : Dechavanne en avait fait un générique d'émission, autant dire que tout le monde connait et qu'il n'est pas nécessaire de s'attarder.

5/ FUTURE FUNK "Wildberry tracks" : les violons étaient trop beaux pour être natifs de cette merveilleuse production disco-house datant de 2005.
En effet, il s'agit d'un astucieux montage d'un extrait de "Don't make me wait too long" de BARRY WHITE.

6/ RAW "Play my game" : ce groupe fantomatique n'a sorti que deux titres, mais ils sont exceptionnels.
"Play my game" est un classic house tonitruant resté à l'état de test pressing (on se demande bien pourquoi).
"Intoxicated" révèle la puissance de la chanteuse Amanda Wilson que l'on peut entendre aussi sur "Love on my mind" de FREEMASONS.

7/ PARIS AVENUE "Feel it (it's so good)" : une reprise réussie du "It's so good" de Creative Force sortie sur Sub-Urban en 1993.
J'aurais aimé que des français furent à l'origine de cette production, mais malgré l'indice du pseudo, il s'agit en fait de producteurs belges, ces voisins qui nous surpassent littéralement en matière de techno et de house.
La France n'est pas un terreau de la house music et y réussir à percer tient du miracle ou d'un carnet d'adresses bien fourni dans les "milieux autorisés" (comme disait Coluche).
Nous-mêmes avons tenté en vain de 1991 à 1997 d'atteindre la reconnaissance malgré de multiples productions (vous en entendrez deux assez rares la semaine prochaine dans un set très énervé).

8/ EVE GALLAGHER "Love comes down" : la protégée de Boy George s'était fait connaître avec la version soul et downtempo de David Morales.
Signée sur Panic Records en France, c'est avec le grandiose "You can have it all" qu'elle avait réalisé une incursion remarquée dans le Skyrock Top Dance.
Sur la lancée, ce remix hardbag de "Love come down" était commercialisé sans hélas connaître le même succès.

9/ CLUBLAND "Let's get busy" (Sami Dee's Revival Red Zone Remix) : au milieu des années 90, j'avais rencontré Sami Dee dans les locaux de Skyrock. Il m'avait narré son aventure incroyable comme assistant ingé-son aux côtés de David Morales.
Je possède 5 K7 de sessions de mixes garage qu'il m'avait remis. Il est de la race des grands mixers radiophoniques.
J'ai été ravi de découvrir qu'il avait brillamment relifté ce premier tube de CLUBLAND, à l'époque remixé par son mentor.
Il est également en podcast sur DJpod.

10/ DAVINA "Don't you want it" : qui ne s'est pas jeté sur ce maxi absolument magique sorti sur Happy Records, le label de Detroit, et incontournable dans toutes les soirées house parisiennes ?

En cette année 1992, Detroit "la sinistrée"ne brille plus depuis longtemps.
20 ans plus tôt, le label Motown l'a lâchement abandonné pour les cieux plus cléments de Los Angeles.
En 1986, Derrick May, Juan Atkins et Kevin Saunderson y inventent la techno, une chance inouïe pour redonner vie à la "Motor City", mais assimilée à une "musique de Blancs", le public potentiel, celui d'Afrikaa Bambaataa, ne s'y reconnaitra pas.
C'est dans la vieille Europe que les 3 mages trouveront écho à leur sonorités avant-gardistes.

En 1990, Mad Mike Banks crée le label Underground Resistance dont Happy Records est une division qui cache le désespoir de ses artistes derrière la façade d'une house enjouée.

Déclin de l'industrie automobile, taux de chômage record...entre 1967 (l'année des fameuses émeutes raciales de juillet) et 1987, la population de la ville aura chuté de 30% !
L'"exode blanc" n'y a laissé qu'une population à 80% d'origine noire souvent ghettoïsée. Rongée par la désindustrialisation, certains iront même jusqu'à parler d'une ville-fantôme.

11/ SMOKIN BEATS "Dreams" : un duo anglais adepte du UK Garage et dont l'original assez peu convaincant est magnifié ici sous les arrangements des Kings of Tomorrow.
Vous aviez découvert dans mon premier set sa réinterprétation filtrée de "Dr Love" de FIRST CHOICE.
SMOKIN BEATS a d'ailleurs sorti d'innombrables maxis à base de samples funky et disco souvent estampillés "Lessons in disco". Avec ses samples de THE EMOTIONS et CHERYL LYNN, le volume 4 semble le plus populaire.
On perd leur trace en 2007.