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vendredi 19 septembre 2014

N° 220 : 100% Pure House (Sonny Fodera, Changing Planes, Kraak & Smaak...)


Set non disponible

Encore un set qui mélange vieilles gloires et nouveaux talents, mais c'est ce qui visiblement fait ma marque de fabrique selon vos commentaires :-)

1/ CRYSTAL WATERS "100% Pure Love" : même s'il elle apparaît encore épisodiquement dans des featurings (Destination Unknown-ou Calabria, au choix-en 2007), c'est bien au début des années 90 qu'elle caressa des orgues Hammond de la renommée avec cette voix rauque et nonchalante qui la caractérise, notamment sur le tube Gypsy Woman qu'un odieux cover du label Flarenasch priva des places d'honneurs du Top Dance.
100% Pure Love est extrait de son 2e album Storyteller paru en 1994.
Je pense que ce Club Mix assez bordélique dans sa construction est l'oeuvre des producteurs originaux, les Basement Boys.

2/ DEEE-LITE "Groove Is In The Heart" : le producteur américain Gigamesh nous a proposé quelques remixes de bonne tenue comme l'éternel hymne baba cool Dreams de Fleetwood Mac, Cooler Than Me de Mike Posner ou les très récents Pump up the Kicks de Foster The People et Sun de 2 Doors Cinema Club.
C'est l'un des meilleurs ambassadeurs de cette nouvelle vague indie dance qui fait fureur actuellement avec les remixes de Lilly Wood & The Prick et Mr Probz (par Robin Schultz) ou bien Clean Bandit et Likke Li (par The Magician).
Et concernant le hit de Deee-Lite, le lifting est particulièrement réussi grâce notamment à la petite touche "Space Disco" (un style apparu en Italie à la fin des années 70 et dont les représentants actuels se nomment Todd Terje, Lindström ou Prins Thomas).

3/ SONNY FODERA feat. Ari lourdes "Everything You Want" : le très prolifique pape de la deep-house australienne a démarré sa carrière il y a 3 ans dans un style "jackin' house" en collaborant notamment avec Cajmere et c'est en producteur matois qu'il a choisi de s'orienter vers la deep. En récompense de cette décision judicieuse (trop speed, la jackin' house me lasse très vite), je le programmerai régulièrement dans les prochaines semaines.

4/ FCL "Let's Go Seven" : une deep-house cette fois-ci en provenance de Belgique (une fois n'est pas coutume hélas). Les loops de Traktor permettent de faire durer le plaisir sur l'accapella de l'intro.
Leur nouveau single It's You est sorti récemment sur Defected Records avec notamment un excellent remix de Mousse T (bientôt programmé).

5/ DISCLOSURE feat. Sinead Harnett "Boiling" (Medlar Remix) : ce duo anglais composé des deux frères Lawrence annonce peut-être un renouveau du garage bien que leurs titres les plus populaires (Latch, You and Me) n'aient rien à voir avec ce style. Tel un éternel optimiste, je crois encore à l’avènement de ce style. Quand je fais écouter des morceaux à des amis ou des relations, ils me disent souvent "Putain, c'est vachement bien. J'entends jamais ce genre de truc !"... et pour cause, les radios font de la rétention, trop soucieuses de perdre des auditeurs (car les patrons de radios ne sont que des financiers, pas des directeurs artistiques) et avec la disparition de notre maître Frankie Knuckles dont les remixes signés Director's Cut avait laissé entrevoir de grands espoirs, je crois que la messe est dite (L'émission Le Supplément sur Canal+ avait quand même diffusé un hommage à l'artiste cet été).
Pour en revenir à Disclosure, il est tout à fait urgent de se procurer la "Special Edition" de Settle, qui reste l'un des meilleurs albums de musique club de l'année, 11.99€ pour 37 titres et remixes dont certains ont déjà conquis les sybarites de la house music.

6/ JANET JACKSON "That's The Way Love Goes" : pour l'enchaînement, les accords de Disclosure m'ont immédiatement orienté vers ce fameux remix garage de CJ Macintosh qui porta à l'empyrée le titre original en 1993.

7/ NYDC "Up In This House" : alliance de New York et de Washington DC, Danny Tenaglia et Deep Dish sont pressentis pour avoir réalisé ce titre et il est vrai que le son me laisse croire que Tenaglia était au mix. Totalement dans l'harmonie, le mix sur le gimmick de synthé de Janet Jackson était trop tentant.

8/ ROBIN S "Show Me Love" : il fallait bien que je le mixe un jour même si ce titre est "burn" dans ma tête à force de rabâchage. Quand j'avais reçu le double pack à Skyrock, cette version m'avait laissé assez indifférent.

9/ PETER BROWN feat. Ann Bailey "Let Me Go" (Changing Planes Remix) : du Robin S à la sauce 2013 avec un zeste de progressive house.

10/ KLAUE & TATZE  "Inside Me" (Changing Planes Remix) : un "double power" pour Changing Planes qui semble être à nouveau duo de remixeurs anglais. On flirte à nouveau avec les ambiances à la Kings Of Tomorrow.

11/ KRAAK & SMAAK "Mountain Top" : une réappropriation tout à fait merveilleuse de l'accapella de Walking On Sunshine de Rockers Revenge. Le trio hollandais composé des DJ's Mark Kneppers, Oscar De Jong et Wim Plug nous livre une house édénique au pays des riffs de Good Life de Inner City. Ce single a été signé sur la division deep-house (Spinnin' Deep) du prestigieux label Spinnin' Records pourtant très axé sur la trance et une électro souvent brutale... comme quoi cette house sexy, aux tempos assagis, retrouve ses atours pour séduire la plèbe abrutie par l'électro.
Et sachez que 126 BPM est une limite au-delà de laquelle le groove disparaît inéluctablement (sauf renfort de percussions).

12/ MARATHON "Movin'" (Lee's Vocal Dub) : et c'est donc fort logiquement que ce set s'achève dans cette couleur vintage avec un remix injustement méconnu de Joey Negro datant de 1990. La version originale est totalement indie-rock.

La semaine prochaine, retour furtif de la Trance après de longs mois d'absence.

vendredi 25 janvier 2013

N° 177 : Spirit of Ancient Skyrock (Robin S, 2 Brothers On The 4tfh Floor, italo-house classics...)


Set non disponible

Je sais que cela va être un immense plaisir pour beaucoup de retrouver à nouveau quelques titres mythiques de l'Ancien Skyrock.

Mon ami DJ FA (djfa94.blogspot.fr/), spécialiste de l'editing de bandes (ce que faisait par exemple Nagradance sur Skyrock), s'il ne connait déjà ce mix de "Let Go" de SHARON BRYANT, sera ravi de le découvrir et de le déguster. Les edits réalisés dans les règles de l'art sont distillés avec parcimonie.
Sharon Bryant fut la chanteuse lead d'un groupe disco nommé Atlantic Starr et dont "(Let's) Rock'n'roll", hymne totalement débridé du Palace de 1979, reste l'un de mes all time classics.

Le meilleur de PAULA ABDUL avec "Opposites Attract", un titre sans failles aux accents "Princiers" produit par Oliver Leiber.
Oliver est le fils de Jerry Leiber qui avec Mike Stoller, composa de nombreux hits dans les années 50 dont Hound Dog et Jailhouse Rock pour Presley, Stand By Me pour Ben E. King et même un titre adapté en français sous le nom de L'homme à la moto par Edith Piaf en 1956.
Forever Your Girl, est l'album de Paula Abdul qu'il faut absolument posséder dans sa discothèque. Il comprend d'autres pépites comme Straight up, (It's just) The Way You Love Me, Knocked Out et éventuellement Cold Hearted... et les remixes sont tous excellents.

"(Hey you) The Rock Steady Crew" de THE ROCK STEADY CREW ne correspond pas spécialement à une référence Skyrock, mais il me tardait de pouvoir inclure ce titre énergique et emblématique de la breakdance des années 80. Le public français le découvrit en 1982 lors d'une grande tournée d'artistes représentatifs du mouvement dont Afrikaa Bambataa. et l'émission télé H.I.P. H.O.P. (1984) en sera la consécration. On sait hélas comment ce style s'est progressivement délité en France dans un rap militant, souvent machiste et agressif, à mille lieux de l'esprit originel.

Mr OIZO "Hun" : une vraie tuerie breakdance hélas trop courte, extrait de l'album Lambs Anger (2008) sur lequel figure aussi la reprise de It takes two de Rob Base et DJ E-Z Rock et d'autres petits exercices de sampling et d'editing.

THIRST "The enemy within" : c'est un one-shot conçu par l'un des remixeurs du DMC, Philip Kelsey, à qui l'on doit également Let me hear you say yeah sous le pseudo PKA. Le sample de voix est pioché dans l'accapella de Mainline de The Jason Load Experience, reprise garage de l'original disco de Black Ivory.

SECCHI feat. Orlando Johnson "Keep on jammin" : l'un des titres-phares du Top Dance Megamix en 1991. Aussi classieux que son autre tube I say yeah.
Stefano Secchi semble désormais retiré du métier.

49ERS "Touch me" (Sexual Version) et OFF-SHORE "I can't take the power" (Riva Mix) : nous sommes au cœur de la regrettée italo-house à la Black Box. Comme l'écrit Didier Lestrade dans son livre Chroniques du dance floor, c'est un style frivole, "idéal pour danser avec sa porte de Frigidaire quand on se réveille le matin...", mais Dieu que c'était bon !
Pour info, Off-Shore n'est pas plus italien que moi je suis panaméen, ce sont des allemands pure souche ! Le titre n'a rien d'autre à dire que I can't take the power! en boucle pendant 6'30", mais on lui pardonnera ce léger manque de créativité.
Quant aux 49ers de Bortolotti, ils samplent Rock-A-Lott de Aretha Franklin et Touch Me de Alisha Warren, une habituée des podiums du sampling !

SONIA "Listen to your heart" et MEL AND KIM "Respectable" : je sais que cela va paraître sans doute très neu-neu et ringard pour les plus jeunes d'entre vous, mais que voulez-vous, c'est mon côté pop fleur bleue !
On aimerait savoir ce que devient Sonia. Pour Samantha Fox et Sabrina, on sait qu'elle font la tournée des popotes dans le cadre des grands raouts revival des années 80, mais Sonia, qu'est-elle devenue ? gérante d'un centre de bronzage rapide ou vendeuse à domicile en produits ménagers Stanhome... nul ne le sait.

LEE MARROW "Do you want me" : ah voilà l'un des tubes sérieux du Skyrock Top Dance en 1992 ! une parfaite imitation de Rhythm is a dancer de SNAP! Le son de basse est d'ailleurs strictement identique. Quel talent ces italiens, toujours imités, jamais égalés ! Total respect à Lee Marrow alias Francesco Bontempi (la vanne est facile mais vous ne m'entraînerez pas sur ce terrain...).

2 BROTHERS ON THE 4th FLOOR "I can't help myself" : tellement connu qu'il n'y a rien à dire de plus...ah si ! le refrain est entièrement pompé sur le titre de Dynasty I don't wanna be a freak !!! En tout cas, ce fut l'un des hits majeurs de la fin 1990 grâce notamment à un mastering au son rond et puissant.

DEDE "Take a step back" : ce fut un flop total lors de sa sortie en France, mais qu'importe, c'est un excellent titre pop-garage avec un rap à la Salt 'n' Pepa.
Avec son titre Get to you sorti en 1997, je pense que DeDe est précurseur du style qui imposa Britney Spears 2 ans plus tard. Il faut dire que l'on retrouve la patte du même compositeur, Max Martin.
Lukasz Gottwald et Max Martin sont à mon sens les plus grands songwriters du monde dans le domaine de la musique pop.

La fin de l'année 1994 annonçait déjà le déclin de la diva ROBIN S malgré cet excellent "Back it up". Un règne éphémère sur les dancefloors....

J'ai dû jouer une seule fois dans le Top Dance Megamix ce maxi assez peu connu de DEEE-LITE, extrait de leur 2e album,"Runaway". Les versions des Masters At Work valent aussi le détour bien qu'un peu moins efficaces.

vendredi 14 mai 2010

N° 68 : Under Electro influence (Taio Cruz, Lil' Louis, Filterfunk, A Guy Called Gerald...)

Set non disponible

A force d'entendre de l'électro au bureau à longueur de journée, il fallait bien que ça arrive ! Sous influence, je me suis pris au jeu d'un set assez fougueux.

Certes, la majeure partie des productions actuelles restent mélodiquement simplistes (on pourrait plutôt parler de variété électro avec quelques fleurons de la "bogossitude" entourés d'un parterre de filles émoustillées par le pseudo charisme du chanteur) mais quelques-unes sortent du lot.
J'ai rassemblé ici un certain nombre de titres d'appellation électro (au sens large) sortis dans les 20 dernières années.

A son émergence en 1982, rien n'était gagné pour ce style avant-gardiste, les puristes lui reprochant à juste titre son manque de soul et d'harmonies.
Mais en mai 1984, le magazine anglais THE FACE proclamait : "Electro, the beat that won't be beaten", la partie était gagnée.
Le hip-hop, la house puis l'eurodance s'en emparèrent alors que la techno en fut l'héritière légitime.

1/ DEEP JOSH "never stop the music" (DJ Meme soulful intro) : cette mini intro scandée serait idéale pour lancer l'un de mes sets live. Les versions du brésilien DJ Meme sont d'ailleurs d'une urgence absolue.

2/ YOLANDA REYNOLDS "Children of the world" : Un maxi roboratif du label "happy house" de Detroit, Happy Records.
Un piano-house fédérateur et une production signée Underground Resistance.
Cuivres Ensoniq, Church Organ, clap doté d'une puissante gated reverb (c'est à dire une reverb fortement dosée sur le son avec un release large, mais dont on étouffe rapidement la résonance comme "on ferme la porte" par la biais d'un gate).... et bien sûr une diva locale.
Le tube du label reste le "Don't you want it" de DAVINA, que je ne manquerai pas d'inclure dans un prochain set, cette production étant essentielle pour le devoir de mémoire.

3/ SWEET MERCY feat. Joe Roberts "Happy days" : l'un de mes maxis préférés. Voici la 3e et dernière version extraite du double pack que je présente en espérant que vous aurez tous acquis cette pièce, l'une des productions les plus pêchues de David Morales.
Dans ce dub, les sonorités électro qu'il affectionne sont bien présentes, prémisses d'une dérive complète de Morales dans ce style lors de ses sets, alors qu'il a si souvent démontré sa sensibilité soul. Dommage.

4/ DEEE-LITE "Runaway" : seul moment de répit de ce set, j'ai choisi ce Kenlou Dub car les deux gimmicks se mêlaient parfaitement dans l'enchaînement.
Je ne pense pas que les travaux de Masters at Work sur ce maxi soient réellement connus du grand public mais ceux qui écoutaient le Top Dance Megamix ont pu les découvrir.

5/ LNR "Work it to the bone" : ce Clubhouse Mix fut entendu dans le Skyrock Skydance.
Le beat variable rend l'enchaînement assez périlleux et le calage de la rythmique est plus qu'approximatif dans l'arrangement.

Comme ce fut le cas pour beaucoup d'autres mixes de l'époque, il a dû être réalisé sur un Atari 520 ST, ordinateur qui gérait assez mal la synchro des pistes en Midi dès lors que beaucoup d'entre elles démarraient sur le 1er temps de la mesure. L'horloge cadençait assez faiblement ce qui décalait inévitablement certaines pistes de manière aléatoire.
Nous-mêmes avons réalisé les titres de Cherry Moon et Pussy sur cet ordinateur avec quelques difficultés. De nombreux passages étaient nécessaires avant de réaliser le sans-faute et nous n'avions pas d'éditeur de son pour faire du montage.
Le mix était réalisé en une prise, effets et niveaux de potards gérés en live ! Epoque épique.

6/ LIL LOUIS "French kiss" : la version orgasmique et non censurée du poète de Chicago. Tout le monde connaît, mais tout comme le tube de LNR, ce titre est représentatif de l'électro black de la fin des années 80 et devait logiquement figurer dans ce set.
Dommage qu'il ait été ridiculisé par Lagaf' (et que RLP ait été impliqué dans le projet sous le couvert du pseudo Roberto Levy).
C'est comme si Pete Tong remixait Chantal Goya, on resterait interdits, ébaubis, choqués. :-)))

7/ A GUY CALLED GERALD "Voodoo Ray" : je vous ai déjà raconté la triste histoire de ce "guy" appelé Gerald.
Danny Tenaglia en propose ici une version assez speedée que j'ai amputée d'une partie peu judicieuse pour ne garder que le meilleur.

8/ LADY COP "To be real" : j'avais découvert ce Killer Mix dans les K7 de démo vendues avec le magazine anglais MIXMAG auquel j'étais abonné.
C'est Cocto qui l'avait signé en France pour le nouveau label Do it Music géré par Groucho ou Chico (l'un des 2 ex-animateurs de RFM), je ne sais plus.
Il m'a fallu un certain temps pour reconnaître la mélodie de Cheryl Lynn qui en interprétait la version originale. Cette appellation de Killer Mix semble être une pure invention du label parisien, le maxi anglais indiquant sobrement 12" Club Vox.
Personne n'a su déterminer qui est l'auteur de cette production électro qui utilise parfaitement le portamento dans le gimmick de synthé.

9/ FILTERFUNK "SOS" (Delano & Crockett Remix) : tout mon respect pour ce morceau sur lequel le producteur a eu le talent de faire chanter à la perfection un imitateur de Sting. C'est un pure "one shot", à croire que les royalties lui ont suffi pour se retirer provisoirement (ou définitivement) de la scène.
10/ TAIO CRUZ "Break your heart" : un titre qui pourrait bien être le tube de l'été 2010, une sorte de Haddaway bis avec une mélodie imparable.
Je viens de recevoir les versions clubs. Elle n'ont pas su garder la magie du Radio Mix qui, hélas, n'est pas proposé en version maxi.
Je n'ai retenu que cette version remixée par le duo anglais Project Bassline, les autres remixes ne respectant pas les accords de l'arrangement original (pourtant les plus judicieux par rapport à l'harmonie) quand ils ne se rendent pas coupable d'une véritable boucherie !
C'est le gros problème des DJs-producteurs : de graves lacunes en matière de solfège et de compréhension des règles d'harmonie.
Résultat : un bourrinage qui tente d'impressionner son monde avec des artifices sonores et des effets-gadgets.

11/ SUPERMODE "Tell me why" : le potentat de la swedish house mafia au cœur d'une monarchie millénaire ! Quelle intelligence dans cette production Axwell-Ingrosso qui réalise le double exploit, d'une part de mettre en valeur une voix à la tessiture identique à celle de Jimmy Sommerville et, d'autre part, de mixer les deux mélodies des tubes de Bronski Beat : "Why?" et "Smalltown boy".

12/ GUSTO "Disco's revenge" : un lifting 2008 tonitruant livré avec pas moins d'une quinzaine de mixes dont celui-çi signé Freemasons. En bonus, une nouvelle mélodie chantée par la fabuleuse Amanda Wilson qui avait explosé sur "Watchin'" des mêmes Freemasons. C'est sans doute l'une des plus grandes voix blanches du moment.

13/ BLACK MAGIC "Freedom (Make it funky)" : réalisé par Bottom Dollar, c'est un remix dédié au marché anglais qui figure sur le maxi commercialisé par Positiva.
A milles verstes de l'ambiance jazzy de l'original, techno et garage parviennent à pactiser dans cet hymne soleilleux qui a sans doute hypnotisé le dancefloor du Ministry of Sound en 1996.

jeudi 24 décembre 2009

N°49 : The Special Love Megamix (Jestofunk, The Originals, Deeelite, Bridgett Grace...)

Set non disponible

Toutes mes excuses pour les défaillances de DJPod, mon hébergeur de podcasts (il n'est pas décidé à les reconnaître), puisqu'une bonne partie de mes sets avaient été endommagés et étaient devenus illisibles suite à un crash disque survenus sur leur serveurs en novembre dernier.
C'est bien la peine d'encourager des jeunes à lancer leur site en faisant partie de leurs premiers clients et de s'apercevoir que, finalement, tout cela est géré de manière négligente (et je ne parle pas des nombreux bugs que j'ai signalé à l'usage, ce qui avait permis d'améliorer le site).
Moi qui évolue toute l'année dans l'univers des écoles de commerce, je constate que les créateurs de DJPod n'ont pas appris le b.a-ba du business à savoir faire un geste commercial au client qui se plaint du service qu'il paye, arguments à la clé.

Après ce coup de gueule de Noël, revenons-en à ce qui nous intéresse ici : la musique club.
Un set très bigarré dans lequel le mot "love" est assez récurrent. Comme je manque d'inspiration en ces jours de fêtes bien arrosés, je l'ai intitulé "The Special Love Megamix".

1/ WALL OF SOUND feat. Gerald Lethan "Critical (if you only knew)" : une production Mood II Swing sortie originellement sur Eightball Records et signée en Europe par le sous-label dance d'EMI, POSITIVA, crée en 1993.
WALL OF SOUND sera d'ailleurs sa première signature estampillée "garage" mais bien d'autres suivront (Barbara Tucker, Judy Cheeks, Ruffneck, Black Magic...)
Phénomène rare, le label à réussi à survivre, près de 17 ans après sa création.

2/ BRIDGETT GRACE "Love to the limit" : pour tous ceux qui ont écouté le set de Lil' louis en 1992 sur Skyrock, cette version pleine d'émotions fut un moment important. Produit sans doute avec les moyens bord par le label de Detroit Happy Records, Dimitri proposait une version alternative tour aussi magique dans son émission, le "Fight The Rebellion Mix".

3/ SOUL CENTRAL "Strings of Life" : un remix de ce standard rave réalisé par Danny Krivit, vétéran de l'époque disco (il fréquentait les mémorables soirées du Loft de David Mancuso). Je l'ai amputé de passages instrumentaux au piano que j'estimait superflus et lui ai adjoint l'accapella de "I feel for you" de Bob Sinclar (passé au flanger).

4/ DEEELITE "Power of love" : follow-up au monumental " Groove is in the heart", la France avait suivi et je l'ai donc joué à de nombreuses reprises dans mon Skyrock Top Dance Megamix.

5/ DOUBLE DEE "Found love" : Que de "love" dans tous ces titres ! le vynil de ce Caipirina Remix avait péri dans un dégat des eaux dans mon appartement mais il ressuscite ici sous format mp3. Son nom provient sans doute du cocktail brésilien à base de cachaça, de sucre de canne et de citron vert. C'est l'un des grands tubes du Top Dance Skyrock.

6/ OUTDANCE "Pump the jumpin'" : à chaque fois que je joue ce titre, j'ai une pensée pour le regretté Tom Bouthier du duo Tom & Jerry qui m'avait donné le maxi. Ici l'on parle de l'amour mais d'une manière plutôt salace. Une production italienne de très bon niveau idéale pour enflammer la soirée du Nouvel An.

7/ BEBEL GILBERTO "River Song" : on ne quitte pas l'ambiance festive avec ce remix latino-house de Grant Nelson, le maître du UK Garage.
"River Song" est un extrait du meilleur album de Bebel Gilberto (à mon sens), éponyme du nom de l'artiste et dont la qualité des mélodies a permis de commercialiser une édition spéciale gorgée de remixes majestueux.

8/ O.S.O.T.A. "Sunny's Theme" : lors de l'une de mes visites aux studios de la radio FG, le "live DJ" passait ce disque. Un rapide coup d'oeil sur la pochette et le vynil était acquis chez Vibe Station dans l'heure qui suivait. Cette production Strictly Rhythm très anecdotique et assez maladroitement réalisée au niveau du calage rythmique reste néanmoins intéressante. Elle n'a pas finie dans l'"armoire" !
Quant au thème, il reprend le "Sunny" de Yambu, titre qui a inspiré le tube de Boney M.

9/ JESTOFUNK feat. Jocelyn Brown "Special love" : on avait découvert JESTOFUNK avec "Say it again" et son sample de Colonel Abrams, un standard des soirées haut de gamme.
L'original de "Special love" est très funk mais Joey Negro le transforme ici en missile disco en dénichant encore le gimmick qui fait mouche.
Ce Dave Lee restera pour moi l'un des 5 plus grands remixers de l'histoire de la Dance Music.

7/ JEEP GRRLZ "Smokin' daughter" : petite production anglaise au riff de basse hargneux, elle puise sa source dans le "It Looks Like Love" de Vincent Montana Jr. Je réalise un mash-up avec "Hold you head up high" de BORIS DLUGOSCH.

8/ Retour au cœur des années 70 avec THE ORIGINALS et "Down to love town" (1976) : merci à Dimitri From Paris pour ce re-edit qui facilite le mix. Il faudra que je songe à me mettre aussi à re-editer et reconstruire certains de mes vieux classiques disco, pour l'instant inmixables.

9/ A TASTE OF HONEY "Boogie oogie oogie" : le vynil était sorti en couleur miel, marketing oblige. En 1978, il atteignit la 1ère place du Club Chart US et la 3e place du Club Charts anglais. Seul hit de ce groupe de Los Angeles, il fut remixé par John Luengo en 1984.

10/ BINI & MARTINI "Dancing with you": une revisite du classique de CARRIE LUCAS , "Dance with you", dont l'un des passages avait déjà servi à Armand Van Helden pour son "You don't know me". Les italiens Bini & Martini sont également célèbres pour leur tube "Hapiness" (qui sample "Hapiness is just around the bend" de CUBA GOODING) et dans le remix de "Rise" des SOUL PROVIDERS.

11/ 49ers "The Message" : la version garage originale de 1992 produite par Bortolotti. Les Masters at Work se surpasseront par la suite sur les remixes qui leur furent confiés.
Hélas, il manque encore à ma collection l'excellent remix figurant sur le maxi sorti sur Media Records et que l'on peut entendre sur le set de Paul Armstrong réalisé pour la Skyrock Max Party. Si une âme charitable m'entend...

12/ AFTERLIFE "Let it go" : Afterlife est surtout connu pour ses envoûtants remixes lounge de titres tels que "Another Chance" de ROGER SANCHEZ, "At night" de SHAKEDOWN, "American dream" de JAKATTA ou "Sexual" de AMBER. Ce "Let it go", cool tempo sensuel et magnifiquement interprété par Cathy Battistessa, est remixé ici façon club par l'anglais Groove Assassin.
La voix de Cathy Battistessa est tout aussi ensorceleuse sur "More than ever people" de LEVITATION et "Speck of gold" d'AFTERLIFE, des titres lounge à ne rater sous aucun prétexte.
Son dernier joyau est "All about love" avec KNEE DEEP.