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vendredi 4 septembre 2015

N° 249 : The Laid-Back Mix


Set non disponible
 
1/ DANNY MADDEN "The Facts Of Life" (Dancin' Danny D Mix) : présenté en nouveauté avec RLP dans le Skyrock Top Dance en 1991, il s'agit d'un extrait de la B.O. du film New Jack City qui contient également I Wanna Sex You Up de Color Me Badd.

2/ SADE "Paradise" (Extended) : joué également par RLP dans le Skydance en 1988, le morceau figure dans l'excellent album Stronger Than Pride qui comprend d'autres titres indispensables :

  • Love Is Stronger Than Pride

  • Nothing Can Come Between Us

  • Turn My Back On You

3/ GET DOWN EDITS "Do For Love" : Will Smith s'était inspiré de ce groove pour son remix de Boy You Knock Me Out de TATYANA ALI.
2 PAC l'avait également repris dans Do For Love tout comme JESSIE WARE dans une version chill très libre proche de l'univers de Yaël Naïm.
Il s'agit d'un classique mellow : What You Won't Do For Love de BOBBY CALDWELL (1978).

4/ INNER LIFE "Make It Last Forever" (John Morales Remix) : une perle de l'album éponyme de 1981 dans lequel figure également l'hymne Ain't No Mountain High Enough. C'est Jocelyn Brown qui porte cette ballade remixée par le vétéran John Morales.

5/ VERTICAL HOLD "Sumertime" (Jazzy Dub)  : une production Arthur Baker très confidentielle, mais jouée dans le Skydance en 1988.

6/ INNOCENCE "Silent Voice" : les auditeurs de Maxximum se souviendront sans doute de ce titre du groupe anglais INNOCENCE dont le fait d'armes artistique reste le tube d'inspiration "floydienne" Natural Thing (1990).

7/ CHAKA KHAN "Give Me All (Classic Club Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 51.

8/ RIO EDITS 6 "Forbidden Fruit" : samplé notamment par Darryl Pandy sur Sunshine & Happiness, il s'agit d'un edit de My Forbidden Lover du groupe CHIC (1979).

9/ SLYNK "I Wish" (Slynk Remix) : brillante reprise glitch hop du I Wish de SKEE-LO (sans doute l'un des plus classieux titres de l'histoire du rap) qui avait en son temps samplé le Spinnin' de BERNARD WRIGHT, extrait de son opus jazz-funk 'Nard (1981).

10/ KOOL & THE GANG "Jungle Boogie" (Fingerman's Full-On Fonk Re-Edit) : re-edit d'un tube de Kool & The Gang époque jazz-funk flamboyant, mais pas encore sublimé par la voix de velours de J.T. Taylor (qui a totalement disparu de l'actualité musicale depuis son bref retour avec le groupe en 1996 à l'occasion de l'enregistrement du single In The Hood).
Le break aux congas avait été utilisé sur le hit Pump Up The Volume.

11/ BLONDIE "Rapture" (Full Length Version) : le plus groovy des tubes du groupe punk américain. Je ne saurais trop vous conseiller de vous procurer le génial mash-up réalisé avec l'accapella de Riders On The Storm des DOORS ("Rapture Riders").

12/ MURRAY HEAD "One Night In Bangkok" (Extended) : de Murray Head les plus romantiques d'entre vous auront retenu les deux ballades intimistes Say It Ain't So et Never Even Thought. One Night In Bangkok reste pour moi l'une des productions pop majeures de la décennie 80 avec son intro symphonique et ses arrangements absolument somptueux. Elle a été composée par deux anciens membres du groupe ABBA pour la comédie musicale Chess en 1984. 
Très subtils, les textes ne sont pas tendres avec la Thaïlande, sous-entendant que le sexe y est omniprésent, même dans les endroits les plus prestigieux, ce qui a pu irriter le pouvoir en place à l'époque (même si chacun sait que la Thaïlande n'est qu'une destination touristique "de façade").


Dans 15 jours, retour à la house avec un set qui mettra notamment à l'honneur le groupe THE CHECKUP.

vendredi 31 juillet 2009

N° 29 : Samples Kingdom (NY Garage, Masters At Work, Inner Life, First Choice)

Set non disponible



Une sélection dont les morceaux house sont tous construits à base de samples puisés dans les années 70-80, glorieuses années auxquelles je rend hommage en début de set.

1/ CHERYL LYNN "Shake it up tonight" : 1981. Cela fait 2 ans que la disco a été brûlée par l'Amérique puritaine et les intégristes du rock et pourtant, quelques-uns s'acharnent encore à tenter de la faire renaître de ses cendres. Mike & Brenda Sutton sont de ceux-là. Ce duo de compositeurs est notamment l'auteur du tube des ORIGINALS, "Down to love town". Pour THELMA HOUSTON, Mike Sutton a composé "I'm here again" (dont le riff de piano du break servira de base à POWERHOUSE pour "What you need") et surtout produit son mémorable "Don't leave me this way. Le duo entamera une brève carrière solo, signant deux classiques :
  • "We'll make it" (1981)
  • "Don't let go of me" (1982)

"Shake it up tonight" (N° 5 du Dance Charts US en 1981) est un titre remarquable, véritable hymne à la joie. Il pourrait symboliser le switch entre la disco et ce que l'on appela la "funky music" dans les années 80. Produit par Ray Parker Jr., on retrouve sa patte caractéristique dans le break.

2/ STONE "Time" : une intro métronomique qui bat le rappel sur la piste. Quel DJ n'a pas été tenté d'annoncer l'arrivée imminente de ce titre en glissant ce tic-tac sur les disques précédents. Le mix est l'œuvre de Tee Scott
, un DJ new-yorkais injustement méconnu qui entama sa carrière fin 1972 au club "Better Days".

Il est l'auteur de nombreux mixes historiques comme :
  • FIRST CHOICE "Love thang"
  • NORTHEND "Happy days"
  • AL McCALL "Hard Times"
  • BROOKLYN EXPRESS "Sixty Nine"
  • HI VOLTAGE "Somewhere beyond"
  • JUNIOR "Mama used to say"
  • ATLANTIS "Keep on movin' and groovin'"
  • CHOCOLATE MILK "Who's getting it now"
3/ ROSE ROYCE "R.R. Express" : l'original, "Nytro Express" par NYTRO a été produit par le même Norman Whitfield deux ans auparavant. Whitfield est l'homme-clé du label Motown, l'homme de la subversion douce. Compositeur du titre "I heard it through the grapevine", la version sentencieuse et grave qu'il réalisera pour MARVIN GAYE fâchera les très policés patrons du label de Detroit qui accepteront finalement de le faire figurer en bouche-trou sur l'album de GAYE, "In the Groove" (1968). Sans l'obstination d'un DJ d'une radio de Chicago à jouer le titre alors que ça n'est pas un single, ce chef d'œuvre aurait fini aux oubliettes alors qu'il fut le 45 tours le plus vendu de l'histoire de la Motown ! D'un grand activisme, Whitfield sortira
en pleine guerre du Vietnam l'hymne pacifiste, "War" d'EDWIN STARR (1970). En 1972, il signera le mythique "Papa was a rolling stone" pour les TEMPTATIONS. D'ailleurs, leur single "Law of the land" sorti en 1973 et produit évidemment par Whitfield, est présumé être le premier morceau disco de l'histoire de la musique. Quittant la Motown la même année, il fondera ROSE ROYCE et constellera les charts de hits comme "Is it love you're after" "Wishing on a star" et "Car wash".
Whitfield est décédé en septembre 2008 dans l'indifférence générale, les médias ne réservant leurs unes qu'à ceux que la mort fauche dans la plénitude.

4/ INNER LIFE "I like it like that" : un mix de Pettibone et la voix de Jocelyn Brown.

Entrée dans le royaume des samples.

5/ JAZZ-N-GROOVE "Keep givin' me love" : extrait de la compilation Sub-Urban vol. 1, le sample principal provient du titre éponyme de D TRAIN. Tout comme "Do ya", mixé dans un de mes sets du début d'année, ce morceau marque les débuts du duo Jazz-n-Groove. Le "Can U feel it" provient de "Something special" de PEECH BOYS.

6/ SWING 52 "You keep holding back (love me)" : de la pure deep-house de NYC avec un sample tiré de "Love Itch" de Rochelle Fleming (ex-lead singer du groupe FIRST CHOICE).

7/ NY'S FINEST VICTOR SIMONELLI "Do you feel me" : du "New-Jersey garage" de facture classique avec des accords de piano qui s'inspirent du "Moment of my life" d'INNER LIFE.

8/ COVER GIRLS "Wishing on a star" : l'un des grands tubes de la Skyrock Max Party. Le label SONY avait hélas oublié de sortir quelques versions essentielles de ce dub fou réalisé par les Masters at Work et Todd Terry. Le son de "Club Lonely" de LIL' LOUIS est aisément reconnaissable tout comme le synthé de "Give you" de DJAIMIN.
Sans doute la quintessence de cette happy house aujourd'hui disparue au profit d'une électro sombre et simpliste, une tendance musicale qui n'est peut-être que le reflet du sentiment général de malaise et de désenchantement
.

9/ HOUSE OF GYPSIES "Samba" : pour ce Megadome Mix assez dark, Todd Terry fait appel au sample de "Beat the street" de SHARON REDD. Le sample de voix reste inconnu.

10/ THE UNDERWORLD "The afterworld" : l'intro de "Let's go crazy" de PRINCE habille cette production latin-underground du label Strictly Rhythm signée DJ Pierre.

11/ TITO PUENTE "Para Los Rumberos" : on ouvre le rideau pour laisser entrer la lumière
et l'on ne quittera plus les Masters at Work pour cette fin de set. Voici une très intéressante version d'un morceau de Tito Puente avec India aux vocaux, bien sûr. C'est la B.O. de "The Mambo Kings" (1991), une comédie dramatique qui se situe dans le Cuba des années 50, un film passé inaperçu malgré la présence d'Antonio Banderas.

12/ et 13/ RIVER OCEAN "Love & hapiness" : un mix entre la version instrumentale à base de percussions et la magique
"Dream Sequence" qui figurent sur le double pack, "The Tribal E.P.". La phrase "Love and hapiness" est inspirée du titre éponyme d'Al Green qui fut repris par FIRST CHOICE.

14/ MADONNA "Erotica" : les habitués du jeu vidéo Grand Theft Auto Vice City connaissent ce sample de piano électrique depuis 2002. C'est l'intro de "Super Strut" de DEODATO.

15/ MARTHA WASH "Carry on" : un dernier mix absolument démentiel des Masters qui piquent ici deux petits fragments du "Beijo" d'EARTH, WIND & FIRE.

vendredi 26 juin 2009

N° 24 : Mixing the decades (Full Intention, Inner Life, Jazzy Dee, MFSB, Morales mixes, Freemasons...)

Set non disponible




Un set qui parcourt 3 décennies de musique club au travers de titres originaux ou samplés et de nouveautés.

1/ ULTRA NATE "Free" : l'original a été ultra-rabâché, il n'était pas question de le présenter dans ce set. Je me suis intéressé au mix des anglais de FULL INTENTION, spécialistes du mélange des décennies avec leur premier concept, HUSTLERS CONVENTION. Ultra Naté, chanteuse originaire de Baltimore (USA), connut quelques succès mineurs (Rejoicing, Deeper Love, Joy). En 1995, la base instrumentale du Fire Island Mix de son single How long inspira largement ses créateurs, Farley & Heller, pour réaliser leur fameux Ultra Flava. Puis vint cet énorme cross-over radio de l'année 1997, fruit de l'expertise des Mood II Swing. En France, c'est Happy Music qui rafla la mise. Les follow-ups de ce single retentissant furent plutôt décevants (Found a cure, Pressure et dans une moindre mesure New kind of Medicine) et ULTRA NATE disparut...doucement.

2/ FREEMASONS "Watchin'" : La voix exceptionnelle d'Amanda Wilson et la mélodie irréprochable font de ce titre un "must" incontournable ! C'est le follow-up réussi de Love on your mind. A noter en 2008 sa reprise intéressante du Disco's Revenge de GUSTO, lui même inspiré du Groovin' you de HARVEY MASON (1979).
J'en fait un mash-up avec l'accapella du Jingo de CANDIDO (1979).

3/ CAPRICCIO "Everybody get up" : reprise du classique funky de JAZZY DEE (Get on up-1983), le mix de Jazz-n-Groove est construit sur la base instrumentale de K-Jee de MFSB (1975), une fois de plus !!! Je ne sais pas s'il y a eu gimmick plus samplé que celui-ci.

4/ MARY J BLIGE "Be without you" : remarquable mutation house d'un titre R'n'B par le duo londonien Bobby Blanco et Mike Moto. Petit mash-up avec l'accapella de Bad Habit de ONEPHATDEEVA

5/, 6/ et 7/ "Ain't no mountain high enough" : 3 variations autour du titre composé par Ashford & Simpson. Avec "You are somebody", FULL INTENTION reprend le riff de violons de l'original et fait rechanter le refrain du I am Somebody de GLENN JONES (1983).

INNER LIFE "Ain't no mountain high enough" (The Garage Version) : c'est la version mythique sortie en 1981. Le break au clavecin et le lent retour de toutes les pistes vers l'apothéose finale resteront gravés à jamais dans les souvenirs de mes soirées Palace. Le DJ éteignait alors l'ensemble des spots, plongeant la piste dans une pénombre totalement envoûtante, chacun redécouvrant son espace grâce à une puissante lumière noire. Pour l'anecdote, j'avais acheté un premier vynil (pourtant estampillé Salsoul) de ce titre à Champs-Disques et, comble de l'horreur, ce fameux break avait été supprimé !!!
J'étais retourné furieux au magasin la semaine suivante afin de réclamer la version mixée par Larry Levan et entendue au Palace. Le vendeur n'a jamais compris l'intérêt que je portait à ce détail de break (alors qu'il représentait le point culminant du mix) et m'a fait l'échange en râlant. Il faut dire que ce vendeur américain était particulièrement antipathique et qu'il n'avait rien à faire derrière un comptoir. C'est vraiment parce que Champs-Disques était incontournable que le patron pouvait se permettre de garder un employé capable d'envoyer promener des clients fidèles et plutôt généreux dans leurs achats.

JOCELYN BROWN "Ain't no mountain high enough" : cette reprise par la "lead singer" originale du groupe INNER LIFE est produite par David Morales (1998).

8/ SEX-O-SONIQUE "I thought it was you" : le sample provient du titre de HERBIE HANCOCK (1978) et l'on retrouve encore ces satanés FULL INTENTION derrière ce "one shot".

9/ DADDY'S FAVOURITE "I feel good things for you" : le remix d'Alan Braxe utilise notamment un bout de sample (les cuivres + "i'm the one !") de I'll do anything for you de DENROY MORGAN (1981), un classique du Patch Club, mais le sample vocal principal ne semble pas avoir été identifié pour l"instant par les spécialistes house sur la Toile.
Concernant la loop, elle provient du break de "Wikka Wrap" de THE EVASIONS.

10/ BARBARA TUCKER "Everybody dance (The horn song)" : cette version plutôt classe a été réalisée par Club Asylum, deux obscurs anglais qui ont sorti en 2001 un remix assez contestable du Street Life des CRUSADERS sous le pseudo de STREET A.

11/ PHOTEK "Mine to give" : 2000, année du dernier grand remix de David Morales ?? on a l'impression que les pistes utilisées pour sa version de Discotheque de U2 sont restées en place sur la table de mixage depuis 1997. L'ambiance est absolument magique, comme d'habitude. Vite Dave, revient à tes premières amours !

12/ U2 "Discothèque" : un Def Mix assez testamentaire du Boss... de quoi alimenter la Fontaine des Regrets. La voix de Bono est portée par des nappes et des accords majestueux et le final à la flute nous embarque définitivement. Une basse qui sort du mix, un subtil mélange de hard house et de early garage "à la Whistle Song"... du grand art. Et merci à Bono pour son ouverture d'esprit.