Affichage des articles dont le libellé est Copyright. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Copyright. Afficher tous les articles

vendredi 7 novembre 2014

N° 227 : Garage meets Big Room (Jamie Principle, Copyright, Grant Nelson...)


Set non disponible

1/ GREGG DIAMOND "Starcruisin'" (1978) : disparu prématurément à l'âge de 49 ans, ce multi-instrumentiste/compositeur/producteur était le créateur du groupe Bionic Boogie dont les tubes restent Risky Changes et Hot Butterfly.

2/ Hommage à ce disco flamboyant avec "Love Blind" de RIGHT TO LIFE qui en sample le riff de violons.

3/ En 2006, dans son entreprise de revisites de vieux standards house, FRANKIE KNUCKLES s'attaque à l'un de ses tubes datant de 1991, "The Whistle Song", un titre dont s'inspira Bob Sinclar pour Love Generation.

4/ LISA STANSFIELD "Someday" (Classic Reprise Mix) : une version dub absolument magique de Knuckles & Morales qui reste fidèle à l'original.

5/ COPYRIGHT feat. Song Williamson "He Is" (Classic Mix) :  désormais plutôt orientés tribal-house, Gavin Mills et Sam Holt s'intéressaient ici au pur gospel. Le titre est extrait de l'album Voices & Visions sorti en 2008, qui contient d'autres titres fabuleux comme Wizeman, Classic Beat, Never Again. A posséder absolument dans sa discothèque !

6/ DIRECTOR'S CUT feat. Jamie Principle "Your Love" (Directors Cut Signature Mix) : originaire de Chicago, Byron Walton alias Jamie Principle voulut tout d'abord devenir docteur. Musicien passionné par les sonorités de Prince et de la new-wave européenne de Human League ou Depeche Mode, il commence à écrire des titres, mais sans réelle ambition de les voir édités. En 1984, c'est sur les conseils d'un ami qu'il contacte Frankie Knuckles qui avait quitté deux ans plus tôt le fameux Warehouse pour créer son propre club, le Power Plant. En superposant un pattern d'une boîte à rythmes (la technique qui donna son nom à la "house music") sur l'une des compos de Principle, le langoureux Your Love, Knuckles crée la magie et le titre devient rapidement un hymne.
Toujours resté dans l'ombre, le succès considérable en Angleterre du bootleg réalisé pat The Source sur le gimmick de synthé de son titre ne fera qu'ajouter à l'amertume de Jamie Principle de voir défiler une carrière en demi-teinte, même s'il connut quelques dernières fulgurances sous la houlette de Steve "Silk" Hurley (Hot Body, You'Re All I'Ve Waited  4).

7/ PROMONOVA "Fire Burning" (Sonny Fodera Beatdown Remix) : le titre du DJ russe est remixé par Sonny Fodera, le taulier du label sur lequel il est signé.

8/ AGNES "I Need You Now" (Grant Nelson Mix) : Agnes Carlsson est la vainqueur de l'émission de télé suédoise Idol (l'équivalent de Nouvelle Star) en 2005. Autant la version pop originale est tout à fait conventionnelle (préférer le Cahill Radio Edit), autant le mix UK Garage de Grant Nelson est un véritable missile.

9/ GRANT NELSON "Brave New World" : le R.V. de son podcast sur housecallfm.com est toujours un incontournable pour les amateurs de house énergique et de vieux classiques. Je l'ai abondamment joué durant ces dernières années à travers ses productions sur les labels Nice 'N' Ripe et Swing City.
GN reprend ici plus ou moins la ligne mélodique de Swimming Places de Julien Jabre.

10/ BEAUVILLE feat. Jenny Halberg "Living Easy" : un pseudo qui sonne très "chic" et derrière lequel se cache l'anglais Damien J. Carter dont le mix original est présenté ici. Je pense qu'il ne s'agit là que d'une escapade "soulful", ce DJ/remixeur me semblant plutôt orienté Progressive House.

11/ final indie-dance avec une vieille connaissance : SAINT ETIENNE et "Shower Scene (2002). La voix de Sarah Cracknell (que l'on entend aussi sur le hit Nothing Can Stop Us) est toujours aussi enchanteresse. Ce single n'est sorti qu'en Espagne, mais je l'ai découvert sur un album sampler du magazine Les Inrocks.

vendredi 1 novembre 2013

N° 203 : Oldies but Goodies (Hurley's classic mixes, Bad Yard Club, Zinno...)


Set non disponible

1) ZINNO "What's Your Name" (Long Version) (1985) : on ne peut pas dire que les belges aient submergé le marché de productions dance dans les années 80, même si Technotronic fit mouche aux USA en toute fin de décennie avec Pump Up The Jam et Get Up. Mis à part quelques coups d'éclat sympathiques comme les hits de Muriel Dacq, des Bassline Boys et la crispante tendance New Beat, pas grand chose à signaler. A retenir toutefois cette excellente production du duo Zinno, tel un clin d’œil aux films de James Bond.

Retour en force de Steve"Silk" Hurley dans mes sets !

2) RICKSTER "Night Moves" (Night House Mix) (1988) : un "one hit wonder" certifié de la house music qui connut son petit succès en France.

3) MELLOW MAN ACE "Welcome To My Groove" (Hurley's Deep House Mix) (1990) : le sample de K-Jee de MFSB utilisé pour la 219e fois, mais ça fonctionne à tous les coups !

4) SUZIE AND THE CUBANS "Feel It" (Construction Medley) (1987) : dans le cabinet de curiosités de la house music, voici une face B d'un titre sans grand intérêt qui se présente sous la forme d'un vaste assemblage de samples (dont celui de Zinno). Il semble que ce disque soit originaire du Canada.

5) WESTBAM "Monkey Say, Monkey Do" (Bolero Mix) (1988) : premier tube d'un des pionniers de la techno allemande dont j'avais joué le fabuleux Mayday Anthem sur Skyrock en 1993.

6) DSK "What Would We Do" (Hurley's House Mix) (1991) : je le classe dans le Top 10 des productions du génie de Chicago. Le choix des accords de piano est particulièrement audacieux, à l'aune de ceux proposés sur le remix de Get Off de Prince.

7) SHAWN CHRISTOPHER "Make My Love" (Stone's Essential Mix) (1994) : le suédois Stonebridge (l'un des créateurs du label de remixes Swemix en 1986) rend une copie garage toujours impeccable.

8) PAUL McCARTNEY "Deliverance" (Steve Anderson Remix) (1992) : flamboyant mix garage qui n'a retenu qu'une phrase et une vocalise du titre original de Macca. Il faut dire que le riff de piano tient bien la route à lui tout seul.

9) COPYRIGHT feat. Imaani "Story Of My Life" (Main Mix) (2011) : une tribal house soignée dont Copyright est l'un des meilleurs artisans. Aussi qualitatif, l'original de Hidden Agenda était sorti en 1993 sur Tribal America.

10) DAVID MORALES & THE BAD YARD CLUB "In Da Ghetto" (Ghetto Mix) (1996) : Morales, en véritable sorcier du rythme, excelle aussi dans ce style tribal ungerground. Aux vocaux, une certaine Crystal Waters. In Da Ghetto est un extrait du premier album du "Boss", que j'avais présenté et fait gagner sur Skyrock en juillet 93.

vendredi 14 août 2009

N° 31 : Soulful & Sensual (Gospel garage classics, Masters at Work masterpieces, Blaze, DJ Memê)

Set non disponible




1/ JODY WATLEY "Saturday night experience" : après avoir fait les choux gras du Skydance avec ses tubes "Friends", "Real love" et "Lookin' for a new love" , l'ex-chanteuse de SHALAMAR s'offrait un retour sensuel et jazzy en 2001 avec ce remix de Blaze. Ce trio de musiciens new-yorkais définit de manière quasi-parfaite ce qu'est la soulful house.
A la fin des années 80, Blaze produit essentiellement des titres pour Tony Humphries, des joyaux que ce dernier ne manque pas d'inclure dans ses sets au Zanzibar Club.
Ma première rencontre musicale avec Blaze fut le remix de "People hold on" de COLDCUT (que RLP joua souvent dans son Skydance), un arrangement assez latino et doté d'un solo de synthé final véritablement prodigieux. Suivit le remix de "Celebrate the world" de Womack & Womack. La "soul" avait enfin retrouvé le chemin des clubs alors que la house purement synthétique commençait à se montrer fatigante.

2/ UNDERGROUND COMITTMENT "I know a melody" : toujours extrait de ma fameuse compilation "Sub-Urban Volume one" (elle ne connut hélas qu'un seul volume), ce titre prend comme refrain une partie d'un couplet de "The secret garden" de QUINCY JONES ( à 1'04" du début et chanté par James Ingram). Une production Victor Simonelli-Tommy Musto !

3/ BE BE WINANS "Thank you" : fabuleux remix signé par les Masters At Work ! Surement pas le plus connu mais un maxi qui vaut le détour. Le titre est extrait du premier album solo de ce pur artiste gospel.

4/ MONÉ "Movin'" : un remix de Farley & Heller alias Fire Island, un pseudo qui rend hommage à cette île mythique, sorte de "Porquerolles" située à environ 80 km de N.Y. Dès les années 40, le lieu fut conquis par la communauté gay et lesbienne. Dans les années 70, des clubs extravagants comme l'Ice Palace, le Sandpiper (Tom Moulton y fut DJ) ou le Botel contribuèrent à l'émergence de la disco music. Un sanctuaire de la luxure et de la liberté sexuelle qui n'allait pas tarder à influencer les clubs new-yorkais comme le Studio 54 ou le Tenth Floor.

5/ CRAZY PENIS "You are we" : un pseudo à déclencher le branle-bas de combat au Vatican !!!
Sur son site, la très prude BBC consacre quand même quelques lignes à ce duo londonien très créatif et auteur de 5 albums à ce jour. "You are we" est extrait de "The wicked is music" sorti en 2002. Il est remixé ici par Ian Pooley dans un style garage très syncopé. J'avais déjà repéré ce groupe en 1997 avec un excellent titre acid-jazz, "Summer Bummer".

6/ ALYSHA WARREN "I pray" : après "I thank you", retour dans un univers de dévotion avec ce "I pray" remixé par Roger S. Le S Man Hard Mix mérite aussi votre écoute.
J'ai toujours été fasciné par l'osmose parfaite entre garage et gospel au point d'imaginer un concept entièrement chanté en français en 1998.

Alysha Warren est l'une des chanteuses les plus samplées de l'histoire grâce à un accapella que doit posséder tout DJ digne de ce nom, "Touch me". Les producteurs de CORONA en avaient d'ailleurs emprunté une partie pour rallonger le couplet de son titre "Baby, Baby".

7/ ROBIN RUSH "After the storm" : cette production de Ian Carey ("Say what you want") s'inscrit totalement dans la lignée d'un Blue Six. Sous le pseudo de SOULPROVIDERS, il nous avait déjà livré "Rise" en 1999, un titre qui reprenait un sample de "Could heaven ever be like this" de IDRIS MUHAMMAD (1977).

8/ MICHELLE WEEKS "Don't give up" : un remix assez bordélique mais qui possède une grande énergie avec un sublime accompagnement au piano. A l'instar d'une Jocelyn Brown ou d'une Loleatta Holloway, Michelle Weeks fait partie de ces divas qui "lâchent les chevaux" devant le micro et sa performance sur ce titre est véritablement ahurissante. Choriste pour de nombreux artistes, elle serait en préparation d'un album gospel.

9/ FISH GO DEEP "The cure and the cause" : le GROS single de l'année 2007 ! Lounge , disco ou garage, chaque public y trouva son compte. Les mixes du brésilien DJ Memê dont ce Suite Mix dominent largement le lot. Il a encore frappé récemment avec "Any love" dont le Reprise Mix pourrait démarrer l'un de mes sets s'il arrivait que je mixe à nouveau en club. C'est l'un des producteurs de la nouvelle génération qui laissent espérer que tout n'est pas pas perdu face à l'invasion de l'électro et que la soulful house et ses flamboyantes réminiscences disco peuvent encore surnager dans un univers de musiques club devenues plus bruyantes que musicales.

10/ THE BRAXTONS "The Boss" : l'original de Diana Ross (1979) est dépoussiéré par les Masters at Work et les Braxtons. La boucle est sale, distordue mais l'arrangement disco parfait nous envoûte dès les premières mesures. L'intro "new soul" et langoureuse de cette version (non mixée ici) est déjà à elle seule un petit chef-d'œuvre.

11/ COPYRIGHT feat. Song Williamson "He is" : l'un des 5 plus grands titres gospel-garage de la décennie ! Alors que le genre se meurt dans des productions insipides, quelques fulgurances comme celle-ci permettent de penser qu'il reste une toute petite place pour cette niche musicale. Ah si, lors des messes, l'on pouvait nous offrir ce genre d'ambiance musicale au lieu de nous faire subir ces chants religieux larmoyants et simplistes... je deviendrais un "crapaud de bénitier" !