Affichage des articles dont le libellé est Carl Bean. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Carl Bean. Afficher tous les articles

samedi 16 novembre 2013

N° 205 : The Old School (Kurtis Blow, Shep Pettibone, Tommy Musto, CJ Mackintosh...)


Set non disponible

1) KURTIS BLOW "Christmas Rappin'" (1979) : ce titre de rap cultissime fut un gros hit dans les clubs français, le public ayant découvert avec Sugarhill Gang un style qui n'avait pas encore bifurqué vers la revendication politique. On découvre ainsi à la télévision un Kurtis Blow endimanché, bien propre sur lui dans la vidéo de sa prestation à Top Of The Pops en 1980. Ce look doit sans doute paraitre totalement improbable pour ceux qui nagent en pleine posture "gangsta rap" ou "crunk".

Le follow-up, The Breaks, fut tout aussi brillant et populaire.

2) MOMENT OF TRUTH "Chained To Your Love" (1977) : Ce groupe bénéficia en 1974 de l'un des premiers "Extended Mix" de l'histoire de la dance music (Your Love réalisé par Tom Moulton), les bars et les clubs suppliant avec insistance les labels pour qu'ils réalisent des versions allongées des singles, d'une durée d'au moins 5 minutes. C'était une autre époque, celle où les clubs lançaient les modes et faisaient les tubes. Chained To Your Love n'est pas un single mais le morceau d'ouverture du seul album du groupe.

3) K.I.D. "Hupendi Muziki Wangu (You Don't Like My Music)" (1980) : ce titre au son extraordinaire de clarté est l’œuvre du musicien anglais Geoffrey Bastow, disciple du grand Georgio Moroder (ce qui explique tout). C'est une "queue d'album" (l'album qui contient le hit Don't Stop) qui connut un curieux destin, cartonnant aux USA alors que ça n'était que la simple face B du maxi It's Hot sorti l'année suivante sur Sam Records.

4) HOTBATH RE-EDITS "You Wanna Do" (2010) : dommage que notre ami Crazy P, un habitué de mes sets, ne nous gratifie pas plus souvent de ses re-edits de vieux trucs disco (ici AL HUDSON & ONE WAY "Music") car il s'agit là d'un travail absolument prodigieux de réorchestration discrète avec l'ajout de synthés. A découvrir aussi ses re-edits de Hella Good de No Doubt et Betcha Wouldn't Hurt Me de Quincy Jones dans le volume 1 de la collection.

5) CARL BEAN "Born This Way" (Better Days Version) (1986) : ce tube revendicateur du mouvement gay date de 1977 (l'original par Valentino était passé assez inaperçu deux ans auparavant). Ce remix assez brut de décoffrage par rapport à la finesse de la très orchestrale version disco est signé Bruce Forest et Shep Pettibone.

6) CLUBLAND "Set Me Free" (12" Club Mix) (1992) : saluons la voix puissante de Zemya Hamilton, chanteuse attitrée de ce groupe de garage suédois aujourd'hui dissout.

7) PUBLIC DOMAIN "Make It Rock" (T. M. V. S. Remix) (1993) : nouveau mix du tandem Musto/Simonelli qui figure sur la compilation Sub-Urban Soul Vol. 1 que tout amateur de soulful devrait posséder dans sa discothèque (si tant est que l'on puisse encore se la procurer, mais heureusement Traxsource propose les titres ré-édités au téléchargement).

8) Mr FINGERS "Closer" (Decareydited Frankie Foncett Dude Mix) (1992) : Lil' Louis avait joué le somptueux Deep Down Basement Mix lors de son passage sur Skyrock, je vous propose un mix plus musclé que j'ai réédité grâce au dub pour m'assurer un break qui manquait à la version vocale. Je recours de plus en plus aux ré-edits afin de gagner du temps dans mon travail de préparation, les semaines étant très chargées depuis octobre dernier.

9) SIMPLY RED "Something's Got Me Started" (E-Smoove's Late Night Mix) (1991) : le titre original fit partie de la playliste de Skyrock. Il bénéficia de très bon remixes de Steve Hurley, Paul Oakenfold et E-Smoove. Je le jouais régulièrement dans le Top Dance Megamix.

10) MADONNA "Deeper And Deeper" (Shep's Classic 12inch) (1992) : Pettibone et Morales, deux cadors appelés pour ce titre. Leurs remixes ne figurent pas parmi les incontournables, mais cette version honorable valait d'être jouée. Ce single marqua la fin de la coopération entre l'artiste et Shep Pettibone, mais peut-être que ce dernier était déjà en passe de se reconvertir dans l'immobilier.

11) KATHY BROWN "Can't Play Around" (Club Mix) (1993) : ce titre fut signé en France chez Happy Music, mais ne rencontra aucun écho chez les DJ's, ce dont vous vous doutiez certainement.
Kathy Brown reste l'une des meilleures choristes du métier. Nous avons pu l'apprécier ces dernières années sur Get Another Love, Give It Up (Eminence) et surtout sur Never Again, le chef d’œuvre gospel absolu du groupe Copyright.

12) LITTLE LOUIE & MARC ANTHONY "Ride On The Rhythm" (Kenlou Rhythm Mix) (1991) : les Masters At Work à l'apogée de leur période house underground dont je suis nostalgique aujourd'hui. Il faut dire que je viens encore de passer quelques heures sur Traxsource à écouter des titres soulful tous aussi ennuyeux les uns que les autres. Les grandes mélodies du passé semblent avoir totalement disparu au profit d'exercices de style vocaux certes souvent très bien arrangés, mais extrêmement banals et l'on oublie le refrain une fois passé au titre suivant. Je crains que ce style soit définitivement enterré car, face aux mastodontes électro et dubstep, il ne possède absolument aucun pouvoir de fascination auprès des ados, futurs clients des clubs.
Si je suis là à me morfondre en écoutant les nouveautés soulful, ça n'est pas bon signe vu mon attachement à cette musique depuis près de 25 ans et mes écoutes se dirigent désormais vers d'autres styles.

13) SEAL "Fly Like An Eagle" (CJ's Cosmack 12inch) (1997) : il s'agit d'une reprise d'un hit de Steve Miller datant de 1976. Le traitement garage de CJ Mackintosh est très convaincant et Seal s'offre même un clin d’œil à son premier tube Crazy.
Quant à Steve Miller, c'est l'une des stars de mes booms d'adolescent des années 70 avec des titres comme Take The Money And Run, Rock'n Me ou Jet Airliner, du country-rock de haut niveau.

vendredi 17 septembre 2010

N° 78 : Disco Go Go (Carl Bean, rare re-edits, Double Exposure, Jihad Muhammad...)

Set non disponible

Petite nouveauté dans mes podcasts. Vous entendrez désormais le son de ma voix en intro de chaque set. C'est un petit exercice qui préfigure un possible retour en radio en 2011.

Et puis la surprise de la rentrée, c'est évidemment la fausse émission que j'ai imaginée avec mon réalisateur et acolyte de l'époque Skyrock, Cutmaster. Vous pouvez la télécharger ici.
De nombreux fans de l'époque espéraient ce petit événement...nous avons réalisé leur souhait.
Nos retrouvailles récentes ne pouvaient que s'accompagner de ce délire radiophonique qui compile toute la dérision qui a pu ponctuellement agrémenter cette émission de 1993 à 1995. Nous l'avons réalisé tranquillement un dimanche du mois d'août en région parisienne et de nombreux protagonistes sont volontairement ou involontairement impliqués dans les parodies qui se succèdent. Les membres du cénacle de la radio FM en identifieront un certain nombre immédiatement, même si certains "invités" sont totalement étrangers à cet univers.

Revenons-en à ce set au nom étrange.
Adolescent, j'écoutais les K7 de disco que compilait mon frère alors majeur et client du fameux Patch Club.
Rangeant mes archives, j'ai retrouvé l'une d'elles portant ce nom trouvé à la va-vite.
Le disco des années 70 étant la substance majeure de ce set, le titre coulait de source.


1/ THELMA HOUSTON "Don't leave me this way" : je suis fier d'avoir déniché cette merveille.
Ayant toujours regretté qu'il n'existe pas de véritable version" extended", ce mix entre l'inédit instrumental et la version officielle me permettait de donner enfin à ce titre une dimension club.
Ce disque n'est même pas répertorié sur le fameux site Discogs !

2/ CAROL WILLIAMS "Love is you" : gloire au DJ italien Spiller (a.k.a. Cristiano Spiller) pour deux choses :

  1. avoir samplé avec une grande intelligence quelques bribes de ce titre disco assez confidentiel ;

  2. nous avoir fait découvrir la sublime Sophie Ellis-Bextor dont la voix suave le dispute à la beauté.

Sophie Ellis-Bextor, c'est évidemment "Murder on the dancefloor".
J'ai été charmé par sa performance au festival T4 on the beach 2004.
Mais que dire du public ! une bande de neuneus complétement apathique alors que la magie de l'événement aurait dû le transformer en une gigantesque masse mouvante.


3/ DOUBLE EXPOSURE "Ten percent" : Remixé par Walter Gibbons, ce titre est certifié comme le premier maxi-single a avoir été commercialisé dans l'histoire de la musique.
L'album éponyme sorti en 1976 contient deux autres tubes : "
My love is free" et "Everyman".


4/ CARL BEAN "Born this way" : le premier coming-out de la dance music. Pas étonnant que la radio FG se soit jetée sur l'immonde cover réalisé par POUR HOMME en 2000.
L'original aux arrangements majestueux aurait bien mieux servi cette tribune.


Alors que beaucoup pensent que c'est Sylvester qui fut le premier à afficher son homosexualité, c'est en fait un certain Valentino qui en 1975, avait sorti la version originale de "Born this way" sur Gaiee, un sous-label de Motown Records.

C'est deux ans plus tard que le futur prêtre Carl Bean décide de réenregistrer ce titre cette fois paré d'arrangements extraordinaires où le piano Rhodes s'offre des riffs survoltés sous les doigts de l'arrangeur T.G Conway.


5/ PETE HERBERT & DICKY TRISCO "Exodus" : re-edit de la version dub de "Together forever" d'EXODUS, titre étrange sorti sur un petit label jamaïcain en 1982.
C'est l'un des premiers maxis à faire figurer un accapella, celui-ci durant pas moins de 3 minutes !
Puis vient de riff de piano électrique samplé maintes et maintes fois, notamment par C & C Music Factory ("Just a touch of love") et Eddie Amador ("House music").


6/ MOTOR CITY DRUM ENSEMBLE "Raw cuts 1B" : ce Danilo Plessow a.k.a. Motor City Drum Ensemble démontre ici toute sa maestria en transfigurant "This feelin'" de FRANK HOOKER. Un son énorme, compressé/expandé au maximum. J'ai hâte de savoir avec quel logiciel il a réussi cette prouesse technique.

Armé de ce maxi, le DJ ne risque pas de vider la piste mais plutôt de faire vibrer les murs comme au bon vieux temps du Paradise Garage et sa sono démentielle.


7/ JIHAD MUHAMMAD feat. Tamara Wellons "Right now" : déniché sur l'excellent label Downtown161, je n'ai pas résisté à l'envie de vous diffuser le dub puis la version vocale.

Jihad Muhammad est un DJ/remixer originaire de Newark dans le New-Jersey. Il a collaboré avec la radio Kiss FM, le groupe Blaze et a joué dans de nombreux clubs new-yorkais dont le Sound Factory Bar (la même où j'avais entendu jouer Frankie Knuckles en 1992).


8/ DJ SPEN & ROBERT OWENS "A greater love" : DJ Spen alias Sean Spencer est un ancien membre des Basement Boys, célèbres pour avoir fait danser la planète avec "Gypsy woman" de Crystal Waters, l'un des rares titres "garage" avoir "charté" en France (même si un ignoble cover signé chez Flarenasch lui avait volé la vedette dans le Top Dance Skyrock !).

Ce titre empreint de religiosité gospel met en valeur la voix habitée de Robert Owens.


9/ LARS BARTKUHN "Dimensions" : est-il encore nécessaire de dire que les allemands règnent en maîtres sur le jazz européen ?

Musicien de studio, Lars Bartkuhn affiche ses références : Keith Jarrett ou John Coltrane.
Cet opus aux multiples influences saura ravir tous les clubbers pointus avides de pouvoir danser sur un jazz complexe, harmonieux et accessible.


10/ BETTY CARTER "Naima's love song" : en 2002, le prestigieux label Verve avait eu la merveilleuse idée de faire remixer les fleurons de son catalogue par les producteurs les plus hétéroclites.
Sur ce 2e volume figure cette version inspirée du titre de Betty Carter (1992), une revisite d'un morceau de John Coltrane passée entre les mains du new-yorkais DJ Spinna, spécialiste des breaks syncopés du hip-hop. Le synthé Moog s'offre ici une récréation réjouissante.