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vendredi 19 février 2010

N° 56 : Happy House is back! (Cleveland City must have remixes,Yoshitoshi Recordings, Erick Morillo, Crystal Waters...)

Set non disponible



Ne vous fiez pas à cette intro élégiaque. Ça n'est qu'un leurre, courte cérémonie gospel avant le tsunami happy house.

1/ SOUNDS OF BLACKNESS "The pressure pt. 1 (Classic 12" Mix With Vocal Intro) : c'est sans hésitation aucune que RLP et moi avions choisi de présenter cet import en nouveauté dans le Skyrock Top Dance.
On avais jamais vu Frankie Knuckles aussi inspiré, à la fois dans l'énergie et la vibe, sans doute effleuré par la grâce de quelques séraphins.

2/ MAD MIKE "Give it to me" : 1992, Detroit est en déshérence musicale après le départ du label Motown pour les palmiers de la Californie.
Le modeste label Happy Records tentera de faire la promotions d'artistes house locaux comme Yolanda, Davina ou ce fou furieux de Mad Mike.
Chaque vynil qui sort dans les bacs est un petit chef d'œuvre :
  • JAMERSON "Got to give up"
  • BRIDGETT GRACE "Love to the limit" (déjà programmé)
  • UNIT 2 "Sunshine"
  • YOLANDA REYNOLDS "Children of the world"
  • DAVINA "Don't you want it" (LE tube du label)
  • HAPPY TRAX : volumes 1 à 4
Cuivres de synthé Ensoniq, Church organ, divas locales toutes sirènes hurlantes, claps graisseux et mixage hypercompressé, voilà la marque de fabrique du label.

3/ INNER CITY "Good life" : en 1988, nimbé de sa légitimité "happy house", Steve "silk" Hurley délivre un "must have" sur ce follow-up déjà tubesque de "Big Fun".

4/ SHARON DEE CLARKE "Something special" : ce Beat the Street Mix, ultra rare, fut capturé par miracle chez quelque disquaire du Nord de la France.
Empruntant le gimmick de "Body Music" des STRIKERS, sa ligne de basse galopante et l'alacrité de la mélodie nous entraînent dans le tourbillon enchanteur de la happy house.

5/ YASMIN "Sacrifice" : joué abondamment dans mes Skyrock Top Dance Megamixes, ce titre utilise le même sample avec en bonus de mini-transitions piquées au "Strings of Life" du groupe éponyme (mettre la main sur la reprise trance de Plank 15 sortie en 2001, au passage !)

6/ EVE GALLAGHER "You can have it all" : la version la plus underground avait été présentée dans mon Rebirth Megamix, voici une balearic version réalisée par les "dudes"du label Cleveland City Records et qui n'est pas sans rappeler un hit espagnol de Raul Orellana, "The Real wild house" (1989).

7/ CRYSTAL WATERS "In de ghetto" : le ragga et la house sont frères de lait. Une association coruscante et irrésistible, soutenue par une rythmique tribale.
David Morales s'essaye au genre et fait florès une fois de plus. Dans le même genre, son "Congo" sera l'apothéose.

8/ REEL 2 REAL "Go on move" : The Mad Stuntman, en état de grâce, envoie une bordée de mots dans un flow que ne renierait pas Joey Starr. Ce remix au punch extraordinaire sorti en 1994 envoie aux oubliettes de l'Histoire la version atone de l'album.

9/ CRYSTAL WATERS "What i need" : Erick Morillo, véritable démiurge de la happy house new-yorkaise, avance sans rature, livrant encore un mix grandiose sur le maxi du 2ème single de Crystal Waters, extrait de l'album "Storyteller".

10/ XS "Phantasy tribe" : XS alias Jean-Philippe Aviance est une énigme. Ce DJ de Washington D.C. a bien une page sur Facebook mais pas d'amis.
Il a fait partie du pool de producteurs du label Yoshitoshi Recordings basé dans ce bastion de l'underground house. Pour ce morceau, il utilise une grande partie de l'accapella de "Chic Mystique" de CHIC.

11/ ALCATRAZ "Giv me luv" : 1996, en villégiature à Londres, traquant les vynils tubesques chez HMV, le magasin incontournable d'Oxford Street, je suis intrigué par certains titres que le DJ maison s'amuse à passer en boucle.
Il y aura le phénoménal "Spaceman" de BABYLON ZOO et ce "Give Me luv" d'ALCATRAZ qui n'est encore disponible que mixé sur la compilation "Yoshitoshi Recordings - In house we trust vol. 1". Il faudra de longue semaines d'attentes avant de le repérer en maxi dans les bacs. Magistral coup marketing du label avec un artifice ancestral : "orchestrez la pénurie pour attiser la faim".

12/ AMOS "Let love shine" : le gang de remixers du label Cleveland City (Rhyme Time Prod. et autres) est souvent à l'honneur dans mes sets. Ce remix de "Let love shine" symbolise tout ce qui me plait dans cette happy house anglaise. Des envolées de piano-violons enrobées de sons technoïsants.

13/ Au crépuscule de ce set, entre chien et loup, les brûlots underground sans pedigree sortent du bois et hurlent. "Stomp!" de F.U. fait partie de la horde. A mille lieux des barcarolles de Venise, ce titre puise dans le creuset du classique enragé de KRAZE, "The Party".