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mercredi 13 janvier 2021

N° 309 : Diving In The 80's



Longtemps les années 80 me parurent un peu datées et surannées. Et puis la lente descente vers le néant artistique que nous vivons aujourd'hui me contraignit à revoir mon jugement et revint alors le doux souvenir d'une décennie d'une richesse mélodique absolue, qui magnifia le synthétiseur dans des productions hyper léchées au son monstrueux.
Qu'elles furent pop, funky ou new-wave, elles possédaient l'élégance et la créativité qui manquent aujourd'hui à ces blackeries, ces latineries qui plaquent toutes les mêmes plans de 4 accords sur des mélodies simplistes, qui n'ont souvent pour seul but que de profiter des quotas français sans se fatiguer les neurones.
Depuis une vingtaine d'années, on assiste à un véritable hold-up de la médiocrité sur ces quotas, sur les médias mainstream et le public adhère hélas sans réserve, comme si sa faculté de discerner le bon grain de l'ivraie avait totalement disparu.

Avec qui puis-je parler musique aujourd'hui dans mon entourage ? quelques personnes, pas plus. Des connaisseurs, des musiciens. Heureusement, les réseaux sociaux permettent d'élargir le cercle.

GEORGE BENSON "Lady Love Me (One More Time)" (Dr Packer Rework) : désormais acteur incontournable de l'edit, le Docteur est plus que jamais au chevet des grands classiques, reliftant ici le très classieux titre de Benson composé et produit en collaboration avec les requins de studio TOTO en 1983.

THE BLOW MONKEYS "Digging Your Scene" (Long Version) : une pop-dance maniérée qui fit fureur au Royaume-Uni durant cette décennie, tout comme ABC, Culture Club ou Duran Duran. Leur autre tube fut "It Doesn't Have To Be This Way".

TOTO "Stop Loving You" : j’eus la chance de les voir sur scène le 4 février 1987 au Zénith de Paris. Set impeccable, sono au top et le fabuleux batteur Jeff Porcaro était encore de ce monde.

SCRITTI POLITTI "Boom! There She Was" (Album/Dub Mix)/ SCRITTI POLITTI "Perfect Way" (Way Perfect Mix) : mes dandys anglais préférés ! les maîtres du Fairlight". Tous les bons claviéristes vénèrent ce groupe qui, sous la houlette de son leader Green, délivra des titres d'une grande perfection. L'album "Cupid & Psyche 85" est un must-have.

JAKI GRAHAM "Set Me Free" (Special Extended Remix) : déjà chroniqué dans le set n° 297.

THE WEEKND "Can't Feel My Face" (Ultimix) : petite digression dans l'ambiance 80's mais le titre sonne très Jackson. The Weeknd est d'ailleurs un digne successeur, doté d'un groove et d'une voix d'une précision redoutable.

GIANT STEPS "Another Lover" (12" Extended Mix)
: est-ce une réponse au "Anotherloverholenyohead" de PRINCE ? Les producteurs anglais de The Quick ("Zulu"/Rythm Of The Jungle") réalisèrent en 1988 ce titre aux allures quelque peu princières d'ailleurs. C'est par hasard que je suis tombé sut cette pépite en visionnant un documentaire sur les radios FM américaines de cette époque. Le disque n'a pas fait un pli en France bien que pressé en 45t, comme bon nombre de singles qui ne bénéficient pas d'une promo, noyés dans l'embouteillage des innombrables sorties. Il méritait mieux mais le monde du show-biz est impitoyable.

RENE & ANGELA "I'll Be Good" (Select Mix Remix) : bref retour aux sonorités black avec ce genre de titre dépouillé (un bon 8 pistes des familles), au son massif qui claque dans les enceintes.

PET SHOP BOYS "Love Comes Quickly" (Dance Mix/Dub Mix) : voici la 2ème version du maxi, moins groovy que celle de Shep Pettibone (déja mixée dans des sets précédents), plus synth-pop mais toujours envoûtante.

LIVING IN A BOX "Living in a Box" (Dance Mix) : une formation britannique originaire de Sheffield. Le single entra dans le Top 40 U.S. en 1987. Bobby Womack réalisa une très curieuse et très énervée reprise la même année. A écouter par curiosité.

M "Pop Muzik" (Ultimix) : nous sommes là plutôt à la fin des années 70 pour ce qui est l'exemple même du "one hit wonder". C'est l'un des premiers tubes new-wave de l'histoire.
Je me rappelle que le pressage du maxi était conçu de manière étrange. Il y avait deux sillons parallèles et l'on ne savait pas sur quel mix on allait tomber. Info confirmée sur Wikipédia.

BEATS INTERNATIONAL "Change Your Mind" (Giant Club Mix) : Danny Tenaglia apporte la majestuosité qui manquait à une version originale un peu trop guillerette.

DEPECHE MODE "Enjoy The Silence" (Hands And Feet Mix) : Brit Award du meilleur single britannique en 1990. Il est extrait de"Violator", un opus largement produit par François Kevorkian et que je classe aisément dans les 100 albums mythiques de l'Histoire (je prépare mon classement en ce moment).

dimanche 25 mai 2014

N° 216 : Eclectic 80's (Duran Duran, Firefly, Rick Astley, Pet Shop Boys...)


Set non disponible

Éclectiques comme aucune décade auparavant, les 80's auront tout connu : la fin du disco, victime de ses dérives et des imposteurs qui l’ont fait déconsidérer, l’avènement de la funky music puis sa désintégration dans les boîtes à rythmes, la consécration du hip-hop, du freestyle, de la house, de la new wave et de l’italo-disco avec leurs armées de synthétiseurs, des sons tropicaux de Kid Creole et de ses Coconuts, des nouveaux romantiques aux coiffures impossibles, de solides groupes tels que Depeche Mode, Simple Minds, Tears For Fears, U2, Duran Duran, Pet Shop Boys dont certains existent encore…l’explosion des radios libres, les tubes de Gold, Elegance, Bandolero, la chute du Mur de Berlin…Les années 80 auront été les dernières à maintenir le rêve enchanté avant la grande désillusion.

Il y avait encore de grands mélodistes, de grands arrangeurs, des moyens financiers à la hauteur des projets… des boutiques de vinyles et CD fleurissaient à tous les coins de rue : les chaînes Nuggets, Madison, Virgin Megastore, les parisiennes Champs Disques, Lido Musique, Discoparnasse, le Mini Club de Nuit (dont l’un des vendeurs me semblait être Phil Barney)…un disque aimé était un disque aussitôt acheté.

Puis les nouveaux médias (internet, consoles de jeux, ordinateurs, téléphones portables, Ipod) apparurent, dispersant l’offre de loisirs.
Le format mp3 ouvrit la boîte de Pandore en faisant de l’échange de fichiers et de la multiplication des copies un jeu d’enfant.

Alors que le cinéma fascine encore, que les chaînes de télé payantes spécialisées dans le sport ou les séries trouvent aisément un marché, la musique est devenue un objet sans valeur. On l’entend dans les magasins, on l’écoute dans la rue sur le haut-parleur minable d’un téléphone portable…qu’il manque la moitié du titre ou que le son soit dégueulasse, peu importe, c’est un simple bruit de fond qui accompagne notre journée.
Auriez-vous l’idée d’aller voir un film en ayant loupé le premier ¼ h, avec une image granuleuse en 4/3 et un son mono ? bien sur que non car vous êtes exigeants sur ce que vous payez 12 euros.
Mais ce mp3 qui vous a coûté zéro, qui n’a pas d’emballage, ni de pochette, dont vous ignorez qui a composé le titre, arrangé le mix, dont vous ignorez parfois l’interprète, c’est juste un fichier de plus pour agrémenter votre bibliothèque. Je ne connais que peu de gens qui m’avouent acheter des disques dans des magasins ou sur internet.

Quand un artiste a touché 5000 euros de royalties sur ce qui a été annoncé comme un « tube », il peut s’estimer heureux… il y a de quoi se décourager de faire ce métier.
Alors, seuls les DJ’s y trouvent leur compte, composant des titres à tire-larigot. Dès le premier demi-succès, ils profitent de l’aubaine pour rentabiliser les frais dans des tournées ou des sets en soirées souvent grassement rémunérés.
D’ailleurs le public qui a payé sa place n’attend rien d’autre de ce DJ qu’une démonstration technique et un étalage d’effets et de sons. On vient « voir » un DJ comme on vient voir un vrai groupe sur scène… il y a bien longtemps que le but n’est plus de faire danser les gens.
Malheureusement, les DJ’s ne sont pas des compositeurs ou des mélodistes hors-pair (sinon nous croulerions sous les tubes), ce sont dans le meilleur des cas de bons bidouilleurs ou des sound designers et les plus connus d’entre eux font généralement appel à des « nègres » pour composer et arranger leurs titres.


Dans cette médiocrité culturelle (qui touche aussi le cinéma), je traîne chaque semaine quelques heures sur Itunes, Beatport ou Traxsource à la recherche de nouvelles sensations.
Mais pour 100 titres écoutés, 1 ou 2 finiront dans ma besace, souvent avec une grande indulgence pour des mélodies tout juste acceptables… mais il faut bien renouveler ma base de données, éviter de réécouter toujours les mêmes titres entendus 500 fois, éviter de se voir ressasser par les radios toujours les mêmes rengaines…alors on fait l’effort.
Les grands mélodistes de la chanson française se font rares. Calogero vient d’offrir le magnifique «Le Soldat» à Florent Pagny, Goldman se cache et livre ses titres au compte-goutte depuis 12 ans (un nouvel album est toutefois prévu cette année), mais Obispo ne me semble plus très inspiré et Voulzy prend son temps…comme d’habitude.
Les grands arrangeurs dance (Stock, Aitken & Waterman, Shep Pettibone, Steve « silk » Hurley) sont à la retraite…Frankie Knuckles nous a quittés récemment.

On me dit que mes sets ravivent les vieux souvenirs, plongent un peu dans la nostalgie, mais vous sortent de la morosité le temps d’une écoute. Il paraîtrait qu'en mélangeant les styles et les époques, ils soient moins ennuyeux que bien d'autres. Tant mieux si mon travail apporte sa pierre à l’édifice.
J’aurais tant aimé vous faire découvrir chaque semaine de nouveaux talents, mais l’exercice se révèle impossible. Alors pardonnez-moi de faire sans cesse référence au passé comme un vieil aigri.

PLAYLIST :

FIREFLY "You Can Lead Me" - 1982
TRAMAINE “Fall Down (Spirit of Love)" - 1985
FUNHOUSE “Dancin’ Easy” (House Mix) - 1988
RICK ASTLEY “She Wants To Dance With Me” (Bordering On A Collie Mix) - 1988
DONNA SUMMER “This Time I Know It's For Real” (Pete Hammond 12'' Mix) - 1989
NARADA MICHAEL WALDEN “Divine Emotions” (Shep Pettibone Remix) - 1988
WHITNEY HOUSTON “I Wanna Dance With Somebody (Who Loves Me)” (12" Remix) - 1987
MY MINE “Hypnotic Tango” (Hypnotic Mix) - 1983
MY MINE “Hypnotic Tango” (Extended Mix) - 1983
DEPECHE MODE “Strange Love” (Razormaid Classic Mix) - 1987
PET SHOP BOYS & LIZA MINELLI “Losing My Mind” (Ultimix Dub) - 1989
DURAN DURAN “All She Wants Is” (US Master Dub) - 1988
DURAN DURAN “All She Wants Is“ (Ultimix) - 1988
2 IN A ROOM “Do what you want“ (12inch Remix) - 1989

dimanche 30 mars 2014

N° 212 : The Balearic Mix (Gat Decor, Lana Del Rey, Kings Of Tomorrow...)


Set non disponible

Un set qui démarre avec des samples de violons extraits du mythique slow Me & Mrs Jones de Billy Paul (à l'époque où il y avait encore des séries de slows dans les boîtes) puis de vieux classiques trance dont Passion de Gat Decor qui avait réussi à se glisser dans les club charts en France à l'époque (en 1992).
Retour au 21e siècle avec, entre autres, le fabuleux Underlying Feeling de Sylvia Tosun remixé par Adam K & Soha (la version originale est hélas dispensable) et un mix dance de l'énigmatique Lana Del Rey.
Final avec deux hits des été à Ibiza : CJ Bolland et Praxis.

Playlist :

Mr JOSHUA feat. Espiritu "In Praise Of The Sun" (Extended Mix)
GAT DECOR "Passion" (Naked Mix)
LAST RHYTHM "Open Your Mind" (Extended Mix)
BLOOD RUNS DRY "All Of Your Mind"
SYLVIA TOSUN "Underlying Feeling" (Adam K & Soha Dub)
JUSTIN MICHAEL & PHONIC FUNK "Take Me to the Sky" (Instrumental)
KINGS OF TOMORROW "6pm" (Sandy's Blackwiz Remix)
LANA DEL REY "Video Games " (Subterranean Mix)
AKABU "Freak Out The Freaks"
DEPECHE MODE "I Feel Loved" (Danny Tenaglia's Labor Of Love Dub - Edit)
CJ BOLLAND "Sugar Is Sweeter" (Armand's Drum 'n' Bass Mix)
PRAXIS feat. Kathy Brown "Turn Me Out" (Sol Brothers Turn To Sugar Dub)

vendredi 30 avril 2010

N° 66 : Hot 'n' Cold Grooves (The Quick, Pet Shop Boys, Depeche Mode, Instant Funk, Frankie Knuckles fierce mixes...)

Set non disponible

Je viens d'entendre la pire saloperie que l'électro ait engendré : "Telephone" de Lady Gaga. Mélodie d'une platitude affligeante, clip racoleur et ridicule...et pour couronner le tout, Beyoncé se compromettant dans ce duo effrayant alors qu'elle avait encore quelque crédit dans la communauté black.
Heureusement que Grace Jones a eu la délicatesse de snobber la Gaga. Ça rassure.

Et voici maintenant un set qui souffle le chaud et le froid, indéfinissable comme souvent. J'ai trop été habitué à changer de style tous les 1/4 h avec ma clientèle banlieusarde et mes soirées privées au public bigarré.
Je ne suis pas de cette catégorie de DJ capable de mixer pendant 3 heures de l'électro ou de la deep-house sans s'inquiéter de la réaction de la piste. Quand elle se vidait brusquement sur une nouveauté, il fallait couper net le titre et relancer la machine en concédant un tube.

Mes maîtres à mixer (David Mancuso, Larry Levan, le "DJ blond du Palace"...) furent de grands explorateurs de la planète Dance et mes années Skyrock ont finalement accentué cette diversité.
Espérons que ce set ne sera à aucun moment ennuyeux voire ennuyant (c.a.d. qui cause des ennuis).

1/ THE QUICK "Zulu" : un groupe emblématique des grandes heures du Patch Club.
Il est difficile de qualifier le style de ce maxi : pop tribale ?
Il est mixé par le vétéran John Luongo pour lequel il faut que je me dépêche de brosser une biographie.

2/ Nouveau bootleg déniché chez Decks Records : SUPER VALUE "Special Edits 05". Version retravaillée du titre précédent, elle assure la transition avec cet inmixable "Zulu" grâce à un adlib à la rythmique très dépouillée.

3/ THE QUICK "The rhythm of the jungle" : fabuleux follow-up de leur premier single, il fit également des ravages au Patch Club. L'ambiance y est beaucoup plus festive et les percussions s'en donnent à cœur joie dans un break d'anthologie (hélas largement amputé dans ce set). A posséder impérativement dans sa discothèque.

4/ INSTANT FUNK "i got my mind made up" (1978): ce mix de Larry Levan traduit bien l'époque de l'insouciance disco, la quintessence du label Salsoul. Mélange de "La croisiére s'amuse" et de pure funk.

5/ AFRIKA BAMBAATAA feat. UB40 "Reckless" : un duo improbable quand on connaît le fossé culturel entre les deux. D'un côté, Afrika Bambaataa, précurseur de la vraie électro, celle qu'a enfanté Kraftwerk, et de l'autre UB 40, un groupe de reggae-pop consensuel.
Effectivement, Afrika Bambaataa avait largement puisé dans le "Trans Europe Express" de KRAFTWERK l'essence de son premier tube "Planet Rock".
Ce remix très électro-house, le Full Fon Remix, a été joué dans les premiers mois du Skydance, en 1988. Il est remixé par Rob Gordon, co-fondateur du label anglais underground, Warp Records (LFO, Nightmares on wax...).

6/ et 7 /DEPECHE MODE "The policy of truth" (Capitol Mix) et
DEPECHE MODE "Enjoy the silence" (Hands And Feet Mix) : un "double power" dédié à François Kevorkian pour deux remixes sublimes dégottés chez un disquaire proche de la marina du centre-ville de Miami en 1990.

8/ PET SHOP BOYS "Love comes quickly" : voici l'un des chefs d'œuvre méconnus de Shep Pettibone. Un mix langoureux, parfaitement orchestré, exploitant les boîtes à rythmes de l'époque au maximum et doté d'un break mémorable car interminable et bourré de bonnes idées.
Jamais les Pet Shop Boys n'ont bénéficié d'une telle maestria pour un remix club, mais la chanson et sa mélodie aux voix aériennes s'y prêtaient peut-être.

9/ ELECTRIBE 101 "Talking with myself" : une divergence nette et louable de Frankie Knuckles par rapport au classicisme habituel de ses arrangements. Le son synthétique du gimmick, la voix de Billie Ray Martin instillent cette ambiance froide et étrange à ce titre mélancolique.
A noter l'excellent remix "chill" (Canny 12" Vocal) sorti en 1998.

10/ WILL DOWNING "There's no leaving without you" : dans ce dub, on retrouve un Frankie Knuckles plus attendu mais qui délivre un arrangement qui flirte légèrement avec la cold-wave.

11/ DE LA SOUL "A rollerskating jam named Saturdays" : les mixes de Morales étant parfaits, une petite resucée ne pouvait que faire du bien avec ce 6 a.m Mix d'une grande sobriété.
Surement pas le genre de disque à lancer dans la "big room" du Macumba de St-Julien en Genevois, même à 5 h du matin.

12/ CHIC "Your Love" (International Club Mix) : encore un mix très orchestral de Frankie Knuckles pour le chant du cygne du groupe CHIC qu'on ne reverra plus.

13/ DEGREES OF MOTION "Do you want it right now" : la version originale de ce grand classique garage au mix hyper compressé.

vendredi 16 avril 2010

N° 64 : From funky soul to hardcore house (Skyrock Dance Classics, Narada Michael Walden, Depeche Mode,Tyree...)

Set non disponible

1/ REVELATION "Feel it" : obscure production du début de l'ère funky, elle fut révélée dans l'émission "Destination Planète 7" (animateurs : Smith & Wesson et Fool Astral) sur l'antenne de Radio 7, première radio du service public destinée aux jeunes.
Un arrangement "philly" ciselé porte une mélodie mémorable et un break parfaitement amené.

2/ SHARON REDD "Never give you up" : Dimitri From Paris avait remixé ce vieux "Prelude Records" de la défunte interprète de "Can you handle it?", mais ma préférence va à l'original.

3/ NARADA MICHAEL WALDEN "I want you" : deux albums d'anthologie ("The Dance Of Life" et "Victory" dont est extrait ce titre), une voix de falsetto... un producteur-musicien-interprète de haute volée.
Il produira notamment les "cultissimes" (j'ose un petit barbarisme - ça faisait longtemps - que Jean-Loup Chifflet et consors me pardonnent, ça me démangeait) albums de :
  • Stacy Lattisaw : "Let me be your angel" (1980)
  • Sister Sledge : "All american girls" (1981)
  • Whitney Houston : "Whitney Houston" (1985)
  • Lionel Richie : "Dancing on the ceiling" (1986)
4/ THE GALLERY Vol. II "Tee's Happy" : un re-edit en "bootleg" du fameux dub de NORTHEND réalisé par Tee Scott en 1981.
La face A ("Happy days") est souvent créditée à Michelle Wallace, l'interprète du titre.
Le géant Arthur Baker signe déjà la composition et la production du titre.
A noter un clap électronique au son inoubliable qui marquera le début du règne de la funky music.

Glissement vers les glorieuses années de Skyrock.

5/ 49ers "Die Walküre" : stupeur chez les puriste ! le DJ dérive vers la house italienne sans crier gare. Véritable pandémonium, cette production Bortolotti débridée au bassdrum énorme fit un tabac dans les clubs français durant la courte période de la mode New Beat (1988).
Parmi les innombrables samples, le riff de guitare de Chaz Jankel sur "Glad to know you".

6/ NOMAD "(I wanna give you) devotion" : grand classique du Skyrock Top Dance Megamix, ce remix DMC signé Mike Gray était l'alternative rêvée au multi-rabâché original qui fit également fureur en club.
Mais au fait, qui saura dire d'où provient le sample de saxophone ? Ce que l'on sait, c'est que le mini-refrain est inspiré de l'accapella de "Devotion" de Ten City.
Je suppose que le producteur a essayé plusieurs accapellas sur son instrumental et à jugé ce dernier le plus adéquat.

7/ PAULA ABDUL "Vibeology" : autre classique du Skyrock Top Dance, c'est hélas l'un des remixes les moins connus de Steve Silk Hurley. Mis à part l'arrangement totalement destructuré, c'est le sax trituré dans tous les sens qui apporte la folie au remix.

8/ MADONNA "Vogue" : signé Shep Pettibone, RLP adorait ce remix très classe (à l'instar de la danse à laquelle il fait allusion).
J'estime que ce titre marqua l'apogée de la carrière de Madonna en club et que l'inexorable déclin se produisit dès lors qu'elle se passa des services de celui qui l'avait propulsé au sommet.
Ce n'est pas le pathétique "Confessions on a dancefloor" (2005) dont on retiendra juste le single "Get together" qui redora le blason de la "croqueuse d'hommes" désormais subclaquante.
Son dernier amant, une espèce de godelureau, s'improvise désormais D.J., déshonorant la profession.

9/ BLACK BOX "Strike it up" : j'ai adoré jouer ce maxi dans le Top Dance Megamix. Voici l'original mais le mix de DJ Lelewel est encore plus magique. Un maxi où chaque plage est merveilleuse, un "must have" dans votre discothèque.
Appréciez l'utilisation judicieuse du roll de batterie de "Reach out, I'll be there" de GLORIA GAYNOR dans les transitions.
Pour l'anecdote, son album comportait une face A enchaînée sans blanc spécialement pour les DJ's ce qui représentait une première pour l'époque (1975), une idée fantastique qui avait germé dans l'esprit du producteur Tom Moulton. Trois tubes à la suite (dont le fameux "Never can say goodbye"), le DJ avait le temps d'aller boire un coup.

10, 11 & 12/ FPI PROJECT presents Rich In Paradise "Going back to my roots" ;
ATMOSPHERE "Atm'Oz-Fear" (Original Mix Double Beat) ;
KLF "3 a.m. eternal" (Guns Of Mu Mu) : 3 titres symboliques de l'époque Maxximum.
Les fêlés de KLF ont été les chouchous de cette radio du Forum des Halles. Révélés par "What time is love?", leur ultime single, "Last train to trancentral" sera l'une des plus grosses ventes de l'année 1991. Production au son énorme, elle sera classée dans le Top Dance tout comme ce "3 a.m. eternal".
Pour FPI PROJECT, ne manquez pas de prêter une oreille attentive à l'original de Lamont Dozier qui est un sommet de la soul music (eh oui, le tube d'ODYSSEY n'était qu'une reprise, brillante certes, mais reprise quand même).
Quant à ATMOSHERE, on se doute bien à l'écoute que ce vent froid vient de Belgique.

13/ DEPECHE MODE "Strange love" : l'atmosphère devient glaciale - j'ai failli nommer ce set "It's gettin' colder" - et ce maxi de Depeche Mode de 1987 reste redoutable malgré le poids des ans.

14/ E-MELLO "Situation" : reprise de YAZOO (groupe fondé par Vince Clarke, ex-membre de DEPECHE MODE), ce titre de 1982 est, à l'origine, une simple face B du tube mondial "Don't go".
La version d'E-MELLO sera un succès mémorable du début de l'année 1991 dans les clubs français et je le jouerai à maintes reprises. Ce rappeur anglais fera également le bonheur de BASS BUMPERS sur le hit "The music got me".

15/ Final hardcore avec la house de Chicago de TYREE. "Hardcore Hip house" est un classique du Skydance et reprend quelques bribes du "Promised land" de JOE SMOOTH.
Ceci est la version des anglais de Double Trouble.