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vendredi 6 février 2015

N° 235 : Dance While The Records Spin (Black Box, Kings Of Soul, Duke Dumont...)


Set non disponible

1/ BLACK BOX "Ride On Time" (Original Deep Mix) : RLP avait largement contribué à la popularité de ce titre sur Skyrock grâce à une collaboration étroite avec le label Airplay. Il avait notamment réalisé le Black Box Megamix et le megaremix de I Don't Know Anybody Else.

Heureusement que je me suis très vite procuré ce maxi original car à peine commercialisé, ce tube était victime d'un procès intenté par Loleatta Holloway, samplée pour l'occasion, et les copies retirées de la vente.
Une version rechantée totalement ratée était alors sortie du chapeau pour éviter le naufrage commercial, mais le mal était fait.

Étrangement, en 1994, les voix originales réapparaissent à la faveur de la sortie de deux remixes tonitruants ! Sans doute que l'arrangement juridique trouvé avec la chanteuse en 1989 avait permis de "clearer" tous les soucis de droits d'auteurs pour pouvoir reprendre le business comme au bon vieux temps.

2/ DUKE DUMONT "Won't Look Back" (Star Slinger Remix) : merci à Duke Dumont pour ce remarquable hommage à Loleatta ! et quelle voix rageuse que celle de Yolanda Quartey, largement à la hauteur de ce que pourrait également nous proposer une Jocelyn Brown des grands soirs.
Le remix est signé du DJ hip-hop originaire de Manchester Star Slinger. Je vous proposerai la version originale très bientôt.

3/ PAGGI & COSTANZI feat. Roland Clark "A House Thing" (Micky More & Andy Tee Deep Mix) : oui la house italienne existe encore, elle qui trôna au firmament au début des 90's et c'est notamment des DJ's comme Micky More (écouter le remix de Better de Angela Johnson) qui la maintiennent à la surface.

4/ OFFICE GOSSIP "Say It" : un jeune producteur deep-house que j'avais largement promu sur ce blog et qui a hélas un peu disparu des radars, pour le plus grand malheur de nos oreilles.

5/ LE FUNNK feat. Valerie M "Life Is The Way" (Original Mix) : Le Funnk, un look de tueur à gages genre Hitman ou Jason Statham, qui nous livre un dub UK Garage de bonne facture.

6/ JUDY CHEEKS "Just As Long As You're Good To Me" (Love To Infinity's Classic Paradise Club Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 23.

7/ PET SHOP BOYS "Before" (Classic Paradise Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 65.

8/ BLAZE feat. Barbara Tucker "Most Precious Love" (Dennis Ferrer’s Future 3000 Mix) : d'inspiration gospel, les vétérans Kevin Hedge, Chris Herbert et Josh Milan furent les principaux pourvoyeurs de titres pour le DJ Tony Humphries au Zanzibar Club de Newark (banlieue de New York) dans les années 80.
Je découvris ce trio lors de l'écoute de l'extraordinaire remix de People Hold On de Lisa Stansfield qu'avait programmé RLP dans le Skydance en 1989. S'ensuivirent d'autres remixes mythiques comme Celebrate The World de Womack & Womack ou One Better World de ABC.

9/ KINGS OF SOUL "If You Take My Love" (Booker T Vocal Mix) : le refrain reprend un vieux titre disco-funk de Harvey Mason, Till You Take My Love, mais la mélodie du couplet reste inédite.
La voix est très proche de celle de Merry Clayton, interprète originale dont personne n'a oublié la performance sur le Gimme Shelter des Rolling Stones (1969).

10/ MICHAEL JACKSON "Rock With You" (Mystery & Matt Early Remix) : un bon remix même s'il n'atteint pas la majesté de l'original, notamment à cause du choix peu heureux des sons des solos de synthé dans les transitions. Seul le remix de Frankie Knuckles (1995) avait su, à mon sens, conserver la magie intacte.

11/ REELSOUL feat. Stephanie Cooke "A Thousand Ways" (Reelsoul Vocal Mix) : Reelsoul alias William Rodriquez III est l'un des représentants d'une soulful house aux arrangements sophistiqués, réservée aux puristes du genre et que l'on retrouve notamment dans son remix de Send Me de Distant People.

jeudi 1 décembre 2011

N° 131 : Destination boogie (Cloud One, Joey Negro, Soulmagic...)

Set non disponible

Le boogie est un style musical né aux Etats-Unis dans les années 30.

A l'aube de la vague disco il est devenu un mot passe-partout pour désigner le fait de danser sur de la pop music (et par extension sur du disco).
Le film "Boogie Nights" est un hommage rendu à cette époque qui fut en quelque sorte un revival de l'esprit des "Années folles".

Ce mot figure dans de nombreux titres de tubes parmi lesquels :
  • "Boogie child" : BEE GEES
  • "Boogie nights" : HEATWAVE
  • "Boogie oogie oogie" : A TASTE OF HONEY
  • "Get up and boogie" : SILVER CONVENTION
  • "Yes Sir, i can boogie" : BACCARA (un summum du kitsch !!!)
  • "Blame it on the boogie" : THE JACKSONS
  • "I'm your boogie man" : KC & THE SUNSHINE BAND
  • "Boogie Woogie dancin' shoes" : CLAUDJA BARRY
  • "Boogie wonderland" : EARTH WIND & FIRE
Mais dés 1973, le groupe Kool & The Gang parlait de "Jungle Boogie".

Au Patch Club, grâce à une étiquette apposée sur chaque vinyle, on identifiait le style de danse d'un morceau disco par le mot "jerk", plus familier des français, mais cela signifiait la même chose, une danse individuelle.

Quel rapport entre le boogie et ce mix ? aucun si ce n'est le morceau d'ouverture (fortement pitché et stretché), "Disco Juice" par CLOUD ONE, véritable titre de boogie policé aux confins de la musique d'ascenseur. Ce clip trouvé sur YouTube en est une illustration parfaite !

"Disco juice" est signé par Patrick Adams, génial producteur-compositeur à qui l'on doit notamment "Weekend" de PHREEK, "In the bush" de MUSIQUE et l'arrangement disco de "Ain't no mountain high enough" de INNER LIFE, trois titres majeurs de la musique club.

Fort heureusement, HOTT 22 habille ce "Disco Juice" d'une solide rythmique et d'une mélodie bien plus intéressante avec "Just friends".
J'ai failli employer le verbe "revisiter". Heureusement, l'hilarant livre (j'ai failli dire "bouquin" ce qui serait particulièrement dégradant pour l'auteur !) de Frédéric Pommier "Mots en toc et les formules antiques" m'a vite remis dans le droit chemin.
En effet, ce journaliste de France Inter n'hésite pas à habiller pour l'automne ses confrères en dénonçant ces expressions bonnes à foutre à la poubelle et qui contaminent la profession.
Heureusement que je ne suis pas journaliste, sinon je me sentirais déjà honteux à la relecture de mon papier précédent dans lequel je qualifiais un mix de Marc Kinchen de kafkaïen. "Encore une de ces expressions boursouflées qui sont employées à tort et à travers pour faire bien" aurait surement dit Pommier.
A la toute fin du livre, juste avant de rédiger mon papier, j'apprends que la "revisite" n'a rien de très poétique et s'avère purement technique. C'est une nouvelle visite d'un lieu. Imaginons que je cherche un appartement et que, dans l'indécision, je procède à la revisite de l'un de ceux que l'on m'aurait présentés... pour confirmer ma décision de le choisir ou non.
La "revisite d'une chanson" ou d'un artiste... une formule antique, donc.

En tout cas, je dois désormais me séparer de quelques expressions qui étaient pourtant bien pratiques, afin de tenir un certain rang.

Fin de cette parenthèse linguistique et retour immédiat dans les "années 10" avec SOULMAGIC et "We love this music", titre totalement "boogie" et fédérateur sous le sermon exalté de la diva Sabrynaah Pope.

Et qui aurait imaginé BEYONCÉ figurer dans mes playlists ? il faut admettre que le remix de "Deja vu" par Freemasons vaut son pesant de Benenuts !
Cutmaster et moi avons en stock un titre du même acabit, mais nous n'avons pas encore trouvé la chanteuse, l'artiste pressentie ayant fait faux-bond car "charrette deborded" (quand je vous dis que les chanteuses anglaises ne connaissent pas le chômage !).

MAMBANA "No reason", JUNIOR JACK "E samba", BLAZE "Breathe"... autant de latin/soulful house.
"E Samba" est un sample assez futé (j'ai failli dire "improbable", adjectif à brûler de suite selon Mr Pommier !) qui nous vient du titre "Essa nega sem sandalia"de Joao & His Bossa Kings, inconnu au bataillon.

STUDIO APARTMENT "Love is the answer" : une soulful house qui nous vient du Japon (du "Pays du Soleil Levant" pour ceux qui préfèrent choisir une expression en toc !)
Reel People au remix, Joi Cardwell aux vocaux.... "A Becon-les-Bruyères ça va faire un malheur, ça !".
Vous ne comprenez rien à cette expression ? c'est normal, c'est une private joke qui me concerne au premier chef.
Je m'explique : à l'époque des N°1 Dance, j'avais commandé quelques jingles à Alain Dorval (la voix de Skyrock) et, lors du dérushage de la session d'enregistrement, j'avais eu le plaisir d'entendre ce commentaire cynique de l'intéressé sur l'une de mes idées de jingle qui était "Les N°1 Dance : DJ Bertrand au micro, Jack La Censure in the mix !".

Dernier quart d'heure entièrement consacré à Joey Negro.
ROISIN MURPHY "Let me know" : un Destination Boogie Mix qui rappelle que le boogie s'appliquait aussi à la funky uptempo comme par exemple"Just In Time" de Raw Silk dont ce mix exhale quelques relents.
Roisin Murphy est, par ailleurs, l'ex-chanteuse de Moloko. A se procurer d'urgence l'excellente et rare version de son titre "Never Enough" réalisé en collaboration avec Boris Dlugosch : le Sir Piers & Ed Funk Club Remix.


DOUG WILLIS feat. Zeke Manyika "Dougswana" (Joey Negro Afro Fusion Dub) et SESSOMATTO "Movin' on" (Joey Negro Solo Ride)... Deux nouvelles versions de titres déjà joués dans mes sets.

vendredi 25 juin 2010

N° 73 : Mesmerizing (Cox 6, Blue Six, Salt City Orchestra, Lovetronic...)

Set non disponible

Samedi dernier, j'ai passé ma journée à chercher le traître du vestiaire, en vain.
Le dimanche, j'ai cherché le chronomètre de Robert Duverne dans la pelouse du Champ des Rêves, en vain.
Mardi, j'ai espéré un sursaut d'orgueil des Bleus, en vain.
Vendredi, j'ai lu dans la presse que le disque français qui avait généré le plus de droits d'auteur en 2009 était "No stress" de Laurent Wolf. Le coup de grâce.
Triste semaine.

1/ EDDY & DUS "I've been watching you" : production deep-house en provenance de Croatie et signée sur un sous-label de BMG (North Records) en 1997. Je crois que c'est Claude Monnet, un ex-vendeur du magasin Champs Disques, qui en était le directeur artistique.
North Records avait sorti quelques bonnes galettes comme "The Disco Freaks EP" de DISCO FREAKS ou "Come on" de CARAYCA (réalisé par un ex-vendeur du magasin Discoparnasse)... Comme quoi le métier de disquaire est un bon tremplin pour faire sa place dans la production.

2/ MIGUEL MIGS "Mesmerized" : le fondateur du label orienté soulful house Salted Music est connu de tous les thuriféraires de ces sonorités feutrées idéales pour les soirées les plus raffinées.
Sur le même label, les remarquables productions de Lisa Shaw dont j'ai déjà vanté les mérites.
"Mesmerized" est ici remixé par l'un des maîtres de la deep-house anglaise, Shur-I-Kan.
Et quelle est cette voix suave ? celle d'Aya, l'une des artistes les plus sensuelles qu'il m'ait été donné d'entendre.

3/ BLAZE "My beat" : les disciples du gospel sont remixés ici par le duo anglais SWAG. Je ne connais pas trop leur travail mis à part leur remix de "The Season" de BEANFIELD.

4/ SOUND DESIGN "Bounce to the beat" : Todd Terry se cache encore sous un nouveau pseudo pour l'une de ses meilleures productions. Ce remix de "Bounce to the beat" est extrait de l'album "Back From The Dead E.P". Le riff de Rhodes et le sample vocal sont judicieusement choisis. L'un des incontournables des soirées underground de l'année 1995.

5/ FUNTOPIA feat. Jimi Polo "Girl, i believe in you" : deux mixes signés par le DJ anglais Crispin J. Glover et tirés du double pack de l'époque. Le premier est assez orienté "Maw-style" grâce au son caractéristique de l'orgue qu'on retrouve par exemple sur "Buddy X" de NENEH CHERRY. Le second est beaucoup plus hypnotique avec un gimmick organ-basse efficace et une interprétation vocale libre et d'une grande délicatesse.

Crispin J. Glover fut d'abord peintre et décorateur avant de devenir musicien et de frayer avec Level 42 ou Terence Trent d'Arby.
Parmi ses productions les plus significatives, citons "Honeydip" sur Strictly Rhythm sous le pseudo de Caucasian Boy.

Quant à Jimi Polo, c'est surtout l'interprète du classique Chicago-house "Better days".

6/ SALT CITY ORCHESTRA "Storm" : l'un des disques les mieux mixés de l'histoire de la house ! Un bass drum dévastateur, l'un des premiers bassdrums vraiment impressionnant entendu sur un vynil en cette année 1994. Rendons hommage à l'ingénieur du son, Simon Bradshaw, l'un des trois membres de ce groupe, producteur que l'on retrouve aussi dans le collectif Attaboy (Presence - "Sense of Danger", Blue Six - " Music & Wine")

Comme d'habitude, la France est passée à côté de ce disque d'anthologie mais Rudy, l'un des assistants à la direction artistique du label Atoll, avait eu la bonne idée de l'inclure sur une excellente compilation : "Welcome to the house".
(Un petit coucou à Barbara si elle tombe sur cet article).

7/ MAD MIKE "Heartbeat of a groove" : je crois que j'ai découvert ce titre dans l'émission de Dimitri from Paris sur NRJ. Une house bien poisseuse et underground en provenance de Detroit (le fameux label Happy Records).

8/ PRESENCE feat. Shara Nelson "Sense of danger" : bien moins flatteur que le remix d'Attaboy déjà joué dans un précédent set, cet original à l'ambiance gourmée et mélancolique méritait toutefois le détour auditif.

9/ BLUE 6 "Music and wine" : c'est en 1998 que Jay Denes fonda avec Dave Boonshoft le label Naked Music. Ils symbolisent un ilôt de résistance dans un océan où la médiocrité et le mauvais goût sont les maîtres-mots. La soulful house qui surnage tant bien que mal de nos jours leur doit beaucoup.
Ce mix est un dub envoûtant signé Jay Denes.

10/ LOVETRONIC "You are love" : autre production soignée du label Naked Music, c'est à nouveau un mix signé Simon Bradshaw.
C'est Lisa Shaw qui assure la partie vocale.

11/ COX 6 "Signez-là !" : très confidentielle production française découverte dans les mâtinées de Jean-Jérôme à la bonne époque de FG radio. Fabrice Lamy puis Jean-Jérôme avaient alors toute latitude pour mixer en live les disques de leur choix et dieu sait combien ils étaient judicieux. Je leur dois beaucoup de mes découvertes musicales.

Cox 6 est un duo constitué de Bruno Collet et Christian Gonzalez. Le remix est signé Demon Ritchie qui utilise, je pense, un gros synthé Oberheim (l'OB-X) pour réaliser ses magnifiques envolées, solos séraphiques et légers comme l'air.

C'est l'un des plus grands morceaux de deep-house française. Il est dans mon top 10.

12/ JAMIROQUAI "Canned heat" : Jay Kay possède une grande qualité. Il donne carte blanche aux plus grands remixers (ici les Masters at Work) pour triturer ses versions originales , nous donnant toujours l'embarras du choix.
Annoncé comme un white label en édition limitée, l'artifice marketing créa donc la rumeur (le "buzz" comme on dit aujourd'hui de manière totalement galvaudée) et je tombais évidemment dans le panneau en me précipitant sur ce que je croyais être une pièce rare. FG Radio avait bien relayé l'intox à l'antenne, c'est de bonne guerre.
L'adlib est totalement magique avec des accords nimbés de jazz vibes dignes d'Earth, Wind & Fire. Résolument, l'un des chefs d'œuvre du duo.

vendredi 2 avril 2010

N° 62 : The Floorfiller Mix (Joey Negro, Bootsy Collins, Barbara Tucker...)

Set non disponible


Ce set achevé, je me suis dit que, si je l'avais joué in extenso dans quelque club pointu, vider la piste aurait été impossible. D'où cette appellation un peu prétentieuse. A vous de juger.

Quoi qu'il en soit, après cette semaine noire et inquiétante, il était temps de renouer avec la joie et l'espoir, et ce mix tombait à point nommé.

1/ LOVE TRIBE "Stand up" : cette version signée Roger Sanchez est étrangement saturée. Elle reprend le gimmick de "There but for the grace of God" de MACHINE (à 2'59" du début), un titre qui avait été repris avec délicatesse par FIRE ISLAND en 1993.
J'essaierai de vous présenter ce remix très deep dans un futur proche.

2/ MICHAEL GRAY feat. Shelly Poole "Borderline" : cette voix glamoureuse et minaudante piqua ma curiosité au point de savoir si le physique suivait. Le clip aguicheur ne pouvait être qu'un leurre.
En effet, Shelly Poole, physique de femme mûre, ex-membre du groupe Alisha's Attic, n'a rien d'une "biatch" et déroule une belle carrière en tant que compositeur pour des artistes comme Massive Attack, Janet Jackson ou Sophie Ellis Bextor.
En 2008, elle a formé un groupe de style country, Red Sky July.
Je la félicite pour avoir "joué le jeu" en ayant interprété à la perfection ce "Borderline" avec cette "voix de téléphone rose".

Ah, au fait, le sample du morceau est totalement improbable. Stretché à mort, il est emprunté à un slow mielleux et très dispensable : "Ready for your love" de CHAPTER 8. Avec l'intelligence et "l'oreille" qui caractérisent les grands remixers, Michael Gray a exactement samplé le seul passage magique du titre.

3/ JOEY NEGRO "Can't get high without U" (1997) : Toutes les infos sur ce morceau sont à lire sur ce billet. Ce single disco-house proposé en double pack signe le grand retour à la production de Dave Lee après la sortie de son album solo "Universe of love" quatre ans auparavant. Cet album lui avait permis de réaliser un vieux rêve en réunissant les Trammps ("Universe of Love", "What happened to the music") ou Gwen Guthrie ("What a life").

4/ Z FACTOR "Somebody" : avançant masqué, Joey Negro reprend l'un de ses vieux pseudos et surprend son monde avec ce titre très underground.
La face A, "We'll Keep Climbing", quasi-instrumentale et dotée d'un gimmick très électro fera l'unanimité, mais ce mix hurlé en face B, avec les vieux sons historiques de la house, complète à merveille ce qui restera l'un des meilleurs titres de 2008, un "must-have" comme disent les british.

5/ BARBARA TUCKER feat. Darryl D'Bonneau "Stop playing with my mind" : l'une des dernières flamboyances de la house filtrée, au crépuscule des 90's. Pour l'occasion, les anglais de Full Intention braconnent un petit bout de l'excellent "Black Ivory" de MAINLINE (1979).

6/ BLAZE "Most precious love" : je ne sais pas si ce riff de piano est une pure création, mais une chose est sûre, son viatique est imparable et térébrant. Comme un air de "Disco's Revenge", non ?

7/ LES CLAUDETTES "Alexandrie Alexandra" : Infusant son talent à tout ce qu'il touche, Joey Negro reprend l'arrangement de l'adamantin "I'm a man" de MACHO pour ce dub du tube de Claude François. Le double pack mérite l'acquisition.

8/ MADEMOISELLE "Do you love me?" : dommage que ces deux frenchies n'aient pas donné suite à ce flamboyant "stardust-like" au riff de guitare et aux arrangements parfaitement ciselés.

9/ THE FACE "Needin' U" : toutes les infos sur ce titre sont dans ce billet.

10/ JULIET ROBERTS "Bad girls" : en 1998, elle est la première (oublions la tentative mollassonne de Xaviera Gold) à reprendre avec brio ce monument de la disco.
Jay Kay (Jamiroquai) et Anastacia le reprendront en live lors d'une céremonie des Brit Awards, "The Adidas man" en solo lors de son concert à Verone (2002).

11/ BOOTSY COLLINS feat. MC Lyte "I'm leavin' U" : DJ TONKA est l'un des plus festifs DJ's allemands. Une happy house sans failles qui dynamite l'original groovy tout aussi excellent.
Le sample du gimmick me semble être piqué sur "Something about you" de Mr ROY.

12/ JAMIROQUAI "Love foolosophy" : ce ludion hybride capable de passer de l'acid-jazz le plus engagé à la dance la plus frivole, ce véritable satrape aux multiples frasques semble revenir à ses premières amours dixit les rumeurs de la Toile.
Finies donc les envolées discoïsantes ? La fin d'année nous en dira d'avantage.