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dimanche 8 janvier 2023

N° 317 : The Boogie Revision




1/ FLEETWOOD MAC "Everywhere" (Mastermix Remix) : un hommage à Christine McVie, l'une des deux chanteuses du groupe, décédée récemment. C'est encore l'une des références majeures de ma culture pop qui disparaît. On suit puis on voit mourir les idoles de sa vie. Oh vieillesse ennemie !

2/ MICHAEL MC DONALD "Sweet Freedom" (12" Mix) : conquis par ce titre entendu lors de leur road-trip aux USA, mes employeurs du Patch Club de La Varenne n'ont pas manqué de le jouer abondamment à leur retour en France. Il a été repris de manière plutôt convaincante par Shawn Christopher en 1997.

3/ BABYFACE "It's No Crime "(Greg Royal Extended Version) : un petit côté "Michael" qui me plait bien. Les edits paraissent aujourd'hui complètement has-been mais je kiffe toujours.

4/ PURPLE DISCO MACHINE "Dopamine" (Extended Mix) : l'étoile montante du Nu-Disco allemand s'installe à la composition, et c'est plutôt brillant, à l'instar de l'envoûtant "In The Dark" joué précédemment. On peut apprécier le discret clin d'oeil à "Self Control" de Laura Branigan, titre qui a inspiré également cette fraude de Maître Gims dans "Miami Vice", cette fois-çi sans vergogne.

5/ MADONNA "Lucky Star" (The Reflex 2014 VIP Revision) : classieuse revisite par le producteur français déjà à l'honneur dans d'autres de mes mixes.

6/ PHAZED GROOVE "It Must Be Luv" (Original Mix) : Encore une fois, je salue la remarquable appropriation de ce titre par LEE MARROW dans "I Want Your Love", un classique de mes Top Dance Megamixes en 1992.

7/ DARREN GILES "Take Me" (Yam Who? Extended Remix) : Le retour aux sonorités Solar style Shalamar ou Midnight Star.

8/ KELLI SAE "Good Love" (Michael Gray Extended Mix) : Le revival continue avec Kelli Sae, produite par Michael Gray, qu'on avait déjà entendue dans la reprise de "Weekend" (Class Action).

9/ THE JAMES TAYLOR QUARTET "Love The Life" (Morales 12'' Mix) : une époque où le Boss transformait en or tout ce à quoi il touchait, même de l'acid-jazz.

10/ ADA "Good Time For A Change" (Extended Mix) : entendu sur la fabuleuse webradio néerlandaise Danceable Radio, à la playliste déroutante. Toutes les heures, vous subissez le flash info dans la langue locale... un peu rugueux à écouter mais ça n'est pas grave, la musique proposée en non-stop a le flow !

11/ DYONE "Only Love Can Set U-Free" (Bicep Remix)
: la piano-house reste une valeur fondamentale du clubbing. Un remix d'un obscur titre de 1993. Il est vrai qu'on peut aussi y entendre le riff de "The Colour Of Love" de Reese Project.

12/ FULL FLAVA feat. CeCe Peniston "You Are The Universe" (Michele Chiavarini Remix) : la vétérante CeCe Peniston propose ici une térébrante version du must-have de Brand New Heavies.

13/ INCOGNITO "Feel The Real" (Micky More & Andy Tee Classic Mix) : cela fait plaisir de retrouver les italiens au top de la house grâce à ce duo de remixers.

mardi 17 mars 2020

N° 301 : With a Dose of Hip-Hop


Set non disponible
 
1/ PET SHOP BOYS "How Can You Expect To Be Taken Seriously" (Extended) : un début de set un peu mélancolique avec un mix signé en 1991 par Brothers in Rhythm. Rassurez-vous, la gaieté va finir par pointer le bout de son nez.

2/ ROCKNROLLA SOUND SYSTEM "Crumbs Off The Table" :  un re-edit d'un titre de 1974 de Laura Lee, l'une des pionnières d'un style que l'on qualifiait de "women soul music".

3/ LIZZO "Good As Hell" (Ultimix) : du Bruno Mars au féminin avec une obésité décomplexée. Du niveau de son récent hit "Juice".

4/ MORLACK "Take It To The Zulu Part 2" (Original Mix) : un babélisme de samples et l'on se demande ce que vient faire Al Jarreau dans la bataille, mais le résultat est assez plaisant grâce à un son d'une lourdeur remarquable.

5/ THE S.O.U.L. S.Y.S.T.E.M. "It's Gonna Be a Lovely Day" (Movin' The Crowd Mix) : un clip racoleur qui passerait pour ringard voire sexiste dans notre époque désormais sous le joug du politiquement correct. Une revisite hip-hop du tube de Bill Whithers qui nous fait regretter la disparition trop précoce du duo Clivillés & Cole. Le titre fait partie de la B.O. du film"The Bodyguard" et la bimbo du clip est une ex-membre du groupe Seduction, produit également par les  new-yorkais.

6/ MADONNA "La Isla Bonita" (Extended) : j’admets que l'on passe du coq à l'âne dans le style mais l'intro de Madonna se mariait trop parfaitement à l'ad lib gospel dont l'auteure n'a pas été identifiée.

7/ ASHFORD & SIMPSON "Solid" (Select Mix Remix) : en 1984, le couple le plus sexy de la soul américaine propose un hymne à la fidélité en amour, une relation solide comme un roc.

8/ CHAKA KHAN "Move Me" (Late Night Tuff Guy Rework) : un titre méconnu qui fut remis au gout du jour par Soul II Soul.

9/ TAMMY PAYNE "Take Me Now" (Dub Me Now Mix) : un acid-jazz du label Talkin' Loud.

10/ DUSTY DONUTS "Funky Thang" (Marc Hype & Naughty NMX Underground Edit) : merci à ces remixeurs berlinois (qui feraient bien de nettoyer leur beignets) d'avoir relifté le titre "My Thang" d'un certain James Brown.

11/ STOCK AITKEN WATERMAN "Roadblocks" : un hit jazz hip-hop prélude à une carrière dans la pop-house à succès.

12/ SOUL II SOUL "Back To Life" (Bruce Forest DMC Mix) : un grand bordel sonore commis par l'ancien DJ du Better Days de NYC.

13/ INNER CITY "Till We Meet Again" (Reese in Rio Mix) : "que l'on se retrouve encore", c'est ce que l'on peut espérer si l'on ressort tous vivants de cette épidémie qui changera à coup sûr l'ordre du monde et nous fera réfléchir sur le formidable fléau que, par son comportement et ses excès, l'être humain incarne.

vendredi 29 mars 2019

N° 292 : Good Ol' Times


Set non disponible
 
1/ BOMB THE BASS "Megablast" (Hip Hop On Precinct 13) (Extended Version) : le gimmick principal s'inspire du thème de la bande originale du film de John Carpenter "Assaut" mais aussi du "The End (Theme)" de Splash Band (1984) qui en était un cover cosmic disco.

2/ SEEN ON TV "Spiral" : un edit de B.W.H. "Stop" (1983), une cosmic disco italienne d'une puissance absolue mais dont ce remixeur bordelais, boss du label Discoalition, n'a heureusement gardé que les "bonnes mesures", la partie vocale du titre original étant plutôt désastreuse.

3/ MARRS "Pump Up The Volume" (DMC Les Adams Remix) : les temps bénis où l'on pouvait remixer n'importe qui en samplant n'importe quoi en toute impunité, exemple avec cet acapella de "Bad" de Michael Jackson qui arrive comme un cheveu sur la soupe (mais à l'époque, ça nous faisait marrer).

4/ 49ers "Die Walküre" : dans le maelström des samples, je note l'improbable "N'Sel Fik" de Chaba Fadela and Cheb Sahraoui, "du grand n'importe quoi" comme dirait Nicolas Hulot en évoquant son début de carrière télévisuelle.

5/ HAZELL DEAN "Turn It Into Love" (Extended Version) : au début, je me suis dit "Ça n'est pas possible que celle qui a chanté le célèbre slow "Will You?" soit tombée dans la variétoche house !" J'avais juste confondu Hazell O' Connor et cette Hazell Dean, proclamée reine de la Hi -NRG au Royaume-Uni dans les années 80. C'est l'une des premières artistes a avoir collaboré avec Stock Aitken & Waterman, ces killers du remix qui ont vraiment popularisé la tendance en Europe. "Turn It Into Love" c'est un peu le "Je Te Survivrai" de Jean-Pierre François... en plus classe !

6/ DONNA SUMMER "This Time I Know It's For Real" (Les Massengales Ultimix) : par l'un des fondateurs du label de remixes club américain Ultimix. Le plus dingue, c'est que ce label fondé en 1985 existe toujours. Quant à la voix de Donna Summer, on sent qu'il y a des chevaux sous le capot.

7/ TOUCH OF SOUL "We Got The Love" (Vocal) : une anomalie dans la discographie du si distingué label anglais Cooltempo (Adeva, Innocence, Juliet Roberts...). J'avais acheté ce maxi un peu "neu-neu" à l'époque sans doute pour son clin d’œil à "Isn't She Lovely" de Stevie Wonder mais je ne sais pas si je me jetterais dessus aujourd'hui.
On note la participation vocale très convaincante de Lonnie Gordon sur une impro basée sans nul doute sur "Let No Man Put Asunder" de First Choice.

8/ LOS AMIGOS INVISIBLES "Glad To Know You" (Original Mix) : un groupe vénézuélien d'acid-jazz dont on avait remarqué la reprise de "Ease Your Mind" de Touchdown. En  2012, ils collaborent avec Dimitri (From Paris) pour ce cover de Chaz Jankel.

9/ CASUAL CONNECTION "Fever Of Dub" (Original Mix) : un re-edit du dub de "Love Fever" de Gayle Adams (1982).

10/ FEATURECAST "Take A Ride" : avec Kraak & Smaak et Basement Freaks, c'est l'un des artistes majeurs du label Jalapeno, un véritable empereur du breakbeat. Les experts és funk auront reconnu l'instru "For Those Who Like to Groove" de Ray Parker Jr.

11/ FEATURECAST "One More"
: encore un beau foutoir avec entre autres "My Forbidden Lover" de Chic et  "(Freak) And U Know It" de Adina Howard.

12/ SHIT HOT SOUND SYSTEM "Steady Rockin'" : l'ultime hit des Whispers avant la fin de l'ère de la funky music en 1987. La boîte à rythme dont l'usage s'intensifie et qui dénature complétement le style préfigure l'arrivée de la house music dont il faudra un certain temps avant que j'y adhère.

13/ MADONNA Into The Groove" (Pettibone Dub) : en 1985, c'est le premier n°1 anglais de l'artiste et sans doute le summum de sa carrière. Quand on imagine que ce ne fut qu'une face B du single "Angel" aux Etats-Unis, un titre indigent que personne n'a retenu... quelle faute de goût !

vendredi 15 mai 2015

N° 244 : Give The Groove A Chance

Set non disponible
 
Playlist :

LONI CLARK "U" (Club Mix)
ROSIE GAINES "Closer Than Close" (Mentor Original)
FORT ARKANSAS "Brand New Day" (Original Mix)
GRADES "Freedom" (Original Mix)
THE COVER GIRLS "Wishing On A Star" (Magic Sessions Vocal Dub)
MADONNA "Erotica" (Masters At Work Dub)
KATHY SLEDGE "Another Star" (Hands In The Air Dub)
JAMIROQUAI "(Don't) Give Hate A Chance" (Steve Mac Classic Full Length Version)
DJN PROJECT "Take You Away" (Main Mix)
STARDUST "Music Sounds Better With You" (Bob Sinclar Remix)
KRAAK & SMAAK "Keep Me Home"

lundi 27 avril 2015

N° 242 : I Heard It Thru The Mix


Set non disponible
 
Playlist : 

SERIOUS INTENTION "Serious"
BEARD IN DUST "Grapevine" (Lipelis Love the Stabs Remix)
NOMAD "I Wanna Give You (Devotion)" (Trouble's Club Mix)
C & C MUSIC FACTORY "Gonna Make You Sweat" (S. Anderson & Dakeyne DMC Mix)
BLACK BOX "Strike It Up" (DJ Lelewel Mix)
MADONNA "Express Yourself (Parts 1 & 2)" (Ultimix)
INFORMATION SOCIETY "What's On Your Mind" (What's On Your Dub Mix)
ALISHA "Bounce Back" (Vocal Remix)
LANDLORD feat. Dex Danclair "I Like It" (Club Mix)
EDX "Cool You Off" (Original Mix)
NORA EN PURE "You Make Me Float" (Dinka Remix)
TOBTOK "Beware" (Original Mix)

samedi 16 novembre 2013

N° 205 : The Old School (Kurtis Blow, Shep Pettibone, Tommy Musto, CJ Mackintosh...)


Set non disponible

1) KURTIS BLOW "Christmas Rappin'" (1979) : ce titre de rap cultissime fut un gros hit dans les clubs français, le public ayant découvert avec Sugarhill Gang un style qui n'avait pas encore bifurqué vers la revendication politique. On découvre ainsi à la télévision un Kurtis Blow endimanché, bien propre sur lui dans la vidéo de sa prestation à Top Of The Pops en 1980. Ce look doit sans doute paraitre totalement improbable pour ceux qui nagent en pleine posture "gangsta rap" ou "crunk".

Le follow-up, The Breaks, fut tout aussi brillant et populaire.

2) MOMENT OF TRUTH "Chained To Your Love" (1977) : Ce groupe bénéficia en 1974 de l'un des premiers "Extended Mix" de l'histoire de la dance music (Your Love réalisé par Tom Moulton), les bars et les clubs suppliant avec insistance les labels pour qu'ils réalisent des versions allongées des singles, d'une durée d'au moins 5 minutes. C'était une autre époque, celle où les clubs lançaient les modes et faisaient les tubes. Chained To Your Love n'est pas un single mais le morceau d'ouverture du seul album du groupe.

3) K.I.D. "Hupendi Muziki Wangu (You Don't Like My Music)" (1980) : ce titre au son extraordinaire de clarté est l’œuvre du musicien anglais Geoffrey Bastow, disciple du grand Georgio Moroder (ce qui explique tout). C'est une "queue d'album" (l'album qui contient le hit Don't Stop) qui connut un curieux destin, cartonnant aux USA alors que ça n'était que la simple face B du maxi It's Hot sorti l'année suivante sur Sam Records.

4) HOTBATH RE-EDITS "You Wanna Do" (2010) : dommage que notre ami Crazy P, un habitué de mes sets, ne nous gratifie pas plus souvent de ses re-edits de vieux trucs disco (ici AL HUDSON & ONE WAY "Music") car il s'agit là d'un travail absolument prodigieux de réorchestration discrète avec l'ajout de synthés. A découvrir aussi ses re-edits de Hella Good de No Doubt et Betcha Wouldn't Hurt Me de Quincy Jones dans le volume 1 de la collection.

5) CARL BEAN "Born This Way" (Better Days Version) (1986) : ce tube revendicateur du mouvement gay date de 1977 (l'original par Valentino était passé assez inaperçu deux ans auparavant). Ce remix assez brut de décoffrage par rapport à la finesse de la très orchestrale version disco est signé Bruce Forest et Shep Pettibone.

6) CLUBLAND "Set Me Free" (12" Club Mix) (1992) : saluons la voix puissante de Zemya Hamilton, chanteuse attitrée de ce groupe de garage suédois aujourd'hui dissout.

7) PUBLIC DOMAIN "Make It Rock" (T. M. V. S. Remix) (1993) : nouveau mix du tandem Musto/Simonelli qui figure sur la compilation Sub-Urban Soul Vol. 1 que tout amateur de soulful devrait posséder dans sa discothèque (si tant est que l'on puisse encore se la procurer, mais heureusement Traxsource propose les titres ré-édités au téléchargement).

8) Mr FINGERS "Closer" (Decareydited Frankie Foncett Dude Mix) (1992) : Lil' Louis avait joué le somptueux Deep Down Basement Mix lors de son passage sur Skyrock, je vous propose un mix plus musclé que j'ai réédité grâce au dub pour m'assurer un break qui manquait à la version vocale. Je recours de plus en plus aux ré-edits afin de gagner du temps dans mon travail de préparation, les semaines étant très chargées depuis octobre dernier.

9) SIMPLY RED "Something's Got Me Started" (E-Smoove's Late Night Mix) (1991) : le titre original fit partie de la playliste de Skyrock. Il bénéficia de très bon remixes de Steve Hurley, Paul Oakenfold et E-Smoove. Je le jouais régulièrement dans le Top Dance Megamix.

10) MADONNA "Deeper And Deeper" (Shep's Classic 12inch) (1992) : Pettibone et Morales, deux cadors appelés pour ce titre. Leurs remixes ne figurent pas parmi les incontournables, mais cette version honorable valait d'être jouée. Ce single marqua la fin de la coopération entre l'artiste et Shep Pettibone, mais peut-être que ce dernier était déjà en passe de se reconvertir dans l'immobilier.

11) KATHY BROWN "Can't Play Around" (Club Mix) (1993) : ce titre fut signé en France chez Happy Music, mais ne rencontra aucun écho chez les DJ's, ce dont vous vous doutiez certainement.
Kathy Brown reste l'une des meilleures choristes du métier. Nous avons pu l'apprécier ces dernières années sur Get Another Love, Give It Up (Eminence) et surtout sur Never Again, le chef d’œuvre gospel absolu du groupe Copyright.

12) LITTLE LOUIE & MARC ANTHONY "Ride On The Rhythm" (Kenlou Rhythm Mix) (1991) : les Masters At Work à l'apogée de leur période house underground dont je suis nostalgique aujourd'hui. Il faut dire que je viens encore de passer quelques heures sur Traxsource à écouter des titres soulful tous aussi ennuyeux les uns que les autres. Les grandes mélodies du passé semblent avoir totalement disparu au profit d'exercices de style vocaux certes souvent très bien arrangés, mais extrêmement banals et l'on oublie le refrain une fois passé au titre suivant. Je crains que ce style soit définitivement enterré car, face aux mastodontes électro et dubstep, il ne possède absolument aucun pouvoir de fascination auprès des ados, futurs clients des clubs.
Si je suis là à me morfondre en écoutant les nouveautés soulful, ça n'est pas bon signe vu mon attachement à cette musique depuis près de 25 ans et mes écoutes se dirigent désormais vers d'autres styles.

13) SEAL "Fly Like An Eagle" (CJ's Cosmack 12inch) (1997) : il s'agit d'une reprise d'un hit de Steve Miller datant de 1976. Le traitement garage de CJ Mackintosh est très convaincant et Seal s'offre même un clin d’œil à son premier tube Crazy.
Quant à Steve Miller, c'est l'une des stars de mes booms d'adolescent des années 70 avec des titres comme Take The Money And Run, Rock'n Me ou Jet Airliner, du country-rock de haut niveau.

vendredi 14 septembre 2012

N° 161 : Skydance Hot Grooves 80's (Jody Watley, Soul II Soul, Karyn White...)


Set non disponible

Pour entamer la rentrée, un set comme une madeleine de Proust pour ceux qui écoutaient le Skydance à la fin des années 80.
Parallèlement aux hits house qui étaient le socle de l'émission, RLP distillait quelques pépites hip-hop et swing beat, lui qui avait été bercé dans le disco et le funk des 10 Glorieuses (1974-1984).

1/ CAMELOT II "Happy" (1987) : J'avais cru au début qu'il s'agissait d'un nouveau titre du Sugarhill Gang. L'ambiance me rappelait étrangement "The lover in you", en plus mielleux. Il s'agissait en fait d'une adaptation d'un titre de l'année précédente sorti par le groupe Surface et auquel une partie rappée a été ajoutée.

2/ WOMACK & WOMACK "MPB" (1988) : j'avais beaucoup apprécié leur titre "Love Wars" sorti en 1983.
"MPB" (Missing Persons Bureau) est extrait de l'album "Conscience" qui contient les hits "Teardrops" (qui passait sur les réseaux FM) et "Celebrate the world".
Frankie Knuckles réalisera un intéressant remix l'année suivante.

3/ et 4/ SOUL II SOUL "Jazzie's Groove" et "Get a life" (1990) : C'est en pleine folie techno-rave que surgit ce groupe hors du temps.
Je me rappelle avoir entendu le tube "Keep on movin'" un soir chez USA Imports, rue de la Clef, à Lille. Que venait faire ce titre au milieu d'un concert de bleeps et de riffs agressifs habituellement assénés par le fameux disquaire de ce bastion techno ? Sans doute peu d'acquéreurs à l'époque car comment le placer en soirée ?
A l'écoute de leur premier album "Club Classics Vol.1", écrin somptueux qui regorge de véritables violons (Reggae Philharmonic Orchestra), j'ai cru passagèrement à un revival d'une authentique musique black, mais Soul II Soul restera un phénomène unique qui ne durera que l'espace de deux ans avant de tomber doucement dans l'oubli.
A l'origine un collectif comme il en existe dans le jazz, Soul II Soul ne parvint jamais à s'imposer en tant que groupe, les chanteuses successives quittant le navire pour des carrière solo, ce qui est une erreur fatale d'un point de vue marketing lorsque l'on veut forger cette précieuse identité dont à besoin le grand public pour adhérer.

5/ JODY WATLEY with Eric B. & Rakim "Friends" (1989) : du swing beat comme en raffolait RLP.
"Friends" est produit par André Cymone, ex-bassiste de Prince et à l'époque, mari de la chanteuse.

6/ PEBBLES "Giving you the benefit" (1990) : fabuleux titre produit par le duo L.A. Reid & Babyface. Je vous avais déjà joué les deux tubes produits par Louil Silas Jr., "Mercedes Boy" (plutôt freestyle) et "Take your time".
Swing beat, New Jack, freestyle...vivement que ces styles soient remis au goût du jour...on peut toujours rêver.

7/ MADONNA "Who's that girl" (1987) : autant le film était un navet de première, autant les titres de Madonna qui en composaient la bande-son ("Who's that girl" et "Causing a commotion") étaient de bonne facture.
Pas encore de Shep Pettibone à la réalisation mais un duo de producteurs de premier choix, Steve Thompson et Michael Barbiero auteurs de mixes épiques comme :
  • "Shout" de Tears for Fears
  • "Imagination" de Belouis Some
  • "Money's too tight" de Simply Red
  • "Who's zoomin' who?" d'Aretha Franklin
  • "No promises" d'Icehouse
8/ BARBARA PENNINGTON "On a crowded street" (1985) : enfin la très rare version remixée par John Morales, celle que je jouais au Patch Club (aujourd'hui devenu "La Table des Cigalines" sur les quais de La Varenne - 94-, pour ceux qui veulent s'imaginer ce que fut ce petit "Studio 54") !
Après la série de slows, c'était la ruée sur une piste encore plongée dans la pénombre dès que je lançais l’accapella de l'intro.
Et merci à Stéphane pour le mp3.

9/ ERROL BROWN "Body rockin'" (1988) : L' ex-chanteur du groupe Hot Chocolate ("You sexy thing" - 1975) prend par moments des intonations à la David Bowie, vous ne trouvez pas ?

10/ KARYN WHITE "The way you love me" (1988) : doté d'un groove remarquable, sans doute l'un des plus grands disques de New Jack.
L'Ultimix présenté ici est réalisé par un studio de production basé en Caroline du Nord (USA). Cela fait 25 ans que ses équipes de remixeurs réalisent des edits des versions originales en incluant des breaks étendus.

11/ RITA MITSOUKO "Andy" (1987) : le remix est réalisé par un membre de l'"équipe princière", Jesse Johnson, ex-guitariste du groupe The Time (amateurs du Minneapolis Sound, procurez-vous l'album éponyme datant de 1981).

12/ PRINCE "Hot thing" (1987) : le "Kid" conclut ce set avec ce titre très suggestif peu connu du grand public. Il est extrait du mémorable double album "Signs Of The Times".

vendredi 13 juillet 2012

N° 159 : The Hyper Groove Megamix (Dazz Band, Richard John Smith, Paula Abdul...)


Set non disponible

Salut à toutes et à tous,

Dernier set avant les vacances !
A partir de la semaine prochaine, diffusion d'archives du Skyrock Top Dance Megamix (j'ai encore plein de K7 dans ma besace).

Concernant mon actu, un nouveau single trance (chanté en français et anglais) a été confié à une grosse promo médias parisienne, en espérant une sortie pour septembre.
Je vous communiquerai toutes les infos sur ce disque s'il à la chance d'être signé et vous le ferai découvrir le moment opportun.

Il est également possible que l'un de mes sets inédits soit diffusé dans Better Days sur NRJ durant l'été. Je vous en informerai en temps voulu et le podcasterai sur DjPod après sa diffusion.

Retour de mes podcasts le vendredi 14 septembre.

Bonnes vacances à toutes et à tous et merci pour votre fidélité.

Pour finir en beauté cette saison, voici une programmation qui a évité les poncifs du genre funk, avec du lourd, du très lourd, des classiques du Patch Club comme "Let it all blow" de DAZZ BAND, l'un des derniers disques de vrai funk sorti au milieu des années 80.
Je l'avais acheté chez Discoparnasse après bien des écoutes de maxis sans âme et je me morfondais de ne plus rien avoir à mixer.
J'avais alors demandé au patron s'il avait en stock d'autres titres funk de cette veine des grands titres du début de la décennie et il m'avait répondu sans aucune émotion "Non, il n'y a plus rien qui sort dans le funk que vous cherchez, je suis désolé".

2 ans après, la house apparaissait, mais le Patch Club était déjà mort.

Playlist de ce set :

PM DAWN "Reality used to be a friend of mine" (Club Mix)
THE EARONS "Land of hunger
COLLINA "Babe what's goin' on" (Club Version)
THE PIONEERS "The ultimate mix" (Tokapi's Slammin')
SHARON REDD "Can you handle it" (Francois K Mix)
MADONNA "Open your heart" (Extended)
RICHARD JOHN SMITH "She's the master of the game" (Extended)
DEADLY SINS "Instant dub" (Dolce Gusto Edit)
DAZZ BAND "Let it all blow" (Original Album Version)
PAULA ABDUL "Opposites attract" (Dub Version)
I LEVEL "Minefield"
BIG TONY "Can't get enough"

vendredi 20 janvier 2012

N° 134 : Spirit of '92 (Todd Terry, Masters At Work, Armand Van Helden...)

Set non disponible

Je souhaite une très bonne année 2012 à tous les followers de ce blog.

Au fil des semaines, je vous parlerai désormais plus en détail de ma nouvelle aventure avec Cutmaster dans le domaine musical. J'ose espérer que nous aurons des informations intéressantes à vous communiquer sur la genèse de nos deux premiers singles.
Bien entendu, je continuerai à vous proposer des podcasts tous les vendredis en tentant comme toujours de varier les plaisirs.
Je crois que vous appréciez la diversité des styles et des époques que je mêle à travers ces sets.

Nous sommes donc sur le point d'achever le mix de notre premier single.
C'est une chanson pop (structure couplet-pont-refrain) à laquelle nous avons choisi de donner un cachet à la fois vintage 90's et actuel dans le choix des synthés.

Petite originalité, nous proposerons une version en français chantée également par Nickita car nous ne sous-estimons pas le fait que la "règle des quotas" puisse jouer un rôle prédominant dans le choix du titre pour une programmation sur Fun, FG ou NRJ.
Avec un peu d'optimisme, on peut aussi rêver à une diffusion sur Chérie FM, si cette chanson s’avère transgénérationnelle comme c'est le cas pour "En Apesanteur" repris avec succès par Shym'.

Nous délivrerons au moins deux autres mixes : l'extended mix et une version progressive house.


J'ai choisi de démarrer l'année avec un set totalement dédié à la house underground de New York et de Chicago qui a connu son apogée vers 1992, date à laquelle la Max Party a proposé des sets entrés dans la légende radiophonique française.

Armand Van Helden, Maurice Joshua, David Morales, Masters At Work, Todd Terry, Roger S... les démiurges du genre sont tous présents sur ce mix que j'espère jubilatoire pour vos oreilles, avec le gros son FM en prime comme d'habitude.


PLAYLIST :


UNDERGROUND SOLUTION Feat. Jasmine : "Luv dancin'" (In Deep Mix)
MADONNA : "Erotica" (Bass Hit Dub)
BASS HIT : "Hey" (The Rhythm Hype Mix)
DARRYL JAMES-DAVID ANTHONY PROJECT : "You make me happy" (Tee's Freeze Mix)
LIDELL TOWNSEND & M.T.F. : "Get with U" (Riot Mix)
BANJI BOYS : "Love thang" (Energizer Bunny Mix)
GEORGIE PORGIE : "Let the music pump you up" (Hard House Dub Part 1)
PRAISE : "Easy way out" (Ministry Of Sound Mix)
GYPSYMEN : "Hear the music" (Def Club Mix)
BIZARRE INC : "I'm gonna get you" (Tee's Rave Mix)
MARTHA WASH : "Runaround" (Tee's 12inch Mix)
MBG GROOVE MIX : "Feel the voice" (The Feel mix)
HARDRIVE : "Maurice's vibe"


mardi 22 novembre 2011

N° 130 : My clubbing philosophy (Lovebirds, Madonna, Jomanda, Lenny Williams...)

Set non disponible

Voici une programmation qui reflète ma philosophie du clubbing :
  • ne pas s'enfermer dans un style
  • switcher rapidement entre les différentes tendances
  • matcher les époques
  • prioriser les mixes vocaux
  • insuffler une ambiance positive
Ce set ne pourrait donc être joué nulle part sauf là où l'ouverture d'esprit de chacun rendrait le clubbing... oecuménique !

1/ DAFT PUNK "Musique" : Et dire que nous étions sans doute dans la même rave party, le Dance Europe Weekender, organisé les 24, 25 et 26 septembre 1993 sur le chantier de l'hôtel Novotel, tout près de Disneyland. C'est à cette occasion que le duo masqué rencontra les managers du label écossais SOMA et qu'il signa son premier opus, passé inaperçu.

En 1996, Skyrock martèlera le single "Da Funk", maxi sur lequel figure ce qui représente pour moi le premier grand titre de leur carrière : "Musique", symbole d'une "french touch" qui tient sa légitimité d'une astuce technique : la filtration de samples disco-funk répétitifs.

Un mauvais journaliste dirait que "la filtration des samples fut une vraie innovation"... comme s'il existait de "fausses innovations" et là se pose le débat sur l'utilisation de plus en plus répandue et inappropriée de cet adjectif qui ridiculise celui qui l'emploie en espérant renforcer son propos.
Il n'y a pas de "vraie question", "de vraie avancée" ou de "vrai débat"... mais il peut éventuellement y avoir un "vrai problème" dans la mesure ou le "faux problème" fait partie de notre vocabulaire.

Quoi qu'il en soit, avec "Musique", nous avons là un exemple parfait de ce que représente l'art de jouer pendant 5 minutes avec un sample anodin sans jamais lasser l'auditeur : on appelle ça le talent, je crois.

2/ LOVEBIRDS Feat. Stee Downes "Give me a dubfuck" : la face A "Want You In My Soul" est un titre soulful taillé sur mesure pour la douce voix de Stee Downes, artiste que j'avais déjà repéré sur la ballade "Obviously".
C'est l'un des "must-have" de l'année 2011, mais cette face B deep-house d'une progression calibrée au palmer a également été plébiscitée par de nombreux DJ's. Le sample vient de "Give Me A Sign" de ... Lovebirds Feat. Holly Backler (un titre finalement sorti en décembre 2014 !!!).

3/ BIZARRE INC "Took my love" : on replonge dans les grandes heures de la Max Party avec ce remix kafkaïen de Mark Kinchen, le genre de titre qui vous emmène direct à la potence si vous avez le malheur de le jouer au Macumba de St-Julien-en-Genevois.

4/ CRYSTAL WATERS "100% pure love" : même si l'inconscient populaire n'a retenu que "Gypsy Woman", Crystal Waters a enchaîné quelques mini-tubes par la suite et ce "100% pure love" à l'arrangement festif et débridé est un grand moment de clubbing.

5/ MADONNA "Deeper and Deeper" : extrait du brillant album "Erotica" qui représenta la dernière flamboyance dance de la "croqueuse d'hommes" désormais en quête de la jeunesse éternelle, un soleil qui ne veut pas se coucher.
Je pense que Shep Pettibone, son mentor, signait là sa dernière collaboration avant de gentiment se faire raccompagner au vestiaire. Et pourtant ça n'est pas faute d'avoir sué comme un galérien sur les remixes du titre.
S'ensuivra le très fade album "Bed time Stories" dont je n'ai retenu que le slow "Take a bow".

6/ CARLEEN ANDERSON "True spirit" : dans la lignée des grands dubs deep-house signés K-Klass. La version club également mixée par ces anglais est empreinte d'une grande religiosité.

7/ ROBIN S "Back it up" : Robin Stone est une artiste à la réussite très éloignée des schémas classiques. C'est un remix très underground de son titre "Show me love" qui la propulsait en tête du Top Dance en 1992 sous le nouveau pseudo de Robin S. Je diffuserai bientôt le mix original de "Show me love" sorti chez Carrère l'année précédente.
Le suédois Stonebridge signe là un énième tube (toujours chez Happy Music qui rafla le pactole au passage) en usant jusqu'à la corde le fameux plan de gimmick d'orgue réalisé sur un synthé Korg M1.

8/ JOMANDA "Got a love for you" : j'ai matraqué ce titre sur Skyrock durant tout l'automne 1991. C'est le chef d'œuvre commercial de Steve Hurley et je pense que ce mix fait désormais partie du patrimoine de la house music de Chicago.
J'avais découvert ce trio américain dans le Skyrock Skydance en 1988 avec "Make my body rock".

9/ DEFINITION OF SOUND "Moira Jane's cafe" : rareté signée E-Smoove de l'écurie ID Productions. Je l'ai joué au printemps 1992 sur l'antenne de Skyrock, époque maudite où East Side Beat accaparait la première place du Top Dance.
D'aucuns me disent "pourquoi tant d'acharnement sur ce titre somme toute acceptable ?"
Mettez-vous à la place de l'animateur qui doit ménager un faux suspense pendant trois mois, écoutez attentivement la loop qui phase et le 2e couplet chanté en dessous de la tonalité. Et puis, toucher à un épique monument pop en le transformant en dance bon marché...Trop, c'est trop !

10/ NORMAN JEAN BELL "I'm the baddest bitch" : un style né de la relation ancillaire entre le jazz et la house et un titre qui figure sur l'incontournable compilation "Jazz in the house".

11/ HENDERSON & WHITFIELD "Dancin' to the beat" : un one-shot impeccable de 1981 qui fit aussi les grandes heures du Patch Club.

12/ LENNY WILLIAMS "Choosing you" : Du disco authentique (et non pas ces compilations de supermarchés qui ne connaissent que Boney M, Kool & the Gang et Ottawan), un titre roboratif de 1977 qui passe ici dans les samplers de Deadly Sins.
Leurs bootlegs de re-edit (Giant Cuts) sont rarement décevants.
Celui-ci est extrait du volume 2 qui contient également "Let's go all the way (down)" de Brenda & The Tabulations (l'intro à été samplée par Dave Morales pour son remix de "I'll be waiting" de Clive Griffin).

vendredi 28 octobre 2011

N° 126 : Return of the Reloop (Jimmy Ross, Madonna, New Order, Black Box...)

Set non disponible

C'est avec soulagement que j'ai pu enfin récupérer ma surface de contrôle Reloop Digital Jockey après plus de 2 mois d'immobilisation en réparation.

La société en charge du SAV m'a toutefois appris que les boutons, curseurs et interrupteurs de la machine n'étaient pas garantis 1 an mais 3 mois et que le magasin qui me l'avait vendue aurait dû me prévenir.

Par un geste commercial exceptionnel, on m'a fait cadeau des frais de remise en état en me mettant bien en garde que la prochaine panne serait fatale.

Ainsi, ces appareils coûteux (près de 400 euros) ne seraient pas capables de subir les manipulations classiques et répétées d'un DJ qui fait normalement son travail.
A quoi bon fabriquer un matériel qui n'a pas été préalablement éprouvé aux tests d'usure comme on testerait une portière de voiture ou un interrupteur d'appareil électro-ménager ?

Le DJ est-il un bourrin par nature qui se révélerait incapable de prendre soin de son matériel ?

Je conseille donc à tous les manipulateurs de mp3 d'éviter d'acquérir la marque Reloop puisque ses appareils sont si fiables qu'elle n'est même pas en mesure de les garantir plus de 3 mois !

Passé le stade de la colère (la frustration ayant été si longue) et pour fêter le retour de la Reloop, je vous ai concocté un set empreint de nostalgie positive, empli de titres qui feront briller les yeux des quadragénaires, ceux-là même qui auront vibré dans les clubs sur ces titres panthéonisés.

Tout commence au début des années 80 avec les mastodontes de l'époque : Shalamar, Billy Ocean, Jimmy Ross.
Passage obligé par les prémices de l'électro avec Man Parrish ou New Order.
Puis vient la confirmation que Madonna n'est jamais été aussi brillante que lorsqu'elle fait vraiment de la dance et non cette variété guimauve dont "True Blue" représenta la consternante démonstration.
Final 100% Skyrock Top Dance, époque "early 90's" avec PKA, 2 For Joy ou Black Box.

Bon orgasme auditif !

vendredi 4 juin 2010

N° 70 : The ORTOFON CC night club MK2 set (Bjork, Joey Negro, Joe Claussell, Quentin Harris...)

Set non disponible

Le nom sonnait bien. Il désignait les deux nouvelles cellules que j'avais achetées chez Nuloop.
Une meilleure clarté, une dynamique impressionnante, ce set pouvait bien porter leur nom.
J'espère que vous sentirez la différence.

1/ Comme parfois – et ça serait le cas si je démarrais un set en club – je choisis un acappella, une reprise ou un mix acoustique en me figurant la salle baignée dans la seule lumière noire. Sans doute que cette ambiance typique du Palace m'a marqué à vie.
"Kotu Rete" de JOAQUIN JOE CLAUSSELL est donc la merveille du soir. C'est la face B du mélancolique titre lounge "With more love" disponible depuis le début de l'année. Claussell avait sorti la version originale "tribal house" en 2001 sous le pseudo de MENTAL REMEDY.
Cette "Atmospheric Reprise" est basée sur l'arrangement du "Chords Mix" mais elle le surpasse en religiosité.

Joaquin Claussell est un enfant du Loft et du Paradise Garage. Comme d'autres illustres producteurs, il a été touché par la grâce qui émanait des sets de David Mancuso et de Larry Levan.
En 1989, ce disquaire new-yorkais tient le magasin Dancetracks à New-York. Grâce à ses choix très inspirés, il a les faveurs de DJ's tels Little Louie Vega ou François K et se bâtit une solide réputation.
En 1996, la création de son propre label Spiritual Life s'imposera donc comme une évidence.

De sa discographie, j'ai surtout retenu "Escravos de Jo" et "The Prayer" (avec le chanteur haïtien Jephté Guillaume) mais il y a sans doute bien d'autres merveilles qui m'ont échappées.

2/ BJORK "Hyper Ballad" : comme par magie, les nappes des deux titres se confondent, propulsant soudainement les ludions dans la lumière avec ce mix rageur de David Morales, l'une de ses dernières grandes productions (1996).

3/ THE SUNBURST BAND "Garden of love" : ce Kaje Trackheadz est nouveau venu sur la scène électro-house. Sans dénaturer l'original de Joey Negro, il apporte le punch nécessaire sans esbroufe.
Il me semble reconnaître l'intro de "Don't let me be misunderstood" de SANTA ESMERALDA dans la loop.

4/ MARK KNIGHT "Insatiable" : un remix disco signé de l'inévitable Joey Negro pour ce titre de l'un des membres du duo Mark Knight & Funkagenda.
Heureusement que Joey est là pour le métamorphoser en un "anthem" piano-house car les originaux électro ne valent pas tripette.

5/ JANET JACKSON "I get lonely" : un mix empressé signé Jason Nevins, producteur américain qui a récemment remixé avec une "eurodance efficacité" les tubes "I kissed a girl", "Hot 'n' cold" de KATY PERRY, "Replay" de I-YAZ et "Fireflies" de OWL CITY.

6/ MADONNA vs. THE HITMIXERS "Get together" : un bootleg en "mode patate" signé de ces énigmatique remixers.

7/ DJ SNEAK "You can't hide from your bud" : joué par les DAFT PUNK sur Skyrock en 1997, ce titre au riff imparable était déjà matraqué par Radio FG.
DJ Sneak est le plus prolifique des producteurs américains, mais à vouloir sortir un disque par jour, son usine produit d'innombrables déchets dont on n'aura sauvé que quelques pièces dont ce "You can't hide from your bud" qui reprend un court passage de "You can't hide" de TEDDY PENDERGRASS (dont les cuivres de l'intro furent samplés à moult reprises).

8/ LUCA SIGNORINI "One night in Paris" : un single qui reprend une partie de "Los Conquistadores Chocolates" de Johnny Hammond, un titre jazz-funk des années 70 qui inspira largement Jamiroquai pour la base du refrain de "When You Gonna Learn?"
J'ai amputé cette version d'une voix-off féminine française qui gâche nettement le plaisir en assénant des vérités premières comme "la vie est dure parfois" ou "vis chaque jour comme si c'était le dernier car tu ne sais pas de quoi demain sera fait".

9/ MIKE DELGADO "Byrd Man's Revenge" : un morceau qui sample "Think twice", le chef d'œuvre de DONALD BYRD.

10/ JOEY NEGRO presents Raw essence "Do you love what you feel" : un titre qui m'avait interloqué à sa sortie car il reprenait exactement le même sample qu'une production que j'avais envoyée à quelques labels européens plusieurs mois auparavant ! En l'occurrence, il s'agissait de l'intro de "Shoot your best shot" de LINDA CLIFFORD, obscure titre disco que nous devons être peu à posséder. A la différence de Joey Negro, je n'avais pas pu trouver la mélodie ce qui explique peut-être que ce mix fut, comme tant d'autres, resté un "unreleased".

11/ QUENTIN HARRIS "Let's be young" : le "must have" house de 2005 ! Une symphonie de cuivres qui ponctue un hypnotique titre trance "à la Rollo".
Mais pourquoi le mix de Ashley Beedle déraille t-il complètement ? J'ai d'abord cru que mon vynil était mal centré, mais à l'écoute des mp3 en vente en ligne, le même problème est audible.
C'est pourquoi j'ai dû switcher sur la version originale juste après l'enchaînement.
C'est bien la première fois que je vois un tel défaut sonore officiellement commercialisé sur une version... à moins que ce soit un effet de style (des plus malvenus quand on entend ces pauvres violons pleurer).

12/ GRANT NELSON "Seasons Of Jack" : le discours moraliste de Chuck Roberts qui s'étale sur le "Can you feel it" de Fingers Inc. est retravaillé intelligemment par Grant Nelson.

13/ Un final hard house sous la houlette de Johnny Vicious, grand spécialiste du genre, pour LOLEATTA HOLLOWAY et "The Queen's Anthem".

vendredi 16 avril 2010

N° 64 : From funky soul to hardcore house (Skyrock Dance Classics, Narada Michael Walden, Depeche Mode,Tyree...)

Set non disponible

1/ REVELATION "Feel it" : obscure production du début de l'ère funky, elle fut révélée dans l'émission "Destination Planète 7" (animateurs : Smith & Wesson et Fool Astral) sur l'antenne de Radio 7, première radio du service public destinée aux jeunes.
Un arrangement "philly" ciselé porte une mélodie mémorable et un break parfaitement amené.

2/ SHARON REDD "Never give you up" : Dimitri From Paris avait remixé ce vieux "Prelude Records" de la défunte interprète de "Can you handle it?", mais ma préférence va à l'original.

3/ NARADA MICHAEL WALDEN "I want you" : deux albums d'anthologie ("The Dance Of Life" et "Victory" dont est extrait ce titre), une voix de falsetto... un producteur-musicien-interprète de haute volée.
Il produira notamment les "cultissimes" (j'ose un petit barbarisme - ça faisait longtemps - que Jean-Loup Chifflet et consors me pardonnent, ça me démangeait) albums de :
  • Stacy Lattisaw : "Let me be your angel" (1980)
  • Sister Sledge : "All american girls" (1981)
  • Whitney Houston : "Whitney Houston" (1985)
  • Lionel Richie : "Dancing on the ceiling" (1986)
4/ THE GALLERY Vol. II "Tee's Happy" : un re-edit en "bootleg" du fameux dub de NORTHEND réalisé par Tee Scott en 1981.
La face A ("Happy days") est souvent créditée à Michelle Wallace, l'interprète du titre.
Le géant Arthur Baker signe déjà la composition et la production du titre.
A noter un clap électronique au son inoubliable qui marquera le début du règne de la funky music.

Glissement vers les glorieuses années de Skyrock.

5/ 49ers "Die Walküre" : stupeur chez les puriste ! le DJ dérive vers la house italienne sans crier gare. Véritable pandémonium, cette production Bortolotti débridée au bassdrum énorme fit un tabac dans les clubs français durant la courte période de la mode New Beat (1988).
Parmi les innombrables samples, le riff de guitare de Chaz Jankel sur "Glad to know you".

6/ NOMAD "(I wanna give you) devotion" : grand classique du Skyrock Top Dance Megamix, ce remix DMC signé Mike Gray était l'alternative rêvée au multi-rabâché original qui fit également fureur en club.
Mais au fait, qui saura dire d'où provient le sample de saxophone ? Ce que l'on sait, c'est que le mini-refrain est inspiré de l'accapella de "Devotion" de Ten City.
Je suppose que le producteur a essayé plusieurs accapellas sur son instrumental et à jugé ce dernier le plus adéquat.

7/ PAULA ABDUL "Vibeology" : autre classique du Skyrock Top Dance, c'est hélas l'un des remixes les moins connus de Steve Silk Hurley. Mis à part l'arrangement totalement destructuré, c'est le sax trituré dans tous les sens qui apporte la folie au remix.

8/ MADONNA "Vogue" : signé Shep Pettibone, RLP adorait ce remix très classe (à l'instar de la danse à laquelle il fait allusion).
J'estime que ce titre marqua l'apogée de la carrière de Madonna en club et que l'inexorable déclin se produisit dès lors qu'elle se passa des services de celui qui l'avait propulsé au sommet.
Ce n'est pas le pathétique "Confessions on a dancefloor" (2005) dont on retiendra juste le single "Get together" qui redora le blason de la "croqueuse d'hommes" désormais subclaquante.
Son dernier amant, une espèce de godelureau, s'improvise désormais D.J., déshonorant la profession.

9/ BLACK BOX "Strike it up" : j'ai adoré jouer ce maxi dans le Top Dance Megamix. Voici l'original mais le mix de DJ Lelewel est encore plus magique. Un maxi où chaque plage est merveilleuse, un "must have" dans votre discothèque.
Appréciez l'utilisation judicieuse du roll de batterie de "Reach out, I'll be there" de GLORIA GAYNOR dans les transitions.
Pour l'anecdote, son album comportait une face A enchaînée sans blanc spécialement pour les DJ's ce qui représentait une première pour l'époque (1975), une idée fantastique qui avait germé dans l'esprit du producteur Tom Moulton. Trois tubes à la suite (dont le fameux "Never can say goodbye"), le DJ avait le temps d'aller boire un coup.

10, 11 & 12/ FPI PROJECT presents Rich In Paradise "Going back to my roots" ;
ATMOSPHERE "Atm'Oz-Fear" (Original Mix Double Beat) ;
KLF "3 a.m. eternal" (Guns Of Mu Mu) : 3 titres symboliques de l'époque Maxximum.
Les fêlés de KLF ont été les chouchous de cette radio du Forum des Halles. Révélés par "What time is love?", leur ultime single, "Last train to trancentral" sera l'une des plus grosses ventes de l'année 1991. Production au son énorme, elle sera classée dans le Top Dance tout comme ce "3 a.m. eternal".
Pour FPI PROJECT, ne manquez pas de prêter une oreille attentive à l'original de Lamont Dozier qui est un sommet de la soul music (eh oui, le tube d'ODYSSEY n'était qu'une reprise, brillante certes, mais reprise quand même).
Quant à ATMOSHERE, on se doute bien à l'écoute que ce vent froid vient de Belgique.

13/ DEPECHE MODE "Strange love" : l'atmosphère devient glaciale - j'ai failli nommer ce set "It's gettin' colder" - et ce maxi de Depeche Mode de 1987 reste redoutable malgré le poids des ans.

14/ E-MELLO "Situation" : reprise de YAZOO (groupe fondé par Vince Clarke, ex-membre de DEPECHE MODE), ce titre de 1982 est, à l'origine, une simple face B du tube mondial "Don't go".
La version d'E-MELLO sera un succès mémorable du début de l'année 1991 dans les clubs français et je le jouerai à maintes reprises. Ce rappeur anglais fera également le bonheur de BASS BUMPERS sur le hit "The music got me".

15/ Final hardcore avec la house de Chicago de TYREE. "Hardcore Hip house" est un classique du Skydance et reprend quelques bribes du "Promised land" de JOE SMOOTH.
Ceci est la version des anglais de Double Trouble.

vendredi 21 août 2009

N° 32 : A groovy kind of house (E-Smoove's anthems, Clubland, Groove Armada, Tommy Musto...)

Set non disponible



1992 fut une année faste pour la musique, une année magique où la house music prit véritablement une nouvelle dimension, plus groovy, plus happy, plus mature, se parant de nouveaux atours. Evénement ! La radio Skyrock lui offrait à nouveau une vitrine deux soirs par semaine dans la Max Party.
Je ne sais pas si j'ai acheté plus de vynils que cette année-là, tant les productions étaient excellentes, fusant de tous les coins du monde.
Hélas, cette belle euphorie n'allait durer que 4 ou 5 ans, l'année 97 marquant le déclin inexorable de ce style, banni qu'il fut par les médias. Aujourd'hui perverti, délayé dans des sons new-wave agressifs, l'esprit black, spirituel et positif des débuts est désormais bien loin et cette électro blanche, métronomique, d'une froideur absolue, est le mètre-étalon.
Pour être sûr de ne pas vivre dans une bulle passéiste, j'ai récemment fait l'effort considérable d'écouter plus de 800 titres sur le site de vente JunoRecords... pour n'en retenir finalement que deux ou trois !
Suis-je "à côté de la plaque" ou y a-t-il un réel problème de qualité ?

C'est donc avec nostalgie, comme d'habitude, que je vous ai concocté ce set assez old school bien que quelques titres récents se soient glissés dans la playlist, tout n'étant heureusement pas à jeter dans ce qui se fait actuellement.

1/ Démarrage en douceur avec cette merveille qui ouvrait le set de Lil' Louis sur Skyrock, fin 1992 : OLIVIA NEWTON-JOHN "I need love". C'est bien la dernière chanteuse qu'on aurait imaginé pour incarner la quintessence du style garage. Sans doute séduit et inspiré par la belle, Tommy Musto nous livre un grand moment de grâce, de sensualité et d'élégance. Un titre déjà panthéonisé dans ma discothèque.
Si vous êtes fan de la chanteuse, un blog pour vous : http://newtonjohn.blogspot.com

2/ MADONNA "Fever" : la reprise du titre de Peggy Lee est ici largement remaniée par les Murk Boys de Miami. Une ligne de sub-basse et une rythmique à la charley et au clap omniprésents très caractéristiques du style. Nous sommes en 1992 et c'est le premier remix de ce duo à la carrière encore embryonnaire.
La même année, je découvrais dans le légendaire set de Maurice Joshua sur Skyrock l'une de leurs nouvelles productions réalisée avec l'une des chanteuses du groupe Exposé : Funky Green Dogs From Outer Space "Reach for me".

3/ THE DETROIT EXPERIMENT "Think twice" : Carl Craig est à la baguette de ce collectif jazz qui réunissait en 2003 la crème de la crème des musiciens de Detroit. Mélangeant reprises et créations, l'album est, bien entendu, indispensable pour les plus fins mélomanes. "Think Twice" de DONALD BYRD, l'un des titres les plus samplés du jazz-funk ("Flowers" de Armand Van Helden, "Byrd Man's revenge" de Mike Delgado...), est revisité de manière si étonnante qu'il en devient méconnaissable. Appréciez la clarté de l'arrangement et le ronronnement chaleureux du piano Fender Rhodes, mon instrument de prédilection.

4/ FIRST CHOICE "Double cross" : en 1992, à l'occasion du 20ème anniversaire du label Salsoul Records, plusieurs compilations proposent des versions remixées des grands classiques par le gotha de l'époque. Parmi elles, cette version garage réalisé par Danny Tenaglia, l'un de mes chouchous.

FIRST CHOICE est un trio féminin originaire de Philadelphie. Après un premier single très orienté "Supremes" ("This is the house where love died"), leur premier véritable hit est "Armed and Extremely Dangerous" en 1973. Et pour cause, plusieurs membres du fameux MFSB apportent leur contribution à l'album éponyme. L'album "Delusions" sorti en 1977, reste cependant leur meilleure production avec des tubes comme "Let no man put asunder" et "Dr Love". Ce "Double Cross" figure sur leur pénultième album "Hold your horses" (1979) mais l'original ayant fait pâle figuration dans les charts, ce lifting de Tenaglia lui fait le plus grand bien.

5/ CLUBLAND "Love strain" : une co-production assez peu connue de Morales. Pour ce groupe, il avait déjà réalisé un extraordinaire remix de "Let's get busy" (1990).
J'imagine bien ce titre calibré pour le NRJ megamix de Dimitri qui semblait raffoler de ces accords de piano sautillants.

6/ CLUBLAND "Set me free" : 1992, les tubes s'enchaînent, c'est l'année du firmament pour ce groupe suédois. Ce titre a parfaitement assimilé l'esprit garage new-yorkais avec cette petite touche techno qui caractérise l'Europe. Vingt ans avant l'avènement de la Swedish House Mafia, la Suède était déjà une grande nation de la house music.

7/ SUB-URBAN SOUL "Domything" : nouvelle perle du label Sub-Urban crée par Tommy Musto et Victor Simonelli. Le groupe reste un mystère total. Quand les mixes ne portent pas de noms, les compositeurs et producteurs ne sont même pas cités sur la pochette !
En cette exceptionnelle année 1992, c'est l'un des titres qui m'a fait réaliser que le new-jersey garage était au zénith, 4 ans après sa naissance officielle avec Paul Simpson, Blaze ou Adeva. "Domything", un titre ensorcelant dû à la grande richesse de l'arrangement et au swing imparable des interprètes qui se répondent du tac au tac.

8/ SHAY JONES "When love calls", 9/ PARIS RED "Promises" et 10/ 49ERS "Got to be free" : triple hommage au plus discret de la "bande des 3" : Steve "silk" Hurley (le "silk" faisait référence à sa chevelure brillante et soigneusement entretenue), Maurice Joshua et donc Eric "E-Smoove" Miller avec 3 mixes très, très "happy".

11/ BOOTSY COLLINS "Party lick-a-ble's" : dans la famille "groove", je voudrais le funk de Bootsy Collins speedé par l'ancien HOUSEMARTINS, Norman Cook plus connu sous le nom de Fatboy Slim. Bootsy Collins est un vétéran du P-Funk; son premier single solo date de 1976 mais il est déjà bassiste de James Brown en 1970 sur "Sex Machine" !

12/ ARMAND VAN HELDEN "The funk phenomena" : c'est son admiration pour les mixes hard-house de Todd Terry qui fait entrer Van Helden dans la danse en 1992. Son côté "tribal" s'affirme sur "Witch Doktor" et "Zulu" (sous le pseudo de Circle Children) en 1994.
Il s'essaye bientôt à une forme de remixes quasi-instrumentaux, répétitifs et agressifs, sur des titres pop ou dance comme "Runaway" de REAL McCOY, "Spin Spin Sugar" de SNEAKER PIMPS, "Living in danger" de ACE OF BASE "Professionnal widow" de TORI AMOS ou "Sugar is sweeter" de CJ BOLLAND, inventant le speed garage.
En 1996, il explose au niveau mondial dans un registre funk inédit avec ce titre extrêmement groovy que j'aurai l'honneur de pouvoir jouer dans mon émission, les N° 1 Dance sur Skyrock.

13/ GROOVE ARMADA "Love sweet sound" : un excellent duo anglais dont l'éclectisme ne se dément pas. Seuls les "british" ont ce don de passer d'un style à l'autre sans perdre leur crédibilité.
GROOVE ARMADA se fit connaître avec des titres plutôt downtempo comme "At the river", "My friend", "Think twice" (avec Neneh Cherry), "Little by little" ou "Inside my mind" voire "big beat" avec "I see you baby".
En 2007, leur album "Soundboy Rock" sonne résolument house et contient notamment cette tuerie, "Love sweet sound". La version présentée dans ce set est brillamment remixée par Mark Knight mais je garde une préférence pour l'originale, plus "old school".

14/ De la house tonitruante signée du duo américain JOHNNY CORPORATE (alias 95 North) avec ce titre, "In the Pocket". C'est cependant le single "Sunday shoutin'" qui réalisera le cross-over en Europe.

vendredi 31 juillet 2009

N° 29 : Samples Kingdom (NY Garage, Masters At Work, Inner Life, First Choice)

Set non disponible



Une sélection dont les morceaux house sont tous construits à base de samples puisés dans les années 70-80, glorieuses années auxquelles je rend hommage en début de set.

1/ CHERYL LYNN "Shake it up tonight" : 1981. Cela fait 2 ans que la disco a été brûlée par l'Amérique puritaine et les intégristes du rock et pourtant, quelques-uns s'acharnent encore à tenter de la faire renaître de ses cendres. Mike & Brenda Sutton sont de ceux-là. Ce duo de compositeurs est notamment l'auteur du tube des ORIGINALS, "Down to love town". Pour THELMA HOUSTON, Mike Sutton a composé "I'm here again" (dont le riff de piano du break servira de base à POWERHOUSE pour "What you need") et surtout produit son mémorable "Don't leave me this way. Le duo entamera une brève carrière solo, signant deux classiques :
  • "We'll make it" (1981)
  • "Don't let go of me" (1982)

"Shake it up tonight" (N° 5 du Dance Charts US en 1981) est un titre remarquable, véritable hymne à la joie. Il pourrait symboliser le switch entre la disco et ce que l'on appela la "funky music" dans les années 80. Produit par Ray Parker Jr., on retrouve sa patte caractéristique dans le break.

2/ STONE "Time" : une intro métronomique qui bat le rappel sur la piste. Quel DJ n'a pas été tenté d'annoncer l'arrivée imminente de ce titre en glissant ce tic-tac sur les disques précédents. Le mix est l'œuvre de Tee Scott
, un DJ new-yorkais injustement méconnu qui entama sa carrière fin 1972 au club "Better Days".

Il est l'auteur de nombreux mixes historiques comme :
  • FIRST CHOICE "Love thang"
  • NORTHEND "Happy days"
  • AL McCALL "Hard Times"
  • BROOKLYN EXPRESS "Sixty Nine"
  • HI VOLTAGE "Somewhere beyond"
  • JUNIOR "Mama used to say"
  • ATLANTIS "Keep on movin' and groovin'"
  • CHOCOLATE MILK "Who's getting it now"
3/ ROSE ROYCE "R.R. Express" : l'original, "Nytro Express" par NYTRO a été produit par le même Norman Whitfield deux ans auparavant. Whitfield est l'homme-clé du label Motown, l'homme de la subversion douce. Compositeur du titre "I heard it through the grapevine", la version sentencieuse et grave qu'il réalisera pour MARVIN GAYE fâchera les très policés patrons du label de Detroit qui accepteront finalement de le faire figurer en bouche-trou sur l'album de GAYE, "In the Groove" (1968). Sans l'obstination d'un DJ d'une radio de Chicago à jouer le titre alors que ça n'est pas un single, ce chef d'œuvre aurait fini aux oubliettes alors qu'il fut le 45 tours le plus vendu de l'histoire de la Motown ! D'un grand activisme, Whitfield sortira
en pleine guerre du Vietnam l'hymne pacifiste, "War" d'EDWIN STARR (1970). En 1972, il signera le mythique "Papa was a rolling stone" pour les TEMPTATIONS. D'ailleurs, leur single "Law of the land" sorti en 1973 et produit évidemment par Whitfield, est présumé être le premier morceau disco de l'histoire de la musique. Quittant la Motown la même année, il fondera ROSE ROYCE et constellera les charts de hits comme "Is it love you're after" "Wishing on a star" et "Car wash".
Whitfield est décédé en septembre 2008 dans l'indifférence générale, les médias ne réservant leurs unes qu'à ceux que la mort fauche dans la plénitude.

4/ INNER LIFE "I like it like that" : un mix de Pettibone et la voix de Jocelyn Brown.

Entrée dans le royaume des samples.

5/ JAZZ-N-GROOVE "Keep givin' me love" : extrait de la compilation Sub-Urban vol. 1, le sample principal provient du titre éponyme de D TRAIN. Tout comme "Do ya", mixé dans un de mes sets du début d'année, ce morceau marque les débuts du duo Jazz-n-Groove. Le "Can U feel it" provient de "Something special" de PEECH BOYS.

6/ SWING 52 "You keep holding back (love me)" : de la pure deep-house de NYC avec un sample tiré de "Love Itch" de Rochelle Fleming (ex-lead singer du groupe FIRST CHOICE).

7/ NY'S FINEST VICTOR SIMONELLI "Do you feel me" : du "New-Jersey garage" de facture classique avec des accords de piano qui s'inspirent du "Moment of my life" d'INNER LIFE.

8/ COVER GIRLS "Wishing on a star" : l'un des grands tubes de la Skyrock Max Party. Le label SONY avait hélas oublié de sortir quelques versions essentielles de ce dub fou réalisé par les Masters at Work et Todd Terry. Le son de "Club Lonely" de LIL' LOUIS est aisément reconnaissable tout comme le synthé de "Give you" de DJAIMIN.
Sans doute la quintessence de cette happy house aujourd'hui disparue au profit d'une électro sombre et simpliste, une tendance musicale qui n'est peut-être que le reflet du sentiment général de malaise et de désenchantement
.

9/ HOUSE OF GYPSIES "Samba" : pour ce Megadome Mix assez dark, Todd Terry fait appel au sample de "Beat the street" de SHARON REDD. Le sample de voix reste inconnu.

10/ THE UNDERWORLD "The afterworld" : l'intro de "Let's go crazy" de PRINCE habille cette production latin-underground du label Strictly Rhythm signée DJ Pierre.

11/ TITO PUENTE "Para Los Rumberos" : on ouvre le rideau pour laisser entrer la lumière
et l'on ne quittera plus les Masters at Work pour cette fin de set. Voici une très intéressante version d'un morceau de Tito Puente avec India aux vocaux, bien sûr. C'est la B.O. de "The Mambo Kings" (1991), une comédie dramatique qui se situe dans le Cuba des années 50, un film passé inaperçu malgré la présence d'Antonio Banderas.

12/ et 13/ RIVER OCEAN "Love & hapiness" : un mix entre la version instrumentale à base de percussions et la magique
"Dream Sequence" qui figurent sur le double pack, "The Tribal E.P.". La phrase "Love and hapiness" est inspirée du titre éponyme d'Al Green qui fut repris par FIRST CHOICE.

14/ MADONNA "Erotica" : les habitués du jeu vidéo Grand Theft Auto Vice City connaissent ce sample de piano électrique depuis 2002. C'est l'intro de "Super Strut" de DEODATO.

15/ MARTHA WASH "Carry on" : un dernier mix absolument démentiel des Masters qui piquent ici deux petits fragments du "Beijo" d'EARTH, WIND & FIRE.

mercredi 4 février 2009

Biographie de Shep Pettibone


Shep Pettibone
est l'un des acteurs fondamentaux de l'histoire du "clubbing".

Producteur, remixeur, compositeur, D.J. et désormais business man, son œuvre est pléthorique et sa patte reconnaissable entre mille.
Il a régné pendant plus de 10 ans sur les dancefloors.

Une flopée de stars est passée entre ses mains. L'une d'elles lui doit beaucoup : Madonna.


Les "Kiss FM Mastermixes"

1981. Shep Pettibone mixe dans un bar gay black de Time Square, le Better Days.
Il est aussi le DJ-star de la radio new-yorkaise Kiss FM 98.7. Remixant de manière totalement novatrice les tubes du moment (les Mastermixes), il devient la coqueluche des auditeurs.
C'est ainsi que je le découvre l'année suivante lorsque le label Prélude a la bonne idée de sortir une compilation des "mastermixes" consacrés à ses artistes. Ses "bidouillages" astucieux sont réalisés grâce à 3 platines Technics SL 1200 (décalage d'une mesure ou phasing de deux titres identiques), des effets d'echo et des "edits-mitraillette" à grands coups de rasoir sur la bande.

Rapidement il réalise les club mixes (vocal et dub) des artistes les plus prestigieux du label Salsoul Records : SKYY, INNER LIFE, FIRST CHOICE, LOLEATTA HOLLOWAY.


Remixeur de Pop Stars

Délaissant le son disco, il entame dès 1985 une collaboration avec les PET SHOP BOYS, permettant leur ascension dans les clubs avec le single "West End Girls", le summum étant, selon moi, atteint sur leur titre "Love Comes Quickly" l'année suivante.
D'autres artistes pop tels que NEW ORDER, THOMSON TWINS, CYNDI LAUPER et LEVEL 42 ne vont pas tarder à s'offrir ses services.


Pettibone et Madonna

Mais c'est l'opportuniste MADONNA qui va s'approprier le génie de Pettibone en faisant de lui son producteur attitré et prendre ainsi un virage décisif pour sa carrière. Elle lui confie les remixes de titres qui seront autant de hits : "True Blue", "Into the groove", "Express Yourself" et "Like a prayer".
A son apogée, Pettibone co-signe et réalise le tube mythique "Vogue" (1990) puis co-produit l'album "Erotica" (1992).
Mais, toujours soucieuse de s'entourer des meilleurs, Madonna lorgne déjà sur d'autres producteurs plus en vue : Dallas Austin, Babyface et William Orbit.


La lente reconversion

Pettibone gardera une attache avec la black music grâce aux nombreux remixes réalisés pour Janet Jackson : "The pleasure principle" (1986) "Escapade" et "Rhythm Nation"(1989), "Love will never do (without you)" (1990).

Mais, le déclin s'amorçant doucement, Shep disparaît de la scène pour se reconvertir dans l'immobilier et le business.
Après avoir touché le pactole avec Madonna, il est aujourd'hui propriétaire d'un complexe Club + Hôtel dans le New Jersey.


Le Style Pettibone

  1. Une puissante musicalité : Par atavisme (une mère chanteuse d'opéra) ou par goût pour la musique classique (grand amateur de Mozart), Shep fabrique des mixes d'une redoutable efficacité tout en conservant leur âme et leurs harmonies.

  2. Une reconstruction totale des morceaux : Là où Pettibone passe, l'arrangement original trépasse : piochant dans chaque piste, il crée des intros et des breaks à rallonge au grand bonheur des Dj's (même si les "edits" rendent le tempo souvent instable !).

  3. Une lourde caisse claire : Le Snare Drum de la mythique boîte à rythme ROLAND TR 909 est mixé largement "devant" et accompagné d'une puissante "gated reverb". Les nombreux rolls de batterie de ses arrangements ont souvent inspirés les producteurs des années 90.