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vendredi 1 novembre 2013

N° 203 : Oldies but Goodies (Hurley's classic mixes, Bad Yard Club, Zinno...)


Set non disponible

1) ZINNO "What's Your Name" (Long Version) (1985) : on ne peut pas dire que les belges aient submergé le marché de productions dance dans les années 80, même si Technotronic fit mouche aux USA en toute fin de décennie avec Pump Up The Jam et Get Up. Mis à part quelques coups d'éclat sympathiques comme les hits de Muriel Dacq, des Bassline Boys et la crispante tendance New Beat, pas grand chose à signaler. A retenir toutefois cette excellente production du duo Zinno, tel un clin d’œil aux films de James Bond.

Retour en force de Steve"Silk" Hurley dans mes sets !

2) RICKSTER "Night Moves" (Night House Mix) (1988) : un "one hit wonder" certifié de la house music qui connut son petit succès en France.

3) MELLOW MAN ACE "Welcome To My Groove" (Hurley's Deep House Mix) (1990) : le sample de K-Jee de MFSB utilisé pour la 219e fois, mais ça fonctionne à tous les coups !

4) SUZIE AND THE CUBANS "Feel It" (Construction Medley) (1987) : dans le cabinet de curiosités de la house music, voici une face B d'un titre sans grand intérêt qui se présente sous la forme d'un vaste assemblage de samples (dont celui de Zinno). Il semble que ce disque soit originaire du Canada.

5) WESTBAM "Monkey Say, Monkey Do" (Bolero Mix) (1988) : premier tube d'un des pionniers de la techno allemande dont j'avais joué le fabuleux Mayday Anthem sur Skyrock en 1993.

6) DSK "What Would We Do" (Hurley's House Mix) (1991) : je le classe dans le Top 10 des productions du génie de Chicago. Le choix des accords de piano est particulièrement audacieux, à l'aune de ceux proposés sur le remix de Get Off de Prince.

7) SHAWN CHRISTOPHER "Make My Love" (Stone's Essential Mix) (1994) : le suédois Stonebridge (l'un des créateurs du label de remixes Swemix en 1986) rend une copie garage toujours impeccable.

8) PAUL McCARTNEY "Deliverance" (Steve Anderson Remix) (1992) : flamboyant mix garage qui n'a retenu qu'une phrase et une vocalise du titre original de Macca. Il faut dire que le riff de piano tient bien la route à lui tout seul.

9) COPYRIGHT feat. Imaani "Story Of My Life" (Main Mix) (2011) : une tribal house soignée dont Copyright est l'un des meilleurs artisans. Aussi qualitatif, l'original de Hidden Agenda était sorti en 1993 sur Tribal America.

10) DAVID MORALES & THE BAD YARD CLUB "In Da Ghetto" (Ghetto Mix) (1996) : Morales, en véritable sorcier du rythme, excelle aussi dans ce style tribal ungerground. Aux vocaux, une certaine Crystal Waters. In Da Ghetto est un extrait du premier album du "Boss", que j'avais présenté et fait gagner sur Skyrock en juillet 93.

vendredi 10 décembre 2010

N° 90 : London vs. Chicago (Steve Hurley & Joey Negro definitive masterpieces, Hustlers Convention, Watanabe...)

Set non disponible

Je viens de recevoir un ouvrage qui s'annonce passionnant : "The record players-DJ Revolutionaries".
Sur plus de 450 pages, il compile des interviews de DJ's historiques réalisées sur les 15 dernières années et recèle à coup sûr une mine d'informations précieuses recueillies auprès de stars, de l'avant-gardiste Nicky Siano au christique Tiesto en passant par mes maîtres à mixer que sont David Morales, Louie Vega, Tom Moulton ou David Mancuso.

Pour les plus anglophones d'entre vous, ce serait un beau cadeau de Noël. Le livre n'est sorti qu'au Royaume-Uni et ne sera disponible en France et aux USA qu'en avril 2011 !

Je vous en dirai plus sur les anecdotes croustillantes qui ne manqueront pas de jaillir au fil des lignes et sur les secrets de mixage des uns et des autres.

Incité par quelques-uns d'entre vous, je vous annonce également que j'ai succombé à l'idée de réaliser un set trance, risquant par la même occasion de devenir un hérétique aux yeux des puristes.
J'ai pris un certain plaisir à mixer cette sélection anglo-germanique sur mon Traktor en mutipliant les enchaînements interminables grâce aux fameuses loops programmables et aux effets delay calculés automatiquement.

Je pense délivrer ce set la semaine prochaine avant le Monster Vintage Mix (117 minutes) dédié essentiellement au Skyrock des années dorées (1988-1992) et à Maxximum et qui sera diffusé en guise de cadeau de Noël, espérant faire atteindre le Walhalla aux mêmes puristes.


De Skyrock il s'agit déjà en ce début de set avec quelques classiques de mon Top Dance Megamix.

Deux chefs d'œuvre de Steve Hurley avec BLACK BOX "I don't know anybody else" et DSK "What would we do".

Plutôt axée sur l'italo-dance pure et dure, Airplay n'avait pas commercialisé pour la France ce mix de BLACK BOX et je m'étais délecté à le jouer en exclu dans la Max Party.
De même, le divin Hurley's House Mix de "What would we do" de DSK avait été ignoré par Barclay qui n'avait proposé que son Extended Mix.

EX-GIRLFRIEND "You (You're the one for me)" est aussi une exclu Top Dance, un titre méconnu de la discographie de Joey Negro que j'ai pu jouer... à ma guise.
Je remercie encore le directeur des programmes de Skyrock de m'avoir laissé carte blanche sur la programmation et de m'avoir ainsi permis de redonner ses lettres de noblesse à la house alors que l'émission partait un peu à vau-l'eau, RLP ayant lâché les rênes de ce nouveau concept au format bien trop commercial.

KYM SIMS "A little bit more" est un maxi essentiel dans lequel les mixes de Steve Hurley le disputent en qualité avec ceux de Joey Negro dont je vous propose ici le Rhythm Supply Mix.
Kym Sims est produite par Steve Hurley et son album tubesque "Too blind to see it" sorti en 1992 contient des mélodies taillées sur mesure pour sa voix.

Lorsque l'on est producteur, soit l'on part en quête de la voix qui collera exactement à la mélodie et au style envisagé, soit l'on s'adapte à une tessiture et une originalité et l'on bâtit autour. Les deux stratégies se valent et débouchent généralement sur le résultat escompté.

M.C. RED "Why don't you love me" (Underflute) est l'un des mixes du maxi qui ouvrait le set de Laurent Garnier dans la Max Party. Une fulgurance de ce DJ plutôt habitué à des sonorités techno.
Ce disque italien très rare est l'un des happy few que je peux réécouter à l'envie même 20 ans après. Ça ne s'explique pas, ça se déguste.

ODORU "Watanabe" est une tuerie incluse dans le set culte de Maurice Joshua sur Skyrock.
Comment ce maxi de happy house made in Chicago et sorti sur Vibe Records a t-il pu échapper à mes griffes acérées en 1992 ?

Merci à Dimitri pour m'avoir fait découvrir "Got to give it up" de JAMERSON, ce maxi du rebelle et complexe Mad Mike Banks sorti sur le label Happy Records.
Mad Mike, sorte de porte-parole de la Black Power, est le fondateur du très politique label de Detroit Underground Resistance.
Il fut capable de signer des productions plutôt mélodiques comme ce "Got to give it up" et de véritables brûlots lancés contre le pouvoir des Blancs comme le "Message to the majors" ou le "Riot E.P.".

A la toute fin des années 80, lorsque la house franchit la barrière des radios, nombre d'artistes variété-pop saisissent la balle au bond et font remixer leurs chansons par les talentueux producteurs du moment.
Côté anglais, Samantha Fox, Kylie Minogue, Bananarama ont recours aux finauds producteurs Stock-Aitken-Waterman.
Pour "One better world", le groupe de new-wave ABC ("The look of love") choisit l'option New-Jersey Garage avec Blaze. Le résultat est tonitruant et marquera l'histoire du Skydance.

THE BRAND NEW HEAVIES "Dream come true" est un all-time classic, une revisite disco d'un titre acid-jazz que seul Joey Negro pouvait réaliser, offrant même un break aux sonorités brésiliennes.

Inextinguiblement, la disco-house prend son essor durant cette décennie 90, portée par des groupes comme CHUBBY CHUNKS et surtout HUSTLERS CONVENTION (alias Full Intention), braconniers des trésors enfouis, dont on retrouve ici "Uptown". Les samples sont piqués pour le riff de guitare sur l'intro de "Turn the music up" de PLAYERS ASSOCIATION et pour les voix sur l'excellent titre de JAY W. McGEE, "When we party (Uptown, downtown)".
Le remix incorporera des samples de "Ladies night" de KOOL & THE GANG et de "Straight ahead" de NICK STRAKER BAND.

"Saturday night, sunday morning" de T-EMPO remixé par Matthew Roberts (membre de Bottom Dollar) est un élégant titre de garage anglais dont la version originale revient à Thelma Houston.
Il fallait oser transfigurer cette barcarolle calibrée pour la ménagère passant l'aspirateur.

PAULINE HENRY "Love hangover". La reprise de Joey Negro est interprétée par l'ex-chanteuse des CHIMES. Bien que de bonne facture, elle ne parvient toutefois pas à se hisser au niveau de la sulfureuse version originale de Diana Ross, mais le philosophe-musicologue André Manoukian aurait dit que "lorsqu'on s'attaque à un monument, on risque de s'y casser les dents".

En 2008, Joey Negro tentera à nouveau l'ascension de cet Everest avec Diane Charlemagne (ex-chanteuse de Urban Cookie Collective) mais le titre n'arrivera jamais à atteindre le sommet.


Et ce set s'achève avec la voix éthérée de Sophie Ellis Bextor sur le tube du géant italien SPILLER (c'est le fil rouge du clip) : "Groovejet".
Pour ceux qui ne le savaient pas encore, les samples sont empruntés à "Love is you" de CAROL WILLIAMS, un classic "Philly".

vendredi 19 mars 2010

N° 60 : Hustle to the music (Fatback Band, Willie Colon, Joey Negro, Earth, Wind & Fire...)

Set non disponible



Après l'agitation brownienne qui a caractérisé ma semaine de webmaster, à quelques jours de la sortie de ce nouveau site web dont j'ai conduit le projet depuis septembre et qui aurait pu être mon "Tonneau des Danaïdes", je profite des derniers replis de cette nuit pour lâcher les chevaux de l'écriture.

Engagé l'année dernière comme webmaster éditorial pour deux grandes écoles de commerce et de management, j'ai surtout enfilé la tenue de mécano pour ouvrir le capot des sites web dont j'ai la charge, glissant les mains dans le code HTML plutôt que de sortir ma plume d'oie et la tremper dans l'encrier pour façonner des textes coruscants.
Un job passionnant qui représente 90% de travail et 10% de talent...sauf que les 10% de talent sont pour l'instant restés au vestiaire.

Heureusement, il y a ce blog pour maintenir la pratique.
Vous êtes plus de 700 à le visiter chaque mois, 40% de plus qu'en début d'année, merci.

Merci aussi à Dany de la radio Double XX et Frédéric de Radio Campus Clermont pour avoir diffusé deux de mes sets et assuré la promo de ce blog. Je vais les rediffuser sur Mypodcast.

Voici un set qui a extrait quelques émeraudes de l'écrin Skydance tout en présentant quelques white label et raretés house.

1/ DONNA GARDIER "Good thing" : démarrage très soft, histoire de chauffer la piste. Un titre que certains ont dû entendre une fois ou deux dans mes Top Dance megamixes, un style garage à la Paul Simpson ou à la D Mob mais en beaucoup plus sage.

2/ ADEVA "Don't let it show on your face" : 1992, l'époque révolue où Joey Negro ne possédait pas encore ce son qui nettoie tout du sol au plafond. Un remix sec et étriqué qui parvient toutefois à insuffler la magie disco-garage sortie de l'athanor de l'alchimiste anglais. Joey glisse furtivement l'orgue de l'intro de "Jingo" de Candido.

3/ JOEY NEGRO "Do what you feel" : le premier tube international de mon remixer anglais préferé. J'ai récemment tenté d'entrer en contact avec lui pour devenir ami sur Facebook, testant ainsi l'intérêt supposé de l'outil, mais en vain.
Avec une une désinvolture très britannique, il m'avait répondu par une pirouette du style "bonjour Bertrand, merci et bonne continuation". J'avais pourtant bien argumenté en lui expliquant que j'avais joué tous ses titres en radio à ses débuts et que j'avais brossé un portrait assez élogieux de lui sur mon blog mais, visiblement, l'entente cordiale franco-anglaise n'est pas pour demain.

Aussi, j'admire tous ceux qui ont le gotha des producteurs dans leur carnet d'adresse sur Facebook. Qu'ils me donnent leur secret pour arriver à établir le contact.
Les français ont-ils si mauvaise réputation qu'aucun DJ anglais ou américain ne souhaite en inclure quelques-uns dans son cercle d'amis virtuels ?

Le fait est que, jouant régulièrement à Halo sur Xbox Live, toute rencontre avec des américains ou des english démarre systématiquement par une bordée d'injures à mon égard. Les stigmates de la guerre en Irak et des guerres napoléoniennes semblent bien ancrés chez ces énergumènes coprolaliques à l'esprit un peu étroit.

4/ DSK "Holdin' on" : la mélodie de ce titre policé qui sort discrètement en France sur le label Airplay est très similaire au tube rageur "What would we do?" sorti l'année précédente (avec les remixes de Steve Silk Hurley).

5/ FLEETWOOD MAC "Family man" : titre récurrent de la playlist de RLP dans le Skydance, ce remix à la ligne de basse dévastatrice porte le sceau d'Arthur Baker. Fleetwood Mac est un vieux groupe de rock californien, symbole d'une génération baba-cool qui porta au pinacle l'album "Rumours" en 1977.

6/ WILLIE COLON "Set fire to me" : une somptueuse production latino-house emplie d'alacrité et produite par Yvonne Turner en 1986. Je vous en présente les deux faces, le dub puis le vocal mix.
Dire que ce "Set fire to me" reste un must-have pour tout DJ soulful est une évidence.

7/ EARTH, WIND & FIRE "System of survival" : encore un tube du Skyrock Skydance de 1987. Alors qu'Earth, Wind & Fire est un groupe crépusculaire (j'ai vu leur pitoyable prestation à Bercy au début des années 90), ce remix gonflé aux amphétamines les projette à nouveau sous les sunlights.

8/ Petite incartade disco-kitsch avec ce "Spanish Hustle" de FATBACK BAND. Tout à fait digne de la piste de danse du paquebot de la Croisière s'amuse", il fut repris par THE FUNKY WORM sous le titre "Hustle! (to the music)".

Le "hustle", danse de posture pour couples endimanchés, est née dans le quartier latino du Bronx en 1972.
Le musicien VAN McCOY s'empare du concept un jour de 1975. Le morceau éponyme "The Hustle" torché lors de la dernière heure d'une session d'enregistrement d'un album instrumental, devient N°1 des charts américains.
Ce morceau bien inoffensif qui symbolise ainsi le retour à la danse de salon, devient curieusement le Sésame donné à la vague disco pour se propager à travers le monde.
Son succès est salué par l'Amérique conservatrice qui y voit là un retour aux valeurs après des années de danses frénétiques où l'individualisme était de mise.

"Can't get enough of your love, babe" de BARRY WHITE serait le premier titre estampillé "hustle", et à l'écoute du morceau de VAN McCOY, on ne peut que reconnaître certaines similitudes.

Profitant de l'aubaine, toute une série de titres clones sortiront de terre :
  • "Hang out and Hustle" de SWEET CHARLES,
  • "Salsoul Hustle" de SALSOUL ORCHESTRA,
  • "Hustle Bus Stop" de MASTERMIND,
  • "British Hustle" de HI-TENSION
  • ou ce"Spanish Hustle" de FATBACK BAND, reprise sur le groupe ORIGINAL TROPICANA STEEL BAND.

9/ T-CONNECTION "Do what ya wanna do" : l'arrivée du break sur les deux titres est musicalement si proche que je ne résiste pas au plaisir de tenter le switch avec ce tube panthéonisé de l'histoire du disco.
Ce break aux congas largement pillé a été particulièrement bien utilisé par C.M. TONI sur son seul tube, "Hustle ain't over".

10/ THE SLY PLAYERS "Bodyshine" : bootleg harpé chez DecksRecords, les samples sont extraits de "212 north 12th" de SALSOUL ORCHESTRA et de "Bodyshine" d'INSTANT FUNK.

11/ WILD GEESE "Macho disco disaster" : entrez dans le cabinet de curiosités de la house music ! Ces "oies sauvages" s'emparent d'un titre extrait de l'album "I'm a man" de MACHO (1979). Il s'agit de "Cose There's Music In The Air", titre fleuve de 10'25" dont les coquins n'ont gardé que le refrain et le break.
Notez l'extraordinaire maîtrise de l'arrangement et des lignes de basse hypnotiques dont faisait preuve l'italien Mauro Malavasi, déjà salué dans un autre set de ce blog.

12/ Retouche discrète par les Masters at Work de "Dancing in outer space", one-shot du groupe anglais de jazz-funk ATMOSFEAR (1979).

vendredi 11 septembre 2009

N° 35 : A little bit of jazz (UK garage, Ian Pooley, Roy Ayers, Doug Willis)

Set non disponible




Et finalement, je pus reprendre ma route sur les chemins tortueux du Web, un monde pénétré en 1999 et dont la grosse bulle spéculative qu'il avait créé comme un remarquable imposteur explosa en 2003, finissant par me jeter à terre alors que j'y avais trouvé parfaitement mes marques.
La Providence se décida à se pencher sur mon sort en 2008. Mais juste quelques doigts d'une main tendus pour que je puisse sortir la tête des sables mouvants. C'est ce mois de juin 2009, au point culminant de la crise économique, qui choisit de modifier mon destin, confirmant un parcours professionnel atypique, inqualifiable, irrationnel, hors du commun...celui d'un parfait iconoclaste (malgré lui).
Dieu sait bien que j'aurais souhaité une belle carrière au sein de la radio Skyrock, même quittant l'antenne, mais personne n'a voulu imaginer que je pouvais être autre chose qu'un animateur farfelu. Quoique le rap aurait fini par me faire déguerpir, par dépit ou par dégoût.

Alors je peux maintenant entrevoir la possibilité d'un retour à la production musicale pour fin 2011.
D'aucuns disent que c'est une folie douce que de croire vivre de la musique mais j'ai frôlé de si près le but en 1998 que je garde la foi dans ce pays où "tout redevient possible" d'après ce que j'ai cru entendre, un jour de mai 2007.

Comment fêter une petite résurrection ? avec un peu de jazz et ce petit clin d'œil à NICK STRAKER BAND.

1/ ROACH MOTEL "The night" : une production très garage signée Farley & Heller en 1996. Pour une fois, c'est une voix mâle et suave (Paul Alexander) qui porte ce titre. En 2000, les italiens de LIMOS ne manqueront pas d'emprunter l'accapella et de le faire remixer sur un "balearic beat" par un Kevin Yost renouant avec la magie des arrangements de son délicat premier album ("One starry night" - 1998).

2/ IAN POOLEY "What's your number" : A l'instar du ricain DJ Sneak, sans doute le plus prolifique des producteurs allemands. Signé en 1998 sur V2, le label dance de Richard Branson, il sort l'album "Meridien" qui contient ce joyau remixé par la fine fleur du nu jazz allemand, Jazzanova, l'une de mes teams favorites.

3/ INDO "R U sleeping" : parfait exemple du 2-Step, un garage au tempo syncopé et speedé sur des loops R'n'B ou Drum'n'Bass. Je n'ai jamais vraiment accroché au style mais ce mix du classique de INDO vaut le détour. Il est vrai que le UK garage et sa variante 2-step sont nés de la fâcheuse habitude des DJ's anglais à pitcher à mort des titres soulful U.S. pour satisfaire une clientèle éméchée et sous extasy.

4/ DSK "What would we do?" : plus convaincant, ce remix UK Garage signé de l'expert en la matière, Grant Nelson. Cependant, je garde un faible pour les mixes américains de Steve Silk Hurley et d'Eric Kupper datant des années 1991-92.

5/ BYRON STINGILY "Testify" : comme une ressemblance avec le couplet de ce titre de George Benson, vous ne trouvez pas ? Cette parenthèse mise de côté, un grand titre garage remixé par Jazz'n'Groove et chanté par l'ex-lead singer de Ten City et sa voix de fausset si caractéristique.

6/ DONNA ALLEN "He is the galaxy" : une version qui reprend quasi intégralement la fabuleuse ligne de basse de "Expansions" de Lonnie Liston Smith (1979). Les STETSASONIC avaient montré le chemin façon hip-hop en 1988 avec le classique "Talkin' all that jazz".

7/ Et le jazz dans tout ça ? nous y venons avec SCOTT GROOVES presents Roy Ayers "Expansions", une transition digne d'un DJ fainéant mais avouez que je ne suis pas coutumier du fait. La reprise est signée du xylophoniste Roy Ayers, un musicien qui n'a jamais perdu le contact avec la musique club (des collaborations avec les Masters at Work et Mousse T).

8/ DOUG WILLIS "Dougswana" : "Joey Negro est grand, Joey Negro est très très grand" ! Pastichant un Patrick Montel en crise d'histrionnisme devant la chevauchée fantastique d'un Hicham El-Gerrouj en finale du 5000m aux J.O. d'Athènes en 2004, je joue les thuriféraires devant le talent de ce producteur anglais aux multiples facettes. Il y a de quoi encenser un homme d'une telle longévité artistique, un sorcier à l'aise dans tous les styles, y compris ce titre afro-jazz avec le chanteur-batteur zimbabwéen Zeke Manyika.

9/ SAX MACHINE "Love is the message" : énième reprise du titre de MFSB mais version "de luxe" réalisée par l'autrichien Peter Rauhofer, producteur de Danube Dance et Club 69. Aux claviers, Eric Kupper de la team Def Mix Productions.

10/ BELEZAMUSICA "U got me spinning" : première figuration d'un mix de Seamus Haji dans mes sets. Il y en aura d'autres. Dans une autre vie, Haji fut le compilateur de la série "Jazz in the House" pour le label anglais Slip'n'Slide mais il a résolument pris le virage électro... retrouvant exceptionnellement la vibe pour les remixes de Belezamusica. Alors, tentez de vous procurer leur reprise du tube de Roy Ayers, "Running away", la magie y est aussi grande que sur ce titre déjà entré dans l'Histoire.