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samedi 11 avril 2015

N°241 : Vintage Night At De Carey's Shack (Da Slammin' Phrogz, Les Claudettes, Earth People...)


Set non disponible
 
Quelques classiques disco-house ainsi que le 2e volet de ce megamix bootleg qui survole la funky des 80's !

1/ OLD NIGHT AT STUDIO 54  (A side) :
Patrice Rushen "Forget Me Nots"
Evelyn King "I'm In Love"
Change "A Lovers Holiday"
Hot Streak "Body Work"
The Strikers "Body Music"
GQ "Disco Nights"
Michael Jackson "Don't Stop Till You Get Enough"
Odyssey "Use It Up And Wear It Out"
Chic "Good Times"
UK Players "Everybody Get Up"
Sugarhill Gang "Rapper's Delight"
Kurtis Blow "The Breaks"
Instant Funk "I Got My Mind Made Up"
Kurtis Blow "Rappin' Blow"
Vaughan Mason & Crew "Bounce, Rock, Skate, Roll"
Billy Frazier "Billy Who"
Joe Bataan "Rap-O Clap-O"
Leon Haywood "Don't Push It Don't Force It"
The Whispers "And The Beat Goes On"
Shalamar "The Second Time Around"
Al Hudson "You Can Do It"
Shalamar "Make That Move"
McFadden & Whitehead "Ain't No Stopping Us Now"
The Whispers "It's A Love Thing"

2/ THE WHISPERS "I Can Make It Better" : je fondue-enchaîne rapidement sur le medley pour cet extrait du brillant album Love Is Where You Find It (1981), dernier témoignage d'une funky music authentique avant la lente descente du groupe dans l’abîme de l'oubli.

3/ DJ MES & SONNY FODERA "Feels alright" (Original Mix) : très prolifique dans le domaine de la Jackin' House à l'instar d'un DJ Sneak, le producteur d'Oakland (Californie) s'allie ici avec l'australien Sonny Fodera pour m'offrir un enchaînement idéal avec le titre des Whispers.

4/ EARTH PEOPLE "Dance" (Kerri Chandler Centro Fly Mix) : alors que le "revival Chic" bat son plein sous la houlette du rescapé Nile Rodgers, Earth People nous concocte un bidouillage sur le classique Dance, Dance, Dance (Yowsah, Yowsah, Yowsah) de 1977 avec ici au remix Kerri Chandler.

5/ DA SLAMMIN' PHROGZ "Something  About The Music" (Original) : le 7 juin 1998 naît l'émission culte Better Days sur NRJ. Dernier bastion du bon goût en matière de clubbing et programmée vers 23h le samedi soir, elle propose des mixes réalisés par le duo Bibi et Sami Dee alias Slammin' Phrogz. Comme autrefois dans la Max Party, les deux DJ's accueillent régulièrement des pointures internationales (David Morales, Dimitri, Roger S., François K...). Une compilation éponyme de haute volée est commercialisée quelques mois plus tard. On y retrouve notamment deux titres de nos compères : Full Disco Outre et Luv 2 The World.
En 2000 sort le dernier single du duo, Something About The Music, qui reprend l'hypnotique final au piano Rhodes de Just As Long As I Got You de Love Committee.

6/ MICKY MORE "King Of Disco" (Original Mix) : le play-boy DJ italien reprend également ce "all time classic" qui par sa térébrante modernité aura marqué les esprits.

7/ LES CLAUDETTES "Alexandrie Alexandra" (Full Length Mix) : sorti en 1995 sur le sous-label de Sony Versailles, ce maxi ne produisit hélas pas l'effet escompté sur les DJ's français, sans doute trop marqués par la version originale de Claude François. Et Dieu sait pourtant que Joey Negro s'était employé à livrer une version fidèle à l'esprit disco en nous gratifiant d'un double-pack en import. Le Full Length Mix, légèrement orienté garage, fait un clin d’œil au célèbre I'M A Man de Macho dans un break surprise bien trouvé.

8/ DJ PIERRE "I Feel Love (Feel The Funk)" : Le DJ italien D.J. Pierre Feroldi (à ne pas confondre avec le DJ Pierre de Chicago) samplait en 1997 un excellent titre du groupe Raydio (ancien groupe de Ray Parker Jr.) : Get Down.
Et j'invite d'ailleurs tous les amateurs de vrai funk à se précipiter pour acheter l'album éponyme Raydio sorti en 1978 et qui regorge de titres somptueux et annonciateurs du style Ray Parker qui fera florès dans les années 1979-1984.

9/ GOTSOME feat. The Get Along Gang "Bassline" (Chocolate Puma Remix) : l'un des plus gros tubes underground de l'année 2013. Même Kenny Dope de Masters At Work commit un remix très sombre à rebours des ambiances habituelles. Avec son style tribal, c'est finalement le mix de Chocolate Puma qui se révèle le plus happy... ou le moins dark.

10/ ROLAND CLARK & FAT SUSHI "My Place" (Purple Disco Machine Remix) : le DJ suisse Fat Sushi nous propose une House scandée dans un Chicago Style que ne renierait pas le DJ Pierre local. Aux vocaux, Roland Clark déjà entendu sur le hit Flowerz de Van Helden.

Le temps me manquant toujours, le prochain set sera disponible le vendredi 24 avril.

vendredi 2 avril 2010

N° 62 : The Floorfiller Mix (Joey Negro, Bootsy Collins, Barbara Tucker...)

Set non disponible


Ce set achevé, je me suis dit que, si je l'avais joué in extenso dans quelque club pointu, vider la piste aurait été impossible. D'où cette appellation un peu prétentieuse. A vous de juger.

Quoi qu'il en soit, après cette semaine noire et inquiétante, il était temps de renouer avec la joie et l'espoir, et ce mix tombait à point nommé.

1/ LOVE TRIBE "Stand up" : cette version signée Roger Sanchez est étrangement saturée. Elle reprend le gimmick de "There but for the grace of God" de MACHINE (à 2'59" du début), un titre qui avait été repris avec délicatesse par FIRE ISLAND en 1993.
J'essaierai de vous présenter ce remix très deep dans un futur proche.

2/ MICHAEL GRAY feat. Shelly Poole "Borderline" : cette voix glamoureuse et minaudante piqua ma curiosité au point de savoir si le physique suivait. Le clip aguicheur ne pouvait être qu'un leurre.
En effet, Shelly Poole, physique de femme mûre, ex-membre du groupe Alisha's Attic, n'a rien d'une "biatch" et déroule une belle carrière en tant que compositeur pour des artistes comme Massive Attack, Janet Jackson ou Sophie Ellis Bextor.
En 2008, elle a formé un groupe de style country, Red Sky July.
Je la félicite pour avoir "joué le jeu" en ayant interprété à la perfection ce "Borderline" avec cette "voix de téléphone rose".

Ah, au fait, le sample du morceau est totalement improbable. Stretché à mort, il est emprunté à un slow mielleux et très dispensable : "Ready for your love" de CHAPTER 8. Avec l'intelligence et "l'oreille" qui caractérisent les grands remixers, Michael Gray a exactement samplé le seul passage magique du titre.

3/ JOEY NEGRO "Can't get high without U" (1997) : Toutes les infos sur ce morceau sont à lire sur ce billet. Ce single disco-house proposé en double pack signe le grand retour à la production de Dave Lee après la sortie de son album solo "Universe of love" quatre ans auparavant. Cet album lui avait permis de réaliser un vieux rêve en réunissant les Trammps ("Universe of Love", "What happened to the music") ou Gwen Guthrie ("What a life").

4/ Z FACTOR "Somebody" : avançant masqué, Joey Negro reprend l'un de ses vieux pseudos et surprend son monde avec ce titre très underground.
La face A, "We'll Keep Climbing", quasi-instrumentale et dotée d'un gimmick très électro fera l'unanimité, mais ce mix hurlé en face B, avec les vieux sons historiques de la house, complète à merveille ce qui restera l'un des meilleurs titres de 2008, un "must-have" comme disent les british.

5/ BARBARA TUCKER feat. Darryl D'Bonneau "Stop playing with my mind" : l'une des dernières flamboyances de la house filtrée, au crépuscule des 90's. Pour l'occasion, les anglais de Full Intention braconnent un petit bout de l'excellent "Black Ivory" de MAINLINE (1979).

6/ BLAZE "Most precious love" : je ne sais pas si ce riff de piano est une pure création, mais une chose est sûre, son viatique est imparable et térébrant. Comme un air de "Disco's Revenge", non ?

7/ LES CLAUDETTES "Alexandrie Alexandra" : Infusant son talent à tout ce qu'il touche, Joey Negro reprend l'arrangement de l'adamantin "I'm a man" de MACHO pour ce dub du tube de Claude François. Le double pack mérite l'acquisition.

8/ MADEMOISELLE "Do you love me?" : dommage que ces deux frenchies n'aient pas donné suite à ce flamboyant "stardust-like" au riff de guitare et aux arrangements parfaitement ciselés.

9/ THE FACE "Needin' U" : toutes les infos sur ce titre sont dans ce billet.

10/ JULIET ROBERTS "Bad girls" : en 1998, elle est la première (oublions la tentative mollassonne de Xaviera Gold) à reprendre avec brio ce monument de la disco.
Jay Kay (Jamiroquai) et Anastacia le reprendront en live lors d'une céremonie des Brit Awards, "The Adidas man" en solo lors de son concert à Verone (2002).

11/ BOOTSY COLLINS feat. MC Lyte "I'm leavin' U" : DJ TONKA est l'un des plus festifs DJ's allemands. Une happy house sans failles qui dynamite l'original groovy tout aussi excellent.
Le sample du gimmick me semble être piqué sur "Something about you" de Mr ROY.

12/ JAMIROQUAI "Love foolosophy" : ce ludion hybride capable de passer de l'acid-jazz le plus engagé à la dance la plus frivole, ce véritable satrape aux multiples frasques semble revenir à ses premières amours dixit les rumeurs de la Toile.
Finies donc les envolées discoïsantes ? La fin d'année nous en dira d'avantage.

vendredi 20 février 2009

N° 6 : Happy house, a positive vibration (Stonebridge, Lelewel, Joey Negro and disco revival)

Set non disponible



Oui, certains fans du groupe Siouxsie and The Banshees vont atterrir ici par erreur, j'en suis conscient.

La happy house dont je fais mention ici n'est pas un titre new-wave mais un courant de la house music dont j'ai largement fait la promo dans mes megamixes sur Skyrock.

Se différenciant des sons acides des débuts, utilisant des loops qui swinguent, samplant largement de vieux riffs disco, la happy house est un style festif, généralement celui que l'on entend au pic de l'ambiance dans les bonnes discothèques.
Fédératrice cette house ! même le clubber occasionnel et ingénu s'y retrouve car les accords et les gimmicks joyeux que délivrent ses tubes apportent une forme de bonheur immédiat. D'ailleurs, le symbole de la house n'est il pas un smiley jaune ? Moi-même, j'avais intitulé mon catalogue d'édition "Happy Trax".

Je n'ai jamais été un grand fan des sets purement "deep-house" et rares sont les Dj's qui possèdent cet art de métamorphoser les gens en "happy people with happy faces" (pour reprendre l'expression culte de la chorégraphe survoltée Mia Frye). Je leur rend hommage à travers ce set qui, je l'espère, transmettra des vibrations positives en ces temps d'incertitudes.

L'expression apparait pour la première fois sur un mix de "Get Real" de Paul Rutherford (ex-moustachu de Frankie Goes to Hollywood) mais le symbole de cette happy house est bien sûr Steve "silk" Hurley. Il reprend à juste titre l'expression en 1991 sur le "Makin' happy" de Crystal Waters. Dans la même veine, on retrouve Joey Negro et son disco-revival totalement jouissif, Full Intention, Boris Dlugosch et bien d'autres notamment du côté de l'Italie (DJ Lelewel, Alex Party...).

C'est surtout à Ibiza que cette musique résonne les mois d'été, le Pacha et le Space (en matinée) étant les lieux à fréquenter pour s'en délecter.

1/ HOUSE OF VIRGINISM "I'll be there" : Produit par le suédois Stonebridge, voilà un premier bon exemple de cette house généreuse en accords et en vocaux.

2/ RHYME TIME PROD. "You and me" : Un des nombreux titres estampillés "happy house" du défunt label anglais Cleveland City, Chubby Chunks et sa série "Testament" étant de véritables perles du genre.

3/ X-STATIC "I'm standing" : une happy house italienne produite par l'un des membres des groupes Alex Party et Livin' Joy, une référence donc.

4/ Une tendresse particulière pour ce titre qui m'a bien fait bouger en club : "Blow your whistle" de DJ DUKE. Un gimmick d'orgue imparable et un sifflet entêtant, une sorte de "debout là-dedans" à réveiller une caserne entière. Le sample de sifflet doit d'ailleurs provenir de l'intro de "Get on the funk train" de MUNICH MACHINE. Quant à la phrase "Blow Your Whistle", elle est tirée de l'intro de "We Want to Parrty, Parrty, Parrty" de LYN COLLINS.

5/ Le clavier de David Morales, Satoshi Tomiie, s'essaye avec bonheur sous le pseudo de SHELLSHOCK dans une trituration du sample du "K-Jee" de MFSB ("Love is the message", "Let's clean up the ghetto"), un groupe légendaire du Philadelphia Sound des années 70. Si le son est énorme, c'est aussi car on retrouve à la gravure du pressage un certain Herb Powers Jr. dont je vous reparlerai plus tard.

6/ Le label new-yorkais King Streets Sounds a été fondé par Hisa Ishioka, un immigrant japonais qui avait fréquenté assidûment le Paradise Garage situé... sur King Street. Il a signé les productions de grandes pointures telles Morales, Masters at Work, Roger Sanchez, Lil' Louis ou Danny Tenaglia, excusez du peu ! PUMP FRICTION et "That sound" est le fleuron du catalogue, un disco-revival totalement inspiré des tubes de Dan Hartman. Le titre fut classé N°1 au Billboard Hot Dance Music/Club Play en 1997.

7/ Mon titre préféré de ce set : LES CLAUDETTES "Alexandrie, Alexandra". On pourrait craindre de subir une faute de goût avec un summum de la ringardise mais, comme Joey Negro est aux fourneaux, le résultat est prodigieux et festif à souhait. Je pense qu'il a réutilisé les pistes originales, ne voyant pas comment il aurait pu sortir les Claudettes de leur retraite... à moins de s'être appelé Bernard Frédéric !!!

8/ THE REESE PROJECT "Direct me" : Joey Negro toujours à la baguette pour une métamorphose totale du titre de "Master Reese" alias Kevin Saunderson, fondateur du groupe Inner City.

9/ "Love Fantasy" : Cet extrait du mini-EP sorti par JOEY NEGRO en 1992 sera inclus sur l'album signé par Virgin l'année suivante, marquant ainsi la reconnaissance défintive de ce producteur talentueux.

10/ BLACK BOX "A positive vibration" : Black Box, sous la houlette de DJ Lelewel, signe içi une sorte de medley qui inclus le gimmick de guitare de "Love Hangover" de Diana Ross. J'y ai glissé quelques samples vocaux de la version réalisée par Pauline Henry (chanteuse du groupe "The Chimes").

11/ CERRONE "Love in C Minor" : remix très classe de David Morales qui respecte totalement les sonorités disco originales. Au passage, petit mash-up avec le classique de Jomanda "Make my body rock".

12/ Petit glissement vers la tribal-house puisque la rythmique de Morales m'y invite.
"Brinca" est avec "Take me up" et "You used to hold me" l'un des seuls hits que RALPHI ROSARIO produisit sous son propre nom alors qu'il fut à l'origine d'une multitude d'excellents remixes pour d'autres artistes.

13/ Final symbolique avec MARSHALL JEFFERSON et "Move your body", un titre datant de 1986. La copie que j'ai achetée d'occasion a dû séjourner dans l'eau pendant 3 mois m'obligeant quelque peu à éditer le morceau afin de le rendre audible.