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mercredi 8 avril 2020

N° 302 : De Carey's "Confined in Mix"


Set non disponible
 
Un set nerveux bordé par deux productions "maison" dont une inédite, sans doute l'une des 3 meilleurs que nous ayons réalisées. Mais voilà, le flamboyant SUN AFRICA "Zulu Vibes", qui ouvre le programme, fut donnée en promotion à Wanabee en 1997 mais ne trouva étrangement aucun preneur en France. Mais peut-être avions nous oublié que ce pays n'attendait à l'époque des producteurs locaux que les putasseries d'usage, la "french touch" si vénérée par la suite n'étant encore qu'à l'état embryonnaire.
Alors ce titre finit dans un tiroir et nous passâmes au projet suivant qui marquait notre retour aux vraies voix et aux artistes : un projet gospel soutenu par l'éditeur Charlie Idounda et qui fut anéanti par un épisode quasi-tragique qui scella la fin brutale de notre team en 1998.
Ainsi, à peine avions nous inauguré notre nouveau studio de Saint-Maur que déjà l'ombre du déclin et de la disparition se présentait à nous. Comme si le départ de notre athanor historique de Montgeron (qui avait vu naître Cherry Moon, Jordy et Pussy) était une sorte de chant du cygne insidieux.
Nos moyens et nos conditions de travail étaient au summum mais pourtant plus rien de marquant ne sortirait en single, même pas le 3e single de Pussy.

Comme nous vivons un épisode dramatique que l'inconscience de certains risque de prolonger au delà du supportable, j'ai voulu que ce set soit festif et vous donne la patate pour vivre cette épreuve inédite. En effet, l'ennemi en présence n'est pas un nazi ou un terroriste mais un tueur invisible qui terrasse celui a qui il s'attaquera et qui montrera le moindre signe de faiblesse.

Le Pete Lorimer Vocal House Excursion du tube "Copacabana (At the Copa)" de BARRY MANILOW s'invite alors. Cette chanson mélodramatique narre l'histoire d'une showgirl (Lola) et de son petit ami barman (Tony) qui décèdera tragiquement et plongera la belle dans une détresse absolue.
Hit "latin disco" imparable (repris par Line Renaud en 1978), il fut le premier disque d'or de l'artiste. Il me semble que cette version de 2005 est rechantée avec un résultat moindre (comme dans bien des cas hélas). 

ASLE "Why People Dance (Golden Sun)" est une production danoise de 2005 propulsée par le remix de Haji & Emmanuel. Le remix plus électro présenté ici est celui de Andrea Martini, un autre producteur local.

CZR feat. Darry Pandy "Bad Enough (Undagrounddiscofunk Mix) : l'original samplait allègrement le "Spring Affair" de Donna Summer. Ce mix lorgne plutôt du côté de la "french touch" avec un côté répétitif qui semble désormais un peu daté.

Retour de Seamus Haji avec un coruscant mix de BELEZAMUSICA "U Got Me Spinning", un boogie-disco qui convoque les vocalistes Michelle Weeks (le hit "Don't Give Up"), Carol Sylvan (Danny Tenaglia ‎- "Look Ahead") et Darryl D'Bonneau (avec Barbara Tucker - "Stop Playing With My Mind").

Virage vers l'eurodance et la happy house !

2 BROTHERS ON THE 4th FLOOR "Never Alone" : un excellent titre du duo néerlandais qui ne connut pas les honneurs d'une sortie française en 1993. Il faut dire que la période était encombrée par des reprises en tous genres dont peu sont restées dans les mémoires.

GINA G "Ooh Ahh Just a Little Bit" (Motiv8 Extended Vocal Mix), une bonne putasserie happy house qui concoura pour le Royaume-Uni avec ce mix pour l'Eurovision en 1996. Malgré sa robe métallique dessinée par Paco Rabanne, Gina G ne remporta pas le concours mais le titre fut propulsé au sommet des charts US et britanniques.

ALEX PARTY "Wrap Me Up" (Light Piano) : dernier gros tube européen pour le quatuor italien en 1995.

JON OF THE PLEASED WIMMIN "Passion" (Tin Tin Out Mix) : déjà chroniqué dans le set n°15.

NUSH "U Girls" (Alex Party Heavy Sex Dub) : la handbag house au zénith.

CAPPELLA "Move It Up" (Km 1972 Mix) :  je viens de m'apercevoir que je n'avais joué qu'un seul titre de Capella en 12 années de sets ! en tout cas, ce mix grandiose qui ne relâche jamais la pression est signé Tiziano Pagani.

BLACK BOX "Bright On Time" (1994 Remix) : un remix d'une efficacité redoutable qui  à la bonne idée de reprendre la voix originale de Loleatta Holloway. Il est signé notamment par l'un des deux Benassi Bros.

CHERRY MOON "Everybody Get Down" (Get Down Club Mix) : c'est avec un sentiment de regret mâtiné de colère que je repense à cette artiste qui, sous l'influence de son mari, a fait capoter très vite la belle aventure démarrée avec "Take It Easy". Nous avions signé chez Sony Allemagne, une sorte de consécration pour nous producteurs débutants, mais la belle texane, persuadée que nous l'escroquions, préféra la jouer "à l'américaine", engageant l'un des ténors du barreau pour nous mettre à terre après 7 années de procédures.

vendredi 6 mai 2011

N° 109 : Free to freak out (danish and swiss house, Belezamusica, Bah Samba...)

Set non disponible

Cet set commence par un vieux classique, mais bifurque rapidement vers des productions house/soulful plutôt récentes puisque l'âme de cette musique subsiste encore.

1/ BARBARA TUCKER "Beautiful people" : cette vétéran est toujours très présente sur la scène internationale. On l'a entendue encore récemment sur "R.E.S.P.E.C.T" de RLP et la chaîne Clubbing TV nous sert quotidiennement son titre "Feelin' like a superstar" qui date de l'été 2010.

Elle reste pour moi l'interprète de classiques comme "Everybody dance (The Horn Song)", "I get lifted", "Stop playin' with my mind", "Deep inside" (avec HARDRIVE) ou "Most precious love" (avec BLAZE), la plupart déjà joués dans mes sets par le passé.

Cette version de "Beautiful people" réalisée par les Masters at Work est intitulée The Underground Network Mix en référence aux soirées du même nom initiées par Barbara Tucker, Don Welsh et Louie Vega en 1992 et destinées à promouvoir les interprètes, producteurs et DJ's lors de showcases organisés à New York.
Ces soirées existent encore aujourd'hui et se déroulent au Park Central Hotel Ballroom.

2/ DJN Project "Take you away" : voici la version originale de Louie Vega. C'est sans doute l'un des plus longs enchaînements depuis que je réalise des sets !
Comme un air de Steely Dan dans l'ambiance et l'interprétation jazzy, mais le chanteur est ici Rick "Galactik" Wilkinson.
DJN est produit par Ruben "Swift" Vidal, qui a collaboré avec des artistes gospel comme Arnold Jarvis et Kenny Bobien.

3/ REEL PEOPLE "Amazing" : je continue à dérouler ma présentation de ce groupe injustement méconnu. Il réalise la fusion parfaite du funk West Coast (style Dynasty ou Shalamar) des années 80 et de la house des années 2000.
"Amazing" est extrait de "Seven ways to wonder", second opus du groupe sorti en 2008. Il est remixé par Tarantulaz alias Sir Piers, que j'avais découvert sur l'extraordinaire remix de "Never enough" de Boris Dlugosch (avec aux vocaux Roisin Murphy, ex-chanteuse de Moloko).

4/ BELEZAMUSICA "Running away" : une relecture brillante du fameux tube de Roy Ayers datant de 1977.

5/ DOMU presents Pete Simpson "Look a little further" : Si vous aimez l'acid-jazz version Brand New Heavies ou Incognito, procurez-vous la version album. Ici, il s'agit d'un remix soulful des MuthaFunkaz, des disciples de Joey Starr sans doute.

6/ BAH SAMBA "Live in the summer" : je suis le parcours de ce collectif anglais depuis 1998, date de sortie de la compilation "Jazz in the house vol. 6" (Slip'n'Slide) sur laquelle figure "So tired of waiting". Ne manquez pas non plus leurs versions lounge de "Bohemian" du japonais Muro.

Ce "Live in the summer" (encore un direct-to-mp3 ?) totalement envoûtant est signé Andy Ward. Il est encensé sur Traxsource par des pointures du genre comme Louie Vega, DJ Spen, Richard Earnshaw ou Ashley Beedle !

Je vous avais récemment joué leur remix d'un titre de Fatback Band ("Feel the fire"), vous les ré-entendrez prochainement car ces anglais de Brighton possèdent un sacré talent.

7/ PETALPUSHER "Rely on me" : l'un des pseudos de Miguel Migs, pilier du label Naked Music Recordings.

8/ LUKE "Heaven's on fire" : Luke était un groupe danois aujourd'hui sans doute dissous. Le titre original est une belle ballade downtempo. Le remix garage est réalisé par le duo de producteurs également danois, Spanish Fly.
"Baby stay fair" est une autre merveille à découvrir, un titre pop/lounge style Zero 7 qui vaut le détour.

9/ DISTANT PEOPLE feat. Annie Vocals "Let it rain" : entrée douce dans un univers house plus underground avec un montage de deux mixes assez similaires, le second étant plus proche des sonorités Inner City de la fin des années 80.
Distant People est un producteur originaire de Suisse, pays en ébullition musicale actuellement (Remady, EDX, Mike Candys, Jamie Lewis et le label Purple Music...).

10/ JUSTIN MICHAEL & PHONIC FUNK feat. Maiya "Take me to the sky" : une early house revival totalement hypnotique et jouissive !
Sur son site Facebook, le prodige californien cite des sources d'inspiration plus qu'hétéroclites (Nadia Ali, Jamiroquai, The Beatles...Nirvana).
Il est ici associé au producteur hollandais Phonic Funk dont je vous avais fait découvrir le fabuleux "Feel the soul" il y a quelques mois.

11/ LILL BO TWEAK "Da fonky beat" : pour clôturer ce set, une house déchaînée à base de riffs de chords et de gimmicks funk/disco.

vendredi 11 septembre 2009

N° 35 : A little bit of jazz (UK garage, Ian Pooley, Roy Ayers, Doug Willis)

Set non disponible




Et finalement, je pus reprendre ma route sur les chemins tortueux du Web, un monde pénétré en 1999 et dont la grosse bulle spéculative qu'il avait créé comme un remarquable imposteur explosa en 2003, finissant par me jeter à terre alors que j'y avais trouvé parfaitement mes marques.
La Providence se décida à se pencher sur mon sort en 2008. Mais juste quelques doigts d'une main tendus pour que je puisse sortir la tête des sables mouvants. C'est ce mois de juin 2009, au point culminant de la crise économique, qui choisit de modifier mon destin, confirmant un parcours professionnel atypique, inqualifiable, irrationnel, hors du commun...celui d'un parfait iconoclaste (malgré lui).
Dieu sait bien que j'aurais souhaité une belle carrière au sein de la radio Skyrock, même quittant l'antenne, mais personne n'a voulu imaginer que je pouvais être autre chose qu'un animateur farfelu. Quoique le rap aurait fini par me faire déguerpir, par dépit ou par dégoût.

Alors je peux maintenant entrevoir la possibilité d'un retour à la production musicale pour fin 2011.
D'aucuns disent que c'est une folie douce que de croire vivre de la musique mais j'ai frôlé de si près le but en 1998 que je garde la foi dans ce pays où "tout redevient possible" d'après ce que j'ai cru entendre, un jour de mai 2007.

Comment fêter une petite résurrection ? avec un peu de jazz et ce petit clin d'œil à NICK STRAKER BAND.

1/ ROACH MOTEL "The night" : une production très garage signée Farley & Heller en 1996. Pour une fois, c'est une voix mâle et suave (Paul Alexander) qui porte ce titre. En 2000, les italiens de LIMOS ne manqueront pas d'emprunter l'accapella et de le faire remixer sur un "balearic beat" par un Kevin Yost renouant avec la magie des arrangements de son délicat premier album ("One starry night" - 1998).

2/ IAN POOLEY "What's your number" : A l'instar du ricain DJ Sneak, sans doute le plus prolifique des producteurs allemands. Signé en 1998 sur V2, le label dance de Richard Branson, il sort l'album "Meridien" qui contient ce joyau remixé par la fine fleur du nu jazz allemand, Jazzanova, l'une de mes teams favorites.

3/ INDO "R U sleeping" : parfait exemple du 2-Step, un garage au tempo syncopé et speedé sur des loops R'n'B ou Drum'n'Bass. Je n'ai jamais vraiment accroché au style mais ce mix du classique de INDO vaut le détour. Il est vrai que le UK garage et sa variante 2-step sont nés de la fâcheuse habitude des DJ's anglais à pitcher à mort des titres soulful U.S. pour satisfaire une clientèle éméchée et sous extasy.

4/ DSK "What would we do?" : plus convaincant, ce remix UK Garage signé de l'expert en la matière, Grant Nelson. Cependant, je garde un faible pour les mixes américains de Steve Silk Hurley et d'Eric Kupper datant des années 1991-92.

5/ BYRON STINGILY "Testify" : comme une ressemblance avec le couplet de ce titre de George Benson, vous ne trouvez pas ? Cette parenthèse mise de côté, un grand titre garage remixé par Jazz'n'Groove et chanté par l'ex-lead singer de Ten City et sa voix de fausset si caractéristique.

6/ DONNA ALLEN "He is the galaxy" : une version qui reprend quasi intégralement la fabuleuse ligne de basse de "Expansions" de Lonnie Liston Smith (1979). Les STETSASONIC avaient montré le chemin façon hip-hop en 1988 avec le classique "Talkin' all that jazz".

7/ Et le jazz dans tout ça ? nous y venons avec SCOTT GROOVES presents Roy Ayers "Expansions", une transition digne d'un DJ fainéant mais avouez que je ne suis pas coutumier du fait. La reprise est signée du xylophoniste Roy Ayers, un musicien qui n'a jamais perdu le contact avec la musique club (des collaborations avec les Masters at Work et Mousse T).

8/ DOUG WILLIS "Dougswana" : "Joey Negro est grand, Joey Negro est très très grand" ! Pastichant un Patrick Montel en crise d'histrionnisme devant la chevauchée fantastique d'un Hicham El-Gerrouj en finale du 5000m aux J.O. d'Athènes en 2004, je joue les thuriféraires devant le talent de ce producteur anglais aux multiples facettes. Il y a de quoi encenser un homme d'une telle longévité artistique, un sorcier à l'aise dans tous les styles, y compris ce titre afro-jazz avec le chanteur-batteur zimbabwéen Zeke Manyika.

9/ SAX MACHINE "Love is the message" : énième reprise du titre de MFSB mais version "de luxe" réalisée par l'autrichien Peter Rauhofer, producteur de Danube Dance et Club 69. Aux claviers, Eric Kupper de la team Def Mix Productions.

10/ BELEZAMUSICA "U got me spinning" : première figuration d'un mix de Seamus Haji dans mes sets. Il y en aura d'autres. Dans une autre vie, Haji fut le compilateur de la série "Jazz in the House" pour le label anglais Slip'n'Slide mais il a résolument pris le virage électro... retrouvant exceptionnellement la vibe pour les remixes de Belezamusica. Alors, tentez de vous procurer leur reprise du tube de Roy Ayers, "Running away", la magie y est aussi grande que sur ce titre déjà entré dans l'Histoire.