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vendredi 22 mars 2019

N° 291 : Pure Dance Jewels (Double Dee, Mc Miker G, Otto Knows...)


Set non disponible
 
1/ 3RD NATION "Real Love" (Stone & Nick's Deluxe Club Mix) : le peu d'incursions qu'ont réalisées les suédois dans le style garage se sont révélées fructueuses sous la houlette de Stonebridge et Nick Nice, à la fête notamment sur les remixes de Robin S ou Ann Consuelo.

2/  DOUBLE DEE "Found Love" (Dub)  : sans doute un mix de fin de session où les producteurs s'amusent à muter/démuter les pistes au feeling. On a tous recouru à ce genre de pratique pour garnir sa palette de mixes à moindre coût. Double Dee restera l'un des groupes italiens les plus classieux du début des 90's. Sa dernière apparition remarquée est le single "You" qui a servi de générique à l'émission de téléréalité "Popstars" (qui elle ne restera pas dans les annales).

3/ 2 BROTHERS ON THE 4th FLOOR "Turn The Music Up" (Milano Mix) : un groupe symbolique de l'Eurodance du début des années 90 fondé par les frères Boer, des hollandais au son puissant. En heavy rotation dans mes Skyrock Megamixes de l'époque.

4/ TONY SCOTT "Gangsterboogie" : je me demande si ce titre n'était pas programmée sur la radio Maxximum. C'est un extrait de l'excellent album "The Chief" sorti en 1989 et qui contient le hit "That's How I'm Leaving" joué dans le Skydance par RLP. C'est à nouveau de la Dance music venue de Hollande.

5/ WEE PAPA GIRLS RAPPERS "Get In The Groove" : cette regrettée hip-house truffée de samples que plus aucun producteur n'ose faire renaître car sans doute trop datée.

6/ MC MIKER G "Show'm The Bass" (12'' Mix) : un vrai tube certifié Maxximum, par le fondateur du hit planétaire "Holiday Rap" (1986). Tout comme Tony Scott, il s'agit d'un rappeur néerlandais, une contrée très à l'honneur en ce début de set. On notera le clin d'oeil très appuyé à SOS BAND et leur tube"Take Your Time (Do It Right)".

 7/ SL2 "DJs Take Control" (Shadow Child Extended Remix) : traitement très respectueux du mix original de 1991 avec une tournerie de 909 hyper groovy. Ne passez pas non plus à côté de l'explosif remix (Ravebreaks) de 2014 par Slipmatt.

8/ SERIOUS INTENTION "You Don't Know" (The Greed Remix) : on ressort les vieux albums DMC du début des années 90 (Underground Selection 08/92), un sérieux lifting du tube de 1986, les prémices d'une house music naissante.

9/ GREED "In My House" : ces anglais de Full Intention ont survécu au déclin de la house music. Greed était l'un de leur pseudos. Ce DMC datant de 1994 intègre le gimmick du moment : "I Like To Move It" de Reel 2 Real (que j'ai été l'un des premiers à jouer en test pressing en France, dans une soirée privée du label Airplay dans un bar non loin de la Porte Dorée à Paris).

10/ RAW "Asuca" (Tribal Mix) :  c'est le projet original de Morillo qui donnera plus tard "Raise Your Hands" avec Reel 2 Real,

11/ HAPPY CLAPPERS "I Believe" (Vandalism Club Mix) : remix australien térébrant du classique house de 1994 très vite retiré du marché et devenu ainsi un collector.

12/ SUNFREAKZ "Counting Down The Days" (De Carey's Devotion Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 36. La version originale chantée n'a pas un intérêt majeur.

13/ OTTO KNOWS "Million Voices" (Extended Mix) : sorti en 2012, il marque le début de la tendance "voix d'enfants", premières expérimentations d'un autotune devenu aujourd'hui systématique (et agaçant) dans la plupart des productions pop/électro.

vendredi 18 mars 2011

N° 102 : my first Traktor (Hardsoul, swedish and australian house, Booty Luv...)

Set non disponible

"My first Traktor", tel pourrait être un souvenir de gosse, celui de son premier tracteur à pédales, un joujou qui, symbole de fierté, marque à jamais votre mémoire.

En septembre 2010, face à l'accumulation de mes fichiers mp3 et la disparition progressive des vinyles, face au manque d'espace pour accueillir les nouveaux maxis et la difficulté à stocker 35 ans d'archives, il fallait trancher dans le vif.

Désormais, ce serait le numérique ou rien. Une qualité de son irréprochable, une durée de vie inaltérable, un choix immense, la fin du cauchemar des disques mal centrés qu'il fallait rafistoler... tout concourait à franchir le pas et s'équiper d'une bonne surface de contrôle, en l’occurrence une Reloop Digital Jockey 2.

Bien que d'un prix assez élevé (380 €), cette machine souffre d'un gros problème de bruit de fond dû aux effets intégrés et seuls des câbles audio blindés peuvent atténuer ce qui est insupportable pour un ingénieur du son comme moi.
J'avais déjà dû renoncer à une magnifique table de mixage Power en 1990, justement car le "cue" des pistes en pré-écoute "repissait" en fond sonore sur le disque en cours de lecture.
Autant dire que le problème des cartes son, mêmes intégrées, reste entier et seules des machines coûteuses comme la M-Box de M-Audio peuvent le résoudre en partie.

Restait à se procurer le logiciel de mix dédié, Traktor.

Sans une bonne connaissance du MIDI, son utilisation reste sommaire. En effet, Traktor nécessite l'utilisation quasi obligatoire de la souris (ce qui est inimaginable en soirée) et se montre incapable de gérer en live par un bouton de RELOOP le choix des effets sur chaque piste. Il faut donc "mapper" (c'est à dire customiser) le logiciel en réaffectant toutes les fonctions de bases aux boutons dont Reloop est muni.
J'avais téléchargé des maps existantes, mais lorsque j'arrivais à les installer, aucune ne parvenait à me satisfaire totalement, telle ou telle fonction étant sacrifiée au profit d'une autre.

De son côté, Reloop est incapable de modifier en douceur le pitch d'un disque, vous obligeant à agiter violemment le curseur de bas en haut pour arriver à déclencher le réglage. Ainsi le disque en cours prend plus ou moins 20% de pitch pour "décoincer" la fonctionnalité, ce qui est pathétique en cours de mix. Seule une utilisation très précise de la souris peut palier le problème, mais comme je l'ai dit, il est inconcevable de voir un DJ utiliser cet accessoire pour régler ses pistes.

Autant dire que, malgré leur efficacité, ces outils ne sont pas assez intuitifs pour mixer de manière sécurisée en live (plantages inopinés de Traktor en supplément) et que je me contenterai pour l'instant de les utiliser "à la maison".
Si quelqu'un peut me donner une map bien conçue, j'envisagerai la possibilité de mixer en club.

Toutefois, avec une ambition modérée, on peut arriver à des mixes d'une créativité et d'une qualité inégalée notamment grâce aux fonctions timestretching, aux effets et aux loops, ce que j'ai pu exprimer dans certains de mes sets dont le spécial Top Dance.

"My first Traktor" fut le premier, réalisé très simplement, question de jauger le matériel.

1/ 28th STREET CREW "I need a rhythm" : la carrière du duo Clivillès & Cole débute en 1987 par un succès avec "Do it properly" sous le pseudo 2 Puerto Ricans, a Blackman, and a Dominican. L'un des deux porto-ricains en question n'était autre que David Morales.
En 1989, Clivillès & Cole réalise un album house underground assez mémorable "I need a rhythm" dont ce titre éponyme est le tube.
Bourré de samples, il rend hommage à "R.E.S.P.E.C.T" d'Aretha Frankin et à son cover par Adeva.
28th Street Crew sortira un ultime single "O" en 1994, étrange titre "reggae-garage" (on y entend la rythmique du break de "Now that we found love" de THIRD WORLD) qui figure sur une compilation "Ministry Of Sound Sessions".

2/ TILL WEST & DJ DELICIOUS "Same man" : le talent, c'est aussi d'actualiser voire de transfigurer un vieux titre freestyle des années 80, en l’occurrence le poussif "For the same man" de B BEAT GIRLS (1983).
Il tombait à pic en pleine vague tecktonic (2006-2007).

3/ BORN TO FUNK "Let Ur spirit go" : j'avais été charmé par le groove techno hypnotique distillé par les frères Van Bueren sur "Self religion (believe in me)". Ils remixent ce titre tribal dans le même esprit.
En 2001, leur carrière débuta pourtant avec un hymne latino,"La Pasion de Gozar", que vous entendrez un peu plus loin.

4/ NATHAN G & BLACKFROG "No Limit" : ce titre du DJ australien Nathan G rend hommage à l'une des grandes voix de fausset (falsetto) de l'histoire de la house, celle de Byron Stingily, ex-lead vocalist de TEN CITY. Autres voix symboliques de ce registre, Jimmy Sommerville ou Sylvester.

5/ HAPPY CLAPPERS "I Believe" : A Londres, je m'étais jeté sur le bootleg original juste avant qu'il ne soit interdit puis commercialisé en version rechantée, la magie en moins.
Je rappelle que l'accapella était pris sur "I believe" par The K London Production Club.
Bien que très électro, ce remix des australiens de Vandalism préserve l'esprit house du riff de piano original.

6/ BOOTY LUV "Boogie 2nite" : un duo signé sur le label compilatoire Hed Kandi et remixé façon électro-house par Seamus Haji. Le single a atteint en 2006 la 2e place des ventes de singles an Royaume-Uni mais la première place des Dance charts.

7/ Z FACTOR "Feelin moody" : une adaptation très latino-jazz de "Fly life" de BASEMENT JAXX.

8/ BONGOLOVERZ "Power of music" : une tribal-house très commerciale proposée par ce trio originaire de Cologne (Allemagne). Leur autre hit "Spirit of house" est du même acabit, à savoir des accords fédérateurs supportés par quelques phrases scandées.
On retrouve cette patte notamment sur les remixes de "Love we left behind" de Balage et "Be yourself" des Layabouts.

9/ HARDSOUL "La Pasion De Gozar" : le premier tube du duo néerlandais (je ne dirais pas hollandais, la Hollande n'étant qu'une province des Pays-Bas - qualifier de "hollandais" un habitant des Pays-Bas reviendrait à qualifier un Français d'alsacien ou d'auvergnat !)

10/ MAMBANA "Libre" : le soleil poursuit sa percée dans ce set avec cet excellent titre latino-house en provenance de Suède. Aux vocaux, Isabel Fructuoso, divine interprète du titre "Calma" de BAH SAMBA.

11/ RASMUS FABER feat. Emily McEwan "Ever After" : une nouvelle fois la Suède à l'honneur avec ce musicien qui s'est lancé dans l'aventure de la production en 2003.
Tout comme "Demanda" (2007), "Ever after", premier hit de l'artiste, est un petit bijou dans son genre et a bénéficié de remixes en 2010.
Fortement influencé par la musique brésilienne, on doit à Rasmus Faber l'extraordinaire remix de "E Samba" de JUNIOR JACK (qui est en fait un sample de "Essa nega sem sandalia" de Joao & His Bossa Kings).

12/ PHYSICS "Viva l'amore" : je vous avais présenté le très brésilien single "Estrelas", voici un autre hymne carnavalesque de cette formation suédoise, remixé ici par Grant Nelson.
Pour les amateurs de lounge, prêtez une oreille au titre "Flying away" qui figure sur le seul album du groupe sorti en 2002 : "First flight".

samedi 18 avril 2009

N° 15 : Don't forget your handbag (dutch house, UK happy house, Klubbheads, Atlantic Ocean, Happy Clappers, Tin Tin Out)

Set non disponible




Nouveau set dédié à cette handbag house européenne avec un focus sur la scène hollandaise.

1/ JON OF THE PLEASED WIMMIN "Passion" : une reprise d'un titre des FLIRTS sorti en 1982, une "italienerie" complètement ringarde. Les Tin Tin Out ajoutent de la nitroglycérine au carburant de ce titre bien mollasson. Ce duo de producteurs-remixers est composé de Lyndsey Edwards et Darren Stokes, directeur artistique du label Pulse 8, très au fait de cette handbag house puisqu'il a signé le groupe Urban Cookie Collective (The key, the secret - High on happy vibe, ...).

2/ KLUBBHEADS "Klubbhopping" : ça n'est plus du handbag mais carrément du hardbag avec ce rap et ce gimmick rageurs. On ne compte plus les hits de ces hollandais volants qui démarrèrent en wheeling avec The Ultimate Seduction (1992). Ce Klubbhopping fut suivi de près par un Discohopping dans la même veine. Récemment, le duo s'est illustré sous le pseudo de HI TACK pour une revisite de Say, Say, Say (waiting for you) interprété à l'origine par Paul McCartney et Michael Jackson. Le mix ici présenté est signé Lisa Marie Experience et surpasse largement l'original, bien trop minimaliste pour susciter mon intérêt.

3/ OUTRAGE "Tall 'n' handsome" : le remix de Dex & Jonesey (encore un duo anglais très furtif !) n'aurait rien à envier aux productions électro du moment.

4/ CELVIN ROTANE "I believe" : un titre sorti en Angleterre en 1995 par le groupe Happy Clappers avec un sample rapidement interdit qui était extrait de l'accapella de I Believe par The K London Production Club (pour la petite histoire, DJ DADO fera rechanter le texte en 1997 pour son tube Coming back).
Heureusement présent à Londres la semaine de sa sortie, j'ai eu le temps de me procurer un exemplaire de ce désormais rarissime bootleg. Le groupe dût ressortir le titre avec une voix de substitution mais, comme ce fut le cas avec Bright on Time de Black Box, l'énergie de l'original n'était plus là.
C'est alors qu'intervient Celvin Rotane, un D.J. allemand qui avait réalisé une maquette utilisant ce même sample en 1993 (année de sortie du titre de The K London Production Club). Sur la lancée du titre des Happy Clappers, il fait remixer son morceau dans une version techno-house par Ramon Zenker, membre du groupe Hardfloor, et parvient à le signer chez Edel. Son "I believe" obtiendra un succès européen, entreprise dans laquelle Happy Clappers aura plutôt moins bien réussi.

Morale de l'histoire : ça n'est pas toujours le précurseur qui récolte le bénéfice de son idée. Il faudra d'ailleurs que je vous parle de l'affaire "Love can't turn around", à l'occasion. Elle mérite qu'on s'y attarde car tout ne fut pas rose au royaume de la house de Chicago.

5/ STRIKE "U sure do" : retour de ce groupe anglais dans une version totalement handbag avec un gimmick à faire valser les sacs à main.

6/ ATLANTIC OCEAN "Mimosa" : la face B du maxi de Waterfall présentait cet intéressant exercice de style dans lequel j'ai glissé des samples d'un groupe de funk dont je n'arrive plus à trouver le nom (c'était un "Best Of" emprunté à ma discothèque municipale et qui a disparu de leur catalogue depuis). J'ai fait des requêtes sur plusieurs sites mais personne n'a pu trouver leur origine. Ces samples sont aussi utilisés dans l'intro de Playing with knives de Bizarre Inc.

7/ EARTH WIND & FIRE "September" : l'original de 1978 était déjà exceptionnel, ce remix de Phats & Small nous transporte au 7ème ciel ! Ce duo anglais est surtout connu pour son tube Turn Around qui reprenait un sample de Reach up de Toney Lee.

8/ CHUBBY CHUNKS "Testament one" : le premier tube du mythique label Cleveland City que je transforme en mash-up avec l'accapella de Rise de SOUL PROVIDERS. Le sample qui sert de base au morceau est le Music de ONE WAY (1979), morceau d'ailleurs assez essentiel dans toute discothèque qui se respecte.

9/ THE ULTIMATE SEDUCTION "The ultimate seduction" : derrière cette bombe techno se cache le groupe hollandais KLUBBHEADS déjà évoqué plus haut. Le sample provient de The Realm par C'hantal dixit mon ami Moratto sur l'excellent site samples.fr.

10/ SUBLIMINAL CUTS "Drumtrack melody" : assez éloigné du style habituel du label Tribal America, ce magnifique morceau de trance utilise un sample assez rare : Loving you like crazy de CORINA, une production assez médiocre du label new-yorkais Cutting Records même si Todd Terry a tenté un remix, peu inspiré sur le coup.

11/ ATLANTIC OCEAN "Waterfall" : l'original du seul tube de ce groupe hollandais. Un orgue virevoltant et hypnotique qui nous emmène dans une sorte de farandole techno-trance franchement originale.

12/ BIZARRE INC "Playing with knives" : grâce à des breaks de piano euphoriques qui s'intercalent de manière inopinée dans un arrangement lourd et agressif, ce titre "rave" réalise l'un des premiers crossovers radio de l'histoire de la techno.

13/ FULL HOUSE "Into tomorrow" : un cover impeccable de "Playing with knives" qui n'a conservé que sa partie "happy". Il est porté par Jeanie Tracy, une diva du calibre d'une Martha Wash avec qui elle a d'ailleurs souvent collaboré. En 2000, ce fameux gimmick fut repris par BIG BASS vs. MICHELLE NARINE avec What you do.

14/ SLEAZESISTERS "Let's whip it up" : excellente production du label Pulse 8 Records remixée par Red Jerry, fondateur du label Hooj Choons. On lui doit la découverte de tubes comme Don't you want me de Felix, High de Hyper Go go, Son of a gun de JX. Vers le milieu des années 90, lorsque le style handbag commença à décliner, le label réussit une reconversion dans un registre plus trance avec la signature de Beachball de Nalin & Kane, Schöneberg de Marmion et surtout Café del Mar de Energy 52 (Three'N One Remix). Fermé en 2003, le label renaît de ses cendres en 2007, mais en toute confidentialité.

15/ MOZAIC "Sing it (the hallelujah song)" : comme j'ai commencé ce set, je termine avec un mix signé par Tin Tin out et Tall Paul Newman (the Goodfellos) pour un remake handbag du tube de Dr Alban, Sing hallelujah.