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samedi 21 janvier 2023

N° 318 : The Great House Panorama


1/ INCOGNITO "Could Heaven Ever Be Like This" (Ski Oakenfull Mix) : le classique du batteur de jazz américain Idris Muhammad est repris avec respect par Incognito en 2022. Au remix, le clavier Ski Oakenfull (ex-membre du groupe d'acid-jazz K-CREATIVE), tout à fait légitime pour conserver la magie de l'original.

2/ ROSS COUCH "Unify" : écossais de souche et star montante de la soulful house mondiale, il est adoubé par ses maîtres tels Louie Vega, Mousse T ou Joey Negro.

3/ PRESLAVA PEICHEVA "Midnight People" (Guido P HSR Mix English Version): une chanteuse bulgare finaliste du télé-crochet local Music Idol en 2007. Si vous êtes curieux, vous pourrez découvrir la version originale en bulgare. Par nécessité commerciale, la version est rechantée en anglais. Au remix, l'italien Guido P. dans une ambiance très Blue Six.

4/ BOOKER T. feat. Kathy Brown "Boogie Oogie Oogie" (Booker T Vocal Mix) : il y a en ce moment beaucoup de reprises dans la soulful house, sans doute beaucoup trop, signe que la créativité est en danger. Je m'efforce de ne pas trop en programmer mais avec la diva Kathy Brown aux vocaux, il y avait de grandes chances que le résultat soit brillant.

5/ TOWA TEI "Luv Connection" (Maurice's Studio 53 Mix) : déjà chroniqué dans le mix n° 17.

6/ D-MOB "One Day" (Erick More Reel 2 Dub) : Erick Morillo, DJ historique de la house des années 90, est décédé d'une overdose à l'âge de 49 ans en 2020. La même année, il n'avait pas non plus échappé aux accusations d'agressions sexuelles qui jalonnent l'actualité depuis l'avènement du mouvement MeToo.

7/ CRAZIBIZA feat. Vassy "Hustlin'" (House Of Prayers Remix) : "Gypsy Woman" et "These Sounds Fall Into My Mind" ont fait l'objet de plusieurs reprises ou sampling pour des raisons que j'ignore. Pourquoi un tel engouement pour ces deux titres en particulier ? Ces deux coquins hongrois de Crazibiza convoquent la chanteuse australienne Vassy et sa voix de gamine déjantée. Le remix original de Dave Audé atteindra d'ailleurs le Billboard en 2014.

8/ BASEMENT JAXX "Red Alert" (Grant Nelson Remix) : un remix sorti à l'été 2022. le riff de bass ravageur provient de "Far Beyond" de Locksmith.

9/ MISTURA "Sweet Magic" (Sweet Soulmagic Mix) : Mistura est un énième pseudo derrière lequel se cache notre ami Joey Negro. Le remix est signé des danois Soulmagic, dont le hit majeur reste "Someone Like You" construit sur les bases de "I Want To Thank You" de Alicia Myers. La diva rageuse est Taana Gardner.

10/ PAUL ORWIN "Let The Beat - Do It's Own Thing" : un bidouillage intéressant entre "People Hold On" et "Let The Beat Hit' Em (Remix)". Je pense que Paul Orwin est un juste concept "piano-house" imaginé par le label Cleveland City.

11/ & 12/ DANNIC "Falling In Love (SOS)" (Extended Mix) / DRAY "One Night "(Extended Mix) : des titres d'artistes locaux issus de mes écoutes régulières des redoutables radios hollandaises "Danceable Radio" et "Freak31" qui proposent des playlistes et des mixes très énergiques sans publicités.

vendredi 2 octobre 2015

N° 251 : It's a Stomper! (ABC, hip-house anthems, Landlord...)


Set non disponible
 
1/ DOUBLE YOU "We All Need Love" (Extended Mix) : le groupe Double You fut le fleuron du producteur italien Robyx alias Roberto Zanetti. Le premier single Please Don't Go (1992), judicieuse reprise sur le groupe KC and The Sunshine Band, avait déjà largement alimenté le tiroir-caisse du tout jeune label Panic Records.
Tout aussi fadée, We All Need Love est une reprise d'un obscur titre du canadien Domenic Troiano (1979).

Autant l'eurodance nous avait globalement affligé de nombre de prosaïques reprises de tubes des années 80, autant Robyx a su se montrer brillant et aventurier dans sa démarche. Chapeau bas, Mister Zanetti !

2/ LANDLORD feat. Dex Danclair "I Like It" (Blow Out Dub)  : ce gimmick "house" archi-connu maintes fois utilisé est la création du producteur canadien Nick Fiorucci alias Landlord. C'est un "one shot" de 1989.

3/ JAM JAM "Everybody (Watcha Gonna Do)" (Extended Version) : une production Lee Marrow plutôt hip-house et souvent jouée dans mes Top Dance megamixes.

4/ TWENTY 4 SEVEN feat. Captain Hollywood "I Can't Stand It" (Club Remix) : l'aimable version originale ne peut souffrir de la comparaison avec cet envoûtant mix de Bruce Forest qui incorpore quelques samples de Kraftwerk (The Robots) et des O'Jays (Backstabbers).

5/ MONIE LOVE "Grandpa's Party" (The Love II Love Remix) : déjà chroniqué dans le set n°41.

6/ ARIZONA feat. Zeitia "Slide On The Rhythm" : déjà chroniqué dans le set n° 33.

7/ FLEETWOOD MAC "Family Man" (Extended Vocal Remix) : fabuleux remix d'Arthur Baker ! L'original figure sur l'album Tango In The Night sorti en 1987 et qui représentait ce que le groupe californien nous avait offert de mieux depuis Rumours, opus que, je le rappelle, chaque mélomane se doit de posséder afin de ne pas paraître du quatorzième bénédicité.

Petite séquence contemporaine avec deux missiles d'une urgence absolue.

8/ MY DIGITAL ENEMY "You're The One" (Original Mix) : encore un duo anglais qui fait mouche ! Après leur revisite du classique On A Ragga Tip de SL2, voici un piano-house au riff acéré.

9/ CHRIS LAKE & ANNA LUNOE "Stomper" (Extended Mix) : le sample de Landlord visiblement inusable refait parler de lui ! Cette production tonitruante signée sur Ultra Music est l'oeuvre du producteur londonien Chris Lake (fondateur du label Rising Music) et de la chanteuse-DJ-productrice australienne Anna Lunoe.

10/ D MOB "We Call It Acieed" (The Matey Mix) : un hymne acid-house signé Dancin' Danny D qui avait sévit au Royaume-Uni en 1989. Plus classieuses furent ses collaborations avec Cathy Dennis notamment pour That's The Way Of The World et Touch Me (All Night Long).

11/ ABC "One Better World" (Club Mix) / Garage Mix) : lumineuses versions "gospel garage" signées Blaze et jouées dans le Skydance à l'époque.

12/ ABC "When Smokey Sings" (The Miami Mix) : ABC fut symbolique d'une new-wave joyeuse et très dansante, à l'image du hit The Look Of Love. Il rend ici hommage à Smokey Robinson (leader des Miracles), je suppose ? Le titre atteignit la première place du Billboard Dance en 1987. Le remix est signé Phil Harding, membre de la fameuse écurie PWL Productions.

13/ THE BEATMASTERS feat. Merlin "Who's In The House" (The Hip House Anthem) : déjà chroniqué dans le set n° 76.
Le prochain set sera publié le 16 octobre.

vendredi 20 décembre 2013

N° 208 : Deep 'n' Funky (Jamiroquai, Black White And Co, Kraak & Smaak...)


Set non disponible

Pour ce dernier set de l'année 2013 (je proposerai un ou deux Top Dance megamixes inédits durant les fêtes), j'ai voulu démarrer par l'un de plus grands titres de JAMIROQUAI inexplicablement resté dans l'ombre, sans même un extended mix.
Starchild est extrait de l'album Dynamite (2005), un opus flamboyant, zonant entre rock, disco et ballades sirupeuses. Je me demande si ça n'est pas l'album le plus commercial du groupe.
Malgré la qualité des mélodies et le charisme de son leader Jay Kay (et ses frasques hélas), Jamiroquai reste toutefois boudé par les radios françaises, trop classe sans doute, même s'il rencontre son public en concert, ce qui semble être sa véritable raison d'être (on attend d'ailleurs toujours un album live).

Pull Our Love Together de SWEET ECSTASY est une solide production funky canadienne, comme il en sortait des dizaines chaque mois au début des années 80. Et dire que plus aucun producteur n'est capable aujourd'hui de proposer ce genre de mix ravageur. Les amateurs de groove commencent à s'ennuyer ferme devant le rayon "nouveautés".

INSTANT FUNK, un groupe de funk authentique tout comme l'étaient Cameo ou Brass Construction. Slap, Slap, Lickedy Lap possède tous les atours d'un hit de Kool &The Gang période "Celebration", même si le tube majeur reste I've Got My Mind Made Up.

Et dire que CAROL DOUGLAS est passée en plateau à la télé française un dimanche après-midi de l'année 1981 avec ce titre My Simple Heart et que j'ai encore la vidéo !!!
Tout cela serait impensable aujourd’hui avec des émissions franchouillardes comme "Chabada" ou "Les Chansons D'abord". Carol Douglas est surtout connue pour un tube disco gentillet de la première heure : Doctor's Orders (1974).

En cette fabuleuse année 1981 (pour la musique évidemment), l'un des hits incontournables était Rock Your World de WEEKS & CO.

Action For Love de BLACK WHITE AND CO est à mon sens la meilleure production funky française des années 80. Je l'avait découverte dans la mythique émission Destination Planète 7,  animée sur Radio 7 (radio d'Etat) par le duo d'animateurs resté mystérieux Smith & Wesson. Cette émission quotidienne de fin de soirée était la référence absolue en matière de nouveautés imports.
L'arrangement de voix, cuivres, synthés, violons et guitares de Action For Love est tout simplement fabuleux. Pour l'anecdote, l'un des membres du groupe n'est autre que Sidney, le présentateur de l'émission télé H.I.P. H.O.P. dans les années 80.

Et l'on quitte définitivement cette décennie pour mieux entrer progressivement dans la deep-house.

Aya est l'une des voix les plus sexy de la soulful house californienne. Son album solo Strange Flower est d'ailleurs à se procurer d'urgence. C'est elle qui interprète ce So Far de MIGUEL MIGS dans sa version originale.

Enchaînement magique trouvé avec le classique Hold On (Tighter To Love) de CLUBLAND qui avait réussi à séduire les dancefloors français en 1991 grâce au remix de Steve Hurley.

Et comme Hold On s'achève dans une ambiance très très deep, l'occasion était toute trouvée pour switcher vers ce style.  

KRAAK & SMAAK est un trio de producteurs néerlandais proposant régulièrement des pépites mi funk-mi électro comme ce Hold Back Love dont il existe une excellente version réalisée par Lovebirds.

Détour exceptionnel par Barcelone avec Wild Youth (Goldroom Remix) de SHELBY GREY puis surgit That's The Way Of The World de D MOB, véritablement transfiguré par le traitement deep de David Morales qui n'était pas loin de son apogée.

Passage rapide par Quiet de MBG GROOVE, entendu dans le set de Lil' Louis sur Skyrock en 1992 et final avec un dub de In The Closet de MICHAEL JACKSON, sublime production signée Tommy Musto qui, en livrant plusieurs mixes tous aussi impeccables, avait bien senti qu'il tenait là l'oeuvre ultime de sa carrière de remixer.

samedi 7 décembre 2013

N° 207 : Tremendous 80's hits (Nick Straker Band, D-Mob, Lonnie Gordon, Kylie Minogue...)


Set non disponible

Playlist :

1/ CATHY DENNIS "Another Dream" (12 inch Version)
2/ D-MOB "C'mon And Get My Love" (Romance Mix)
3/ TAYLOR DAYNE "Tell It To My Heart" (House Of Hearts Mix)
4/ COMPANY B "Fascinated"
5/ BLUE MERCEDES "Love Is The Gun" (Street Latin Wolff 3 Dub)
6/ RICK ASTLEY "My Arms Keep Missing You" (Razormaid Mix)
7/ CHARVONI "Always There" (Blaze Mix)
8/ SUPERTRAMP "I'm Beggin' You" (Straight Pass)
9/ KYLIE MINOGUE "Hand On Your Heart" (Decareydited Dub)
10/ LONNIE GORDON "If I Have To Stand Alone" (Club Version)
11/ SYBIL "When I'm Good And Ready" (Decareydited 12 inch Club Mix)
12/ DENIECE WILLIAMS "Let's Hear It For The Boys" - B.O.F. "Footloose"
13/ NICK STRAKER BAND "Straight Ahead"

vendredi 9 avril 2010

N° 63 : Skydance-Top Dance United (female hip house, The Funky Worm, Cathy Dennis...)

Set non disponible

Je viens d'achever un set marathon de 102 minutes entièrement consacré au Skydance.

J'ai dû supprimer les premiers sets sur DJpod pour une question d'espace disque, mais certains titres ont été réintégrés.
Il sera diffusé dans quelques semaines car trop de Skydance tuerait l'envie, ce set étant consacré justement aux deux émissions phares du Skyrock de la belle époque.

Lorsque je constate que je suis pris par la nostalgie d'une époque alors que pendant que je la vivais j'étais nostalgique d'une autre (pour moi, les 70's), je réalise que vivre le temps présent ne permet aucun recul et qu'une époque que l'on estime maussade ou pénible finira par paraître plus agréable que ce que le futur nous prépare dans 10 ans.
Comme une sorte de régression permanente d'un bonheur profond que les améliorations technologiques et les progrès de la médecine tentent de masquer en laissant croire que l'on vit forcément mieux qu'avant.

Mais stoppons ce discours philosophique avant qu'il ne fasse fuir le lecteur qui n'est pas venu pour ça et revenons en au sujet de ce blog.

1/ COLDCUT feat. Yazz & the Plastic People "Doctorin' the house" : en 1987, les DJ's Jonathan More et Matt Black formant le groupe Coldcut.
Le premier single "Say kids what time is it?" est un vaste collage de titres plus ou moins obscurs dont le détail est décrit sur cette vidéo Youtube.
Dans la foulée, il remixerons le "Paid in full" de ERIC B & RAKIM.
A la même époque, M\A\R\R\S organisera aussi le grand corso des samples avec "Pump up the volume".
C'était ce temps où l'on pouvait encore "faire les cons" sans recevoir un coup de règle sur le bout des doigts.

En face B du 45t de ce "Doctorin' the house", figurent certains samples qui ont servi à sa construction.
Bruno Sanchioni, un producteur belge, m'avait montré cette pièce lors des séances de remixes du premier titre d'ABYALE ("I wanna be your lover too") réalisés dans un petit studio d'Ivry-sur-Seine. Une séance épique puisque j'avais dû apporter ma platine disque et le vynil du titre pour caler en live la voix accapella sur l'instrumental de mon remix !!!

2/ GINO LATINO "Welcome" : Lorenzo Cherubini alias JOVANOTTI est le créateur de ce concept, commercialisant quelques titres assez primaires à base de samples dont ce "Welcome" qui est le seul titre digne de figurer dans un de mes sets. Je l'ai d'ailleurs amputé de ses parties jouées à la trompette Casio, le son étant d'un ridicule incommensurable.

J'avais récupéré ce disque dans les studios de Skyrock avant qu'il ne parte à la poubelle.
En effet, la direction avait décidé inopinément de récupérer la pièce de stockage de tous les vynils et ceux qui le désiraient avaient tout loisir de prendre ce qu'ils voulaient dans les rayons. Etant absent ce jour crucial, d'autres se servirent, emportant le précieux butin du Skydance. Je ne récupérais que quelques miettes le lendemain.
J'avais déjà raté la mise à la benne de tous les vynils disco du Patch Club peu avant sa fermeture, des opérations en catimini qui m'ont ainsi privé d'une discothèque fabuleuse digne d'un Joey Negro.

3/ C & C MUSIC FACTORY "Gonna make you sweat" : ce titre coïncide avec mon arrivée à Skyrock en janvier 1991. Le duo Clivillès & Cole vient de créer ce concept "house-rock" à base de guitares saturées et de voix scandées qui sera sans doute N°1 du Top Dance, mais je ne m'en souviens plus, ayant pris les rennes du classement en mars.
Jusqu'en 1995, année de la mort de David Cole, tous les singles du groupe seront autant de tubes. En solo, Robert Clivillès ne sortira rien de transcendant ce qui rejoint ma théorie selon laquelle seules les équipes sont gagnantes.
Pour réaliser ses tubes, David Guetta est entouré des animateurs-DJ's-producteurs historiques de feue la radio Maxximum, J. Garraud et F. Riester, mais que sortirait-il de fameux, seul devant ses machines ?

4/ CRIMINAL ELEMENT ORCHESTRA "Put the needle to the record" : ce single est extrait de "Locked up", l'album-concept d'Arthur Baker, monument de breaks house truffé de samples et qu'il faut posséder sans hésitations.
L'intro du "Kiss" de PRINCE passe à la moulinette des samplers et subit des transpositions astucieuses. A titre de curiosité, figure sur l'album un titre très moyen composé par David Morales encore inconnu : "Give me the music".
En cette année 1987 et dans la même veine que "Put the needle to the record", n'oublions pas la collaboration explosive de Baker avec Wally Jump Jr. pour "Tighten up".

5/ ROB BASE & DJ E-Z ROCK "Get on the dancefloor" : un mélange de "A day in the life" de BLACK RIOT et de "Shake your body (Down to the ground)" des JACKSONS.
Une fois encore, l'album du duo ("It takes two" - 1988) doit figurer dans toute discothèque de bonne tenue. Monument du sampling, il contient d'autres tubes comme "Joy and pain" et "It takes two".

6/ MONIE LOVE "I can do this" : un hip-house construit sur l'intro de "And the beat goes on" des WHISPERS et de la fameuse loop qu'on a entendu 4272 fois dans les productions de cette époque early house. Mais que font les girls du rap pour raviver la frénésie de cette hip-house jouissive ?

7/ BETTY BOO "Doin' the do" : exception à la règle pour ce titre entendu sur MAXXIMUM. Betty Boo possède un physique qui n'est pas sans rappeler Diana Rigg a.k.a. Emma Peel (l'une des plus belles femmes du monde selon moi) et l'ambiance des sixties. C'est à nouveau une production hip-house, cette fois-çi signée des BEATMASTERS et vraiment roborative.

8/ BLACK RIOT "A day in the life" : le chef d'œuvre de Todd Terry (avec "Can you party?" dont le sample de voix scandée est piqué sur l'album des JACKSONS "The Jacksons -The Live" en intro du morceau "Can you feel it").
Enigme : d'où provient le sample du gimmick de synthé, lui aussi utilisé 4272 fois ???

9/ D MOB feat. Cathy Dennis "That's the way of the world" : vous connaissiez la majestueuse version deep-garage de David Morales, voici l'original au son plus sec et totalement orienté "big room" (appellation donnée sur le site du disquaire Decks aux titres qui sont censés correspondre au public de la salle principale d'un club).

10/ CATHY DENNIS "Another Dream" : un "double power" avec ce titre récurrent de mes Top Dance megamixes. Pas facile à mixer, il faut démarrer la préparation plus ou moins sur le 3ème temps d'une mesure du titre en cours en espérant que cette espèce d'effet reverse situé juste avant le couplet tombe pile sur le premier temps au mix.

11/ STACEY Q "Give you all my love" : l'une des premières grosses productions du duo Clivillès & Cole, ce vynil fut rapporté de mon séjour à Miami en 1990.
A noter le cri de Rick James pris sur "Give it to me baby", un monument du funk.

12/ THE DOC "Portrait of a masterpiece" : un titre entendu une ou deux fois dans mon Top Dance Megamix. Dans ce remix de CJ Mackintosh, le riff de cuivres -souvent utilisé- vient de "You can't hide from yourself" de TEDDY PENDERGRASS.

13/2 IN A ROOM "Wiggle it" : Le Casio CZ 101 est la pierre angulaire de ce remix signé David Morales.

14/ QUEEN LATIFAH "Come into my house" : entendu une fois dans le Skydance, ce remix de Tony Humphries sonne très underground alors qu'Humphries fut l'un des chantres du New Jersey garage. Ce "Zanzibar Mix" fait référence au club où il fut résident.
C'est le DJ qui inaugura la fameuse série de compilations du Ministry of Sound, "The Sessions" (1993).

15/ LISA LISA & CULT JAM "Just git it together" : peu avant la bombe "Let the beat hit 'em", maxi déniché en import à Champs-Disques et présenté illico presto en nouveauté dans le Top Dance par RLP et moi-même (avons-nous été les premiers sur un réseau national ? je pense que oui), il y eut ce titre emblématique du Skydance.

16/ THE FUNKY WORM "Hustle! (to the music)" : grand classique du Skydance, il reprend le gimmick de "Do the spanish hustle" de FATBACK BAND. Cette version est signée de l'un des remixers historiques du Disco mix Club, Les Adams. Toutes les versions du maxi valent le détour, notamment le "Predora Mix".

vendredi 22 janvier 2010

N° 53 : B. de Carey's finest selection (Kings of Tomorrow, Richard Earnshaw, Demon Ritchie...)

Set non disponible



Avant toute chose, je remercie celui ou celle qui a permis de dépasser le chiffre symbolique des 500 visiteurs uniques par mois sur ce blog.
Vu la spécificité des musiques dont je parle ici, c'est un chiffre encourageant.

Certes, si je parlais des derniers ragots sur les people ou des dernières news en matière de hi-tech, la fréquentation serait sans doute bien supérieure.
Mais, à l'image de la marginalité musicale dans laquelle j'ai toujours évolué (au point de ne jamais pouvoir parler de mes goûts avec quiconque dans la vraie vie) sans pour autant sombrer dans la déréliction, ce blog a l'audience qu'il mérite à savoir celle d'un cénacle de passionnés de soulful vibes authentiques et non pas de cette vague R'n'B-électro frelatée et souvent synonyme d'inanités.
La house music est comme la vodka. Fabriquée dans les règles de l'art, elle est délassante, bricolée dans des laboratoires clandestins et véreux, elle donne la gueule de bois.

1/ THE BUCKETHEADS "The bomb!" : on ne va pas développer sur ce chef d'œuvre du sampling intelligent. Les Masters at Work sont, sans discussion possible, des démiurges d'une house music construite pour passer l'épreuve du temps.

2/ BROOKLYN DISCO "Dancin'" (Main Mix) : en revanche, voici une pure exclusivité concoctée dans ma thébaïde seine-et-marnaise en automne 1998.
La séparation définitive avec mon associé a été actée et chacun a repris son matériel respectif.
Démuni d'enceintes de contrôle, de samplers et d'effets, je dois réinvestir un peu pour retrouver une certaine puissance de feu.
Ce maxi est le premier à sortir de la forge. Vite envoyé à différents labels européens, il ne recevra aucun avis favorable et mourra à l'état d'"unrelased project".

10 ans après, à la réécoute et vu ce que j'entends actuellement, je ne crois pas que ce soit une production minable, sans intérêt, mais vous jugerez par vous-même.

3/ D MOB "One day" : l'un des meilleurs remixes des anglais de Loveland. Le son du piano et le bassdrum sont d'une qualité hors du commun.
Le titre fut signé en France chez Going Global Series (sous-label de Barclay), mais je ne crois pas qu'il ait intéressé grand monde parmi les DJ's, ce qui est logique puisqu'il s'agit de "garage", un style rejeté massivement par les discothèques et les radios.

4/ SERGIO FLORES "Hold on (That Piano Track) : ce remarquable titre garage est remixé par l'autrichien Samir Maslo. C'est l'une des bonnes surprises soulful de 2007.

5/ DEEP AURAL PENETRATION "Thoughts of a summer love" : l'année dernière, je vous avait présenté "All i want to do" issu du même double pack. Voici un autre titre deep-house qui utilise cette fois l'accapella de "People hold on". C'est un one shot réalisé par d'obscurs producteurs américains mais le son hyper compressé du mix en impose.

6/ JULIUS PAPP "Justified music" : ce vétéran DJ canadien émigré en Californie est très prolifique mais son œuvre reste confidentielle. Il fut désigné (et non "nominé", ce qui est un affreux barbarisme) aux House Music Awards 1994 (les Césars de la house music en quelque sorte) comme le producteur le plus innovant.

7/ DEMON RITCHIE "To find a friend" : une production garage française du label Serial Records découverte sur la radio FG de la bonne époque, celle qui réservait une petite fenêtre aux esprits raffinés comme on en rencontre souvent parmi la communauté gay.
Tels les Grandes Compagnies au Moyen-Age, les barbares d'aujourd'hui ont tout rasé mais il nous reste le souvenir de ces matinées lounge concoctées par Jean-Jerôme à l'antenne de la radio de la Rue de Rivoli.

8/ EYEREEL ALLSTARS "Slowdown" : Richard Earnshaw peux agiter sans soucis l'oriflamme de la saveur inégalée de cette vocal deep-house.
Pourquoi est-il l'un des vaisseaux amiraux du son "garage" d'aujourd'hui ? la réponse coule de source, c'est un vrai musicien, multi-instrumentiste de surcroît.
D'ailleurs, Earnshaw régale souvent le public en jouant live ses instruments (piano, saxo ou guitare) durant ses sets.
Vous sentez la différence de classe avec le DJ sans base musicale qui n'excelle que dans l'esbroufe sonore à grands coups de gimmicks simplistes aux sons tarabiscotés ?

On m'opposera que les pionniers de la house n'étaient pas non plus musiciens mais, à la réécoute des premiers titres de 1985-1988, tout cela me paraît un peu limité.
La house music n'est réellement devenue "mainstream" qu'au moment où des musiciens de formation ou des génies de l'arrangement sont venus y apporter leur patte (Shep Pettibone, Paul Simpson, Steve Hurley, Morales & Knuckles, Eric Kupper, François K, Stock, Aitken & Waterman...).

9/ KINGS OF TOMORROW "Let it go" : plus fort que l'original et totalement hypnotique, ce 1998 remix fait référence du côté deep du garage. Aux vocaux, Dawn Tallman (déjà entendue ici sur "Steal away")

10/ KINGS OF TOMORROW 'Finally" : le remix de Nuyorican Soul (a.k.a. Masters at Work) est extrait du double CD édition limitée de "It's in the lifestyle", sorti en france sur le label Distance en 2001.
"Finally" est le seul titre de K.O.T. qui soit devenu un classique joué encore sur toutes les bonnes webradios.
Adoubé par Louie et Kenny "Dope", le guitariste jazz qui exécute le solo sur le coda est Michael Ciro, déjà remarqué sur des remixes d'une urgence totale comme :
  • "I love the night life", la reprise d'Alicia Bridges par les mêmes Nuyorican Soul;
  • "Wonderful person", la reprise de Curtis Mayfield par Black Masses;
  • "Latin lover" de Stephanie Mills;
  • "Bliss" de Mutiny;
  • "Nights over Egypt" la reprise des Jones Girls par Incognito;
  • "Never forget" de Hardrive 2000
Remarquable carte de visite !

11/ KIM ENGLISH "Learn 2 luv" : ce remix de John Chiafone, du duo Mood II Swing, rivalise sans forcer avec l'original grandiose qui symbolise la quintessence de leur œuvre.
Le maxi sorti sur Nervous Records en 1997 vaut son pesant d'or avec notamment un Atmospheric Mix signé François K.

vendredi 8 mai 2009

N° 17 : A journey through global house (jazz house, New Jersey Garage, Reel to Real, Jazz-n-Groove)

Set non disponible





Oui, la house est globale, multi-facettes. Comme vous le savez, elle tire son nom du club de Chicago, le Warehouse, où les styles les plus variés furent joués, du disco à la new-wave. C'est sans doute le seul style musical capable de fédérer un public sur le dancefloor au delà des clivages communautaires, franchissant les barrières raciales et sociales... car la house se mêle de tout, avec talent.

1/ THE BUCKETHEADS "The Bomb" : pour démarrer, voici ce que j'estime être le meilleur remix du titre du groupe-concept imaginé par les Masters at Work, la version réalisée par un trio de producteurs du nom de Jinxx. Un zeste de latin-jazz et un Rhodes omniprésent saupoudrent l'original sans le dénaturer. Inutile de rappeler d'où vient le sample. Pour l'aspect technique, le début de la phrase originale est tronqué et le "Street sounds fall into my mind" devient "These sounds fall into my mind". Mon adage sur la signification du génie en matière de musique est ici parfaitement illustré. Un modèle à montrer dans toutes les écoles ?

2/ INCOGNITO "Givin' it up" : Jean-Paul Bluey" Maunick, la tête pensante ce groupe d'acid-jazz à géométrie variable, est un peu le "Maurice White" des années 90, peaufinant des arrangements aux cuivres flamboyants. Signé sur Talkin' Loud par Gilles Peterson, Incognito sort en 1991 Always there, un deuxième single qui marquera l'histoire de la dance music, devenant rapidement un hymne panthéonisé grâce à la voix puissante de Jocelyn Brown et au remix de Morales. En 1993, leur 3ème album, Positivity, est un véritable succès, recelant bien des joyaux : Still a friend of mine, Pieces of a dream et ce Givin' it up remixé ici par Roger S. et chanté par l'incroyable Maysa Leak.

3/ Qui est TOWA TEI ? au début des années 90, il forme avec Dmitry et Lady Miss Kier le groupe Deee-Lite. Démarrant une carrière solo, il sort un premier album très easy-listening en 1994. Les titres Batucada ou Technova pourrait de nos jours figurer aisément dans le track-listing d'une compilation lounge. "Luv Connection", interprété par Joi Cardwell (chanteuse sur l'album de Lil' Louis, Journey with the lonely), est au départ une ballade cool tempo qui est remixée de manière très furieusement happy par Maurice Joshua.

4/ FEDERAL HILL "I've got something for you" : une production de l'excellent label new-yorkais Sub-Urban remixée par T.M.V.S. alias Tommy Musto & Victor Simonelli, les fondateurs. Un titre d'une facture très représentative du genre "New Jersey garage".

5/ EAST 57TH ST. feat. Donna Allen "Saturday" : une pièce essentielle du label dance AM:PM qui signa moult hits : Giv me luv (ALCATRAZ), Witness (ANN NESBY), Horny (MOUSSE T) et Free (ULTRA NATE). Ce Saturday est une reprise d'une chanson de Norma Jean écrite et produite par CHIC en 1978. Outre la mélodie, c'est surtout le fameux riff de guitare qui provoqua l'engouement pour réaliser une reprise (se procurer le dub de Full Intention).
Découvrez ici un remix signé par Jazz-N-Groove (alias Brian Tappert & Marc Pomeroy) qui avaient démarré leur carrière sur le label Sub-Urban.

6/ JAZZ-N-GROOVE "Do ya" : le duo que l'on retrouve sur cette rarissime et brillante production garage du label ESA Records.

7/ NITRO DELUXE "This brutal house" : 2ème remix DMC proposé dans mes sets. Je l'ai choisi car il utilise justement en gimmick un accord de synthé du morceau précédent. Un vieux classique house repris dans un parfait style DJ bourré de samples par les anglais de GREED (alias FULL INTENTION ou HUSTLERS CONVENTION). Notez au passage l'emprunt de la rythmique du Took my love de Bizarre Inc et du break vocal du Ride on the rhythm de MAHOGANY.

8/ BIZARRE INC "Took my love" : L'enchaînement avec NITRO DELUXE était donc d'une évidence biblique. De ce côté de l'Atlantique, les anglais ont adopté l'aspect techno de cette house dont l'éclectisme est pourtant l'essence. Certains groupes comme Bizarre Inc parviennent cependant à réaliser l'osmose entre un arrangement agressif et la "black vibe" ; ce Took my love porté par la diva Angie Brown en est la preuve. Ce sera le dernier gros hit de ce groupe.

9/ GREED "Pump up the volume" : le phénomène REEL TO REAL a véritablement marqué les esprits dès le premier single, The new anthem. Greed s'empare donc de ce gimmick d'orgue pour revisiter ce vieux classique house. Et de reprendre par la même occasion le riff de sax des Nightcrawlers (Push the feeling on). Le break façon hip-hop s'inspire du Bells of N.Y. de SLO MOSHUN sorti l'année précédente.

10/ REEL 2 REAL "The new anthem" : fort logiquement, j'en arrive à ce premier tube d'Eric Morillo, le stratège du groupe. Ce titre est signé en France dans l'indifférence générale sur Happy Music. Présenté dans deux versions sur l'historique compilation du label, The Soul of Garage il sera dédaigné dans les programmations des club. La version mixée ici est le quasi-instrumental Union City Mix. C'est le ragga déjanté du Mad Stuntman et le gimmick imparable du I like to move it qui apporteront toute la force et l'originalité au concept, provoquant enfin l'hystérie générale.

11/ Un mash-up sur le Keith's Klub Instrumental Mix du "Raise your hands" de REEL 2 REAL avec des samples glanés ça et là sur les maxis du groupe. Keith Litman est un collaborateur régulier d'Eric Morillo. Il a remixé des titres comme Conway ou Jazz it up. Sa version hard house du titre est absolument extraordinaire.

12/ D MOB "One day" : continuité dans cette house hypnotique avec le remix de Eric Morillo alors que l'original est totalement gospel et soulful.

13/ Un final happy house avec une énigmatique production du label Cleveland City : DJ TOOLS VOL. 1 "Ooh yeah". Les heureux acheteurs du triple pack vynil de la compilation "The Sound Of Cleveland" ont eu droit à ce morceau bonus qui ne figure pas sur la version CD. Quoi qu'il en soit, se la procurer d'urgence est un devoir.

vendredi 30 janvier 2009

N°3 : From Underground to Paradise (Shawn Christopher, Kathy Sledge, Donna Allen)

Set non disponible






Ce 3ème set propose une remontée progressive des bas-fonds de l’ «underground house» vers le «paradis des harmonies» où foisonnent somptueuses mélodies et voix de divas.


Lorsque j’écoute les nombreux sets qui jalonnent la Toile, je constate souvent qu’ils sont totalement dénués de parties vocales et d’arrangements flamboyants. Parfaitement calibrés pour des soirées d’initiés, des soirées où le dub, la rythmique ou le gimmick priment sur l’émotion de la voix, ils deviennent vite ennuyeux pour des gens comme moi.

De là à dire pis que pendre sur ce genre de sets, il n’y a qu’un pas de danse que je franchis. Combien de fois ai-je entendu dans la bouche de DJ’s : «je vais pas m’emmerder avec les voix, je joue que les dubs» ou, pire encore, «les voix, ça gêne le mix».
N’y a t-il pas une certaine facilité à ne jouer que des titres qui peuvent s’enfiler comme des perles sans risque ? En matière de house, je considère qu’un set doit être une fête, une communion avec le public et non un prétexte à se faire plaisir en mixant une litanie d’instrumentaux.

Cela étant, admettons que, si les remixeurs fabriquent systématiquement des dubs, c’est qu’il y a une clientèle pour ça.

Alors, sans doute que mes sets sont autant faits pour être écoutés que pour être dansés. Mes maîtres sont les «Frankie Knuckles» , les «Louie Vega» et tous ceux qui ont l’audace de mélanger les styles, de casser le tempo et surtout de glisser des accapellas bien sentis sur les instrumentaux.


1/ J’ai choisi de démarrer du tréfonds de l’underground par le Clichy’s Mix du «Felix Yo !» de ALËEM, production française du label Pro-Zak Trax.

2/ Très vite, le bone-apella de «Work it to the bone» de LNR. vient s’imbriquer pour un court «mash-up».

3/ David Morales rend une copie parfaite avec le remix de «Let’s get busy» des suédois de CLUBLAND dont les titres reviendront très souvent dans mes futurs sets.

4/ SANDEE «Notice me» : Une des toutes premières productions de Clivillés & Cole, encore très underground.

5/ COLDCUT feat. LISA STANSFIELD «People hold on» : excellent remix signé Eric Kupper, membre historique de la team DEF MIX, l’homme des claviers, celui qui donne la touche jazz-garage aux mixes de Morales ou de Knuckles.

6/ Le Final D-Mix de «That’s the way of the world» de D MOB est l’un des titres-cultes de l’œuvre pléthorique de David Morales, un mix qui a provoqué en moi cet amour maîtrisé pour ce genre musical malheureusement (ou heureusement ? ) zappé par la France. Ça n’est pas faute d’avoir vanté ses vertus au micro de SKYROCK. Le «garage» compte beaucoup de sous-productions ennuyeuses mais lorsqu’un chef d’œuvre surgit, il est là pour l’éternité.

7/ LIL' LOUIS «Birds and trees» : ce bootleg acheté au magasin VIBE STATION de le Rue du Faubourg St-Antoine (Paris) est une énigme. C’est la face B d’un maxi contenant 2 mixes originaux de «Club Lonely». La pépite serait donc cette face B à la loop sale et au riff de piano jazz qui semble provenir d’une vieille production house.

8/ Pour CODE 718 et «Equinox», j’avoue que j’ai copié. Copié une idée entendue dans un set de Paul Armstrong pour la Max Party. Copier, c’est bien mais améliorer l'idée est plus louable. C’est sans doute l’un des mash-ups qui m’a demandé le plus de travail entre stretching, pitching et effets sur l’accapella de «Tears» mais je pense que le résultat est au bout.

9/ Je me permets la fantaisie de rehausser d’un demi-ton le cri langoureux de Robert Owens pour faire la transition avec JAMIROQUAI «Emergency on planet earth». Les Masters at Work m’avaient un peu déçu sur leurs remixes mais Danny Tenaglia sauve la mise avec de nombreux mixes garage classieux dont ce «Fingertips dub».

10/ KATHY SLEDGE «Heart» : immersion dans le «Paradis des Harmonies» avec une version dub légendaire de Roger S. Légendaire, certes, mais difficile à mixer, le tempo se permettant quelques libertés dues, sans doute, à un gros charcutage en editing.

11/ SHAWN CHRISTOPHER «Don’t lose the magic» : le break est interminable, laisse 10 000 fois le temps de mixer mais je ne pouvait pas vous priver du solo de piano électrique de fin dont je présume que la paternité revient à Eric Kupper, Morales n’étant pas un clavier mais un spécialiste des rythmiques.

12/ Une «Double priority» comme j’aurais dit à l’antenne de Skyrock avec «Make my love» remixé par le suédois Stonebridge. Décidément, cette école suédoise ne finit pas de nous étonner avec aujourd’hui Axwell, Sebastian Ingrosso, Steve Angello et Eric Prydz. Comme je l’ai souvent écrit, ce sont les pays européens où le système scolaire donne la plus grande part aux activités culturelles qui nous sortent les meilleurs producteurs (Allemagne, Suède, Islande, Norvège…).

13/ DONNA ALLEN «He is the joy» : A l’heure où les productions gospel-garage de qualité font figure d’événement (on les compte sur les doigts d’une main chaque année), ce mix des URBAN BLUES PROJECT est l’un des 10 chefs-d’œuvre de la décennie 90. De ce que j’ai entendu récemment, seul le «He is» de COPYRIGHT et le «Never Again» de KATHY BROWN le disputent en puissance avec ce titre.
La base musicale de "He is the joy" reprend en grande partie le "Whistle Bump" d'EUMIR DEODATO (comme beaucoup d'autres mixes garage).

14/ DONELL RUSH «Symphony» Début d’un triptyque spécial E-SMOOVE, fidèle lieutenant de Steve Silk Hurley. Lui aussi peut se targuer d’une œuvre pléthorique et qualitative en matière de remixes. Je possède d’ailleurs pratiquement tous les mixes de ses débuts. Toujours présent en complément des mixes de Steve Silk Hurley, il lui est parfois arrivé de dépasser le maître. Ce sautillant mix de «Symphony» en est la preuve et son collègue Maurice Joshua ne s’est pas privé de le jouer en boucle pendant 10 minutes dans son set pour la Max Party.

15/ THE BEATMASTERS «Dunno what it is» : remix nerveux, efficace, toujours facile à mixer, totalement dans l’esprit d'Eric «E-smoove» Miller et c’est pour ça qu’il est l’un de mes remixers préferés.

16/ MICHAEL JACKSON «Remember the time» : avant de sombrer, Michael Jackson aura eu la chance de voir les titres de son album «Dangerous» remixés par des pointures (Tommy Musto, Steve Hurley, C & C Music Factory, Frankie Knuckles) même s’il a échappé aux Masters at Work et à Morales. E-Smoove se montre ici totalement flamboyant et son remix est, de très loin, le meilleur du maxi.