vendredi 18 juin 2010

N° 72 : The big trip (Herbie Hancock, The Egg, Felix, John Gibbs...)

Set non disponible

1/ JOHN GIBBS & THE JAM BAND "Get down with the jam band" : connu aussi sous le nom de "J'ouvert", ce titre tropical funk est le seul tube de ce précurseur du son à la Kid Creole avec le fameux "Trinidad" sorti 2 ans plus tôt en 1977.

2/ HERBIE HANCOCK "You bet your love" : jazzman émérite, Herbie Hancock est l'auteur de la bande-son de "Blow up", film d'Antonioni. Si je vous parle de "Blow up", c'est que la ligne de basse de l'un des titres–à savoir "Bring down the birds"–a été samplé par DEE-LITE pour "Groove is in the heart".
Avant de se lâcher dans un album électro explosif (le tube "Rock it"), Herbie Hancock s'était essayé,comme tout le monde, au disco. Ce titre vocodé est d'une efficacité redoutable : basse slappée, rythmique clinquante, riff de cuivres, refrain entêtant et ad lib d'anthologie, tout est réuni pour en faire un "definitive must have".

3/ SEARCH "Peanut butter and jam" : un titre funk anglais qui ne fut pas un tube du Patch Club car quand même très "spé" et réservé aux habitués de fin de soirée.
Il est arrangé par T.G. Conway à qui l'on doit le merveilleux "I was born this way" de Carl Bean (repris par POUR HOMME en 2000).

4/ Voilà LE Bootleg du set, un megamix-fleuve découvert en 1980 sur l'antenne de Radio 7, radio d'état créée pour les jeunes avant l'explosion de la bande FM : MISS MAN & CO "Gave it all to me".
C'est Smith & Wesson, les co-animateurs de l'époque (dont on aimerait avoir des nouvelles) qui avaient joué ce titre en intégralité.
Pas d'erreurs d'enchaînement, un gros son, il a dû être mixé sur une table professionnelle de grande qualité.
Un tracklisting stellaire :
  • Woods Empire : The Boogie Is Gonna Get Ya
  • Teena Marie : Square Bizz
  • Vicki Sue Robinson : Hot Summer Nights
  • Jimmy Ross : First True Love Affair
  • BB & Q Band : On The Beat
  • Spandau Ballet : Chant No. 1 (I Don't Need This Pressure On)
  • Lime : Your My Magician
  • K.I.D. : Don't Stop
  • The Doors : Hello, I Love You (que vient faire ce titre ici , je vous le demande ?)
  • Nick Straker Band : A Little Bit Of Jazz
  • The Quick : Zulu
  • War : Galaxy
  • Kraftwerk : Numbers
5/ E.G. FULLALOVE "Didn't i know" : switch direct sur les années 90 avec ce titre signé chez la bonne maison Panic Records (sous-label d'Airplay Records). Ce mix est une sorte de mélange entre la version de Junior Vasquez et celle d'un certain David Chang.
Je subodore un sample de Whitney Houston.

6/ OBSCURE "ZMM" : ceux qui ont écouté les sets de feu Eric Candy dans la Skyrock Max Party connaissent ce titre. C'est un titre anglais dont la version originale post new-wave ne présente aucun intérêt.

7/ HAJI & EMANUEL "Take me away" : quelle reconversion extraordinaire pour Seamus Haji que j'avais connu en tant que directeur artistique du label jazz-house "Slip'n' Slide" (les fameuses compilations JAZZ IN THE HOUSE).
Avec son compère Paul Emmanuel, il remixe ici le fadasse "Take me away" de TRUE FAITH dans un style électro hypnotique et totalement jouissif.

8/ FELIX "It will make me crazy" : quand je vous dis que ce set part dans tous les sens !!!
Voici un remix hard bag signé de l'anglais Red Jerry, fondateur du label qui a signé Felix, Hooj Choons.

9/ THE EGG "Walking away" : il fallait bien que ce mix fabuleux de Tocadisco (ce qu'il a réalisé de mieux à ce jour à mon sens) finisse par apparaître dans mes sets.
Le son numérique est d'une précision diabolique et l'arrangement calibré au palmer.
Dans l'euphorie, on en a oublié qu'il existe une version originale trip-hop certes peu urgente!

10/ THE NAKED SOULS "Jungle dreams" : final tribal-house avec un mystérieux "one shot" d'origine italienne signé sur UMM.

vendredi 11 juin 2010

N° 71 : The after hours session (Fabio Bacchini, Lovetronic, Frankie Knuckles classic mixes...)

Set non disponible

Ibiza, 5h du matin. Une plage éclairée par les seuls flambeaux. L'astre du jour dardera d'ici peu.
Après une nuit d'interminables sets électro, les danseurs les plus frénétiques, les béotiens enivrés ont fini par céder. Le lieu est à nouveau investi par les sybarites de la soul music.
Les basses du sound-system sont toujours aussi pénétrantes, mais la chaleur des sonorités rassurent le tympan fatigué. C'est l'after hours.

1/ H.GARDEN feat. JOI "Gentle rain" (Acid Rain Mix) : Cela faisait longtemps que je n'avais pas mixé un 45t !
Le fait est que cette sublime version chill de "Gentle rain" n'est disponible que sur ce support.
Vous connaissez sans doute la version qui figure sur la compilation Café del Mar 25th Anniversary. Ce nouveau mix est écrit et produit par Joe Claussell et disponible sur son label tribal-house, Sacred Rhythm Music.
Une offrande pour démarrer ce set.

2/ WILL DOWNING "The world is a ghetto" : Knuckles et Morales se sont employés pour délivrer ce downtempo d'une urgence absolue.
L'original de WAR (1972) avait été magnifié par la voix et la guitare jazz de George Benson.
Will Downing, artiste originaire du quartier de Brooklyn (N.Y.C.), a offert sa voix de baryton au jazz et au R'nB.
"The world is a ghetto" figure sur l'album "A Dream Fulfilled"qui le révéla au grand public.
Eclipsé par de graves problèmes de santé, il fait son come-back en 2009 avec l'album"Classique".

3/ ARTHUR BAKER & THE BACKBEAT DISCIPLES "Let there be love" : avez-vous reconnu l'interprète ? Je vous laisse quelques secondes encore pour réfléchir. Faites preuve... d'imagination.
L'armada de Def Mix Productions (David Morales à l'arrangement et aux percussions, Eric Kupper aux claviers et John Poppo au mixage) est mobilisée pour ce pur titre garage joué plusieurs fois dans le Skyrock Top Dance.

4/ ROBIN S "Back it up" : après le succès surprenant de "Show me love", sorti un an avant dans une version plus commerciale mais dans une certaine indifférence, Robin S a bénéficié de la vague porteuse pour enchaîner des titres de haute volée.
Le follow-up évident "Love 4 love", le très gospellisant "I want to thank you" (reprise d'Alicia Myers) et enfin ce "Back it up" qui a clos la carrière de la diva.

5/ MELANIE WILLIAMS "Everyday thang" : du pur Knuckles, titre garage de facture très classique aux basses chatoyantes.
Ce titre figure sur une compilation au tracklisting intéressant : "Brazen: The Original Soundtrack". On y retrouve notamment Gee Morris, Joi Cardwell, Alexander Hope, Urban Soul et Charvoni.

6/ DAPHNE "Change" : drôle d'histoire pour ce maxi commercialisé avec des erreurs de pochettes. A Londres, j'ai dû en acheter deux exemplaires dans deux magasins différents pour obtenir enfin le mix indiqué sur la pochette : le Fathers Of Sound Classic Vocal Mix.
Fathers Of Sound sont des remixers qui avaient plus ou moins ratés les versions destinées au marché italien de "Do me boy", titre de SHANNA que Pascal Henninot et moi-même avions composé et qui avait atteint la 5e place du Skyrock Top Dance en 1993.
Quant à la Daphné en question, il s'agit de Daphné Rubin-Vega, chanteuse à la voix de velours et compagne de Peter Daou.

7/ CHRISTINA LORR "Dark as the night" : grand titre garage du label canadien Hi-Bias, fondé entre autres par Nick Fiorucci et dont le tube reste "Get into the music" de DJ's Rule (1991).

8/ WILLIE GRAFF & TUCILLO "Give you up" : un morceau construit sur l'intro de "Give you up" de MYSTIC MERLIN, un groupe dont je vous reparlerai bientôt.

9/ INSTANT EXPOSURE "I need a little more" : grand classique du label new-yorkais Emotive Records, il était quasi-incontournable en soirée en 1992.

10/ FABIO BACCHINI "Freakin jazz" : très brillante relecture du classique jazzy de Patrice Rushen, "Number one".
Patrice Rushen est surtout connue pour les hits "Haven't you heard", "Look up" et, bien entendu, "Forget me nots", le maxi le plus cinglant de l'époque funky.
Les cuivres de son titre "Never gonna give you up" ont été récemment samplés sur le fantastique "Two takes it" de Mr Oizo.

11/ DISCO & Co "Cold coke" : voici ce qu'on appelle couramment du "cosmic disco", un disco très synthétique et relativement peu festif.
Ce titre français de 1979 est ici re-edité par Daniele Baldelli & Marco Dionigi, deux obscurs producteurs (ou DJ's) italiens.

vendredi 4 juin 2010

N° 70 : The ORTOFON CC night club MK2 set (Bjork, Joey Negro, Joe Claussell, Quentin Harris...)

Set non disponible

Le nom sonnait bien. Il désignait les deux nouvelles cellules que j'avais achetées chez Nuloop.
Une meilleure clarté, une dynamique impressionnante, ce set pouvait bien porter leur nom.
J'espère que vous sentirez la différence.

1/ Comme parfois – et ça serait le cas si je démarrais un set en club – je choisis un acappella, une reprise ou un mix acoustique en me figurant la salle baignée dans la seule lumière noire. Sans doute que cette ambiance typique du Palace m'a marqué à vie.
"Kotu Rete" de JOAQUIN JOE CLAUSSELL est donc la merveille du soir. C'est la face B du mélancolique titre lounge "With more love" disponible depuis le début de l'année. Claussell avait sorti la version originale "tribal house" en 2001 sous le pseudo de MENTAL REMEDY.
Cette "Atmospheric Reprise" est basée sur l'arrangement du "Chords Mix" mais elle le surpasse en religiosité.

Joaquin Claussell est un enfant du Loft et du Paradise Garage. Comme d'autres illustres producteurs, il a été touché par la grâce qui émanait des sets de David Mancuso et de Larry Levan.
En 1989, ce disquaire new-yorkais tient le magasin Dancetracks à New-York. Grâce à ses choix très inspirés, il a les faveurs de DJ's tels Little Louie Vega ou François K et se bâtit une solide réputation.
En 1996, la création de son propre label Spiritual Life s'imposera donc comme une évidence.

De sa discographie, j'ai surtout retenu "Escravos de Jo" et "The Prayer" (avec le chanteur haïtien Jephté Guillaume) mais il y a sans doute bien d'autres merveilles qui m'ont échappées.

2/ BJORK "Hyper Ballad" : comme par magie, les nappes des deux titres se confondent, propulsant soudainement les ludions dans la lumière avec ce mix rageur de David Morales, l'une de ses dernières grandes productions (1996).

3/ THE SUNBURST BAND "Garden of love" : ce Kaje Trackheadz est nouveau venu sur la scène électro-house. Sans dénaturer l'original de Joey Negro, il apporte le punch nécessaire sans esbroufe.
Il me semble reconnaître l'intro de "Don't let me be misunderstood" de SANTA ESMERALDA dans la loop.

4/ MARK KNIGHT "Insatiable" : un remix disco signé de l'inévitable Joey Negro pour ce titre de l'un des membres du duo Mark Knight & Funkagenda.
Heureusement que Joey est là pour le métamorphoser en un "anthem" piano-house car les originaux électro ne valent pas tripette.

5/ JANET JACKSON "I get lonely" : un mix empressé signé Jason Nevins, producteur américain qui a récemment remixé avec une "eurodance efficacité" les tubes "I kissed a girl", "Hot 'n' cold" de KATY PERRY, "Replay" de I-YAZ et "Fireflies" de OWL CITY.

6/ MADONNA vs. THE HITMIXERS "Get together" : un bootleg en "mode patate" signé de ces énigmatique remixers.

7/ DJ SNEAK "You can't hide from your bud" : joué par les DAFT PUNK sur Skyrock en 1997, ce titre au riff imparable était déjà matraqué par Radio FG.
DJ Sneak est le plus prolifique des producteurs américains, mais à vouloir sortir un disque par jour, son usine produit d'innombrables déchets dont on n'aura sauvé que quelques pièces dont ce "You can't hide from your bud" qui reprend un court passage de "You can't hide" de TEDDY PENDERGRASS (dont les cuivres de l'intro furent samplés à moult reprises).

8/ LUCA SIGNORINI "One night in Paris" : un single qui reprend une partie de "Los Conquistadores Chocolates" de Johnny Hammond, un titre jazz-funk des années 70 qui inspira largement Jamiroquai pour la base du refrain de "When You Gonna Learn?"
J'ai amputé cette version d'une voix-off féminine française qui gâche nettement le plaisir en assénant des vérités premières comme "la vie est dure parfois" ou "vis chaque jour comme si c'était le dernier car tu ne sais pas de quoi demain sera fait".

9/ MIKE DELGADO "Byrd Man's Revenge" : un morceau qui sample "Think twice", le chef d'œuvre de DONALD BYRD.

10/ JOEY NEGRO presents Raw essence "Do you love what you feel" : un titre qui m'avait interloqué à sa sortie car il reprenait exactement le même sample qu'une production que j'avais envoyée à quelques labels européens plusieurs mois auparavant ! En l'occurrence, il s'agissait de l'intro de "Shoot your best shot" de LINDA CLIFFORD, obscure titre disco que nous devons être peu à posséder. A la différence de Joey Negro, je n'avais pas pu trouver la mélodie ce qui explique peut-être que ce mix fut, comme tant d'autres, resté un "unreleased".

11/ QUENTIN HARRIS "Let's be young" : le "must have" house de 2005 ! Une symphonie de cuivres qui ponctue un hypnotique titre trance "à la Rollo".
Mais pourquoi le mix de Ashley Beedle déraille t-il complètement ? J'ai d'abord cru que mon vynil était mal centré, mais à l'écoute des mp3 en vente en ligne, le même problème est audible.
C'est pourquoi j'ai dû switcher sur la version originale juste après l'enchaînement.
C'est bien la première fois que je vois un tel défaut sonore officiellement commercialisé sur une version... à moins que ce soit un effet de style (des plus malvenus quand on entend ces pauvres violons pleurer).

12/ GRANT NELSON "Seasons Of Jack" : le discours moraliste de Chuck Roberts qui s'étale sur le "Can you feel it" de Fingers Inc. est retravaillé intelligemment par Grant Nelson.

13/ Un final hard house sous la houlette de Johnny Vicious, grand spécialiste du genre, pour LOLEATTA HOLLOWAY et "The Queen's Anthem".

vendredi 28 mai 2010

Tribute set : That was Skydance too! (Bobby Brown, Coldcut, Mac Thornhill, Ceejay...)

Set non disponible

Ces derniers temps, Skyrock est revenu fréquenter mes rêves.
Dans ces térébrantes scènes oniriques, seuls les locaux du forum des Halles servaient de décor, comme si mon cerveau n'avait rien retenu des quelques mois passés à Greneta.

Le Skyrock du Forum n'était qu'un grand couloir de 20 m de long qui se terminait sur la porte des toilettes. Accueil, salle technique, bureau du chef d'antenne puis studio d'animation, salles de stockage et enfin studio de production.
Boy George ou Luc Besson, Bono ou Jack Lang, animateurs et assistants... personne n'échappait au regard du DJ dans son bocal.
Ces va-et-vient permanents faisaient le charme de ce corridor, lieu d'agitations browniennes et silencieuses.

Le dimanche. Forum déserté. Lorsque je réalisais les après-midi non-stop (13h-18h), on m'avait confié la clé de la porte d'entrée de la radio. Combien de fois m'y suis-je enfermé seul, livré à moi-même aux commandes du vaisseau Skyrock en diffusion nationale.
Un sentiment étrange de puissance doublé de la fierté d'avoir obtenu la confiance totale de la Direction.

Un matin d'hiver 1997, le déménagement de l'antenne vers la rue Greneta eut lieu.
Dans ce nouveau bâtiment marmoréen, dépourvu d'ambiance et vierge de toute histoire, la clique à Difool avait déjà pris le pouvoir. Totalement autonome, préparant le retour du "maître" en coulisses, elle n'a jamais cherché à faire connaissance avec les derniers "anciens", attendant froidement son heure (la fin de la clause de non-concurrence de Difool) afin de procéder à l'épuration finale.

Dépossédé du studio de production, il me restait l'antenne et "Les N°1 dance", mais plus le plaisir de réaliser jingles, spots pubs et megamixes house. J'ai même fini par lâcher l'animation du Hit des Clubs, émission reprise en main immédiatement par l'un des sbires de la nouvelle équipe.

Souvent parachutés de Fun Radio, de nouveaux visages apparaissaient progressivement, traçant les linéaments de la fin de ma carrière. La menace qui vous pousse doucement vers le précipice.
Au retour de mes vacances d'août, le couperet tomba, subitement, sans autre explication que le "changement de couleur" de l'antenne. Pas de proposition alternative. Fin de l'aventure.

Au moins, j'aurai échappé à la vision de ces locaux colonisés peu à peu par une faune interlope aux musiques haineuses. C'est ce point positif qu'il faut que je garde en mémoire pour éviter toute forme de nostalgie.


Si Skyrock revenait de manière récurrente dans mes songes, c'est que le 2e set-hommage était en préparation, chaque titre sélectionné évoquant inévitablement un souvenir précis (le bac d'un disquaire où la perle entendue le samedi précédent chez RLP apparaissait soudainement, les mixes et les jingles Skydance que je reproduisait dans mon studio embryonnaire...).
Je ne sais pas si c'est mon dernier hommage à cette radio. Alors, j'ai voulu que le moment soit long et bon (102 minutes), par précaution.

Tirés de l'oubli où ils vivaient une retraite paisible, harpés dans le bac des maxis plébiscités par les masses populaires... ils sont tous là, montant inexorablement en tempo (de 100 à 120 BPM).
Une petite surprise vous attend au début et quelques jingles de l'époque ponctuent ça et là le set.

Que le plaisir soit intense comme je l'espère !

Playlist :

MILLI VANILLI "Girl you know it's true" (N.Y.C. Subway Mix)
ERIC B. & RAKIM" Paid in full" (The Coldcut Remix)
NASTY ROX INC. "Escape from New York"
BOBBY BROWN "Don't be cruel" (Extended Mix)
BOBBY BROWN "On our own" (Extended Club Version)
NENEH CHERRY "Buffalo stance, give me a muthuf...ing break beat" (Sukka Mix)
DMC GROOVES 5 "Stop that crazy thing"
COLDCUT "Stop this crazy thing" (Original Mix)
JAMES BROWN "Static" (The 8 minute FULL FORCE def mix)
JAMES BROWN "Payback" (The Final Mixdown)
TONY TERRY "Forget the girl" (Extended Remix)
JANET JACKSON "Escapade" (Shep's Housecapade Mix)
SEDUCTION "Two to make it right" (The Cole/Clivilles Club Mix)
FORREST "She's so divine" (The Mix Edit)
PRESSURE ZONE "Backstabbers" (Stab 1)
S-EXPRESS "Superfly guy" (12" Mix)
DMC GROOVES 1 "My arms keep missing you"
MAC THORNHILL "Who's gonna ease the pressure" (Sizzle House Canadian Club Mix)
SONIA "You'll never stop me loving you" (Sonia's Kiss Mix)
LONNIE GORDON "Happenin' all over again" (Hip House Mix)
SUPERTRAMP "I'm beggin' you" (Mad House Mix)
SUPERTRAMP "I'm beggin' you" (Dub)
RICK ASTLEY "She wants to dance with me" (Bordering On A Collie Mix)
CEEJAY "A little love (What's going on) '89"

vendredi 21 mai 2010

N° 69 : Let's live it up! (Bootleg re-edits, David Joseph, Chaka Khan, Prince...)

Set non disponible

1/ MOTOR CITY DRUM ENSEMBLE "raw cuts #3" : il y a 15 jours, je vous ai présenté la face B de ce maxi deep-house allemand. Voici la face A.
Les Raw cuts #5 et #6 sont tout aussi envoûtants.

2/ LOOP TRICK feat. Maria "Beat freak" : Blaze s'invite dans ce début de set aussi calme qu'un matin d'été sous la chape d'un anticyclone.
L'orgue est l'instrument de prédilection de ces producteurs que j'avais découverts à la sortie de leur surprenant remix de "People hold on" de LISA STANSFIELD (1989).
Cette version de "Beat freak" est une house de fin de soirée, hypnotique et ponctuée de scat.

3/ SUPER VALUE - Special edits 4 - "Goin' up in smoke" : réalisée par des anonymes, la collection des Super Value Special Edits nous vient d'Italie.
Ces bootlegs sont des valeurs sûres pour les DJ qui proposent des sets funk ou disco car les re-edits de morceau inmixables permettent d'optimiser les transitions grâce à des breaks dépouillés comme c'est le cas ici pour ce morceau d'Eddie Kendricks (ex-Temptations), au départ totalement disco. Il se métamorphose en un langoureux dub (légèrement édité) qui ne dévoile la mélodie que sur la fin.

4/ DISCO DEVIANCE "Forget me vox" : d'origine anglaise, les bootlegs de la série Disco Deviance sont aussi indispensables que les précédents. Tout ces petits joyaux sortis des athanors de DJ appliqués proviennent de Decks Records, mon fournisseur officiel.

Decks Records est une "on line shop" au choix démesuré dans tous les styles.
Les services et gadgets proposés sont plutôt judicieux. A titre d'exemple, à chaque écoute d'un morceau, Decks vous indique le BPM et une platine SL 1200 virtuelle vous permet de le pitcher en live.
Les DJ réputés qui ont plébiscités un titre sont cités le cas échéant, si cela peut vous conforter dans votre choix.
Enfin, si le vynil désiré est en rupture, vous recevrez un mail dès son retour en stock.

Chaque mois, il me faut bien 8 heures pour décortiquer environ 200 vynils. Les disquaires physiques ont pratiquement tous disparu, mais je retrouve le plaisir que j'éprouvais au comptoir de Champs Disques ou de Discoparnasse dans les années 80-90.

A 8 ou 9 €, les prix restent raisonnables et le service soigné propose une expédition sécurisée avec UPS. Franco à partir de 100 €.
Voilà pour la petite page de pub qui, je l'espère, vous incitera à effectuer une petite visite car cette caverne d'Ali Baba, ce "cabinet de curiosités de la musique club" recèle de nombreux et rares bootlegs.

Pour en revenir à cet edit, il rend hommage au "Forget me nots" de Patrice Rushen, titre au clap cinglant et au break d'anthologie. George Michael s'était emparé du refrain pour l'adlib de "Fastlove".

5/ DAVID JOSEPH "Let's live it up (Nite people)" : le vrai tube de David Joseph reste "You can't hide your love (from me)" en version originale, le remix de Larry Levan étant hélas dépouillé de ses effets les plus flatteurs (il nous avait déjà fait le coup sur "Walking on sunshine" de CENTRAL LINE !). Ce follow-up tient la comparaison même si l'arrangement manque lègèrement de cette flamboyance qui m'est chère.

6/ REGINA "Baby love" : tout comme Alisha, Regina est un clône de MADONNA qui suit les traces du fabuleux "Get into the groove" de la "croqueuse". Très grot hit en France en 1985 et tube du Patch Club, of course.

7/ FIVE STAR "Love takes over" : après "All fall down", la Pearson Family frappe à nouveau avec ce hit calibré pour les minettes anglaises. Le single entrera dans le Top 10 des R'n'B Charts US en 1985.

8/ CHAKA KHAN "Love of a lifetime" : voilà un single très intéressant de Chaka Khan puisque remixé par Green du groupe SCRITTI POLITTI, l'un de mes chouchous new-wave des années 80.
Le son du synthé Fairlight (celui utilisé notamment par Art of Noise), l'un des plus puissants au monde à l'époque, donne ici toute sa puissance. Notez l'extrême clarté des sons.
Si vous craquer pour ces teintes électro-pop, achetez sans tarder leur album phare, "Cupid & Psyche 85", véritable écrin de mélodies exquises telles "Absolute", "The Word Girl, "Wood Beez (Pray Like Aretha Franklin)" ou "Perfect way".

9/ PRINCE "1999" : en 1982, Prince Rogers Nelson sort un double album capital sous le nouveau pseudo de Prince & The Revolution. C'est à la demande de la maison de disque (qui juge le tracklisting insuffisamment commercial) que Prince se fend de la composition de cet hymne qui deviendra le seul tube de l'album.
"So tonight we're gonna party like it's 1999", clame le refrain comme l'ultime fête avant l'apocalypse finale que laisse craindre l'arrivée du nouveau siècle.
J'ai toujours admiré la capacité des musiciens à composer sous la contrainte des tubes en claquant dans les doigts... comme si cet accouchement n'était qu'une simple formalité.

10/ Abondamment joué dans mes Skyrock Top Dance Megamixes, ce remix DMC de "Pray" de MC HAMMER est un pandémonium où les samples de plusieurs titres de Prince l'emportent largement sur la mélodie originale reléguée au rang de faire-valoir.

11/ SIMON HARRIS "I've got your pleasure control" : chef d'œuvre incontesté de ce producteur anglais qu'on ne remerciera jamais assez de nous avoir fourni une multitude de vynils compilant samples et breaks.
Vous aviez découvert les remixes dans l'un de mes premiers sets. C'est Lonnie Gordon qui assure les vocaux de ce tube hargneux au possible.

12/ EL DEBARGE "You wear it well" : la version album était déjà excellente, ce remix club est l'un des derniers feux d'une black music policée en route vers sa mutation house.
C'est l'un des disques que j'ai le plus joués dans mes derniers mois au Patch Club.
Cet arrangement aux petits oignons n'a rien perdu de sa puissance, 25 ans après sa sortie sur le label Motown.

13/ JELLYBEAN "Jingo" : datant de 1987, c'est le premier hit du mentor de François K. C'est la reprise du "cultissime" (pardon pour le barbarisme, mais je m'autorise parfois une entorse aux règles linguistiques) titre de Candido.

vendredi 14 mai 2010

N° 68 : Under Electro influence (Taio Cruz, Lil' Louis, Filterfunk, A Guy Called Gerald...)

Set non disponible

A force d'entendre de l'électro au bureau à longueur de journée, il fallait bien que ça arrive ! Sous influence, je me suis pris au jeu d'un set assez fougueux.

Certes, la majeure partie des productions actuelles restent mélodiquement simplistes (on pourrait plutôt parler de variété électro avec quelques fleurons de la "bogossitude" entourés d'un parterre de filles émoustillées par le pseudo charisme du chanteur) mais quelques-unes sortent du lot.
J'ai rassemblé ici un certain nombre de titres d'appellation électro (au sens large) sortis dans les 20 dernières années.

A son émergence en 1982, rien n'était gagné pour ce style avant-gardiste, les puristes lui reprochant à juste titre son manque de soul et d'harmonies.
Mais en mai 1984, le magazine anglais THE FACE proclamait : "Electro, the beat that won't be beaten", la partie était gagnée.
Le hip-hop, la house puis l'eurodance s'en emparèrent alors que la techno en fut l'héritière légitime.

1/ DEEP JOSH "never stop the music" (DJ Meme soulful intro) : cette mini intro scandée serait idéale pour lancer l'un de mes sets live. Les versions du brésilien DJ Meme sont d'ailleurs d'une urgence absolue.

2/ YOLANDA REYNOLDS "Children of the world" : Un maxi roboratif du label "happy house" de Detroit, Happy Records.
Un piano-house fédérateur et une production signée Underground Resistance.
Cuivres Ensoniq, Church Organ, clap doté d'une puissante gated reverb (c'est à dire une reverb fortement dosée sur le son avec un release large, mais dont on étouffe rapidement la résonance comme "on ferme la porte" par la biais d'un gate).... et bien sûr une diva locale.
Le tube du label reste le "Don't you want it" de DAVINA, que je ne manquerai pas d'inclure dans un prochain set, cette production étant essentielle pour le devoir de mémoire.

3/ SWEET MERCY feat. Joe Roberts "Happy days" : l'un de mes maxis préférés. Voici la 3e et dernière version extraite du double pack que je présente en espérant que vous aurez tous acquis cette pièce, l'une des productions les plus pêchues de David Morales.
Dans ce dub, les sonorités électro qu'il affectionne sont bien présentes, prémisses d'une dérive complète de Morales dans ce style lors de ses sets, alors qu'il a si souvent démontré sa sensibilité soul. Dommage.

4/ DEEE-LITE "Runaway" : seul moment de répit de ce set, j'ai choisi ce Kenlou Dub car les deux gimmicks se mêlaient parfaitement dans l'enchaînement.
Je ne pense pas que les travaux de Masters at Work sur ce maxi soient réellement connus du grand public mais ceux qui écoutaient le Top Dance Megamix ont pu les découvrir.

5/ LNR "Work it to the bone" : ce Clubhouse Mix fut entendu dans le Skyrock Skydance.
Le beat variable rend l'enchaînement assez périlleux et le calage de la rythmique est plus qu'approximatif dans l'arrangement.

Comme ce fut le cas pour beaucoup d'autres mixes de l'époque, il a dû être réalisé sur un Atari 520 ST, ordinateur qui gérait assez mal la synchro des pistes en Midi dès lors que beaucoup d'entre elles démarraient sur le 1er temps de la mesure. L'horloge cadençait assez faiblement ce qui décalait inévitablement certaines pistes de manière aléatoire.
Nous-mêmes avons réalisé les titres de Cherry Moon et Pussy sur cet ordinateur avec quelques difficultés. De nombreux passages étaient nécessaires avant de réaliser le sans-faute et nous n'avions pas d'éditeur de son pour faire du montage.
Le mix était réalisé en une prise, effets et niveaux de potards gérés en live ! Epoque épique.

6/ LIL LOUIS "French kiss" : la version orgasmique et non censurée du poète de Chicago. Tout le monde connaît, mais tout comme le tube de LNR, ce titre est représentatif de l'électro black de la fin des années 80 et devait logiquement figurer dans ce set.
Dommage qu'il ait été ridiculisé par Lagaf' (et que RLP ait été impliqué dans le projet sous le couvert du pseudo Roberto Levy).
C'est comme si Pete Tong remixait Chantal Goya, on resterait interdits, ébaubis, choqués. :-)))

7/ A GUY CALLED GERALD "Voodoo Ray" : je vous ai déjà raconté la triste histoire de ce "guy" appelé Gerald.
Danny Tenaglia en propose ici une version assez speedée que j'ai amputée d'une partie peu judicieuse pour ne garder que le meilleur.

8/ LADY COP "To be real" : j'avais découvert ce Killer Mix dans les K7 de démo vendues avec le magazine anglais MIXMAG auquel j'étais abonné.
C'est Cocto qui l'avait signé en France pour le nouveau label Do it Music géré par Groucho ou Chico (l'un des 2 ex-animateurs de RFM), je ne sais plus.
Il m'a fallu un certain temps pour reconnaître la mélodie de Cheryl Lynn qui en interprétait la version originale. Cette appellation de Killer Mix semble être une pure invention du label parisien, le maxi anglais indiquant sobrement 12" Club Vox.
Personne n'a su déterminer qui est l'auteur de cette production électro qui utilise parfaitement le portamento dans le gimmick de synthé.

9/ FILTERFUNK "SOS" (Delano & Crockett Remix) : tout mon respect pour ce morceau sur lequel le producteur a eu le talent de faire chanter à la perfection un imitateur de Sting. C'est un pure "one shot", à croire que les royalties lui ont suffi pour se retirer provisoirement (ou définitivement) de la scène.
10/ TAIO CRUZ "Break your heart" : un titre qui pourrait bien être le tube de l'été 2010, une sorte de Haddaway bis avec une mélodie imparable.
Je viens de recevoir les versions clubs. Elle n'ont pas su garder la magie du Radio Mix qui, hélas, n'est pas proposé en version maxi.
Je n'ai retenu que cette version remixée par le duo anglais Project Bassline, les autres remixes ne respectant pas les accords de l'arrangement original (pourtant les plus judicieux par rapport à l'harmonie) quand ils ne se rendent pas coupable d'une véritable boucherie !
C'est le gros problème des DJs-producteurs : de graves lacunes en matière de solfège et de compréhension des règles d'harmonie.
Résultat : un bourrinage qui tente d'impressionner son monde avec des artifices sonores et des effets-gadgets.

11/ SUPERMODE "Tell me why" : le potentat de la swedish house mafia au cœur d'une monarchie millénaire ! Quelle intelligence dans cette production Axwell-Ingrosso qui réalise le double exploit, d'une part de mettre en valeur une voix à la tessiture identique à celle de Jimmy Sommerville et, d'autre part, de mixer les deux mélodies des tubes de Bronski Beat : "Why?" et "Smalltown boy".

12/ GUSTO "Disco's revenge" : un lifting 2008 tonitruant livré avec pas moins d'une quinzaine de mixes dont celui-çi signé Freemasons. En bonus, une nouvelle mélodie chantée par la fabuleuse Amanda Wilson qui avait explosé sur "Watchin'" des mêmes Freemasons. C'est sans doute l'une des plus grandes voix blanches du moment.

13/ BLACK MAGIC "Freedom (Make it funky)" : réalisé par Bottom Dollar, c'est un remix dédié au marché anglais qui figure sur le maxi commercialisé par Positiva.
A milles verstes de l'ambiance jazzy de l'original, techno et garage parviennent à pactiser dans cet hymne soleilleux qui a sans doute hypnotisé le dancefloor du Ministry of Sound en 1996.

vendredi 7 mai 2010

N° 67 : The quintessence of souful house (Blue 6, Knee Deep, Motor City Drum Ensemble...)

Set non disponible

Récemment, lors de mes vacances, j'ai eu l'occasion de regarder le jeu de Nagui "Tout le monde veut prendre sa place". Alors que l'émission me paraissait plaisante, l'animateur a encore trouvé le moyen de m'agacer lorsque, présentant un extrait de "Free" de ULTRA NATE, et personne ne trouvant la réponse (vous pensez bien que ça aurait été miraculeux vu le public de "mimiles"), ce kroumir a osé brocarder la diva avec des réflexions du style "Elle chante pas, elle beugle !" ou "Ultra Nate ? elle-même ne sait pas qu'elle s'appelle comme ça !".
Si Nagui n'était pas doté d'un certain sens de l'humour, je dirais que c'est un parfait abruti... et intellectuellement malhonnête par dessus le marché. S'attaquer à cette artiste et ce titre parfaitement interprété, n'est pas digne d'un animateur "populo" qui redore son blason par le biais de son émission intello, Taratata.
Il en a fait passer des gémissantes et des braillards, mais comme il s'agit de rock ou de rap, c'est forcément génial et merveilleux.
A t-il déjà eu l'idée de présenter en live la performance d'une Barbara Tucker ou d'une Jocelyn Brown ? non. Ça ne lui traverserait même pas l'esprit vu qu'il ne soupçonne même pas leur existence.

C'est toute cette camarilla qui entoure les grands médias que je dénonce ici. Ces gens qui imposent l'idée que tous ces artistes à messages, pseudo-intellectuels ou rebelles, sont les seuls valables.
La musique n'a donc pas le droit d'être simplement insouciante ? faut-il qu'on lui confère un rôle politique et social pour qu'elle ait droit de cité ?
Tout cela est navrant et ennuyant.

Alors, ce set se dresse comme un pied de nez dérisoire à cette intelligentsia qui a pris le contrôle des esprits. Il rassemble la quintessence de la soulful house, celle que vous n'entendrez jamais ailleurs que dans quelques clubs épars et surement pas dans Taratata.

1/ BLUE 6 "Sweeter love" : cette production de Jay Denes sortie en 1998 sur Wave, le label de François K, symbolisa les prémisses de la naissance d'une house ultra sophistiquée. Tout n'était donc pas perdu. Quelques bastions protégés par des redoutes aux soldats impavides résistaient aux Uhlans de la médiocrité.
En 2010, ces îlots paradisiaques subsistent alors que la vague déferlante aurait pu les engloutir. Sans doute la conséquence d'un volonté divine à moins que les américains aient eu l'intelligence de laisser une lucarne pour que ces maîtres des harmonies puissent encore s'exprimer.
SOLU MUSIC, LISA SHAW, AQUANOTE, BLUE 6, MIGUEL MIGS, ANDY CALDWELL, AYA, RICHARD EARNSHAW, KNEE DEEP, DANNY KRIVIT, BRIAN TAPPERT, SAMANTHA JAMES, LOUIE VEGA, DJ MEME, JOE CLAUSSELL, FRANCOIS K et autres... merci d'exister encore.

2/ MOTOR CITY DRUM ENSEMBLE "raw cuts #4" : une grande trouvaille dénichée chez Decks Records. Les deux faces du maxi sont fabuleuses (je vous présenterai la face A,"#3" le 21 mai).
Derrière ce pseudo se cache un jeune allemand de 25 ans, Danilo Plessow. Natif de Stuttgart, Danilo est très tôt influencé par le jazz et dès l'âge de 11 ans il maîtrise la MAO. "Motor City Drum Ensemble" fait référence aux usines Mercedes-Porsche emblématiques de la ville et fait un clin d'oeil discret à la vieille Detroit où tant de bonnes choses ont éclos.
Fort des ces productions reconnues dans le petit monde de la deep-house, il est devenu un remixer très courtisé.

Un maxi qui a " la patate" et que pourrez tenter de jouer dans votre club préféré ; vous ne ferez peut-être pas un four, qui sait ?

3/ MILLENIUM "Work that body" : une vraie rareté signée par le DJ et producteur anglais Joey Musaphia en 1996. Auteur de plus d'une centaines de remixes plus ou moins connus, c'est surtout un DJ de renommée européenne.

4/ CAROLYN HARDING "Superstar" : un remix de Lenny Fontana tout à fait dans la tendance des productions Naked Music.
Carolyn Harding a récemment fait sensation en tant que "featuring" des deux titres de Sessomatto, "And i'm telling you" et "Movin' on" (elle en était l'interprète originale en 1987) , qui sont des "must have" absolus.

5/ YO YO HONEY "Groove on" : ce classique downtempo est uplifté par M&S alias Ricky Morrison & Fran Sidoli, un duo anglais dont les remixes furent commercialisés par de nombreux labels underground américains dont Cutting Records, Nervous Records, Big Beat et Strictly Rhythm.
Parmi leurs grands remixes, citons "Don't give up" de MICHELLE WEEKS et "Free" d'ULTRA NATE (celle qui, selon le fatigant Nagui, ne sait elle-même pas comment elle s'appelle !).

En face B de ce maxi, un remix progressif de DJ Pierre tout aussi recommandable.

6/ URBAN BLUES PROJECT "Testify" : l'époque où Mousse T faisait encore des mixes totalement funky et soulful. J'ai été effrayé à l'écoute de ses dernières productions. A croire que la compromission dans l'électro est de nos jours une affaire de survie artistique voire pécuniaire.

7/ JULIET ROBERTS "So good" : un titre remixé par Booker T, DJ représentatif de la mouvance UK garage. Bien que d'influences reggae et R'n'B, c'est lors de ses excursions à New-York qu'il fut envouté par les sonorités underground de Todd Terry ou des Masters at Work.

8/ KATHY BROWN "Never again" : j'avais démarré l'un de mes précédents sets par le Reprise Mix de Copyright, voici leur Extended Mix. Autant dire que des titres "garage" de ce calibre ne courent pas les rues. On en dénombre une dizaine par année. C'est donc armés de la plus grande patience que, de leur gabions, les chasseurs de soulful house arrivent à les capturer.

9/ KNEE DEEP "All about love" : mon gros coup de cœur 2010 ! c'est avec une suavité assez exceptionnelle que Lovebirds a.k.a. Sebastian Döring (l'un des deux membres de KNEE DEEP) délivre ce dub enchanteur.
Je n'ai pas pu résister à l'expérimentation d'un mash-up avec l'accapella de "murder on the dancefloor" de la sublime Sophie Ellis Bextor.
La version originale, tout aussi angélique (grâce à la voix de Cathy Batistessa), vous sera présentée dans un futur set, mais, à mon avis, vous aurez tous acquis ce maxi d'ici là.

10/ LEAH McCRAE "All this love that i'm giving" : parmi la multitude de remixes de Richard Earnshaw, celui-ci est l'un de mes préférés. La fille de Gwen McRae reprend l'un de ses tubes avec une interprétation rageuse et convaincante. Les accords de piano Rhodes et la rythmique swinguent à la perfection.
L'un des grands titres de l'année 2004.

11/ DEEPSWING "in the music" : c'est avec la nonchalance de la voix de Robert Wilson (ex-bassiste de GAP BAND) et le sax fatigué qui l'accompagne que se termine ce set empli de vibes.