vendredi 12 décembre 2014

N° 232 : For Aesthetes Only (Lancelot, Jazzanova, Paul Richmond, Route 94...)


Set non disponible

Après 3 mois d'arrêt forcé (cause fin de CDD), j'ai réussi à retrouver un poste, ce qui n'est pas peu de chose pour un senior en 2014. Ce n'est pourtant encore qu'un CDD, mais existe t-il encore des CDI ?
Dans le monde d'aujourd'hui, passé l'âge de 35 ans, vous êtes déjà considéré comme une marchandise dépréciée ou bien alors tout le contraire, trop chère. Et comme les entreprises font désormais dans le low-cost et qu'elles trouvent tout un tas de jeunes diplômés BAC + 5 désœuvrés sur le marché, pourquoi se priver.

Aussi vais-je avoir un peu moins de temps pour me consacrer à mes mixes et ce blog.

C'est donc le dernier set de l'année 2014, la reprise étant programmée pour le vendredi 16 janvier 2015.

Je l'ai voulu un peu élitiste, réservé aux esthètes de la house music car il renferme des joyaux inestimables pour les oreilles averties.

Passé le titre d'ouverture (Ain't Nothing Going On (But The Rent), un classique funky de 1986, nous voilà plongés dans le sublime avec sa reprise extrêmement élégante par l'australien Lancelot, un titre puissant, chaleureux sans doute réalisé par de vrais musiciens à en croire le clip.

S'ensuivent des "all-time wonders" comme le remix jazz-house de "Face The Fire" de Sunburst Band par Marlow et Truby ou "Commitment" de Paul Richmond.

Les titres de Tommy Bones et HNNY s'enchaînent à merveille grâce à la concordance exacte des accords (c'est mon subconscient qui m'a empêché de rater cette fantastique transition, nappes sur nappes, la loop de Tommy Bones soutenant l'interminable intro "beatless" de HNNY). Cherchez un peu le titre qui a inspiré ce "For The Very First Time"... un indice est caché dans le nom du mix !

Le final est totalement dédié au garage des années 90.

Bonne écoute à toutes et à tous, passez de bonnes fêtes de fin d'année et R.V. en 2015 !

PLAYLIST : 

GWEN GUTHRIE "Ain't Nothing Going On (But The Rent)" (Larry Levan Mix)
LANCELOT feat. Ngaiire  "Ain't Nothin' Goin' On (But The Rent)" (Original Mix)
THE SUNBURST BAND "Face The Fire" (Marlow & Truby Refix)
DANIEL AVERY "All I Need"
JAZZANOVA feat. Ben Westbeech "Can See" (Konstantin Sibold Remix)
PAUL RICHMOND "Commitment" (Original Mix)
ROUTE 94 feat. Jess Glynne "My Love" (Extended)
TOMMY BONES & LYDIA RHODES "What I Feel" (Eric Kupper Flutestramental Dub)
HNNY "For the Very First Time" (Dirtytwo's Midas Beatless Version)
CLUBLAND "Love Strain" (Lost In Jungle Mix)
LULU "Independence" (Brothers In Rhythm Club Mix)
FIRST CHOICE "Double Cross" (Danny Tenaglia Mix)

vendredi 5 décembre 2014

N° 231 : House Connoisseur (british deep-house scene, Angela Johnson, Sandy Spady...)


Set non disponible

1/ ANGELA JOHNSON "Better" : l'une des voix essentielles de la scène Nu-Soul remixée ici par le DJ italien Micky More. A noter son excellent 2e album Got To Let Go sorti en 2005.

2/ AUDIOWHORES feat. Stee Downes "Facts" (Guido P HSR Remix) : un nouvel extrait de la fantastique compilation Hed Kandi Beach House 2014. Stee Downes apporte sa touche nonchalante et groovy à l'interprétation de ce titre réalisé par ce duo anglais qui sévit depuis près de 15 ans et qui possède des artistes prestigieux à son tableau de remixes (Kathy Brown, Barbara Tucker, The Sunburst Band...).

3/ FCL "It's You" (Mousse T.'s Teef Vocal Mix) : je vous avais présenté ce groupe belge il y a quelque mois au travers de titres très underground, voici un vrai hymne house de l'année 2014 sous la houlette de Mousse T. Son Discotronic Mix est quasiment identique mais un peu plus commercial et le titre dispose d'ailleurs d'une flopée de remixes tous très différents dans les styles.

4/ KINGS OF TOMORROW "Fall for You" (Sandy Rivera's Classic Mix) : une ambiance presque tragique pour ce titre garage réservé aux aficionados. Passez ça à la discothèque du coin et vous serez sûrs de faire un four retentissant !

5/ SANDY SPADY "Million to One" (Black Sonix Oldskool Vocal) : les fées du gospel se sont penchées sur le berceau de cette chanteuse américaine originaire de Virginie. Le mix de l'anglais Black Sonix me semble le meilleur du lot.

6/ REAL CONNOISSEUR "Faux De Baux" (Original Mix) : un pseudo raffiné qui m'a inspiré pour le titre de ce set. Et le Royaume-Uni est encore à l'honneur pour ce titre deep-house somptueux.

7/ OFFICE GOSSIP "Carbon Copy" : un autre jeune prodige anglais de la scène deep-house déjà plébiscité dans plusieurs de mes sets.

8/ AKABU "Everybody Wants Something" (Rhemi Remix) : j'ai du mal à accrocher avec les remixes de Rhemi, trop ennuyeux pour moi, mais cette fois-ci, il a réussi à me convaincre.

9/ SONNY FODERA & CERVENDOS "Let's Go" : une collaboration australo-bulgarienne qui fait le grand écart pour un résultat plus que probant. Après Kink, Cervendos est-il la nouvelle étoile de la scène bulgare ? j'avoue que ce n'est pas le pays auquel j'aurais pensé pour l'essor de la deep-house !

10/ ORLANDO VAUGHAN "Better Than Never" (Main Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 119.

11/ SECOND CRUISADE "May The Funk Be With You" : ce Soul Crusade Mix utilise un sample (Intergalactic Love Song de Charles Earland) déjà entendu dans le remix de Portait Of A Masterpiece de The Doc par CJ Mackintosh.

vendredi 28 novembre 2014

N° 230 : Old Skool Fever (Michael McDonald, great Ultimixes, Paul Rutherford...)


Set non disponible

1/ KIM SUN "Situation" : non, Kim Sun n'est pas une star locale en Corée du Sud ! c'est un énigmatique producteur qui a commis ce remix de Bette Davis Eyes de Kim Carnes sur le label grec Chopshop.

2/ MICHAEL McDONALD "Sweet Freedom" (Freedom Mix - Extended Club Version) : mes patrons du Patch Club avaient ramené ce single de leur road-trip estival en camping-car aux USA en 1986. Visiblement, ce merveilleux titre avait été matraqué par les FM locales et il reçut d'ailleurs un accueil plutôt positif sur la piste.
Ex-membre des Doobie Brothers, Michael McDonald fait partie du gotha des grandes voix masculines américaines qu'on retrouve dans les backing vocals de productions prestigieuses telles celles de Christopher Cross (I Really Don't Know), James Ingram (Yah Mo Be There), Toto (I'll Be Over You)...

Composé et produit par Rod Temperton et mixé par Bruce Swieden, deux des piliers de la "team Michael Jackson", Sweet Freedom possède un break interminable (que j'ai un peu écourté) mais flamboyant, un peu "à la All Night Long" de Lionel Ritchie, et qui laisse tour à tour les pistes de l'arrangement s'exprimer en solo.

Le titre fut repris en 1998 par Shawn Christopher et occupa la première place du Billboard Dance deux semaines consécutives en juillet de cette année-là.

3/ PAUL RUTHERFORD "I Want Your Love" (Extended Mix) : il me semble avoir découvert cette reprise de Chic par l'ex-membre de Frankie Goes To Hollywood dans le Skyrock Top Dance de RLP en 1989. La même année, Paul Rutherford sortit un titre garage (Oh World) tout à fait ressemblant au fameux Tears de Satoshi Tomiie.

4/ RICK ASTLEY "Together Forever" (Lover's Leap Extended Remix) : la quintessence du style Rick Astley ! une production énorme, peut-être le titre le plus fort de l'artiste.

5/ REGINA "Baby Love" : déjà chroniqué dans le set n° 69.

6/ NIA PEEPLES "Trouble" (Ultimix) : déjà chroniqué dans le set n° 72 :

7/ WALLY JUMP Jr & THE CRIMINAL ELEMENT ORCHESTRA "Tighten Up" (I Just Can't Stop Scratchin') : extrait de l'album Don't Push Your Luck sorti en 1987 et produit par Arthur Baker.

8/ SHARON BRYANT "Let Go" (Decarey That Mix) : un petit re-edit maison, la version étant dépourvue de break. C'est le 3e et dernier mix que je présente de ce maxi assez confidentiel de 1989.

9/ JANET JACKSON "The Pleasure Principle" (Ultimix) : une version dotée d'edits old school réalisée par un certain Bradley D. Hinkle, co-fondateur du célèbre label de remixes créé en 1986. On lui doit plusieurs dizaines de remixes.

10/ PHIL COLLINS "Hang In Long Enuff" (Pettibone 12inch Mix) : étonnant de retrouver Phil Collins dans une sélection house, mais le fait est que Shep Pettibone a apporté sa touche à un titre assez anecdotique de l'ex-Genesis sorti en 1989, un ersatz de l'excellent Sussudio.

11/ L.A. MIX "Check This Out" (Extended Vocal Mix) : une production Les Adams de 1988. Au début des années 90, le groupe se tournera vers des productions downtempo plus classieuses (We Shouldn't Hold Hands In The Dark, Mysteries Of Love).

12/ WOOD ALLEN "Airport '89" (Club Mix) : un pseudo des producteurs du groupe Black Box, le trio magique Davoli-Limoni-Semplici, un "Black Riot-like" au gimmick plutôt efficace.

13/ DUANE & CO  "J. B. In Heat" : on finit dans les bas-fonds de Chicago pour cet extrait du E.P. Hard Core (On The One) datant de 1987. C'était avant que James Brown se mette en tête de faire des procès à tous ceux qui samplaient ses disques car ce fut, malgré lui, l'un des contributeurs à l'essor de la house music.

vendredi 21 novembre 2014

N° 229 : The Clever Combination (Technotronic, Seduction, Eric Prydz, Alex Metric & Oliver...)


Set non disponible

Je viens de voir le dernier clip de Guetta. Çà y est, avec ses cheveux longs et sa barbe, il se prend pour Jésus-Christ ! Je pense que s'il fonde une église aux Etats-Unis, il saura fédérer de nombreux fidèles et réaliser ses mixes sur l'autel en levant les bras au ciel tel un prédicateur hippie des temps modernes.

De mon côté je vous propose modestement un subtil mélange à base de nouveautés et de vieux trucs house des années 80 et tout démarre d'une manière on ne peut plus kitsch ou ringarde (au choix).

1/ et 2/ Non, ce n'est pas l'intro de Quand Tu M'Aimes de Herbert Léonard !!! C'est "Valerie" de STEVE WINWOOD, un titre qui a servi de base au hit mondial "Call On Me" de ERIC PRYDZ.

Call On Me possède cette particularité qu'il a été le premier tube mainstream à utiliser la technique du "side-chain" à savoir réaliser un effet de pompage sur une piste en injectant un pattern de bassdrum dans un compresseur/limiteur. Réglé sur chaque temps de la mesure, il coupe en rythme le son de la piste dans laquelle il est injecté. Il faut bien entendu régler l'enveloppe et l'attaque pour obtenir le résultat souhaité et si tout cela vous semble totalement abscons, jetez un oeil à cette vidéo.
Cet effet un peu fatigant pour les oreilles a colonisé un très grand nombre de productions électro jusqu'à récemment et cette mode, sans doute abhorrée par les mélomanes accomplis, commence à s'estomper depuis quelques mois. Elle disparaîtra sans doute à court terme, à moins que, comme l'effet de filtrage né de la "french touch", elle finisse par s'établir définitivement comme un standard de production.

3/ JOHN NEWMAN "Love Me Again" : la version single me semble un peu ratée, notamment à cause d'un break instrumental totalement inintéressant qui fait tomber à plat la dynamique du titre. J'ai réussi à le squeezer dans ce Ultimix réalisé par Stacy Mier.

4/ PET SHOP BOYS "Suburbia" (Extended) : l'un des top 10 du duo de dandys britanniques. Il figure sur l'album Please sorti en 1986 et sur lequel on retrouve également West End Girls et  Love Come Quickly, des classiques de mon époque Patch Club. Un nouvel et 13e album serait en cours de préparation.
5/ SEDUCTION "(You're My One And Only) True Love" (New York House Mix/ Joey Negro Re-Edit) : ce groupe entièrement féminin fut créé par le duo Clivillès & Cole. Plusieurs titres de l'album Nothing Matters Without Love (1989) dont ceci est un extrait furent l'occasion de remixes absolument prodigieux dont ceux de Two To Make It Right, déjà joué il y a quelques années dans l'un de mes premiers sets.
La version jouée ici est le New York House Mix 2 (retravaillé par Joey Negro) et sur laquelle on peut entendre la voix de Martha Wash. Non créditée sur la pochette à l'époque, la diva poursuivra Sony en justice et obtiendra le versement de royautés.

6/ OUT OF THE ORDINARY "Play It Again" (The Los Ninos Mix) : voilà une vraie rareté de 1989 que j'ai découverte grâce aux archives du magazine anglais Soul Underground compilées dans l'ouvrage Catch The Beat sorti dans la collection DJ History.
Ce bric-à-brac à base de samples de gimmicks house est l'une des premières réalisations de Torsten Fenslau, producteur du groupe Culture Beat décédé accidentellement en 1993. C'était également le DJ du Dorian Gray, club immense que je fréquentais en 1982-83 lorsque j'étais étudiant à Francfort.

7/ YAZZ  & THE PLASTIC POPULATION "The Only Way Is Up" : après s'être fait connaître en featuring sur Doctorin' The House de Coldcut, le mannequin londonien se lance en 1988 dans une carrière solo avec ce premier single. Le follow-up Stand Up for Your Love Rights connaîtra un succès similaire.

8/ TECHNOTRONIC "Pump Up The Jam" (Ultimix) : c'est la chanteuse zaïroise Ya Kid K qui interprète ce tube hip-house. Une fois de plus, c'est un mannequin qui mime le chant sur le clip et qui est crédité sur la pochette. La pauvre Ya Kid K retrouvera son honneur sur les deux singles suivants suite à la controverse que cette affaire avait suscitée.

9/ ALEX METRIC & OLIVER "Hope" (Original Mix) : un breakbeat au texte minimalistes ("Hope, cos' i've learned to cope") qui sample l'intro du remix par Roger S de Love Is The Icon de Barry White (que j'avais présenté avec RLP en nouveauté dans le Skyrock Top Dance en 1991). L'alliance de Londres (Alex Metric) et de Los Angeles (le duo Oliver) pour un résultat décapant.

10/ Restons dans ce breakbeat  follement syncopé avec "Urban Sex" de LIFELIKE & TOMMY BRAVO. Même si les bruits de klaxons viennent un peu gâcher la fête, ce titre qui sample l'accapella de Inner Life (I Like It Like That) reste totalement...jouissif.

11/ AGEBEAT & KOVARY "Talk To Me" (Original Mix) : une production nu-disco aux relents new-wave réalisée par deux DJ hongrois. L'interprétation et les sonorités 80's me rappellent étrangement Pet Shop Boys.

12/ ANDRONICUS "Make You Whole" (Original 12" Mix) : un titre "balearic beat"entendu dans un set de DJ (DJ Deep ?) dans la Max Party en 1992-93.

13/ KASKADE "Angel On My Shoulder" (EDX ReDub) : Ryan Raddon est l'un des artistes-phare de la scène club californienne. Toujours dans les bons coups pour ses remixes, il fait appel ici au suisse EDX pour une version progressive totalement hypnotique.

vendredi 14 novembre 2014

N° 228 : Music 4 Ya Mind (Carol Douglas, Timmy Vegas, Disclosure, Duke Dumont...)


Set non disponible

Toujours frappé du sceau de l'éclectisme, un set qui prend sa source au début des années 80 et se jette dans la décennie 2010 et sa deep-house ensorcelante.

1/ FANTASY "Live The Life I Love" : voilà le genre de musique que l'on pouvait entendre l'après-midi sur NRJ au cours de l'année 83. Le public était encore friand de black music et de funky, un style cool et positif qui s'imposait dans tous les clubs. Les formats ne sévissaient pas encore, les stratégies des radios étant encore balbutiantes.
Je connaissais le groupe canadien Fantasy depuis 1980 grâce à leur tube You'Re Too Late (déjà joué dans le set n° 65). Je ne crois pas que Live The Life I Love, pourtant excellemment produit, ait eu une carrière mirobolante. Beaucoup d'entre vous le découvrirons sans doute à l'écoute de ce set.

2/ TIMMY VEGAS feat. Kerry Davies "Get Yourself Together" (Timmy's B'ham Disco Authority Mix) : si seulement il pouvait sortir chaque semaine un titre old school de cette trempe-là, plus belle serait la vie ! La synthé-basse bien grasse, la rythmique riche en percus, les claps mixés devant, la mélodie entraînante... tout rappelle la "Belle Epoque 80's". Et fort logiquement, c'est sur le label de Joey Negro, le prétorien du souvenir, que cette bombe funky est sortie en 2013.
Timmy Vegas est également à l'origine de trois hits internationaux :
  • SOUL CENTRAL :  Strings Of Life et Need You Now
  • TIMMY VEGAS & UNIVERSE BAND  : Can't Make It Thru Another Day
3/ CAROL DOUGLAS "Burnin'" : elle fut l'une des pionnières du disco au féminin avec son Doctor's Order en 1974.
Burnin' figure sur l'album éponyme sorti en 1978 et construit en "continuous playing", c'est à dire, comme c'était la mode à l'époque, que chaque titre était mixé au suivant. Cela permettait au DJ fainéant d'aller boire un coup ou de draguer au bar pendant ce temps-là.
Un maxi remix de plus de 12 minutes reprenant les deux premiers titres de la face A - Fell In Love For The First Time Today/Burnin' - était d'ailleurs sorti la même année.

4/ RUFUS & CHAKA KHAN "Any Love" (Dim's Classic Mix) : un titre relifté par DJ Mémê il y a quelques années. C'est ce disco empli de vocaux et de violons classieux que j'apprécie particulièrement.

5/ THE SHAPESHIFTERS "Lola's Theme" (Album Version) : l'une des plus fantastiques réalisations de ces dernières années dans le domaine du sampling !!!
Le premier exploit est d'aller dénicher l'intro d'une improbable ballade-guimauve de 1982 (Johnnie Taylor - What About My Love). Le second est de lui adjoindre une mélodie vocale complexe mais absolument catchy.
Respect total pour cette house music qui transfigure ce que certes elle pille, mais qui réinvente en permanence.

6/ DISCLOSURE feat. Mary J Blige "F For You" : le groupe est en train d'entamer sa percée sur le territoire français. J'ai vu une pub TV pour son album  Settle sur Canal + en access prime-time. Certes, les deux titres mis en avant - Latch et You And Me - ne sont absolument pas dans la lignée "UK Garage" de l'album, mais cela permettra peut-être aux béotiens (qui sont hélas largement majoritaires dans ce pays) d'ouvrir leurs oreilles.
F For You convoque la chanteuse de R 'n' B Mary J. Blige pour un résultat éblouissant.

7/ HARRISON CRUMP feat. Tierra Nevaeh "No More Lies" (Sonny Fodera Vocal) : le producteur de Chicago avait commis une version originale dans le plus pur style soulful, mais qui n'aurait jamais franchi l'Atlantique et conquis l'Europe si l'australien Sonny Fodera n'avait apporté une touche deep plus majestueuse.

8/ PHONIC FUNK "Feel The Soul" : un de mes classiques deep house produit par ce DJ néerlandais.

9/ HUXLEY "Can't Sleep" : extrait du EP No Matter What sorti fin 2012. La scène underground anglaise est vraiment au sommet et nous voilà replongés dans le son typique "à la DJ Pierre" du label Strictly Rhythm du début des 90's. Que de bons présages pour l'avenir !

10/ DUKE DUMONT "The Giver" (Original Mix) : Duke Dumont a connu son hit estival avec I Got U (qui reste une "anomalie" dans la discographie du producteur londonien). The Giver, nettement plus dark, est l'un des plus gros tubes house de l'année 2012.

11/ DEEP AURAL PENETRATION "Thoughts Of A Summer Love" (The Brainclub Mix) : déjà chroniqué dans le set n° 53.

vendredi 7 novembre 2014

N° 227 : Garage meets Big Room (Jamie Principle, Copyright, Grant Nelson...)


Set non disponible

1/ GREGG DIAMOND "Starcruisin'" (1978) : disparu prématurément à l'âge de 49 ans, ce multi-instrumentiste/compositeur/producteur était le créateur du groupe Bionic Boogie dont les tubes restent Risky Changes et Hot Butterfly.

2/ Hommage à ce disco flamboyant avec "Love Blind" de RIGHT TO LIFE qui en sample le riff de violons.

3/ En 2006, dans son entreprise de revisites de vieux standards house, FRANKIE KNUCKLES s'attaque à l'un de ses tubes datant de 1991, "The Whistle Song", un titre dont s'inspira Bob Sinclar pour Love Generation.

4/ LISA STANSFIELD "Someday" (Classic Reprise Mix) : une version dub absolument magique de Knuckles & Morales qui reste fidèle à l'original.

5/ COPYRIGHT feat. Song Williamson "He Is" (Classic Mix) :  désormais plutôt orientés tribal-house, Gavin Mills et Sam Holt s'intéressaient ici au pur gospel. Le titre est extrait de l'album Voices & Visions sorti en 2008, qui contient d'autres titres fabuleux comme Wizeman, Classic Beat, Never Again. A posséder absolument dans sa discothèque !

6/ DIRECTOR'S CUT feat. Jamie Principle "Your Love" (Directors Cut Signature Mix) : originaire de Chicago, Byron Walton alias Jamie Principle voulut tout d'abord devenir docteur. Musicien passionné par les sonorités de Prince et de la new-wave européenne de Human League ou Depeche Mode, il commence à écrire des titres, mais sans réelle ambition de les voir édités. En 1984, c'est sur les conseils d'un ami qu'il contacte Frankie Knuckles qui avait quitté deux ans plus tôt le fameux Warehouse pour créer son propre club, le Power Plant. En superposant un pattern d'une boîte à rythmes (la technique qui donna son nom à la "house music") sur l'une des compos de Principle, le langoureux Your Love, Knuckles crée la magie et le titre devient rapidement un hymne.
Toujours resté dans l'ombre, le succès considérable en Angleterre du bootleg réalisé pat The Source sur le gimmick de synthé de son titre ne fera qu'ajouter à l'amertume de Jamie Principle de voir défiler une carrière en demi-teinte, même s'il connut quelques dernières fulgurances sous la houlette de Steve "Silk" Hurley (Hot Body, You'Re All I'Ve Waited  4).

7/ PROMONOVA "Fire Burning" (Sonny Fodera Beatdown Remix) : le titre du DJ russe est remixé par Sonny Fodera, le taulier du label sur lequel il est signé.

8/ AGNES "I Need You Now" (Grant Nelson Mix) : Agnes Carlsson est la vainqueur de l'émission de télé suédoise Idol (l'équivalent de Nouvelle Star) en 2005. Autant la version pop originale est tout à fait conventionnelle (préférer le Cahill Radio Edit), autant le mix UK Garage de Grant Nelson est un véritable missile.

9/ GRANT NELSON "Brave New World" : le R.V. de son podcast sur housecallfm.com est toujours un incontournable pour les amateurs de house énergique et de vieux classiques. Je l'ai abondamment joué durant ces dernières années à travers ses productions sur les labels Nice 'N' Ripe et Swing City.
GN reprend ici plus ou moins la ligne mélodique de Swimming Places de Julien Jabre.

10/ BEAUVILLE feat. Jenny Halberg "Living Easy" : un pseudo qui sonne très "chic" et derrière lequel se cache l'anglais Damien J. Carter dont le mix original est présenté ici. Je pense qu'il ne s'agit là que d'une escapade "soulful", ce DJ/remixeur me semblant plutôt orienté Progressive House.

11/ final indie-dance avec une vieille connaissance : SAINT ETIENNE et "Shower Scene (2002). La voix de Sarah Cracknell (que l'on entend aussi sur le hit Nothing Can Stop Us) est toujours aussi enchanteresse. Ce single n'est sorti qu'en Espagne, mais je l'ai découvert sur un album sampler du magazine Les Inrocks.

vendredi 31 octobre 2014

N° 226 : The Delights Of Capua (Nora En Pure, Shazz, Calippo...)


Set non disponible

Prolongation du séjour en ce lieu propice à la luxure auditive (qui fut fatal au général carthaginois Hannibal et son armée en leur temps).

BLUE 6 "Let's Do It Together" : une invitation aux plaisirs charnels
HNNY "For The Very First Time" : pour certaines, c'est la toute première fois
CHARLENE SMITH "Too Much For Me" (House Mix) : pour d'autres, trop c'est trop
CALIPPO "All Day" (Original Mix) : quelques obsédés en veulent tous les jours
NORA EN PURE "Come With Me" (Original Mix) : des audacieux veulent ramener l'objet du désir à la maison
SHAZZ "Back In Manhattan" (12inch Old School Mix) : l'un d'entre eux vient de très loin
CHIC "I Want Your Love" (Decareydited Stonebridge Remix) : phrase bateau quand on a pas d'imagination
SWEET MERCY "Happy Days" (Morales Klub Mix) : à l'image du séjour
SAFFRON "Circles" (Classic Dub Mix) : d'aucuns parviennent à s'ennuyer et commencent à tourner en rond
SAM SMITH "I'm Not The Only One" (Armand Van Helden Remix) : l'infidélité est de mise chez les libertines
MIRAGE feat. Gary L. "Everything'Gonna Be Alright" (V.S. Dub) : panneau placé à l'entrée de la ville.

vendredi 24 octobre 2014

N° 225 : Today's House Music (Samantha James, Kink, Rhode & Brown, Rhythm Operator...)


Set non disponible

Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'ai réussi à concocter un set qui ne puise pas dans le passé, mais dans le creuset de cette décennie, car en effet, sous l'impulsion de groupes comme Disclosure, une house music callipyge et éthérée parvient à surnager dans le monde assiégeant de l'électro bourrine.

Alors, plongeons pour une petite heure dans les délices de Capoue avec cette sélection.

Toute la magie de la house de San Francisco avec SAMANTHA JAMES dont la suavité de la voix le dispute à sa beauté physique.
"Angel Love" est un extrait du merveilleux album Rise sorti en 2007 sur OM Records.
Rise, le titre éponyme, atteignit la 1ère place du Billboard Dance Charts, sans doute grâce au remix signé Eric Kupper.
En 2010, son 2e album conserve les atours de cette "electronic soul" avec des titres comme Amber Skies ou Subconscious.

Autre porte-drapeau de la sexy house californienne, Lisa Shaw s'offre ici un featuring avec le producteur/DJ MIGUEL MIGS pour "Heartbeat" (Original Mix).

DA FRENCH CONNEXION "Breathe" (Amine Edge & Dance Remix) : Da French Connexion est un collectif de DJ's qui officie sur Virgin Radio tous les samedis de 23h à minuit. Si la qualité de la prog' est inégale, elle a le mérite de sortir des sentiers battus par les autres grosses radios nationales comme NRJ et Fun Radio, en proposant des mixes aux tempos apaisés aux alentours de 120 BPM.
Le single "Breathe" sorti en novembre 2013 fait appel à la chanteuse danoise Aura Dione, que je connaissais déjà par son excellente ballade folk "Song For Sophie".
Le remix, tout à fait dans la tendance "voix détunées" actuelle, a été réalisé par un duo marseillais (qui semble se la jouer "bad boys" au vu des photos et de sa bio).

Une house venue de Bulgarie avec Kink et son remix de "Porchlight And Rocking Chairs" de JIMSTER. Très influencé par les sonorités de Detroit et Chicago, Kink m'avais déjà tapé dans l’œil avec son remix de My Man de Lovebirds.

Originaire de Munich, le duo RHODE & BROWN symbolise, tout comme Disclosure, le renouveau de la pure vintage house avec "Joyride", un morceau qui me rappelle You Keep Holding Me Back, un classique de Swing 52 sorti en 1992 sur Cutting Records.
Le maxi, qui comporte une autre merveille (Under Your Spell), mérite d'entrer dans votre discothèque.
Joyride fait aussi partie du tracklisting d'une extraordinaire compilation qu'il faut absolument posséder : TRAXX - The House That Garage Built, en vente dans toutes les bonnes crèmeries. C'est LA compilation qui revendique ce retour aux sources que je n'osais plus espérer.

SURE THING "Holding You Tight" (GotSome Bump-In-The-Trunk Remix) : un remix signé du duo bristolien Alex Homes et Adam Gorsky (GotSome), qui booste un original mid-tempo plutôt funky.

Un "double power" consacré à Stee Downes, dont les apparitions sur les morceaux deep-house sont toujours judicieuses.
Tout d'abord LOVEBIRDS "Want You In My Soul", version instru (ce fut la musique de mon répondeur pendant 3 ans) puis KRAAK & SMAAK "How We Gonna Stop the Time" (Monitor 66 Remix). Deux sucreries que l'on trouve sur tous les étals de Capoue !

JIHAD MUHAMMAD feat. Tamara Wellons "Right Now" : une merveille jazz-house venue de Newark (New Jersey).

SUNLIGHTSQUARE feat. Tasita D'Mour "Heaven Only Knows" (Hippie Torrales & Sunlightsquare Original Mix) : SunlightSquare est un collectif de latin jazz basé à Londres et dont le leader est le producteur italien Claudio Passavanti.
Pour ce single, il fait appel à la chanteuse Tasita D'Mour, que l'on retrouve sur Live In The Summer de Bah Samba, déjà plébiscité dans ce blog.

La boucle est bouclée. Nous étions partis de San Francisco, nous revenons en Californie avec un nouvel extrait de la compilation Traxx, The House That Garage Built, "Anytime" du producteur de Los Angeles RHYTHM OPERATOR.

Vendredi prochain, nous resterons en compagnie d'une house toujours aussi voluptueuse.

vendredi 17 octobre 2014

N° 224 : A Latin Touch (Gypsymen, Tito Puente, Deep Djoe, Hardrive 2000...)


Set non disponible

Nous sommes fin 1977. Quelques mois auparavant, THELMA HOUSTON a connu un énorme succès (N°1 du Billboard Hot 100 en avril 77) avec Don't Leave Me This Way, une reprise de Harold Melvin & The Blue Notes.
Pour l'album suivant, on se dit que rien n'est plus sûr que de reprendre une recette qui a bien fonctionné. Hélas, le temps s'est écoulé, des centaines d'autres tubes ont sévi sur les pistes et le public est passé à autre chose.
Pourtant, avec sa fausse piste de l'intro-ballade et sa coda débridée aux tonalités latines, "I'm Here Again" avait tout pour plaire. Thelma Houston, elle aussi, fut victime de la "malédiction du follow-up duplicata".

Heureusement en 1999, POWERHOUSE (alias Lenny Fontana) à la bonne idée de déterrer ce riff de piano entêtant et de lui adjoindre une nouvelle mélodie chantée par Duane Harden (remember You Don't Know Me de Armand Van Helden). "What You Need", single au son plutôt pourrave, atteint la 1ère place du Billboard Hot Dance Music et la 13ème place du UK Dance Charts cette année-là.

"Babarabatiri" des GYPSYMEN : si l'on nous proposait des titres "soleil" de cet acabit chaque été, peut-être que mon opinion sur ce genre de musique évoluerait.
The Gypsymen (a.k.a. Todd Terry) utilise un sample d'un vieux classique latino de 1961 signé Benny More & Perez Prado. L'arrangement tribal de Copyright est d'un swing imparable.

On reste dans cette ambiance cubaine frénétique avec TITO PUENTE et "Para Los Rumberos" remixé avec authenticité par les "Nuyoricans" Louie Vega et Kenny Dope Gonzalez. Entendu dans mes émissions sur Skyrock le samedi soir mais jamais sorti en France.

"Street Player" par CHICAGO (et sa version "Re-Edit") est devenu un grand classique notamment depuis son sampling par The Bucketheads. J'ai eu la chance de l'entendre dans les années 90 au Bataclan dans une soirée Masters At Work avec, me semble t-il, Dimitri From Paris en warm-up.
L'original, assez peu captivant, est de Rufus & Chaka Khan, mais la revisite par Chicago (album Chicago 13 - 1979) avec ses breaks de percussions et de cuivres spectaculaires, est un monument du jazz-funk.

Virage totalement inattendu (comme je les aime) avec un must have de la disco : GARY'S GANG "Keep On Dancin'". J'ai un peu ré-édité la version pour les besoins du set. Ce fut un hit majeur en France en 1978. Excellemment produit, il s'inscrit dans la lignée d'autres hits du groupe comme Knock Me Out, Makin' Music ou Let's Lovedance Tonight.

FISH GO DEEP feat. Tracey K "The Cure And The Cause" (Balearic Soul Remix) : déjà chroniqué dans le set n° 31.

DEEP DJOE feat. Veronica Larenne "Sing 4 U Everyday" (Summer Mix) : le remixeur était fâché avec le calage des voix et des guitares. Impossible à mixer correctement sans passer par un éditeur de son. Il fallait trancher dans l'intro entre guitares à la bourre ou voix qui prennent le train. C'est une production 100% portugaise, Veronica Larrenne étant une chanteuse de soul reconnue dans son pays.

HARDRIVE 2000 "Never Forget (When You Touch Me)" : en novembre 2009, j'avais démarré un set par le Keyapella de ce titre, voici le Dance Ritual Mix. Dommage que Louie Vega ne soit plus aussi prolifique que par le passé dans ce genre de productions.

Final avec un titre garage qui met en valeur la voix parfaite d'Amanda Wilson"Underneath My Skin" de NICK BRIDGES. La version originale ne vaut pas grand chose mais ce Kinny's Soul Revival Mix" est un must have absolu, tout comme la version chill out du même remixeur (a.k.a. Craig Hardy).

La semaine prochaine, pas de flash-back mais un set totalement consacré à des productions house récentes.

vendredi 10 octobre 2014

N° 223 : Skyrock 90's Dance (Secchi, Corona, Space Master...)


Set non disponible

1/ SECCHI "I Say Yeah" (Curiosity Mix) : comme pour le "follow-up" Keep On Jammin', une programmation quasi hebdomadaire à mes débuts au mix dans le Skyrock Top Dance.
C'est le premier tube de ce Dj italien qui connaîtra une carrière assez éphémère et dont j'avais également retenu le titre Play That Song, dans un style rap-acid jazz.

2/ ROZLYNE CLARKE "Dancin' Is Like Makin' Love" : je l'ai également beaucoup rabâché bien qu'il n'atteigne pas le niveau des deux premiers singles Eddy Steady Go et Gorgeous. C'est alors qu'elle jouait à Londres dans la comédie musicale Cats que Rozlyne Clarke fut remarquée par le producteur Nicolas Skorsky, qui s'empressa de lui écrire un album en confiant la réalisation artistique au prodige du moment, Eddy Beatboxking. Il faut dire qu'à la réécoute de ses remixes 25 ans après, la qualité du son et des arrangements n'ont pas souffert de l'ouvrage du temps.

3/ YANKEES "I Can't Feel It" : tube antérieur à mon arrivée sur Skyrock, il me semble tout à fait inspiré de I Can't Stand It de Twenty 4 Seven. C'était l'époque où la fameuse loop de Hot Pants de Bobby Byrd  revenait dans environ 584 productions chaque année (dont celles de Steve "Silk" Hurley d'ailleurs).
Le pied était tellement surmixé qu'il a fallu en calmer les ardeurs à l'EQ.

4/ Mr LEE "Get Busy" : la preuve encore avec ce titre de hip-house sorti en 1989 ! Autre tube notable, Pump That Body (1990). Ecoutez Benny B et vous aurez la version belge de ce style né à Chicago.

5/ REEL 2 REAL "I Like To Move It" (Reel 2 Real Dub) : je suis fier d'avoir pu me procurer un test pressing Strictly Rhythm en Direct Metal Mastering (DMM) de ce titre et de l'avoir joué en soirées avant qu'il ne devienne un tube. Je pense qu'aujourd'hui, grâce à ses couplets raggamuffin et son gimmick térébrant, il continuerait de faire exulter les foules en club.

6/ GREED "Pump Up The Volume" (Original DMC Mix) : un savant mélange de Reel 2 Real et de Nightcrawlers.

7/ SPOOKY "Schmoo" (Original Version) : c'est totalement hors contexte puisque je ne l'ai jamais joué sur Skyrock, mais c'est tellement bon a réentendre. Spooky est avec Bass-O-Matic, React2Rhythm et Leftfield les artistes majeurs de ce label underground londonien fondé par William Orbit.

8/ T.F.O. "Just Keep In Your Love" (Farfikaya Mix) vs. (House Mix) : c'est là toute la richesse de la dance italienne à son apogée en 1992, capable de commettre des versions New Jersey Garage, trance ou bien totalement eurodance.
Le titre était sorti en France chez Airplay, mais je n'ai pas souvenir qu'il ait brillé dans les classements, ce qui n'était pas un drame puisque le juteux marché des compilations permettait toujours de rentrer dans ses frais.

10/ JOY SALINAS "Bip Bip" (Fargetta Remix) : excellent remix de Fargetta ! un refrain et un gimmick techno mais des couplets aux accords garage... une symbiose tout à fait méritoire.

11/ CORONA "The Rhythm Of The Night" : je ris aujourd'hui d'avoir naïvement cru à l'époque où je présentais le Hit Des Clubs et que je j'étais invité aux divers show-cases parisiens organisés par les labels, que la brésilienne aux jambes infinies et aux longs dreadlocks était la véritable chanteuse - la systématisation de ses apparitions en play-back aurait dû me mettre la puce à l'oreille-. C'était en fait une choriste du nom de Giovanna Bersola, non créditée, qui assurait les voix et c'est elle que l'on retrouve aussi sur le hit The Summer Is Magic ! Tant de supercheries (comme avec l'affaire Cappella) ne pouvaient qu'apporter de l'eau au moulin des détracteurs de l'eurodance qui, tel le mouvement Disco Sucks en 1979, finirent par avoir la peau de cette pop music illégitime.

La "fausse" Corona est passée samedi dernier dans l'émission de Patrick Sébastien  Les Années Bonheur, mais ça ne pose de problème à personne.

12/ SPACE MASTER "I Need You" (Master Mix) : Cutmaster et moi-même étions fans de ce concept imaginé par le producteur italien Pieradis Rossini.
Cette voix déchire tout ? ne cherchez pas bien loin, c'est celle de l'incontournable Loleatta Holloway dans Crash Goes Love, un titre freestyle sorti en 1984 (d'ailleurs très similaire à Baby Talk de Alisha) et dont un accapella avait été commercialisé en 1992, date de sortie de I Need You. L'opportunisme italien avait encore fait des siennes !

13/ MALCOM McLAREN "Magic's Back" (Techno Mix) : je l'ai toujours joué en tant qu'import dans les Top Dance megamixes. Il fait partie de la bande-son d'une série télé anglaise dont je n'ai jamais entendu parler.
La version originale très mainstream est à mille verstes de cette épique version techno qui n'a presque rien conservé de la voix d'Alison Limerick.

14/ FAR TOO LOUD "Turn It Up (Desibel)" (Vocal Mix) : final avec un disciple des Prodigy. Far Too Loud est un brillant représentant du style "Nu Breaks", qui se caractérise par un arrangement déstructuré, l'abondance de collages sonores de petits samples et l'emploi délibéré de sons agressifs (souvent issus de plug-ins comme Massive ou Reason). Il y a un refrain, certes, mais ça n'est évidemment pas ce qui retient l'attention.
Ça ne passera jamais sur NRJ et ça se consomme à petites doses, mais ça mérite qu'on y prête une oreille attentive car c'est un véritable travail d'orfèvre et je n'imagine pas le nombre d'heures nécessaires à fabriquer de tels morceaux.

vendredi 3 octobre 2014

N° 222 : Texas House Lover (Calippo, Duke Dumont, Namy, Secondcity...)


Set non disponible

J'ai noté depuis quelques mois une propension de certains producteurs de house music à détuner les voix vers le bas de manière assez violente, avec curieusement un résultat qui ne dessert absolument pas le morceau. C'est une épaisseur nouvelle qui vient se greffer sur la voix en alourdissant légèrement l'arrangement, ce qui sied particulièrement à la deep-house.

Vous en entendrez deux exemples flagrants dans ce set : Need A Friend de Calippo et I Got U de Duke Dumont.

Pourquoi démarrer un set par un vieux titre du groupe TEXAS ? comme vous le devinez, c'est que le titre qui suit en utilise la substantifique moelle.
En parcourant le site www.acapellas4u.co.uk (un site essentiel pour tous les bidouilleurs de remixes et mash-ups), j'ai découvert à ma grande stupeur que la version accapella existait alors qu'elle n'est répertoriée nulle part sur une sortie officielle du groupe.
L'expérimentation du DJ suisse CALIPPO avec "Need A Friend" est tout à fait remarquable et je pense que la France est encore passée à côté d'un hit en puissance, gangrenée qu'elle est par tous ces titres "soleil" d'une grande inanité qui encombrent les playlistes des radios et des chaînes musicales.
Heureusement, il existe des labels indépendants tels que Enormous Tunes (label deep-house basé à Zürich) qui ose nous proposer de telles merveilles.
Coutumier de l'exercice, Calippo nous a offert d'autres titres détunés de la même trempe avec notamment Back There (EDX's Dubaï Skyline Remix), All Day ou The Conductor (Nora en Pure Remix), tous avec ce savant mélange de piano et de basses "square". Cette démo réalisée sur le logiciel Massive sera plus explicite pour illustrer ce son de basse si particulier.

Le renouveau d'une house apaisée et sexy se fait également entendre à travers des titres emplis de soul comme "Pushing On" du duo germano-suisse OLIVER $ & JIMI JULES.
Le sample est extrait de Pushing On de Quantic Soul Orchestra feat. Alice Russell, véritable hommage à la soul de James Brown.

Le producteur britannique DUKE DUMONT s'était illustré en 2013 avec un premier hit 100% vintage house, Need U (100%).
En 2014, il parvient à scorer en France avec le très accessible "I Got U". C'est un titre "soleil", certes, mais du soleil classieux et non une "africonnerie" du genre Magic System ou Chawki.
Dans la version originale, le son de steel drum me rappelle vaguement le tube de Dario G Sunchyme (1997).
Le mix présenté ici est celui du producteur suédois Jonas Rathsman, un artiste encensé par Pete Tong, le célèbre DJ de la radio BBC1.

Retour de l'australien Sonny Fodera dans un Deep Dub de "Hotwire" par COLETTE. DJ originaire de Chicago, son album house/électro-pop When The Music's Loud (2013) et sa voix éthérée sont à l'aune de l'univers de Haley, la chanteuse de Kaskade.

Puisque MK alias Mark Kinchen revient quelque peu dans l'actualité électro notamment avec des remixes de Lana Del Rey et de son tube Always (Route 94 Remix), replongeons-nous dans ses premières œuvres dont ce très sombre dub mix de "I can't get no sleep" de MASTERS AT WORK. J'ai d'ailleurs un peu édité la version !

La suite nous propulse directement à la fin des années 80, époque où la piano-house cinglait vers les sommets.
"I Wanna Feel" est le seul titre abordable du DJ américain SECONDCITY (a.k.a. Rowan Harrington). Fort de sa première place obtenue dans le UK Dance Charts en juillet 2014, il a logiquement été signé chez une major, Sony en l’occurrence.
La vidéo sur YouTube a été visionnée près de 8 millions de fois, mais la France semble rester sourde.
Le titre est disponible sur une incontournable compilation (hélas mixée) du label Ministry Of Sound, The House That Garage Built, qui convoque vieux classiques et nouveautés prometteuses.

Le Chuff Chuff Dub de "Everything Is Gonna Be Alright" par SOUNDS OF BLACKNESS (1994), coruscante version garage, reste une oeuvre méconnue de CJ Mackintosh, les versions R'n'B ayant été largement priorisées.

En revanche, la version garage de François K de "Tout est bleu" de AME STRONG S.A. fut une aubaine pour les quotas français en radio en 1997. Je l'entends encore sur des radios spécialisées comme FG.
La version originale très douce symbolise les linéaments d'un style chill/lounge qui allait s'imposer à la fin des années 90 avec notamment les compilations Buddha Bar ou Café Del Mar.
En quête d'une parolière pour de futures productions garage en français et séduit par les textes de la chanson, j'avais rencontré en 1997 la chanteuse et auteure Pascale Hospital au Café Beaubourg à Paris, mais nous n'avions finalement pas collaboré. C'est en recherchant son nom pour les besoins de cette chronique que j'ai appris qu'elle était décédée tragiquement à l'âge de 46 ans en 2005.

NUYORICAN SOUL "Runaway" (Mousse T's Jazz Funk Experience) : c'est un extrait de l'album sorti en 1997 et dont les autres titres-phares étaient It's Alright, I Feel It et surtout I Am The Black Gold Of The Sun (et son fantastique remix par 4 Hero).
Nuyorican est un mot-valise américain qui désigne les Porto-Ricains de New-York, totalement acquis à la culture afro-américaine, ce qui les oppose aux Boricuas, expatriés de l'île de Porto-Rico, mais qui ont conservé leurs traditions.

Je crois que je viens de dénicher ce qui sera sans doute l'un de mes top ten soulful house de la décennie en cours : NAMY & KATHY BROWN "Not This Time" (Director's Cut Classic Mix)
C'est encore avec tristesse que je réalise que ce diamant est sans doute l'une des dernières productions de Frankie Knuckles, décédé le 31 mars 2014 et dont la disparition a porté un coup presque fatal à la house music.
Je vous renvoie d'ailleurs à l'excellent papier de Yannick Barbe paru dans le magazine Têtu le 1er avril dernier, et qui met en exergue le point de vue de Knuckles sur l’inexorable déliquescence des goûts du public gay, qui était pourtant à la base de l'existence et de l'essor de cette musique. Le journaliste souligne cependant que le renouveau arrive grâce à de très jeunes producteurs, qu'ils soient allemands ou anglais (comme Disclosure) - et j'ajouterais les suisses doublement représentés dans ce set - , mais que la deep-house, aux basses bien rondes, est plutôt devenue l'apanage des jeunes hétéros.

Et Namy dans tout cela ? à ma grande surprise, il est japonais et Dieu sait que j'ai peu d'estime pour la house music qui vient de là-bas, trop gentillette et propre sur elle à mon goût. Ce Namy alias Yutaka Takanami a collaboré notamment avec Monday Michiru, chanteuse de soul-jazz japonaise mais vivant désormais aux USA, dont j'avais joué précédemment deux versions de son titre Epiphany.
Son single From Now On est signé en 2012 sur le prestigieux label new-yorkais King Street Sounds et c'est j'imagine ce pied à l'étrier qui lui a ouvert les portes d'une collaboration sublime avec Kathy Brown, qui a co-signé le titre et réalisé les arrangements vocaux. Toutefois, ne vous attardez pas sur les autres remixes car aucun n'arrive à la cheville de la version de Director's Cut. Et à nouveau, je m'incline devant le talent d'Eric Kupper qui, en clavier émérite, a sans doute trouvé ce jeu d'accords magique qui métamorphose la mélodie.

Final avec une soulful 100% frenchy : UPTOWN FUNK EMPIRE "You've Got To Have Freedom".
Elle est l’œuvre du producteur multi-instrumentiste lyonnais Bruno "Patchworks" Hovart.
Pour ce single, il a notamment fait appel à la voix d'Ange Fandoh (que l'on avait aperçue dans The Voice Saison 1) avec qui j'ai réalisé une maquette d'un titre soulful que j'avais composé en 2012. Ayant cessé la production, le projet est en stand-by, mais si par miracle je peux me relancer, il verra peut-être le jour.

vendredi 26 septembre 2014

N° 221 : A Sky Full Of Trance (Filo & Peri, Dinka, George Acosta...)


Set non disponible

Lorsque j'ai entendu pour la première fois "A Sky Full Of Stars" de COLDPLAY, comme beaucoup de monde, j'ai tout de suite accroché. Je me demande d'ailleurs si ce n'est pas ce qu'ils ont écrit de plus fédérateur depuis Viva La Vida.
Et à l'écoute du jeu d'accords, l'un de mes titres trance de prédilection, "This Night" de FILO & PERI, a immédiatement surgit dans ma tête.
Ainsi, les grands Coldplay s'étaient-ils largement inspiré de cet obscur titre sorti en 2010 par un duo de producteurs américains.
Grâce à un timestretching poussé, le mélange parfait des accords devint possible. Je ne suis pas le premier à avoir pensé à l'idée, mais mon "semi-mash-up" a été réalisé "live" à l'arrache sur Traktor.

"Love Rain Down" (First State Remix) de GEORGE ACOSTA est une pure merveille. Je suis totalement envoûté par la voix de la chanteuse Fisher.
Comme c'est également le cas avec la chanteuse celte Audrey Gallagher pour Filo & Peri, les producteurs de trance et de progressive ont ce don de savoir choisir des voix angéliques pour interpréter leurs morceaux et c'est en grande partie ce qui crée la magie, même si la programmation des synthés et des effets jouent dans le résultat final.

En  2012, Airplay avait sorti un fantastique titre de progressive house dans le style Swedish House Mafia : "Beating Of My Heart" par les suédois de M3-OX.
Pour les amateurs de lounge, un Tranquility Mix totalement planant a été commercialisée en 2013.

La plus belle réussite des DJ/producteurs australiens GOODWILL & HOOK N SLING est incontestablement ce remix de la ballade Big Jet Plane de Angus & Julia Stone sous le titre "Take You Higher".

BELLATRAX feat. Sophia May "I Can't Help Myself" (Sunfreakz Extended Mix) : Sophia May faisait partie des chanteuses que j'avais contactées en 2011 pour mon projet The Oyster Protocol avec Cutmaster, mais les tarifs prohibitifs (2000£ la séance) m'avaient hélas vite dissuadé d'entrevoir toute collaboration. A cette époque, forte du succès du titre de Bellatrax et de son single Another Day, Sophia May était en partance pour une carrière américaine.
I Can't Help Myself est avec Can't Hod Back l'un des deux seuls tubes du DJ Chris Dececio. C'est un must-have absolu de la piano-house vintage.

DIM CHRIS est à mon sens le DJ français qui nous a gratifié en 2010 du plus beau titre de Vocal House, "Sometimes", et c'est le seul frenchy qui ait pu s'offrir les services de celle que je considère comme la plus grande diva blanche de la house music : Amanda Wilson.
Amanda Wilson possède toutes les qualités que j'apprécie chez une chanteuse : une voix claire, sensuelle ou puissante selon l'intensité souhaitée, avec un contrôle total du vibrato. C'est la reine de l'appogiature (chère à Jenifer), un artifice vocal consistant en une petite note dissonante (ou sans tonalité) qui sert à accentuer la note suivante (note principale).
Elle symbolise le meilleur exemple de ce talent à passer avec une facilité déconcertante d'une voix de tête (une voix sans puissance pour interpréter les notes aigus) à une voix de poitrine (à pleine puissance pour les notes situées dans le registre naturel). Ecoutez-bien des chanteurs comme Pascal Obispo, Christophe Willem ou Chris Martin (de Coldplay), ce sont des experts en la matière.
La mélodie et les arrangements de Sometimes sont un cadeau pour les oreilles mais, malgré un très beau clip, ce titre est passé inaperçu dans les médias.

LEVENTINA & DINKA"Elements" (2013 Reload) : ne vous fiez pas à l'image de baby doll blonde aux yeux bleus, Dinka est une DJ suisse respectée et adoubée par Tiesto. Elle propose une progressive house très mélodieuse. Pour Elements, elle s'est associée au duo Levantina, également suisse, et tous font partie du collectif The Helvetic Nerds qui compte également des artistes comme Nora En Pure ou EDX.

"How Would U Feel" de DAVID MORALES me rappelle toujours l'époque où je jouais au jeu vidéo GTA Vice City Stories/The Ballad Of Gay Tony. Dans l'une des missions, vous devez vous rendre dans une discothèque et danser parfaitement sur la piste, notamment sur ce titre.
La version jouée ici est celle de Peter Rauhofer, le producteur autrichien de Danube Dance et Club 69, hélas décédé en 2013 d'une tumeur au cerveau.

Bien évidemment, la similitude du gimmick avec "The Real Thing" de TONY DI BART appelle le mix entre les deux titres.

Petit clin d’œil au Hit des Clubs Skyrock (que j'ai animé un temps) avec un "Reel-2-Real-like" : THE OUTHERE BROTHERS et "Boom Boom Boom" sorti chez Happy Music en 1995. Il se situe dans la ligné de If You Wanna Party de MOLELLA feat. The Outhere Brothers, autre tube du Hit des Clubs sorti la même année chez Scorpio.

Final avec un titre house assez indescriptible, "Gotta Have Hope" de BLACKOUT. Le remix de Dillon & Dickins contient un large sample de la B.O. du film 2001 Odyssée de l'Espace qui arrive de manière tout à fait inattendue aux 3/4 du morceau, intermède flamboyant avant le retour du rythme et d'une slap basse hargneuse. La voix, assez identifiable, est celle de Loleatta Holloway, que l'on retrouve sur le hit de Dan Hartman Relight My Fire.

vendredi 19 septembre 2014

N° 220 : 100% Pure House (Sonny Fodera, Changing Planes, Kraak & Smaak...)


Set non disponible

Encore un set qui mélange vieilles gloires et nouveaux talents, mais c'est ce qui visiblement fait ma marque de fabrique selon vos commentaires :-)

1/ CRYSTAL WATERS "100% Pure Love" : même s'il elle apparaît encore épisodiquement dans des featurings (Destination Unknown-ou Calabria, au choix-en 2007), c'est bien au début des années 90 qu'elle caressa des orgues Hammond de la renommée avec cette voix rauque et nonchalante qui la caractérise, notamment sur le tube Gypsy Woman qu'un odieux cover du label Flarenasch priva des places d'honneurs du Top Dance.
100% Pure Love est extrait de son 2e album Storyteller paru en 1994.
Je pense que ce Club Mix assez bordélique dans sa construction est l'oeuvre des producteurs originaux, les Basement Boys.

2/ DEEE-LITE "Groove Is In The Heart" : le producteur américain Gigamesh nous a proposé quelques remixes de bonne tenue comme l'éternel hymne baba cool Dreams de Fleetwood Mac, Cooler Than Me de Mike Posner ou les très récents Pump up the Kicks de Foster The People et Sun de 2 Doors Cinema Club.
C'est l'un des meilleurs ambassadeurs de cette nouvelle vague indie dance qui fait fureur actuellement avec les remixes de Lilly Wood & The Prick et Mr Probz (par Robin Schultz) ou bien Clean Bandit et Likke Li (par The Magician).
Et concernant le hit de Deee-Lite, le lifting est particulièrement réussi grâce notamment à la petite touche "Space Disco" (un style apparu en Italie à la fin des années 70 et dont les représentants actuels se nomment Todd Terje, Lindström ou Prins Thomas).

3/ SONNY FODERA feat. Ari lourdes "Everything You Want" : le très prolifique pape de la deep-house australienne a démarré sa carrière il y a 3 ans dans un style "jackin' house" en collaborant notamment avec Cajmere et c'est en producteur matois qu'il a choisi de s'orienter vers la deep. En récompense de cette décision judicieuse (trop speed, la jackin' house me lasse très vite), je le programmerai régulièrement dans les prochaines semaines.

4/ FCL "Let's Go Seven" : une deep-house cette fois-ci en provenance de Belgique (une fois n'est pas coutume hélas). Les loops de Traktor permettent de faire durer le plaisir sur l'accapella de l'intro.
Leur nouveau single It's You est sorti récemment sur Defected Records avec notamment un excellent remix de Mousse T (bientôt programmé).

5/ DISCLOSURE feat. Sinead Harnett "Boiling" (Medlar Remix) : ce duo anglais composé des deux frères Lawrence annonce peut-être un renouveau du garage bien que leurs titres les plus populaires (Latch, You and Me) n'aient rien à voir avec ce style. Tel un éternel optimiste, je crois encore à l’avènement de ce style. Quand je fais écouter des morceaux à des amis ou des relations, ils me disent souvent "Putain, c'est vachement bien. J'entends jamais ce genre de truc !"... et pour cause, les radios font de la rétention, trop soucieuses de perdre des auditeurs (car les patrons de radios ne sont que des financiers, pas des directeurs artistiques) et avec la disparition de notre maître Frankie Knuckles dont les remixes signés Director's Cut avait laissé entrevoir de grands espoirs, je crois que la messe est dite (L'émission Le Supplément sur Canal+ avait quand même diffusé un hommage à l'artiste cet été).
Pour en revenir à Disclosure, il est tout à fait urgent de se procurer la "Special Edition" de Settle, qui reste l'un des meilleurs albums de musique club de l'année, 11.99€ pour 37 titres et remixes dont certains ont déjà conquis les sybarites de la house music.

6/ JANET JACKSON "That's The Way Love Goes" : pour l'enchaînement, les accords de Disclosure m'ont immédiatement orienté vers ce fameux remix garage de CJ Macintosh qui porta à l'empyrée le titre original en 1993.

7/ NYDC "Up In This House" : alliance de New York et de Washington DC, Danny Tenaglia et Deep Dish sont pressentis pour avoir réalisé ce titre et il est vrai que le son me laisse croire que Tenaglia était au mix. Totalement dans l'harmonie, le mix sur le gimmick de synthé de Janet Jackson était trop tentant.

8/ ROBIN S "Show Me Love" : il fallait bien que je le mixe un jour même si ce titre est "burn" dans ma tête à force de rabâchage. Quand j'avais reçu le double pack à Skyrock, cette version m'avait laissé assez indifférent.

9/ PETER BROWN feat. Ann Bailey "Let Me Go" (Changing Planes Remix) : du Robin S à la sauce 2013 avec un zeste de progressive house.

10/ KLAUE & TATZE  "Inside Me" (Changing Planes Remix) : un "double power" pour Changing Planes qui semble être à nouveau duo de remixeurs anglais. On flirte à nouveau avec les ambiances à la Kings Of Tomorrow.

11/ KRAAK & SMAAK "Mountain Top" : une réappropriation tout à fait merveilleuse de l'accapella de Walking On Sunshine de Rockers Revenge. Le trio hollandais composé des DJ's Mark Kneppers, Oscar De Jong et Wim Plug nous livre une house édénique au pays des riffs de Good Life de Inner City. Ce single a été signé sur la division deep-house (Spinnin' Deep) du prestigieux label Spinnin' Records pourtant très axé sur la trance et une électro souvent brutale... comme quoi cette house sexy, aux tempos assagis, retrouve ses atours pour séduire la plèbe abrutie par l'électro.
Et sachez que 126 BPM est une limite au-delà de laquelle le groove disparaît inéluctablement (sauf renfort de percussions).

12/ MARATHON "Movin'" (Lee's Vocal Dub) : et c'est donc fort logiquement que ce set s'achève dans cette couleur vintage avec un remix injustement méconnu de Joey Negro datant de 1990. La version originale est totalement indie-rock.

La semaine prochaine, retour furtif de la Trance après de longs mois d'absence.

vendredi 12 septembre 2014

N° 219 : A Leisurely Reprise (Ralf Gum, Disclosure, Groove Armada...)


Set non disponible

Cette reprise "sans se presser, à la cool" signifie hélas que j'ai désormais un peu (beaucoup) de temps pour me consacrer à mes sets et mon blog. J'eus aimé un sursaut, même léger, de l'économie durant la période où j'ai pu exercer une activité, mais la bande de rastaquouères qui nous gouverne n'est manifestement pas capable d'inverser la tendance alors que son chef, archétype du petit bourgeois minable, lâche, cynique et macho, avait tant décrié le bilan de son prédécesseur lors de sa mémorable (et aujourd'hui risible) anaphore du débat d'entre-deux-tours.

Mais revenons-en au sujet qui nous rassemble ici : la musique club (de qualité, si possible).

J'ai fait beaucoup d'efforts, entrepris de longues recherches sur Beatport, Itunes ou Soulseek, écouté les mixes du samedi soir sur Virgin Radio (la seule qui diffuse autre chose qu'une bande-son tapageuse à une heure décente - et je regrette vraiment que l'émission de Better Days de Bibi sur NRJ soit reléguée à un horaire indu) pour pouvoir collecter par miracle quelques nouveautés intéressantes.
Pour qui sait faire preuve de patience et d'obstination, ces petits bonheurs sont une récompense qui se mérite alors que le vulgum pecus se contente de s'ébaubir à l'écoute des pitoyables titres "soleil" (avec Magic System en chef de file), des daubes franchouillardes de Maître Gims, Black M ou Tal et de cette dance music frelatée par les marchands de boucan que servent sans scrupules les radios FM. C'est ce qu'on appelle le nivellement culturel par le bas, car plus le peuple devient con, plus il est aisé lui faire gober n'importe quoi.

"Tout part en brioche, ma pauv' dame !", et c'est un vieux chnoque de la dance music qui vous l'dit !

1/ RALF GUM feat. Monique Bingham "Take Me To My Love" : Un Stripped Mix tout en sensualité et douceur qui illustre parfaitement cette rentrée. Monique Bingham est la voix du titre Get Another Plan de ABSTRACT TRUTH dont François K avait livré un flamboyant remix en 1996.
A découvrir également, outre le Main Mix assez similaire, la version garage de Louis Benedetti, une "maison de confiance" en la matière.
Et si vous êtes nostalgiques des ambiances jazzy de Sade, jetez-vous sur le Bigga Bingham Experience Mix.

2/ ANTONELLO FERRARI feat Jennifer Wallace "Make Room For Me" : ce Make Room For The Dub Mix aux relents disco-jazz est à mon avis plus convaincant que la version de Joey Negro, qui avait pourtant été en tête des ventes sur Traxsource en juillet 2013.

3/ DISCLOSURE feat. Sasha Keable "Voices" : j'avais déjà joué un de leur remixes (Running de Jessie Ware), mais c'est ma nièce (qui les avait vus sur scène) qui m'a vivement conseillé d'écouter leur discographie. Sans le savoir, je connaissais déjà leur titre You & Me (Flume Remix), une pub de la marque Lacoste (décidément très branchée électro-pop avec aussi le titre Embody du français SebastiAn).
Ce Voices, titre d'album, est tout à fait dans la lignée de ce que pourraient proposer les Kings Of Tomorrow ou Grant Nelson.

4/ GROOVE ARMADA "Feel The Same" : j'aurais apprécié qu'il existe une version Extended de ce titre d'album paru en 2008, les remixes très linéaires proposés par Muthafunkaz desservant totalement la chanson.

5/ BIZARRE INC "Took My Love" (Room 101 Mix) : extrait de l'explosif double pack promo de ce titre paru en 1993, follow-up parfait de I'm Gonna Get You.

6/ NELSON "FFWD" CRUZ "My House" (1989) : ça craque de partout, un vieux vinyle sans doute échappé d'une cave aux relents de moisi, bref de la bonne house des années 80 bourrée de samples. Nelson Cruz est tombé dans les oubliettes. Son tube You've Got That Touch (1991) sorti chez Airplay était nettement plus happy et R'n'B.

7/ DISCO FREAKS "Take Me 2 The Sun" (2009) : un bond de 20 ans en avant pour ce one-shot sorti sur le label des Freemasons (un énième duo de producteurs anglais... à croire que c'est le chiffre magique chez nos voisins d'outre-Manche) et mixé par ces derniers. Il est extrait de la compilation Disco Heaven du label Hed Kandi. L'accroche de la pochette annonce "A Glittering Selection Of The Sexiest Disco House" et le fait est qu'avec d'autres stars à l'affiche comme Joey Negro, Grant Nelson, Timmy Vegas ou DJ Memê, ils ne se fichent pas du client (comme c'est souvent le cas sur les compilations "house" sorties de nulle part qu'on retrouve parfois sur Itunes). Et d'ailleurs, si vous souhaitez faire une très bonne affaire en matière de soulful house, achetez sans tarder Hed Kandi Beach House 2014, 45 titres (hélas pas tous en version intégrale) + 3 mixes d'1h15, le tout pour la somme incroyable de 9,99 € sur Itunes (Pierre Bellemare n'aurait pas mieux vendu le produit !!!).

8/ KAMASUTRA "Where Is The Love" : à l'époque où il signait encore de la house italienne (bien que ça n'ait jamais été sa tasse de thé), le label Airplay nous avait gratifié de ce qui reste le plus beau clin d’œil artistique fait au tube de Stardust.

9/ KEVIN PRISE & PETER BROWN "Higher 'N' Higher" : ils nous refont le coup du sample de Mainline de Black Ivory (déjà utilisé par B. Slade sur Get Over U), mais on adore (même si c'est un peu répétitif).

10/ BINI & MARTINI "Happiness" (David Morales Dub Mix) : version déjà chroniquée pour le set N°106.

11/ WHAM! "Everything She Wants '97 : qui aurait imaginé que Todd Terry s'attaque au remix de ce monument de la variété anglaise époque brushings soyeux et impeccables ?

12/ JUNIOR SANCHEZ feat. Dajae : un hit de 1999 soutenu par la voix de la diva de Chicago Dajae, rendue célèbre par le hit Brighter Days de Cajmere (1992). L'incontournable site Whosampled.com a réussi à découvrir d'où provient le petit gimmick au synthé (et j'avoue que je n'aurais jamais trouvé) : Promises de Barbra Streisand ! il fallait oser faire de cette ballade un titre happy house ! et de cet album de Streisand produit par les Bee Gees en 1980, je n'avais (comme tout le monde) retenu à l'époque que les titres Woman In Love et  Guilty (voire Run Wild qui revient à ma mémoire).

samedi 12 juillet 2014

N° 218 : Flavour of the Old School (Mary Jane Girls, Ce Ce Peniston, Nomad, D Train...)


Set non disponible

Dernier set avant les sacro-saintes vacances que je souhaite excellentes à celles et ceux qui pourront en prendre.
Je publierai un ou deux Top Dance Megamixes inédits d'ici fin septembre.

Ce set au doux parfum du passé démarre avec les MARY JANE GIRLS et "In My House". C'est un peu comme si les Supremes avaient survécu aux années 80 et s'étaient reconverties dans une funk-house cadencée par les boites à rythmes.
Produit par feu Rick James, ce clin d'oeil à la Motown est d'autant plus évident que ce single était sorti en 1985 sur le label Gordy (Berry Gordy étant le fondateur du célèbre label de Detroit).
Les Mary Jane Girls sont toutefois bien plus connues pour leur hit "All Night Long" (1983).

"Stop & Go" de DAVID GRANT aurait certainement échappé à mon attention si je ne l'avais pas vu à l'émission Top Of The Pops lorsque j'étais étudiant à l'Université de Londres en 1983. C'est une copie relativement bonne du style du grand Michael Jackson qui triomphait à l'époque avec l'album Thriller.
L'acmé de sa carrière fut toutefois sa remarquable ballade "Could it be i'm falling in love" en duo avec Jacki Graham.

Récupéré sur Soulseek, ce Shield Your Eyes SFO to ORD Edit de "You're The One For Me" de D-TRAIN reste une énigme, mais se révèle toujours plus facile à mixer que l'original assez instable.
Il est disponible sur Soundcloud.

MATT BIANCO "Wam-Bam Boogie". J"avais découvert cet artiste dans un style "vintage jazz" (un genre musical très couru au début des années 80 au Royaume-Uni) avec notamment le single "Whose Side Are You on?" (et la chanteuse Basia) et l'album éponyme est d'ailleurs un must have pour toute discothèque qui se respecte.

Cette version Soul de "(I wanna give you) Devotion" de NOMAD a souvent été programmée dans mes Top Dance Megamixes.
Non créditée (volonté ou non de l'interprète ?), c'est Sharon Dee Clarke ("Something Special") qui est au lead vocal.

Petite revue d'effectifs de la Dream Team de ID Productions avec "Dunno what it is"  des BEATMASTERS (E Smoove's Groovy Mix), "Keep On Walkin'" de CE CE PENISTON (Silky Soul 12inch) et "Boy You Knock Me Out" de TATYANA ALI (Maurice's Xclusive Club Mix).
Concernant ce dernier titre, empruntant l'intro magique au piano Rhodes de "Summer Madness" de Kool & The Gang, la version originale produite par Will Smith est une éminence du style R'n'B.

N'oublions pas ROBIN S et "Luv 4 Luv" dans un Old School Mix de circonstance (par Stonebridge) et WHITNEY HOUSTON "Queen Of The Night" dans une majestueuse version garage livrée par CJ Mackintosh.

Le set prend un tournant plus contemporain sur la fin avec deux missiles house très récents : CHAD TYSON "Heard It Like This" (2014 - Original Mix) et LISA SHAW "Heartbeat" (2013 - Migs Deep Salted Dub).

vendredi 6 juin 2014

N° 217 : Real Disco Gems (France Joli, Melba Moore, La Velle, Gonzalez...)


Set non disponible


Mené à un train d'enfer, voici un set qui prend le pari de vous faire découvrir l'authentique disco des années 70 en faisant fi des sempiternels tracklistings (Boney M, Ottawan, Ritchie Family, Sylvester, Village People, Patrick Hernandez....) de ces compilations au rabais vendues dans les grandes surfaces et concoctées par des chefs de produit sans doute assez ignorants de ce style pourtant riche en joyaux inestimables.
Mais, plus grave encore, peut-être que ces mêmes compilateurs estiment que le client ne mérite pas autre chose au nom de la sacro-sainte loi des 20/80 (20% des titres représentent 80% de ce que les consommateurs veulent entendre et acheter), comme si nous étions de parfaits abrutis incapables d'apprécier ce que nous ne connaissons pas toujours.

Démarrage par un exercice de style souvent utilisé par Moroder avec Donna Summer : l'intro-ballade.
Un artifice parfait pour se placer de manière imparable en sortie de la série de slows. Les titres "Enough is Enough" (avec Barbra Streisand) ou "On the radio" en sont des exemples célèbres.
Il s'agit ici de "Come to me", premier hit de la chanteuse canadienne FRANCE JOLI, dont on n'a souvent retenu que le fabuleux "Gonna get over you".
L'arrangement ultra nerveux (133 bpm) ne laisse aucun répit et les transitions aux congas font mouche. Une voix masculine surgit soudain dans un break. Peut-elle s'agit il de Patrick Swayze, allez savoir ! non, plus sérieusement, je pencherais pour la voix du producteur, Tony Green (puisque aucun artiste n'est crédité). Georgio Moroder, Michael Cretu (Sandra) ou Frank Farian (Boney M) ne chantaient-ils pas aussi sur leurs productions !

"I'm a man" de MACHO est un reprise épique de l'original du Spencer Davis Group. Par ses riffs de cuivres, elle présente bien des similitudes avec le titre "Give me some lovin" de Kongas,  un groupe produit par Cerrone. Mais qui a copié l'autre ?
Les défenseurs de Cerrone affirment que son titre est sorti bien avant alors que les partisans de Mauro Malavasi (le producteur italien de Macho) argueront qu'il a bien trop de talent pour se compromettre dans le plagiat. Alors reste l'hypothèse d'un ingénieur du son qui aurait quitté la team Cerrone en emportant des bandes (les sons de cuivres sont presque identiques dans les deux titres). Dieu seul connait la réponse...

Autre exemple de disco tonitruant avec "Playgirl" de la chanteuse LA VELLE. J'espère que mon copain Fred qui détient les éditions de ce titre pourra récupérer quelques sous si d'aucuns d'entre vous craquent sur ce titre et vont se le procurer sur les plateformes légales.
La Velle est le cas typique de la super chanteuse de jazz à qui l'on propose de réaliser un "coup" disco en ciselant une mélodie sur mesure. Ecoutez ce final qui monte en tonalité à chaque mouvement, poussant la voix dans ses derniers retranchements. Et que dire de ces étranges breaks médiévaux à la flûte traversière. "Playgirl" fait partie des plus grands productions disco françaises des années 70 hélas très injustement méconnues... la faute aux compilateurs de pacotille à la culture 20/80 bien sûr ;-))

Vers la fin de son règne, la chanteuse CORONA (je crains qu'elle ne l'ait finalement jamais été puisque des soupçons sur la véritable interprète ont toujours plané) avait réussi avec "I don't wanna be a star" un sublime hit disco grâce à la maestria de l'incontournable Lee Marrow et son astucieuse utilisation de la rythmique de "Contact" de EDWIN STARR (que l'on retrouve juste derrière, histoire d'être sûr qu'il s'agit bien d'un sample). Les violons virevoltants sont dignes des productions de ces années bénies. Je vais encore tomber dans la nostalgie, mais quel dommage que les italiens ne soient plus capables de nous proposer cette dance music insouciante et gorgée de soleil.
A noter tout de même que le couplet de ce "I don't wanna be a star" est entièrement pompé sur "Can't fake the feeling" de Geraldine Hunt. Incorrigibles italiens !

C'est sans doute dans l'optimisme béat qui régnait à l'époque que les paroles de "Pick me up, i'll dance" ont été écrites. "Si tu viens me chercher au bord de la piste, j'irai danser" clame MELBA MOORE dans le refrain.

Auteur de tubes comme "Funky sensation" ou "All this love i'm giving", GWEN McCRAE nous livre ici "Keep the fire burning", un titre plus connoté funky et qui m'amène à trouver un enchaînement avec "Ultrafunkula" de ARMAND VAN HELDEN, le pendant obscur du tube planétaire "The Funk Phenomena". En musique, on ne peut que rarement rééditer les coups avec une idée quasi-similaire.

Cette digression se prolonge avec un remix de "Get on the floor" de MICHAEL JACKSON réalisé par Christian Diodati, remixeur au physique d'éphèbe qui a collaboré avec Mary J Blige, Angie Stone ou Alicia Keys. Ce remix a été commercialisé à l'occasion du 25e anniversaire de la sortie du mythique album "Off The Wall" (1979).
A mon sens, jamais Michael Jackson n'a pu artistiquement faire mieux que ce 5e album solo, opus bourré de hits authentiquement black réalisé cette fois sous la férule du producteur Quincy Jones, même si Thriller est le disque de tous les records.
D'ailleurs on nous ressort régulièrement des inédits que j'avoue ne jamais entendre dans les médias. Il est vrai que la source est quasi-inépuisable puisque Jackson se voyait proposer pour chaque album une centaine de titres pour une quinzaine retenus au final. Remixés à la sauce actuelle, je ne sais pas si l'on sert véritablement la mémoire de l'artiste alors qu'un Quincy Jones rappelé aux manettes (à 81 ans, il vient de produire le nouvel album de la jeune chanteuse pop-jazz canadienne Nikki Yanofsky) aurait sans doute su retrouver la verve et l'éclat des arrangements d'antan. 

Et l'on reste dans la famille avec "Walk Right Now", un tube parmi d'autres ("Can you feel it", "Lovely one", "Heartbreak Hotel") extrait de l'indispensable album des JACKSONS "Triumph" sorti en 1980.

Final dans la joie et l'allégresse de l'année 77 (et pourquoi pas cette année 77 ? après tout j'étais encore jeune, insouciant et d'un optimisme...béat !!!) avec tout d'abord "Haven't stopped dancing yet" de GONZALEZ  et ses percussions à profusion puis une curiosité sortie de mon cabinet (de curiosités) : AMADEO et "Moving like a superstar".
Amadeo est un célèbre chorégraphe basé à Paris qui, lui aussi, s'en était allé de son titre disco à l'époque où tout le monde s'engouffrait dans la brèche (ce fut d’ailleurs l'une des causes de la "mise à mort" du disco en 1979  tout comme les reprises à tire-larigot le furent pour l'eurodance en 1997). Pour un coup d'essai, ça n'est pas un coup de maître absolu puisque l'histoire ne l'a pas retenu, mais ce titre sympathique en vaut bien d'autres.

dimanche 25 mai 2014

N° 216 : Eclectic 80's (Duran Duran, Firefly, Rick Astley, Pet Shop Boys...)


Set non disponible

Éclectiques comme aucune décade auparavant, les 80's auront tout connu : la fin du disco, victime de ses dérives et des imposteurs qui l’ont fait déconsidérer, l’avènement de la funky music puis sa désintégration dans les boîtes à rythmes, la consécration du hip-hop, du freestyle, de la house, de la new wave et de l’italo-disco avec leurs armées de synthétiseurs, des sons tropicaux de Kid Creole et de ses Coconuts, des nouveaux romantiques aux coiffures impossibles, de solides groupes tels que Depeche Mode, Simple Minds, Tears For Fears, U2, Duran Duran, Pet Shop Boys dont certains existent encore…l’explosion des radios libres, les tubes de Gold, Elegance, Bandolero, la chute du Mur de Berlin…Les années 80 auront été les dernières à maintenir le rêve enchanté avant la grande désillusion.

Il y avait encore de grands mélodistes, de grands arrangeurs, des moyens financiers à la hauteur des projets… des boutiques de vinyles et CD fleurissaient à tous les coins de rue : les chaînes Nuggets, Madison, Virgin Megastore, les parisiennes Champs Disques, Lido Musique, Discoparnasse, le Mini Club de Nuit (dont l’un des vendeurs me semblait être Phil Barney)…un disque aimé était un disque aussitôt acheté.

Puis les nouveaux médias (internet, consoles de jeux, ordinateurs, téléphones portables, Ipod) apparurent, dispersant l’offre de loisirs.
Le format mp3 ouvrit la boîte de Pandore en faisant de l’échange de fichiers et de la multiplication des copies un jeu d’enfant.

Alors que le cinéma fascine encore, que les chaînes de télé payantes spécialisées dans le sport ou les séries trouvent aisément un marché, la musique est devenue un objet sans valeur. On l’entend dans les magasins, on l’écoute dans la rue sur le haut-parleur minable d’un téléphone portable…qu’il manque la moitié du titre ou que le son soit dégueulasse, peu importe, c’est un simple bruit de fond qui accompagne notre journée.
Auriez-vous l’idée d’aller voir un film en ayant loupé le premier ¼ h, avec une image granuleuse en 4/3 et un son mono ? bien sur que non car vous êtes exigeants sur ce que vous payez 12 euros.
Mais ce mp3 qui vous a coûté zéro, qui n’a pas d’emballage, ni de pochette, dont vous ignorez qui a composé le titre, arrangé le mix, dont vous ignorez parfois l’interprète, c’est juste un fichier de plus pour agrémenter votre bibliothèque. Je ne connais que peu de gens qui m’avouent acheter des disques dans des magasins ou sur internet.

Quand un artiste a touché 5000 euros de royalties sur ce qui a été annoncé comme un « tube », il peut s’estimer heureux… il y a de quoi se décourager de faire ce métier.
Alors, seuls les DJ’s y trouvent leur compte, composant des titres à tire-larigot. Dès le premier demi-succès, ils profitent de l’aubaine pour rentabiliser les frais dans des tournées ou des sets en soirées souvent grassement rémunérés.
D’ailleurs le public qui a payé sa place n’attend rien d’autre de ce DJ qu’une démonstration technique et un étalage d’effets et de sons. On vient « voir » un DJ comme on vient voir un vrai groupe sur scène… il y a bien longtemps que le but n’est plus de faire danser les gens.
Malheureusement, les DJ’s ne sont pas des compositeurs ou des mélodistes hors-pair (sinon nous croulerions sous les tubes), ce sont dans le meilleur des cas de bons bidouilleurs ou des sound designers et les plus connus d’entre eux font généralement appel à des « nègres » pour composer et arranger leurs titres.


Dans cette médiocrité culturelle (qui touche aussi le cinéma), je traîne chaque semaine quelques heures sur Itunes, Beatport ou Traxsource à la recherche de nouvelles sensations.
Mais pour 100 titres écoutés, 1 ou 2 finiront dans ma besace, souvent avec une grande indulgence pour des mélodies tout juste acceptables… mais il faut bien renouveler ma base de données, éviter de réécouter toujours les mêmes titres entendus 500 fois, éviter de se voir ressasser par les radios toujours les mêmes rengaines…alors on fait l’effort.
Les grands mélodistes de la chanson française se font rares. Calogero vient d’offrir le magnifique «Le Soldat» à Florent Pagny, Goldman se cache et livre ses titres au compte-goutte depuis 12 ans (un nouvel album est toutefois prévu cette année), mais Obispo ne me semble plus très inspiré et Voulzy prend son temps…comme d’habitude.
Les grands arrangeurs dance (Stock, Aitken & Waterman, Shep Pettibone, Steve « silk » Hurley) sont à la retraite…Frankie Knuckles nous a quittés récemment.

On me dit que mes sets ravivent les vieux souvenirs, plongent un peu dans la nostalgie, mais vous sortent de la morosité le temps d’une écoute. Il paraîtrait qu'en mélangeant les styles et les époques, ils soient moins ennuyeux que bien d'autres. Tant mieux si mon travail apporte sa pierre à l’édifice.
J’aurais tant aimé vous faire découvrir chaque semaine de nouveaux talents, mais l’exercice se révèle impossible. Alors pardonnez-moi de faire sans cesse référence au passé comme un vieil aigri.

PLAYLIST :

FIREFLY "You Can Lead Me" - 1982
TRAMAINE “Fall Down (Spirit of Love)" - 1985
FUNHOUSE “Dancin’ Easy” (House Mix) - 1988
RICK ASTLEY “She Wants To Dance With Me” (Bordering On A Collie Mix) - 1988
DONNA SUMMER “This Time I Know It's For Real” (Pete Hammond 12'' Mix) - 1989
NARADA MICHAEL WALDEN “Divine Emotions” (Shep Pettibone Remix) - 1988
WHITNEY HOUSTON “I Wanna Dance With Somebody (Who Loves Me)” (12" Remix) - 1987
MY MINE “Hypnotic Tango” (Hypnotic Mix) - 1983
MY MINE “Hypnotic Tango” (Extended Mix) - 1983
DEPECHE MODE “Strange Love” (Razormaid Classic Mix) - 1987
PET SHOP BOYS & LIZA MINELLI “Losing My Mind” (Ultimix Dub) - 1989
DURAN DURAN “All She Wants Is” (US Master Dub) - 1988
DURAN DURAN “All She Wants Is“ (Ultimix) - 1988
2 IN A ROOM “Do what you want“ (12inch Remix) - 1989

jeudi 8 mai 2014

N° 215 : UK Soul inspiration (Maxi Priest, The Funk Masters, Western Block...)


Set non disponible

Playlist : 

GRACE JONES "Slave to the rythm " (12inch Mix)
JERMAINE STEWART "Say it again" (Extended Remix)
MAXI PRIEST "Close to you" (Maxi Version)
DIANA BROWN & BARRIE K. SHARPE "Sun workshippers" (Steve Anderson's DMC Mix)
KLYMAXX "Good love" (Extended Hype Club Vibe)
BANDERAS "This is your life" (Less Stress Mix)
WESTERN BLOCK "Right here, right now" (Extended Twelve)
MAGNETIC SOUL "Love Suite" - samples : "Sweet love" by Anita Baker
THE FUNK MASTERS "It's over" (Decareydited Mix) - lead vocal : Juliet Roberts
IMAGINATION "Music and lights" (Maxi Single)
PM DAWN "Set a drift on memory bliss"

dimanche 27 avril 2014

N° 214 : Groovitation (Knee Deep, Marcus Marr, Young & Company...)


Set non disponible

Playlist

YOUNG & COMPANY "I Like What You're Doing To Me"
HERLEY JOHNSON Jr. "Do It"
RON's EDITS "Heads Together" (original : O'JAYS "Put Your Hands Together")
TEN CITY "That's The Way Love Is" (Acieed Mix)
CRYSTAL WATERS "Makin' Happy" (Happy House Mix)
DJ LE ROI "Dust Of Basement" (Main Mix)
GOLF CLAP "On To You" (Kinky Movement Remix)
KNEE DEEP "Sweet Love"
LYKKE LI "I Follow Rivers" (The Magician Remix)
MIGUEL MIGS "Giving It All" (Miguel Migs Dub Deluxe)
MARCUS MARR "The Music"

dimanche 13 avril 2014

N° 213 : funk soul flava (Curtis Hairston, Uptown Funk Empire, Tommy Bones...)


Set non disponible

Playlist

TOMMY BONES feat Lydia Rhodes "What I Feel" (Eric Kupper Klassic Mix)
TENSNAKE "Coma Cat"
ANTHONY & THE CAMP "What I Like" (Decareydited Mix)
CURTIS HAIRSTON "I Want Your Lovin'" (John Morales M & M Mix)
LYNX "You're Lying" (Decareydited Mix)
CLUBLAND feat. Zemya Hamilton "Come Rain Come Shine" (12inch Club)
TOMMY RAWSON "Brenda Done Died With No Name" (Original Mix)
UPTOWN FUNK EMPIRE "You've Got To Have Freedom" (Uraz Kurt Remix)
URBAN SOUL "Back Together" (Path Of Dub Mix)
URBAN SOUL "Back Together" (Path Of Club Mix)
TOTALLY ENORMOUS EXTINCT DINOSAURS "Your Love" (Waze & Odyssey Remix)

dimanche 30 mars 2014

N° 212 : The Balearic Mix (Gat Decor, Lana Del Rey, Kings Of Tomorrow...)


Set non disponible

Un set qui démarre avec des samples de violons extraits du mythique slow Me & Mrs Jones de Billy Paul (à l'époque où il y avait encore des séries de slows dans les boîtes) puis de vieux classiques trance dont Passion de Gat Decor qui avait réussi à se glisser dans les club charts en France à l'époque (en 1992).
Retour au 21e siècle avec, entre autres, le fabuleux Underlying Feeling de Sylvia Tosun remixé par Adam K & Soha (la version originale est hélas dispensable) et un mix dance de l'énigmatique Lana Del Rey.
Final avec deux hits des été à Ibiza : CJ Bolland et Praxis.

Playlist :

Mr JOSHUA feat. Espiritu "In Praise Of The Sun" (Extended Mix)
GAT DECOR "Passion" (Naked Mix)
LAST RHYTHM "Open Your Mind" (Extended Mix)
BLOOD RUNS DRY "All Of Your Mind"
SYLVIA TOSUN "Underlying Feeling" (Adam K & Soha Dub)
JUSTIN MICHAEL & PHONIC FUNK "Take Me to the Sky" (Instrumental)
KINGS OF TOMORROW "6pm" (Sandy's Blackwiz Remix)
LANA DEL REY "Video Games " (Subterranean Mix)
AKABU "Freak Out The Freaks"
DEPECHE MODE "I Feel Loved" (Danny Tenaglia's Labor Of Love Dub - Edit)
CJ BOLLAND "Sugar Is Sweeter" (Armand's Drum 'n' Bass Mix)
PRAXIS feat. Kathy Brown "Turn Me Out" (Sol Brothers Turn To Sugar Dub)

dimanche 16 mars 2014

N° 211 : Hip soul breaks (Morlack, Al Be Sure, B.O.B., Karyn White...)


Set non disponible

J'ai finalement été reçu à mon concours administratif malgré les conditions très défavorables dans lesquelles s'était déroulée mon épreuve orale.
C'est le grand nombre de points obtenus à la terrible épreuve de la note de synthèse (un grand classique de tout concours administratif) qui a permis en partie de passer l'obstacle.
Cela confirme encore que mon avenir se situe bien précisément dans les métiers de l'éditorial. Si dans le secteur privé l'avenir parait très incertain (s'ils existent encore, les postes que j'occupais par le passé sont désormais proposés sous forme de stages étudiants !), tout reste envisageable dans le secteur public...si le gouvernement actuel ne décide pas de le sacrifier sur l'autel des réductions budgétaires.
Dans le secteur de la santé dans lequel je travaille actuellement et qui est un marqueur hautement symbolique de la valeur d'un grand pays républicain, de graves menaces pèsent sur nos têtes alors que la somme de travail reste considérable et incompressible.

Mais passons sur ces considérations qui risqueraient de transformer ce blog en tribune politique pour revenir à son objet original, la musique.

Faute de trouver de la matière dans les productions actuelles (je crains bien que la soulful house soit proche de l'extinction tant la qualité des titres est d'une médiocrité indicible), je suis contraint de piocher dans les stocks et les archives.
Parmi tous ces classiques (dont certains de la radio Maxximum), j'ai quand même réussi à vous glisser deux productions récentes du français Morlack.

Bonne écoute.

PLAYLIST :

FAT LARRY'S BAND "Act like you know"
MORLACK "Chinchilla" (Original Mix)
TECHNOMANIA "(you're puttin') A rush on me" (Embrace The Bass Mix)
JAY MONDI AND THE LIVIN' BASS "All night long" (Club Mix)
B.O.B "Nothing on you" (Party Bangaz Remix)
LUCY PEARL "Don't mess with my man" (Wicked Mix)
KARYN WHITE "The way you love me" (Hype Remix)
BADBOE "Freak Hip Part 2" (Morlack Remix)
WILL SMITH "Gettin' jiggy with It" (Ultimix)
AL B SURE "If I'm Not Your Lover" (Remix)
REDHEAD KINGPIN "Do the right thing" (Happiness Remix)
BEN LIEBRAND "I wish" (12inch Remix)

dimanche 23 février 2014

N° 210 : filtering the 80's (Paul Young, Talk Talk, Funk re-edits...)


Set non disponible

J'ai passé l'oral d'admission de mon concours le 12 février dernier et l'on ne peut pas dire que les choses se soient bien déroulées.
Présenté comme une épreuve qui se rapproche d'un entretien d'embauche, l'exercice s'est révélé un véritable piège dans lequel le jury n'avait qu'un seul objectif : déstabiliser le candidat.

J'ai donc été particulièrement "saqué" avec des questions secondaires ou vachardes et, tout au long des 15 minutes réglementaires d'entretien, le jury n'a à aucun moment cherché à comprendre mes motivations, à déceler mes compétences, mes aptitudes et mes qualités personnelles pour occuper les postes concernés.
J'émets donc les plus grandes réserves sur mes chances d'admission, d'autant plus que le gouvernement menace encore d'effectuer des coupes claires dans les budgets publics pour lesquels je suis concerné au premier chef dans cette orientation professionnelle, ce qui implique que figurer sur la liste d'aptitude (qui regroupe les lauréats du concours en quelque sorte) ne signifiera peut-être pas une embauche dans les mois qui suivent.

J'avais déjà subi un sort similaire en 2010 lorsque, en CDD au sein de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, des coupes budgétaires drastiques et les prémices de la réforme du Grand Paris m'avaient privé d'une éventuelle titularisation.
C'est la précarisation et l'insécurité qui dictent leur loi aux salariés de ce pays embourbé dans une crise sans fin. Quant aux créateurs d'entreprise et jeunes diplômés, bon nombre d'entre eux sont déjà partis tenter leur chance ailleurs.

Je suis donc de retour timidement au mix avec un seul set pour ce mois de février.

Tout démarre avec le tube disco du batteur jazz américain IDRIS MUHAMMAD "For Your Love" (1980) et sa mémorable ouverture symphonique.

Pour son edit, Ashley Beedle s'est interessé à l'intro et aux breaks instrumentaux du titre très "Abba" (et très gnan-gnan) de ANDREA TRUE CONNECTION "Party Line".

Toujours dans le registre du re-edit, BEARD IN DUST timestretche aux limites de l'acceptable l'accapella de "Ain't No Mountain High Enough" de Marvin Gaye et Tammi Terrell et parvient a masquer la mollesse de l'interprétation, sacrifiée par les algorithmes du sampler, sur une solide base funk pour "Highest Mountain".

Aidés par la technologie toujours plus performante des logiciels de montage audio, les re-edits s'enchainent avec cette fois-ci un titre du 3e album de SOS Band, "High Hopes", tiré de l'un des volumes de la collection GET DOWN EDITS.

LOVEBIRDS n'est pas en reste et nous livre son arrangement autour du sample de "Can't along without you" de Vance and Suzanne, un titre assez obscur du répertoire funky des années 80.

S'ensuivent la reprise du classique disco "Stomp" de Brothers Johnson en version funk par QUINCY JONES et "Stone Love" de KOOL & THE GANG, l'un des ultimes tubes du groupe sorti en 1986.

Pour son remix de "Circle Of One" de OLETA ADAMS, la remixeuse Yvonne Turner emprunte la rythmique de "Land Of Hunger" des Earons.

Passage rapide par la House music avec "Forget The Girl" (Midtown Mix) de TONY TERRY avant un final totalement new-wave qui démarre avec l'extraordinaire remix US de "Such A Shame" de TALK TALK qui nous permet de redécouvrir les pistes de l'original. Le son est puissant et clair, œuvre du remixer Steve Thompson (Whitney Houston, Aretha Franklin, Madonna, Leon Haywood...).

"Fade to Grey" de VISAGE en version Ultimixx et "I'm Gonna Tear Your Playhouse Down" de PAUL YOUNG auront clos le bal.