vendredi 23 décembre 2011

Christmas Set : Skydance PWL Stable (Mel & Kim, Sonia, Kylie Minogue, Rick Astley...)


Set non disponible

C'est avec ce mix nostalgique d'une pop-dance "en mode patate" hélas révolue que je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année.
C'est une partie de la grande écurie PWL (Stock, Aitken & Waterman) qui assure le show !


ROBIN STONE "Show me love" (Original 1991 Mix)
MEL & KIM "That's the way it is" (Extended Version)
CEEJAY "A little love (what's going on)" (Extended Version)
RICK ASTLEY "My arms keep missing you" (The No L Mix)
SONIA "You'll never stop me from loving you" (Extended)
KYLIE MINOGUE "Hand on your heart" (The Great Aorta Mix)
MC HAMMER "Pray" (Slam the Hammer Mix)
MEL & KIM "Showing out" (Get Fresh At The Weekend)
EARTH WIND & FIRE "Thinking of you" (House Mix)
EARTH WIND & FIRE "Thinking of you" (12" Mix)
EARTH WIND & FIRE "System of Survival" (Extended)
JOMANDA "Make my body rock" (The Basic Mix)


En raison de l'intense activité de mixage de nos futurs titres, les sets reprendront le vendredi 20 janvier 2012.

A bientôt.

B. de Carey

lundi 19 décembre 2011

2011, mon retour à la Dance Music


Les années en "1" ont toujours été accompagnées de bouleversements positifs dans ma vie (naissance, entrée en Ecole de Commerce, Skyrock....)

Il me tardait de pouvoir concrétiser un nouvel acte fondateur et c'est in extremis, les 13 et 14 décembre dernier à Londres, que le destin s'est enfin manifesté.

Après 11 mois de travail de composition et de recherche acharnée de chanteuses à travers le monde, les conditions furent totalement réunies.
Le duo DJ Bertrand/Cutmaster était reformé, non plus pour des délires radiophoniques sur Skyrock, mais pour une aventure bien plus sérieuse dans laquelle nous aurions désormais toutes les cartes en main.

C'est dans le quartier de Soho, au cœur de Londres, que nous avons enregistré les voix de nos deux premiers titres dont l'interprète sera la chanteuse anglaise Nickita Starck.
Nous avions été séduit par le timbre et le groove de sa voix en découvrant son single "Enough".

A peine sortis de la gare de St. Pancras, l'ambiance de la capitale exhalait déjà son parfum attachant, déployant avec fierté l'étendard de la décontraction et de l'ouverture d'esprit qui symbolise les "british".



Nous nous attablons dans un coffee shop ? le patron ne manque pas de nous serrer la main avant de partir, prononçant cette phrase amicale : "You Gentlemen going somewhere, i wish you a merry Christmas!"
A Paris, c'est à peine si l'on aurait daigné vous adresser la parole.

Découvrant le studio que nous avions réservé (Dean St. Studio), nous fûmes immédiatement rassérénés par les vibes positives qui l'inondaient. La pénombre dans laquelle se drapait la "room 3" et ses larges sofas en cuir ne pouvait qu'ajouter à la chaleur du lieu.





















Puis ce fut la rencontre avec l'artiste et son manager. Nous avions beaucoup échangés par mail et par téléphone dans les semaines précédentes pour préparer au mieux ces sessions et le "fit" passa tout naturellement.
Ces deux jours d'enregistrement furent mémorables par leur intensité (10h de travail par session) mais aussi par ces quelques moments de décontraction nécessaires pour maintenir l'ambiance.

Sans doute avons nous été d'une très grande exigence sur l'interprétation, "the expression" comme diraient les anglais, mais peut-être avons nous su instiller cette ambiance à la fois studieuse et joviale afin de maintenir la tension à un niveau supportable, cloîtrés dans un studio sans voir le jour.

L'extrême concentration que nécessite l'enregistrement est dicté par ce principe impitoyable :  la magie d'un disque repose sur les 3 éléments indissociables que sont la mélodie, l'arrangement et l'interprétation.
Donnez la même chanson à une autre interprète et le résultat sera complètement différent !



Nickita est une chanteuse très professionnelle, habitée par la rage de réussir, jamais découragée et capable de garder sa bonne humeur tout au long de la journée quelle que soit la situation.


En possession de près de deux heures de prises, nous entrons désormais dans la phase de production définitive et de mastering. Nous espérons pouvoir cliper le premier single à Paris.


















Le nom du groupe, aussi fantaisiste que l'esprit d'un anglais, vous sera dévoilé dès que nous commencerons à communiquer sur les réseaux.

vendredi 16 décembre 2011

N° 133 : The Mika mashed-up mix (The Funky Worm, Cartouche, Culture Beat...)

Set non disponible

Merci à Mika pour m'avoir redonné le goût de mixer alors que j'étais rangé des voitures depuis longtemps.
A sa demande en 2009, j'ai réalisé deux ou trois set pour le fun, puis je me suis pris au jeu... et nous en sommes désormais au N° 133 !!!
Voici donc un set sur lequel Mika a apposé quelques samples (S-Express, Ralphi Rosario, 2 Unlimited) pour réaliser un mash-up.

La playlist rappellera à beaucoup les grands moments du Top Dance Megamix et du Skydance avec quelques jingles en intro.
Enjoy!

BLACK KISS "Jump on the floor" (Homework mix)
THE 28TH STREET CREW "Get it up"
METROPOLIS "Metropolis" (Sueto Mix)
METROPOLIS "Metropolis" (Original Mix)
THE FUNKY WORM "Hustle! (to the music)" (Les Adams Mix) mixed with "Theme from S-EXPRESS" by S-EXPRESS
KISS AMC "The raw side" (The Make Sure Side)
AFRIKA BAMBAATA "Get up and dance" (Club Mix)
CARTOUCHE "Feel the groove"
CULTURE BEAT "No deeper meaning" (House Mix) mixed with "You used to love me" by RALPHI ROSARIO
THE VISION MASTERS feat. Kylie Minogue "Keep on pumping it" (Angelic Remix)
P.W.M. "Are you ready to move" (Techno Mix) mixed with "Get ready for this" by 2 UNLIMITED
ANTICAPELLA "2√231" (Limelight Remix)
KA-22 "Metamorphism" (D.J. Mix)
HI TEK 3 feat. Shamrock "Come on (and dance)" (Dub Mix)
N-JOI "Malfunction"

vendredi 9 décembre 2011

N° 132 : The Soopa Freaky Partay (Grandmaster Flash, Paula Abdul, Prince, En Vogue...)

Set non disponible

Un titre façon "urban english" pour désigner un set très orienté hip-hop.

Soopa : tout le monde aura compris qu'il s'agit de "super".
Freaky : se dit d'une personne barrée mais cool, un peu excentrique. Il y a un autre sens que je ne peux décemment pas dévoiler sur ce blog.
Partay : à la différence de la "party", il s'agit d'une soirée dansante organisée entre adolescents, une "boom" comme on disait dans les années 70.

1/ ALISHA "Stargazing" : sous la houlette de Shep Pettibone, Alisha délivre un titre d'une efficacité absolue ponctué d'edits que ne renierait pas Nagradance.
Cette bombe de 1985 est produite par Mark Berry qui avait notamment sévit sur le "Sexomatic" des Bar-Kays et "Fresh" de Kool & The Gang.

2/ PAULA ABDUL "Straight up" : dans la même veine, ce classique du Skyrock Skydance remixé par deux producteurs méconnus.
Paula Abdul est aussi connue pour ses talents de chorégraphe (Pointer Sisters, Janet Jackson...).
On lui doit 4 autres tubes club :
  • (It's just) The way that you love me
  • Opposites attract
  • Cold hearted
  • Vibeology (et le mix d'anthologie de Steve Silk Huley)
3/ EN VOGUE "My lovin'" : un mix également truffé d'edits. DJ Fa, expert en la matière et habitué de ce blog, doit sûrement connaître !

4/ FUN FACTORY "I wanna be with you" : le titre le plus commercial de ce set. Certains diront qu'il gâche l'ambiance, mais il est tout de même signé Mousse T qui n'est pas un perdreau de l'année.

5/ YASMIN "I wanna dance" : sorti chez BMG, j'ai poussé ce titre dans mes Top Dance Megamixes, mais étrangement il n'a jamais fonctionné. Allez comprendre comment on peut snober un tel chef d'œuvre passé dans l'athanor de CJ Mackintosh.
CJ utilise à merveille le sample de sax (en l’occurrence Maceo Parker) extrait de "Soul Power '74" de James Brown & The Party People.

6/ GRANDMASTER FLASH "The message" : je crois que si le rap avait su garder cette dimension majestueusement sentencieuse, il aurait gagné en estime chez les mélomanes. La qualité de l'arrangement le dispute à la portée des mots.
Interdit de diffusion radio, le titre décrit la misère du HLM dans lequel vit l'interprète, Melle Mel.
Comme quoi, on peut dénoncer la société dans laquelle on vit sans devoir recourir aux grosses ficelles que sont l'insulte et la menace.

7/ WHISTLE "(Nothing serious) Just buggin'" : c'est en quelque sorte l'antithèse du hip-hop, une facette je-m’en-foutiste qui a peu à peu décliné au profit d'un rap militant ou bling-bling.
Les textes sont d'une grande légèreté.
"We don’t mean robbin’, stealin’ or muggin’
In fact we’ll take it seriously, we’re only buggin’"...
"we’re gonna party-arty and have a ball".

Ce qui donne approximativement :
"Nous ne voulons pas dépouiller, voler ou agresser,
En fait, on vous le dit sérieusement, on ne fait que délirer"...
"On va faire la fête et prendre notre pied".

8/ NONA GAYE & PRINCE "Love sign" : désolé pour les puristes qui auraient souhaité que je l'appelle The Artist (Formerly Known As Prince). Ce titre en duo avec la fille de Marvin Gaye est inclus sur une compilation-album (1-800 New Funk) concoctée par le label princier et qui a pour but de faire un round-up de ses artistes.
A la gravure du vinyle, le technicien a dû oublier d'enclencher le dispositif anti-sifflantes, ce qu'on appelle dans notre jargon le déesseur.

9/ KEITH SWEAT "Keep it comin'" et 10/ JADE "Don't walk away" : du new-jack swing datant de l'année 1992. Encore un style très efficace (Teddy Riley, Babyface, Janet Jackson, Bobby Brown, Guy, Karyn White...) qui s'est délité dans le temps au profit d'un R'n'B qui a longtemps été casse-pieds avant de trouver ses marques.

11/ DIMPLES D & LADY SPICE et 12 / NU SHOOZ - "I can't wait" : la reprise puis l'original de ce titre culte au gimmick tout droit sorti d'un Fairlight.
Dimples D est surtout connu pour "Sucker DJ" (1990) et son sample tiré du générique de la vieille sitcom américaine "I Dream Of Jeannie".
La version de Nu Schooz est le Dutch Mix qui est l'œuvre de Peter Slaghuis (Hithouse, Disco Mix Club remixes), disparu accidentellement en 1991 en pleine ascension vers la gloire. Sûr que la house music a perdu l'un de ses artistes les plus talentueux.

13/ ALEX WILSON "Show me" : La version originale dans un style purement salsa figure sur son album "Inglaterra". Dans le même registre, on y retrouve aussi une reprise de "Ain't nobody" de Chaka Khan.
Ce remix de l'italien LTJ Experience puise ses sonorités dans le creuset de la funky music du début des années 80.

jeudi 1 décembre 2011

N° 131 : Destination boogie (Cloud One, Joey Negro, Soulmagic...)

Set non disponible

Le boogie est un style musical né aux Etats-Unis dans les années 30.

A l'aube de la vague disco il est devenu un mot passe-partout pour désigner le fait de danser sur de la pop music (et par extension sur du disco).
Le film "Boogie Nights" est un hommage rendu à cette époque qui fut en quelque sorte un revival de l'esprit des "Années folles".

Ce mot figure dans de nombreux titres de tubes parmi lesquels :
  • "Boogie child" : BEE GEES
  • "Boogie nights" : HEATWAVE
  • "Boogie oogie oogie" : A TASTE OF HONEY
  • "Get up and boogie" : SILVER CONVENTION
  • "Yes Sir, i can boogie" : BACCARA (un summum du kitsch !!!)
  • "Blame it on the boogie" : THE JACKSONS
  • "I'm your boogie man" : KC & THE SUNSHINE BAND
  • "Boogie Woogie dancin' shoes" : CLAUDJA BARRY
  • "Boogie wonderland" : EARTH WIND & FIRE
Mais dés 1973, le groupe Kool & The Gang parlait de "Jungle Boogie".

Au Patch Club, grâce à une étiquette apposée sur chaque vinyle, on identifiait le style de danse d'un morceau disco par le mot "jerk", plus familier des français, mais cela signifiait la même chose, une danse individuelle.

Quel rapport entre le boogie et ce mix ? aucun si ce n'est le morceau d'ouverture (fortement pitché et stretché), "Disco Juice" par CLOUD ONE, véritable titre de boogie policé aux confins de la musique d'ascenseur. Ce clip trouvé sur YouTube en est une illustration parfaite !

"Disco juice" est signé par Patrick Adams, génial producteur-compositeur à qui l'on doit notamment "Weekend" de PHREEK, "In the bush" de MUSIQUE et l'arrangement disco de "Ain't no mountain high enough" de INNER LIFE, trois titres majeurs de la musique club.

Fort heureusement, HOTT 22 habille ce "Disco Juice" d'une solide rythmique et d'une mélodie bien plus intéressante avec "Just friends".
J'ai failli employer le verbe "revisiter". Heureusement, l'hilarant livre (j'ai failli dire "bouquin" ce qui serait particulièrement dégradant pour l'auteur !) de Frédéric Pommier "Mots en toc et les formules antiques" m'a vite remis dans le droit chemin.
En effet, ce journaliste de France Inter n'hésite pas à habiller pour l'automne ses confrères en dénonçant ces expressions bonnes à foutre à la poubelle et qui contaminent la profession.
Heureusement que je ne suis pas journaliste, sinon je me sentirais déjà honteux à la relecture de mon papier précédent dans lequel je qualifiais un mix de Marc Kinchen de kafkaïen. "Encore une de ces expressions boursouflées qui sont employées à tort et à travers pour faire bien" aurait surement dit Pommier.
A la toute fin du livre, juste avant de rédiger mon papier, j'apprends que la "revisite" n'a rien de très poétique et s'avère purement technique. C'est une nouvelle visite d'un lieu. Imaginons que je cherche un appartement et que, dans l'indécision, je procède à la revisite de l'un de ceux que l'on m'aurait présentés... pour confirmer ma décision de le choisir ou non.
La "revisite d'une chanson" ou d'un artiste... une formule antique, donc.

En tout cas, je dois désormais me séparer de quelques expressions qui étaient pourtant bien pratiques, afin de tenir un certain rang.

Fin de cette parenthèse linguistique et retour immédiat dans les "années 10" avec SOULMAGIC et "We love this music", titre totalement "boogie" et fédérateur sous le sermon exalté de la diva Sabrynaah Pope.

Et qui aurait imaginé BEYONCÉ figurer dans mes playlists ? il faut admettre que le remix de "Deja vu" par Freemasons vaut son pesant de Benenuts !
Cutmaster et moi avons en stock un titre du même acabit, mais nous n'avons pas encore trouvé la chanteuse, l'artiste pressentie ayant fait faux-bond car "charrette deborded" (quand je vous dis que les chanteuses anglaises ne connaissent pas le chômage !).

MAMBANA "No reason", JUNIOR JACK "E samba", BLAZE "Breathe"... autant de latin/soulful house.
"E Samba" est un sample assez futé (j'ai failli dire "improbable", adjectif à brûler de suite selon Mr Pommier !) qui nous vient du titre "Essa nega sem sandalia"de Joao & His Bossa Kings, inconnu au bataillon.

STUDIO APARTMENT "Love is the answer" : une soulful house qui nous vient du Japon (du "Pays du Soleil Levant" pour ceux qui préfèrent choisir une expression en toc !)
Reel People au remix, Joi Cardwell aux vocaux.... "A Becon-les-Bruyères ça va faire un malheur, ça !".
Vous ne comprenez rien à cette expression ? c'est normal, c'est une private joke qui me concerne au premier chef.
Je m'explique : à l'époque des N°1 Dance, j'avais commandé quelques jingles à Alain Dorval (la voix de Skyrock) et, lors du dérushage de la session d'enregistrement, j'avais eu le plaisir d'entendre ce commentaire cynique de l'intéressé sur l'une de mes idées de jingle qui était "Les N°1 Dance : DJ Bertrand au micro, Jack La Censure in the mix !".

Dernier quart d'heure entièrement consacré à Joey Negro.
ROISIN MURPHY "Let me know" : un Destination Boogie Mix qui rappelle que le boogie s'appliquait aussi à la funky uptempo comme par exemple"Just In Time" de Raw Silk dont ce mix exhale quelques relents.
Roisin Murphy est, par ailleurs, l'ex-chanteuse de Moloko. A se procurer d'urgence l'excellente et rare version de son titre "Never Enough" réalisé en collaboration avec Boris Dlugosch : le Sir Piers & Ed Funk Club Remix.


DOUG WILLIS feat. Zeke Manyika "Dougswana" (Joey Negro Afro Fusion Dub) et SESSOMATTO "Movin' on" (Joey Negro Solo Ride)... Deux nouvelles versions de titres déjà joués dans mes sets.

mardi 22 novembre 2011

N° 130 : My clubbing philosophy (Lovebirds, Madonna, Jomanda, Lenny Williams...)

Set non disponible

Voici une programmation qui reflète ma philosophie du clubbing :
  • ne pas s'enfermer dans un style
  • switcher rapidement entre les différentes tendances
  • matcher les époques
  • prioriser les mixes vocaux
  • insuffler une ambiance positive
Ce set ne pourrait donc être joué nulle part sauf là où l'ouverture d'esprit de chacun rendrait le clubbing... oecuménique !

1/ DAFT PUNK "Musique" : Et dire que nous étions sans doute dans la même rave party, le Dance Europe Weekender, organisé les 24, 25 et 26 septembre 1993 sur le chantier de l'hôtel Novotel, tout près de Disneyland. C'est à cette occasion que le duo masqué rencontra les managers du label écossais SOMA et qu'il signa son premier opus, passé inaperçu.

En 1996, Skyrock martèlera le single "Da Funk", maxi sur lequel figure ce qui représente pour moi le premier grand titre de leur carrière : "Musique", symbole d'une "french touch" qui tient sa légitimité d'une astuce technique : la filtration de samples disco-funk répétitifs.

Un mauvais journaliste dirait que "la filtration des samples fut une vraie innovation"... comme s'il existait de "fausses innovations" et là se pose le débat sur l'utilisation de plus en plus répandue et inappropriée de cet adjectif qui ridiculise celui qui l'emploie en espérant renforcer son propos.
Il n'y a pas de "vraie question", "de vraie avancée" ou de "vrai débat"... mais il peut éventuellement y avoir un "vrai problème" dans la mesure ou le "faux problème" fait partie de notre vocabulaire.

Quoi qu'il en soit, avec "Musique", nous avons là un exemple parfait de ce que représente l'art de jouer pendant 5 minutes avec un sample anodin sans jamais lasser l'auditeur : on appelle ça le talent, je crois.

2/ LOVEBIRDS Feat. Stee Downes "Give me a dubfuck" : la face A "Want You In My Soul" est un titre soulful taillé sur mesure pour la douce voix de Stee Downes, artiste que j'avais déjà repéré sur la ballade "Obviously".
C'est l'un des "must-have" de l'année 2011, mais cette face B deep-house d'une progression calibrée au palmer a également été plébiscitée par de nombreux DJ's. Le sample vient de "Give Me A Sign" de ... Lovebirds Feat. Holly Backler (un titre finalement sorti en décembre 2014 !!!).

3/ BIZARRE INC "Took my love" : on replonge dans les grandes heures de la Max Party avec ce remix kafkaïen de Mark Kinchen, le genre de titre qui vous emmène direct à la potence si vous avez le malheur de le jouer au Macumba de St-Julien-en-Genevois.

4/ CRYSTAL WATERS "100% pure love" : même si l'inconscient populaire n'a retenu que "Gypsy Woman", Crystal Waters a enchaîné quelques mini-tubes par la suite et ce "100% pure love" à l'arrangement festif et débridé est un grand moment de clubbing.

5/ MADONNA "Deeper and Deeper" : extrait du brillant album "Erotica" qui représenta la dernière flamboyance dance de la "croqueuse d'hommes" désormais en quête de la jeunesse éternelle, un soleil qui ne veut pas se coucher.
Je pense que Shep Pettibone, son mentor, signait là sa dernière collaboration avant de gentiment se faire raccompagner au vestiaire. Et pourtant ça n'est pas faute d'avoir sué comme un galérien sur les remixes du titre.
S'ensuivra le très fade album "Bed time Stories" dont je n'ai retenu que le slow "Take a bow".

6/ CARLEEN ANDERSON "True spirit" : dans la lignée des grands dubs deep-house signés K-Klass. La version club également mixée par ces anglais est empreinte d'une grande religiosité.

7/ ROBIN S "Back it up" : Robin Stone est une artiste à la réussite très éloignée des schémas classiques. C'est un remix très underground de son titre "Show me love" qui la propulsait en tête du Top Dance en 1992 sous le nouveau pseudo de Robin S. Je diffuserai bientôt le mix original de "Show me love" sorti chez Carrère l'année précédente.
Le suédois Stonebridge signe là un énième tube (toujours chez Happy Music qui rafla le pactole au passage) en usant jusqu'à la corde le fameux plan de gimmick d'orgue réalisé sur un synthé Korg M1.

8/ JOMANDA "Got a love for you" : j'ai matraqué ce titre sur Skyrock durant tout l'automne 1991. C'est le chef d'œuvre commercial de Steve Hurley et je pense que ce mix fait désormais partie du patrimoine de la house music de Chicago.
J'avais découvert ce trio américain dans le Skyrock Skydance en 1988 avec "Make my body rock".

9/ DEFINITION OF SOUND "Moira Jane's cafe" : rareté signée E-Smoove de l'écurie ID Productions. Je l'ai joué au printemps 1992 sur l'antenne de Skyrock, époque maudite où East Side Beat accaparait la première place du Top Dance.
D'aucuns me disent "pourquoi tant d'acharnement sur ce titre somme toute acceptable ?"
Mettez-vous à la place de l'animateur qui doit ménager un faux suspense pendant trois mois, écoutez attentivement la loop qui phase et le 2e couplet chanté en dessous de la tonalité. Et puis, toucher à un épique monument pop en le transformant en dance bon marché...Trop, c'est trop !

10/ NORMAN JEAN BELL "I'm the baddest bitch" : un style né de la relation ancillaire entre le jazz et la house et un titre qui figure sur l'incontournable compilation "Jazz in the house".

11/ HENDERSON & WHITFIELD "Dancin' to the beat" : un one-shot impeccable de 1981 qui fit aussi les grandes heures du Patch Club.

12/ LENNY WILLIAMS "Choosing you" : Du disco authentique (et non pas ces compilations de supermarchés qui ne connaissent que Boney M, Kool & the Gang et Ottawan), un titre roboratif de 1977 qui passe ici dans les samplers de Deadly Sins.
Leurs bootlegs de re-edit (Giant Cuts) sont rarement décevants.
Celui-ci est extrait du volume 2 qui contient également "Let's go all the way (down)" de Brenda & The Tabulations (l'intro à été samplée par Dave Morales pour son remix de "I'll be waiting" de Clive Griffin).

vendredi 18 novembre 2011

N° 129 : A soulful odyssey (Def Mix masterpieces, Office Gossip, Sweet Coffee, DJ Spen...)

Set non disponible

Notez bien la date du vendredi 23 décembre avec un set 100% Skydance fortement axé sur les bienveillantes productions pop-house de Stock, Aitken, Waterman et leurs pouliches.

En attendant, retour à une soulful house qui se place en dictame face à la violence de l'actualité.

En introduction "Someday", un chef d'œuvre méconnu de Lisa Stansfield, summum de sensibilité sous la houlette du duo Knuckles-Morales (Def Mix Productions).

"Bring me love" de Andrea Mendez, signé par le seul Frankie Knuckles, avec une intro piano-strings comme une réminiscence des tubes garage "Tears" et "And i loved you" affichant 20 ans d'âge comme le bon porto.
La chanteuse s'offre la liberté d'une impro sur le gimmick de "Let's get brutal" de Nitro de Luxe.

Sweet Coffee, mes belges préférés, sont de retour avec "Holdin' on". Den Hétrix & Raffa, les deux fondateurs du groupe, apportent une touche totalement inspirée des ambiances des labels californiens Naked Music ou OM Records.

"New life" de Fresh & Low est un vieux titre deep-house qui figure sur l'indispensable compilation "My House Vol. 03" sortie sur Distance en 1997.

Immanquablement, Office Gossip intègre à ma sélection avec le très minimaliste "Street talk".
Un gros travail sur les sonorités des synthés nimbés de ces bribes de voix qui emportent le titre vers l'empyrée.

DJ Spen & The Muthafunkaz "Given me joy" : du pur New Jersey gospel-garage remixé par Knee Deep qui lance au passage un petit clin d'œil au cultissime "Strings of Life" de Rhythim Is Rhythim.

Fish Go Deep feat. Tracey K "The cure & the cause" : un dub ambiance jazzy calibré pour les late night sessions d'Ibiza.

Je vous avais présenté le franco-allemand Jean Claude Ades sous un visage quasi psychopathique avec le barré "Nite Time", formidable missile électro porté par une interprétation aux limites du ragga.
Voici une facette plus hard-house avec "Some day". La choriste Niki Harris, qui a collaboré avec Snap! sur le single "Exterminate", assure la partie vocale.

Le classique "Brighter days" de Dajae (1992) est transfiguré par l'arrangement de Seamus Haji et Emanuel selon un schéma auquel le duo est familier (synthé-basse omniprésente et sévère compression de la rythmique).

KIM ENGLISH "Time for love" (1995) : du Morales boosté à la nitroglycérine ! C'est le 2e tube de la chanteuse originaire de Chicago après "Nite life" (produit par les Masters At Work et remixé par Haji & Emanuel). S'ensuivit le joyau "Learn 2 Luv" produit par Mood II Swing en 1997.

Z FACTOR "We'll keep climbing" : redoutable dub de Joey Negro qui s'essaye avec panache à l'électro-house même si le disco reste son premier amour.

vendredi 11 novembre 2011

N° 128 : 80's gonna get ya! (Den Harrow, Was Not Was, Gwen Guthrie...)

Set non disponible

Un set on ne peut plus festif pour oublier la sinistrose ambiante.

Démarrage avec quelques classiques du feu Patch Club.

1/ DEN HARROW "Bad boy" : un chef d'œuvre de l'italo-dance ! "Arrête ton char play-boy, ne m'laisse pas toute seule...", c'est délicieusement kitsch, mais cette voix sensuelle féminine est la "french touch" qui rend le titre irrésistible.

2/ PRESET "Monkey shop" L'original de Dan-I (1979) s'appelle "Monkey chop" (dans le texte, "le singe viens hacher la banane") ce qui ne signifie pas tout à fait la même chose ! Est-ce une erreur involontaire ? pour ce pressage français sorti chez Carrère en 1987, je veux bien le croire.

3/ COOLIO "It's all the way live" : cuvée 1996 mais un son très connoté années 80 façon George Clinton. Il s'agit d'une reprise sur Lakeside. C'est tout à fait dans la lignée de son "Fantastic voyage", autre reprise de ce groupe de P-Funk.

4/ QUINCY JONES "Stomp" : cette version hip-hop a été brièvement jouée en journée sur Skyrock en 1995. Mousse T marquait en lettres de feu son entrée sur la scène funk-house en transfigurant l'original disco des BROTHERS JOHNSON. Son mix garage est tout aussi remarquable.

5/ JD73 "Into The Night" : c'est un nouvel extrait de l'album "Pure Gold" sorti en 2010 sur le label du finaud Joey Negro. La basse porte totalement l'arrangement, comme au bon vieux temps. On croirait entendre du Ray Parker Jr., du Shakatak ou du Kasso... au choix !

6/ GWEN GUTHRIE "Peanut Butter" : Cette mélodie a partiellement inspiré le tube "Anthem" de N-JOI.

7/ RON's EDITS "Serious" : il s'agit ici d'un re-edit du titre de Donna Allen qui a servi de base au hit "U sure do" de STRIKE.

8/ WAS (NOT WAS) "Walk the dinosaur" : après s'être attaqué à la politique économique de Reagan dans "Tell me that i'm dreamin'", les frères Was jouent la déconne en "promenant le dinosaure". Le titre sera repris par THE GOOMBAS (avec le déjanté George Clinton) en 1993.

Les Was (not Was) produiront également "Shake your head" de KIM BASINGER, titre-phare de la Skyrock Max Party et "Didi" de KHALED, chanson dont s'emparera le Directeur des Programmes de Skyrock en 1992, provoquant dès sa diffusion à l'antenne une salve d'appels hostiles de la part d'auditeurs totalement outrés.
La suite des évènements lui donnera raison, comme quoi il faut parfois savoir faire preuve d'audace, "imposer la culture"... "comme je l'dis bien souvent", n'est-ce pas Mr. Thierry Henry !

9/ THE SUGARHILL GANG "Rappers Delight" : un extraordinaire remix de Ben Liebrand truffé de samples bien vus, un exemple de ce qu'il serait impossible juridiquement de produire aujourd'hui sans risquer 12 procès !
La rythmique, l'une des plus samplée de l'histoire , provient de "Think (about it)" de LYN COLLINS (4 loops sont samplables sur ce titre !!!)

10/ THE SLY PLAYERS "Get down town" : je reste totalement dithyrambique concernant ce travail sur l'ad lib de "T.S.O.P. (The Sound Of Philadelphia)" de MFSB. Un électro hip-hop flamboyant.

11/ MR OIZO "Two takes it" : Quentin Dupieux braconne sur les terres de PATRICE RUSHEN ("Never gonna give you up") et de ROB BASE & DJ EASY ROCK ("It takes two").
Je ne comprends pas pourquoi ce titre n'a pas fait l'objet d'un Extended Mix. Les clubbers français sont passés à côté d'une merveille, sauf s'ils ont bénéficié du talent du DJ maison.

12/ NEWZ "Jump on" (1982) : encore un tube du Patch Club. Je n'ai aucune idée de la notoriété de cette production hollandaise de très haut niveau, au break interminable et donc forcément jouissif.

mardi 1 novembre 2011

N° 127 : Trance-Houz-Xpress (Max Graham, Bellatrax, Pizzaman...)

Set non disponible

Après 6 mois de recherches au cours desquelles les pistes naissaient et échouaient inlassablement, nous sommes proches de concrétiser notre objectif, Londres étant la destination finale.
La quête de la "sainte voix" est bien notre rocher de Sisyphe.
Tant qu'elle n'est pas "dans la boîte", je ne pourrai en dire plus, la superstition étant partie intégrante de ce métier qui manipule le destin d'une chanson dans l’irrationalité la plus totale.

"Celles qu'on a pas eues", voici comment symboliser les chanteuses qui figurent sur la première partie de ce set.

On pourrait évoquer le désintérêt notoire des chanteuses internationales (anglaises, hollandaises, suédoises, allemandes...) pour les producteurs qui n'ont pas de renommée établie (elles déclinent l'offre sans même avoir entendu la chanson). Que l'on ne me dise pas que ces chanteuses cherchent à tout prix des plans pour percer ou assurer les fins de mois, je n'y croirais pas une seconde.
L'industrie musicale est parait-il en crise, mais il ne semble pas que tous ses acteurs en souffrent forcément.

Qu'en est-il des chanteuses françaises ? il parait qu'un grand nombre d'entre elles recherchent désespérément du travail, c'est ce que nous vérifierons dès que nous entamerons le sourcing de talents dans notre pays d'origine.

1/ ARMIN VAN BUUREN feat. Sophie Ellis-Bextor "Not giving up on love" : Evidemment nous n'avons pas cherché à contacter Sophie Ellis-Bextor ou Amanda Wilson car nous savons d'avance que le deal serait intenable et qu'elles ne perdraient pas de temps avec d’illustres inconnus sans discographie convaincante. Il faudra revenir par la porte du Coq dans l'univers de la dance music.

Armin Van Buuren a offert à la belle ce somptueux titre qui, malgré sa signature chez Scorpio, "n'a pas rencontré son public", (comme on dit généralement).
Le clip hollywoodien, la mélodie qui tue, l'esthétique irréprochable de l'interprète, tout était réuni pour un tube, mais, comme d'habitude, la France a préféré se cantonner à écouter sa variété de plus en plus barbante.

2/ FILO & PERI feat. Audrey Gallagher "This night" : je n'ai pas contacté cette chanteuse car cela faisait quelques semaines que je m'étais lassé d'envoyer des mails sans suite à travers l'Europe.
La voix délicate de cette irlandaise sied parfaitement à l'ambiance trance et comme je l'ai déjà dit ("comme je l'dit bien souvent", aurait écrit Thierry Henry), la piste des chanteuses gaéliques ou folk est à prioriser dans ce style.

Filo & Peri sont deux DJ's-producteurs américains qui proposent des sets totalement audiovisuels, "Lights n loaded". Sur la vidéo de présentation, vous pourrez rêver de la table de mixage du futur.

3/ MAX GRAHAM feat. Ana Criado "Nothing else matters" : Le Canada recèle quelques talents exceptionnels en matière de trance. Après Deadmau5, voici Max Graham, d'ailleurs auteur du remix du titre précédent.
C'est la sublime Ana Criado qui porte la mélodie. Hélas cette voix n'est pas encore à notre portée, faute à des conditions de deal trop dures proposées par les managers hollandais, mais "tout vient à point à qui sait attendre" dit le proverbe.

Vous pouvez retrouver Ana Criado sur "Sunset Boulevard" d'Alex M.O.R.P.H. et furtivement sur "Down to love" de Armin Van Buuren.

4/ LIQUID NATION feat. Andrea Britton : je crois qu'avec Andrea Britton, on a atteint les sommets de l'inacceptable en matière de deal. Après 3 mois d'attente, son manager m'a demandé que lui soit reversé 70% de tous les gains (édition et royalties) !!! Si cela n'est pas une fin de non-recevoir, ça y ressemble énormément.

Nous n'attendrons pas Andrea Britton comme les moines attendent l'Abbé, nous avons déjà passé notre chemin.
Cela étant, son interprétation est tout à fait exceptionnelle sur ce "one-shot" du groupe anglais Liquid Nation.

5/ BELLATRAX feat. Tina Cousins "Can't hold back" : Tina Cousins fut évidemment parmi les premières à être contactées. Je me rappelle encore le fantastique "Mysterious times" de SASH.
On attend toujours la réponse, mais nous ne pouvons pas passer notre temps à faire des Adoremus car les projets qui réussissent se bâtissent généralement rapidement.

"Can't hold back" est le follow-up de "I can't help myself" qui fut un hit international en 2008 (N°1 du Billboard Dance Airplay Chart durant 3 semaines).
L'arrangement pêchu, bourré de bruitages est un modèle du genre.

6/ THE BLIZZARD & OMNIA "My inner island" : encore un remix du russe Yuri Kane dont j'ai déjà dressé le portrait laudatif sur ce blog.

Transition douce avec la happy-house des années 90.

7/ URBAN COOKIE COLLECTIVE "high on happy vibe" : en la matière, U.C.C. sont des princes de ligne.
"High on happy vibe" est extrait de l'album éponyme qui contient tous les tubes de ce groupe "mythique" (qui a pourtant bien existé !) comme disent à tort un grand nombre de journalistes en panne d'inspiration linguistique.
Ce remix disco-trance à la ligne de basse tout droit sortie de la synthèse d'un Yamaha est signé de l'anglais Johnny Lisners.

8/ PHUNKIE SOULS "Tha music (floats your cares away)" : ce titre sorti sur Strictly Rhythm en 1999 sample "I don't need no music" de Tom Moulton (1979).

9/ THE NIGHTGROOVERS "Do it all night" : C'est ici le fameux "Running away" de Roy Ayers qui sert de base à une toute nouvelle mélodie chantée par Deanna Della Cioppa, choriste renommée aux USA.

10/ DEBORAH WILSON "Free" : le sample vocal est tiré d'un titre assez anodin de 1987 : "Mr Right" par Eleanore Mills.
On l'a déjà entendu sur "Tall and Handsome" de Outrage.

11/ PIZZAMAN "sex on the streets" : c'est un concept festif crée par Norman Cook a.k.a. Fatboy Slim (voir le clip dans lequel une sorte de muscadin déjanté fait le zouave dans les rues de Londres).
Titre culte de la happy-house, c'est le follow-up de "Trippin' on sunshine" (1994).

Dommage que plus aucun producteur ne propose ce type de délire, la happy house ayant hélas totalement disparu. C'est peut-être l'ambiance lugubre de notre époque qui a eu raison de ce style.

12/ TIN TIN OUT "All i wanna do" : l'accapella de "Get with U" de Lidell Townsell & M.T.F., tube largement joué à l'époque dans mes Skyrock Top Dance Megamixes, est ici samplé pour un fabuleux remix techno-house signé José Nunez (Constipated Monkeys, Da Mob, Smooth Touch, Pianoheadz...), complice d'Erick "More" Morillo et chantre de l'underground house new-yorkaise.

vendredi 28 octobre 2011

N° 126 : Return of the Reloop (Jimmy Ross, Madonna, New Order, Black Box...)

Set non disponible

C'est avec soulagement que j'ai pu enfin récupérer ma surface de contrôle Reloop Digital Jockey après plus de 2 mois d'immobilisation en réparation.

La société en charge du SAV m'a toutefois appris que les boutons, curseurs et interrupteurs de la machine n'étaient pas garantis 1 an mais 3 mois et que le magasin qui me l'avait vendue aurait dû me prévenir.

Par un geste commercial exceptionnel, on m'a fait cadeau des frais de remise en état en me mettant bien en garde que la prochaine panne serait fatale.

Ainsi, ces appareils coûteux (près de 400 euros) ne seraient pas capables de subir les manipulations classiques et répétées d'un DJ qui fait normalement son travail.
A quoi bon fabriquer un matériel qui n'a pas été préalablement éprouvé aux tests d'usure comme on testerait une portière de voiture ou un interrupteur d'appareil électro-ménager ?

Le DJ est-il un bourrin par nature qui se révélerait incapable de prendre soin de son matériel ?

Je conseille donc à tous les manipulateurs de mp3 d'éviter d'acquérir la marque Reloop puisque ses appareils sont si fiables qu'elle n'est même pas en mesure de les garantir plus de 3 mois !

Passé le stade de la colère (la frustration ayant été si longue) et pour fêter le retour de la Reloop, je vous ai concocté un set empreint de nostalgie positive, empli de titres qui feront briller les yeux des quadragénaires, ceux-là même qui auront vibré dans les clubs sur ces titres panthéonisés.

Tout commence au début des années 80 avec les mastodontes de l'époque : Shalamar, Billy Ocean, Jimmy Ross.
Passage obligé par les prémices de l'électro avec Man Parrish ou New Order.
Puis vient la confirmation que Madonna n'est jamais été aussi brillante que lorsqu'elle fait vraiment de la dance et non cette variété guimauve dont "True Blue" représenta la consternante démonstration.
Final 100% Skyrock Top Dance, époque "early 90's" avec PKA, 2 For Joy ou Black Box.

Bon orgasme auditif !

vendredi 21 octobre 2011

N° 125 : Fall came slowly (Armin Van Buuren, Nalin & Kane, Mauro Picotto...)

Set non disponible

"Fall came slowly and Winter stayed".
L'idée m'est venue avec le titre inaugural de ce set, "Winter stayed" de TRIPLE A, un groupe auquel on peut accorder... une solvabilité totale !
A comme Armin (Van Buuren), A comme Alex (M.O.R.P.H.), A comme Anna (Criado).
Anna Criado faisait partie de ces chanteuses que nous convoitions, mais à laquelle nous avons dû renoncer face aux exigences des managers hollandais.
Dommage car cette voix est réellement envoûtante sur "Nothing else matters" de MAX GRAHAM et "Sunset Boulevard" de ALEX M.O.R.P.H.

"Winter stayed" est extrait de la nouvelle compilation "A State of Trance", une série bien connue des aficionados et mixée par Armin Van Buuren en personne.

En 1997, mon ami Julien Vendaume (rappelez-vous de l'"auditeur statisticien" à l'époque du Top Dance sur Skyrock !) aujourd'hui devenu DJ/animateur, m'avais signalé ce "Meet her at the Love Parade" de DA HOOL que bastonnait la radio lilloise Contact FM.
J'avais vainement tenté de convaincre le Directeur des Programmes de Skyrock de l'intégrer dans ma playlist et nous étions passés à côté d'un grand tube underground.
Ce remix de NALIN & KANE et ses tambours est encore plus hypnotique que l'original.

Le tube incontournable de ce duo de producteurs allemands reste "Beachball", calibré pour les nuits d'Ibiza.
La fantastique chanteuse Andrea Canta a complètement zappé le monde de la trance pour se concentrer désormais sur des ambiances latin-soul très lounge.

MAURO PICOTTO est un producteur italien aux tubes très fédérateurs comme "Iguana", ou "Pulsar". Mon préféré reste "Lizard" sorti en France chez Happy Music, seul label qui ait vraiment supporté le mouvement trance (et garage). Merci à Pierre Forgacs pour l'audace dont il a su faire preuve. Dommage que l'on n'ait jamais pu collaborer avec ce label.

Entrée dans une séquence trance goa avec :
MAN WITH NO NAME "Evolution"
MAN OF THE LAST 3RD "The Tube"
SVEN VATH "Ballett-Fusion"
MANTRA "Arrival"

A noter, les étonnants problèmes de synchro de la bassline sur la fin du morceau "The Tube" (vers 37'50"), le pilotage MIDI de ce type de synthé par procédé CV Gate ou Kenton étant pourtant réputé fiable. Le MIDI s'est-il trouvé submergé d'informations ?

Final plus mélodique avec tout d'abord le russe YURI KANE qui après le mémorable "Right back", récidive avec "Whirlpool" puis "le Boss" ARMIN VAN BUUREN et "I don't own you".
Ne manquez pas "Drowning", son dernier missile remixé par Avicii qui, pour l'occasion, utilise astucieusement les accords de "No woman, no cry" de Bob Marley. Il fallait y penser. Le talent, cette faculté à s'approprier avec succès les idées des autres, a encore frappé.

vendredi 14 octobre 2011

N° 124 : The Before Party (Clara Hill, Larry Heard, Loop 7, Frankie Knuckles...)

Set non disponible

Minuit. Le club vient d'ouvrir ses portes. Une clientèle éparse prend peu à peu place dans les fauteuils. Un égaré accoudé au comptoir déshabille du regard un groupe de filles qui descendent prudemment le grand escalier aux marches ornées de loupiotes.

Les conversations sont feutrées, ponctuées ça et là par quelques grands éclats de rire.
On reconnait immédiatement les nouveaux. D'un pas plus lent, ils observent attentivement la décoration et l'agencement du lieu, tentant de trouver quelques repères.

Le DJ n'est pas encore en cabine, mais un CD mixé à la Pompougnac appose sa douce patte "easy listening".

Le niveau sonore monte avec l'ambiance qui s'installe progressivement. Les voix couvrent désormais franchement la musique. Avalant sa dernière gorgée de bière, le DJ décide alors de démarrer son "before".
Le "before" est cet exercice délicat qui consiste à préparer en douceur l'audience avant le déferlement de décibels qui saluera l'arrivée des plus acharnés, échappés de médianoches bien arrosés ou chauffés à blanc dans leur voiture par quelque émission "club" de la bande FM.

Arrangements soft et tempo lent, il faut inciter les ludions les plus impatients à se lancer sur la piste.
Sous l'indémodable boule à facettes, quelques couples aux yeux brillant de désir s'enlacent déjà dans un slow langoureux, sans se soucier du rythme.

Les sonorités jazzy/deep-house se succèdent dans l'indifférence générale.
Qu'importe, le DJ apprécie d'écouter les merveilles qu'il vient de se procurer. La très rare version symphonique du "Always there" de INCOGNITO, "Nowhere i can go", extrait de l'album Nu Soul de l'allemande CLARA HILL ("All i can provide" - 2006) ou "The Theme" de LOOP 7, vieux chef-d'œuvre jazzy de Satoshi Tomiie sorti en 1994 et oublié de tous.

Légèrement contrarié par l'apathie générale, le DJ opte pour "We can change this world" de DJ SPINNA. "Ce titre percussif et happy va sûrement réveiller ce petit monde !", se dit-il. Il n'en est rien.

A la grande surprise de l’amphitryon, c'est un mix surpuissant de "Rainfalls" de Frankie Knuckles qui remplit timidement la piste, lançant enfin la soirée. Comme un fait exprès, le tumulte qui descend du vestiaire annonce l'arrivée en masse des habitués. Il est 1h du matin.

Il est temps de dégainer les maxis les plus commerciaux : "Touch me" de CATHY DENNIS, reprise de Fonda Rae, puis le phénoménal remix de "Living in danger" de ACE OF BASE par le dieu Morales.
Ultime mise en bouche avant le Grand Set dance/house... le remix de "Thinking of you" de SISTER SLEDGE par Ramp.
Les décibels submergent désormais la salle. Chacun se résout à délaisser les confortables banquettes. Avec une maîtrise inégale, une foule désormais compacte s'exprime. Un groupe de jeunes mecs à la crête travaillée au gel se livre à quelques chorégraphies longuement répétées. Leurs chaussures blanches cirées comme au premier jour resplendissent sous la lumière noire.

Au bar, attifé de son épaisse veste écossaise, un vieux loup de mer regarde ce spectacle en tournant nonchalamment la tête. Il n'est pas là pour la musique, juste là pour décanter... quelque part.

mardi 4 octobre 2011

N° 123 : Discopolis (Idris Muhammad, The Trammps, First Choice...)

Set non disponible

Tout commence par l'italo-disco de KANO et "Another life".
Ce style a dominé le début des années 80 au fur et à mesure que la funky music se délitait dans les boîtes à rythmes, perdant son âme au passage.
L'apogée fut atteinte vers 1985 avec des artistes comme Baltimora, Den Harrow (bientôt dans mes mixes), RAF ou P. Lion.
L'italo-disco parvint à fusionner la gaîté du disco et la froideur de la new-wave.
Je la jouai abondamment au Patch Club, l'engouement étant réel.
Avec le recul, je réalise que les arrangements n'ont rien perdu de leur modernité. Bien au contraire, la puissance des synthés analogiques de cette époque et leurs gimmicks hypnotiques ent ont inspiré plus d'un par la suite.

Exemple avec LIFELIKE & KRIS MENACE pour "Discopolis", titre-phare de l'année 2005 sur Radio FG. Ce remarquable arrangement bâti autour des premières notes du single de KANO est symbolique du style que l'on désigne comme "Cosmic", un genre très marginal qui ne rencontre que peu d'écho auprès des médias et des grands DJ's.
"Metropolis", sorti en 2009, est dans le même esprit.

Peu à peu l'atmosphère se réchauffe avec le remix de "The Player" de FIRST CHOICE par l'allemand Mousse T, un désormais classique de la disco-house. Le swing de la rythmique et de la ligne de basse collent parfaitement à ce lifting de l'original de 1974 déjà excellent.

VOICES OF LIFE "The word is love" : dernier grand remix de Steve "Silk" Hurley (1997). Le titre s'intègre doucement à la loop calée sur le riff de guitare de First Choice.
Malgré la qualité de l'interprétation, la chanteuse Sharon Pass n'a pas confirmé. Peut-être s'est-elle, comme beaucoup d'autres, consacrée à l'éducation de ses enfants.

Petite série consacrée au label Philadelphia Records fondé en 1971 par Kenny Gamble et Leon Huff.
"Love dancin' EP" de SOUL AVENGERZ reprend l'un des breaks de "T.S.O.P. (The Sound Of Philadelphia)" de MFSB (1973).
C'est l'un des premiers disques de musique noire que je me sois procurés dans ma vie. A l'époque, je réalisais des émissions de radio sur K7 dans ma chambre. J'avais demandé à mon disquaire habituel, Scalp Music (situé à Nogent-sur-Marne) de me proposer des génériques instrumentaux.

Outre ce chef d'œuvre qui fut le générique de l'émission télé américaine "Soul Train", il me proposa l'album "White Gold" de LOVE UNLIMITED ORCHESTRA qui contenait le morceau "Satin Soul" ainsi que le premier album éponyme de CREATIVE SOURCE.

C'est donc dès l'âge de 12 ans que je fut touché par la grâce, affranchi des niaiseries "variétoche" pour pré-ado pour entrer de plain-pied dans le monde de la musique club.
Un grand merci à ce brillant disquaire pour m'avoir permis de faire Terra Incognita en me transmettant cette forme de maturité artistique.

2ème hommage avec "Turn me on" de DIRTY OLD ANN, pseudo en forme de clin d'œil au titre qu'il sample : "Dirty Ol' Man" des THREE DEGREES.

Et comme les années 70 sont une inépuisable source d'inspiration, voici "Rise" de SOUL PROVIDERS suivi par l'original de IDRIS MUHAMMAD : "Could heaven ever be like this".
Pour "Love Foolosophy", JAMIROQUAI s'inspira aussi de ce titre jazz-funk de l'année 1977.

LOVE & KISSES "I've found love now that i have found you" : on se rappelle tous de la pochette sulfureuse du maxi. Ce titre euro-disco est l'œuvre du parisien Alec Costandinos, co-auteur avec Cerrone de "Love in C Minor". Les deux compères avaient précédemment fondé le concept afro-disco KONGAS (1972), un groupe spécialisé dans l'animation des soirées jet-set de Saint-Tropez.
Du disco à la limite du kitsch comme savait si bien le faire un autre groupe français de l'époque, VOYAGE, avec notamment "Souvenirs" (j'ai acheté l'album !) et "From East to West".

Dimitri from Paris s'est spécialisé dans le remix et la quantisation de vieux maxis des années 70 afin mieux répondre aux exigences techniques des sets d'aujourd'hui.
"Burnin' up" de IMAGINATION, titre jazzy-downtempo qui figure sur le premier album du groupe ("Body Talk" - 1981), est ici fortement stretché pour la cause.

Parfaite transition avec un autre titre commis par l'ex-animateur du NRJ Megamix : TEDDY PENDERGRASS "The more i get, the more i want". Il figure sur le CD non mixé de sa compilation "In The House of Love".

Ultime titre lancé au doigt comme au bon vieux temps : "Love epidemic" de THE TRAMMPS remixé par le génie de l'époque, l'inventeur des versions "extended", Tom Moulton, dont j'ai déjà évoqué l'histoire par le passé.

vendredi 30 septembre 2011

N° 122 : 80's Downtown Festival (John Jellybean Benitez, Debarge, Alisha, Joe Bataan...)

Set non disponible

A une époque où 90% de la production ne vaut pas un pichet de cidre, quel bonheur de replonger dans la fastueuse décennie 80 !
Certes, les disques que je vais vous présenter n'ont pas été réalisé avec le budget du pêcheur du coin, mais ils possèdent l'âme et la positivité qui en ont fait des tubes éternels.
Ils sortent parfois du ghetto, frappés du sceau de l'authenticité, mais on les a aussi plébiscités dans les soirées chic car ce qui est bon l'est pour tout le monde.

1/ VISAGE "Fade to grey" (De Carey's re-edit) : sorti à la toute fin de l'année 80, je m'imagine entendre ce titre dans un club londonien du quartier de Soho ou dans quelque rallye (soirées privées exclusivement réservées aux gens de bonne famille) du 16ème arrondissement de Paris.
D'ailleurs, à l'époque étudiant à l'European Business School et en tant que roturier banlieusard, je n'avais pas accès à ces soirées mondaines organisées pour faciliter les rencontres et mariages entre personnes du même milieu. Nul doute que j'y aurais entendu cet hymne de la vague néo-romantique.

Ceci est la version album (peu connue) à laquelle j'ai ajouté l'intro du single.
Le programmeur Richard Burgess s'en donne à cœur joie avec le "joujou" qu'il vient sans doute de se procurer, le Fairlight CMI (sorti l'année d'avant), synthétiseur historique de la new-wave et de la musique électronique en général.
Le travail sur les toms est monstrueux. Je n'ai jamais entendu un tel arrangement rythmique depuis. La voix française ajoute au caractère énigmatique travaillé par le créateur du groupe, Steve Strange.
Il existe un remix 2005 qui respecte globalement l'ambiance de l'original.

2/ ALISHA "Baby talk" : à l'époque, on se disait qu'Alisha allait être une sérieuse rivale pour Madonna. Même voix, même qualité de mélodies et d'arrangements. Hélas, sa carrière fera long feu alors que l'on attendait une salve de tubes. Dommage...

3/ ROCKERS REVENGE "Sunshine, partytime" : tout le monde connait le remix, mais qui soupçonne l'existence de cette version originale, missile rageur tout droit sorti du Bronx ?
C'est Arthur Baker et Jellybean qui en sont les maîtres-artilleurs.
Arthur Baker est l'un des producteurs-clés de l'électro (la vraie), réalisant en 1982 avec Afrika Bambaataa le révolutionnaire "Planet Rock", un titre réalisé en une nuit !

4/ GOODY GOODY "Goody Goody mixer" : c'est peut-être le medley le plus génial de l'histoire de la musique club !
J'ai mis 30 ans à retrouver ce morceau entendu en 1980 dans "Destination planète 7" sur Radio 7 et c'est grâce au P2P que le miracle a eu lieu. Comme quoi il ne faut pas diaboliser un outil qui peut parfois rendre des services. Il faut juste que chacun joue le jeu et télécharge des titres avec le budget qu'il peut, sur les sites légaux.

Le medley est construit sur la ligne de basse de "Is it in" de JIMMY "BO" HORNE et ne souffre d'aucune imperfection rythmique, un miracle pour l'époque ! On imagine le travail titanesque qu'ont dû représenter la recherche de titres dans la même tonalité, le mixage au tempo et l'édition de la bande... pour une durée totale de plus de 15 minutes.

Playlist partielle :
Jimmy "Bo" Horne "Is it in"
KC & The Sunshine Band "That's The Way (I Like It)"
KC & The Sunshine Band "Get Down Tonight"
Rose Royce "It Makes You Feel Like Dancin'"
Johnny Harris "Odyssey"
Unknown Artist
Kool & The Gang "Hollywood Swinging"
War "Galaxy"
The Winners "Get Ready For The Future"
Unknown Artist
T-Connection "Saturday Night"
James Brown "Get Up Offa That Thing"
KC & The Sunshine Band "(Shake, Shake, Shake) Shake Your Booty"
KC & The Sunshine Band "I'm Your Boogie Man"

5/ JOE BATAAN "Rap-O clap-O" : Joe Bataan fonda Salsoul Records avec les frères Cayre.
Il repris notamment le classique"The bottle" de Gil Scott-Heron sous le titre "La botella".
Sorti en 1979, son titre "Rap-O clap-O" est en quelque sorte un ancêtre du hip-hop. Il connut un certain succès en France.

6/ PHIL FEARON "Everybody's laughing" : je crois que c'est un titre parfait pour l'émission télé "Top of the Pops". C'est d'ailleurs en la regardant lors de mon séjour à Londres en 1983 que j'avais découvert le hit majeur de Phil Fearon, "Dancing tight", policé mais efficace.

7/ DENROY MORGAN "I'll do anything for you" : un tube festif du Patch Club. C'est ce titre qui a lancé la carrière de cette grande figure de la musique reggae. Sans doute, comme beaucoup d'autres, a t-il fait "la concession commerciale" et déployé un certain talent pour pondre un titre populaire imparable, même s'il ne reflète pas sa culture profonde.
D'ailleurs, dans un autre registre, les plus grands slows n'ont-il pas souvent été écrits par des hard-rockers ?

8/ THE ROLLING STONES "Sympathy for the devil" : je piaffais d'impatience de le caser celui-là !
Traktor m'a permis de le faire en loopant l'intro aux congas et en trouvant une brèche dans l'ad-lib pour l’enchaînement avec le titre suivant.
Les Rolling Stones n'ont pas eu l'inventivité des Beatles, mais il faut bien reconnaître qu'ils ont commis quelques titres R'n'B qui passent allègrement le cap des décennies sans perdre leur éclat.
Avec ses chœurs hypnotiques, "Sympathy for the devil" (1968) est de ceux-là.
Les paroles sont éminemment politiques, évoquant certaines atrocités de l'Histoire, frôlant parfois cette provocation qui est le fond de commerce de certains de nos rappeurs français actuels ("Just as every cop is a criminal and all the sinners saints").

9/ JELLYBEAN feat. Elisa Fiorillo "Who found who" : retour de Jellybean pour un "Madonna-like" que j'ai exhumé de l'"armoire aux oublis" ! Le clip ringard au possible ne reflète pas le statut de ce grand producteur new-yorkais.
Il symbolise les prémisses d'une house très commerciale dont Stock, Aitken & Waterman seront les omnipotents représentants à la fin de la décennie 80 (Kylie Minogue, Sonia, Rick Astley...).

10/ OLLIE & JERRY "Breakin'... There's no stopping us" : retour dans les bas-fonds new-yorkais, époque break dance.
Ollie Brown et Jerry Knight forment ce duo qui composa le titre pour les besoins d'un film ("Breakin'" - 1984) sur cette nouvelle dance.
Jerry Knight est surtout connu pour ses deux tubes : "Overnight Sensation" et "Perfect Fit".

11/ DEBARGE "Rhythm of the night" : final dans l'allégresse latine avec ce tube mondial sorti sur le label Gordy en 1985. Un des derniers gros titres joués au Patch Club avant sa disparition.
Pour info, le pressage français propose une version plus courte que l'originale, gagnant en efficacité.

vendredi 23 septembre 2011

N° 121 : Closer to Goa (Union Jack, BBE, Total Eclipse...)


Set non disponible

La trance a rapidement investi mon univers musical.
Dès sa montée en puissance en 1993, je lui avais consacré une émission et un mix sur Skyrock.
A l'époque, le Directeur des Programmes avait jugé cette initiative comme une "invitation au zapping", mettant fin à ma liberté à l'antenne.

3 ans plus tard, c'est le même homme qui jubilait sur "The Orange Theme" de CYGNUS X, titre qui figurait sur la compilation F.A.C.T. mixée par Carl Cox.
Tellement enthousiaste qu'il avait ajouté ce titre à la playlist de mon émission quotidienne, "Les N°1 Dance".
Dans la foulée était née la Skyrave, émission animée par Dom' puis Rosco.

A l'antenne, la trance goa fut le parfait alibi pour assurer la transition entre deux émissions radicalement opposées.
"Les N°1 Dance", émission policée programmée en access prime-time, était la rampe de lancement du talk-show (ou du one-man show ?) du fantasque Maurice.

Peu avant 21h, la voix grave et puissante de l'homme à la moto retentissait dans le couloir de la station, nouvellement installée rue Greneta.
"Lumière !" lançait-il, signifiant qu'il fallait plonger le studio dans l'obscurité et ranger ses affaires sans tarder.
Mon dernier disque était ainsi brutalement coupé par Cédric (le réa) pour laisser places à des riffs de guitares hurlantes.

Au lieu de saccager un bon titre d'eurodance, j'avais donc pris le parti de me faire plaisir en jouant des titres instrumentaux généralement issus de compilations trance goa.
Le Directeur des Programmes ne trouva rien à redire à cette initiative et beaucoup de mes auditeurs se souviennent encore de ces finals hypnotiques et rageurs.

Mélange de dance commerciale et de trance exigeante, ce set rend hommage à cette curieuse époque qui symbolisa l'arrivée de Skyrock à Greneta.

Playlist :

JAM & SPOON "Right in the night" (Jam & Spoon Remix)
UNION JACK "Red herring" (Original Mix)
BUTLER & WILSON "Submission"
TRANZIDENT & SUTA "Day by day" (Original Extended)
E-TYPE "This is the way" (Extended)
BBE "Flash" (Club Mix)
DIGITAL ISLAND "Cosmic ocean"
WARP 69 "Natural high"
JOE T VANELLI "Play with the voice in Germany" (Paul Van Dyke Mix)
TOTAL ECLIPSE "Aliens"
QUENCH "Hope" (Carl Cox Mmr Mix)


La semaine prochaine, come-back dans les années 80.

vendredi 16 septembre 2011

N° 120 : On a starry night (Denis Ferrer, Rasmus Faber, Photek...)

Set non disponible

Sombre comme une nuit d'été constellée de divas-étoiles, ce set zone entre pur underground et fulgurances soul.

Tout commence par LE Chef d'œuvre de KERRI CHANDLER remixé par Tom Middleton, adepte d'une house très hypnotique utilisant les delays à outrance.
"Bar a Thym" semble faire référence à un bar musical qu'aurait fréquenté Chandler lors de son passage au SUNSLICE HOUSE MUSIC FESTIVAL de Toulon en juillet 2004.

J'ai découvert "Together as one" de ONE51 dans l'une des sélections mensuelles que proposent sur le site Traxsource certains DJ's renommés dont Richard Earnshaw, "Prince de ligne de la house" comme chacun le sait.
ONE51 est d'ailleurs l'association de Richard Earnshaw et d'un certain Daniel Jones.
Si cette version est plutôt deep, les autres mixes sont totalement jazzy.

Dans la même veine, leur single "Weka" sorti en 2004.

PHOTEK "Mine to give" : ce World Mix au rythme infernal faisait déjà partie de mon set consacré au Boss. C'est l'un des derniers grands remixes de Morales qui s'est provisoirement éclipsé pour préparer son nouvel album.
Les fans de la première heure seront déçus par le premier extrait "You just don't love me" qui marque une rupture définitive avec le style underground qui l'avait hissé au firmament depuis ses débuts à la fin des années 80.

Une première étoile avec "Fly" de STEPHANIE COOKE, mix très acoustique longuement soutenu par une loop construite sur le titre précédent.
Auteur-compositeur-interprète, Stephanie Cooke a signé son premier album solo sur King Street en 2004. Collaborant principalement avec Blaze, elle n'a connu aucun hit notoire jusqu'à présent, son registre étant très soulful.

"Addicted" de DJ POPE est le prétexte pour un long ad lib de Lynette Smith sous la férule de Kerri Chandler et de ses envolées de Rhodes.

Entrée dans la pénombre avec LE tube house de l'année 2010 ! DENIS FERRER et "Hey Hey".
Une mélodie simple, joyeuse, fédératrice soutenue par une boîte à rythmes vintage type TR-808 et surtout un puissant "son blanc" (voir la démo) qui, soudain, vient assombrir l'ambiance... un arrangement qui confine au génie.
Quand le minimalisme atteint ce degré de perfection, parvenant à transcender et hypnotiser des centaines de milliers de clubbers à travers le monde, il n'y a plus qu'à s'incliner.

"Shakedown" de NU RHYTHMIX nous mène au tréfonds. "Les danseurs sont en transe et la musique aidant, ils semblent sacrifier à des rythmes barbares, sur des airs souvent vieux de tous temps". Ça n'est pas moi qui l'écrit mais le grand Charles Aznavour, qui avait vu juste en cette année 1972 (Les Plaisirs Démodés).

JAKATTA nous embarque dans les mêmes rythmes barbares avec "Shimmering stars".
JAKATTA est un énième pseudo utilisé par Joey Negro. Rulers Of The Deep, les auteurs de ce remix sont des Dj's estoniens.

RASMUS FABER "Get over here" : vous croyez entendre la voix de Sinclair... vous vous dites que son dernier single est très club... qu'il est revenu de manière très surprenante sur le devant de la scène... en faisant appel à une pointure de la latin house ? Perdu, il s'agit de la voix de Melo !
Melo est l'un des interprètes fétiches du musicien et producteur suédois Rasmus Faber dont je ne cesserai de vanter les mérites.
Avec "Get over here", on ne sait plus si l'on bronze sur une plage de Rio ou de Cuba. Longue vie à la latin-house !

Final stellaire avec DISTANT PEOPLE et "The Sounds of love".
C'est le titre qui s'est imposé sur la boucle que j'avais créée sur l'ad lib vocal du titre précédent. Je tenais vraiment à le mettre à profit sur des harmonies cohérentes.

Il semble que "The Sounds of love" soit encore un direct-to-mp3. Je l'ai acheté sur Traxsource qui l'indique comme "unreleased".
Toutes les productions Distant People a.k.a. Joey Silvero raviront les fans de gospel house.


La semaine prochaine... "Another night out, another dancefloor"... les fans du Skyrock des années 90 y trouveront un peu leur compte.

vendredi 9 septembre 2011

N° 119 : States of House (Ben Liebrand, Simon Harris, Mike Acetate, Richard Earnshaw...)

Set non disponible

J'ai puisé dans le creuset de la house music pour fabriquer ce set éclectique, forcément injouable en club puisqu'aucune tribu ne s'y retrouverait.

Intro de gala avec la reprise de "Is it all over my face?" de LOOSE JOINTS par DAJAE.

Evoquons la genèse de ce titre.
La version originale (1980) interprétée par un seul chanteur, se révèle peu convaincante aux yeux de Mel Cheren, patron du label West End Records.
Convoquant Larry Levan pour réaliser un remix, ce dernier profite d'un studio qu'il occupe gratuitement en l'absence du propriétaire pour commencer à travailler sur de nouveaux arrangements. Le retour inopiné du boss oblige Levan à lever le camp, n'ayant pu disposer que de 3 maigres heures pour bâcler un remix qui pourtant fera mouche !


SINNAMON "Thanks to you" (Simon Harris Deep House Mix) : enfin ce maxi est tombé dans mon escarcelle ! Indisponible à la vente depuis des siècles, il arriva par la Poste dans un état satisfaisant.
Découvert dans le Skydance de RLP, of course !


L'Underground Mix de "Give you all my love" de STACEY Q est un must-have absolu.
Bourré de samples, il fait notamment référence au gimmick de "This Brutal house" de NITRO DE LUXE et à l'incontournable chord sample de INNER CITY, sans oublier le "ooh-aah" de "Give it to me baby" de RICK JAMES.
Le slogan "Hold up, wait a minute, let us put some... groove in it" est inspiré d'un morceau Miami Bass de ANQUETTE : "Shake it (Do The 61st)".

Le DMC remix de "The Eve of the war" par BEN LIEBRAND reprend tous les clichés gimmistiques de l'époque ("Pump up the jam","Big fun") à grands coups d'archets, avec une intro style "19" de Paul Hardcastle.
On doit l'original à Jeff Waynes, célèbre compositeur anglais auteur de nombreuses musiques de films et de pub TV, son œuvre majeure restant cette adaptation du roman "The War Of The Worlds" de H.G. Wells.

Autre souvenir du Skyrock Skydance avec "The Party" de KRAZE dans un Tunnel Remix qui fait référence à cette célèbre discothèque new-yorkaise plutôt orientée underground qui ferma ses portes en 1991 sous la pression du maire Rudolph Giuliani, obsédé par l'oblitération des lieux de débauche.


Lente descente aux enfers dans les profondeurs de l'underground...

Le synthé de "Keep control" de l'allemand SOLOMUN en impose suffisamment pour faire mouche quelle que soit la couleur du set joué.

MIKE ACETATE "My Sound" : de la deep-house en provenance de Sidney.

Une dose d'ambiance new-wave instillée par François K dans ce remix de "Something to smile about" de MALAWI ROCKS sorti sur King Street en 1999.

"Say it" du jeune virtuose anglais OFFICE GOSSIP remixé par l'allemand Lovebirds dont je salue les sorties récentes : le single "Want you in my soul" avec Stee Downes et le mini-album Honeybadger EP.


Retour à la lumière avec un final 100% soulful.

Tout d'abord ORLANDO VAUGHAN et "Better than never".
Certains comparent déjà ce Blanc à la voix d'or à Seal. C'est Richard Earnshaw qui a produit cette bombe en 2007.
Sur son site Myspace, l'univers musical de cet artiste londonien est pourtant bien loin des dancefloors.

THE LAYABOUTS est un trio de producteurs originaires du nord de Londres. Ils font appel ici à la choriste Shea Soul pour "Perfectly".
Shea Soul a collaboré en 2011 avec Phil Asher et Joey Negro.

L'ex-K.O.T. JAY SEALEE et LOUIE VEGA unissent leur talent pour cet adamantin "Diamond Life".
C'est Julie McKnight, l'interprète du classique garage "Finally", qui porte le titre.

Eric Kupper de la "Dream Team" Def Mix clôt ce set avec un remix pêchu de "Feel the rhythm" de CHARLENE SMITH... dont on ne sait rien.
J'avais reçu ce track sur une compilation CD POOL Club Beats, collection à laquelle j'étais abonnée.
C'est PIONEER qui avait initié cette opération pour promouvoir le mix via sa fameuse platine CDJ-500 car il faut bien reconnaître qu'en 1996, il était difficile de se procurer des nouveautés en format digital.

vendredi 2 septembre 2011

N° 118 : Melodic Trance (Armin Van Buuren, Yuri Kane, Deadmau5, Julie Thompson...)

Set non disponible

Mon mois d'août aura connu une intense activité, tant au niveau professionnel que concernant la préparation des futures productions avec mon vieux complice Cutmaster.

C'est avec l'acharnement d'un Breton que j'ai mené ma quête de la voix qui portera nos titres.
Si patience et persévérance sont récompensées, je serai porteur de nouvelles concrètes d'ici peu.

Mais Dieu sait que la France n'est pas le terrain idéal pour percer dans ce métier. Je l'ai souvent dit et je me demande finalement si cela n'explique pas la pénurie de productions françaises de qualité. Après tout, ils sont peut-être nombreux à tenter de se hisser au niveau de nos voisins européens et à capituler devant l'obstacle quasi-infranchissable. Autant tenter de capturer la biche de Cérynie.

Guetta est en orbite, ayant définitivement conquis le marché US. On doit lui reconnaître le mérite d'avoir suscité l'engouement pour la dance music dans ce pays qui ne connaissait que deux gros formats radio : Rock et Rap.

Martin Solveig a réalisé un très bon premier semestre avec deux excellents titres : "Hello" et surtout "Ready to go" (le Radio Edit et le Hardwell Remix).

Enfin, est venue la surprise de Muttonheads avec "Trust you again", de la dance française de calibre international. Avec son refrain entêtant et ses arrangements aux petits oignons (merci le side-chain !), c'est pour moi une référence.
Rencontrée par le producteur lors du gala d'une grande école, c'est Joséphine Monthioux, jeune chanteuse paloise, qui assure les vocaux.
Dommage que le clip original soit assez convenu et que la "summer version" pompe totalement l'idée de "Seek Bromance".


La rentrée est placée sous la bannière trance, un style dont j'ai fait bombance ces derniers mois avec de très belles découvertes à commencer par JULIE THOMPSON.
Une voix pure et éthérée qui porte les mélodies au Walhalla.
Son album solo "Feeling For Corners" sorti en 2009 est un "must-have"en matière de trance mélodique et de progressive house. Il a bénéficié de la collaboration de Tiesto et d'Andy Duguid (découvrez son titre "Falling" avec Julie Thompson en featuring).
Le titre qui introduit ce set est "What will i do?"


FIRST STATE est un producteur hollandais orienté trance comme beaucoup de ses pairs tels le grand Armin Van Buuren.
First State fait appel à la chanteuse folk d'origine galloise Sarah Howells pour "Brave".
La filière folk est d'ailleurs fréquemment utilisée pour trouver la chanteuse idéale car les voix douces style "Moonlight Shadow" conviennent parfaitement aux mélodies et aux ambiances planantes de la trance.


"Paradise" de MOLELLA n'est pas véritablement trance, mais je ne pouvais pas résister au plaisir de jouer ce titre que m'avait fait découvrir Cutmaster.
Le timbre épais de la voix d'Alessia D'Andrea apporte l'envergure nécessaire au titre.
Alessia avait été pressentie pour nos titres, mais la préparation de son album la mobilise à plein temps. Peut-être une piste pour le futur puisque nous sommes désormais en contact avec son manager et son label.


YURI KANE est sans doute le plus doué des producteurs trance russes.
Je vous avais présenté son remix de "Say" de ADAM TAS juste avant les vacances.
Ce fantastique "Right back" a reçu la bénédiction d'Armin Van Buuren, un homme de goût, sorte de "prince de Ligne" de la trance (même si ce prince là était belge et wallon).


Derrière son allure frêle, le producteur canadien DEADMAU5 fait figure de géant de la techno et de la progressive house, lui aussi adoubé par Tiesto et Van Buuren.
C'est avec "Faxing Berlin" qu'il perce en 2007. Les accords aux harmonies complexes identifient immédiatement son style épuré.
Il est sublimé sur "I remember" de Kaskade grâce à la voix aérienne et juvénile de Haley Gibby. L'album de Haley, sorti il y a 1 an, est tout aussi réussi que celui de Julie Thompson. Il comporte notamment une version très acoustique de ce "I remember".

Dans la même veine, jetez-vous sur "Move for me" , toujours avec Kaskade et Haley.
Les deux titres ont été classés N°1 du Billboard's Hot Dance Airplay Chart !
Autre single remarquable, "Angel On My Shoulder" (EDX Remix) fut lui classé 5ème.


NADIA ALI "Rapture" : que dire d'autre que ce titre représente l'alliance des sonorités orientales et de la dance européenne. Tout comme pour "Seek Bromance", le producteur Avicii nous gratifie d'un gimmick de haute volée, élément d'arrangement souvent bâclé dans les productions actuelles qui privilégient hélas les sons débiles genre scie électrique.
Dommage que le refrain ne soit chanté qu'une seule fois, laissant rapidement la place à une sorte d'ad lib.


"Yerba del diablo" de DATURA est un maxi culte sorti chez Panic Records en 1992 et décliné en 4 versions assez différentes. A l'époque Skyrock, j'ai surtout joué "Achico".
Voici "Shagras", incontournable des sets trance même actuels.


C'est Alex M.O.R.P.H. & Chriss Ortega qui réalisent ce remix de "World Keeps Turning" de l'anglais BELLATRAX.
Alex MORPH est un remixer allemand très demandé sur la scène trance. Je possède quelques-unes de ses œuvres dont le somptueux remix de "Winter stayed" de TRIPLE A.
Ne pas rater non plus son travail sur "1998" de Binary Finary.


"Life" fut le 2e tube de HADDAWAY à la grande époque du Hit des Clubs Skyrock. J'avais dû jouer plusieurs fois ce Mission Control Remix. L'autre face du maxi est signée Bass Bumpers.


KELLY OSBOURNE "One Word" : la copie conforme de la mélodie de "Fade to Grey" de VISAGE !
Kelly Osbourne est la très iconoclaste fille du chanteur de métal Ozzy Osbourne : actrice, chanteuse, mannequin, designer, animatrice radio... c'est une "cumularde" (comme aurait dit le cultissime Georges Marchais).
Les arrangements de ce remix club sont assez similaires à la version originale plus lente.
Merci encore à Cutmaster pour la découverte de ce titre !


Final avec le maître de la Trance, ARMIN VAN BUUREN. D'aucuns diront que Tiesto EST le vaisseau-amiral, mais Tiesto me paraît beaucoup moins à l'aise dans le registre commercial.

En tous cas, heureux sont ces bataves qui peuvent disposer de nombreuses chanteuses locales, d'une solide culture et des structures d'une grande nation de la dance music.

Lors de mes différents échanges avec les managers et les labels européens, j'ai pu apprécier l'organisation et le sens "impitoyable" du business des hollandais (tellement impitoyable que toute collaboration est impossible sans être "saigné à blanc" d'entrée).

L'original de "Never Say Never" (avec Jacqueline Govaert) est un chef-d'œuvre de progressive house. Ce remix de l'ukrainien Omnia est plus mélodieux, d'où sa présence dans ce set.


La semaine prochaine, retour à la house dans tous ses états.

mardi 16 août 2011

Skyrock Top Dance Megamix : 22 juin 1991 (Director's Cut)

Set non disponible

Enfin le Director's Cut de l'un de mes megamixes ! Eh oui, tel un producteur de film soucieux de son public, je néglige le nettoyage pour livrer l'intégralité de la pige.
Hélas pas de pubs, mais des fragments de décros.

Dégustez l'une des dernières apparitions du gros son Skyrock qui permettait d’enchaîner au cut n'importe quel disque sans se soucier du résultat, tellement le traitement uniformisait les fréquences.
Que le son du disque ait été plat et étriqué ou bien d'une largeur immense, le résultat était le même, à la fois sourd et précis, nappé de basses aux rondeurs généreuses.

Certains de ces disques ont disparu dans un dégât des eaux, ayant eu la mauvaise idée d'être rangés en face d'un radiateur dont la purge maladroite avait fait jaillir l'eau brûlante et dévastatrice durant d'interminables minutes.

RLP me surnommait encore "DJ Mix Music Factory" car on ne savait pas trop comment m'appeler à l'époque, vu que je n'étais destiné qu'à réaliser l'émission, sans doute pour une brève période (comme c'était le cas pour beaucoup de réalisateurs de la station).

Une saloperie de cover de "Gypsy Woman" par Talya Jones avait piqué la place de la reine Crystal Waters dans le classement.
Peu importe, je jouait l'originale en import... au grand désespoir du label Flarenasch.

C'est à ce moment que j'ai réellement pris conscience de l'emprise des promos clubs sur les DJ's, plus soucieux des divers cadeaux de remerciement que de la qualité de leur programmation.
Moi-même dès mes débuts, j'avais été approché par un promoteur de label et invité dans un restaurant de la Plaine St-Denis dans l'espoir que je diffuse une daubasse... qui, bien entendu, avait fini dans l'armoire !

De ce que je lis des diverses interviews sur DJpod, le monde de la nuit n'a guère changé, privilégiant les tubes "radios" au détriment de titres plus underground bien plus risqués pour une clientèle de moutons de Panurge qui ne danse que sur ce qu'elle a déjà entendu 10 fois avant.

Sinon, ce week-end de juin 1991 était consacré au Best Of de Jean-Michel Jarre... le monde a quand même changé... un peu.

PLAYLIST :

CRYSTAL WATERS "Gypsy woman" (Strip To The Bone Mix)
CATHY DENNIS "Touch me (all night long)" (Touch this)
NOMAD "Just a groove"
NOMAD "(I wanna give you) Devotion"
*******************************************************

Comblage : YA KID K "Awesome' (Slammin' mix)"
*******************************************************

NOVECENTO "Heart on the line"
MONIE LOVE "It's a shame"
VANILLA ICE "Medley: Ice Ice Baby / Play That Funky Music"
BLUE PEARL "Little brother" (Youth Remix)
INFOBEAT "We got the funk"
*******************************************************

Comblage : Medley Skyrock
*******************************************************

ROBIN STONE "Show me love" (Original Mix)
TITIYO "My body says yes" (Club Mix)
DEEE LITE "Good beat"
C & C MUSIC FACTORY "Gonna Make You Sweat" (DMC Mix - Janvier 1991)
BLACK BOX "Strike it up" (DJ Lelewel Mix)
LISA LUX "Let's have a party" (Club Mix)
SHAWN CHRISTOPHER "Another sleepless night"
MADONNA "Rescue me"
*******************************************************

Comblage : EAST SIDE BEAT "Divin' in the beat"
*******************************************************

CARTOUCHE "Feel the groove"
KATHERINE E "I'm alright" (Extended Mix)
CLUBHOUSE "Deep in my heart" (Extended Mix)
XPANSIONS "Elevation (move your body)" (Club Mix)
MYLENE FARMER "Désenchantée"
*******************************************************

ABYALE "I wanna be your lover too" (The Nylon Zip Mix)
PLEASURE GAME "Le Dormeur"
SYNTHESIS " Walking away"
QUADROPHONIA "Quadrophonia" (Original Mix)

dimanche 7 août 2011

Skyrock Top Dance Megamix : 21 septembre 1991

Set non disponible

Une archive qui a presque 20 ans.
Le magnétophone du studio devait être à bout de souffle car il a switché sur la face B au milieu de la K7 et les galets semblaient bien encrassés, occasionnant des fluctuations dans les fréquences aiguës.
La vitesse de défilement des deux faces est différente (un classique sur cet appareil auquel on peut quand même rendre hommage pour avoir permis d'immortaliser les mixes).

Ça n'est pas encore le "Director's Cut" promis (bien que j'aie laissé l'intervention finale de RLP), mais j'espère que la prochaine K7 que je tirerai au sort de la mallette vaudra son pesant d'or.

Playlist :

S. DREAM "Wanna make love" (Newyorkhouseversion)
D.J. PROFESSOR & ZAPPALA "We gotta do it" (Mix in Mix)
SECCHI "I say yeah"
CLUBHOUSE "Deep in my heart" (Wax Dub - Vocal)
******************************************************* It's What's Upfront That Counts (DMC medley juillet 1991)
  • Lisa Lisa & Cult Jam "Let the beat hit 'em"
  • C&C Music Factory "Things that make you go hmmm"
  • Jinny "Keep warm"
  • Thirst "The enemy within"
  • Heavy D & The Boyz "Now that we found love"
  • Banderas "She sells"
  • Jomanda "Got a love for you"
  • DJ H. Feat. Stefy "I like it"
  • Cola Boy "7 ways to love"
CARTOUCHE "Feel the groove"
KATHERINE E "I'm alright" (Extended Mix)
JAM JAM "Everybody" (Extended Version)
ROZLYNE CLARKE "Dancin' is like making love"
ROZLYNE CLARKE "Gorgeous"
*******************************************************
LONNIE GORDON "Gonna catch you" (Pub mix)
DANA DAWSON "Tell me Bonita"
BECKIE BELL "Stepping out tonight"
INDRA "Misery" (Version Maxi)
INDRA "Misery " (Technomix Instrumental)