vendredi 15 mars 2013

N° 184 : the politics of dancing (David Morales huge remixes, Bon Rock, The Whispers...)



Et tout commence avec le plus gros hit de l'histoire de la funky music, And The Beat Goes On des WHISPERS, un groupe qui, en 1979, entamait de manière tonitruante une longue carrière au sein du label de Los Angeles SOLAR après un petit succès (top 10 du R'n'B Charts tout de même) avec One For The Money 4 ans plus tôt.
Un autre tube, It's A Love Thing, suivit rapidement, mais inexplicablement la France décrocha malgré des tubes planétaires comme I Can Make It BetterIn The Raw ou Rock Steady.
Plus je m'intéresse à l'histoire de la musique, plus je prends conscience que la France ne fait rien comme tout le monde et possède des goûts musicaux assez éloignés de mon univers.

Sorti en 1981, Searching Rap de BON ROCK & THE RHYTHEM REBELLION représente pour moi une forme de quintessence d'un hip-hop encore émergent.
Le plus incroyable est que ce disque signé sur Barclay par Daniel Belolo pour la France ne connut aucun succès alors que Rapper's Delight de Sugarhill Gang fit un carton. C'est pourtant l'exemple parfait d'un swinging hip-hop totalement festif. Même s'il s'agit d'une musique de ghettos, la joie transparaît nettement dans l'interprétation, comme un exutoire.
Dans les chœurs, des gamines donnent le change à Bon Rock avec conviction. A l'époque, les "sista" avaient encore leur mot à dire et l'Angleterre leur avait d'ailleurs fait la part belle dans les années 90 avec Cookie Crew ou Monie Love. Dommage que le rap français les ait mises sous l'éteignoir. Elles auraient sans doute apporté un peu de fraîcheur à cet univers.

Bon Rock fut contacté l'année suivante par Henri Belolo et Jacques Morali pour devenir le chanteur du groupe Break Machine, qui fit un carton ici avec Street Dance.

SECRET WEAPON fait partie de ces groupes de studios fabriqués de toutes pièces pour un hit sans lendemain, ici Must Be The Music. Procurez-vous d'urgence le Mastermix de Shep Pettibone qui met en valeur la partie "rap" située en fin de morceau et qui n'est pas présente dans ce set.

HENRY GREENWOOD signe un intéressant edit du tube de Sister Sledge If You Really Want Me qui fit les grandes heures de mes sorties dominicales au club Le Palace à Paris.

We Once Had de JOHN PRIDGEN, c'est ce qu'on appelle de la Nu Disco. C'est frais, redoutablement groovy, ça ne peut que faire un malheur dans les meilleures soirées parisiennes. Dommage que le grand public passe totalement à côté de ce style pourtant roboratif en ces temps moroses.

Après ceux de Blackbeard et Steve Mac, troisième bon remix de Seven Days In Sunny June de JAMIROQUAI  avec ici aux commandes Ashley Beedle, que vous avez pu connaître sous le pseudo de X-Press 2 ou Black Science Orchestra dans les 90's. A son crédit, plusieurs centaines de remixes et re-edits qui restent l'apanage d'un public anglo-saxon averti.

Don't Give It Up de AARIES est une pure merveille soulful avec ces relents mélodiques qui semblent tout droit sortis d'une ballade de Michael Jackson époque mid-70's.

ARTHUR BAKER & THE BACKBEAT DISCIPLES : Let There Be Love
Ce End Of The Day Mix revient sans doute à David Morales car, bien que les crédits soient obscurs sur le sujet, les arrangements ressemblent beaucoup à ceux de son Dee Love Mix.
Vous avez peut-être reconnu la voix de falsetto (voix de "fausset" en français, mais je préfère falsetto) du chanteur d'Imagination, Leee John.

House of Love de RUPAUL faisait partie du tracklisting de mon tout premier set début 2009 dans une version happy house signée T-Empo. Voici la version garage de Eric Kupper.

La Def Mix Team toujours à l'honneur avec So Much In Love de MALAIKA. Ce titre faillit sortir en France car c'était l'imitation parfaite du Finally de Ce Ce Peniston, tant au niveau de la voix que du style. Hélas, il n'en fut rien, comme souvent chez nous. 
Il est remixé à nouveau par Morales, qui semble vouloir s'accaparer toute la fin de mon set... cela fera plaisir à mon ami DJ FA !

Effectivement, s'ensuivent les chefs d'œuvre Ecstasy de JODY WATLEY (dans deux versions consécutives) et Love The Life de JAMES TAYLOR QUARTET, groupe anglais d'acid-jazz.

vendredi 15 février 2013

N° 180 : Unforgettable 80's


Ecouter le set


Dans cette galerie marchande huppée du centre de Paris, je passais des jours tranquilles, trônant fièrement sur une étagère baignée de la lumière de quelques spots d'un blanc intense.
Un soir, quelqu'un pointa son doigt dans ma direction, une main me saisit alors et voilà que je me retrouvai serré parmi d'autres voisins d'infortune dans un sac aux relents de polyéthylène.

Après un court voyage, assis sur la banquette passager d'une voiture de sport, on m'extirpa de ma prison pour me poser à plat sur une grande table, écrasé par mes voisins comme une tranche de salami dans un sandwich cellophané.

La lumière revint enfin, mais blafarde. Celui qui m'avait désigné une heure plus tôt s'empara de moi, m'arrachant ma parure plastifiée.
Il m'extirpa de ma couverture douillette et me posa sur une étrange machine.
Je sentis comme un chatouillement dans les plis de ma chair. Un objet pointu me parcourait le ventre. Une musique rythmée retentit alors et voilà que l'étrange kidnappeur commençait à hocher de la tête comme un chien sur la plage arrière d'une vieille Peugeot 404. Dix secondes n'étaient pas passées, qu'il enleva la pointe pour la reposer brutalement quelques millimètres plus loin sur mon corps. Il recommença son geste, mais cette fois-ci l'objet contondant sursauta sur mon ventre et me griffa. Quelle brute !
M'empoignant d'une seule main, il me retourna aussitôt pour exercer le même rituel sur mon dos.
Après d'interminables secondes de souffrance, je retrouvais enfin mon enveloppe protectrice. A quoi avait servi tout ce manège ?

Bientôt, voilà qu'il me colla une étiquette blanche sur la figure ! quoi ! une étiquette qui venait souiller mon enveloppe majestueuse et scintillante ! sacrilège !
Il y inscrivit un mot étrange, "FUNK", suivi de quatre petites étoiles. Que signifiait ce code ? mon genre, mon origine ? et ces étoiles ? que représentaient-elles ? ma valeur ? mon rang ?
J'observais avec inquiétude tous mes voisins subir le même sort avant de me rejoindre, classés comme moi à la verticale sur le côté droit d'un meuble.

Le silence rompit brutalement cette ambiance sonore saccadée qui s'était installée. Ce lieu en sous-sol dans lequel j'étais prisonnier était désormais plongé dans le noir.
Trois jours et 3 nuits durant, rien ne se passa. L'endroit empestait le tabac froid et l'humidité commençait à m'envahir doucement. J'avais peur. Étais je condamné à croupir ici pour le reste de mes jours ?

Le quatrième soir se produit un événement étrange. Un bruit de pas rapides vint de l'escalier. Mon geôlier était de retour. De petites lumières, puis de grands spots virevoltant et clignotant s'allumèrent aussitôt. Une musique retentit, mais cette fois-ci l'homme pressé avait changé de rituel. Un objet recouvrant ses oreilles était vissé sur la tête. Il s'empara d'un de mes confrères, le posa prestement sur son étrange machine. Il semblait cette fois le caresser d'avant en arrière avec délicatesse.
La foule arrivait par vague, les décibels me semblaient avoir franchi un palier que je n'avais jamais connu depuis le début de mon existence, moi qui était né dans une usine californienne.
Puis ce fut mon tour. L'inquiétant objet pointu atterrit à nouveau sur mon ventre, fit marche arrière puis s'immobilisa. L'individu posa alors son index sur mon flanc. Je sentais comme un plateau tournoyer sous moi, frottant mon échine.
Il me libéra au bout de quelques secondes. La foule, levant les bras au ciel et sifflant, semblait ravie.

J'étais un vinyle des années 80, jeune et fringant. Ma gloire dura quelques mois puis on cessa de me prendre, de me manipuler et l'on me rangea à nouveau sur une étagère...pour l'éternité sans doute.

vendredi 8 février 2013

N° 179 : The Magic Attic (Chilly Gonzalez, Superfunk, Michael Watford...)



CHILLY GONZALES "You can dance" : je suis tombé sous le charme dès la première écoute de ce titre entendu un jour de 2010 sur Radio Nova. Tout me rappelle le Prince festif des années 80 ("Controversy", "Raspberry Beret", "1999").
Personnage plutôt loufoque, Chilly Gonzales est à la base un pianiste canadien qui s'amuse à tourner en dérision son art avec un certain talent.
C'est avec l'album Piano Solo qui s'inspire des fameuses Gnossiennes et Gymnopédies de Erik Satie qu'il gagne la crédibilité qui lui permettra de travailler comme arrangeur, notamment pour Philippe Katerine, Feist (le fantastique album Let It Die) et Christophe Willem.
Son fait d'armes évènementiel entré dans le Guiness Book des Records reste son concert-marathon donné en mai 2009 avec l'interprétation de 300 titres choisis par un public qui se relayait au fil des heures.

You Can Dance est extrait de l'album Ivory Tower qui contient d'autres petites merveilles comme I Am Europe ou bien Knight Moves.

PHILLY DEVOTIONS "Hurt so bad" : du pur Philly Sound de 1976 relifté par Dimitri From Paris, le premier admirateur de ce style disco gorgé de violons.
Étrangement, malgré la qualité des arrangements, je n'ai pas l'impression que ce groupe ait vraiment scoré car je ne le retrouve pas dans les archives de playlistes des grands DJ's de l'époque.

LOUIE VEGA "Thousand fingered man" : je crois que l'on est ici à l'écoute de la quintessence de la soulful proposée par Mister Vega, une reprise impeccable du titre de Candido figurant sur son album  Dancin' & Prancin'. Le solo de trompette final est l'acmé du titre.

LOVEBIRDS "Dancin'" : encore un excellent titre du producteur allemand Sebastian Döring qui n'est pas sans rappeler la "french touch" des années 90 et ses filtrations de samples disco. Je n'ai pas réussi à déterminer le titre original, sans doute le 3e titre de la face B d'un album inconnu au bataillon ! mais c'est là tout le génie des grands bidouilleurs de la house...dénicher le passage de 10 secondes planqué dans un couplet et le rhabiller pour en faire un nouveau morceau.

RUBEN ALVAREZ "Skyline" : ce DJ espagnol est un spécialiste des bootlegs et autres mash-ups qui constituent d'ailleurs l'originalité de ses sets live.

SOULMAGIC "Someone like you" : les accords sont très inspirés (ou samplés) du I Want To Thank You de Alicia Meyers. Ici encore, un solo (de clavier) qui signe l'apogée du titre.

FULL INTENTION "It seems to hang on" : vous avez bien senti que j'aimais particulièrement l'original de Ashford & Simpson et que je vous le sers à toutes les sauces ! Saluons la performance vocale d'un certain Anthony Moriah pour cette reprise des Full Intention datant de 2005.

JESTOFUNK "Special love" : je suis persuadé que Joey Negro a repris des accords d'un vieux truc disco, mais impossible de mettre la main dessus... et pourtant ce riff de piano électrique me dit quelque chose.

SUPERFUNK "Lucky star" : le meilleur de la french touch avec la sensibilité gospel de Ron Carroll. Le sample violemment timestretché provient du maxi de Josephine de Chris Réa.

THE SUNBURST BAND "Sitting on top of the world" : mon DJ brésilien préferé remixe façon Philly sound cet extrait de l'indispensable album Moving With The Shakers. Dj Memê serait bien capable d'avoir convoqué son orchestre de violons (déjà entendu sur Any Love) pour les besoins du remix !

MICHAEL WATFORD "So into you" : du pur garage comme on en entend hélas plus beaucoup. Un direct-to-mp3 disponible sur Traxsource avec les mixes de Bobby d'Ambrosio.

BASIL "City streets" : ce mix de Kerry "Kaoz" Chandler figure sur une veille compilation garage de mes archives :  6 Years Of Paradise - A King Street Sounds Compilation.

vendredi 25 janvier 2013

N° 177 : Spirit of Ancient Skyrock (Robin S, 2 Brothers On The 4tfh Floor, italo-house classics...)



Je sais que cela va être un immense plaisir pour beaucoup de retrouver à nouveau quelques titres mythiques de l'Ancien Skyrock.

Mon ami DJ FA (djfa94.blogspot.fr/), spécialiste de l'editing de bandes (ce que faisait par exemple Nagradance sur Skyrock), s'il ne connait déjà ce mix de "Let Go" de SHARON BRYANT, sera ravi de le découvrir et de le déguster. Les edits réalisés dans les règles de l'art sont distillés avec parcimonie .
Sharon Bryant fut la chanteuse lead d'un groupe disco nommé Atlantic Starr et dont "(Let's) Rock'n'roll", hymne totalement débridé du Palace de 1979, reste l'un de mes all time classics.

Le meilleur de PAULA ABDUL avec "Opposites Attract", un titre sans failles aux accents "Princiers" produit par Oliver Leiber.
Oliver est le fils de Jerry Leiber qui avec Mike Stoller, composa de nombreux hits dans les années 50 dont Hound Dog et Jailhouse Rock pour Presley, Stand By Me pour Ben E. King et même un titre adapté en français sous le nom de L'homme à la moto par Edith Piaf en 1956.
Forever Your Girl, est l'album de Paula Abdul qu'il faut absolument posséder dans sa discothèque. Il comprend d'autres pépites comme Straight up, (It's just) The Way You Love Me, Knocked Out et éventuellement Cold Hearted... et les remixes sont tous excellents.

"(Hey you) The Rock Steady Crew" de THE ROCK STEADY CREW ne correspond pas spécialement à une référence Skyrock, mais il me tardait de pouvoir inclure ce titre énergique et emblématique de la breakdance des années 80. Le public français le découvrit en 1982 lors d'une grande tournée d'artistes représentatifs du mouvement dont Afrikaa Bambataa. et l'émission télé H.I.P. H.O.P. (1984) en sera la consécration. On sait hélas comment ce style s'est progressivement délité en France dans un rap militant, souvent machiste et agressif, à mille lieux de l'esprit originel.

Mr OIZO "Hun" : une vraie tuerie breakdance hélas trop courte, extrait de l'album Lambs Anger (2008) sur lequel figure aussi la reprise de It takes two de Rob Base et DJ E-Z Rock et d'autres petits exercices de sampling et d'editing.

THIRST "The enemy within" : c'est un one-shot conçu par l'un des remixeurs du DMC, Philip Kelsey, à qui l'on doit également Let me hear you say yeah sous le pseudo PKA. Le sample de voix est pioché dans l'accapella de Mainline de The Jason Load Experience, reprise garage de l'original disco de Black Ivory.

SECCHI feat. Orlando Johnson "Keep on jammin" : l'un des titres-phares du Top Dance Megamix en 1991. Aussi classieux que son autre tube I say yeah.
Stefano Secchi semble désormais retiré du métier.

49ERS "Touch me" (Sexual Version) et OFF-SHORE "I can't take the power" (Riva Mix) : nous sommes au cœur de la regrettée italo-house à la Black Box. Comme l'écrit Didier Lestrade dans son livre Chroniques du dance floor, c'est un style frivole, "idéal pour danser avec sa porte de Frigidaire quand on se réveille le matin...", mais Dieu que c'était bon !
Pour info, Off-Shore n'est pas plus italien que moi je suis panaméen, ce sont des allemands pure souche ! Le titre n'a rien d'autre à dire que I can't take the power! en boucle pendant 6'30", mais on lui pardonnera ce léger manque de créativité.
Quant aux 49ers de Bortolotti, ils samplent Rock-A-Lott de Aretha Frnklin et Touch Me de Alisha Warren, une habituée des podiums du sampling !

SONIA "Listen to your heart" et MEL AND KIM "Respectable" : je sais que cela va paraître sans doute très neu-neu et ringard pour les plus jeunes d'entre vous, mais que voulez-vous, c'est mon côté pop fleur bleue !
On aimerait savoir ce que devient Sonia. Pour Samantha Fox et Sabrina, on sait qu'elle font la tournée des popotes dans le cadre des grands raouts revival des années 80, mais Sonia, qu'est-elle devenue ? gérante d'un centre de bronzage rapide ou vendeuse à domicile en produits ménagers Stanhome... nul ne le sait.

LEE MARROW "Do you want me" : ah voilà l'un des tubes sérieux du Skyrock Top Dance en 1992 ! une parfaite imitation de Rhythm is a dancer de SNAP! Le son de basse est d'ailleurs strictement identique. Quel talent ces italiens, toujours imités, jamais égalés ! Total respect à Lee Marrow alias Francesco Bontempi (la vanne est facile mais vous ne m'entraînerez pas sur ce terrain...).

2 BROTHERS ON THE 4th FLOOR "I can't help myself"  : tellement connu qu'il n'y a rien à dire de plus...ah si ! le refrain est entièrement pompé sur le titre de Dynasty I don't wanna be a freak !!! En tout cas, ce fut l'un des hits majeurs de la fin 1990 grâce notamment à un mastering au son rond et puissant.

DEDE "Take a step back" : ce fut un flop total lors de sa sortie en France, mais qu'importe, c'est un excellent titre pop-garage avec un rap à la Salt 'n' Pepa.
Avec son titre Get to you sorti en 1997, je pense que DeDe est précurseur du style qui imposa Britney Spears 2 ans plus tard. Il faut dire que l'on retrouve la patte du même compositeur, Max Martin.
Lukasz Gottwald et Max Martin sont à mon sens les plus grands songwriters du monde dans le domaine de la musique pop.

La fin de l'année 1994 annonçait déjà le déclin de la diva ROBIN S malgré cet excellent "Back it up". Un règne éphémère sur les dancefloors....

J'ai dû jouer une seule fois dans le Top Dance Megamix ce maxi assez peu connu de DEEE-LITE, extrait de leur 2e album,"Runaway". Les versions des Masters At Work valent aussi le détour bien qu'un peu moins efficaces.

samedi 19 janvier 2013

N° 176 : keep the flame alive (UK garage, Lipps Inc., Jon Cutler, Knee Deep...)


Ecouter le set

Chers followers,

Je souhaite que cette année 2013 se déroule pour vous sous les meilleurs auspices.


Démarrage au début des 90's avec les premiers bricolages sur des samples disco réalisés entre autres par les anglais de DISCO ELEMENTS. Il existe 6 volumes assez rares parus chez Azuli de ces exercices de style happy, mais un peu maladroits dans la réalisation. Full Intention/Hustlers Convention avaient été les chantres de cette nouvelle tendance que les français se dépêchèrent de s'approprier avec la french touch et ses filtrages systématiques.
Le sample de "Feed the flame" est emprunté au titre éponyme de Lorraine Johnson.

Plongée dans des archives méconnues avec "All night dancing", un extrait de l'album de LIPPS, INC. (1980) sur lequel figure le hit "Funky Town". Je suppose que vous n'avez jamais entendu parler de ce titre.

"Any love", un gros classique de RUFUS & CHAKA KHAN, repris d'ailleurs brillamment par le brésilien Dj Memê en 2009 (je vous avais montré une vidéo des séances d'enregistrement).

Sur "The Biz", CAJMERE & GENE FARRIS s'amusent avec l'intro épique et cosmique de "Relight my fire" de Dan Hartman, que l'on ne connait pas toujours puisque souvent le titre a été présenté amputé de cette partie instrumentale pourtant brillante.

TODD EDWARDS "Saved my life" : du pur UK garage avec un remix signé Grant Nelson. Mon ami Manutek dont je vous invite à suivre le blog très documenté www.mixcollectors.com/, me signale un podcast plutôt bien orchestré (un peu dans le style Better Days) du maître ès UK garage, gnhousecall.

THE SOUL CITY EXPERIENCE "So right" et 24HOUR EXPERIENCE "Need a man" sont d'autres titres historiques et représentatifs de la naissance du mouvement UK garage orchestrée par Brian Tappert et Grant Nelson au milieu des années 90. Très énergique, le UK Garage a sans doute évité à ce style de sombrer définitivement au Royaume-Uni, le New Jersey garage sensuel à la Blaze ou à la Frankie Knuckles n'ayant jamais vraiment pris en Europe (et j'en sais quelque chose malgré l'avoir promu abondamment sur Skyrock).

JON CUTLER feat. E-Man "It's yours" : nous sommes sur une plage d'Ibiza et le soleil couchant invite à se lover dans cette soulful jazzy aux relents "Bensoniens". Is the world a ghetto?

KINGS OF TOMORROW "6pm" : la très riche orchestration et les accords contrariés de Simon Grey élèvent ce titre au niveau des grands noms du jazz-funk comme Incognito. L'original est beaucoup plus pop mainstram.

L'allemand Lovebirds et ses faux airs de Lance Armstrong est l'un de mes chouchous en matière de deep-house. Avec son remix de "Crash" de MILTON JACKSON, il nous embarque dans un voyage hypnotique où les guides seraient ces sonorités analogiques et ces séquences de basslines toujours très travaillées.

KNEE DEEP "Gipsy bucket" : un titre comme je les aime, une folie maîtrisée mêlant la rythmique du classique de Bucketheads "The Bomb" et "un vieux sample utilisé jadis par Todd Terry sur "I hear the music" de Gypsymen.
Tout comme Lovebirds, le duo Knee Deep est originaire de la ville de Hambourg, a priori pas le lieu de villégiature idéal, mais où la house se dévoile sous des aspects plutôt réjouissants. A croire que l'inspiration est un défi à la morosité.

Final avec Z FACTOR "somebody", le côté obscur du discoïsant Joey Negro, une facette underground de son travail à l'égale de ce que David Morales proposait dans ses Red Zone Mix par opposition aux très chaleureux Classic Mixes.

vendredi 21 décembre 2012

N° 175 : Better Daze (Babatunde Olatunji, John Davis Orchestra, Bobby d'Ambrosio...)


Ecouter le set

Mes deux passages dans l'émission Better Days de Bibi sur NRJ auront été parmi les rares satisfactions de cette année concernant mon activité artistique. C'est la reconnaissance par un grand professionnel de la radio de la qualité de mon travail de mix.

Je remercie également tous mes followers sur DJpod qui ont fait que mon podcast se classe dans les 10 premiers (sur plus de 3700 podcasts) en termes d'audience.
Le challenge n'était pas aisé d'autant plus que je proposais des titres plutôt "vintage" à mille lieux de l'électro et la tech-house que les DJ's jouent habituellement.

Concernant mes productions, je m'attendais à une année 2012 fertile après la débauche d'efforts fournis en 2011 mais aucun signal n'est encore venu soutenir l'espoir.
Le travail réalisé depuis mars avec une nouvelle équipe dont je vous parlerai le moment venu a été d'une grande intensité, avec une coopération exemplaire comme un pari sur l'avenir, les investissements financiers ayant été poussés dans les limites extrêmes de mon modeste budget.

The Oyster Protocol "You're Not The One" bien que totalement au format radio et de surcroît entrant dans les quotas français parait-il très peu pourvus en productions de qualité, n'a toujours pas trouvé preneur alors que les avis récoltés sont tous positifs.

Mon autre production trance-électro en français/anglais, actuellement en promo avec Music Media Consulting, est aussi en attente des premiers retours dont ceux des "grosses parisiennes" comme Fun Radio.
Compte tenu de la couleur de l'arrangement, de la patate du son masterisé, de la qualité de la voix et de l'originalité du thème abordé, je n'entrevois pas l'échec.
Tous les éléments audio-vidéo qui retracent la genèse de la conception du titre ont été stockés, prêts pour publication sur les réseaux sociaux dès que les premières diffusions radios se confirmeront.

Enfin, je viens de finaliser une production électro-house en français/anglais dans l'esprit coquin de Pussy avec un arrangement légèrement vintage 80's qui devrait lui aussi surprendre. La promo médias est également enthousiaste sur le titre.


En conclusion, à l'heure où j'écris ces lignes, tout est possible, une bonne nouvelle pouvant arriver à tout moment. Carpediem !


PLAYLIST DU SET (NRJ - 25 novembre 2012)

Extrait de l'album Drums of Passion (1959), Jin-Go-Lo-Ba du nigérian BABATUNDE OLATUNJI fut l'un des hymnes africains les plus revisités de l'histoire. Nous connaissons tous la version de Santana ou celle de Candido (et ses remixes signés Todd Terry).

En lisant L'Intégrale Gainsbourg - L'Histoire de toutes ses chansons de Loïc Picaud et Gilles Verlant, j'ai découvert cette anecdote dans la discographie de l'artiste.
Sur Percussions sorti en octobre 1964, SERGE GAINSBOURG s'inspire sans autorisation préalable d'Olatunji de 3 titres de son album dont Jin-Go-Lo-Ba.
Sous l'appellation Marabout et tout en conservant l'arrangement percussif, il transforme l'original en une comptine enfantine regorgeant de jeux de mots comme "Y'en a.. y'en a marre... Marabout... bout de ficelle....c'est la vie...".
C'est Guy Béart (l'auriez vous cru ?) qui avait rapporté de New-York cet album à un Gainsbourg alors en recherche d'un nouveau style, ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui la world music, et dont il fut de ce fait le pionnier français.
Les titres Joanna, New York U.S.A. et Marabout feront l'objet d'une procédure judiciaire remportée par le musicien africain qui se trouvait ainsi crédité sur les dites œuvres.
BOB SINCLAR, dans l'album-hommage à Gainsbarre I love Serge (2002) remixera le titre dans la version tribale présentée dans ce set.

En 1994, Armand Van Helden, le DJ new-yorkais aux multiples pseudos, nous livre avec Zulu l'un de ses premiers tubes tribaux sous le nom de CIRCLE CHILDREN.

J'avais découvert ce Dream Drums par LECTROLUV sur la très bonne compilation Happy Sound of Europe commercialisée par le label NN'B sur BMG en 1994. Il est remixé par Junior Vasquez.

Je connaissais Ease Your Mind à travers la version hispano-anglaise de Touchdown ("Ritmo Suave" dans mon set N° 46), voici le remix du collectif latino LOS AMIGOS INVISIBLES sous la houlette de Frankie Feliciano.

En 2007, hommage était rendu au collectif jazz créé par ROY AYERS dans les années 70 à travers un album de remixes, Virgin Ubiquity Remixed, sur lequel avaient collaboré des producteurs prestigieux tels que Kenny Dope, Osunlade, Basement Jaxx et Joey Negro dont je mixe ici la version disco de Sugar.

Glissement progressif vers la soulful house avec ce fantastique dub de Dreams de SANDY RIVERA (Kings Of Tomorrow) réalisé par le suédois Rasmus Faber. La version originale arabisante ne vaut hélas pas grand chose et Faber n'a retenu que les quelques mots de la mélodie du refrain.

Fade de SOLU MUSIC est un classique que l'on peut déguster en version lounge ou soulful. La voix de Kimblee n'est pas sans rappeler Lisa Stansfield.

SHAKEDOWN "At Night" : merci à mon ami Croustibat pour m'avoir donné il y a quelques années ce remix rare et classieux signé Jazz 'n' Groove. Mandrax, DJ que nous avions reçu dans la Max Party sur Skyrock en mars 1993, n'est autre que l'une des moitiés de ce duo suisse.

Grosse production tribal-garage avec Me Kumba de KNEE DEEP remixé par le brésilien DJ Memê, toujours très inspiré. La version originale est tout aussi magique.

GRAYSON P "Dancin' On The" : de la funky-house enjouée qui sample entre autres le riff de "Do it anyway you wanna" de PEOPLE'S CHOICE, me semble t-il.

HERBIE MANN "Superman" : j'avais beaucoup écouté la version de Celi Bee & The Buzzy Bunch en 1977 sur l'album éponyme délicieusement suranné.

JOHN DAVIS ORCHESTRA "Ain't that enough for you" : encore un des classiques disco de mon adolescence, tout à fait dans la lignée des productions de Peter Jacques Band.
John Davis Orchestra est surtout connu pour sa reprise vocale de Bourgie Bourgie de Ashford & Simpson et I can't stop, un boogie aux accents "blaxploitation" tout à fait redoutable.

Final garage avec l'un des chefs-d'œuvre gospel de la décennie 00's, Love Forever More de BOBBY D'AMBROSIO.
Après avoir collaboré pendant quelques années avec la fameuse team Def Mix, "Osio" semblait avoir totalement déserté la scène garage, mais mon ami Manutek sur son excellent blog Mixcollectors.com nous en donne des nouvelles fraîches.

jeudi 22 novembre 2012

Nouveau set dans Better Days sur NRJ


Salut à toutes et à tous.

Désolé pour mon absence de billets sur mes podcasts ces derniers temps, mais j'étais accaparé par la promo de mes deux premiers singles ainsi que sur le mix d'un 3e titre prévu pour janvier.

J'espère vous donner des éléments concrets et des nouvelles positives pour la mi-décembre.

D'ici là, j'ai le plaisir de vous annoncer qu'un de mes sets inédits sera diffusé après-demain dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 novembre par Bibi dans son émission Better Days sur NRJ, à partir de 2h du matin.

Encore un set très éclectique avec des disques improbables qui j'espère vous enchantera les oreilles.

La version Master sera diffusée sur mon podcast DJpod le vendredi 21 décembre.
En attendant, retrouvez le podcast de la diffusion sur NRJ.