Bonjour à tous.
Après quelques semaines de break afin de réalimenter le stock, les sets reprennent le vendredi 3 septembre.
A bientôt pour de nouveaux voyages dans la galaxie disco-house.
Sous la houlette de Traktor, une anthologie de 50 années de musiques club : vintage & soulful house, eurodance, trance, disco et funk. Des infos sur les remixers, les artistes et les samples.
jeudi 29 juillet 2010
jeudi 8 juillet 2010
N° 75 : 70's flava (Love Commitee, Vincent Montana Jr., Ripple...)
Set non disponible
Comme le parfum entêtant des glycines qui refleurissent à tous les coins de rue de mon quartier, le parfum nostalgique des 70's envahit ce dernier set avant les grandes vacances.
Cette période de trêve sera mise à profit pour préparer les sets de rentrée, au moins jusqu'à Noël j'espère.
Après plus de 75 sets, mes bacs à disques n'ont pas été si entamés que cela. Il y a donc encore quelques pépites à délivrer.
1/ M PEOPLE "Moving on up" : injustement méconnu, c'est l'un de mes remixes préférés de Roger S.
L'original étant très pop, cette version arrivait à point nommé pour les clubs pointus. Roger S. fait sourdre la magie underground avec des samples particulièrement bien choisis, ne serait-ce que la base d'accords de Rhodes. Les riffs de sax et de guitare parachèvent une œuvre désormais intemporelle. Le harddubb est du même accabit.
2/ CREATIVE FORCE "So good" : Tommy Musto, trop rare dans mes sets, livre une version 100% garage sortie sur le fameux label SubUrban, auquel on doit tant de merveilles.
3/ KINGS OF TOMORROW "Ancestors" : extrait de la compilation "The Beginning" sortie en France sur le label Distance en 1998, je m'emploie à récupérer au traitement de son une gravure désastreuse.
L'interprétation de Treasa Fennie est une longue plainte, un postulat gospel métamorphosé par Sandy Rivera en une bombe garage.
17 ans après leurs débuts, je me demande pourquoi ce duo n'a jamais réussi à sortie de l'anonymat. Les ai-je déjà vu dans un clip ou sur scène ? Je n'en ai pas souvenir.
Sûr que Nagui ne soupçonne même pas leur existence. Sans doute trouverait-il que la chanteuse "beugle et fait mal aux oreilles".
4/ MARC BROWN "Colors" : Troublé par l'appellation du E.P. (Moodswings), j'ai d'abord cru à une production Mood II Swing. Les sonorités et la construction rythmique rappelaient tant leur univers. Mais il n'en était rien, ce titre étant en fait signé d'un certain Marc Brown.
Il semblerait qu'il soit aussi l'auteur de l'excellent titre samba "With you" de SMOKE CITY, un classique des compilations lounge.
5/ KATHY SLEDGE "Another Star" : à mon sens, la meilleure reprise du titre de Stevie Wonder, figurant à l'origine sur son fantastique triple album "Songs in the key of life". 21 titres et absolument aucun à laisser de côté. Du jamais vu.
Il serait impardonnable de ne pas posséder cette œuvre dans sa discothèque personnelle.
Reconnaissable entre mille à sa voix éraillée, c'est l'ex-chanteuse de Sister Sledge, qui lui donne une seconde vie avec une touche garage-gospel.
Roger S. est à nouveau très inspiré sur les deux maxis qui portent cette reprise. Comme souvent, Sanchez propose des dubs alternatifs très orientés hard house.
Ce titre est "definitely a must have" !
6/ THE KNOWLEDGE "As" : sorti chez Scorpio via Suntune, l'enchaînement avec Kathy Sledge s'imposait de lui-même. Très répétitif, il faut vite switcher au bout de 2-3 minutes pour ne pas lasser. C'est ce qu'on appelle un maxi de transition, un simple outil.
Le mix de Joey Negro n'a pas été retenu à l'époque, mais il n'apportait rien de nouveau à l'affaire.
7/ RIO EDITS "Pretty girl" : extrait de cette excellente collection de re-edits, le travail présenté ici est basé sur "Just long as i got you" de LOVE COMMITEE, face B du tube "Law and order", deux titres qui figurent sur le 1er album du même nom (Salsoul Records). Ceux qui verront la vidéo souriront peut-être au look et aux postures surannés du groupe, mais les 70's étaient dépositaires d'une certaine insouciance et d'une joie de vivre que l'on a perdu pour longtemps.
Autant ce "Law and order"est policé à souhait, autant "Just as long as i got you" possède un charme inexplicable.
Les accords zonent entre gravité et joie, sublimés par un adlib hypnotique.
L'histoire n'a donc retenu que cette face B qui a inspiré de nombreuses reprises dont celles de Looney Tunes (Frankie Bones et Lenny Dee) et de 101 (jouée sur Radio Maxximum à l'époque).
les remixers de Rio Edits se sont intelligemment concentrés sur cette coda chantée d'une voix d'outre-tombe en faisant des accords d'un piano Rhodes passé dans une cabine Leslie le thème principal du mix, occultant par la même occasion des couplets trop gentillets.
Ces mêmes accords avaient été utilisés pour la version originale de "Something about the music" de Da Slammin' Phrogz (alias Bibi Fricotin de la radio NRJ), l'un des monuments de la "french touch".
8/ Toujours sur ce 1er album de LOVE COMMITTEE figure ce titre : "Pass the buck". Largement rallongé par les DJ's du label Underdogs Edits, c'est un pur bonheur pour les sets vintage et je ne peux que louer le travail des besogneux qui réinventent ces titres en y intégrant les breaks, intros et outros qui leur faisaient défaut à l'origine.
9/ RAY MARTINEZ AND FRIENDS "Lady of the night" : un grand souvenir de mes soirées dominicales au Palace et un tube incontournable de l'endroit. Poussé à saturation par le DJ dans les châteaux JBL , le son faisait crachoter mes tympans mais, à l'époque, ces derniers avaient la faculté de récupérer rapidement.Exhumé de ma cave et restauré tant bien que mal après avoir subi deux dégâts des eaux, c'est un vynil marqué par le temps. De longues minutes furent nécessaires pour éliminer le maximum de craquements.Je ne pense pas que beaucoup d'entre vous le connaissent et pourtant, il a bénéficié d'une sortie française chez Barclay en 1981.
10/ VINCENT MONTANA Jr. feat. Goody Goody "It looks like love" : démiurge du label Salsoul Records, Vincent Montana est le fondateur du Salsoul Orchestra.
C'est sur le label Atlantic qu'il sortira ce nouveau concept en 1978. La pochette de l'album est torride et les titres sont à l'avenant. "#1 Dee-Jay" se hissera au sommet des charts américains. Relifté par Dimitri From Paris, prétorien du souvenir, "It looks like love", simple titre de la face B, reçoit enfin les honneurs qu'il aurait mérités.
11/ INCOGDO "Ventage" : une trituration de "The beat goes on" de RIPPLE. J'ai dû aussi "faire le ménage" dans cet edit étrangement et maladroitement monté.
12/ VINCENT MONTANA Jr. "That's what love does" : Hommage de Louis Benedetti à l'arrangeur et vibraphoniste de génie avec ce titre inédit de 2005 écrit par la Montana Family.
C'est William 'Smoke' Howard, ex-chanteur du groupe THE EBONYS qui assure les vocaux.
vendredi 2 juillet 2010
N° 74 : In too deep (Office Gossip, Kerri Chandler, Kneedeep...)
Set non disponible
Récemment, m'étant réveillé de bon matin, j'ai machinalement allumé la télé. Elle était calée sur W9.
Sur scène, une jument de brasseur tout en noir beuglait dans son micro dans ce qui ressemblait à une espèce de punk-rock.
Ébaubi, prostré, j'attendis de connaître l'identité du groupe dont elle semblait être la chanteuse : "The Gossip" indiqua bientôt l'incrustation en bas de l'écran. Il paraît qu'ils font un tabac à travers le monde. "Ça sera sans mon concours", me dis-je en zappant rapidement sur BFM.
Alors je repensai au fabuleux groupe de deep-house nommé Office Gossip et me dit qu'un petit set dédié qui présenterait quelques unes de ses productions serait une bonne idée.
1/ KERRI CHANDLER feat. Wilma Beckford "Come Home" : Kerri Chandler est à la deep-house ce que DJ Sneak est à la house. Une production pléthorique, quasi-quotidienne et une masse de titres sans grand intérêt dont on extrait parfois des chefs-d'œuvre.
"Come home" en fait partie. Avec une voix pareille, cette Wilma Beckford aurait mérité les feux de la rampe, mais le show-biz est cruel. Dans son monde, "abondance de biens nuit".
2/ DJ's RULE "Move your body" : 2e pépite extraite du Best Of du label canadien Hi-Bias.
3/ ANN CONSUELO "See the day" : comme par enchantement, ce titre garage avait eu une carrière honorable dans le Skyrock Top Dance.
Signé chez Scorpio, ce mix avait fait l'objet d'un savant charcutage de l'original, sans doute afin de ne pas désemparer les DJ's du Macumba et autres clubs type "pousse-blaireaux" face à une intro à rallonge.
4/ 24HOUR EXPERIENCE "Deeper" : une des nombreuses expérimentations garage de Grant Nelson.
5/ TRICK & KUBIC feat. Valeska "Easy" : radio FG avait matraqué ce titre durant l'été 2002. Une ligne de basse slappée d'anthologie et une voix dont la nonchalance est simplement ravissante, ravissante car elle ravit votre lucidité pour vous embarquer dans un voyage lointain aux confins de la trance.
6/ KNEEDEEP feat. Cathy Batistessa "All about love" : j'ai tant vanté ce titre, LE titre deep-house de 2009, qu'il me tardait de vous présenter l'original et la voix de Cathy Batistessa. Il me tarde aussi de la réentendre sur des productions lumineuses et jaculatoires du même genre.
Eh oui, jaculatoire est un mot qui frôle l'indécence, mais il mérite d'être dégainé à l'écrit. L'utiliser à l'oral serait, en revanche, fort périlleux face à un public non averti.
Même que l'on passerait pour un être grossier voire un abruti.
7/ OFFICE GOSSIP "Say it" : c'est totalement jouissif. La version de Lovebirds (l'un des deux compères de Kneedeep) est à l'avenant. Derrière ce pseudo se cache un jeune prodige londonien, Nathan Boddy.
Ses deux mini-albums "Street Talk EP" et "Carbon Copy EP" sont emplis de ces joyaux quasi-instrumentaux qui vous accompagnent durant des décennies.
8/ NEBRASKA "Time has come Pt. 1" : autre merveille deep-house dénichée chez Decks Records, mon fournisseur actuel. Les samples sont tirés de Daylight de RAMP.
9/ OFFICE GOSSIP "Tundra" : on croirait entendre le meilleur du label Yoshitoshi Recordings des grandes années.
10/ BRIAN TRANSEAU "Relativity" : extrait de l'une des plus fabuleuses compilations deep-house de l'histoire : "Penetrate Deeper". C'est Carl Craig qui réalise ce dub minimaliste aux charleys ensorcelées par un flanger.
11/ SPIRITUAL BLESSINGS "Well overcome" : aucune info sur ce groupe venu d'Italie. Même Discogs en perd son latin ! Qui peut enquêter ?
12/ BITTERSWEET "Moving forward" : l'original totalement trip-hop style Sneaker Pimps est transfiguré par l'anglais AtJazz, très présent dans la sphère des remixers ces derniers temps.
vendredi 25 juin 2010
N° 73 : Mesmerizing (Cox 6, Blue Six, Salt City Orchestra, Lovetronic...)
Set non disponible
Samedi dernier, j'ai passé ma journée à chercher le traître du vestiaire, en vain.
Le dimanche, j'ai cherché le chronomètre de Robert Duverne dans la pelouse du Champ des Rêves, en vain.
Mardi, j'ai espéré un sursaut d'orgueil des Bleus, en vain.
Vendredi, j'ai lu dans la presse que le disque français qui avait généré le plus de droits d'auteur en 2009 était "No stress" de Laurent Wolf. Le coup de grâce.
Triste semaine.
1/ EDDY & DUS "I've been watching you" : production deep-house en provenance de Croatie et signée sur un sous-label de BMG (North Records) en 1997. Je crois que c'est Claude Monnet, un ex-vendeur du magasin Champs Disques, qui en était le directeur artistique.
North Records avait sorti quelques bonnes galettes comme "The Disco Freaks EP" de DISCO FREAKS ou "Come on" de CARAYCA (réalisé par un ex-vendeur du magasin Discoparnasse)... Comme quoi le métier de disquaire est un bon tremplin pour faire sa place dans la production.
2/ MIGUEL MIGS "Mesmerized" : le fondateur du label orienté soulful house Salted Music est connu de tous les thuriféraires de ces sonorités feutrées idéales pour les soirées les plus raffinées.
Sur le même label, les remarquables productions de Lisa Shaw dont j'ai déjà vanté les mérites.
"Mesmerized" est ici remixé par l'un des maîtres de la deep-house anglaise, Shur-I-Kan.
Et quelle est cette voix suave ? celle d'Aya, l'une des artistes les plus sensuelles qu'il m'ait été donné d'entendre.
3/ BLAZE "My beat" : les disciples du gospel sont remixés ici par le duo anglais SWAG. Je ne connais pas trop leur travail mis à part leur remix de "The Season" de BEANFIELD.
4/ SOUND DESIGN "Bounce to the beat" : Todd Terry se cache encore sous un nouveau pseudo pour l'une de ses meilleures productions. Ce remix de "Bounce to the beat" est extrait de l'album "Back From The Dead E.P". Le riff de Rhodes et le sample vocal sont judicieusement choisis. L'un des incontournables des soirées underground de l'année 1995.
5/ FUNTOPIA feat. Jimi Polo "Girl, i believe in you" : deux mixes signés par le DJ anglais Crispin J. Glover et tirés du double pack de l'époque. Le premier est assez orienté "Maw-style" grâce au son caractéristique de l'orgue qu'on retrouve par exemple sur "Buddy X" de NENEH CHERRY. Le second est beaucoup plus hypnotique avec un gimmick organ-basse efficace et une interprétation vocale libre et d'une grande délicatesse.
Crispin J. Glover fut d'abord peintre et décorateur avant de devenir musicien et de frayer avec Level 42 ou Terence Trent d'Arby.
Parmi ses productions les plus significatives, citons "Honeydip" sur Strictly Rhythm sous le pseudo de Caucasian Boy.
Quant à Jimi Polo, c'est surtout l'interprète du classique Chicago-house "Better days".
6/ SALT CITY ORCHESTRA "Storm" : l'un des disques les mieux mixés de l'histoire de la house ! Un bass drum dévastateur, l'un des premiers bassdrums vraiment impressionnant entendu sur un vynil en cette année 1994. Rendons hommage à l'ingénieur du son, Simon Bradshaw, l'un des trois membres de ce groupe, producteur que l'on retrouve aussi dans le collectif Attaboy (Presence - "Sense of Danger", Blue Six - " Music & Wine")
Comme d'habitude, la France est passée à côté de ce disque d'anthologie mais Rudy, l'un des assistants à la direction artistique du label Atoll, avait eu la bonne idée de l'inclure sur une excellente compilation : "Welcome to the house".
(Un petit coucou à Barbara si elle tombe sur cet article).
7/ MAD MIKE "Heartbeat of a groove" : je crois que j'ai découvert ce titre dans l'émission de Dimitri from Paris sur NRJ. Une house bien poisseuse et underground en provenance de Detroit (le fameux label Happy Records).
8/ PRESENCE feat. Shara Nelson "Sense of danger" : bien moins flatteur que le remix d'Attaboy déjà joué dans un précédent set, cet original à l'ambiance gourmée et mélancolique méritait toutefois le détour auditif.
9/ BLUE 6 "Music and wine" : c'est en 1998 que Jay Denes fonda avec Dave Boonshoft le label Naked Music. Ils symbolisent un ilôt de résistance dans un océan où la médiocrité et le mauvais goût sont les maîtres-mots. La soulful house qui surnage tant bien que mal de nos jours leur doit beaucoup.
Ce mix est un dub envoûtant signé Jay Denes.
10/ LOVETRONIC "You are love" : autre production soignée du label Naked Music, c'est à nouveau un mix signé Simon Bradshaw.
C'est Lisa Shaw qui assure la partie vocale.
11/ COX 6 "Signez-là !" : très confidentielle production française découverte dans les mâtinées de Jean-Jérôme à la bonne époque de FG radio. Fabrice Lamy puis Jean-Jérôme avaient alors toute latitude pour mixer en live les disques de leur choix et dieu sait combien ils étaient judicieux. Je leur dois beaucoup de mes découvertes musicales.
Cox 6 est un duo constitué de Bruno Collet et Christian Gonzalez. Le remix est signé Demon Ritchie qui utilise, je pense, un gros synthé Oberheim (l'OB-X) pour réaliser ses magnifiques envolées, solos séraphiques et légers comme l'air.
C'est l'un des plus grands morceaux de deep-house française. Il est dans mon top 10.
12/ JAMIROQUAI "Canned heat" : Jay Kay possède une grande qualité. Il donne carte blanche aux plus grands remixers (ici les Masters at Work) pour triturer ses versions originales , nous donnant toujours l'embarras du choix.
Annoncé comme un white label en édition limitée, l'artifice marketing créa donc la rumeur (le "buzz" comme on dit aujourd'hui de manière totalement galvaudée) et je tombais évidemment dans le panneau en me précipitant sur ce que je croyais être une pièce rare. FG Radio avait bien relayé l'intox à l'antenne, c'est de bonne guerre.
L'adlib est totalement magique avec des accords nimbés de jazz vibes dignes d'Earth, Wind & Fire. Résolument, l'un des chefs d'œuvre du duo.
Libellés :
Blaze,
Blue 6,
Cox 6,
Eddy and Dus,
Funtopia,
Jamiroquai,
Lovetronic,
Mad Mike,
Miguel Migs,
Presence,
Salt City Orchestra,
Sound Design
vendredi 18 juin 2010
N° 72 : The big trip (Herbie Hancock, The Egg, Felix, John Gibbs...)
Set non disponible
1/ JOHN GIBBS & THE JAM BAND "Get down with the jam band" : connu aussi sous le nom de "J'ouvert", ce titre tropical funk est le seul tube de ce précurseur du son à la Kid Creole avec le fameux "Trinidad" sorti 2 ans plus tôt en 1977.
2/ HERBIE HANCOCK "You bet your love" : jazzman émérite, Herbie Hancock est l'auteur de la bande-son de "Blow up", film d'Antonioni. Si je vous parle de "Blow up", c'est que la ligne de basse de l'un des titres–à savoir "Bring down the birds"–a été samplé par DEE-LITE pour "Groove is in the heart".
Avant de se lâcher dans un album électro explosif (le tube "Rock it"), Herbie Hancock s'était essayé,comme tout le monde, au disco. Ce titre vocodé est d'une efficacité redoutable : basse slappée, rythmique clinquante, riff de cuivres, refrain entêtant et ad lib d'anthologie, tout est réuni pour en faire un "definitive must have".
3/ SEARCH "Peanut butter and jam" : un titre funk anglais qui ne fut pas un tube du Patch Club car quand même très "spé" et réservé aux habitués de fin de soirée.
Il est arrangé par T.G. Conway à qui l'on doit le merveilleux "I was born this way" de Carl Bean (repris par POUR HOMME en 2000).
4/ Voilà LE Bootleg du set, un megamix-fleuve découvert en 1980 sur l'antenne de Radio 7, radio d'état créée pour les jeunes avant l'explosion de la bande FM : MISS MAN & CO "Gave it all to me".
C'est Smith & Wesson, les co-animateurs de l'époque (dont on aimerait avoir des nouvelles) qui avaient joué ce titre en intégralité.
Pas d'erreurs d'enchaînement, un gros son, il a dû être mixé sur une table professionnelle de grande qualité.
Un tracklisting stellaire :
- Woods Empire : The Boogie Is Gonna Get Ya
- Teena Marie : Square Bizz
- Vicki Sue Robinson : Hot Summer Nights
- Jimmy Ross : First True Love Affair
- BB & Q Band : On The Beat
- Spandau Ballet : Chant No. 1 (I Don't Need This Pressure On)
- Lime : Your My Magician
- K.I.D. : Don't Stop
- The Doors : Hello, I Love You (que vient faire ce titre ici , je vous le demande ?)
- Nick Straker Band : A Little Bit Of Jazz
- The Quick : Zulu
- War : Galaxy
- Kraftwerk : Numbers
Je subodore un sample de Whitney Houston.
6/ OBSCURE "ZMM" : ceux qui ont écouté les sets de feu Eric Candy dans la Skyrock Max Party connaissent ce titre. C'est un titre anglais dont la version originale post new-wave ne présente aucun intérêt.
7/ HAJI & EMANUEL "Take me away" : quelle reconversion extraordinaire pour Seamus Haji que j'avais connu en tant que directeur artistique du label jazz-house "Slip'n' Slide" (les fameuses compilations JAZZ IN THE HOUSE).
Avec son compère Paul Emmanuel, il remixe ici le fadasse "Take me away" de TRUE FAITH dans un style électro hypnotique et totalement jouissif.
8/ FELIX "It will make me crazy" : quand je vous dis que ce set part dans tous les sens !!!
Voici un remix hard bag signé de l'anglais Red Jerry, fondateur du label qui a signé Felix, Hooj Choons.
9/ THE EGG "Walking away" : il fallait bien que ce mix fabuleux de Tocadisco (ce qu'il a réalisé de mieux à ce jour à mon sens) finisse par apparaître dans mes sets.
Le son numérique est d'une précision diabolique et l'arrangement calibré au palmer.
Dans l'euphorie, on en a oublié qu'il existe une version originale trip-hop certes peu urgente!
10/ THE NAKED SOULS "Jungle dreams" : final tribal-house avec un mystérieux "one shot" d'origine italienne signé sur UMM.
Libellés :
E.G Fullalove,
Felix,
Haji and Emanuel,
Herbie Hancock,
John Gibbs,
Miss Man and co,
Obscure,
Search,
The Egg,
The Naked Souls
vendredi 11 juin 2010
N° 71 : The after hours session (Fabio Bacchini, Lovetronic, Frankie Knuckles classic mixes...)
Set non disponible
Ibiza, 5h du matin. Une plage éclairée par les seuls flambeaux. L'astre du jour dardera d'ici peu.
Après une nuit d'interminables sets électro, les danseurs les plus frénétiques, les béotiens enivrés ont fini par céder. Le lieu est à nouveau investi par les sybarites de la soul music.
Les basses du sound-system sont toujours aussi pénétrantes, mais la chaleur des sonorités rassurent le tympan fatigué. C'est l'after hours.
1/ H.GARDEN feat. JOI "Gentle rain" (Acid Rain Mix) : Cela faisait longtemps que je n'avais pas mixé un 45t !
Le fait est que cette sublime version chill de "Gentle rain" n'est disponible que sur ce support.
Vous connaissez sans doute la version qui figure sur la compilation Café del Mar 25th Anniversary. Ce nouveau mix est écrit et produit par Joe Claussell et disponible sur son label tribal-house, Sacred Rhythm Music.
Une offrande pour démarrer ce set.
2/ WILL DOWNING "The world is a ghetto" : Knuckles et Morales se sont employés pour délivrer ce downtempo d'une urgence absolue.
L'original de WAR (1972) avait été magnifié par la voix et la guitare jazz de George Benson.
Will Downing, artiste originaire du quartier de Brooklyn (N.Y.C.), a offert sa voix de baryton au jazz et au R'nB.
"The world is a ghetto" figure sur l'album "A Dream Fulfilled"qui le révéla au grand public.
Eclipsé par de graves problèmes de santé, il fait son come-back en 2009 avec l'album"Classique".
3/ ARTHUR BAKER & THE BACKBEAT DISCIPLES "Let there be love" : avez-vous reconnu l'interprète ? Je vous laisse quelques secondes encore pour réfléchir. Faites preuve... d'imagination.
L'armada de Def Mix Productions (David Morales à l'arrangement et aux percussions, Eric Kupper aux claviers et John Poppo au mixage) est mobilisée pour ce pur titre garage joué plusieurs fois dans le Skyrock Top Dance.
4/ ROBIN S "Back it up" : après le succès surprenant de "Show me love", sorti un an avant dans une version plus commerciale mais dans une certaine indifférence, Robin S a bénéficié de la vague porteuse pour enchaîner des titres de haute volée.
Le follow-up évident "Love 4 love", le très gospellisant "I want to thank you" (reprise d'Alicia Myers) et enfin ce "Back it up" qui a clos la carrière de la diva.
5/ MELANIE WILLIAMS "Everyday thang" : du pur Knuckles, titre garage de facture très classique aux basses chatoyantes.
Ce titre figure sur une compilation au tracklisting intéressant : "Brazen: The Original Soundtrack". On y retrouve notamment Gee Morris, Joi Cardwell, Alexander Hope, Urban Soul et Charvoni.
6/ DAPHNE "Change" : drôle d'histoire pour ce maxi commercialisé avec des erreurs de pochettes. A Londres, j'ai dû en acheter deux exemplaires dans deux magasins différents pour obtenir enfin le mix indiqué sur la pochette : le Fathers Of Sound Classic Vocal Mix.
Fathers Of Sound sont des remixers qui avaient plus ou moins ratés les versions destinées au marché italien de "Do me boy", titre de SHANNA que Pascal Henninot et moi-même avions composé et qui avait atteint la 5e place du Skyrock Top Dance en 1993.
Quant à la Daphné en question, il s'agit de Daphné Rubin-Vega, chanteuse à la voix de velours et compagne de Peter Daou.
7/ CHRISTINA LORR "Dark as the night" : grand titre garage du label canadien Hi-Bias, fondé entre autres par Nick Fiorucci et dont le tube reste "Get into the music" de DJ's Rule (1991).
8/ WILLIE GRAFF & TUCILLO "Give you up" : un morceau construit sur l'intro de "Give you up" de MYSTIC MERLIN, un groupe dont je vous reparlerai bientôt.
9/ INSTANT EXPOSURE "I need a little more" : grand classique du label new-yorkais Emotive Records, il était quasi-incontournable en soirée en 1992.
10/ FABIO BACCHINI "Freakin jazz" : très brillante relecture du classique jazzy de Patrice Rushen, "Number one".
Patrice Rushen est surtout connue pour les hits "Haven't you heard", "Look up" et, bien entendu, "Forget me nots", le maxi le plus cinglant de l'époque funky.
Les cuivres de son titre "Never gonna give you up" ont été récemment samplés sur le fantastique "Two takes it" de Mr Oizo.
11/ DISCO & Co "Cold coke" : voici ce qu'on appelle couramment du "cosmic disco", un disco très synthétique et relativement peu festif.
Ce titre français de 1979 est ici re-edité par Daniele Baldelli & Marco Dionigi, deux obscurs producteurs (ou DJ's) italiens.
vendredi 4 juin 2010
N° 70 : The ORTOFON CC night club MK2 set (Bjork, Joey Negro, Joe Claussell, Quentin Harris...)
Set non disponible
Le nom sonnait bien. Il désignait les deux nouvelles cellules que j'avais achetées chez Nuloop.
Une meilleure clarté, une dynamique impressionnante, ce set pouvait bien porter leur nom.
J'espère que vous sentirez la différence.
1/ Comme parfois – et ça serait le cas si je démarrais un set en club – je choisis un acappella, une reprise ou un mix acoustique en me figurant la salle baignée dans la seule lumière noire. Sans doute que cette ambiance typique du Palace m'a marqué à vie.
"Kotu Rete" de JOAQUIN JOE CLAUSSELL est donc la merveille du soir. C'est la face B du mélancolique titre lounge "With more love" disponible depuis le début de l'année. Claussell avait sorti la version originale "tribal house" en 2001 sous le pseudo de MENTAL REMEDY.
Cette "Atmospheric Reprise" est basée sur l'arrangement du "Chords Mix" mais elle le surpasse en religiosité.
Joaquin Claussell est un enfant du Loft et du Paradise Garage. Comme d'autres illustres producteurs, il a été touché par la grâce qui émanait des sets de David Mancuso et de Larry Levan.
En 1989, ce disquaire new-yorkais tient le magasin Dancetracks à New-York. Grâce à ses choix très inspirés, il a les faveurs de DJ's tels Little Louie Vega ou François K et se bâtit une solide réputation.
En 1996, la création de son propre label Spiritual Life s'imposera donc comme une évidence.
De sa discographie, j'ai surtout retenu "Escravos de Jo" et "The Prayer" (avec le chanteur haïtien Jephté Guillaume) mais il y a sans doute bien d'autres merveilles qui m'ont échappées.
2/ BJORK "Hyper Ballad" : comme par magie, les nappes des deux titres se confondent, propulsant soudainement les ludions dans la lumière avec ce mix rageur de David Morales, l'une de ses dernières grandes productions (1996).
3/ THE SUNBURST BAND "Garden of love" : ce Kaje Trackheadz est nouveau venu sur la scène électro-house. Sans dénaturer l'original de Joey Negro, il apporte le punch nécessaire sans esbroufe.
Il me semble reconnaître l'intro de "Don't let me be misunderstood" de SANTA ESMERALDA dans la loop.
4/ MARK KNIGHT "Insatiable" : un remix disco signé de l'inévitable Joey Negro pour ce titre de l'un des membres du duo Mark Knight & Funkagenda.
Heureusement que Joey est là pour le métamorphoser en un "anthem" piano-house car les originaux électro ne valent pas tripette.
5/ JANET JACKSON "I get lonely" : un mix empressé signé Jason Nevins, producteur américain qui a récemment remixé avec une "eurodance efficacité" les tubes "I kissed a girl", "Hot 'n' cold" de KATY PERRY, "Replay" de I-YAZ et "Fireflies" de OWL CITY.
6/ MADONNA vs. THE HITMIXERS "Get together" : un bootleg en "mode patate" signé de ces énigmatique remixers.
7/ DJ SNEAK "You can't hide from your bud" : joué par les DAFT PUNK sur Skyrock en 1997, ce titre au riff imparable était déjà matraqué par Radio FG.
DJ Sneak est le plus prolifique des producteurs américains, mais à vouloir sortir un disque par jour, son usine produit d'innombrables déchets dont on n'aura sauvé que quelques pièces dont ce "You can't hide from your bud" qui reprend un court passage de "You can't hide" de TEDDY PENDERGRASS (dont les cuivres de l'intro furent samplés à moult reprises).
8/ LUCA SIGNORINI "One night in Paris" : un single qui reprend une partie de "Los Conquistadores Chocolates" de Johnny Hammond, un titre jazz-funk des années 70 qui inspira largement Jamiroquai pour la base du refrain de "When You Gonna Learn?"
J'ai amputé cette version d'une voix-off féminine française qui gâche nettement le plaisir en assénant des vérités premières comme "la vie est dure parfois" ou "vis chaque jour comme si c'était le dernier car tu ne sais pas de quoi demain sera fait".
9/ MIKE DELGADO "Byrd Man's Revenge" : un morceau qui sample "Think twice", le chef d'œuvre de DONALD BYRD.
10/ JOEY NEGRO presents Raw essence "Do you love what you feel" : un titre qui m'avait interloqué à sa sortie car il reprenait exactement le même sample qu'une production que j'avais envoyée à quelques labels européens plusieurs mois auparavant ! En l'occurrence, il s'agissait de l'intro de "Shoot your best shot" de LINDA CLIFFORD, obscure titre disco que nous devons être peu à posséder. A la différence de Joey Negro, je n'avais pas pu trouver la mélodie ce qui explique peut-être que ce mix fut, comme tant d'autres, resté un "unreleased".
11/ QUENTIN HARRIS "Let's be young" : le "must have" house de 2005 ! Une symphonie de cuivres qui ponctue un hypnotique titre trance "à la Rollo".
Mais pourquoi le mix de Ashley Beedle déraille t-il complètement ? J'ai d'abord cru que mon vynil était mal centré, mais à l'écoute des mp3 en vente en ligne, le même problème est audible.
C'est pourquoi j'ai dû switcher sur la version originale juste après l'enchaînement.
C'est bien la première fois que je vois un tel défaut sonore officiellement commercialisé sur une version... à moins que ce soit un effet de style (des plus malvenus quand on entend ces pauvres violons pleurer).
12/ GRANT NELSON "Seasons Of Jack" : le discours moraliste de Chuck Roberts qui s'étale sur le "Can you feel it" de Fingers Inc. est retravaillé intelligemment par Grant Nelson.
13/ Un final hard house sous la houlette de Johnny Vicious, grand spécialiste du genre, pour LOLEATTA HOLLOWAY et "The Queen's Anthem".
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