vendredi 26 octobre 2012

N° 167 : vintage house, the story continues... (italian deep house, The Funky Worm, The Untouchables...)


Set non disponible

C'est en compulsant des ouvrages essentiels comme Catch the beat (qui recense les classements par genre établis par le fanzine anglais Soul Underground entre 1987 et 1991) ou Chroniques du Dancefloor de Didier Lestrade, que l'on découvre ou redécouvre ces pépites house qui ont pu nous échapper à une époque où sortaient 10 tubes majeurs par semaine.

Voici donc un nouveau florilège de titres souvent obscurs qui symbolisent l'âge d'or de la house music, une époque qui semble elle aussi révolue. De quand date le dernier tube radio estampillé "house" ? 1993 (Robin S) ?

1/ ATELIER "Got to live together" : ce Twilight Mix clôt la trilogie de versions jouées dans mes sets et qui font de ce maxi l'un des plus somptueux de l'histoire de la deep-house italienne. L'acapella utilisé provient de Why can't we see du groupe BLIND TRUTH.

2/ 49ers "Got to be free" (Night Dreams Club Mix) : bel exercice garage qui sera renouvelé avec The message.

3/ DINO LENNY "Time to change" : quel amateur de son garage ne possède pas un maxi Flying Records ? Bien qu'assez commercial (Clio & Kay, Digital Boy, Joy Salinas), ce label napolitain  réservait une petite place aux styles plus pointus.
Ce morceau très New Jersey Garage emprunte l'accapella de Rock The House de NICOLE McCLOUD et le "oh yeah" de Promised Land de Joe Smooth.

4/ MECCA "Herbal essence":  déjà chroniqué dans un set précédent (voir liste des mots-clés en page d'accueil). L'un des fleurons de la deep-house new-yorkaise sorti sur Strictly Rhythm.

5/ ADVENTURES OF STEVIE V "Dirty cash" : un remix assez osé de David Morales avec une boucle plutôt originale. Très proche de l'esprit Snap! des débuts.

6/ TKA "Crash" : pour son dernier bon maxi avant sa séparation à la fin 1991, ce groupe américain orienté freestyle fait une incursion dans des sonorités plus européennes et pour cause, le titre est co-composé et partiellement produit par le belge Frank de Wulf.

7/ THE FUNKY WORM "Hustle! (to the music)" : l'un des titres qui a marqué l'histoire du Skydance avec 4 versions fabuleuses dont celle-ci signée Graeme Park, élu 3 années de suite Meilleur DJ de l'Année par le Disco Mix Club entre 1989 et 1992.
Graeme Park est l'un des acteurs qui ont contribué à l’avènement de la house music au Royaume-Uni. Il fut aux côtés de Mick Pickering (M People) l'un des DJ's résidents du club mancunien The Hacienda.

8/ ROYAL HOUSE "Party people" : encore une trituration de samples géniale signée du bidouilleur Todd Terry. C'est un extrait de l'album qui contient également Can You Party. Son auteur révélait dans une interview donnée au magazine The Face qu'il a été réalisé dans son salon sur une simple table de mixage 8 pistes. La house music n'avait souvent pas besoin de plus de 8 pistes pour être flamboyante.

9/ THE BRAT PACK "So many ways (Do it properly Part II)" : dans le même esprit débridé que Todd Terry, encore une pépite du duo Clivillès & Cole sortie en 1988.
Selon la petite histoire rapportée par Didier Lestrade, Do it properly titre partiel du morceau, fait référence au Do It Properly de 2 Puerto Ricans, A Blackman And A Dominican qui aurait été piqué par le producteur Adonis pour son titre No Way Back deux ans plus tôt. Une sorte de "règlement de comptes à Chicago", ville apparemment coutumière des pires entourloupes en matière de house music (cf. Rocky Jones/Trax).

10/ THE UNTOUCHABLES "Take a chance" : une collaboration explosive entre Todd Terry (à l'edit) et les Masters At Work (aux arrangements). Hélas passé quasi-inaperçu sur Stricltly Rhythm au début de l'année 1991.

11/ DESARAÉ WILD "Give me the rhythm" : déjà chroniqué dans un set précédent. Ce Elle Vogue Mix très sombre se démarque nettement du mix garage de l'autre face.

12/ SHEILA "Acid kiss" : final dans la house music la plus acide.
Il ne s'agit ici ni de notre Sheila nationale (imaginez qu'elle ait sorti de genre de maxi !) ni de Sheila E.
Cet Hacienda Mix qui fait référence au temple house de Manchester est un pur produit belge sorti sur R&S Records en 1989, pompant largement le French kiss  de Lil' Louis au passage.

vendredi 19 octobre 2012

N° 166 : Late 80's and early 90's (Paul Simpson, Taurus Boyz, Nitro Deluxe...)


Set non disponible

Le Prix de la plus Grosse Putasserie du mois est attribué à...C'est la vie, de Khaled.
C'est Redone (le producteur de Lady Gaga et Mylène Farmer) qui a commis cet attentat au bon goût.
C'est le titre idéal à glisser dans la playliste d'une émission de Patrick Sébastien ou dans une séance de "crazy signs" au Club Med de Djerba la Douce.

Comme je l'imaginais (je le craignais), le titre figure dans le top 3 du Club 40.
Il y a putasseries et putasseries, les putasseries stylées genre Les Sunlights des Tropiques de Gilbert Montagné et les putasseries qui racolent sur le trottoir de la discothèque avec une mélodie torchée en 3 minutes chrono comme avec Khaled.

J'apprécie parfois les putasseries (j'en prépare une également), ces putasseries qui balancent entre le ridicule et le sublime (comme le dit très bien Emmanuel Poncet dans son ouvrage Eloge des tubes de Maurice Ravel à David Guetta) Avec ce titre de Khaled, j'ai comme l'impression que je ne survivrais pas à une virée dans une boîte de province un samedi soir.
La clientèle a profondément changé, les clubbers les plus exigeants s'étant sans doute réfugiés dans des soirées privées où tout le monde partage les mêmes goûts pour l'originalité et l'underground (ce que David Mancuso avait fort bien réalisé avec le Loft dans les années 70).


Après ce petit billet d'humeur à peine désabusé, revenons-en maintenant à ce set très axé "early house".

1/ NU SHOOZ "Point of no return" : en 1986, après avoir commis le monumental I Can't Wait, ce duo américain récidivait avec le très freestyle Point of No Return. Un mix précis d'une grande clarté dans lequel le Fairlight est à nouveau sollicité pour des sons de synthés des plus originaux.

2/ KARYN WHITE "Romantic" : j'ai rouvert le tiroir Karyn White. Après The Way You Love Me, voici le plus urban Romantic, avec une basse atone à la limite de l'envahissement du spectre sonore.
Entendu dans mes Top Dance Megamixes.

3/ EVELYN CHAMPAGNE KING "Hold on to what you've got" : "Clivillès & Cole, The Early Works", ainsi pourrait-on qualifier ce mix de 1988.
La signature du duo mythique est déjà bien marquée avec des rythmiques ternaires riches et des lignes de basses qui martèlent. Evelyn King est l'auteur du tube panthéonisé Shame (1977).

4/ BRANDA & THE TABULATIONS "Let's go all the way" : un re-edit bootleg un peu sourd d'un vieux titre R 'n' B de 1977 qui me permet la transition avec le chef d'œuvre british soul qui suit.

5/ CLIVE GRIFFIN "I'll be waiting" (Dance Mix) : une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Michael McDonald ou de Rick Astley. Ecoutez la similitude de la mélodie avec le titre "Human" de HUMAN LEAGUE.

6/ CLIVE GRIFFIN "I'll be waiting" (Red Zone Mix) : après une face A enchanteresse, la face B dévoile le côté obscur de Morales. Outre le talent immense du bonhomme, c'est aussi cette dichotomie qui a forgé sa réputation mondiale.

7/ JODY WATLEY "I'm the one you need" (David Morales Dead Zone Mix) : le Red Zone était le club new-yorkais où David Morales était résident au début des années 90. Ce "Dead Zone Mix" assez glacial fait sans doute allusion au vocoder posé sur la voix de Jody Watley et qui lui donne un effet d'outre-tombe.

8/ NITRO DELUXE "Let's get brutal" : incontournable tube house de 1986. Toujours jouable en soirée, 26 ans après. Procurez-vous également le très bon remix de Greed (1992).

9/ L.A. MIX "Don't stop (jammin')" : signé Les Adams, un remake parfait du classique disco Heavy Vibes de Montana Sextet (1982). Suivra une palette de tubes comme Check This Out, Mysteries of loveLove together ou We Shouldn't Hold Hands In the Dark.

10/ PAUL SIMPSON "Musical freedom" : aux sources du New Jersey Garage. Préférence pour les remixes avec les voix d'Adeva ou de Candi Staton, mais cet original plus underground mérite une écoute.

Comme Shep Pettibone, Paul Simpson démarra sa carrière au début des années 80 comme remixeur pour une radio (WBLS). En 1984, il fut l'auteur du classique You dont't know de SERIOUS INTENTION, un titre qui ne lui rapporta pourtant que de maigres royalties, pas assez pour abandonner son métier de programmeur informatique.
C'est avec les single Gotta See You Tonight et Gonna Put Up A Fight de Barbara Roy qu'il atteint le sommet des charts mondiaux en 1987 et peut alors se consacrer entièrement à son métier de producteur.

11/ TAURUS BOYZ "Lookin' for a lover" : avec The Opera House de Jack E Makossa, ce Piano Love Mix sorti en 1987 est l'une des toutes premières réalisations de Junior Vasquez.

12/ TEMPER TEMPER "It's all outta lovin' you" : un fleuron de la british soul du début des 90's. Même s'il n'est pas sorti aux USA, je pense qu'il n'a pas pu échapper aux oreilles de Frankie Knuckles car l'atmosphère feutrée que ce mix propose est très proche de ses productions de l'époque.

vendredi 5 octobre 2012

N° 164 : Dance anthems (DJ Dado, Katy Perry, Sia Furler...)


Set non disponible

Si j'étais aux commandes d'une émission de radio, nul doute que l'un de mes sets dédiés à la dance music ressemblerait à ceci : un mélange de vieux golds des années 90 et de hits du moment.
A vous de juger si ce cocktail maison vaut le détour gustatif.

1/ DJ DADO "Coming Back" : sorti en 1997 chez Scorpio, ce très bon single ne connut hélas pas le succès du remake "dream music" du thème de X-Files qui avait révélé ce DJ italien un an plus tôt.

Doté d'un excellent couplet, Coming Back s'inspire largement de l'acapella de I Believe par The K London Production Club. The Happy Clappers avaient déjà réalisé un tube vite interdit avec ce même acapella très énergique.

2/ DAVID GUETTA feat. Sia Furler "Titanium" :  je suis heureux que cette excellente chanteuse dont je suis la carrière depuis 10 ans connaisse enfin la consécration grâce à David Guetta (puis Flo-Rida).

Heureux destin pour cette australienne en mal de reconnaissance qui, au début des années 2000, part à Londres chercher la gloire et caste avec succès pour le groupe Zero 7. On découvre alors sa voix nonchalante sur deux des titres-phares de l'album "Simple Things" : Destiny et surtout Distractions
Après un succès d'estime en solo avec le très underground single Drink to get drunk, sa vraie personnalité éclate avec l'album "Colour the small one" (2003). 
Pillé par les créatifs et les music supervisors, on retrouvera le titre Breathe me sur la B.O de la série "Six feet under", Don't bring me down sur celle du film "Quai des Orfèvres" et Numb illustrera la campagne télé de Contrex en 2005. 

A noter également une intéressante reprise de I go to sleep des Pretenders sur l'album "Lady Croissant" (2007).

3/ AVICII vs. LENNY KRAVITZ "Superlove" : Comme Nicolas S., Lenny Kravitz pourrait lui aussi proclamer "J'ai changé !".
En acceptant de confier le remix de l'un des titres de son nouvel album au jeune suédois Avicii, Lenny Kravitz semble avoir ouvert une brèche dans son herméticité légendaire aux musiques "club".
En 1993, notre remix de Gotta have it de Vanessa Paradis avait été interdit par l’intéressé.

Je me réjouis donc qu'une voix aussi suave puisse enfin être sublimée dans de nouveaux univers musicaux même si la version originale est tout aussi merveilleuse.

4/ PLEASURE GAME "Activez les plaisirs" (Remix Act 1) : a l'époque du Top Dance, je n'étais guère enthousiasmé par ce groupe belge et son tube Le Dormeur (oublions vite Capitaine Flam et Le petit chien qui fume). Maxi inmixable, c'était un supplice de devoir le jouer tous les samedis soir en lançant l'intro acapella au doigt au pif en espérant que la première mesure tombe dans le tempo.
Le seigneur des Ténèbres était tout aussi glaçant.
Plus sexy, ce remix de Love is calling (Activez les plaisirs) reste écoutable vingt ans après.

5/ BOOTY LUV "Some kinda rush" : les protégées du label anglais Hed Kandi livrent un titre à la puissance vocale rarement égalée en pop-dance. On dirait du Haji & Emanuel mais il s'agit ici d'un mix des vétérans Soul Avengerz.

6/ KATY PERRY "Firework" : autant Lady Gaga m'horripile au plus au point (et encore plus après son numéro de diva lors de sa venue récente à Paris), autant j'ai beaucoup de sympathie pour cette "fofolle" de Katy Perry, un visage très photogénique, une excentricité relax et une voix exceptionnelle rodée dans les chorales gospel. Que demande le peuple ?
A noter qu'un français a participé à la confection de ce tube : Sandy Wilhelm, un toulousain pour qui la porte du succès s'ouvre en 2009 lorsqu'il collabore avec Guetta sur son album "One love" (6 titres).
Exilé aux Etats-Unis comme bon nombre d'autres producteurs français, le sésame que représente cette collaboration avec le naviral-amiral de la dance française lui permet de co-composer des tubes pour Rihanna (Only girl in the world), Taio Cruz (Higher) et à nouveau David Guetta (Where them girls at), sans oublier son Stargate Remix de Personal Jesus de Depeche Mode.
Il décrochera 2 Grammy Awards en 2011.

7/ DAB & SISSA "Life" ; une grosse nouveauté du label Futurplay dirigé par les anciens boss de Airplay Records.
Le gimmick au piano est sans doute passé dans un effet nommé Effectrix, plug-in qui semble assez efficace pour reproduire la patte Avicii (notamment les tape stop de notes en live).
Je pense que c'est à l'origine un titre instrumental (ce mix) sur lequel des voix ont été ajoutées pour la version radio (moins convaincante).

8/ MUTTONHEADS feat. Eden Martin "Trust you again" : voici pour moi le tube dance français de l'année 2011. La mélodie est parfaite de bout en bout. Ma collègue de bureau (salut Aurélie !!) écoutait ça 10 fois par jour au casque.
La chanteuse Eden Martin (clin d'oeil au roman de Jack London) est une jeune paloise repérée par le producteur dans une soirée de gala de grande école.

9/ GEORGE ACOSTA feat. Fischer "True love" : encore un chef d'œuvre trance en provenance de Miami.

10/ PIXIE LOTT "Cry me out" : quelle métamorphose par rapport à la pop-song originale ! On doit ce remix au duo de producteurs anglais Bimbo Jones. Ils performant live accompagnés d'une chanteuse, Katherine Ellis. A découvrir également leur excellent travail sur Hot N Cold de Katy Perry.

11/ MIKE CANDYS feat. Evelyn "Together again" : le grand retour des pizzicati, 15 ans après Faithless ! 
J'avais sollicité la chanteuse suisse Evelyn pour une collaboration, mais elle travaille presque exclusivement avec son compatriote et DJ Mike Candys, auteur récemment du single 2012 'If the worls would end' (toujours avec Evelyn).

12/ EGMA "Never gonna loose your love" : final avec un grand souvenir, l'un des bons N°1 du Top Dance de l'année 1993. Un mix à la clarté stupéfiante et à la basse d'une délicieuse rondeur; une mélodie dont on ne se lasse toujours pas.

vendredi 28 septembre 2012

N° 163 : Hard 'n' Soul (Director's Cut, The Jinks, Bodyrox, Arty...)


Set non disponible

L'un des tubes électro-rock de l'automne sera sans nul doute "The City" du jeune prodige nantais Madeon, célèbre pour son mash-up de 39 titres (en 2'48 chrono !) et plus récemment pour son remix de "The Night Out" de Martin Solveig.
Digne héritier des Daft Punk, il en dépasse à mon sens le talent avec ce nouveau single au refrain irrésistible.

Seule ombre au tableau et pas des moindres, l'extraordinaire arrangement servant de teasing et joué tous l'été dans ses sets a été sérieusement assagi (concession commerciale ?). Gimmicks syncopés dans des montées de rolls, effets "mitraillette" sur voix/synthés et effet dub sur le couplet ont été totalement abandonnés. Espérons que la version Extended saura réintégrer les éléments qui rendaient ce titre totalement jouissif. "The City" n'est pour l'instant qu'un très très bon single. Sortie officielle du mini-EP le 8 octobre.


1/ ROISIN MURPHY "Never enough" : Roisin Murphy fut la chanteuse du groupe Moloko ("Sing it back" - 1998).
Découvert dans un set de Dimitri From Paris, j'ai eu toutes les difficultés à acquérir ce mix néo-disco de Sir Piers et Ed Funk, à penser qu'il doit être sorti dans la plus grande confidentialité.

Dans la remixographie de Piers Penfold (Sir Piers), j'ai découvert des remake très jazzy : "Bonita Applebum" de A Tribe Called Quest, à cent verstes du fabuleux mix de CJ Mackintosh et ses samples de "Slave to the Rhythm" (Grace Jones) ainsi qu'une version très "Masters At Work" de "If i Ain't Got You" de Alicia Keys.
En revanche, son mix du classique de Jill Scott, "Golden", me semble timestretché à un tempo trop rapide, perdant le groove au passage.
Impression mitigée également sur le remix de "Street Life" de Jamie Lewis, qui parait bien pâle par rapport à l'original des Crusaders (mais peut-être que la reprise était en elle-même déjà peu urgente).

2/ KATHY BROWN "Get another love" : depuis "Can't play around" avec les Masters At Work en 1993, Kathy Brown nous a convaincu qu'elle était l'une des grandes divas de la soulful house, une voix qui se fait bien trop rare sur la scène soulful. "Get another love" est la reprise d'un titre disco mollasson de Chantal Curtis (1979).
Dans la même veine, le "Never again" remixé par Copyright reste pour moi l'un des 10 grands disques soulful de la décennie 2000.

3/ DIRECTOR'S CUT ft. B Slade "Get Over U" : un titre qui annonçait le grand retour du "taulier de la soulful house", Frankie Knuckles (aidé de son acolyte Eric Kupper).
Vous pouvez vous procurer les oreilles bouchées pratiquement toutes leurs productions (notamment des remake de vieux classiques comme "Your love" de Jamie Principle et "Move your body" de Marshall Jefferson), les mixes d'une grande authenticité s'affranchissant des effets de mode tout en restant très actuels.

4/ THE SUNBURST BAND "Our lives are shaped" : rivalisant avec les productions de Jamiroquai, ce collectif créé par Joey Negro il y a déjà 12 ans et fusionnant boogie, jazz, funk et disco, mériterait enfin la reconnaissance du public français. Il devait se produire sur la scène du New Morning à Paris le 17 octobre dernier, mais pour des raisons que j'ignore le concert a été déprogrammé.

5/ ST GERMAIN "Alabama Blues" : remix 95' d'un original sorti deux ans plus tôt sur l'album "Motherland". L'américain Todd Edwards est un spécialiste du remix à base de boucles constituées de samples de titres disco, gospel et funk. L'influence de son maître à mixer Marc Kinchen, précurseur du genre sur "Push the feeling on" de Nightcrawlers, est assez flagrante.

6/ BJORK "Violently happy" : j'ai choisi d’enchaîner sur ce dub des Masters At Work car l'univers est assez proche. Le mix vocal est hélas peu intéressant, la voix et les mélodies torturées de Bjork se mariant assez mal à cette house new-yorkaise.

7/ BSOD "This is also the hook" : l'un de mes producteurs canadiens préférés, Deadmau5.
Egalement dans ce style électro minimaliste mais tonitruant, je vous avais récemment proposé "Lollercoaster". Tout comme chez Madeon, l'esprit Daft Punk n'est pas loin.

8/ BODYROX feat. Luciana "Yeah yeah" : il est évident que j'ai dérapé dans les profondeurs de l'underground ! Louie Vega a joué ce titre alors je me suis dit que l'imprimatur avait été accordée :-)
Ce fut un énorme hit au Royaume-uni en 2006. C'est le prototype de la folie créatrice soutenue par une voix à la signature immédiatement reconnaissable.
Jon Pearn, l'un des deux producteurs, est un ex-membre de Full Intention et Hustlers Convention, des noms qui nous évoquent la happy house et le disco revival UK des années 90.

La technique employée dans le gimmick est celle d'un accord majeur à 4 doigts (ici le doublage 1 octave en dessous d'un accord basique à deux doigts) passé dans le chord memory du plug-in (s'il en dispose d'un). Une fois mémorisé il suffit de jouer l'accord sur une seule touche en ajoutant un portamento sur les notes pour l'effet de glissement du son et de faire jouer le cut off du filtre et l'enveloppe à la molette.

9/ ARTY "Around the world" : oui, l'électro peut aussi se montrer totalement festive avec un titre aux pistes noyées dans les brumes de l'oblast de Saratov.

10/ AZEALIA BANKS feat. Lazy Jay "212" : j'ai découvert le clip sur la chaîne O-Five TV (cultures urbaines). Il s'agit à l'origine de "Float my boat", un instrumental de Lazy Jay (plus connu sous le nom de Basto!) auquel on a adjoint le rap de la chanteuse américaine Azelia Banks pour un crossover plutôt réussi.

11/ THE JINKS feat. Michelle Weeks "Shame" : retour final de la soulful avec l'une des divas du moment, Michelle Weeks, aussi indispensable et précieuse que Kathy Brown. Le remix est signé du DJ anglais de renommée internationale Groove Assassin.

vendredi 21 septembre 2012

N° 162 : Overnight sensation (D-Train, Debarge, Closer Than Close...)


Set non disponible

Je viens de finaliser le remix de mon premier single réalisé avec Nickita Starck.
Espérons que cette version plus électro fera mouche.
Vous pouvez en découvrir deux versions sur mon Soundcloud.

Dans la continuité du set de la semaine dernière, ce N° 162 s'attarde dans les années 80 avant d'entamer finalement une incursion dans la house du début des 90's.

1/ VANCE & SUZZANNE "I can't live without you" (1980) : l'original puis le bootleg signé de l'anglais The Revenge.
Un titre sorti sur un petit label U.S. à l'époque et qui m'avait échappé.
Il a été samplé par Brother Of Soul sur "Eyes Of Love".

2/ AURRA "A little love" (1982/1992) : encore un mix parfait de Steve "silk" Hurley réalisé à l'occasion du 20 anniversaire du label new-yorkais Salsoul.

3/ LOLEATTA HOLLOWAY "Love sensation" (1983) : justement voici un fleuron archi-pillé du label des frères Cayre. A peine écouté le premier couplet et déjà 20 tubes du début des années 90 vous viennent à l'esprit !

4/ DEBARGE "Rhythm of the night" (1985) : la famille DeBarge est l'une des grandes réussites du label Motown dans les années 80. "Rhythm of the night" représente le titre festif parfait dans la lignée du "All night long" de Lionel Richie ou du "The rhythm's gonna get you" de Miami Sound Machine.
La première moitié de cette décennie fut marquée par un grand élan d'optimisme. "Rhythm of the night" est l'un des ultimes hits d'une black music radieuse avant qu'une acid-house et une techno cyniques et désenchantées finissent par s'imposer.

Après le succès de ce single, le chanteur El DeBarge quittera le groupe pour une carrière solo ponctuée de hits comme "Who's Johnny?" et les ballades imparables "Love always" et "Someone".
Jusqu'en 1994, cinq albums au compteur, certifiés disques d'or ou de platines sur le marché U.S., mais chez nous en Europe, une lente descente vers l'oubli comme pratiquement toutes ces stars ricaines des années 80. Des affaires de drogue finiront par conduire El Debarge en prison.

Je vois que l'on tente de ressusciter Earth, Wind & Fire avec des éléments de substitution. Pas sûr que la mayonnaise prenne chez les aficionados de la 1ère heure.

5/ D-TRAIN "Keep on" (1982) : énorme production passée entre les doigts experts de François Kevorkian.
Ce duo basé à Brooklyn offrit au label Prelude Records d'autres tubes historiques comme :
  •  "You're the one for me" (1981)
  • "Music" (1983)
et dans une moindre mesure :
  • "Walk on by", une reprise de Burt Bacharach (1982)
  • "Keep giving me love" (1983)
Après la dissolution du groupe en 1985, le chanteur James "D. Train" Williams entreprit une carrière solo que seul le marché local sut apprécier, l'Europe étant déjà passée à autre chose.

6/ WAS (NOT WAS) "Tell me that i'm dreaming" (1981) : après la Souped-Up Version, un autre mix de ce brûlot dirigé contre l'administration Reagan de l'époque. Dans notre banlieue cossue du Val de Marne, nous dansions sur ce titre sans se soucier (ou se douter) de l'aspect éminemment politique du titre.
Dans les années 70 en France, on avait sans doute aussi dansé sur "Papa was a rolling stone", "Law of the land" des Temptations, "Smiling faces sometimes" des Undisputed Truth ou "War" de Edwyn Starr sans prêter garde au message.

7/ ON THE ONE "Who's really bad" (1987) : ça tombe bien, 2012 est l'année du 25e anniversaire de la sortie de l'album "Bad" de Michael Jackson. Ce titre house assez rare a pioché aussi sans doute dans les dialogues de la version longue du clip. J'ai même rajouté un "Come on, let's go!" qu'utilisait RLP.

8/ CORINA "Temptation" (1991) : un titre un peu bordélique qui emprunte un plan d'orgue Hammond au "Gypsy Woman" de Crystal Waters, un tube improbable de la même année.
Les pistes finissent par se superposer pour un résultat peu harmonieux.

9/ CLOSER THAN CLOSE "You got a hold on me" (1992) : du bon Joey Negro justement dans la veine de son remix de "Gypsy woman". L'original est très acid jazz.

10/ CHANELLE "One man" (1989) : avec "Respect" d'Adeva, l'un des premiers hits du style New Jersey garage mixé ici par Knuckles & Morales.

11/ MICHAEL JACKSON "Remember the time" (1992) : symbole d'une année 1992 flamboyante (peut-être la plus riche de la décennie) avec ce somptueux remix uptempo réalisé par un E-Smoove à son apogée.

vendredi 14 septembre 2012

N° 161 : Skydance Hot Grooves 80's (Jody Watley, Soul II Soul, Karyn White...)


Set non disponible

Pour entamer la rentrée, un set comme une madeleine de Proust pour ceux qui écoutaient le Skydance à la fin des années 80.
Parallèlement aux hits house qui étaient le socle de l'émission, RLP distillait quelques pépites hip-hop et swing beat, lui qui avait été bercé dans le disco et le funk des 10 Glorieuses (1974-1984).

1/ CAMELOT II "Happy" (1987) : J'avais cru au début qu'il s'agissait d'un nouveau titre du Sugarhill Gang. L'ambiance me rappelait étrangement "The lover in you", en plus mielleux. Il s'agissait en fait d'une adaptation d'un titre de l'année précédente sorti par le groupe Surface et auquel une partie rappée a été ajoutée.

2/ WOMACK & WOMACK "MPB" (1988) : j'avais beaucoup apprécié leur titre "Love Wars" sorti en 1983.
"MPB" (Missing Persons Bureau) est extrait de l'album "Conscience" qui contient les hits "Teardrops" (qui passait sur les réseaux FM) et "Celebrate the world".
Frankie Knuckles réalisera un intéressant remix l'année suivante.

3/ et 4/ SOUL II SOUL "Jazzie's Groove" et "Get a life" (1990) : C'est en pleine folie techno-rave que surgit ce groupe hors du temps.
Je me rappelle avoir entendu le tube "Keep on movin'" un soir chez USA Imports, rue de la Clef, à Lille. Que venait faire ce titre au milieu d'un concert de bleeps et de riffs agressifs habituellement assénés par le fameux disquaire de ce bastion techno ? Sans doute peu d'acquéreurs à l'époque car comment le placer en soirée ?
A l'écoute de leur premier album "Club Classics Vol.1", écrin somptueux qui regorge de véritables violons (Reggae Philharmonic Orchestra), j'ai cru passagèrement à un revival d'une authentique musique black, mais Soul II Soul restera un phénomène unique qui ne durera que l'espace de deux ans avant de tomber doucement dans l'oubli.
A l'origine un collectif comme il en existe dans le jazz, Soul II Soul ne parvint jamais à s'imposer en tant que groupe, les chanteuses successives quittant le navire pour des carrière solo, ce qui est une erreur fatale d'un point de vue marketing lorsque l'on veut forger cette précieuse identité dont à besoin le grand public pour adhérer.

5/ JODY WATLEY with Eric B. & Rakim "Friends" (1989) : du swing beat comme en raffolait RLP.
"Friends" est produit par André Cymone, ex-bassiste de Prince et à l'époque, mari de la chanteuse.

6/ PEBBLES "Giving you the benefit" (1990) : fabuleux titre produit par le duo L.A. Reid & Babyface. Je vous avais déjà joué les deux tubes produits par Louil Silas Jr., "Mercedes Boy" (plutôt freestyle) et "Take your time".
Swing beat, New Jack, freestyle...vivement que ces styles soient remis au goût du jour...on peut toujours rêver.

7/ MADONNA "Who's that girl" (1987) : autant le film était un navet de première, autant les titres de Madonna qui en composaient la bande-son ("Who's that girl" et "Causing a commotion") étaient de bonne facture.
Pas encore de Shep Pettibone à la réalisation mais un duo de producteurs de premier choix, Steve Thompson et Michael Barbiero auteurs de mixes épiques comme :
  • "Shout" de Tears for Fears
  • "Imagination" de Belouis Some
  • "Money's too tight" de Simply Red
  • "Who's zoomin' who?" d'Aretha Franklin
  • "No promises" d'Icehouse
8/ BARBARA PENNINGTON "On a crowded street" (1985) : enfin la très rare version remixée par John Morales, celle que je jouais au Patch Club (aujourd'hui devenu "La Table des Cigalines" sur les quais de La Varenne - 94-, pour ceux qui veulent s'imaginer ce que fut ce petit "Studio 54") !
Après la série de slows, c'était la ruée sur une piste encore plongée dans la pénombre dès que je lançais l’accapella de l'intro.
Et merci à Stéphane pour le mp3.

9/ ERROL BROWN "Body rockin'" (1988) : L' ex-chanteur du groupe Hot Chocolate ("You sexy thing" - 1975) prend par moments des intonations à la David Bowie, vous ne trouvez pas ?

10/ KARYN WHITE "The way you love me" (1988) : doté d'un groove remarquable, sans doute l'un des plus grands disques de New Jack.
L'Ultimix présenté ici est réalisé par un studio de production basé en Caroline du Nord (USA). Cela fait 25 ans que ses équipes de remixeurs réalisent des edits des versions originales en incluant des breaks étendus.

11/ RITA MITSOUKO "Andy" (1987) : le remix est réalisé par un membre de l'"équipe princière", Jesse Johnson, ex-guitariste du groupe The Time (amateurs du Minneapolis Sound, procurez-vous l'album éponyme datant de 1981).

12/ PRINCE "Hot thing" (1987) : le "Kid" conclut ce set avec ce titre très suggestif peu connu du grand public. Il est extrait du mémorable double album "Signs Of The Times".

vendredi 10 août 2012

Skyrock Top Dance Megamix 10 août 1991 (part 2)


Set non disponible

C'était il y a exactement 21 ans sur l'antenne de Skyrock.
Avec un gros 1/4h "belgian techno" et RLP au top du remix cool tempo !
East Side Beat avait sorti un single très classe... avant de nous bassiner avec "Ride like the wind".

PLAYLIST :

Intervention Rody
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POWERCUT "Girls" (Extended Trumpet Mix)
FRANCOIS FELDMAN "Le serpent qui danse"
NOVECENTO "Heart on the line"
INFOBEAT "We got the funk"
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Décro : EAST SIDE BEAT "Divin' in the beat"
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CRYSTAL WATERS "Gypsy woman" (Strip To The Bone Mix)
CATHY DENNIS "Touch me" (All Night Long Mix)
2 FOR JOY "World party" (Planet Rap Mix)
LISA LUX 'Let's have a party" (Club Mix)
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BLACK BOX "Strike it up" (The Gauntlet Throwdown) - DMC March 1991
KYLIE MINOGUE "Shocked" (Harding / Curnow Mix)
ROZLYNE CLARKE "Gorgeous"
TECHNOTRONIC "Move this"
YA KID K "Awesome (you are my hero)" (Radical 12inch Mix)
TECHNOTRONIC "Move that body"
2 BROTHERS ON THE 4TH FLOOR "Can't help myself"
HI TEK 3 feat. Shamrock "Come on and dance" (Club mix)
CARTOUCHE "Feel the groove" (Underground Remix)
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Décro 2' : DONNA GARDIER "Good thing" (Survival Mix)
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JOELLE URSULL "Position feeling" (RLP Mix)
P.S.Y. "Angelina" (RLP Mix)
COLOR ME BADD "I wanna sex you up"